Focus 16/07/2007 à 00h00

Bel avenir pour le logiciel libre en France


Du 10 au 14 juillet, avaient lieu à l’université d’Amiens les Rencontres mondiales du logiciel libre, connues également sous le diminutif RMLL. Une grande manifestation qui rassemblait, pour sa 8e édition, les différents acteurs du domaine. Ici, le monde associatif côtoie le monde de l’entreprise, le monde universitaire, le monde éducatif, les collectivités locales, les grandes administrations ainsi que les simples utilisateurs comme les passionnés.

Tenir compte de l’intérêt des autres

Bref, une vaste communauté où chacun y trouve son intérêt et tiens compte de l’intérêt des autres. Car c’est bien ça le logiciel libre : tout le monde a la liberté de contribuer, et chacun dispose des contributions des autres. Le parallèle avec l’encyclopédie Wikipédia est inévitable.

D’ailleurs, les deux communautés sont très proches et sont liées par une même philosophie, celle du partage et de la création de biens communs. Le logiciel libre sort donc du modèle classique basé sur la concurrence pure, le secret industriel et la logique du brevet. Il a longtemps soulevé des réserves quand à sa viabilité économique. Aujourd’hui, celle-ci ne fait plus aucun doute. De nombreuses études ont validé ce modèle, mais il y a un indice encore plus flagrant : il suffit de voir le nombre d’entreprises (jusqu’aux plus grosses actuelles : IBM, Sun, etc.) impliquées dans le développement d’applications libres.

Nombre d’administrations ont déjà adopté OpenOffice, Firefox ou Linux…

Le marché du service est lui aussi fortement touché. Nous avons vu la création de nombreuses SSLL, autrement dit des SSII offrant des prestations basées sur du libre. Autre indice : de nombreuses administrations ont effectué un déploiement massif de logiciels libres et fonctionnent actuellement avec des programmes bien connus comme OpenOffice, Firefox, Thunderbird ou Linux.

La Gendarmerie nationale a été l’un des précurseurs en France, avec le déploiement, début 2006, d’OpenOffice et de la suite Mozilla sur son parc informatique. Plus récemment, l’Assemblée nationale vient d’équiper ses 577 députés, et autant d’assistants, de postes fonctionnant avec le système d’exploitation Linux et utilisant des logiciels libres, notamment pour la messagerie.

Enfin, les grandes villes européennes franchissent peu à peu le pas : Munich et la migration de 14000 postes, Amsterdam en 2006, ou encore Paris, en juin 2007, qui a annoncé l’équipement des 163 élus de la ville par des logiciels libres. De nombreux pays comme le Brésil, le Chili ou le Venezuela ont également annoncé de pareilles mesures.

Cependant, il serait faux de réduire, comme trop souvent, les avantages du logiciel libre à un simple intérêt comptable. Même si sa base est la libre diffusion du logiciel, des intérêts encore plus fondamentaux sont en jeux. D’une part, l’apport d’une communauté de contributeurs à l’édification de logiciels est indéniablement bénéfique, de part sa réactivité et sa force de proposition.

Le choix de l’indépendance technologique pour combattre les monopoles

Ensuite, il permet à chaque pays, à chaque administration, de marquer son indépendance technologique vis-à-vis des grandes sociétés éditrices de logiciels, généralement américaines. D’autre part, sa philosophie et son développement ont mis en avant un point clé qui est l’interopérabilité et l’utilisation de formats ouverts. Cela facilite considérablement les communications dans un monde équipé de systèmes hétérogènes. Les formats ouverts nous rassurent également sur les futures migrations et mises à jour par l’assurance d’une continuité du support des formats.

Le libre permet également de combattre des monopoles, là où des entreprises classiques ont toutes les peines du monde à s’imposer. Le marché des navigateurs internet est l’exemple le plus marquant : la constante progression de Firefox (en mars 2007 à 24% de parts de marché et aujourd’hui à 28% en Europe d’après Xiti) montre que le monopole de Microsoft sur ce secteur est fortement déstabilisé par un concurrent libre.

Au delà du simple combat sur les parts de marché, cette petite révolution a permis d’imposer le respect des standards sur les nouvelles versions des navigateurs et a relancé l’innovation et l’émergence de nouvelles fonctionnalités. Les utilisateurs, mais aussi les développeurs Web, en sont donc les grands gagnants.

Un second monopole est aussi menacé par le libre, celui des ordinateurs grand public. En effet, il n’est plus rare, aujourd’hui, de trouver des PC équipés d’une distribution Linux, réduisant au passage le coût de la machine du prix de la licence du système. La vente forcée ou vente liée, qui a permis à Microsoft de constituer son monopole mais qui a également accéléré l’informatisation du grand public, est de moins en moins omniprésente. Beaucoup de travail reste encore à faire sur ce sujet, mais il est possible, désormais, de trouver des alternatives offrant un vrai choix quant au système d’exploitation.

De la création graphique jusqu’au secteur de l’éducation avec Gcompris, par exemple

A Amiens, pendant cette rencontre internationale, il a été notamment question de l’intérêt du libre pour le secteur public, avec des projets comme le RGI (Référentiel général d’interopérabilité) ou la dématérialisation de l’administration ; dans le secteur scientifique avec des projets de plates-formes de calcul, de simulation, de télé-médecine ; dans le domaine de la création artistique avec des outils de création graphique comme Blender, The Gimp, de montage vidéo et de création de jeux vidéo ; dans le monde de l’entreprise avec l’utilisation de plates-formes facilitant la gestion des relations client et la gestion interne (comptabilité, planification, management, ressources humaines, etc.) ; dans le secteur de l’éducation, avec la présentation de distributions spécialisées, d’outils pédagogiques comme AbulEdu ou Gcompris ou de systèmes de gestion d’élèves et de rendus de travaux.

Au total, plus de 300 conférences ont été présentées, et environ 1500 personnes d’une cinquantaine de nationalités ont pris part à cette rencontre. Reste que si chacun était d’accord sur le bilan positif du logiciel libre, celui-ci est encore menacé par la volonté d’instaurer les brevets logiciel en Europe. Enfin, la question des verrous numériques (ou DRM), qui a fait largement parlé d’elle lors des discussions sur la loi DADVSI, pose toujours problème car ces verrous sont incompatibles avec des logiciels libres.

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  • toktomi
    • Posté à 19h57 le 16/07/2007
    • Internaute 9821

    sarko appuerait t il des économies de buget public coulant l économie privée ?
    un peu de rupture dans la compète économique :)

  • toutoune25
    • Posté à 02h18 le 17/07/2007
    • Internaute 5980

    Hello,

    Bravo pour cet article Frédéric !

    Cet évènement a vraiment été l’occasion de faire découvrir de nombreuses facettes inconnues du « monde libre » par des personnes pourtant parfois impliqués dans la communauté. La preuve est maintenant faite que créer des entreprises travaillant dans le libre (même à 100%) est possible, et le rappeler ne fait jamais de mal (c’est par exemple le cas de PMB, Lien, un logiciel de gestion de bibliothèque).

    Défendre le libre, c’est aussi défendre une liberté numérique, une meilleure pérénité des formats de fichiers et donc un meilleur archivage. Le problème se pose très concrètement : quel format peut-il être utilisé pour les fiches de payes électroniques, document qui doit être conservé 40 ans (voir Lien) ? Lire en rapport avec tous ces problèmes ce blog de Thierry Stoehr.

    Au passage, j’en profite pour signaler un lien mort : le lien vers l’article « Modèles économiques liés aux logiciels libres » de l’AFUL est cassé, une correction est surement possible ?

  • Anonyme

    le site d’ubuntu france pr en savoir + sur ce logiciel libre
    Lien

  • Anonyme

    Encore un bel évènement, j’y étais également vendredi 13, ma boss intervenait dans la conf’ communication !
    Au trou ceux qui prétendaient que le logiciel libre était passé de mode ! !

  • Anonyme

    Très bon article. Merci !

    Au moment en France ou un ordinateur neuf grand public est le systématiquement vendu avec le nouvel OS de Microsoft. Il est temps de faire respecter la loi qui interdit la vente lié : Lien

    Les logiciels libres sont moins gourmands en d’électricité et donc moins de CO2 pour la planète... petite démonstration (non scientifique) d’un particulier sur le forum ubuntu-fr :
    Lien

    Et enfin a propos d’économie ou de balance commerciale Française : Un essai de Pierre JARILLON
    Lien

    Bonne lecture

  • Pharisien
    Pharisien
    Pas bien situé
    • Posté à 10h54 le 18/07/2007
    • Internaute 10799
      Pas bien situé

    Ah, il n’y a pas d’attroupement ! Les LL ça vaut pourtant le détour.

  • Mannig
    Mannig
    sécurité informatique et veille (...)
    • Posté à 20h27 le 21/07/2007
    • Internaute 12940
      sécurité informatique et veille (...)

    Vous affirmez par le truchement de votre auteur :
     » Le libre permet également de combattre des monopoles, (...) la constante progression de Firefox (...) montre que le monopole de Microsoft sur ce secteur est fortement déstabilisé par un concurrent libre. »

    Exemple parfait du mauvais exemple. On veut nous faire croire qu’en quittant Micro$oft, on quitte un monopole. Il me semble, moi, que Sun n’est pas à proprement parler une petite SSII de quartier et qu’avec son Java implanté sur toutes machine (ou presque), il est BEL ET BIEN un autre monopole. Les médias se sont toutes (volontairement mais pour quelle raison ?) engouffrés dans le mirage FireFox en oubliant complètement les autres navigateurs ayant fait leurs preuves bien avant FireFox (car tout simplement plus vieux) comme Opera. Une preuve de la mauvaise foi des médias ? Le dernier Windows News parle des fonctionnalités des navigateurs dans son article « Les solutions gratuites vous protègent-elles vraiment ? ». Il y est dit, page 61, colonne C, que IE 7 et FireFox possèdent des fonctionnalités anti-phishing. Quid d’Opera ? Pourtant Lien est on ne peut plus clair la-dessus. Opera possède aussi une fonction de blocage de site entièrement paramétrable par l’utilisateur (Lien). Opera, tout comme FireFox est gratuit, bien plsu ancien que FireFox et plus sûr. Mais Windows News, comme votre auteur, préfère parler de FireFox. Pourtant Opera est loin - mais alors là, très loin - d’avoir la surface financière de Sun.

    Alors, je veux bien que l’on parle et que l’on loue le Libre véritable (càd avec un code disponible(**)) mais quant ça dope un monopole de fait comme Sun, je ris.

    -_-

    Aux Talibans du Libre tout autant qu’à la presse, je pose la question simple qui est de savoir ce qu’il faut choisir entre promouvoir une solution, Libre qui ne fait, au final, que renforcer un quasi-monopole (FireFox et Sun) et promouvoir un produit gratuit mais pas Libre, stricto sensu. Moi, j’affirme que l’on fonce(*) tout droit dans le mur. Remarquez, vous n’êtes pas les seuls. Notre glorieuse Institution Européenne en fait tout autant en louant les formats propriétaires (Lien). À y regarder de plus près, l’UE, toujours elle, avec Lien enfonce le clou, au cas où certains visiteurs n’auraient par compris. On y voit les outils supportés à la fois en termes de navigateurs et en termes de formats vidéo. En ce qui concerne les navigateurs, pratiquer une restriction (car beaucoup de navigateurs sont omis, c’est le moins que l’on puisse dire) est inacceptable. En vertu de quoi (ou plutôt : pour faire plaisir à qui) le fait-on ? Les formats vidéo non plus (que l’on me rectifie si je me trompe) ne mentionnent AUCUN format Libre. On voit que la mauvaise foi est planétaire. Ce serait bien de ne pas vous y mettre aussi, même de façon indirecte, en examinant d’un peu plus près les papiers que l’on vous envoie.

    Egalement, vous donnez - votre auteur, pardon - une statistique des parts de marché de chaque navigateur établi par Xiti, outil de statistiques de « hits ». Ce que vous ignorez probablement est que certains sites, dans une proportion non négligeable, testent l’identité du navigateur - même question que ci-dessus : pourquoi ? - afin de n’ouvrir l’accès qu’à certains... et le refuser à d’autres. Il n’est donc pas rare que, votre serviteur, travaillant sous Opera, doive le paramétrer pour faire croire au site distant qu’il est sous IE ou... FireFox — puisqu’aucun autre choix ne lui est laissé. Du coup, le gestionnaire de hits desdits sites discriminatoires(***) enregistrent tantôt IE, tantôt FireFox. Passez, muscades !
    La mystification est donc totale sauf à ceux qui aiment bien regarder le dessous des choses et je suis du nombre. Déformation professionnelle, sans doute. Je peux donc vous annoncer que les parts d’IE et FireFox sont plus faibles qu’on nous le dit en raison de ce phénomène. CQFD.

    Xiti, aussi partial que les autres, ne mentionne même pas Opera (Lien) dans ses études, du moins sur cette page qui s’en veut pourtant une synthèse. comme on va m’objecter que le mot est cité, en revanche, à l’intérieur des études, je répondrai que, par exemple, le dernier lien en date (Lien) nous porte sur une page... qui ne cite pas Opera. Télécharger le PDF correspondant ne révelera aucune occurrence du mot « Opera ». Il faudra user d’artifices (Lien) pour voir qu’en fait, Opera est cité dans certaines d’entre elles : 3 - trois - three - tres - pour 71 études publiées. Mais vous reconnaîtrez que j’ai dû aller bien loin - bien trop loin - pour en faire le constat, non ? Et 3 sur 71 n’en représentent même pas 5% ! Vous avez dit « objectivité » ? A tout prendre, je préfère me référer à Browser News dont les statistiques (Lien) montrent un panel bien plus riche de navigateurs, donnent des chiffres issus de 6 sources différentes, chacun d’elles étant commentée en bas de page. Les données relatives à FireFox sont regroupées sous le vocable « Gecko » (Lien(moteur_de_rendu) ). Les chiffres différent de ceux de Xiti (ce qui n’étonnera personne) compte tenu, entre autre, de la multiplicité des sources consultées.

    Il y a une mauvaise foi planétaire autour des monopoles (de jure ou de facto) informatiques et du Libre, réels ou supposés. La volonté est manifeste de favoriser certains actuers et en ruiner d’autres. Je tenais à en aporter les preuves.

    Mais vous m’objecterez que l’auteur n’appartient pas à votre rédaction. Et je vous contre-objecterai que vous avez néanmoins validé son papier.

    (*) je n’ai pas dit qu’on y allait mais bien qu’on y fonçait.
    (**) mais qu’une communauté microscopique seule ira modifier. L’avantage « Libre » est donc purement académique.
    (***) je vais peut-être en toucher deux omts à la HALDE (Lien), tiens...

    • Frédéric Guihéry
      Frédéric Guihéry répond à Mannig
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 03h33 le 22/07/2007
      • Internaute 12657

      J’ai choisi d’évoquer Firefox simplement parce qu’il est plus parlant pour le lectorat de Rue89 que Konqueror, Opera ou même Lynx.
      A propos de Java, je ne saisis pas bien le rapport avec Firefox. Oui la JVM fonctionne comme plugin dessus, mais elle tourne également sous Internet Explorer et Opera au même titre que Flash.

      Concernant Xiti, il a simplement été cité pour montrer la croissance des pdm de Firefox face à IE. Je n’ai pas dit que cet indicateur était parfait. Je n’ai pas non plus dis que ces deux navigateurs étaient les seuls. Je voulais avant tout montrer la tendance qui, au passage, est validée par le lien que vous donnez.

      Je suis vraiment désolé que Xiti ou Windows News ne fassent pas mention de votre navigateur favori, mais vous conviendrez qu’il est compréhensible, mais pas nécessairement légitime, que certaines sociétés laissent de côté les « petits » navigateurs.

      Quand au complot qui viserait à favoriser des applications au détriment d’autres, j’ai du mal là encore à vous suivre. Mozilla, en l’occurence, a de très bonnes compétences en com’, je pense qu’il faut plûtot regarder de ce côté là.

      Pour en revenir à votre remarque très pertinente sur l’intêrét d’un monopole libre face à un monopole propriétaire, je n’ai pas d’avis tranché sur la question. D’ailleurs, il serait difficile d’en avoir un puisque aucun logiciel libre n’est dans une telle position. Comment alors parler des impacts d’un état qui n’a jamais eu lieu ? Firefox oscille entre 20% et 30% selon les indicateurs. Nous sommes quand même bien loin d’un monopole et nous pouvons tout à fait, dans l’avenir, avoir un marché équilibré. Néanmoins, si un soft libre était amené à prendre toute la place, il aurait au moins deux avantages par rapport à du propriétaire : d’une part, son code source étant disponible, il serait toujours possible de créer des forks et, d’autre part, n’étant pas uniquement lié à une société, chacun pourrait contribuer à le faire évoluer. Mais la question reste ouverte.

      « Ce que vous ignorez probablement est que certains sites, dans une proportion non négligeable, testent l’identité du navigateur - même question que ci-dessus : pourquoi ? »

      Je ne l’ignore pas et je le comprends d’un point de vue de développeur, mais si vous avez des chiffres à avancer, je suis preneur. En attendant, je reste tout de même songeur quant à l’impact de ces mesures sur des statistiques globales.

      Concernant cet article, il s’agit d’une tribune qui, comme son nom l’indique, donne un éclairage différent de celui des journalistes. J’admet cependant que le tag Tribune soit peu visible.

      • Mannig
        Mannig répond à Frédéric Guihéry
        sécurité informatique et veille (...)
        • Posté à 18h34 le 22/07/2007
        • Internaute 12940
          sécurité informatique et veille (...)

        < –––––––––––––––––––––––––––––– >
        J’ai choisi d’évoquer Firefox simplement parce qu’il est plus parlant pour le lectorat de Rue89 que Konqueror, Opera ou même Lynx.
        < –––––––––––––––––––––––––––––– >
        Pardi !

        Ce faisant, vous faites - je me répète, désolé - comme tous les medias qui choisissent **délibérement** de mettre en avant FireFox. Ce genre d’argutie ne change rien à la démarche et je ne peux que dénoncer l’attitude qui ressemble fort à une curée. Pour un défenseur du libre, voià bien une attitude partisane.

        Ça me fait penser aux excités qui font courir le bruit qu’il y aura, par exemple, une pénurie de sucre. Du coup, les gens se précipitent sur les points de vente et vident les réserves en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et notre homme jubile en déclarant : « Je vous l’avais bien dit ! ». Et ça vous permet aujourd’hui d’écrire que FireFox est plus parlant dans l’esprit du public. Avec une tel bourrage de crâne, ça ne surprend personne ! Le public en question, il a été sous influence depuis le début. Désolé de ne pas applaudir à la pensée unique dont vous vous faites le laudateur.

        < –––––––––––––––––––––––––––––– >
        A propos de Java, je ne saisis pas bien le rapport avec Firefox.
        < –––––––––––––––––––––––––––––– >

        J’ai parlé de Sun car nous parlions de monopoles, donc de sociétés commerciales. Java, à ce que je crois, n’est pas une société et n’était cité que pour montrer la position de quasi monopole de Sun. Dites aux lecteurs quelles sociétés étaient fondatrices de Mozilla Foundation si vous êtes honnête. Les sociétés comemrciales n’agissent jamais par philanthropie mais par pur intérêt.

        < –––––––––––––––––––––––––––––– >
        Je suis vraiment désolé que Xiti ou Windows News ne fassent pas mention de votre navigateur favori, mais vous conviendrez qu’il est compréhensible, mais pas nécessairement légitime, que certaines sociétés laissent de côté les « petits » navigateurs.
        < –––––––––––––––––––––––––––––– >

        vous poursuivez dans le révisionnisme.
        Voir ci-dessus à propos du lavage de cerveau sur les navigateurs. Merci d’y contribuer. En outre, j’ai cité Windows News pour montrer qu’il l’avait jugé extrèmement superficiellement, URLs à l’appui. IOl ne s’agit donc pas d’une crise d’urticaire de ma part.

        < –––––––––––––––––––––––––––––– >
        Nous sommes quand même bien loin d’un monopole et nous pouvons tout à fait, dans l’avenir, avoir un marché équilibré.
        < –––––––––––––––––––––––––––––– >

        Je laisse là encore les lecteurs de Rue89 s’amuser de vous voir dire que « monopole = équilibre ». Merci pour mon bêtisier.

        Ah, non, un mot encore. Vous parlez des développeurs. Très bien, parlons-en. Une simple visite sur Lien montrera les failles de sécurité des principaux navigateurs(*). A tout « Seigneur », tout honneur, IE arrive en tête (ce qui ne surprendra personne) avec la bagatelle de 593 failles. On excusera du peu. FireFox en second avec 284 ce qui, compte tenu du décalable évident d’ancienneté entre les deux produits en dit long sur les compétences sécuritaires des développeurs de FF et l’avenir sécuritaire radieux préparé par les adorateurs du Libre. Opera, développé par une entreprise commerciale (bouh, la vilaine !) bien qu’éditant un navigateur gratuit n’en est qu’à... 77 failles.

        Opera est pourtant bien plus ancien que FF...
        Alors ?

        Car tout le problème est là, vous pourrez créer un soft armé de tous les gadgets ché-bran que vous voudrez : si le produit n’est pas sécuritaire, il a sa place à la poubelle chez les utilisateurs sérieux et sur les disques durs des amateurs. Tout ceci devrait rendre les développeurs un peu plus modestes et, accessoirement, moins prolixes.

        (*) Pour être tout à fait précis :
        Lien
        Lien
        Lien

         
        • Frédéric Guihéry
          Frédéric Guihéry répond à Mannig
          Auteur(e) de l'article
          • Posté à 02h44 le 23/07/2007
          • Internaute 12657

          Mozilla Foundation n’est pas une société commerciale mais une fondation, donc l’équivalent américain d’une association loi 1901, donc à but non lucratif. Elle détient à 100% Mozilla Corporation, une société à but lucratif qui a pour raison d’être de permettre des partenariats avec d’autres sociétés (typiquement google). Son capital est donc fermé et est géré par la fondation.

          Opera, quant à lui, est géré par la société à but lucratif Opera Software. Cette société a été introduite en bourse et est donc bercée par la logique de l’actionnariat, donc du profit. Son logiciel est propriétaire. Vous admettrez qu’il n’a donc pas de raison d’aparaître dans un article traitant des logiciels libres. D’autant plus que le paragraphe sur les parts de marché de Firefox avait pour *unique* but de montrer qu’au final, le dynamisme des navigateurs avait été relancé.

          « Je laisse là encore les lecteurs de Rue89 s’amuser de vous voir dire que “ monopole = équilibre ”. Merci pour mon bêtisier. »

          Relisez ma réponse et vous verrez que vous mélangez Firefox et Java.

          • Mannig
            Mannig répond à Frédéric Guihéry
            sécurité informatique et veille (...)
            • Posté à 21h17 le 23/07/2007
            • Internaute 12940
              sécurité informatique et veille (...)

            Vous ne répondez à aucun des arguments qui vous sont avancés et, visiblement quelque peu gènants pour vous comme la sécurité.

            Ceci clos donc mes contributions.

            • Anonyme répond à Mannig

              Vous me demandez de présenter Mozilla et d’être honnête, je pense l’avoir été.

              Concernant la sécurité, il n’y a pas grand chose à dire ici, ou plutôt, il y a beaucoup trop à dire mais je ne pense pas que ce soit le bon lieu pour le faire. Vous qui êtes dans la sécurité devez savoir que des chiffres, comme ceux que vous avancez, n’ont aucune valeur sans réelle interprétation derrière. En l’occurrence, il faudrait creuser un peu plus pour savoir le taux de réactivité lors de la découverte d’une faille (et dans le comparatif que vous donnez, beaucoup ont été corrigé depuis), il faudrait aussi connaître la criticité des failles. Enfin, j’ai tendance à penser qu’un logiciel énormément utilisé sera plus étudié et donc son nombre de faille en sera proportionnel (modulo la qualité des développeurs). Remarquez que je ne remet pas en cause les qualités d’Opera ou de Firefox.

              Mais vous avez raison, il est temps de clore ce vigoureux débat.

              • Mannig
                Mannig
                sécurité informatique et veille (...)
                • Posté à 19h41 le 24/07/2007
                • Internaute 12940
                  sécurité informatique et veille (...)

                < –––––––––––––––––––––––––––––– >
                Concernant la sécurité, il n’y a pas grand chose à dire ici, ou plutôt, il y a beaucoup trop à dire mais je ne pense pas que ce soit le bon lieu pour le faire.
                < –––––––––––––––––––––––––––––– >

                Je vous comprends, ce point est une exécution capitale pour FF

                < –––––––––––––––––––––––––––––– >
                Vous qui êtes dans la sécurité devez savoir que des chiffres, comme ceux que vous avancez, n’ont aucune valeur sans réelle interprétation derrière.
                < –––––––––––––––––––––––––––––– >

                ...sans oublier la « criticité des failles », pour vous citer.

                Je vous invite donc à découvrir le mea culpa de Mozilla à propos, justement, de « critical vulnerability“(sic) dont est victime votre navigateur-suicide sur :

                Lien

                Quant au taux de réactivité, celui-ci n’aurait pas à être examiné si les codeurs de Mozilla ne travaillaient pas en amateurs.

        4 autres commentaires
      • Anonyme répond à Frédéric Guihéry

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        J’ai choisi d’évoquer Firefox simplement parce qu’il est plus parlant pour le lectorat de Rue89 que Konqueror, Opera ou même Lynx.
        < –––––––––––––––––––––––––––––– >
        Pardi !

        Ce faisant, vous faites - je me répète, désolé - comme tous les medias qui choisissent **délibérement** de mettre en avant FireFox. Ce genre d’argutie ne change rien à la démarche et je ne peux que dénoncer l’attitude qui ressemble fort à une curée. Pour un défenseur du libre, voià bien une attitude partisane.

        Ça me fait penser aux excités qui font courir le bruit qu’il y aura, par exemple, une pénurie de sucre. Du coup, les gens se précipitent sur les points de vente et vident les réserves en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et notre homme jubile en déclarant : « Je vous l’avais bien dit ! ». Et ça vous permet aujourd’hui d’écrire que FireFox est plus parlant dans l’esprit du public. Avec une tel bourrage de crâne, ça ne surprend personne ! Le public en question, il a été sous influence depuis le début. Désolé de ne pas applaudir à la pensée unique dont vous vous faites le laudateur.

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        A propos de Java, je ne saisis pas bien le rapport avec Firefox.
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        J’ai parlé de Sun car nous parlions de monopoles, donc de sociétés commerciales. Java, à ce que je crois, n’est pas une société et n’était cité que pour montrer la position de quasi monopole de Sun. Dites aux lecteurs quelles sociétés étaient fondatrices de Mozilla Foundation si vous êtes honnête. Les sociétés comemrciales n’agissent jamais par philanthropie mais par pur intérêt.

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        Je suis vraiment désolé que Xiti ou Windows News ne fassent pas mention de votre navigateur favori, mais vous conviendrez qu’il est compréhensible, mais pas nécessairement légitime, que certaines sociétés laissent de côté les « petits » navigateurs.
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        vous poursuivez dans le révisionnisme.
        Voir ci-dessus à propos du lavage de cerveau sur les navigateurs. Merci d’y contribuer. En outre, j’ai cité Windows News pour montrer qu’il l’avait jugé extrèmement superficiellement, URLs à l’appui. IOl ne s’agit donc pas d’une crise d’urticaire de ma part.

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        Nous sommes quand même bien loin d’un monopole et nous pouvons tout à fait, dans l’avenir, avoir un marché équilibré.
        < –––––––––––––––––––––––––––––– >

        Je laisse là encore les lecteurs de Rue89 s’amuser de vous voir dire que « monopole = équilibre ». Merci pour mon bêtisier.

        Ah, non, un mot encore. Vous parlez des développeurs. Très bien, parlons-en. Une simple visite sur Lien montrera les failles de sécurité des principaux navigateurs(*). A tout « Seigneur », tout honneur, IE arrive en tête (ce qui ne surprendra personne) avec la bagatelle de 593 failles. On excusera du peu. FireFox en second avec 284 ce qui, compte tenu du décalable évident d’ancienneté entre les deux produits en dit long sur les compétences sécuritaires des développeurs de FF et l’avenir sécuritaire radieux préparé par les adorateurs du Libre. Opera, développé par une entreprise commerciale (bouh, la vilaine !) bien qu’éditant un navigateur gratuit n’en est qu’à... 77 failles.

        Opera est pourtant bien plus ancien que FF...
        Alors ?

        Car tout le problème est là, vous pourrez créer un soft armé de tous les gadgets ché-bran que vous voudrez : si le produit n’est pas sécuritaire, il a sa place à la poubelle chez les utilisateurs sérieux et sur les disques durs des amateurs. Tout ceci devrait rendre les développeurs un peu plus modestes et, accessoirement, moins prolixes.

        (*) Pour être tout à fait précis :
        Lien
        Lien
        Lien

  • LB
    LB
    • Posté à 01h12 le 23/07/2007
    • Internaute 12995

    Coucou,

    Majoritairement d’accord avec Manning, mais aussi avec F.Guihéry...
    Il n’est pas necessaire de hausser le ton... Et des articles courts et courtois sont plus accessibles...
    PS : Il y a deux ou trois ans, la majorité des pages que je consultais testaient IE/Netscape...

    LB

    • Mannig
      Mannig répond à LB
      sécurité informatique et veille (...)
      • Posté à 21h28 le 23/07/2007
      • Internaute 12940
        sécurité informatique et veille (...)

      > Il y a deux ou trois ans, la majorité des pages que je consultais testaient IE/Netscape...

      Ce qui était déjà on ne peut plus ridicule, NetScape étant en coma dépassé depuis des années entières. Même en 2003. Opera était déja dans le circuit depuis des lustres, tout comme certains autres. Une fois encore, tant vous n’avez pas une certaine surface financière ou n’êtes pas « dans le vent », vous n’avez aucun droit de parole. On privilégie le clinquant, le paraître au profit de fonctionnalités réelles et sécurisées.

      Merci d’apporter cette précision qui, à vrai dire, m’était sortie de la tête.

      Quant à la concision des commentaires, elle n’apportent rien à une discussion technique car l’interlocuteur vous demandera immédiatement et à juste titre vos sources et vous repartez pour un tour... Dans une discussion, regardez qui donne des URLS et autres ressources et qui est gèné pour le faire. Ça vous donnera déjà une première approche.

  • Anonyme

    Bel article. Cependant, utilisateur linuxien, je suis beaucoup plus dubitatif sur la réelle possibilité de choisir un autre système que celui livré avec les machines. Je suis en effet à la recherche d’un portable et ne trouve aucune solution alternative à Microsoft. Les seules que je trouve et qui ne me satisfont pas sont des solutions dual boot. Cette façon d’opérer est contraire à l’éthique du libre et ne respecte pas ce que vous prétendez dans votre acticle : « En effet, il n’est plus rare, aujourd’hui, de trouver des PC équipés d’une distribution Linux, réduisant au passage le coût de la machine du prix de la licence du système. La vente forcée ou vente liée, qui a permis à Microsoft de constituer son monopole mais qui a également accéléré l’informatisation du grand public, est de moins en moins omniprésente. »
    En espérant toutefois profiter de la solution du rédacteur, j’espère ne pas l’avoir blessé ?

    • Frédéric Guihéry
      Frédéric Guihéry
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 15h02 le 24/07/2007
      • Internaute 12657

      Très bonne remarque. Ces offres sont, en effet, loin d’être généralisées et sont peu connues, d’où la nuance que j’ai voulu introduire dans l’article en disant qu’il reste beaucoup de travail à faire (voir notamment le commentaire plus haut sur le groupe Détaxe).

      Alors, pour celles que je connais il y a :

      Lien qui vend des portables sous linux depuis plusieurs années (j’ai d’ailleurs acheté le mien là-bas il y a 2 ans).

      Lien qui a annoncé récemment la vente de machines sous linux

      Lien : l’offre du gouvernement pour les étudiants présente chaque année des portables sous linux

      Lien qui propose des machines sans OS ou avec Linux ou en Dual Boot

      Mandriva/HP avait lancé un partenariat il y a pas mal de temps, mais leur offre n’est malheureusement plus proposée (visiblement à cause de faibles ventes...)

      Comme site marchand, il y a entre autre Lien avec quelques PC de bureau sous Linux

      Enfin, il reste la solution des boutiques informatiques et plus particulièrement des assembleurs, chez lesquels vous pouvez acheter des PC sans OS, ou même monter votre propre machine pièce par pièce (si vous êtes bricoleur ;).

    • George
      • Posté à 22h24 le 01/08/2007
      • Internaute 7566

      Avez vous regardé ces offres : Lien ?
      Je ne sais pas si ça marche si c’est fiable et intéressant, mais je pense que c’est une bonne initiative

  • shadoko
    • Posté à 23h23 le 24/07/2007
    • Internaute 12955

    Le site materiel.net propose aussi un portable sans OS : Lien mais c’est vrai que c’est loin d’être courant

    il reste important de soutenir l’Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres (AFUL : Lien) et de signer la pétition contre la vie liée Lien pour avoir encore plus de poids et pouvoir choisir son système d’exploitation ou ne pas en choisir du tout !

    les personnes qui rachètent un PC sous Windows ont le droit de réinstaller leur système d’exploitation sur une autre machine quand elles en changent ; seulement, bien souvent, les CD d’installation ne sont pas livrés

    AMHA, quoiqu’il en soit, même pour des débutants en informatique, il y a des distributions Linux qui sont bien plus stables et intuitives que ne l’est Windows

    longue vie aux RMLL !

  • Anonyme

    Bonjour à tous,

    pour découvrir le RGI il faut plutôt aller voir ici :
    Lien

    Cordialement.

    Pierre MONTIER