polemique 12/08/2008 à 11h48

Pékin et le dalaï lama ne peuvent se passer l'un de l'autre

Patrick Hutin | Romancier

Aux yeux de l’opinion en général, la Chine est l’Empire du mal, le Tibet un paradis perdu, et le dalaï lama un vieux jedi merveilleux, plein de bonté et d’une sagesse infinie, descendu du Toit du monde avec le secret du bonheur et du sens de la vie. Le champion des libertés qui plus est, et de la paix dans le monde. Rien de moins à en croire le chœur des babas boudd et autres bobos d’Occident. Il s’ensuit qu’il ne saurait être question de critiquer « Sa Sainteté ». Elle est, si ce n’est vénérée, intouchable, taboue, d’Hollywood à Saint-Germain-des-Prés. Il est d’ailleurs sidérant de voir, à de rares exceptions près, nos beaux esprits français, d’ordinaire si sourcilleux sur le respect de la laïcité, si prompts à la défendre même quand elle n’est pas menacée, tomber en pamoison devant le chef d’une des « Eglises » les plus obscurantistes sur terre. Paresse ou aveuglement ? Il y aurait pourtant beaucoup à redire sur le chef pas seulement « spirituel » des Tibétains. En effet, si son pays est dans la situation que l’on sait, il en est pour beaucoup responsable. Bel exemple du danger pour un peuple de s’abandonner à la religion et aux religieux pour la conduite de son destin. Car, au-delà des apparences et des affichages (le résistant à l’oppression), le dalaï lama aura essentiellement œuvré à la défense de sa religion et d’une théocratie archaïque au prix de l’indépendance de son pays, sans parler du bonheur et de la souveraineté de « son » peuple. Ce n’est bien sûr pas l’individu qui est en cause, mais ce qu’il incarne, si l’on ose dire.

Des sincérités successives et du renoncement

Les Chinois refusent mordicus de croire le dalaï lama quand il assure avoir renoncé à l’indépendance du Tibet. Sans trop avoir mauvais esprit, et si l’on ne tient pas la réincarnation pour une faribole (l’actuel dalaï lama, quatorzième en titre, et le premier, intronisé comme tel à la fin du XVIIe siècle, seraient le même...), ils ont des excuses.

Car enfin quand « le » dalaï lama est-il sincère ? Quand il reconnaît la suzeraineté de la Chine au début du XVIIIe siècle ou quand, profitant de l’effondrement de l’empire des Qing, il proclame l’indépendance du Tibet au début du XXe ? Quand, au début des années 30, il reconnaît la vassalité du Tibet envers la Chine ou quand, en 1950, après l’entrée de l’Armée populaire de libération au Pays des Neiges, « Sa Sainteté », telle que nous la connaissons maintenant, soutient la lutte pour l’indépendance ? Quand, en 1955, elle remercie le gouvernement chinois des « avantages qu’il a procurés au Tibet » ou quand, aujourd’hui, elle dénonce un « génocide culturel » ? Ou quand, enfin, au terme des années 80, elle déclare renoncer à l’indépendance et envisage de se contenter d’une large autonomie dans un Grand Tibet reconstitué ? Si l’on n’ose mettre en doute la sincérité « du » dalaï lama, difficile d’y voir autre chose qu’une navigation à vue sur la question fondamentale de l’indépendance du Tibet.

Les Tibétains pourraient bien finir par se poser la question de la fidélité du « chef spirituel » à la cause nationale. Les patriotes en tout cas, les plus jeunes d’entre eux notamment et les plus radicaux du Congrès de la jeunesse tibétaine. Eux réclament toujours l’indépendance. De quel droit le dalaï lama, lui, y renonce-t-il ? Quelle est sa légitimité ? Est-ce là la volonté du peuple ? « Sa Sainteté » se bat, en vérité, d’abord et avant tout pour le maintien et la prééminence de sa religion au Tibet. C’est, là, sa certaine idée de son pays.

Est-ce entièrement de sa faute ? De l’obscurantisme et de Sharon Stone

Pour sa défense, le dalaï lama est le produit de sa religion, la créature d’un clergé qui l’a formé -formaté- dès sa petite enfance (il avait 2 ans quand les religieux l’ont pris en main !). Sans en avoir lui-même conscience, il est la première victime du bouddhisme tibétain. Il n’est que la figure de proue d’une lignée bouddhiste qui a inventé la théorie de la réincarnation en chaîne du dalaï lama, divine trouvaille qui lui a permis de conserver, pour ne pas dire confisquer, le pouvoir au Tibet.

Il faudrait que les Chinois s’en aillent, certes... Mais il fallait sans doute qu’ils viennent. Sinon, les Tibétains seraient encore des serfs -ce qu’ils étaient, que cela plaise ou non. Le régime communiste est détestable à beaucoup de points de vue, à commencer par celui des droits de l’homme. Mais le régime qu’il a blackboulé au Tibet était bien pire encore, spécialement de ce point de vue, en raison du degré d’« assujettissement du Tibet à la classe des prêtres » pour reprendre l’expression de Giuseppe Tucci.

Jusqu’à 1950, le Tibet était une théocratie obscurantiste maintenant le peuple dans un état d’ignorance et d’aliénation invraisemblables. Il faut être bigrement aveugle pour ne pas reconnaître l’oppression du système mis en place par les religieux au Pays des Neiges, et sa perversité, tenant entre autres à ceci : si l’on est mal en point dans cette vie, c’est qu’on a fait quelque chose de mal dans une existence précédente ; pour améliorer son sort dans une incarnation future, il faut accumuler des bienfaits ; or, le meilleur des bienfaits, celui qui rapporte le plus de « points », consiste à nourrir les moines. Malin.

Les Tibétains ont toujours été pris entre le sabre et le goupillon

On a été bien injuste avec Sharon Stone quand elle a attribué le récent tremblement de terre au Sichuan et ses 80000 morts au mauvais karma des Chinois du fait de leur comportement au Tibet. Après tout, le dalaï lama n’avait rien dit d’autre à propos du séisme en Inde en janvier 2001 et du tsunami dans l’océan indien de noël 2004 : « C’est certainement le résultat d’un mauvais karma. Il n’y a pas de souffrances injustes. » Qu’il se trouve en Occident, en France en particulier, des gens pour s’agenouiller devant cette pensée de progrès, si pleine de sagesse et de tolérance, est proprement confondant.

Savent-ils tous ces gens que le dalaï lama condamne l’homosexualité (une « mauvaise conduite ») et l’avortement ? Savent-ils que dans l’idyllique société tibétaine sur laquelle il régnait avant l’arrivée des Chinois, on traitait (et on traite encore) les aveugles et autres handicapés en parias pour la raison que leur état est le signe qu’ils sont possédés par des démons ou qu’ils ont commis des péchés dans une autre vie ? Savent-ils que la merveilleuse justice tibétaine coupait les mains ou les pieds des voleurs récidivistes, par compassion et pour leur éviter de commettre de plus grands péchés ? Savent-ils aussi que dans cette société si évoluée, le dernier homme politique (laïc) à avoir tenté à la fin des années 30 de démocratiser le pays et de développer l’armée, menaçant de ce fait le pouvoir temporel du dalaï lama ainsi que les revenus et privilèges des religieux, fut accusé de complot contre l’Etat et condamné à avoir les yeux arrachés, châtiment sinon courant du moins en usage, à telle enseigne qu’on remettait au supplicié un médicament pour atténuer la douleur et dont le malheureux, avant de mourir, confia à ses fils qu’il était peu efficace ? Savent-ils enfin, c’est moins anecdotique qu’il y paraît, que le football durant l’enfance de « l’océan de sagesse » (traduction du mongol dalaï et du tibétain lama ; titre honorifique décerné pour la première fois au XVIe siècle par Altan Khan, quand le Tibet était sous la domination mongole) fut interdit par les autorités religieuses tibétaines, craignant que l’engouement suscité par ce sport n’affaiblisse leur emprise sur les esprits... ? De la naïveté

Un être éveillé peut-être, mais éclairé ? Après soixante ans de « règne » de l’actuel dalaï lama, au vu des résultats — la Chine est plus que jamais chez elle au Tibet —, on est en droit de se poser la question. Gyalpo Rinpoché, « Souverain très précieux » (dénomination employée par les Tibétains), a échoué. Comment ? En prônant, en imposant même la non-violence, seule voie possible. Tout en soulignant que la lutte armée serait suicidaire parce qu’inégale. Les Israéliens, les Palestiniens, les Irlandais, pour ne citer que ceux-là, s’en voudront d’avoir agi différemment.

Tout le monde peut se tromper, même l’« océan de sagesse ». La non-violence est sa plus grande erreur. N’est pas Gandhi qui veut. Mais surtout, la situation en Inde était rigoureusement inverse, et la non-violence rendue efficace par la résistance passive : rien ne pouvait fonctionner sans les Indiens. Qu’un Tibétain se croise les bras et il se trouvera mille Chinois pour le remplacer ! La non-violence, c’est bien quand ça marche, disait en substance Simone Weil, et que l’ennemi est d’accord.

Au train où vont les choses, si rien ne contrarie le mouvement, le Tibet sera bientôt submergé par les millions de colons han. Les Tibétains disparaîtront sans bruit dans l’océan du sang chinois. L’« océan de sagesse » ne pourra rien contre cet océan-là. Il est peut-être déjà trop tard. En Mongolie, le processus est presque fini, dit-on, au Xinjiang, il suit son cours. La submersion ethnique. Pékin use d’une autre expression : chan shazi, « ajouter du sable ». Mao, en son temps, avait justifié cette politique ainsi :

« La Chine est grande : nombreuse, vaste et riche en ressources naturelles. Mais ce sont les Han qui ont le nombre, et les minorités qui ont l’espace et les ressources. »

De fait, l’ethnie Han constitue 92 % de la population chinoise, le reste regroupant 55 minorités ethniques ou nationales, dont les Tibétains.

L’erreur de la non-violence n’est pas seulement due à une défaillance du jugement. Elle tient aussi à une certaine hypocrisie du bouddhisme tibétain qui, sur ce point, ne se distingue guère des autres religions. Il réprouve la violence, mais comment s’est-il imposé contre le bön, la religion qui prédominait au Tibet au XIe siècle, sinon par la force et l’assassinat ? Et comment la lignée des gelugpa, les Vertueux (dite aussi des bonnets jaunes) à laquelle appartient le dalaï lama, a-t-elle pris l’avantage sur les autres au XVIIe siècle (notamment celle des nyingmapa, les Anciens, dont le chef est le panchen-lama, deuxième autorité religieuse du Tibet) si ce n’est par le fer et par le sang… et avec l’aide des Chinois ? Et une fois sur le trône, histoire de ne pas se faire déloger, on trompète que la non-violence est sacrée. Malin, là encore.

Les meilleurs ennemis du monde

Le dalaï lama finira-t-il un jour par gagner la partie contre les Chinois ? Sa vision d’un grand Tibet reconstitué, commandée par le renoncement — définitif ? — à l’indépendance, semble relever d’un pari sur l’avenir et sur l’effondrement du régime communiste.

Or, c’est une vue de l’esprit de penser que, à l’instar de l’Empire soviétique, la fin du communisme à Pékin, qui arrivera bien un jour, permettrait ipso facto au Tibet de recouvrer la liberté. Comme si son « annexion » par Mao en 1950 était un accident de l’Histoire, et non le résultat d’une politique d’extension conduite résolument par l’empire du Milieu pendant trente siècles. Politique qui a abouti également à l’absorption de la Mandchourie, de la Mongolie, du Turkestan oriental et des régions méridionales. Il ne faut pas tout confondre, ni prendre ses désirs pour des réalités. Le Tibet n’est pas l’Allemagne de l’Est ni la Pologne. La muraille de Chine, c’est autre chose que le Mur de Berlin.

Mais, pour certains, tout serait en bonne voie : la pression de l’opinion publique internationale, les manifestations contre la flamme olympique, ont payé ; le dialogue a été rétabli entre Pékin et le dalaï lama. A-t-il abouti à une impasse ? Qu’à cela ne tienne, il reprendra, les babas boudd donneront de la voix ainsi que tous nos beaux esprits et grands intellectuels qui se battent contre la tyrannie à des milliers de kilomètres de distance.

Il faut être bien optimiste, naïf ou ignorant pour croire que la solution passe par là. Les discussions, c’est une constante des relations tibéto-chinoises depuis que le bouddhisme s’est installé au Tibet : les deux parties parlent et négocient depuis mille ans ! Dans le dessein, pour les religieux tibétains, de rester maîtres chez eux, pour les Chinois de rester maîtres du Tibet. Et en mille ans, pour conserver leur position au Pays des Neiges, les religieux tibétains ont fait toutes les concessions, abandonné des pans de souveraineté et des territoires entiers à la Chine.

En réalité, et c’est là le cœur de la tragédie tibétaine : Pékin et le dalaï lama ne peuvent se passer l’un de l’autre. Objectivement.

Les Chinois ne pouvaient rêver de meilleur ennemi que le dalaï lama. De moins dangereux, de plus inefficace. Ils ont tout intérêt à le conserver. En s’en prenant à lui, ils confortent son autorité et son empire sur les esprits, à l’intérieur comme à l’extérieur du Tibet. Ils empêchent l’émergence d’une révolte armée qui couve dans les rangs de la jeunesse tibétaine. Le dalaï lama, quant à lui, a intérêt à ce que Pékin s’en prenne à lui. C’est la seule façon qu’il a de pérenniser son pouvoir, le sien, mais aussi celui des gelugpa et plus généralement celui des hiérarques de la théocratie tibétaine, et de demeurer le « pape » du bouddhisme, qu’il n’est pas, sauf en Occident.

Un « jeu » qui, depuis des siècles, a toujours le même perdant : le peuple tibétain.

A lire : « La Prisonnière du Tibet », de Patrick Hutin (éditions Robert Laffont)

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  • BrunoC
    BrunoC
    ( ° ) ( ° )
    • Posté à 13h04 le 12/08/2008
    • Internaute 49016
      ( ° ) ( ° )

    « Rien de moins à en croire le chœur des babas boudd et autres bobos d’Occident. “

    Aaaah les bobos... ça faisait bien trois articles qu’on leur avait pas reproché quelque chose à ces cons.

  • Pierre Haski
    Pierre Haski
    Cofondateur Rue89
    • Posté à 13h09 le 12/08/2008
      éditeur
    • Journaliste 9
      Cofondateur

    Oserai-je aller à contre courant du concert de louanges de cet article de mon ancien condisciple et ami Patrick Hutin ? Est-ce parce que je me trouve à Pékin que cet article me gène ? Non pas dans ce qu’il dénonce de l’obscurantisme passé et sans doute actuel des théocrates bouddhistes tibétains. Mais dans ce qu’il laisse la porte ouverte à la politique chinoise de pseudo-autonomie au Tibet, de négation de la culture tibétaine, de colonisation rampante de ce territoire, et de manipulation du bouddhisme tibétain.

    Obscurantisme pour obscurantisme, il aurait été bienvenu de rappeler le kidnapping du panchen lama par les autorités chinoises, plus jeune prisonnier politique au monde qu’on a jamais revu, ou encore cette extraordinaire directive d’un gouvernement communiste (donc athée) interdisant les réincarnations de lamas sans autorisation... Si on veut faire passer la cause du Tibet pour un affrontement entre deux monstres, l’un mystiques, l’autre matérialiste, au moins qu’on expose les méfaits des deux.

    Je suis d’accord avec Patrick Hutin sur une phrase, celle où il dit que la venue de la Chine au Tibet était sans doute nécessaire en 1950 pour libérer les Tibétains du servage. La Chine a eu une occasion historique d’aider à l’émancipation des Tibétains. Mais au-lieu de cela, Mao a voulu faire des Tibétains des maoistes, ce qui n’est guère mieux, et ses successeurs veulent en faire des capitalistes chinois de deuxième catégorie, ce qui n’est pas non plus le nirvana. Cet article aurait pu rappeler tout ça. Voilà ce que ça m’inspire, vu de Pékin...

    • unagi-
      unagi- répond à Pierre Haski
      卑語
      • Posté à 13h13 le 12/08/2008
      • Internaute 24252
        卑語

      Merci de votre réponse mais une certaine forme de laïcité ne s’embarrasse pas de ce genre de considération, dans le genre je trouve Mélenchon moins hypocrite.

    • Bruvas
      Bruvas répond à Pierre Haski
      • Posté à 17h12 le 12/08/2008
      • Internaute 39568

      La culture Tibétaine ? Cela fait un paquets d’années qu’elle est modelée par les Lamas pour asservir le peuple Tibétain. Le Bouddhisme Tantrique et son adaptation Tibétaine ne sont pas des cultures, ce sont des outils de domination. Il ne restait déjà plus grand chose de la culture Tibétaine avant l’arrivée des chinois. Les anglais s’y étant même attaqué, au passage, profitant que le pouvoir chinois soit trop faible pour défendre son vassal.
      Les nomades Tibétains ne sont pas des enfants de cœurs. et se battent volontiers au couteau pour des broutilles. C’est cette culture là qu’il faut préserver ?
      J’ajoute que votre dernière phrase me fait bondir. Vu de Beijing (je m’y rend chaque année ainsi que dans d’autres régions de la chine), ce sont les occidentaux qui tentent de transformer les chinois en consommateurs bêlants ! Fête de noël, fast-food, grosses voitures et 4x4 de ville, haute-couture et cosmétiques de marques, voilà ce qui aurait du vous choquer à Beijing !
      Les chinois font malheureusement ce que les occidentaux les poussent à faire, et si cette gangrène arrive chez les Tibétains, autant que ce soit par les chinois. Car un jour les chinois se réveilleront (et ça ne va pas tarder), les sages Kong Zi(Confucius) et Lao Zi(Lao Tseu) seront de nouveau plus importants que le père-noël coca-cola et leurs préceptes protègeront les Tibétains en même temps que les Chinois.
      Deng Xiaoping a dit « enrichissez vous ! », il n’a pas dit « consommez ! »...et ceux qui veulent vraiment protéger les Tibétains devraient déjà commencer par tenter de protéger les chinois.

    • johnGalt
      johnGalt répond à Pierre Haski
      libre penseur
      • Posté à 17h40 le 12/08/2008
      • Internaute 44458
        libre penseur

      P.Haski : « ...Mao a voulu faire des Tibétains des maoistes, ce qui n’est guère mieux, et ses successeurs veulent en faire des capitalistes chinois de deuxième catégorie... »

      Et sur quoi vous basez vous pour dire « de deuxieme categorie » ? Les Tibetains n’ont pas les memes droits que les Hans ? Nous voulons des faits pas des insinuations de deuxieme categorie.

      • V.B.
        V.B. répond à johnGalt
        Chercheur
        • Posté à 12h00 le 13/08/2008
        • Expert 27686
          Chercheur

        Mais c’est un fait ! Les discriminations n’ont de cesse au Tibet, qui subbit une colonisation massive de la part des Han !
        Allez donc jetter un oeil sur :
        Lien
        et cultivez-vous.

    • hans lefebvre
      • Posté à 18h52 le 12/08/2008
      • Internaute 41303

      Cher M. Haski, votre réponse est la bienvenue, et dans un commentaire plus avant je faisais remarquer à M. Hutin que son point de vu n’était pas sans rappeler celui de M. Mélenchon il y a quelques mois et au sujet duquel j’écrivais ce billet :
      Lien
      Ce dernier occultant complètement les méfaits chinois à l’endroit du peuple tibétain au prétexte de leur régime féodal arriéré. Ceci me faisant penser à une vision négationniste de cette histoire commune.
      Bien à vous
      Lien
      PS : Vous trouverez dans ce billet un renvoi vers une bibliographie commentée remarquable.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Pierre Haski
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 19h13 le 12/08/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « 我在北京 »

      这一切都为我们嘲讽!

      • unagi-
        unagi- répond à Pierrrrre
        卑語
        • Posté à 22h35 le 12/08/2008
        • Internaute 24252
          卑語

        冒昧

         
        • Mon-Al
          Mon-Al répond à unagi-
          roturière : -)
          • Posté à 22h41 le 12/08/2008
          • Internaute 24219
            roturière : -)

          甚至不恐懼 ! ! ! ! ! ! ! ! !

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Mon-Al
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 07h05 le 13/08/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            que fait le modérateur !

            • Mon-Al
              Mon-Al répond à Pierrrrre
              roturière : -)
              • Posté à 11h15 le 13/08/2008
              • Internaute 24219
                roturière : -)

              Il médite ....

        3 autres commentaires
      • hans lefebvre
        • Posté à 11h02 le 13/08/2008
        • Internaute 41303

        ASKATASUNA

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 13h16 le 12/08/2008
    • Internaute 24237
      prof. en province

    Cette vision du Tibet et de la Chine, ou plus exactement du Dalaï Lama et du pouvoir chinois, est certainement une « thèse » envisageable.

    Si j’ai bien compris, l’auteur sous-entend que le Dalaï Lama à besoin de s’opposer au pouvoir central chinois pour « exister » et maintenir son emprise religieuse, tout autant que le pouvoir chinois veut conserver une région géographiquement symbole de hauteur et de puissance, sous sa coupe !

    Le Tibet et le Dalaï pour les chinois est peut-être aussi une sorte de « leurre » qui permet de focaliser l’attention des autres pays et leur faire oublier tous les autres sujets fâcheux !

    • BrunoC
      BrunoC répond à papy55
      ( ° ) ( ° )
      • Posté à 13h20 le 12/08/2008
      • Internaute 49016
        ( ° ) ( ° )

      C’est sûr que tant qu’on parle du Tibet, on ne parle pas des problèmes sociaux dans les sweat shops, des problèmes écologiques et sanitaires, des entreprises implantées en Chine qui délocalisent au Laos,...

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 13h17 le 12/08/2008
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    Moi ça me fait bien marrer les moralistes improductifs qui critiquent tout,sont blasés de tout,stigmatisent tout le monde et voient des complots sectaires partout.Et surtout ne font pas la différence entre la spiritualité et la religion au sens occidental du terme.les bouddhistes,fussent-ils tibétains ne se cachent pas derrière des étiquettes du genre « chrétien démocrate » pour se revendiquer d’une morale politique quelconque (qu’au demeurant,personne ne respecte jamais)...et ne font pas la guerre au nom du bouddhisme ni au nom d’une autre valeur en particulier.le systême tibétain n’est pas non plus une théocratie à proprement parler car ne se revendique d’aucun dieu en particulier. Il semble échapper également à l’auteur de l’article que le Dalaï Lama n’a pas demandé a être ce qu’il représente,n’est pas arrivé au pouvoir par un coup d’état ni par une magouille politique quelconque et de ce fait,n’a pas besoin de se justifier (chose qui reste par ailleurs une curiosité typiquement occidentale,voire judéo-chrétienne)
    Je suis bouddhiste Zen depuis longtemps (et donc pas un adepte du Dalaï lama que je respecte quand même) et j’ai souvent entendu dire que c’est toujours celui qui a du caca sur le nez qui dit que ça sent la merde chez les autres...
    Ceci dit,comme je ne ressens de colère ni de haine à l’égard de personne,j’envoie l’expression de ma plus profonde compassion à l’auteur susnommé en lui conseillant toutefois de méditer et réfléchir sur sa triste condition de petit insecte rampant...
    Longue vie à sa Sainteté le 13ème Dalai-Lama et vive le Tibet LIBRE

    • A déménagé le 8-10 2
      • Posté à 13h29 le 12/08/2008
      • Internaute 41917
        nc

      « Ceci dit,comme je ne ressens de colère ni de haine à l’égard de personne,j’envoie l’expression de ma plus profonde compassion à l’auteur susnommé en lui conseillant toutefois de méditer et réfléchir sur sa triste condition de petit insecte rampant… »

      « sa triste condition de petit insecte rampant… »

      Ah ben ouiche, ce n’est ni colère ni haine, ça. Juste du mépris.

      Chai pas si c’est bien zen comme sentiment, ça...

    • LaP
      LaP répond à General Subverciòn
      Motard a Perigueux
      • Posté à 13h56 le 12/08/2008
      • Internaute 38309
        Motard a Perigueux

      Si on pouvait juste différencier l’ancien système tibétain d’avant l’invasion, auquel le Dalai Lama actuel alors mineur, ne participait pas, et le système actuel (gouvernement en exil), je pense que ça serait un poil plus clair.

    • NonooStar
      NonooStar répond à General Subverciòn
      Informaticien
      • Posté à 15h00 le 12/08/2008
      • Internaute 34879
        Informaticien

      « Le systême tibétain n’est pas non plus une théocratie à proprement parler car ne se revendique d’aucun dieu en particulier. Il semble échapper également à l’auteur de l’article que le Dalaï Lama n’a pas demandé a être ce qu’il représente,n’est pas arrivé au pouvoir par un coup d’état ni par une magouille politique quelconque et de ce fait,n’a pas besoin de se justifier (chose qui reste par ailleurs une curiosité typiquement occidentale,voire judéo-chrétienne). »

      C’est ce que j’appelle jouer sur les mots. Certes, étymologiquement, le système tibétain n’est pas une théocratie, mais on peut lui trouver d’autres noms peut-être plus corrects mais guère moins reluisants (aristocratie religieuse, oligarchie religieuse, autocratie religieuse, choisissez celui qui vous convient le plus).

      Quand au fait que le Dalaï Lama n’ait pas demandé à être ce qu’il représente, je ne vois pas en quoi cela l’empêcherait de se justifier. La plupart des monarques qui se sont succédés en France n’avaient pas choisi d’être ce qu’ils étaient, ils l’étaient de par leur naissance. Cela justifiait-il la monarchie absolue ? Si l’on croit en la démocratie, tout dirigeant non désigné par le peuple n’a aucune légitimité, et ce, quelque soit le mode de désignation.

    • Sui
      • Posté à 11h40 le 13/08/2008
      • Internaute 38350

      Tibet libre ? On peut continuer sur cette lancée : vive la Nouvelle Calédonie libre, etc... Non, non, prenons de la hauteur, soyons plutôt médiateur que parti prenante, parce que ni le pouvoir chinois, ni le gouvernement tibétain en exil ne sont complètement propres.

  • Shim
    Shim
    http://www.njaro.org
    • Posté à 13h34 le 12/08/2008
    • Internaute 15321
      http://www.njaro.org

    La première partie est intéressant, mais je reste assez étonné en lisant la seconde : j’ai l’impression que d’après vous, la solution non violente est un échec, et la déduction que je fais de vos propos est qu’il aurait été plus « profitable » de choisir de faire une lutte armée. Ce qui n’aurait pas non plus aidé à l’amélioration du sort du peuple.

  • YannLB
    • Posté à 13h35 le 12/08/2008
    • Internaute 845

    Alléluia ! Ça ne court pas les journaux ce type d’article !
    Merci de remettre un peu d’ordre dans ce foutoir idéologique !
    Halte au manichéisme médiatique français qui aime tellement simplifier son discours pour le rendre plus digeste.

    On se bat corps et âme pour le Tibet libre trop souvent parce que les moines tibétains bénéficient d’un capital sympathie probablement tiré des lectures de Tintin au Tibet et du visage angélique du Dalai Lama. De l’autre côté on aime à diaboliser la Chine.

    En revanche ces mêmes personnes n’en ont que faire des revendications d’indépendant du XinJiang. On n’en parle pas ou peu au 20h de TF1, ça ne doit donc pas être important...

    « XinJiang libre » c’est moins sexy que « Tibet libre » ?

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 13h38 le 12/08/2008
    • Internaute 24252
      卑語

    « Le champ des idées, dont la forme vulgaire est celui de l’information, est toujours un champ d’affrontement. Rien de particulier à cela, sauf que, dans cette bataille des idées, tout le monde ne joue pas le même jeu. D’un côté ceux qui font des idées la finalité de leur combat, qui derrière des figures et des dénominations multiples sont chercheurs de vérité, de l’autre ceux qui font des idées l’instrument de leur domination ou le moyen de la rendre supportable pour mieux l’établir. Les premiers grandissent l’humanité, les autres l’avilissent, substituant à la quête du vrai celle du vraisemblable. »

    • siko
      siko répond à unagi-
      capitaliste révolutionnaire
      • Posté à 15h52 le 12/08/2008
      • Internaute 38962
        capitaliste révolutionnaire

      Si c’est une citation, il aurait fallu mettre le nom de l’auteur...

  • Akoibon
    • Posté à 13h44 le 12/08/2008
    • Internaute 43388

    « Bel exemple du danger pour un peuple de s’abandonner à la religion et aux religieux pour la conduite de son destin » : c’est sûr ! c’est mieux chez nous ! juste quelques petits génocides et deux mini-guerres mondiales ! La politique est quand même plus efficace, que la religion, c’est certain.

    Lorsque vous énumérez ce que vous nommez « Des sincérités successives et du renoncement », en dénoncant une absence de position ferme, il est aussi possible de voir une adaptation à une conjoncture sans cesse mouvante.

    « Eux réclament toujours l’indépendance. De quel droit le dalai lama, lui, y renonce-t-il ? »... Ah ! bon ! Parce que le gouvernement Chinois, quel qu’il soit, accepterait certainement, soudainement, de renoncer au Tibet ?
    De quel droit ? Peut-être celui de la réflexion.

    « Il faudrait que les Chinois s’en aillent, certes… Mais il fallait sans doute qu’ils viennent » : Oh ! oui ! Que de bienfaits depuis leur arrivée ! Passer d’une théocratie aveugle à un génocide organisé, quels progrés en effet !

    « La non-violence est sa plus grande erreur » : une lutte armée des Tibétains face aux Chinois ? Mais avec quel armement ? Ou alors, il faudrait un soutien militaire et économique depuis l’extérieur. Une sorte de « Dassault généreux ». Ah ! pardon ! ce n’est pas compatible.
    Si les Chinois sont plus que jamais chez eux au Tibet, cela relêve peut-être plus de leurs propres (mé)faits que de ceux du Dalaï Lama. Tiens ! qu’en pense donc l’opinion internationale ?
    Si je ne me trompe pas, sans l’intervention militaire - donc économique - de nombreux pays, et ce à deux reprises, les Allemands seraient également chez eux... en France (ainsi que partout en Europe).

    La seule chose évidente dans tout ceci, c’est que le peuple Tibétain ne s’en sortira pas avec comme seule solution le Dalaï Lama. Cependant, s’il est déjà trop tard, ce dernier ne peut aucunement en être le seul responsable. Voyons déjà ce que nous n’avons pas fait et ce que nous ne ferons pas pour l’aider.

  • Ninouchka
    • Posté à 13h45 le 12/08/2008
    • Internaute 8268

    Comme il est bon de lire un article un peu plus « documenté » que l’occident pond depuis des lustres au sujet de « sa sainteté ».
    Il y a de nombreuses années que je m’intéresse au sujet. Ma recherche spirituelle m’a fait prendre connaissance de l’histoire du Tibet et de son annexion par la chine. Il était grand temps que nos médias cessent la pensée unique et remettent à leur place les faits tels qu’il se sont passés. Le gouvernement chinois n’est pas, loin sans faut, le plus ouvert dans ce monde mais faire du Dalai lama un saint homme me parait un peu facile. Votre article est d’utilité publique et il serait bon qu’il soit relayé dans d’autres médias que le votre ; Heureuse de vous avoir lu, ma journée ne sera que meilleure. Peut être les français, et les occidentaux en général, vont ils commencer à réfléchir un peu plus loin que le bout de leur nez et cesser de méprisez comme ils le font 1 milliard 300 millions de chinois.

    • photosieste
      photosieste répond à Ninouchka
      Lyon
      • Posté à 15h12 le 12/08/2008
      • Internaute 1211
        Lyon

      « Peut être les français, et les occidentaux en général, vont ils commencer à réfléchir un peu plus loin que le bout de leur nez et cesser de méprisez comme ils le font 1 milliard 300 millions de chinois. »

      1 milliard 300 millions, moins combien de tibétains-chinois ?
      Bah oui, les tibétains sont chinois de fait !

      Depuis les Ouigours musulmans et turcophones, jusqu’aux tibétains bouddhistes, etc. On ne fait que parler de chinois...
      D’ailleurs... Chinois est un mot français, comment s’appellent les Chinois ?

      • Deamon7
        Deamon7 répond à photosieste
        Petit agité
        • Posté à 16h17 le 12/08/2008
        • 49273
          Petit agité

        华人

      • Hemenate
        Hemenate répond à photosieste
        • Posté à 18h21 le 12/08/2008
        • Internaute 856

        Les Tibétains ne sont que 5 millions,
        la chine reconnait 56 ethnies,
        les Han représentent 1 milliard 200 millions des chinois...

    • amipb
      amipb répond à Ninouchka
      Chef de projet à Barcelone
      • Posté à 12h12 le 13/08/2008
      • Internaute 28823
        Chef de projet à Barcelone

      Bien sûr, et le nombre d’allemands en 39-45 était également très important quant à l’option à choisir pour rester indépendant. Pouvez-vous développer ?

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 13h51 le 12/08/2008
    • 49273
      Petit agité

    L’avantage de ce déchainement anti-chinois dans les médias aura au moins été de faire surgir d’autres sons de cloches que l’enthousiasme frenetique pro-Dalaï Lama, et de démystifier cette cause.

  • Shakuntala
    Shakuntala
    Doctorante
    • Posté à 13h52 le 12/08/2008
    • Internaute 50355
      Doctorante

    Je trouve que cet article démontre une relative malhonnêteté intellectuelle. On peut ne pas être d’accord avec la position du dalaï-lama, on peut regretter les propos maladroits qu’il tient par moments. Toutefois, comment lui imputer des faits et un état de société en place avant son règne ? À cet égard, utiliser la croyance en la réincarnation est particulièrement spécieux. Rappel de quelques dates : en 1930, quand on a arraché les yeux au « dernier homme politique », le dalaï-lama avait 5 ans. En 1955, lorsqu’il remercie le gouvernement chinois, il est prisonnier, à Lhassa, de ce même gouvernement. Il ne quittera le Tibet qu’en 1960. On peut manipuler facilement les faits hors de leur contexte... On perçoit, dans cet article, une sorte de haine du religieux appliquée au bouddhisme tibétain, d’où l’emploi d’un lexique péjoratif : par exemple Patrick Hutin parle d’« hypocrisie » pour expliquer la dichotomie entre non-violence bouddhiste et violence sociale au Tibet. Or, plutôt qu’une hypocrisie, n’est-ce pas un fait inhérent à l’être humain ? Les religions expriment des idéaux (de non-violence par exemple), qui se heurtent à la violence inhérente de la société séculière, voire à ses valeurs. Elles finissent par être rattrapées par les pulsions humaines, ce qui donne lieu à des syncrétismes parfois étranges. Le personnage Gesar de Ling, héros de la grande épopée tibétaine, est un bouddhiste idéal, mais en même temps, il est un guerrier accompli. Est-ce de l’hypocrisie, ou quelque chose de plus complexe ?
    Enfin, il est vrai que certains membres tibétains de la société séculière connaissaient parfois une situation peu enviable. Pour autant, leur situation est-elle meilleure aujourd’hui ? Si c’est le cas, nous avons trouvé une solution à nombre de problèmes en Asie du Sud. Je propose que la Chine envahisse l’Inde. Ainsi, ils régleront, sans nul doute, le problème des Dalits. Ensuite, la Chine pourrait s’emparer du Pakistan, et rétablir la justice envers les pauvres gens victimes des grands propriétaires terriens. Non ?

  • flowerpower
    • Posté à 13h54 le 12/08/2008
    • Internaute 12781

    Pas facile de critiquer le dalai lama ; et surtout de le faire avec intelligence.
    Alors d’entré de jeu, on repousse les critiques, de simples « babas boudd et autres bobos ».
    Et ensuite, on expose des arguments, mélangeant la situation qui existait dans les années 50(voir au XIe siècle) a la situation actuel. Doit-on rappeller que nous sommes en 2008. Les mentalités, les personnes évolue en plus de 50 ans.
    A en croire cet article, le pacifisme du dalai lama, serait soit une erreur de sa part, soit une volonté d’exploiter la compensation pour pérénniser son pouvoir.
    Donc, si je comprend bien l’auteur, le dalai lama serait plus respectable s’il suggérait aux tibétains de se transformer en térroriste ?

  • huygens
    huygens
    Informaticien
    • Posté à 14h47 le 12/08/2008
    • Internaute 2010
      Informaticien

    Je voudrais répondre à l’auteur de l’article et également au commentaire de « sapsanyi ».
    J’ai au cours de mon dernier voyage autour du monde (dont 8 mois passé en Asie) traversé la Chine à l’exception malheureuse du Tibet (non obtention du permis), le Népal, la Mongolie et l’Asie du Sud-Est entre autres. J’ai donc été familiarisé avec les différents courant du bouddhisme. Comme sapsanyi, je me suis rendu à Xiahe, en Chine, où siège le plus grand monastère du bouddhisme tibétain en dehors de la province du Tibet (donc accessible sans permis). Xiahe n’est pas séparé en 2 mais en 3 zone. Les Ouïgours sont un peuple du Turkménistan (descendant des Mongols mais de religion musulmane) et ne sont pas présent à Xiahe. Xiahe est composé de 3 ethnies dont 2 historiques et arrivée plus récemment. Les deux historiques sont les Tibétains (religion bouddhiste) et les Hui (se sont des Han chinois qui pratiquent la religion musulmane). L’ethnie plus récente sont lesHans. Les communautés sont incapables de vivre ensemble, mais les Hans et les Huis occupent plus ou moins mélanger la partie est (je crois me souvenir) de la ville tandis que les Tibétains occupent la partie ouest. Le temple deXiahe fait office de délimitation.
    Nous avons été témoins de voir des jeunes Hans jeter des pierres sur la mosquée Hui locale. Les Hui n’ont pas riposté. De même dans un restaurant tenu par des Huis, un Han ivrogne a cherché des ennuis au moment de payer, il a frappé à plusieurs reprise le garçon Hui sans que celui-ci ne réplique. Les autres membres du restaurant sont alors intervenu pour les séparer, l’ivrogne a fini par partir sans payer. Nous n’avons pas vu dans les 3 jours de notre visite d’autres accrochageinter-communautaire. Les Tibétains étant suffisamment séparé des autres quartiers semblent vivre reclus sur eux-même. Il est à noté toutefois que de nombreux Han visite le monastère de Xiahe, que les moines n’ont pas le droit de parler du Dalai Lama ni d’avoir sa photo nulle part, que le monastère est constamment sous surveillance pour éviter ce genre de chose.

    Concernant la religion bouddhiste et pour répondre à l’auteur de l’article, j’ai beaucoup apprécié cet article qui me semble mieux équilibré et informatif que la plus part des autres articles sur le sujet. Bravo et merci ! Mais, il y a plusieurs erreurs je crois et aussi quelques imprécisions, rien n’est parfait en ce bas monde ; -) C’est tout de même un article comme j’aime les lire. Voici ma pierre à l’édifice.
    Il est vrai, comme l’a précisé LaP, que ce ne sont pas les bouddhistes qui ont inventé la réincarnation. Ce sont les hindous, Bouddha était un hindou qui a ouvert une nouvelle voie que les bouddhistes ont suivi. C’est pourquoi il y a de nombreux temples où à la fois les hindous et les bouddhistes se retrouvent. Le bouddhisme tibétain n’est pas l’unique forme de bouddhisme pratiqué, le Theravada est une autre forme très répendue de la Birmanie au Laos, Cambodge. Ces derniers sans être des théocraties, ont le même genre de pratiques générales sur la réincarnation, le karma, nourrir les moines, etc. que les tibétains, tout en ayant certains concept dans leur religion fondamentalement différent. Egalement, le fait de donner à manger aux moines n’est pas le meilleur moyen d’améliorer son karma, comme LaP l’a précisé, se retirer du monde séculier pour entrer dans la vie monastique pour un temps est un des meilleurs moyens. Il est coutume de se retirer de quelques semaines à quelques mois avant l’entrée dans la vie active (dans d’autres pays, on fait plutôt son service militaire, je vous laisse juge...) et également à l’aube de sa vie, beaucoup de bouddhiste se retire afin de préparer leur réincarnation.
    Je suis content et apprécie votre article qui contrebalance très justement les idées reçues, mais la critique du bouddhisme y est bien forte quand même, je n’ai que rarement vue des critiques comparables à l’égard d’autres « grandes » religions et leurs chefs religieux. A quand une telle critique de cette autre « Sainteté » qu’est le Pape ? Lui et ses prédécesseurs bien que ne se réincarnant pas n’ont-ils pas montré un même obscurantisme à certaines époques ? Il a par exemple fallut une révolution en 1789 pour commencer le processus de se libérer de l’influence de l’Eglise dans le monde séculier et politique (et également de se dispenser de quelques taxes qui ne donnaient pas, elles, l’accès au paradis). L’Eglise a fait subir aux peuples Européens l’inquisition, les croisades, le freinage du progrès (procès de Copernic et Galilée par exemple), etc. Il y a bien un devoir de réparation à faire sur ce terrain, de demander pardon à ceux qui ont souffert de ça, mais tout ça n’a pas d’influence sur notre vie politique moderne. C’est du passé. De même concernant la Théocratie tibétaine et ces abus, il y aura un travail de mémoire à faire entre le peuple tibétain et ces dirigeants d’alors, mais ce ne doit pas être une excuse à l’invasion du Tibet par la Chine. L’évolution en Europe de notre relation à la religion, à la politique, à l’humanisme n’a pas été pareil que dans le reste du Monde. Il est toujours délicat d’aller dans un pays et de juger de leur moeurs et coutumes, ou même de leur système de religion ou politique. Nous pouvons par le contact que l’on peut avoir avec le reste du Monde échanger nos idées (dans les 2 sens) et nos connaissances, mais c’est ensuite à eux de faire leur propre évolution culturelle, religieuse et politique, nous ne pouvons par leur imposer notre point de vue occidental. A la rigueur nous pouvons les soutenir comme en Birmanie afin qu’ils se libèrent du joug de la dictature puisque telle semble être leur souhait. Mais c’est à eux de faire évoluer leur rapport à la religion, ce n’est pas aux Chinois, ni aux Européens, ni quelque part non plus au Dalai Lama. Il est leur leader spirituel, mais c’est eux qui choisiront s’ils veulent le suivre ou non.
    Sur un autre sujet, quand le Dalai Lama parle de génocide culturel, il n’a pas tord, même s’il est possible d’interpréter ça comme un moyen de sauver la religion dont il est le responsable. Ce qu’il pointe du doigt est la Han-isation de la Chine, l’uniformisation par une colonisation interne des Hans de leurs provinces. En tant qu’Européen, il nous est difficile de juger de « colonisation » au vu de notre passé encore très récent. Mais ce n’est pas non plus une raison pour nous taire. Le Tibet contient plusieurs resources minières et à un potentiel selon certains géologues en pétrol, voilà bien des raisons pour la Chine pour construire un train et des infrastructures au Tibet, et afin de ne pas perdre cette mane, la Han-isation de la province est nécessaire : rendre les Tibétains minoritaires dans leur province et ainsi empêcher toute réelle indépendance possible. N’étant pas Tibétain moi-même, je ne souhaite juger pour eux s’ils devraient être indépendant ou non. Par contre, je peux juger de l’abus qui est fait en Chine de ne pas donner la liberté de religion à tous, et surtout si la personne souhaite démarrer une carrière en politique, cela empêche tout Tibétain pratiquant d’accèder à un poste en politique. De plus, l’auteur aurait pu laisser ouvert la question de à qui profite l’amélioration des infrastructures et services au Tibet ? De ce que j’ai pu en lire (mais je n’ai pas pu aller sur place pour vérifier), beaucoup a été contruit et fait (incitations financières également) pour attirer les travailleurs Hans au Tibet, des maisons, des écoles, des hopitaux, des routes, des transports en commun, etc. Les Tibétains vivant à proximité peuvent sûrement en profiter aussi, mais qu’en est-il du reste de la population, celle qui vit dans des villages, celle qui est reculée, celle qui est loin des centres économiquement intéressant pour la Chine ?
    Dernier point que je voudrais développer, l’auteur parle de plusieurs fait historique sans toujours le remettre dans son contexte. Pour ne donner qu’un exemple, d’après lui en 1955 le Dalai Lama aurait déclaré qu’ « [il] remercie le gouvernement chinois des ’avantages qu’il a procurés au Tibet’ “, il faut savoir que l’exil du Dalai Lama est en 1959 et l’invasion chinoise en 1950. On peut donc se poser légitimement la question de savoir si le Dalai Lama en 1995 était alors libre de ses propos ou non. Je n’ai pas la réponse, mais d’avoir mis ça dans le contexte permet alors à chacun de se faire sa propre opinion.

    Voilà pour ma contribution. Malgré toute ces critiques, le fond de l’article était très intéressant, et remettait bien en place certaines idées reçues et véhiculées par beaucoup de sites, journaux, etc. Donc bravo à l’auteur pour avoir fait un article de journal informatif (si, si c’est très et vraiment trop rare de nos jours !) et pour remettre les pendules à l’heure. : -)

    Edition : correction sur la date de la révolution française. Ce n’est pas 1989, mais 1789 bien sûr ; -)

    • LaP
      LaP répond à huygens
      Motard a Perigueux
      • Posté à 15h06 le 12/08/2008
      • Internaute 38309
        Motard a Perigueux

      Alors si je puis me permettre :

      1. Je ne parlais pas de réincarnation en général, mais de lignée de réincarnation, c’est un dire un bonhomme qui meurt, qui se réincarne (comme tout le monde, du point de vue bouddhiste), *et* qu’on retrouve, et pour lequel on dit « c’est lui, je le reconnais ».

      Je disais que la lignée des Dalai Lama n’est ni la seule lignée de réincarnation, ni la première. En fait, son école de bouddhisme Tibétain (école Gueloug, « Les Vertueux ») est une des écoles du bouddhisme tibétain, parmi d’autres, et c’est l’école majeure la plus jeune. Il existait des lignées de réincarnations, au Tibet, des siècles avant le premier Dalai Lama.

      2. Quand je parle de se retirer des choses mondaines, je ne parlais pas forcément de devenir moine dans un monastère. Au Tibet « de l’ancien temps » (= avant les Chinois) il y avait des gens qui se retiraient du monde, et partaient vivre seul pour avoir le « loisir » de méditer. L’exemple le plus célébre est probablement Milarépa, qui passa une grande partie de sa vie seul dans des grottes en altitude, vers l’an 1100.

      Excusez moi de ne pas avoir été assez clair. :)

  • Flouflou
    Flouflou
    Etudiante
    • Posté à 14h08 le 12/08/2008
    • Internaute 50358
      Etudiante

    Simplement merci pour cet article. Que l’on soit d’accord ou non, que l’on ait des arguments à répondre pour défendre la cause tibétaine, ça fait simplement du bien d’avoir un avis différent de l’opinion dominante.

    Je l’attendais depuis longtemps ! C’est comme ça que le débat avance, avec des contradictions. On a tendance à l’oublier trop vite !

    Merci encore

  • adaunis
    • Posté à 14h41 le 12/08/2008
    • Internaute 4255

    J’ai tout lu, et c’était long, intéressant, bien écrit, et pourtant...
    Pourquoi ais je une gêne !
    j’ai relevé quelques « perles » de plaidoyer qui au final s’inscrit au bénéfice du peuple tibétain.
    « La sempiternelle moquerie envers les “babas boudd et autres bobos d’Occident”.
    Un problème perso à régler Patrick Hutin ?

    “il ne saurait être question de critiquer Sa Sainteté le dalaï lama aura essentiellement œuvré à la défense de sa religion et d’une théocratie archaïque au prix de l’indépendance de son pays”.

    je n’ai nulle envie de défendre l’indéfendable à mon gout, mais n’êtes vous pas un peu “léger” au regard des déclarations du “pseudo St homme” si on lui accorde quelque attention.

    “Si l’on n’ose mettre en doute la sincérité ‘ du ’ dalaï lama, difficile d’y voir autre chose qu’une navigation à vue sur la question fondamentale de l’indépendance du Tibet.”

    Mais tout le monde, même j’imagine les autorités Chinoises naviguent à vue dans le “concert” des nations, au gré de leur intérêt !

    “Savent-ils tous ces gens que le dalaï lama condamne l’homosexualité (une ‘ mauvaise conduite ’) et l’avortement ? ‘
    Là je l’avoue, vous faites très fort, mais n’est ce pas un peu facile ?
    Le rigolo’ en charge encore des ‘States’ dirait la même chose, et combien de bons Démocrates distingués également ?

    ‘Les Chinois ne pouvaient rêver de meilleur ennemi que le dalaï lama. De moins dangereux, de plus inefficace. Ils ont tout intérêt à le conserver.’

    Monsieur Hutin, là, j’apprécie mieux votre argumentation, la partage, et au final votre sentence, si je peux me permettre :
    ‘Un jeu ’ qui, depuis des siècles, a toujours le même perdant : le peuple tibétain.”
    Bref, excusez moi, j’ai bien aimé, mais ai décelé un “chouia” d’outrecuidance !
    Mes respects malgré tout.

    • unagi-
      unagi- répond à adaunis
      卑語
      • Posté à 15h04 le 12/08/2008
      • Internaute 24252
        卑語

      p hutin n’en est pas à une approximation ou à un mensonge pres ;
      Interview du Dalï Lama dans le point :

      Le Point : Est-ce que l’avortement est aussi violence ?

      Le dalaï-lama : Tout à fait, et il vaut mieux l’éviter. Par contre, je suis pour les méthodes de contrôle des naissances : la pilule ou le préservatif [il couvre son index d’un pan de sa robe rouge et éclate de rire] !

      On voit de suite le copinage évident avec benoit XVI ou le dernier des imams intégriste, quelle violente condamnation ;
      Je reconnais que sur l’homosexualité il persiste quelques raidissements :

      Le Point : Que pensez-vous de l’homosexualité ?

      Le dalaï-lama : Cela fait partie de ce que nous, les bouddhistes, appelons « une mauvaise conduite sexuelle ». Les organes sexuels ont été créés pour la reproduction entre l’élément masculin et l’élément féminin et tout ce qui en dévie n’est pas acceptable d’un point de vue bouddhiste [il énumère des doigts] : entre un homme et un homme, une femme et une autre femme, dans la bouche, l’anus, ou même en utilisant la main [il mime le geste de la masturbation].

      ça ressemeble furieusement à une lapidation ou une excommunion voire même à une homophobie toute laique.

      • adaunis
        adaunis répond à unagi-
        • Posté à 15h26 le 12/08/2008
        • Internaute 4255

        Oui unagi, merci de signaler ces pointes et ce fait.
        Je suis très circonspect sur la question (plus con que sir), mais j’ai une vision, disons pragmatique sur la question, sachant qu’autant « l’impérialisme » Chinois, (si si j’ai bien prononcé ces mots là) m’est insupportable, autant ce que « cache » la « théocratie » ambiante de ce moine, « réincarnation » d’un « zombi », et l’enthousiasme qu’il inspire me font, aller, disons le mot courageusement ; « gerber ».
        « Athéisment » votre.

         
        • unagi-
          unagi- répond à adaunis
          卑語
          • Posté à 15h53 le 12/08/2008
          • Internaute 24252
            卑語

          « athéisment » reçu.

        1 autres commentaires
      • Libertad
        Libertad répond à unagi-
        citoyenne et altermondialiste
        • Posté à 10h15 le 13/08/2008
        • Internaute 45192
          citoyenne et altermondialiste

        Désolée, mais la question sur l’homosexualité avait été mal posée et la réponse incomplète.Le Dalaï Lama parlait en tant que monastique.
        Elle devait être suivie d’un autre commentaire qui disait en substance que lorsque la relation s’inscrivait dans une logique laïque et non dans le cas de moines ordonnés, cela changeait la donne.
        Le Point n’a jamais rectifié.
        Je peux vous affirmer que les homos sont aussi bien considérés par le Dalaî Lama que les hétéros.

    • Libertad
      Libertad répond à adaunis
      citoyenne et altermondialiste
      • Posté à 10h07 le 13/08/2008
      • Internaute 45192
        citoyenne et altermondialiste

      « Savent-ils tous ces gens que le dalaï lama condamne l’homosexualité (une “ mauvaise conduite ”) et l’avortement ? “

      Ce passage m’avait échappé. Que de sottises ! ! ! !
      Non, le Dalaï Lama ne condamne ni ne rejette l’homosexualité.
      Il y a des homos bouddhistes. La preuve !
      Quant à l’avortement, il faut le voir au cas par cas et il est souvent accepté.
      De toutes les façons, il n’y a pas d’interdit et vous prenez vos responsabilités avec le Karma.
      Les Chinois, eux, ils tuent les homos d’une balle dans la tête, mais chut, il ne faut pas dire du mal d’eux, surtout pour des homos ou pour des femmes tibétai,es qu’on stérilise sans leur demander leur avis.

  • Charmant
    Charmant
    Erudit
    • Posté à 14h48 le 12/08/2008
    • Internaute 46689
      Erudit

    Bravo à l’auteur de l’article, excellent. Il faut toujours souligner les tares des deux belligérants dans un conflit, sans quoi cela reste simplement du parti pris sans fonction informative, mal qui gangrène le journalisme depuis trop longtemps, il n’est pas étonnant que celà soit un écrivain qui adopte cette attitude, de surcroit sur un site d’extraction gauchiste, nous devrions en revenir aux écrivains journalistes du XIXe siècle..

  • sherab
    • Posté à 14h48 le 12/08/2008
    • Internaute 36318

    Hi hi hi, j’en rigole encore que Rue 89 prête son espace à l’auteur de « La Prisonnière du Tibet » ! ! ! ! Il est une mode qu’est le blog-journalisme, et qui permet opportunément de développer n’importe quels arguments sous couvert d’une pseudo-légitimité d’écrivain. De plus allez savoir quel est l’impact recherché d’un tel article subjectif s’appuyant sur de grossiers lieux communs. Ce sont toujours les mêmes arguments qui sont utilisés, preuve du peu d’innovation de leurs auteurs. Il faut continuer à écrire des romans de quatre sous qui se vendront merveilleusement en kiosque.

  • Charmant
    Charmant
    Erudit
    • Posté à 14h53 le 12/08/2008
    • Internaute 46689
      Erudit

    A quand la même honnêteté sur le Kosovo par exemple ? Ou carrément sur la seconde guerre mondiale ? .. Mdr !

  • Humain
    • Posté à 15h00 le 12/08/2008
    • Internaute 21387

    C’est quoi l’independance ?

    En France, depuis deux siècles nous essayons de mettre en place un état vraiment laique… C’est long ! ! Mais est-ce pour remplacer une religion par une autre, fut-elle « politique » ?

    L’indépendance ? C’est en ce nom que l’on commet tant de crimes.
    Le Tibet devevant independant, gagne peut être en autonomie ce que la Chine perdrait en interet ?

    Il en est de même pour nombre de pays.

    Avant de « croire » (ou de ne pas croire le leader) du Tibet, ou celui de la chine, sait-on répondre à la question : indépdendant, mais indépendant de quoi ?

    En général on ne parle que d’indépendance « politique », mais celle ci est sous tendue par « économique », elle même par « sociale » laquelle est grandement fonction, dans sa forme, comme dans le fond, de la prise en compte des besoins de chacun.

    Actuellement certains « perdent » leur indépendance… comme le Niger, les pays de la corne de l’Afrique. Sans parle de la Birmanie...etc.

    Et d’autres pays deviennent indépendants, comme la Bosnie, le Kosovo et tant d’autres comme bientôt l’Ossétie… Mais sont-ils indépendants ?
    Le sommes nous ?

    • Charmant
      Charmant répond à Humain
      Erudit
      • Posté à 15h11 le 12/08/2008
      • Internaute 46689
        Erudit

      Et selon vous, la France par exemple, indépendante ? Pas de Frontières, pas de Monnaie, presque plus d’armée, voilà qui signe l’abscence totale de Souveraineté d’un Pays. Alors le Tibet...

      • photosieste
        photosieste répond à Charmant
        Lyon
        • Posté à 15h32 le 12/08/2008
        • Internaute 1211
          Lyon

        Indépendance dans une certaine mesure, puisque c’est la France elle même qui a décidée de changer de monnaie et d’ouvrir ses frontières (j’émet une réserve sur le sujet de l’armée... C’est pas n’importe quel pays qui peut se payer un porte-avion, si ce n’est deux).

        La France a décidée en toute indépendance de se fondre dans le Grand Tout, par les temps qui courent, c’est dans l’ordre des choses...

  • Charmant
    Charmant
    Erudit
    • Posté à 15h05 le 12/08/2008
    • Internaute 46689
      Erudit

    Pas d’accord en revanche avec l’anti-cléricalisme infondé et primaire de M. Patrick Hutin. Mais il faut bien être un peu de gauche pour taguer sur les murs de la rue, je suppose.

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 15h06 le 12/08/2008
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    A cet excellent article qui met les « pendules à l’heure » sur la réalité historique,politique et sociale du Tibet je souhaite apporter quelques compléments démontrant à quel point « la pensée dominante“occulte,cache,tait,etc... de nombreux éléments.
    Tout d’abord une mise au point sur le Bouddhisme tibétain : c’est environ 8 millions d’adeptes dans le monde par rapport à un minimum de 350 millions ‘de fidèles’...300 millions pour le bouddhisme du Grand Véhicule en Chine,au Japon,en Corée,au Vietnam ; et une centaine de millions du Petit Véhicule au Sri Lanka,en Birmanie,au Cambodge...
    Mon propos n’est pas de minimiser cette ‘minorité religieuse’ mais de relativiser l’importance qu’on lui donne en Occident...c’est comme si pour parler de la religion chrétienne on ne citait que ‘Les témoins de Jéhovah’ !
    Maintenant une question plus fondamentale.
    Le dalaï-lama est-il le personnage clé pour un Tibet démocratique ?
    1)Enfant,le ‘saint homme’ a eu comme précepteur un nazi autrichien,alpiniste décoré par Hitler.Le dalaï-lama n’a jamais ‘renié’ ce maître auquel il a rendu visite jusqu’à sa mort !
    2)‘Le saint homme’ a entretenu d’excellentes relations avec Shoko Asahara,gourou de la secte Aum au Japon qui en 1995 empoisonna par gaz le métro de Tokyo !
    3)Le régime politique que revendique ce personnage pour le Tibet est une théocratie : pas de séparation entre sphère politique et sphère religieuse ?
    La Constitution établie par ‘son gouvernement en exil’ proclame l’obligation politico-religieuse ‘de la foiet de l’allégeance à l’égard de Sa Sainteté le dalaï-lama’ appelé à‘rester avec nous à jamais comme notre chef suprême spirituel et temporel’ ! ! !

    METTRE CARTES SUR TABLE CES REALITES,POSER LES VRAIS QUESTIONS SUR L’EMANCIPATION DU PEUPLE TIBETAIN(et pas seulement vis à vis de la Chine)
    C’EST LA SEULE FACON D’AIDER CE PEUPLE.

    Par ‘anti-gouvernement chinois,voir anti-chine tout courtne recommençons pas les erreurs tragiques’ faites avec les talibans par ‘anti-URSS’ ! ! !

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