Paris : la Star Academy fait déchanter le Marais
La Star Ac’ fait son comeback le 15 septembre. En plein coeur de Paris. Pour la huitième saison, les élèves vont s’installer dans un somptueux hôtel particulier de la rue Charlot (IIIe arrondissement). L’annonce, le 24 juillet, a perturbé la vie paisible de ce quartier bobo. Certains grognent, d’autres jubilent : retour sur l’agitation qui règne dans ce coin du Marais.
Devant le numéro 12 de la rue Charlot, un vigile, les bras croisés, monte la garde. Il surveille l’hôtel Brossier, magnifique bâtisse du XVIIe siècle et nouveau havre des élèves de la Star Academy, où d’importants travaux ont commencé. Le vigile gromelle : « J’ai des ordres, pas de films, et pas de photos. » C’est à peine si le badaud est autorisé à jeter un coup d’oeil à la cour intérieure.
Car d’ores et déjà, les plus accros à l’émission viennent en pélérinage. « Ils s’arrêtent devant, et se disent ’c’est ici la Star Ac’ », témoignent Michel et sa femme, les voisins d’en face. Avec une vue plongeante sur l’hôtel, ils sont déjà agacés par les photographes et cameramen qui sonnent chez eux. Si sa femme demeure « un peu inquiète par rapport aux nuisances », Michel s’amuse « du côté bordélique que tout cela va générer ».
Le préfet de police saisi
Dans le quartier, personne n’est indifférent à l’arrivée de ces nouveaux venus. La plupart ont été prévenus par la presse. Le 24 juillet, le Parisien.fr annonce l’expatriation des académiciens vers la capitale. Même Pierre Aidenbaum (PS), maire de l’arrondissement, l’ignorait :
« La société de production Endemol m’avait appelé il y a deux mois pour me dire qu’ils étaient intéressés par deux endroits dans le IIIe. Depuis, plus de nouvelles. »
Immédiatement, il saisit le préfet de police :
« Pour lui dire d’abord qu’ils auraient pu m’informer et pour qu’il fasse en sorte que l’ordre public soit respecté, qu’il n’y ait pas de nuisances. »
A ce jour, toujours pas de réponses de la préfecture. Le 31 juillet, l’élu envoie une lettre aux habitants de la rue Charlot :
« Nous avons demandé une réunion à la rentrée avec Endemol ainsi que le nom et le numéro d’un responsable pour les joindre directement en cas de problème. »
Suite à cela, des salariés d’Endemol ont rendu visite à leur futur voisinage, afin d’apaiser d’éventuelles tensions.
Du « branché bobo » au « branché populo »
Toutes ces précautions ne sont pas vaines. Une commerçante s’agace :
« Nous l’avons appris soit par la presse, soit par le bouche à oreille. C’est étonnant, pour un maire de gauche qui a l’habitude de brosser tout le monde dans le sens du poil. »
La plupart des riverains n’ont jamais regardé l’émission, et s’imaginent le pire. Deux choses les inquiètent : les fans et les problèmes de circulation. Maximilien Guiol, commerçant du quartier, s’en explique. (Voir la vidéo)
Une vendeuse de vêtements renchérit :
« Nous avons une clientèle de personnalités. S’ils voient des flics des groupies partout, ils ne viendront plus. Et puis, quel intérêt d’avoir des clientes de 14 ans ? “
Le maire, lui, relativise :
‘A ma connaissance, il n’y a pas de places de stationnements réservées. (...) Il y aura un peu de remue-ménage le vendredi à 11h00 du matin [les élèves se rendent sur le plateau, à la plaine Saint-Denis, ndlr] et le soir vers minuit, à leur retour.’
La production, injoignable, n’a pu confirmer ces dires. Une pétition a quoi qu’il en soit été lancée contre la venue de la Star Ac’, mais le dit document n’a toujours pas été remis à la mairie. Pierre Aidenbaum, serein, parle de ‘deux ou trois personnes un peu affolées’, qui n’ont pas pris contact avec lui, ce qu’il ‘regrette’.
Une commerçante évoque quand même ‘une métamorphose du quartier. Il est réputé pour son calme, cela va tout bouleverser. On est devenu branché-bobo, on va passer au branché populo’, lâche t-elle sur un ton amer.
Mais pour l’élu, la venue de la Star Ac’ est aussi une bonne publicité :
‘Dans toute la France, on va parler du IIIe et de la rue Charlot. (...) Il faut arrêter aussi de vouloir se protéger à un tel point que tout ce qui serait pas conforme à soi-même soit interdit.’ (Voir la vidéo)
En revanche, au bistrot du coin, on se frotte les mains. ‘C’est plutôt bien’, avoue modestement un des employés. Même point de vue chez David Rex, vendeur, qui perçoit la nouvelle d’un bon oeil :
‘Ça va amener du monde, et donc des clients en plus. (...) Et ça nous changera de l’image un peu bobo du quartier (...)’ (Ecouter le son)
Pour le moment, la révolte n’a gagné que quelques irréductibles. Comme le précise ce commerçant, ‘on attend de voir, difficile de prédire ce qu’il va se passer’.
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microbe type IEG
microbe type IEG
même si la « star ac » n’est pas ma première préocupation du moment, il est assez drôle de voir ces pauvres bobos raller...
ça me rappelle un quartier ouvrier de lyon, ouvrier depuis le XIXeme siecle, avec une forte concentration de culture diverse ( théatre, petite salle de concert,ect).
Devenu à la mode, ces dernières années, une nouvelle population arriva dans le quartier.
Population plus riche que les ouvriers,les spectacles de bas quartier n’était pas assez interressant (pectacle trop bruyant).
Les prix sur le marché (aux légumes) augmentérent ainsi que les loyers, le quartier est à la mode ! !
Génial me direz vous, seulement ces nouveaux gens aiment le calme, ce qui est un paradoxe avec un quartier culturel.
les gens de pouvoir prenant possedant les lieux,ils font fermés certain lieu pour pas dire la plupart.
Quartier de vie est devenu quartier presque mort, inquiétant la nuit sans plus personne. mais ce n’est pas grave nos bobos peuvent dormir...
« la police vous parle,n’ayez pas peur, houuuuuhouuuuu, ayez confiance »
certainement un coup du président et ses potes pour emmerder un peu plus le PS mdr...




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