TRIBUNE 10/08/2008 à 12h25

Si les robots font tout le boulot, que va faire l'homme ?

François Bugeon | Ingénieur-chercheur

Dans le film d’animation « Wall E », les hommes déléguent tout à leurs robots. Une fiction ? Plutôt une anticipation. Démonstration.


Wall E, robot-héros du dernier dessin animé signé Pixar (Walt Disney).

C’est le carton ciné de l’été. « Wall E », le dernier né du studio d’animation Pixar dont la critique (presque) unanime a dressé les louanges, a déjà attiré plus de 740 000 spectateurs la première semaine dans les salles françaises, prenant presto la tête du box-office, loin devant « Hulk », l’autre grosse sortie de l’été.

Les héros de cette épopée romantico-écologico futuriste ? Deux robots, seuls sur une Terre que l’homme a dû fuir, chassé par la pollution et la prolifération des déchets. Avec une grande maestria graphique, le film montre des humains obèses, confits dans l’oisiveté, se déplaçant dans des fauteuils roulants (enfin, « lévitants »), laissant une myriade de robots s’occuper de tous les travaux à bord de la station spatiale où ils sont réfugiés.

Une des interrogations du film tient dans cette nouvelle distribution des tâches : si les robots sont partout, quelle place reste-t-il aux hommes ? Et ce n’est pas qu’une question théorique, à réserver à nos arrière-petits-enfants. Ainsi, lors du dernier Salon de la recherche et de l’innovation début juin, le Laas, laboratoire du CNRS, présentait son travail sous la forme d’un robot humanoïde qui se mouvait et déplaçait des objets avec une agilité confondante.

Un des scientifiques présents me confirma ce qu’un de ses collègues m’avait déjà confié deux ans auparavant : les robots humanoïdes capables de remplacer l’homme dans la majorité de ses tâches seront sur le marché d’ici vingt à trente ans.

Des robots humanoïdes aussi génériques que nos ordinateurs actuels

Pourquoi humanoïde ? Parce que ces robots devront pouvoir agir dans le même environnement que le nôtre et utiliser les mêmes outils. Ils seront aussi génériques que nos ordinateurs actuels, pour que chacun les utilise sans grande préparation, et seront suffisamment polyvalents pour que le même robot soit capable d’ouvrir une porte ou bien de visser un boulon.

Certains robots d’aujourd’hui sont perçus comme d’aimables amusements. comme le Qrio de Sony... (Voir la vidéo.)

... ou le Asimo de Honda : (Voir la vidéo.)

Pourtant, une véritable course s’est engagée dans ce domaine. Les laboratoires s’attachent autant à présenter des robots qui nous ressemblent qu’à résoudre des problèmes liés à l’intelligence (le déplacement anthropomorphe [reproduisant la démarche humaine, ndlr], la préhension, la vision, l’interaction avec les humains, le développement d’équivalents à nos sens).

C’est sans doute pour être en tête de cette compétition que le gouvernement sud-coréen souhaite que chaque foyer intègre un robot d’ici à 2015-2020. De son côté, le Japon souhaite développer des robots intelligents de seconde génération exportables à travers le monde en 2015.

Le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie a consacré en 2007 près de 2 milliards de yens au soutien de projets de robots parfaitement autonomes et aptes à prendre leurs propres décisions sur leur lieu de travail.

Le gouvernement japonais estime que le secteur de la robotique sera une composante essentielle du développement économique pouvant atteindre un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 26 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.

Jobs possibles : cueillir des pommes, servir au comptoir, changer les couches...

Le but d’une robotisation n’est pas forcément de produire plus et mieux qu’un homme, mais de le supprimer. Toutes les tâches dépendantes du savoir-faire plutôt que de la conception sont susceptibles d’être robotisées : cueillir des pommes, réparer une automobile, traduire, servir derrière un comptoir, s’occuper d’élevages d’animaux, changer les couches d’un enfant ou pratiquer une opération du cerveau.

Et contrairement à ce que l’on peut imaginer, ce sont les services à la personne qui pourraient être robotisés en premier : au Japon et en Corée, les robots sont d’abord envisagés comme aides aux personnes âgés. L’automatisation a amélioré la rentabilité en améliorant la productivité humaine. La robotisation améliorera la rentabilité en retirant l’homme du processus de production.

On pourra avoir un exemple de l’impact de la robotisation sur le travail avec les voitures robotisées qui seront sur le marché bien avant les robots humanoïdes. Aux Etats-Unis, le Pentagone a décidé que dès 2015, un tiers de ses véhicules terrestres devrait rouler sans pilote. La Darpa organise pour cela des courses ouvertes aux constructeurs du monde entier,
comme l’Urban Challenge. (Voir la vidéo)

On peut supposer que les premières voitures robots appartiendront à des sociétés de taxi. Cela n’a rien d’étonnant puisque 18 véhicules de ce genre sont en cours de test à l’aéroport britannique d’Heathrow et d’autres au nouveau centre d’exposition de Rome ainsi qu’en Espagne dans la ville de Castellón, dans le cadre du projet européen CityMobil, qui réunit 10 pays et 28 partenaires dont la RATP et l’Inria. (Voir la vidéo)

Des problèmes de droit se poseront inévitablement lorsque ces voitures s’inséreront réellement dans la circulation, comme la responsabilité en cas d’accident. Mais une solution juridique finira inévitablement par s’imposer. Dès lors, tous les taxis de France seront menacés de disparaître, et parce que la robotique est parfaitement générique et versatile, ce seront les chauffeurs de bus, les transporteurs routiers et les livreurs qui seront remplacés en une à deux générations automobiles, c’est à dire entre quatre et huit ans.

Comme toutes les nouvelles technologies, les robots adaptés au marché s’imposeront en moins de dix ans. Dès lors, aucune entreprise ne pourra faire l’économie de sa robotisation massive pour rester dans la compétition économique. Aucun pays ne pourra se l’interdire si son voisin l’autorise, et à moins que toutes les nations ne reviennent à un fonctionnement autarcique, l’ensemble de la planète robotisera le travail.

Nos sociétés doivent se préparer à la raréfaction brutale du travail

Selon l’évolution actuelle de la robotique, la raréfaction du travail interviendra d’ici vingt à trente ans au maximum, et elle surviendra à une vitesse telle que nos sociétés seront incapables de réagir correctement. C’est à ce défi qu’il faut faire face, et non pas à la fin du travail, qui reste néanmoins un aboutissement quasi certain.

Nous devons préparer nos sociétés à supporter la raréfaction brutale du travail :

  • Que signifie-t-elle pour nos sociétés construites sur la valeur travail ?
  • Quelle sera la reconnaissance sociale pour ceux qui ne travailleront pas ?
  • Comment organiser le travail rare ?
  • Le travail rare est-il encore travail ou bien l’accès réservé à une source d’enrichissement pour quelques privilégiés ?

Et surtout, comment va-t-on redistribuer la richesse demain, quand l’on sait que dans la France d’aujourd’hui, les revenus du travail restent plus imposés que ceux du capital -en 2002, le taux implicite sur le travail était de 41,8 % et le taux d’imposition implicite sur le capital de 36,6%, selon la Commission européenne ? C’est un fait, la question n’est plus « comment faire pour que les gens travaillent encore ? “, mais ‘comment faire pour vivre sans dépendre de son travail ? . Le questionnement essentiel d’un certain Karl Marx, en somme...

Photo : Wall E, robot-héros du dernier dessin animé signé Pixar (Walt Disney).

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  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 18h37 le 10/08/2008
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Ce n’est pas le travail, mais les emplois qui vont disparaître. Qui DOIVENT disparaitre. IL faut cesser de vo loir protéger les emplois - vision archaique d’un travail programmé - et protéger le revenus des travailleurs qui doivent être en constante mutation et incessante mobilité .. Pour ceux que ça intéresse SERIEUSEMENT, voir le premier lien. Pour les dilettantes, voir le deuxième... et bonne lecture.

    Pierre JC Allard

    Lien

    Lien

    • Utilisateur désinscrit 2
      • Posté à 19h08 le 10/08/2008
      • Internaute 19086
        nc

      Faisant plutôt partie de la catégorie « dilettante » ; -), j’ai cliqué sur le lien qui m’était destiné, mais il ne fonctionne pas ! Pierre, pouvez-vous y remédier ?

       1 autres commentaires
    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 20h16 le 10/08/2008
      • Internaute 17993

      C’est trop classe de mettre son blog en lien.

      JFT_Charenton

       
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 01h52 le 11/08/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Jean-François Charenton.

        Une longue discussion sur rue89, il y a quelques semaines, a permis a plusieurs lecteurs d’intervenir et une majorité opinait qu’il est SOUHAITABLE, chaque post qu’un post a une certaine substance, que l’on ne mette ici en ligne qu’un énoncé court et que ce qui correspond a un argumentaire soit mis en référence. Autrement, tout ce qui dépasse l’expression d’un état occuperait 5 ou 10 fois l’espace et il serait bien incommode de naviguer sur ce blog,

        Pierre JC Allard

      1 autres commentaires
  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 12h49 le 10/08/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Ne pas travailler ne signifie pas ne rien faire, c’est seulement ne pas être rentable au capital !

    • compte-supprimé
      compte-supprimé répond à lesuperdidou
      Haggard
      • Posté à 13h02 le 10/08/2008
      • Internaute 49364
        Haggard

      Comme c’est parti, l’Homme aura surtout plus de temps pour faire des conneries ! ! !

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h57 le 10/08/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    les 35 heures sont mortes, tuons les robots, sinon cela va faire désordre.
    les 35 heures voulaient commencer à anticiper l’avenir, mais on a préféré faire un grand saut dans le passé.
    Donc découvrons, investissons nous dans le passé, car on a pas du l’exploiter à fond..<| : o)))====|.

    c’est plus facile quand on fait du populisme, de s’appuyer et faire référence au passé, voir de le glorifier, que de faire de la politique qui est ou devrait être l’art d’anticiper le futur.
    pôvre de nous....

  • affreuxjojo
    • Posté à 13h06 le 10/08/2008
    • Internaute 29421

    L’idée de la disparition progressive du travail grace au progrés technique n’est pas vraiment nouvelle. Lire par exemple « Eloge de la paresse » de Lafarge (19 ème !) ou le mouvement utopiste « Travailler deux heures par jours » (années 70-80). La production industrielle prenait d’ailleurs cette direction compte tenu du côut du travail dans les pays développés. Les investissement industriels étant très lourds (donc baisse tendancielle du taux de profits telle que décrite par Marx) le capitalisme à préfére prendre une autre direction, celle de l’investissement dans des pays à faible côut de travail. C’est pour cela que l’on nous explique, concurrence oblige, qu’il faudra travailler de plus en plus (et qu’en réalité on travaille plus, pour gagner moins).. Paradoxal, non ?

    • lesuperdidou
      lesuperdidou répond à affreuxjojo
      Saltimbanque
      • Posté à 13h11 le 10/08/2008
      • Internaute 46485
        Saltimbanque

      « L’allergie au travail » de Jean Rousselet est à lire aussi.
      PS : je crois que Lafarge était le beau-fils de Karl Marx !

    • lesuperdidou
      lesuperdidou répond à affreuxjojo
      Saltimbanque
      • Posté à 13h14 le 10/08/2008
      • Internaute 46485
        Saltimbanque

      Rectif :
      Il s’agit du « DROIT A LA PARESSE » de LAFARGUE

      • uGhz
        uGhz répond à lesuperdidou
        • Posté à 16h42 le 11/08/2008
        • Internaute 27800

        Oui, l’« Eloge de la paresse », c’est de Bertrand Russell, et c’est très bien aussi.

    • Aimache
      Aimache répond à affreuxjojo
      Bourguinaute
      • Posté à 15h05 le 10/08/2008
      • Internaute 29156
        Bourguinaute

      En fait, rien de bien nouveau dans ces questions. Tout comme il faut prendre soin de ne pas conclure trop rapidement.

      On relira avec interêt l’indémodable « Économie politique en une leçon » de Hazlit. L’ouvrage date de 1949, mais il n’a pas pris une ride.

      Le chapitre intitulé « la machine maudite » est lisible ici : Lien

      • tooms4444
        tooms4444 répond à Aimache
        p'tit con
        • Posté à 11h41 le 11/08/2008
        • Internaute 41634
          p'tit con

        Ce n’est pas d’avoir tué l’emploi en valeur absolue, que l’on reproche au machinisme. Oui, le nombre d’emplois dans l’industrie est impressionnant. Mais d’avoir tué l’emploi en valeur relative : pour tant d’emplois à la chaîne créés, combien d’emplois agricoles ou artisanaux sont détruits ?
        Votre source, qui prône la pléthores d’embauches dûes aux machines, accuse les syndicats... de créer des emplois qui devraient ne plus exister ! De plus, l’argument selon lequel il faut du travail pour fabriquer les machines qui vont en faire disparaître est quand même largement éculé, vous ne trouvez pas ?

        Et ces emplois, issus de la division des tâches, sont le tremplin vers l’exploitation des salariés dans un système de délocalisation où capitaux et usines sont plus mobiles que les travailleurs.
        Les machines ne remplacent pas les travailleurs, en effet : elles les éreintes au profît de quelques uns. On ne peut pas nier la hausse du chômage, des inégalités et de la précarisation ou la baisse du pouvoir d’achat qui est le résultat de la spéculation, elle-même permise par l’accaparement des profîts par des capitalistes (à l’origine) industriels.

         
        • Aimache
          Aimache répond à tooms4444
          Bourguinaute
          • Posté à 15h45 le 11/08/2008
          • Internaute 29156
            Bourguinaute

          En effet, je suis persuadé que défendre à tout prix des emplois (et subventionner les entreprises au lieu de fournir des outils pour que les ouvriers évoluent vers de nouveaux postes) est une erreur.

          Enfin au risque de vous décevoir, oui, les machines créent plus de valeur qu’elle n’en détruise. C’est vérifié depuis le 18ème siècle, il serait temps d’en prendre conscience, cher informaticien responsable de la disparition de quelques dizaines de métiers ; -)

          • tooms4444
            tooms4444 répond à Aimache
            p'tit con
            • Posté à 19h01 le 11/08/2008
            • Internaute 41634
              p'tit con

            D’accord sur tout ; sauf que « valeur » n’est pas « emploi ».
            En 20 ans, il y a quelques 10% des profits qui sont passés du salariat à l’actionnariat, en termes de redistribution.

            A quoi bon une bourse qui bat tous ses propres records ? On nous parle sans cesse de richesse ; mais, chaque année, il y tj plus de gens qui meurent de faim (jusqu’à atteindre le beau record de 842 millions en 2006, je crois) au milieu de cette richesse formidable.

            2% des gens détiennent 50% de ces richesses. C’est vraiment beau, le progrès ! Depuis plus d’un siècle, le capitalisme promet l’accroissement des richesses de tous (ce que vous invoquez) : « attendez, ça viendra tout seul ».
            Et chacun peut s’appercevoir aujourd’hui que chaque progrès social a été le fruit d’une lutte des classes parfois violente. L’économie des pays pauvres est livrée en pâture aux intérêts privés ; et, depuis 30 ans, les pauvres des pays riches sont touchés de plein fouet.

            A quoi servent vos machines, alors ? A rendre les gens remplaçables. Et, vous avez encore raison, je suis très bien placé pour le savoir...

            • PonG
              PonG répond à tooms4444
              rationaliste fondamentaliste à (...)
              • Posté à 00h43 le 13/08/2008
              • Internaute 14407
                rationaliste fondamentaliste à (...)

              Le pb de la distribution des richesse n’est pas lié aux machines. Les machines (précisément parce qu’elles créent de la richesse) ne font que nous le poser avec sans cesse plus d’acuité.

              C’est fondamentalement d’un problème politique qu’il s’agit.

              Si l’on remplace une standardiste qui coûte 100 par un robot qui coûte 10, rien n’empêche arithmétiquement, à coût social égal de payer la standardiste 90 pour aller à la pêche.

              Comme l’entreprise (et c’est normal) ne le fera pas, et de manière plus réaliste, rien n’empêche non plus l’état de compléter ses indemnités chômage (disons de +30) afin de lui assurer la totalité de sa paie sans limitation de durée (elle va à la pêche si ça lui plait). Evidemment, il faut imposer d’autant la société en question pour financer le dispositif. Ce qui lui laisse un gain de 50. Et tenez, si en plus on s’est assuré qu’elle redistribue une part décente de ses gains de productivité (et donc de profit) aux salariés, on veut même bien ne l’imposer que de +20 et d’imposer de +10 les salariés (on n’est pas des chiens).

              Selon ce principe, tout le monde est gagnant. L’entreprise qui augmente ses profits, la standardiste qui va à la pêche ou apprend un boulot plus intéressant tout frais payés, et le reste du personnel encore en place qui se retrouve mieux payé.

              Et puis il y a l’autre solution :
              1) l’entreprise et ses actionnaires accaparent la quasi-totalité du profit marginal,
              2) il n’y a pas grand chose de plus dans les caisses d’allocation chômage pour tout un tas de raison : soit le brillant comptable de l’entreprise s’assure que le bénéfice déclaré reste nul, soit le génial avocat fiscaliste de chacun des actionnaires se débrouille encore mieux que l’année dernière et réussit l’exploit de leur faire verser un nouveau chèque par l’administration fiscale malgré des revenus qui augmentent en flèche,
              3) Notre malheureuse standardiste n’est évidemment pas la seule et ses collègues viennent en masse grossir le troupeau des naufragés de l’emploi (le robot est sorti en grande série).
              4) votre gouvernement centre-droit explique à grand renfort de pédagogie qu’on ne peut pas continuer comme ça, que la fête est finie, que l’état providence c’est le passé et que décidément, trop de chômeurs abusent honteusement du système.
              5) une fois que le message est bien rentré, il vous pond quelques lois très efficaces pour nettoyer tout ça et alléger la charge de l’état sans que ça n’émeuve plus que ça.

              Et voilà.

              Ce sont des choix.

              Le progrès technique ça existe. Et ça DEVRAIT servir au progrès social. Encore faut-il en avoir la volonté. C’est là que sa pêche. Mais les machines n’y sont pour rien. C’est pas le bon combat.

        3 autres commentaires
    • uGhz
      uGhz répond à affreuxjojo
      • Posté à 16h34 le 11/08/2008
      • Internaute 27800

      Je citerais bien aussi ici :

      - « La fin du travail », de Jerely Rifkins, qui traite précisément du parallélisme sur le long terme entre augmentations de la productivité et du chômage.

      - Pour une approche philosophique, les ouvrages de Dominique Méda, dont « Le travail : une valeur en voie de disparition ? »

      - Sur les conséquences éthiques du sous-emploi et les solutions de type « revenu minimum garanti », les articles de Van Parijs : Lien . (entre autres...)

      • PonG
        PonG répond à uGhz
        rationaliste fondamentaliste à (...)
        • Posté à 02h47 le 13/08/2008
        • Internaute 14407
          rationaliste fondamentaliste à (...)

        Ca m’intéresse mais y’en a bcp ! Vous pourriez en indiquer deux ou trois plus précisément ?

        D’avance merci.

  • affreuxjojo
    • Posté à 13h14 le 10/08/2008
    • Internaute 29421

    Exact

  • vol19
    • Posté à 13h17 le 10/08/2008
    • Internaute 13492

    Intéressant, mais peut-on extrapoler ? La mondialisation avec ses très bas salaires disponibles a réduit le processus de robotisation de la production dans le monde occidental vu qu’il est devenu plus rentable de créer des usines dans des pays à bas salaires et de re-exporter vu les coûts de transports bas.
    Et la question qui se pose avec la différenciation sociale et des revenus, c’est si finallement une frange paupérisée de la population ne sera pas en concurrence pour survivre pour des tâches domestiques avec des robots, pour au final marginaliser cette « transition » ou du moins segmenter les utilisateurs.

    Par contre, celà devrait faire du monde employé dans le « software development »... ? après le problème, c’est la dépendance...

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 13h21 le 10/08/2008
    • Internaute 25391
      Flat4

    Dire que je n’ai toujours pas de téléphone portable, pour rester dans le coup il va maintenant falloir que je m’achète en plus un robot qui décroche à ma place et me tient le téléphone contre l’oreille.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 13h21 le 10/08/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Si les robots font tout le boulot, que va faire l’homme ?

    -De la communication et de la propagande pour nous vendre la société des machines ( jamais un robot ne pourra étre programmé pour proférer autant de conneries qu’ un être humain moderne sur ce plan la ..)

    • tooms4444
      tooms4444 répond à Numerosix
      p'tit con
      • Posté à 10h22 le 11/08/2008
      • Internaute 41634
        p'tit con

      C’est clair, même l’intelligence artificielle ne remplacera jamais la connerie humaine.

  • J-BILLAUDEL
    J-BILLAUDEL
    Retraité - Athée pratiquant
    • Posté à 13h26 le 10/08/2008
    • Internaute 39492
      Retraité - Athée pratiquant

    Un président de la République « ROBOT » serait moins présent à la télé et ne pourrait pas faire pire que notre Automate piloté par ses potes du CAC 40.

    Vous posez là une vieille question toujours d’actualité. Comme ceux qui ont « le fric » en veulent toujours plus, ils ne supportent pas de « payer » (sous-payer) des employés qui osent demander « plus d’argent » pour « consommer plus ». Henry FORD, le ricain qui fabriquait des bagnoles pensait qu’il fallait avoir des « acheteurs » c’est-à-dire qu’il fallait que ceux dont il achetait à bas prix la « force productive » devaient gagner « assez » pour consommer.

    Il y a bien longtemps qu’Henry FORD est devenu « poussière » et ne roule plus son personnel au propre et au figuré.

    Restons au XXIe siècle en l’an 2008. Il n’est pas indispensable d’imaginer - pour se faire peur - la vie en 2100. A la mi-août vous êtes quelques uns à être victimes des robots de la « SNCF en Privatisation » et vous remarquez que les robots qui distribuent automatiquement et échangent vos billets vous ponctionnent « Automatiquement » sur votre porte-monnaie « Automatique-CB » des sommes que vous contesteriez par une réflexion désagréable devant un GUICHETIER en chair et en os.

    Vous voulez téléphoner à votre Banque, à la SNCF, etc. pour obtenir un renseignement, qu’avez-vous ? UN ROBOT qui vous joue du fifrelin pour piquer votre oseille à 0,34 € la minute soit 20,4 € l’heure (env. 130 Frs). Votre banquier, la SNCF, etc., vendent, avec bénéfice, du téléphone avec leurs Robots-à-tout-faire.

    Occupons-nous des robots actuels, pour les combattre et contrer leur invasion.

    Alors MM. BOLLORE, TAPIE, PINAULT, LAGARDERE, BOUYGUES et autres BOUTON, LAGARDE, WOERTH avez-vous songé dire à votre VRP qui loge rue du Faubourg St Honoré qu’il faut « du pouvoir d’achat » pour fourguer les productions du capitalisme... sinon demain des pancartes fleuriront dans les rues au milieu des poings levés.

    Messieurs, qu’on nomme grands... cessez vos conneries aurait pu dire l’ami Boris

    Le travail n’a jamais enrichi personne. Vous êtes les premiers à le savoir vous qui partez en weekend le jeudi soir pour ne revenir que le mardi matin afin d’éviter les embouteillages.
    Au fait, lecteurs, attention des Radars-Robots vous surveillent sur la route.

    Dormez braves gens, les robots travaillent pour vous faire crever.

    • papy55
      papy55 répond à J-BILLAUDEL
      prof. en province
      • Posté à 13h57 le 10/08/2008
      • Internaute 24237
        prof. en province

      « ...Un président de la République “ ROBOT ” serait moins présent à la télé et ne pourrait pas faire pire que notre Automate piloté par ses potes du CAC 40.... »

      Autre avantage, à chaque élection, la passation des pouvoirs serait plus rapide, il suffirait d’en changer les logiciels tout en conservant les données !

  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 13h26 le 10/08/2008
    • Internaute 17993

    Wow, trop cool ; « le Laas, laboratoire du CNRS, présentait son travail sous la forme d’un robot humanoïde qui se mouvait et déplaçait des objets avec une agilité confondante. »
    Je ne me sens pas trop concerné. Je ne déplace pas des objets avec une agilité confondante, j’ai d’autres choses à foutre : m’occuper de mes filles, trouver du temps pour randonner dans le Massif des Ecrins (j’y arrive pas), et finir ces putains de bouquins de Julien Gracq et Jim Harrison qui s’empilent sur mon bureau.
    Alors les robots, coucouche panier. Ce qu’ils nous montrent, c’est juste des lapins Duracell améliorés (= sans les poils).

    JFT_Charenton

    PS : tous ces trucs sur les robots, ça sent la promo à plein nez, c’est juste des labos en quête de fric qui font de l’auto-promo devant des journalistes (stagiaires ?) incultes, près à gober n’importe quoi. C’est fou ce qu’on arrive à faire en SIMULATION, genre clip 3D. Le problème, c’est que la VIE, la RÉALITÉ, c’est pas un clip 3D : y’a pas de de boutons STOP et REWIND. Personnellement, j’aimerais bien, mais c’est une autre histoire (humain, trop humain, comme disait l’autre).

    • Bragon
      • Posté à 14h35 le 10/08/2008
      • Internaute 28809

      « tous ces trucs sur les robots, ça sent la promo à plein nez, c’est juste des labos en quête de fric qui font de l’auto-promo devant des journalistes »
      Je ne suis pas d’accord, ces démonstrations, sont commerciales, il est vrai, mais elles servent aussi à exposer l’avancée des technologies.

      Je suis d’accord qu’un robot qui danse ne sert à rien, mais maintenant imaginons cette technologie mise au service des handicapés par exemple. Un robot capable de comprendre des ordres oraux et d’effectuer des tâches simples (ramasser un objet, ouvrir une porte...) dans ce cas leur utilisation n’est plus futile. Pourtant avant d’arriver à ce stade d’application, on est bien obligé de passer par un stade de recherches plus « théoriques » telles qu’elles sont présentées, ou on cherche à maitriser toutes ces capacités, avant de pouvoir leur donner des applications concrètes.

    • elLolo
      • Posté à 16h37 le 10/08/2008
      • Internaute 27714

      J’ai du mal à comprendre cette agressivité qui, en plus, sent l’ignorance à plein nez (et la bêtise).
      Vos boutons STOP et REWIND font parties du quotidien, donc de la réalité : lecteurs de musiques, de DVD, de Blue-ray, télécommandes de Tv, etc. Il sont faciles à associer à n’importe quelle séquence connue d’actions donc à la cueillette de fraises ou au serrage de boulons... Vous avez besoin de mettre des sentiments pour ÇA ? ! « Mon petit boulon, ne t’ai-je pas trop serré ? » dira le robot sentimental ? Dans la réalité, il y a plein de choses automatisables.

      Pendant que vous vous foutez des développements technologiques, les japonais (depuis l’État) investissent énormément dans la conception de robots pour l’aide à la personne. Demain, il y aura peut-être une volonté de la société pour généraliser leur usage (pourquoi prendre des congés maternité et s’occuper de votre nouveau né alors que le robot peut le faire ? ! Au boulot !).
      Plutôt que de regarder votre nombril et de vous moquer de ce qui est montré à « des journalistes (stagiaires ?) incultes », vous devriez commencer à vous demander comment empêcher l’introduction de robots là où les relations humaines sont importantes (par exemple les services à la personne, le changement des couches de bébé), et les multiplier là où la main humaine n’apporte finalement rien (le fameux serrage de boulons).

      • Compte supprimé le 21 janvier 2
        • Posté à 20h15 le 10/08/2008
        • Internaute 17993

        C’est pas de l’agressivité, c’est de la lucidité. Je suis ingénieur depuis 30 ans, alors les effets d’annonce sur les révolutions technologiques, ça me fait rigoler. Citez moi UNE seule avancée technologique dans le dernier quart de siècle : le TGV, Ariane, l’homme sur la Lune, les PC, les fibres composites ? Que dalle. La robotique, l’intelligence artificielle, ce sont des disciplines qui n’ont STRICTEMENT rien pondu depuis 30 ans.
        Qu’on puisse penser que l’objectif ultime de la science ce soit un robot pour torcher les bébés, je n’aurais jamais pensé qu’on puisse descendre aussi bas. L’exemple vient de vous, merci. Moi, pour ça, j’étais plutôt dans le genre analogique, genre contact humain. Je ne pensais pas perdre mon temps.
        Qu’on puisse dire « pourquoi prendre des congés maternité et s’occuper de votre nouveau né alors que le robot peut le faire ? ! » est honteux et consternant. Vous avez pensé à la SPA ?

        JFT_Charenton

         
        • Tyb
          Tyb répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
          (par ici, par là)
          • Posté à 10h22 le 11/08/2008
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          « Citez moi UNE seule avancée technologique dans le dernier quart de siècle : »

          Internet (le WWW plus précisément), le WiFi, la micro-micro-informatique (baladeur mp3, UMPC, et autres téléphones portables), les écrans plats, les drones, etc... etc... etc...

          • Compte supprimé le 21 janvier 2
            • Posté à 11h32 le 11/08/2008
            • Internaute 17993

            Wow, le WiFi, exploiter la bande 2.4 GHz pour transmettre de l’information, comme les Talky-Walky Fischer Price, ça c’est de la révolution technologique. Mettre des caméras sur des petits avions munis de moteurs de tondeuse à gazon avec une liaison RF, c’est trop cool.
            Vous êtes exactement la preuve de ce que je dis : comme vous êtes sevré de toute innovation technologique depuis 1/4 de siècle (= une génération), le moindre « buzz » sur « Ça m’intéresse » vous apparait comme une avancée majeure de l’Humanité ; le mec qui a inventé la télé HD, et celui qui a inventé le format DVD, ils devraient mériter le prix Nobel, non ?

            A propos, tiens, juste une info, le mec qui fait gagner des 100taines de milliards de dollars aux Coréens, le mec qui a travaillé sur les cristaux liquides (dans ta tête, traduis « LCD » et « TFT »), c’était un Français, Pierre-Gilles de Gennes. Lui c’était un Savant.

            JFT_Charenton

        • Keldan
          Keldan répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
          Now future & karpe diem
          • Posté à 18h11 le 11/08/2008
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Le nanotube de carbone ?
          Le décryptage du génome humain ?
          Les cellules souches ?
          Le four micro-onde ?
          L’airbag ?

          Je suis d’accord avec toi, montrer des robots qui font mumuse avec une balle, c’est pour montrer à la masse que finalement les chercheurs font quelque chose, car s’ils commencent à expliquer les recherches sous-jacentes et les détails techniques de leur découverte, il n’y a plus personne dans la salle...

          Mais oser dire que rien n’évolue depuis 30 ans, c’est n’importe quoi !
          Si 30 ans d’ingénierie ça rend aussi blasé de la vie, je vais continuer à me ruiner la santé en espérant claquer avant d’en arrive là : D

        3 autres commentaires
      • Pourquoi
        Pourquoi répond à elLolo
        être pensant
        • Posté à 22h24 le 10/08/2008
        • Internaute 50227
          être pensant

        Pourquoi doit on investir pour que des machines aident la personne et pas pour que des personnes n’aient pas besoin de machine.
        C’est pas rentable ?
        Cela rendrait trop indépendant ?

  • delavergne
    delavergne
    journaliste
    • Posté à 13h27 le 10/08/2008
    • Journaliste 15106
      journaliste

    Très intéressant ce sujet. Merci François Bugeon.

    Le dernier « Un oeil sur la planète » était consacré au Japon. Instructif, comme d’hab’. Pour ceux qui ne l’ont pas vu, un chercheur - qui avait son humanoïde - expliquait simplement que pour eux le robot est complémentaire à l’homme. C’est un ami. Alors que pour nous, occidentaux, c’est la méfiance qui prévaut.

    Perso, je ne comprends pas comment sur une planète surpeuplée, on continue à tout robotiser et à supprimer du travail pour l’homme... Mais bon, je ne suis qu’un Français terre à terre ; -)

    • h2b1
      h2b1 répond à delavergne
      Retraité & Bénévole
      • Posté à 18h04 le 10/08/2008
      • Internaute 14058
        Retraité & Bénévole

      moi aussi, très terre à terre, merci delavergne.
      juste une pensée : le travail pour l’homme est-ce une obligation, une nécessité ou vraiment un plaisir ?
      Si ce n’est pas un plaisir, vive les robots qui bossent !

    • meg
      meg répond à delavergne
      • Posté à 21h32 le 10/08/2008
      • Internaute 12017

      Le Japon commence à vieillir et la population en age de travailler va se réduire considérablement. Les japonnais n’aiment pas beaucoup l’immigration. Ils viennent par exemple de voter de nouvelles lois imposant la prise des empreintes digitales des voyageurs étrangers qui passent dans les aéroports nippons* (les immigrés coréens vivant au Japon depuis le XIXeme ont encore un statu d’étrangers). Pour soigner sa population vieillissante l’Europe « pense » plutôt à l’immigration, alors que le Japon semble préférer la robotisation, d’ou cette recherche dans le secteur des « aides aux personnes ». La culture insulaire et assez repliée du Japon et les problèmes de surpopulation doivent jouer dans ce choix (j’accuse pas les japonnais de xénophobie, quant on habite un pays doter d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale on a pas de quoi pavoiser). Comme cela a été dit dans un commentaire, les japonnais sont moins méfiants (ou plus enthousiastes) que nous vis à vis de la technologie, tout cela peut expliquer cette frénésie pro-droïdes au soleil levant. Je ne pense pas que l’Europe va se robotiser de la même manière.

      –––––––

      La robotisation de certaines tâches dangereuses, contraignantes ou abrutissantes me semble souhaitable. Mais je pense par exemple au gâchis qui est fait avec les OGMs, une technologie qui me semble avoir un potentiel énorme mais qui est très mal utilisé à cause de la logique de profit du capitalisme. Je me souviens d’une annonce dans le JT, je devais avoir 10 ans. Un mec en blouse blanche présentait les OGMs qui venaient juste d’être « mis au point » et déclarait très enthousiaste qu’« il n’y aura plus jamais de faim dans le monde ». 20 ans plus tard voyons le résultat...

      Alors pour la robotisation du service à la personne qui libérera l’Homme du travail, je le sent pas.

      ––––––-

      * Sur les empreintes digitales au japon, le blog d’une française expatrié au Japon ;
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  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 13h33 le 10/08/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Qui veut faire sa lessive à la main au lavoir en bas de le rue ?

    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 22h45 le 10/08/2008
      • Internaute 17993

      La machine à laver, dans sa forme actuelle, a été inventée à la fin des années 40. C’est pas un robot qui simule la Mère Denis avec son battoir et son accent à la con. Il n’y a pas un gramme de robotique là dedans et ça marche très bien (et sans doute à cause de ça).

      JFT_Charenton

      PS : il est intéressant de remarquer tout ce qu’il y a de rétrograde dans ce qu’on nous présente comme des robots « modernes » : un corps surmonté d’une tête avec 2 yeux, deux bras prolongés par 2 mains, tout ça en tôle galvanisée, c’est la science-fiction des années 30. Les vrais robots, ceux qui soudent des pipe-lines, qui posent des câbles sous-marins, etc... sont infiniment plus complexes, et plus intéressants. Ils ressembleront à quoi, les robots-torcheur-de-bébé, ou les releveurs-de-vieux-qui-vient-de-tomber ?

      • Lupus Michaelis
        Lupus Michaelis répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
        Instantiation en cours...
        • Posté à 03h24 le 11/08/2008
        • Internaute 38642
          Instantiation en cours...

        La machine à laver est pourtant un robot ménager.

        Et puisque tu es ingénieur, tu sais très bien pourquoi il y a tant d’efforts sur les robots humanoïdes : c’est rassurant. Parler à un « être » qui nous ressemble est rassurant. C’est stupide, mais les humains le sont généralement.

        Quand à comparer la compléxité de robots donc l’utilité n’est pas la même est particulièrement malhonnête.

        On ne peut refuser aux concepteurs de robots humanoïdes l’exploit de faire tenir un robot humanoïde debout, de le faire marcher, voir courir, qu’il soit capable de percevoir son environnement de manière assez semblable à ce que perçoit l’homme.

        Quand au releveur de vieux, tu m’excusera, mais j’aurais moins honte de dépendre d’une machine que d’un humain. Parce que le sentiment de dépendance sera moins honteux vis-à-vis d’un être artificiel plutôt que d’un humain.
        Par contre le torcheur de bébé, dans une société sans travail je n’en vois l’intérêt que dans les crêches, ou les centres de reproduction automatisés ;)

         
        • Compte supprimé le 21 janvier 2
          • Posté à 05h14 le 11/08/2008
          • Internaute 17993

          L’expression « robot ménager », ça vient de chez Moulinex. Une machine à laver déroule un programme basique, jusqu’il y a quelques années codé en dur dans une série de cames et de switchs. Par contre les « rovers » qu’on envoie sur Mars ont effectivement des capacités d’adaptation en fonction de la nature du sol, de la pente, etc. Réagir d’une façon non triviale en fonction d’un environnement changeant, là ça devient intéressant.

          Je reconnais que concevoir un robot bipède qui ne se casse pas la gueule est hyper pointu, c’est effectivement un exploit, qui ne sert à rien. Le côté humanoïde ne sert à rien. Maintenant, si on veut une image rassurante devant soi, on peut utiliser un miroir (pour les névrosés), une peluche ou une icône, à la limite une télé bloquée sur JP. Pernaut, mais franchement, un robot, c’est malsain.

        1 autres commentaires
  • Saheyus
    Saheyus
    Nightfall, quietly it crept and (...)
    • Posté à 13h48 le 10/08/2008
    • Internaute 28231
      Nightfall, quietly it crept and (...)

    « Si les robots font tout le boulot, que va faire l’homme ? »

    Vivre, peut-être ? On peut toujours rêver un peu et imaginer que les humains comprendraient que le « boulot » n’est pas leur vie, tout comme l’entretien de leur corps et de leur esprit n’est pas un « boulot ». A partir de ce point, on peut toujours imaginer des gens ne travaillant que quand ça leur chante pour faire le boulot qui leur plaît, on pourrait aussi imaginer imaginer que les arts et la philosophie pourraient devenir des occupations plus courantes, plus sérieuses et mieux estimées. Et puis, une vie, est-ce assez long pour aimer, apprendre et rire ?
    Je sais, je délire.

    Mais, de toutes façons, la question ne se pose même pas pour moi. Enfin, pas pour beaucoup de monde, juste pour une toute petite élite. Car ce que la contre-utopie de Wall-E a d’incohérent et d’invraisemblable, ce ne sont pas les robots, ce n’est pas l’usage qu’en font les humains. C’est bien plutôt que nous n’aurons jamais l’énergie fossile suffisante pour faire tourner quoi que ce soit qui y ressemble à grande échelle (les voitures, les fauteuils volants, les robots humanoïdes, ça sera seulement pour les élites, vous en faites pas), et que d’ici à ce qu’on aie épuisé totalement pétrole, gaz et charbon, et qu’on songe réellement à une exploitation ingénieuse des énergies renouvelables, on aurait déjà fait sauter la Terre et l’humanité aura à moitié disparu.
    Et les animaux eurent beaucoup d’enfants, fin.

    « les robots humanoïdes capables de remplacer l’homme dans la majorité de ses tâches seront sur le marché d’ici vingt à trente ans. »

    Et ils ont prévu de les faire marcher à quoi, au juste ? Dans 20 à 30 ans, on sera en pleine crise de l’après-pétrole, on sera en pleine pénurie d’uranium. Le moment idéal pour faire des bêbêtes mécaniques à tout va, c’est évident.

    PS : Qu’on ne s’y trompe pas, j’ai beaucoup aimé Wall-E. Mais je ne considère pas ce film comme un film « futuriste », mais un film « utopique ». Il présente notre société telle qu’elle serait si elle avait les moyens et l’envie d’amener la société de consommation au dernier degré. Ce n’est pas un film prophétique, on ne pourra jamais faire ce que les humains ont fait dans Wall-E, mais ça doit justement nous pousser à réfléchir sur MAINTENANT.

    • Homer555
      Homer555 répond à Saheyus
      • Posté à 17h52 le 10/08/2008
      • Internaute 45141

      Je ne m’inquiète pas pour l’énergie. Les énergies du futur renouvelables ou pas sont déjà dans les cartons de groupes comme Total, Suez, Bolloré et consœur.

      Simplement, dans une logique de prix maximum, a quoi bon mettre sur le marché des énergies concurrentes au pétrole alors qu’il suffit de continuer sur celui ci jusqu’a son épuisement (donc de monter à son prix maximum) puis d’embrayer directement sur la nouvelle énergie au même prix que la dernière goutte de pétrole ?

      Dévoiler maintenant les énergies développées serait une erreur de businessman débutant.

      • Saheyus
        Saheyus répond à Homer555
        Nightfall, quietly it crept and (...)
        • Posté à 18h35 le 10/08/2008
        • Internaute 28231
          Nightfall, quietly it crept and (...)

        Oui sans doute, mais comme je l’ai dit, on aura rasé la moitié de la planète avant que ça n’arrive. Si les grands groupes attendent la fin du pétrole, puis la fin de l’uranium, puis la fin du gaz, puis la fin du charbon, les guerres pour l’appropriation des ressources naturelles et la destruction de l’environnement viendront a bout de l’humanité tôt ou tard.

  • kdb
    kdb
    • Posté à 13h47 le 10/08/2008
    • Internaute 29729

    pour quoi pas instaurer aux patrons une sorte de cotisation pour tout robot qui fait le travail d un humain

    • otto didakt
      otto didakt répond à kdb
      citoyen en colère
      • Posté à 21h24 le 10/08/2008
      • Internaute 19852
        citoyen en colère

      et pourquoi pas la révolution et le pouvoir dans les mains du peuple pendant que vous y êtes ?

      hi hi

  • Anonyme

    Bonjour, ce film est une éniéme expression de la déshumanisation. Notéz que ces « robots » ont des « émotions » et que le robot « femelle » se nomme EVE.
    Pendant que les spectateurs s’identifient inconsciemment aux personnages, ils oublient la réalité et sont programmés comme des computers.
    Cela fonctionne trés bien sur les plus jeunes. Comment endoctriner des kmhers verts ? C’est simple

    Les humains sont des virus !

    Les flics du climats se « forment » : -(
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    A bientôt
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    • Saheyus
      Saheyus
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 16h43 le 10/08/2008
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      « Les humains sont des virus ! »

      Je le pense depuis ma plus tendre enfance et sans aucune aide extérieure. Comme quoi.

      « Notéz que ces “ robots ” ont des “ émotions ” et que le robot “ femelle ” se nomme EVE. »

      Les « robots » ont des « émotions », mon dieu ! quelle hérésie !
      Il ne vous est jamais venu à l’idée que s’il existait une intelligence artificielle extrêmement évoluée, capable de réagir à toutes sortes de situations, de communiquer, d’être en colère ou triste (ce n’est pas difficile à imaginer, même un tamagotchi simule ça), capable, enfin, de réfléchir par lui-même, et, soyons fou, d’apprendre des choses comme d’en oublier, alors peut-être cette intelligence artificielle ne serait pas très différente de la nôtre ?
      Vous devriez regarder des films comme Metropolis. Les idées de robots qui semblent bien vivants, c’est très vieux, ça ne date pas de l’écologie, et ça n’a rien à voir avec la lobotomisation des têtes blondes.

      Pour ma part, je me suis identifié à Wall-E, de façon parfaitement consciente, et il y a pas mal de réflexions à en tirer.
      Une bonne oeuvre est une oeuvre qui amène à s’identifier à ses personnages, c’est ainsi.

      • sarkophage_xyz-
        • Posté à 20h56 le 10/08/2008
        • Internaute 24987

        Bien naze : les robots n’ont pas et n’auront pas d’émotions, ils ont des programmes, le point commun avec les humains c’est qu’on peut programmer les humains. (a voter bernique par exemple).

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