A débattre 23/07/2007 à 12h00

Mazarine Pingeot pouvait-elle romancer l'affaire Courjault ?

David Servenay | Ex-Rue89

Les proches de cette mère qui a tué ses deux bébés lancent une pétition contre la sortie du roman de la fille de Mitterrand. A lire aussi : Le fait divers reste de la chair à fiction.


Mazarine Pingeot le 8 janvier 2006 à Jarnac (Regis Duvignau/Reuters)

Est-ce LA polémique de l’été ? En tout cas, le cas Courjault/Pingeot contient tous les ingrédients d’une affaire telle que les aime le milieu littéraire français. D’un côté, un fait divers étonnant qui a marqué l’été 2006 ; de l’autre un auteur « en devenir » qui a la particularité d’être la fille de François Mitterrand… et de publier fin août son troisième roman. Après un deuxième opus autobiographique – » Bouche cousue » – jugé plutôt décevant par la critique, mais qui s’est vendu à 200000 exemplaires selon son éditeur.

Le « Cimetière des poupées » (éd. Julliard) risque d’abord de défrayer la chronique faits divers. En fin de semaine dernière, un petit groupe d’amis chinonais du couple Courjault adresse une pétition aux (rares) médias ayant annoncé la sortie de ce livre prévu pour être dans les librairies le 20 août. Pour l’instant, personne ne l’a lu, mais le texte de 150 pages s’inspire de l’histoire de cette femme qui a avoué le meurtre de ses deux bébés. Les deux corps des nourrissons ayant été découverts par son mari dans le congélateur de leur domicile à Séoul, en Corée, où ils étaient expatriés.

« Pari risqué, pari réussi » selon son éditeur

Sur le site des éditions Julliard, le contenu du « roman » ne fait pas l’ombre d’un doute :

« Comment elle, la mère dévouée, l’épouse aimante, pilier d’un couple admiré de tous, a-t-elle pu devenir cette impardonnable meurtrière ? Comment a-t-elle pu dissimuler sa grossesse aux yeux de tous, sans que personne ne s’en aperçoive jamais, durant neuf mois ? Quand la folie et le mensonge ont-ils commencé ? “

Et de préciser le style retenu par l’auteur : une longue lettre adressée par ce ‘ monstre en puissance’ à son mari. Le service communication conclut sans ambages :

‘ Pour son retour à la fiction, Mazarine Pingeot s’attaque avec audace à un sujet troublant. Pari risqué, pari réussi. Aujourd’hui jeune mère comblée, elle confirme un talent étonnant lui permettant de prêter sa voix à une infanticide. Explorant jusqu’au tréfonds les contradictions et les obsessions d’un personnage féminin aussi glacial que désespéré, Mazarine Pingeot écrit un texte bouleversant.’

Tout est dit.

Une pétition réclame l’interdiction du livre

A Chinon, la nouvelle de cette publication a été très mal accueillie par les amis du couple Courjault, qui a beaucoup de soutiens en Indre-et-Loire. Quelques-uns ont décidé de lancer une pétition qui aurait déjà rassemblé 200 signatures, où ils réclament l’interdiction du livre.

‘ Lorsque nous avons appris la sortie de ce livre, explique Marie-Françoise Canal dans la Nouvelle République du Centre-Ouest, nous avons été très choqués. D’abord parce que cela concerne des gens de chez nous. Ensuite parce que l’affaire n’est pas encore jugée. Mais surtout parce que les Courjault ont deux jeunes enfants.’

S’ils ne veulent pas obtenir l’interdiction définitive de l’ouvrage, les pétitionnaires souhaitent que la justice passe d’abord : ‘ Nous n’avons rien contre Mazarine Pingeot, précise Marie-Françoise Canal. Pourtant, je pense que cette petite a sans doute apprécié que les médias la laissent tranquille durant son enfance. Pourquoi ne fait-elle pas de même ? A Tours, l’avocat de Jean-Louis Courjault se montre très réservé sur cette initiative : On ne souhaite pas communiquer là-dessus, précise Marc Morin, un roman est un roman. On ne veut surtout pas se lancer dans une polémique et faire ainsi de la publicité à l’écrivain.’

Julliard défend le ‘ droit’ à la fiction de l’écrivain

Au service de presse de Julliard, on se contente d’un communiqué de presse policé, qui cherche à dégonfler la dispute : ‘ Des journalistes, pourtant informés du contraire par nos soins, ont cru pouvoir écrire qu’il s’agissait du drame qu’a vécu la famille Courjault. Les éditions Julliard affirment qu’il n’existe aucun lien d’aucune sorte entre le roman de Mazarine Pingeot et cette terrible affaire.’ Une assertion qui semble un peu contredire le texte de présentation du roman.

Et l’éditeur de se justifier à l’avance du procès en vérité intenté par le clan Courjault : ‘ Mazarine Pingeot, comme tous les écrivains, a le droit de s’emparer d’un événement qui l’a particulièrement touchée et d’imaginer à travers une histoire totalement inventée et, en créant des personnages de pure fiction, de sonder les ressorts et les mystères de l’âme humaine.’ Fermez le ban.

Quant à l’auteur, elle est ‘ à l’étranger’ et ‘ injoignable’ , répond l’attachée de presse. Jusqu’au prochain épisode. Comme le dit avec une certaine philosophie un confrère de la Nouvelle République du Centre-Ouest : ‘ Nous avons déconseillé aux amis des Courjault de lancer cette pétition, en leur expliquant que cela allait provoquer ce qu’ils veulent éviter : une polémique. Mais ils n’ont pas voulu nous écouter… Après la dépêche de l’AFP, TF1 a débarqué.’ Trop tard, la polémique de l’été est lancée.

A lire :
La chronique d’Hubert Artus. Les faits divers ont toujours servi de chair à fiction.

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  • Deborah
    • Posté à 13h26 le 23/07/2007
    • Internaute 3584

    Mazarine Pingeot, qui fut l’objet de l’auto censure des journalistes et d’une protection au plus haut de l’Etat, aux frais des contribuables, est l’héritière de celui qu’on alla jusqu’à surnommer « Dieu » : elle a donc tous les droits. Y compris d’évoquer une affaire dont la procédure est en cours et qui ne peut que faire souffrir un peu plus des gamins qui eux, ne sont pas protégés.

    Bizarre cette totale indifférence aux régles et aux autres

    • haggis
      haggis répond à Deborah
      • Posté à 16h22 le 23/07/2007
      • Internaute 1777

      Elle n’a pas tous les droits, mais qui vous dit qu’elle evoque cette affaire en particulier ? le livre n’a pas été lu par les critique et dit s’en inspirer ... malheureusement le cas Courjault n’est pas isolé et le déni de grossesse (qui va parfois jusqu’à tuer le bébé à sa naissance) est c’est un phénomène de plus en plus étudié. Pourquoi s’interdir d’en faire la trame d’un roman ? Peu de temps aprés cette affaire, il y en avait eu une autre en france, je ne me souvient plus des détails mais plusieurs nourrissons avaient aussi été tué par leur mère. Cette affaire aura eu au moins l’utilité de mettre en lumière la souffrance de ses mères , un roman peu aussi aider.

       
      • pikasso02
        pikasso02 répond à haggis
        • Posté à 21h21 le 23/07/2007
        • Internaute 10134

        L’écrivain a tous les droits ! Celui notamment de dénoncer une société malade. Même dans les couples, chacun conserve ses pensées. La communion n’existe plus. Hommes et femmes sont paumés. Et si nous essayions de remonter le fil du courant pour savoir ou du moins comprendre pourquoi notre société en est arrivée à ce stade. Et c’est là, qu’interviennent les écrivains. Ceux qui, grâce à leur talent et d’autres avantages (Je vous ferai remarquer que ceux qui ont pu se faire entendre au 19ème siècle, peintres, musiciens ou écrivains, venaient de milieux aisés) s’expriment aujourd’hui, ne peuvent qu’être critiqués par le peuple, qui désolé de lui dire, mais est aveugle. Il ne s’intéresse qu’à la surface des choses avec les moyens qu’il possède. Mais c’est grâce à lui qu’éclatent les scandales ! Les temps changent peut-être, mais pas ce comportement. Si Mazarine Pingeot a écrit un grand livre, pourquoi devrait-on nous interdire de le lire ? Mazarine a droit à rue89 pour le scandale. Celui que je soulève avec le modèle de Picasso qui l’aurait influencé pour concevoir ses oeuvres, lui, restera aux oubliettes. Ceux qui trouvent, doivent aujourd’hui comme hier venir de milieux aisés ou reconnus. La vérité dérange ! Puisse ce livre de Mazarine voir le jour, si son contenu, (pas le prétexte) mérite d’être dévoilé.

        • Anonyme répond à pikasso02

          Cher pikasso02, pouvez-vous me donner votre adresse ? J’irai chez vous, je me renseignerai sur votre vie, sur ses secrets petits et grands, beaux et moches, surtout moches, et j’en ferai un livre.

          Chiche ?

          Jean Dupont

          • pikasso02
            • Posté à 21h03 le 24/07/2007
            • Internaute 10134

            Cher courageux anonyme, car je doute fort que vous vous appeliez Jean Dupont, écrivez d’abord des livres de qualité comme Mazarine Pingeot et vous pourrez écrire un livre sur tous mes secrets, les beaux et les moches, qu’apparemment vous préfèrez. Je ne vois pas pourquoi. Je crois que vous avez mal lu mon message. Votre « chiche » final sonne mal. (Changez de nom si vous vous décidez à écrire ! Jean Dupont ! Non ! ça ne marchera pas ! Merci de vous intéresser à moi. Vous me réclamiez mon adresse. Je vous la donne : Lien . Vous voulez des secrets ! Je vous en offre gratis ! A vous de choisir les plus moches ! Bon courage ! Anonyme vous l’êtes, mais courageux, j’en suis moins sûr !

          • Anonyme

            Jean dupont ou duc...

        • Anonyme répond à pikasso02

          Je suis entièrement d’accord avec vous. Tant qu’il n’instrumentalise* pas son oeuvre (ou bien tant qu’on l’instrumentalise, lui), un auteur peut traiter de n’importe quel sujet.

          Et si ça ne plaît pas, libre à lui de s’auto-éditer.

          * cette précision est nécessaire, vu le nombre de livres qui ne servent qu’à calomnier ou salir.

    • ART MONIKA
      ART MONIKA répond à Deborah
      • Posté à 20h30 le 23/07/2007
      • Internaute 10855

      Faire à Mazarine Pingeot le procès qu’on aurait dû intenter à son père n’est pas très équitable. On n’est pas responsable d’être la fille de quiconque, ni d’avoir été une petite fille cachée aux frais de la république.Elle aurait sans doute préféré vivre autrement.
      Une romancière a-t-elle le droit d’écrire une fiction sur un infanticide ? Oui, bien-sûr. S’il s’agit d’une fiction, elle s’inspire comme tout roman d’un fait frappant. Celui-ci en est un. Je ne me souviens déjà plus du nom de la personne qui est la « vraie » infanticide, dont l’affaire sera jugée par les tribunaux. Mais il est certain que cette triste histoire mérite de susciter des réflexions sur la condition humaine... et inhumaine.
      Je comprends mal la « pétition » des proches de la personne : ce sont eux qui nous obligent à associer le roman à paraître et les « vraies » personnes. Le lien, qui aurait pu rester « léger », devient aujourd’hui puissant.

       
      • manju35
        manju35 répond à ART MONIKA
        • Posté à 21h06 le 23/07/2007
        • Internaute 8396

        La pétition est une idée maladroite,mais dire qu’elle nous oblige à un retour au réel,l« absurde me chatouille brusquement le cervelet ;
        Et quand à la légéreté évanouie du lien ; dont nous devons faire deuil face à la puissance du réel de cette famille : certes ! ! ,“qu’ils ne nous fassent pas chier avec leur souffrance mal organisée,nous voulons juste disserter en paix ; sur le denni de grossesse,le désir d’enfant et ses turpitudes,l’isolement d’une femme en Asie délaissée par un mari autiste,les differents systèmes de congélation,la chaîne du froid(TF1),les loyautés visibles et invisibles,le lien entre nourriture et amour maternel,de cette femme aux seins glacés stalagtisant ses lactations...........”
        Merde les empêcheurs de la pensée vaporeuse,ils ne se contentent pas de congeler chez les Courjeaut,v’là qu’ils pétitionnent.........

      • Anonyme répond à ART MONIKA

        Si elle n’avait pas été la fille de son père, rien d’elle n’aurait été publié. J’ai feuilleté par curiosité en librairie un de ses livres : consternant, insipide. Se servir d’un fait aussi atroce pour se faire de la pub est nauséabond. Puisqu’elle ne sait pas écrire, qu’elle fasse autre chose, qu’elle fasse carrément et ouvertement dans le trash, puisque c’est déjà ce qu’elle fait. A son manque total de talent s’ajoute l’exploitation d’un certain voyeurisme très malsain, mais elle aura obtenu ce qu’elle veut : qu’on parle d’elle.

      2 autres commentaires
    • Anonyme répond à Deborah

      Désolée, la seule fautive qui fait souffrir ces gamins c’est la mère infanticide qui a osé donner une conférence de presse où elle affirmait mordicus que les enfants n’étaient pas les siens. Peut-être justement que ce livre qui traite du sujet du déni de grossesse peut aider ces enfants à comprendre le geste de leur mère. Quand à Mazarine, elle ne peut être tenue pour responsable de son père. Ce qui me choque moi madame, c’est que l’actuelle First Lady a une carte bleue et s’habille en PRADA aux frais du contribuable.

       
      • manju35
        • Posté à 14h36 le 24/07/2007
        • Internaute 8396

        Baliverne...
        Le seul livre qui m’interesserai de la part de Margarine Peugeot,c’est sa propre enfance.
        Son regard de gosse sur l’environnement qu’elle cotoyait dans les années 80.Là ,elle a matière à faire un vrai livre à elle et qui aurait beaucoup d’échos ....
        En a -t-elle les capacités ? ? ? ?

        Pour l’affaire Courgeot,le débat doit devancer le roman,la justice doit prendre son temps dans cette affaire,en s’entourant des meilleurs spécialistes possible,pour expliquer le processus fatal ....C’est une affaire extraordinaire,mais qui se décline (sous d’autres contextes)tous les jours en France.
        Peut-être que Mazarine fut une enfant « congelé“de la république ; une distraction à Mitterrand : lui imposant un DENNI d’être ,elle devait mentir,se taire devant ses copines,ne pas voir ses frères...
        Pingeot-Courgeot ,Motus ou tu finis chez Findus.

        • Anonyme répond à manju35

          trop drole ! ! ! ! que des messages comme celui çi.....

      2 autres commentaires
    • Anonyme répond à Deborah

      Mazarine Pingeot ou le mépris des sentiments d’autrui..elle manque d’imagination la belle et doit puiser sa source d’inspiration dans le malheur des autres, pourquoi ne nous raconte-t-elle pas sa vie , ses voyages aux frais du contribuable...j’espère que personne n’achètera son torchon.

  • Anonyme

    Ah ! Le fantasme des vrais auteurs de talent ! c’est sûr, on peut être un médecin moyen, un fonctionnaire tire-au-flan, un plombier polonais mais paresseux, une coiffeuse spéciliaste de la coupe ginette mais certaines professions sont tellement sacrées qu’elles ne tolèrent pas la moyenneté. Je peux savoir dans quel domaine vous excellez ?

  • Vê

    Le Passeur de mondes.
    • Posté à 14h07 le 23/07/2007
    • Internaute 12430
      Le Passeur de mondes.

    Surtout pour parler d’un fait divers en été !

  • Anonyme

    Comme Loana et son époutouflante autobiographie écrite avec ... on se demande avec quoi.
    Si on devait interdire aux gens d’ecrire de mauvais livres, on aurait pas fini d’organiser des feux de joie. Il me parait dangeureux d’interdire la publication d’un livre, si celui-ci ne cherche pas à démontrer qu’en fait Hitler était un boyscout adorable et Staline le roi des déconneurs bonhommes.
    Ceci-dit, je ne me prononcerai pas sur la qualité de l’ouvrage : être « fille de “ ou ‘fils de ne garantit ni de savoir ecrire, ni chanter ou conduire une voiture de course ...

  • Anonyme

    avec un pseudo comme cela on ne pouvait attendre que ce genre de commentaire
    vous êtes pitoyable
    Même non jugée elle est fortement coupable
    il faut arrêter de se voiler la face et de payer fort cher des avocats qui feront des effets de manche en prenant de fort honoraires
    En plus MP est très intélligente et bonne écrivain
    n’en déplaise à ses détracteurs
    Et je ne suis pas de gauche

  • Anonyme

    vive le pub -bon ou mauvais-ça marche !

  • Anonyme

    Mazarine Pingeot est une pauvre fille. Pauvre mazarine Pingeot ! Et pauvre de nous.

    • Anonyme

      bouhou-hou..snif...je suis bien d’accord avec vous -snurfll-
      ...
      MAIS ! au fait, pourquoi qu’elle s’appelle pô Margarine Mittrand si c’était vraiment la fille de qui vous savez que j’pense, hein ? c’est louche tout ça.

  • Anonyme

    Ce n’est pas la première fois qu’un fait divers inspire un romancier..
    Mazarine peut remercier les grincheux qui lancent une pétition, ca fait de la pub gratuite !
    FiL

    • manju35
      • Posté à 13h17 le 23/07/2007
      • Internaute 8396

      OK pour le roman......
      Mais elle reverse,les droits d’auteur au trésor public........pour rembourser les millions de francs(de l’époque) ; dont elle et sa mère sont redevable,pour avoir bénéficié gratis durant des années : d’un palais de la république, garde du corps,cuisiniers,femmes de chambre,chauffeur,carte bleue(hé oui,c’était cela aussi la gauche mitterrandienne).......etc..
      Sinon cet affaire est sordide,les corps ne sont pas encore froids...« glup’s »....que la pingeot,a déjà son nègre pour faire chauffer les rotatives.....
      ..............GLACANT...............................

      • Anonyme répond à manju35

        adressez vous a mr sarkosy pour les droits d’auteur du livre fait avec une journaliste et cecilia il a trouvé la solution il a fait interdire le livre personne a pipé mot surtout les media les doigts sur la couture du pantalon ... vive la liberté d’expression vive le pays des droits de l’homme vive la france

         
        • Anonyme

          allons ne vous laissez pas aller ! vous melangez tout et n’importe quoi

        1 autres commentaires
      • Anonyme répond à manju35

        Des popos déplacés + que .....GLACANT.....
        C’est assez abject comme commentaire, mais bien dans l’ambiance du moment
        Comme ci un enfant pouvait être coupable des entourloupes de ses parents !
        Déjà que sa vie n’a pas dû être facile comme celle de tout môme aldutérin vivant à moitié cachée, si en plus on lui reproche d’être sur terre et d’avoir manger,
        Cela vaut pour la Jet-Set ou de la France d’en bas, souvent encore plus nauséabonde.
        Minable, pour son livre c’est une autre histoire, à elle, de se défendre et présenter ses arguments, Le sujet plus que grave et pas unique, mérite d’en parler, s’il cela pouvait éviter les récidives, bon là je m’égard en rêvant

        Quant aux corps pas encore froids, mais refroidi, il y a quelques années, (dans le vrai sens du terme, malheureusement) vos propos sont quelque peu déplacés, peut être qu’avec un bon nègre vous pourriez faire bien pire
        -9***
        Maxwel

      • Anonyme répond à manju35

        « Ecriveur », « Porte-plume », « Scribe », ou tout autre synonymes, plutôt que « Nègre », l’ami..
        S’il-vous-plaît.

        O.

         
        • manju35
          • Posté à 22h02 le 23/07/2007
          • Internaute 8396

          pas sur qu’il fasse utiliser un autre mot.
          Pour ma part ,si je ne l’utilide pas dans ce contexte précis,ce mot disparaitra de mon lexique personnel..

          • Anonyme répond à manju35

            Si vous ne parvenez pas à vous passer de ce mot (pourtant j’y arrive très bien) dans ce contexte-ci, peut-être conviendrez-vous au moins de l’entourer de guillemets ? Je prendrai ça comme une fleur. Et pour un bon début. Merci d’avance.
            Olhiver.

            • manju35
              • Posté à 23h18 le 23/07/2007
              • Internaute 8396

              « ..... »

              Tu vois hors contexte ça s’inscrit pas

              • Anonyme répond à manju35

                Dont acte !

                Quant à Mazarine, qu’on lui laisse écrire ce qu’elle veut, et qu’on nous laisse lire ce que nous voulons ! ..

                O.

        4 autres commentaires
    • Anonyme

      Bonjour..

      Une pétition pour faire taire les gens ? ? C’est bien ça la censure, empêcher de faire dire les choses qu’on ne veut pas entendre. Après il faut voir si l’auteur publie un documentaire d’investigation (instruction en cours ? ! ?)ou un roman de fiction, et bien le signalé.
      Enfin, le fait de lancer une pétition fera peut être plus de bruit et de publicité que le bouquin lui même. Stratégie surprenante.

      Stouve

  • Anonyme

    Mazarine Pingeot est une opportuniste sans grand talent, qui adore la provocation. Existerait-elle si elle n’état pas la fille d’un autre agitateur, François Miterrand ?

    • Anonyme

      Facile. Seriez-vous aussi aigri dans vos commenatires si ce n’était pas la fille de Miterrand. L’avez-vous lue ?

      • Anonyme

        tout a fait d’accord ! ! je ne comprend pas cette haine ou cette jalousie ? à l’egard de Maezarine Pingeot ! !
        Et pourquoi n’aurait elle pas le droit d’écrire une fiction inbspirée d’un fait divers ? elle n’est pas la première et elle a bien plus de talent que certains qui s’y sont déjà essayés ! ! ! !

  • Anonyme

    Mazarine Pingeot est une opportuniste sans grand talent. Rappelons-nous combien de temps sa chronique littéraire a-t-elle duré au magazine Elle ? Elle adore la provocation sous ses allures de petite fille sage. Si elle n’était pas la fille cachée d’un autre illustre agitateur, nul doute que ne parlerait même pas de ces écrits qui ne passeraient même pas le stade de l’édition ou connaîtraient comme beaucoup le pilon. C’est une people au même titre que « Paris Hilton » dans un style plus Bobo intello, devenue « bankable » pour les médias et a fortiori pour les éditeurs. C’est pathétique. Elle ferait mieux d’enseigner, nous qui manquons d’nseignants jeunes et talentueux. Mais il est vrai qu’il est plus agréable d’être dans la lumière qu’avec les gens « normaux ».

    • Anonyme

      c’est bien mal connaître l’édition, cher ami. Le nombre de daubes publiées chaque année est impressionnant. Les éditeurs contrairement à votre vision benête de la réalité, raisonnent en termes de public. S’ils ne devaient publier que des immenses talents, ils pourraient mettre la clef sous la porte. Y-a-t-il un public pour les ouvrages de Mazarine Pingeot ? la réponse est oui. En plus, ses écrits se tiennent plutôt pas mal. Perso, j’ai bien aimé Bouche cousue. Pourquoi s’en priver ?

      • Anonyme

        Une affaire de sous, ça c’est clair. Et il ya toujours des benêts pour les lire.
        Je trouve que s’emparer de ce faits divers sordide est obscène. Il faut dire qu’étant la fille de François Mitterrand, la morale, elle ne sait pas trop ce que c’est, et de bons exemples dans son entourage, elle n’en a guère, quand on fréquente Dumas et consort... Elle se ferait un peu plus discrète qu’on s’en porterait pas plus mal. Et quand on a vraiement du talent, on ne va pas chercher dans les poubelles pour trouver des sujets d’inspiration. Cette demoiselle a pourtant fait de grandes études.

         
        • Anonyme

          Je ne sais rien du talent de Mademoiselle Pingeot (ou de son absence), mais quand je lis qu’on ne trouve pas de sujets de roman dans les poubelles, dans les déchets de ce que le social veut effacer pour paraître encore plus lisse, plus terne, plus systématique, alors je repense à Rabelais, à Bukowski, à Capote, à Easton Ellis, à Selby Jr, à Wojnarovicz, à Kennedy Toole, à Dantec et aux autres, qui ont tous échoué à remuer le mou de veau que vous semblez nombreux à affectionner avoir entre les oreilles.

          Travailler plus pour penser moins, mais surtout pas dans les poubelles. Cette négation de la pensée et de sa propre putrescence me semble bien plus obscène que deux bébés dans un congélateur.

          • Anonyme

            Tout à fait d’accord avec vos propos. A noter aussi l’imprévisible propension des lecteurs/bloguers de Rue89 à un conformisme transpirant le retour à l’ordre moral absolument sarkozien.Beuark !

            gsbataille@msn.com

        2 autres commentaires
    • Anonyme

      Bien dit, bien vu !
      Mais Mazarine n’est pas aussi sexy que Mlle Hilton !

    • Anonyme

      Chroniqueuse littéraire au magazine Elle, c’est comme demander à Loana de donner des cours à Normale. Sortis des rouges à lèvres, des strings, des ragots people, et d’une pseudo conscience politique labellisée chez Dior, les articles sont inexistants et relèvent de la pub, pas de l’info. A chacun son métier.

    • Anonyme

      Un livre sur de tel sujet, ne sera jamais au goût de tout à chacun.
      Mais, parlez de la personne sans avoir lu une traite ligne, est quelque peu présomptueux, et encore plus de lui interdire puisqu’elle est la fille « De » !

      Qui parmi nous ici, les ’bon en tout et sur tout, est capable de décortiquer le pourquoi du comment de tels actes abominables, mais donneur de leçon avec à priori,
      Ce ne sont pas les pseudos psychiatres, psychologues, psychanalystes des leurs nombrils qui nous ont beaucoup éclairés jusqu’à maintenant, il est vrai sur le vif, ce qui est quelque peu différent d’une analyse avec recul.
      Maxwel

  • Anonyme

    La question ne se pose même pas ! Evidemment qu’elle a le droit de s’emparer d’un fait divers aussi marquant pour interroger les tréfonds de l’âme humaine, les ressorts de la maternité, la force du déni, etc. Elle a le droit de s’en inspirer.
    Comme le journaliste, l’écrivain s’appuie sur le réel. Le premier doit s’y tenir en s’abstenant de faire émerger une subjectivité trop poussée, qui individualiserait à outrance l’information et au final la noierait. En revanche, quand l’écrivain s’appuie sur un fait, fut-ce-t-il mineur comme un simple geste au coin d’une rue, il l’apprivoise avant de développer une infinie partition marquée par l’imagination et/ou l’introspection.
    D’ailleurs, le Hors-série de Libé sur les Faits divers, c’est du pain béni pour les auteurs de polars et autres scénaristes. Comme m’a dit un ami auteur : « on va tous se précipiter ». Pour faire quoi ? Préparer la plaidoirie du Duschmoll ? Non, laisser libre-court à des fantasmes !
    L’appât de Tarvernier n’est-il pas sorti tout droit des colonnes de papiers ?
    D’ailleurs, des maisons d’édition s’étaient lancer sur ce créneau du fait divers raconté par des écrivains. Pas le temps de faire les recherche mais je me souviens d’un truc comme ça.

  • Anonyme

    Je ne sais si Mazarine Pingeot a un talent d’écrivain mais là n’est pas le problème. Que ce soit pour cette affaire, ou l’affaire Vilemin par exemple, ou tant d’autres drames, je crois que les familles et les personnes directement concernées ou auteurs de faits graves doivent être respectées.
    Et là, en particulier, le procès n’a pas eu lieu, donc je ne vois pas de quel droit un écrivain, un journaliste, un artiste s’arroge le droit d’écrire, de faire un film ou des commentaires dépassant le rôle journalistique.
    Quant à l’éditeur, no comment.
    Il en est de ce fait divers de ce jour comme de bien d’autres choses, la morale, l’éthique ne semble pas habiter certaines personnes. Mais je parle là encore de sentiment, de comportement qui ne sont plus de mise dans cette société.

  • Liesel Schiffer
    Liesel Schiffer
    Ecrivain
    • Posté à 13h39 le 23/07/2007
    • Internaute 12931
      Ecrivain

    ... et il y a eu en effet d’autres cas, outre le film de Tavernier, celui de Claire Denis, « J’ai pas sommeil », qui s’inspirait du « tueur de vieilles dames » des années 80. Et aussi,souvenez-vous, avec d’ailleurs, je crois, un procès à la clef la publication du livre d’Emmanuel Carrère, d’après l’histoire de Roman (ça ne s’invente pas !), ce mythomane qui s’était créé de toutes pièces une vie de médecin business man qui aurait été en contact avec Kouchner et consort et qui, finalement, passait ses journées dans sa voiture, empruntant de l’argent à ses proches pour entretenir sa famille. Famille qu’il a assassiné quand le pot aux roses a été découvert. Après le livre, deux films ont même été tournés sur le sujet et je crois que le coupable est encore en prison. Autant j’accorde peu de talent à Mazarine Pingeot dont le premier livre m’était tombé des mains, autant, je trouve injuste de lui reprocher de s’inspirer d’un fait-divers. La pétition, visant à épargner les enfants de la mère infanticide me semble absurde, ces enfants étant déjà, malheureusement exposés par toute l’affaire et leur vie sans doute bien bousculée définitivement.
    Miss Pingeot exploite en effet à fond sa célébrité de « grande bâtarde de la République », mais il me semble que la presse et donc, le lectorat, la suit totalement, se pourléchant les babines au moindre détail. De même aujourd’hui le nombre incroyable de pages (même sur ce site, si je ne m’abuse, mais je ne me suis pas attardée) sur les amours, tumultueuses ou pas, du couple Sarkozy. Et tous les journaliste de souligner les déclatrations enfiévrées du président à son épouse le jour du 14 juillet. C’est ce qui s’appelle une com’ réussie et pourtant creuse ! Point de Vue Images du monde à des inquiétudes à se faire, la concurrence devient de plus en plus rude !

    • jehe
      jehe répond à Liesel Schiffer
      • Posté à 16h15 le 23/07/2007
      • Internaute 3964

      Tout à fait d’accord avec Palatine, le romancier a toujours emprunté au réel. A l’écran comme au papier les auteurs s’inspirent de la vraie vie. Je pense que la vindicte qui vise miss Pingeot, n’est due qu’à son nom et ce même si elle avait écrit un livre sur le tour de france. Attendons avec impatience les réactions lorsque le projet d’un film se fera jour.

  • Anonyme

    Bien sûr que oui elle a le droit de romancer ! Ceux qui portent plainte contre Mazarine Pingeot ont vraiment que ça à faire ! Ils ont qu’à porter plainte contre Groland tant qu’ils y sont (auteurs d’un sketche mémorable inspiré de l’affaire Courjault : la mère brûle ses premiers enfants, jette les seconds dans les toilettes, et met au congélateur les troisièmes et c’est là que son mari se rend compte qu’elle était enceinte et non qu’elle mangeait de la choucroute toute la journée et maigrissait d’un coup tous les neuf mois). Je conseille à Madame Canal de voir ce sketche elle risque là aussi d’être « très choquée » !
    N’inversons pas les rôles, ce qui est horrible c’est ce qui a été fait aux bébés, pas ce qu’on dit autour.

  • Anonyme

    l’indécence et la fumisterie seraient-elles héréditaires ?

  • ragondine
    ragondine
    du poitou
    • Posté à 14h24 le 23/07/2007
    • Internaute 10036
      du poitou

    bien sur qu’elle en avait le droit , c’est une pratique tout à fait courante et reconnue de romancer des Faits divers. C’est quasiment faire oeuvre de science de démonter les ressorts de cette pathologie somme toute peu connue du public qu’est le déni de maternité. cela me parait au contraire très utile à tous de réfléchir à ce sujet.
    Je rappellerai aux lecteurs hargneux qu’Anne Pingeot n’était pas entretenue mais dirigeait un grand Musée Parisien et que depuis le 20ème siècle tous les enfants sont légitimes Mazarine pas moins que les autres...

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