02/08/2008 à 17h46

Les langues régionales ne sont-elles que littérature ?

La pensée de midi"
Elisabeth Cestor | La Pensée de Midi

Le 21 juillet, le Parlement a entériné avec une voix d’avance la réforme des institutions. Parmi les différentes propositions, peu avaient fait l’objet d’un consensus. Une néanmoins avait été adoptée en première instance à la quasi-unanimité, soit tout parti politique confondu, par l’Assemblée, et refusée, à la quasi-unanimité… par le Sénat. Son texte est maintenant définitivement adopté : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »


(Rémi Leroux)

Inscrire les langues régionales dans la Constitution française est un acte majeur au regard de l’histoire de ce pays. En effet, depuis plusieurs siècles, les langues régionales de France ont été écartées des lieux publics, et souvent avec mépris. Une « violence symbolique », selon le concept de Pierre Bourdieu, s’est longtemps exercée sur les cultures régionales de France.

De la « chasse aux patois » à la révision de la Constitution

Amplifiée au cours du XXe siècle, la « chasse aux patois » avait commencé bien avant, notamment avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Il est vrai qu’à notre époque, les locuteurs des différentes langues régionales sont bien moins nombreux qu’ils n’ont pu l’être dans le passé et donc sans doute moins « dangereux » pour l’unité nationale, bien que ce soit l’une des raisons avancées par les sénateurs pour expliquer leur refus de cette proposition de changement de la Constitution. Les revendications des « régionalistes » seraient pourtant en France plus d’ordre culturel que politique.

L’une des principales d’entre elles serait que l’on cesse de confiner les cultures régionales uniquement au milieu populaire, notamment paysan, et au passé. Et c’est en cela que le changement de la Constitution, essentiellement symbolique, est une ouverture. Il existe notamment une littérature en langue régionale qui est, souvent, dévalorisée ou sous-estimée, méconnue du grand public et qui peine à être intégrée en dehors des études spécialisées et des cercles d« amateurs avertis.


Frédéric Mistral (Wikipédia)

Citons par exemple, pour les terres d’Oc, le poète et écrivain provençal Frédéric Mistral, qui obtint le prix Nobel de littérature en 1904. Qui s’en rappelle ? Entre ceux qui ne le connaissent pas et ceux qui le sous-évaluent en considérant son œuvre comme “folklorique”, on est loin de s’imaginer qu’il pourrait être honoré, comme ce sera le cas en 2010 à Valparaiso (Chili), lors du Ve congrès international de la langue espagnole, au même titre que Pablo Neruda.

Troubadours anciens et modernes

Et que dire des troubadours ! Oui bien-sûr... L’image du troubadour allant de château en château traverse tous les imaginaires. Et leur renommée fut et est encore internationale. Gérard Gouirand le rappelait en introduction du dossier principal du dernier numéro de la revue littéraire Europe, tout en soulignant une plus amère réalité :

“On remarquera que les neuf contributions ici proposées proviennent d’auteurs de nationalités très diverses : Allemagne, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Italie. C’est, d’une certaine façon, dire la place qu’occupent les troubadours dans la littérature universelle et dans la recherche, même si cela ne reflète que partiellement l’état actuel des études occitanes : pauvres, pour le moins en France, c’est en Italie qu’elles sont les plus florissantes, selon une tradition qui commence dès l’Alighieri”.

On pourrait aussi se demander combien considèrent, au même titre que leur invention d’une lyrique poétique, créant de nombreuses filiations, que les troubadours ont codifié et inventé une langue, la langue d’oc, formée avant la langue française depuis le latin, tout comme Dante Alighieri a donné les bases de ce qui deviendra l’italien ?

Nombreux sont également les auteurs contemporains qui produisent des œuvres modernes et de qualité dans le domaine musical, poétique, théâtral et littéraire… de Moussu T e lei Jovents et Lo Còr de la plana à Jòrgi Reboul et Florian Vernet, ou encore Max Rouquette (1908-2005)…

Le cas catalan...

Alors que le débat autour de l’intégration et de la reconnaissance officielle des langues régionales dans la Constitution était en cours en France, le gouvernement espagnol gagnait un procès contre le gouvernement catalan pour que trois petites heures hebdomadaires d’espagnol, et non plus deux, soient obligatoirement enseignées dans les écoles primaires et secondaires de Catalogne, car l“enseignement ne s‘y fait plus quen catalan.

Dans cette région limitrophe des terres d’Oc, la situation est donc diamétralement opposée, mais peut-on la préférer ? Les Régions’ ont en Espagne un statut bien différent de la France. Beaucoup plus autonomes, elles sont à même de mener une politique valorisant l’identité régionale. Les ‘langues régionales’ y sont notamment pratiquées quotidiennement, elles investissent aussi bien l’espace public que privé.

La Catalogne est la Région la plus offensive dans ce cadre, et la plus contestable... Sa politique linguistique a été l’une de ses priorités depuis la fin du franquisme et l’accès à une forme d’autonomie en 1979, donnant à la langue le statut de langue officielle, au même titre que l’espagnol (article 3). Près de trente ans plus tard, le catalan est devenu ‘la’ langue d’enseignement en Catalogne, elle est obligatoire.

Ceux qui souhaitent que leur progéniture suive des enseignements primaires, secondaires... en espagnol, doivent se tourner vers les écoles privées, ou changer de région. Dans les écoles publiques, l’espagnol fait donc figure de ‘deuxième langue’, voire parfois, de ‘langue étrangère’ ! Ainsi les nationalistes catalans entretiennent avec l’espagnol, les contraintes que les nationalistes français ont pu exercer sur les parlers régionaux de France…

Un roman écrit en catalan véritable succès commercial...

Avec une presse écrite en catalan, des chaînes de télévisions modernes et dynamiques, des radios, des manifestations, mais aussi une grande indépendance vis-à-vis de l’Etat espagnol dans la gestion de la vie de ses citoyens, la Catalogne est un Etat dans l’Etat.

Et si la langue et la culture espagnoles restent néanmoins majoritairement partagées par la population, les efforts menés depuis des années par les nationalistes commencent à porter leurs fruits : exemple symbolique mais très parlant, le dernier prestigieux prix littéraire Ramon Lull a été attribué à une jeune femme d’origine marocaine, Najat El Hachmi, qui a écrit ce deuxième roman en catalan.

Son premier roman s’intitulait ‘Jo també soc catalan’ (‘Moi aussi je suis catalane’). Avec ‘L’ultim Patriarcha’ (‘Le dernier patriarche’), elle réussit ce qu’aucun Breton, Corse ou Occitan ne pourrait imaginer en France : devenir un succès commercial. Le livre, réimprimé déjà six fois en mois de six mois, sera traduit en espagnol au mois de novembre. Il promet d’être l’un des grands succès littéraires de la rentrée.

L’ordre se serait-il inversé dans le milieu de la littérature ? En effet, pour les générations précédentes –dont Enrique Vila Matas, José Luis Zafon, Idelfonso Falcones ou Javier Cercas sont sans doute les plus représentatifs et les plus connus– écrire un roman, un article ou un essai se fera d’abord en espagnol, puis leurs écrits seront traduits en catalan.

Avec ‘Le dernier patriarche’, ce fut le contraire. Attendons de voir comment sera reçu ce roman une fois édité en espagnol.... et si le catalan va devenir la langue de l’écriture pour les futurs grands écrivains catalans.

Le catalan, langue de l’intégration ?

Mais à côté de cet intérêt louable pour comprendre la situation des immigrés en Espagne, les non-nationalistes enjoignent à la prudence : les Catalans s’intéressent à tout tant que ce n’est pas en castillan, ou relevant de la culture castillane.... Pourquoi un tel ostracisme ? Ainsi cette décision inédite lors de la dernière foire de Francfort, où les Catalans ont déchaîné la polémique : en choisissant d’inviter uniquement des auteurs écrivant en Catalan, le gouvernement catalan a fermé la porte à ses plus prestigieux auteurs... écrivant en castillan mais vivant en Catalogne, et étant natifs de cette région ! Où sont donc les limites de l’identité ? Et des politiques régionalistes ?

Aussi peut-on s’interroger sur l’avenir de ces langues dites ‘régionales’ qui, dans une certaine mesure, exclues d’un côté et excluantes de l’autre, peinent à trouver une place en dehors de tout contexte politique, là où seule la littérature parlerait…

Elisabeth Cestor, avec la complicité de José Ignacio Martin

Photo : (Rémi Leroux)

Publié initialement sur
La pensée de midi
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  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 18h11 le 02/08/2008
    • Internaute 32845
      La france inquiète

    Que vivent et se perpétuent toutes les langues régionales ; elles sont les vaisseaux qui irriguent nos terroirs !
    Kenavo !

    • DBL8
      DBL8 répond à DANJOU
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      • Posté à 18h31 le 02/08/2008
      • Internaute 19562
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      Belle phrase, elle est de vous ?

      • DANJOU
        DANJOU répond à DBL8
        La france inquiète
        • Posté à 00h09 le 03/08/2008
        • Internaute 32845
          La france inquiète

        Non, on me l’a prêtée pour la journée !

         
        • DBL8
          DBL8 répond à DANJOU
          Retraité
          • Posté à 05h52 le 03/08/2008
          • Internaute 19562
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          Prem... pour la 2em journée ! ;))

        1 autres commentaires
  • mick69
    • Posté à 18h11 le 02/08/2008
    • Internaute 2907

    L’Europe des multinationales tente par tous les moyens de briser les anciennes solidarités des Etats nation et ça plait à certains idiots utiles regionalistes. Dans 20 ans, pour bosser à Marseille, Mulhouse et Brest, un travailleur devra connaître 3 langues régionales. Et ses enfants seront paumés et moqués pendant toute leur scolarité (de même qu’il y a en Catalogne une xenophobie anti castillan).

    Sans compter que si l’on a vraiment la nostalgie du patois, il faut prévoir un patois différent dans chaque vallée ou canton

    • jabier
      jabier répond à mick69
      consultant dans les Landes
      • Posté à 18h31 le 02/08/2008
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      a dare que pode habla occita

      • sccber
        sccber répond à jabier
        • Posté à 23h32 le 02/08/2008
        • Internaute 27851

        CQFD : je n’ai évidemment pas compris votre phrase (et google ne peux pas répertorier des centaines de milliers de dialectes parlés dans le monde). Belle démonstration sur rue 89 de la façon dont on va communiquer : chacun sa langue. Pourquoi ne pas revenir aux argots (le louchebem des bouchers, par exemple, inventés justement pour ne pas être compris à l’extérieur du groupe) ?
        Je n’ai pas trop suivi les enjeux ni la polémique à propos de l’inscription des langues régionales dans la constitution : une langue vit ou malheureusement meurt pour des raisons multiples (historiques, sociologiques, économiques, etc.) qui échappent il me semble le plus souvent à tout juridisme : le breton, le basque ou l’alsacien ont résisté au travail des « hussards de la République » qui appliquaient leur interdiction dans les écoles laïques. Souvent d’ailleurs, le « patois » a été l’enjeu de la guerre laïc/confessionnel : je me souviens, gamin savoyard citadin n’avoir entendu parler « patois » que par le curé de la paroisse.
        J’habite depuis une trentaine d’année dans une grande ville, une des rares où l’on pouvait à l’époque encore entendre de nombreux mots ou expressions du dialecte local (parfois plus largement puisés dans le fonds franco-provencal), que les locaux le plus souvent prenaient pour du français : c’est que, avec le temps l’interdit a été intérieurisé la langue vernaculaire est devenue honte du « patois », parlé barbare et réactionnaire. Alors, il a été bénéfique dans les années 70, de reconnaitre aux dialectes leur vrai place, celle de langues donc comme telles riches de culture. Malgré ce courant régionaliste, aujourd’hui dans « ma » ville, le dialecte se meurt, il est devenu très rare, seuls subsistent encore quelques tournures « patoisantes » calquées sur leur équivalent dialectal d’origine, voire une simple inversion du genre nominal correspondant au dialecte local.
        Alors, je me demande le pourquoi de tout ce cirque juridique et j’imagine le pire quand on voudra avoir le droit d’utiliser « sa » langue à l’égal du français pour rédiger des contrats, plaider au tribunal, etc.

    • DBL8
      DBL8 répond à mick69
      Retraité
      • Posté à 18h35 le 02/08/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      C’est justement à cause de ses multiMachinChose que les citoyens se retournent vers leurs origines.
      Qui a t-il à attendre d’eux ? RIEN ! ! Et encore c’est trop de l’écrire.
      Tandis que regarder d’où l’on vient et avoir pour exemples ses aïeux... UN MUST !

      Bien sûr si les vôtre son... (mettez ce que vous voulez) je vous plains.

      • Aka 75
        Aka 75 répond à DBL8
        Ayaliste et Blanquiste
        • Posté à 21h28 le 02/08/2008
        • Internaute 49380
          Ayaliste et Blanquiste

        « Les citoyens se retournent vers leurs origines. »

        Moi, je suis pour la france métissée donc des origines multiples mais avec une langue commune, une loi commune, un avenir commun et fraternel. Ou sont les origines des français, dans le gaulois ? Non, dans le brassage. Ce qui a unifié le peuple français, c’est la découverte d’un avenir commun à la révolution. Et la première chose qu’ils ont fait nos aieux, c’est l’uniformisation de la langue pour le construire. Se tourner vers les origines n’empèchera pas ce brassage. Il vaut mieux savoir abandonner un peu de ses origines pour entrer dans l’avenir.

        « Tandis que regarder d’où l’on vient et avoir pour exemples ses aïeux… UN MUST ! »

        Oui, si on regarde aussi les aieux de ses autres compatriotes. Il faut s’inspirer du passé commun ou du passé qui a construit la communauté. En général, les adeptes des langues régionales le font par fierté d’appartenir à une communauté se démarquant de la voix commune. C’est plus un besoin de reconnaissance qu’un désir de retour aux origines. C’est une démarche singulièrement grégaire, un rite communautaire.

        Les langues régionales conduisent à la scission des états par ce communautarisme. Regardez en Belgique. C’est ça l’avènement des langues régionales.

        Lien

         
        • DBL8
          DBL8 répond à Aka 75
          Retraité
          • Posté à 07h36 le 03/08/2008
          • Internaute 19562
            Retraité

          Déjà, ce n’est pas la révolution qui a fait l’uniformisation de la langue Française, mais François 1er ! Au moment de la 1er guerre mondiale, des provinciaux ne parlaient toujours pas le Français ; par Ex. pour pouvoir les faire marcher au pas il a fallut, pour certains, mettre de la paille dans une botte et du foin dans l’autre, comme ça il leurs était dit « paille, foin ».
          Bien sûr vous pouvez écrire que c’est faux, mais je tiens ses propos de soldats qui étaient dans les tranchés !
          Et le communautarisme n’a pas été prévu par nos aïeux, la République est UNE ET INDIVISIBLE, le COMMUNAUTARISME EST LA DIVISION !
          Ce rappeler que ses aïeux ont parlés une autre langue que le Français n’est pas un besoin grégaire, mais de ne pas oublier d’où l’on vient !
          Quand au besoin de reconnaissance de qui que ce soit... je n’en ai pas, je sais... POINT.
          L’exemple des pays limitrophes est justement un parfait exemple de ce qu’il faut éviter de faire, donner trop d’importance à celles-ci. Le parler, OUI, mais il faut que ça s’arrête là.
          Dans le cas contraire, nous aurions des avocats qui voudraient plaider dans une langue régionales. (exemple)
          Bonne journée.

          • Compte supprimé le 21 janvier 2
            • Posté à 08h52 le 03/08/2008
            • Internaute 17993

            D’abord, personne n’a évoqué la Révolution dans l’histoire de la langue française. L’édit de Villers-Côteret ne signifiait rien d’autre que les documents officiels seraient désormais écrits en « français », et non en latin.
            Ce qui me gêne dans ce débat, c’est que c’est encore un truc qui nous vient de Bruxelles (on dit « une Directive Européenne »), comme le truc du triangle et du gilet jaune, quelque chose qui nous tombe dessus sans prévenir et auquel on est sommé d’obéir. C’est le degré 0 de la démocratie. Des lobbyistes s’agitent à Bruxelles, et puis on apprend à la télé qu’un truc vachement important va devenir obligatoire. Sans débat.

            JFT_Charenton

          • Aka 75
            Aka 75 répond à DBL8
            Ayaliste et Blanquiste
            • Posté à 11h59 le 03/08/2008
            • Internaute 49380
              Ayaliste et Blanquiste

            Je crois que vous n’avez pas compris ce que je voulais dire. J’ai seulement dit que les langues régionales conduiront à la dissolution de l’unité française et conduira au communautarisme qui est la fin de la démocratie. Les révolutionnaires de 1789 ont fait l’union sur la langue commune pour solidifier la république. François 1 n’a fait que choisir le français au lieu du latin mais n’a pas institué le français de manière obligatoire.

            Lien

            Un passage : « Les conséquences de cet idiome, trop longtemps perpétué et trop généralement parlé dans les cinq départements de l’Ouest, sont si sensibles que les paysans (au rapport de gens qui y ont été envoyés) confondent le mot loi et celui de religion, à un tel point que, lorsque les fonctionnaires publics leur parlent des lois de la République et des décrets de la Convention, ils s’écrient dans leur langage vulgaire : Est-ce qu’on veut nous faire sans cesse changer de religion ? »

            Eloquent non ? Je suis contre l’inscription de ces langues dans la constitution. Et contre les cours donnés dans les langues régionales. On doit les étudier comme option langue morte.

            L’exemple des tranchées ? Le dernier poilu était italien. Ce n’est surement pas le passé commun qui l’a fait descendre dans la tranché mais bien l’avenir qu’il voulait se créer dans la france.

            Une langue unique, des origines multiples, des règles communes, une vie ensemble. A bas le régionalisme, à bas le communautarisme.

            Lien

            • DBL8
              DBL8 répond à Aka 75
              Retraité
              • Posté à 18h59 le 03/08/2008
              • Internaute 19562
                Retraité

              Je suis aussi contre l’inscription des langues régionales dans la constitution (lisez ce que j’ai écris précédemment).
              Pour le régionalisme je suis pour sous certaines conditions ; comme les commentaires précédents doivent le laisser entre-voir ; chacun ses idée, et je n’ai pas l’intention (pour faire plaisir à qui que ce soit, et pour quoi que ce soit) renier de cette manière MES origines (et ceux de mon épouse par là même) !

              • Aka 75
                Aka 75 répond à DBL8
                Ayaliste et Blanquiste
                • Posté à 19h39 le 03/08/2008
                • Internaute 49380
                  Ayaliste et Blanquiste

                J’avais bien compris et nous différons sur le régionalisme principalement mais ça c’est une autre question.

                Mais attention, je n’ai jamais incité qui que ce soit à renier ses origines. Au contraire, pour moi, la culture est diverse mais il faut la partager.

                Et si la langue est le patois régional, les cultures se cottoient et ne se mélangent pas. C’est ça le communautarisme et je n’en veux pas. Si la langue est unique, on peut faire ce partage et vivre ensemble.

                Vous voulez promouvoir vos origines donc votre culture et la faire partager aussi. Je le respecte forcement. Au final, on est d’acccord sur l’essentiel.

                Mais voyez comment ça a été difficile avec notre même langue de se comprendre. Alors si on avait un patois chacun, on ne se serait jamais entendu. Donc, il faut défendre notre langue commune. Et la aussi, on est d’accord, je pense.

                Notre conversation est un bon exemple du sujet. Pour clore, mon expérience personnelle m’a ammené à vivre avec une étrangère. La langue a été un barrage qui a causé beaucoup trop de conflits entre nous. Je ne veux pas de ça pour l’ensemble des français.

        • michel 13
          michel 13 répond à Aka 75
          • Posté à 22h11 le 03/08/2008
          • Internaute 49378

          En Belgique, la langue n’est qu’un prétexte et les causes des divergences entre les 2 communautés sont souvent économiques, mais aussi sur le plan du partage du pouvoir politique. Seuls les extrémistes mettent en avant les différenres langues pour expliquer une situation qui devient de plus en plus ingérable.

        • Albert Fulor
          Albert Fulor répond à Aka 75
          • Posté à 15h05 le 04/08/2008
          • Internaute 25568

          Communautarisme ? ? ?
          En France, le communautarisme il est social, il est à Neuilly et dans quelques-uns de ces bleds pour nouveaux riches.

          Ouvrez les yeux !

        8 autres commentaires
    • jck
      jck répond à mick69
      • Posté à 23h14 le 02/08/2008
      • Internaute 27688

      Intervention de Mélenchon (Le seul socialiste sensé !) au Sénat sur les langues régionales : Lien

      • Campilles
        Campilles répond à jck
        Catalunya Nord (66)
        • Posté à 00h57 le 03/08/2008
        • Internaute 23639
          Catalunya Nord (66)

        Pitié, pas cet obtus de Mélenchon ! ... le seul centraliste rétrograde qui croit encore que ce qui suit et qu’on lui a appris à l’école était vrai : les « frontières naturelles » de la France, l’unicité des origines culturelles des français sur l’ensemble du territoire national (celtes=gaulois=français), la joie et la fierté des peuples envahis par l’état français au cours de l’histoire d’appartenir à cet état, le rayonnement quasi-divin de la langue française dans le monde, allez, disons-le comme le disait Ferry, le rôle civilisateur de la colonisation. Remplacez « colonisation » par « extension territoriale » et vous verrez apparaitre les bretons, catalans, corses, occitans, alsaciens, basques, flamands, lorrains, heu-reux de continuer à gober les bêtises de l’Histoire Officielle de la France sous la 3ème république. Et en plus, on doit sourire et dire merci à la france... Et bien non, excusez-nous d’avoir encore la force de râler ! !

         
        • Compte supprimé le 21 janvier 2
          • Posté à 08h24 le 03/08/2008
          • Internaute 17993

          D’abord, ouvrez le lien, et vous verrez que Mélenchon ne dit pas que des conneries. D’autre part, assimiler l’extension du domaine royal au moyen-âge (la « France ») à une série de « colonisations » me semble idiot (très très con, en fait), c’est plutôt un série de cooptations entre pairs, d’arrangements entre féodaux où chacun trouvait son compte. Les « Frontières Naturelles », c’est le mauvais exemple, parce que la Belgique et la Hollande, on les a pas gardé longtemps (sous Napoléon). C’est vrai que les Anglais n’étaient pas trop d’accord...

          JFT_Charenton

        • Coragyps Atratus
          Coragyps Atratus répond à Campilles
          Dans l'attente du moment propice
          • Posté à 08h40 le 03/08/2008
          • Internaute 37338
            Dans l'attente du moment propice

          PITIE : ARRETER DE NOUS SERINER AVEC LA COLONISATION (des méchants pas beaux Jacobins)

          A propos de colonisation, il y en a que ça ne plait pas cette incription des langues régionales au patrimoine de la France (autres que Mélenchon bien sûr). Il s’agit des indépendantistes Polynésiens (Oscar Temaru) qui dénoncent « le reflexe colonialiste » de la France à travers cette mesure qui permet à la France de se rendre « propriétaire » des langues d’outre mer.
          Le reflexe colonialiste de la France va sans doute être dénoncé par quelques pays maghrébins qui vont se sentir insultés également à travers cette mesure.

          Les quelques régionalistes français (qui ne représentent qu’eux même bien souvent) font doucement rigoler lorsqu’il parle de colonisation. Ils ne savent vraiment pas de quoi ils parlent. Et surtout, ils instrumentalisent les débats de manière fallacieuse et malhonnête.

          • Compte supprimé le 21 janvier 2
            • Posté à 11h37 le 03/08/2008
            • Internaute 17993

            Cher coïtus interruptus, j’ai rien compris à ton post. Ton vote ****, c’est toi-même ? Quel rapport avec le Maghreb ? Allez, une petite camomille, on y verra plus clair ce soir.

            JFT_Charenton

            • Coragyps Atratus
              Coragyps Atratus répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
              Dans l'attente du moment propice
              • Posté à 13h12 le 03/08/2008
              • Internaute 37338
                Dans l'attente du moment propice

              Si vous n’avez rien compris à mon post, c’est parce que vous vous consacrez beaucoup trop à votre langue régionale et ou minoritaire délaissant ainsi la compréhension du français. Dans ce cas, j’ose imaginer que vous devez être l’exception qui confirme la règle, à savoir : l’apprentissage d’une langue régionale permet une plus grande compréhension de la langue de Molière. - Y compris lorsqu’il s’agit de recopier un mot latin (mais ce n’est plus du français).

              Quant au post, je vous invite à aller sur le site du Parti indépendantiste polynésien d’Oscar Temaru. Cela vous éclairera...

              Lien

              • Compte supprimé le 21 janvier 2
                • Posté à 08h48 le 04/08/2008
                • Internaute 17993

                Ben, ma langue régionale, c’est le Français. Point. Quatre grands parents instituteurs, ça marque.

                A propos, vu sur votre lien Lien.. cette perle : « L’adoption de cette proposition devait permettre à la France de ratifier, enfin, la Charte européenne des langues régionales et minoritaires que bien des nations européennes ont signée dès… 1992 ». Ça confirme donc ce que je disais dans un commentaire précédent : toute cette histoire, c’est encore un truc bureaucratique qui nous tombe sur la gueule, sans débat. Vive l’Europe et sa transparence.

                JFT_Charenton

    • Albert Fulor
      Albert Fulor répond à mick69
      • Posté à 15h08 le 04/08/2008
      • Internaute 25568

      Pour réussir en France, seul un patois est nécessaire : le patois de Neuilly.

    • orties
      orties répond à mick69
      • Posté à 16h45 le 04/08/2008
      • Internaute 35738

      Votre réaction est vraiment excessive, et même stupide. Connaître la langue de ses ancêtres n’empêche pas de comprendre le français. Mais c’est une richesse supplémentaire.

      Vous croyez vraiment que les Bretons ou les Méridionaux « montés » à Paris n’ont subi aucune moquerie ? Détrompez-vous.

      Je suppose que vous ne parlez aucune langue étrangère, sauf peut-être celle de Wall Street.

  • Pharisien
    Pharisien
    Pas bien situé
    • Posté à 18h36 le 02/08/2008
    • Internaute 10799
      Pas bien situé

    L’exemple belge nous montre le chemin. Bon, apprendre une 2eme langue quand on ne maîtrise même pas le français est-ce bien sensé. mais comme l’a dit le philosophe : « Quand les bornes sont passées, il n’y a plus de limites. » Maintenant que nous avons touché le fond, nous ne pouvons que remonter.

    • Campilles
      Campilles répond à Pharisien
      Catalunya Nord (66)
      • Posté à 00h28 le 03/08/2008
      • Internaute 23639
        Catalunya Nord (66)

      Mon cher Pharisien, tu parles comme un parisien - pardon, je n’ai rien contre les parisiens - comme un jacobin qui répète bien sa leçon apprise à l’école de la République Française, la seule qui a fait croire à un pays tout entier qu’il n’existait dans le monde qu’une seule langue digne : le français . toutes les études linguistiques, ne france et hors france, montrent que si nous, français, sommes si nuls en français, c’est que nous nous entêtons à ne parler QUE français ! L’apprentissage des autres langues vivantes, dès le plus jeune âge, est LE plus grand facteur de réussite dans l’apprentissage du français, et pas du tout le Bled ! !

      • DBL8
        DBL8 répond à Campilles
        Retraité
        • Posté à 13h19 le 03/08/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        Nous nous « entêtons » peut-être, de ne pas vouloir parler d’autre langue, pour la simple raison que nous n’en avons pas l’utilité !
        Pourquoi apprendre elle ou telle langue si nous ne la pratiquons pas ? Combien de générations ont apprit une ou deux autres langues qui ne sont que vague souvenir pour beaucoup ?
        Et les cours de Grecque ancien, de Latin ? !
        Qui peut, sans rire, dire que cela lui sert ?

         
        • papy55
          papy55 répond à DBL8
          prof. en province
          • Posté à 21h33 le 03/08/2008
          • Internaute 24237
            prof. en province

          Le latin, le grec ancien, désolés de vous contredire peuvent beaucoup servir pour comprendre les finesses de notre langue.....pourquoi cette culture serait abandonnée aux seules élites et interdites aux citoyens « ordinaires » ?

          Il est vrai que des gens trop instruits peuvent devenir dangereux pour l’élite gouvernante et en plus « ça coûte cher »..........voilà résumé le projet de réforme de l’Education Nationale de Sarko !

          • DBL8
            DBL8 répond à papy55
            Retraité
            • Posté à 08h53 le 04/08/2008
            • Internaute 19562
              Retraité

            « ...Il est vrai que des gens trop instruits peuvent devenir dangereux pour l’élite gouvernante... »
            Pas que pour eux (l’élite gouvernante), les cranes d’œufs... je m’en méfie à un point tel que je les évite !
            Souvent, ils nous prennent pour des ignares à qui il faut diffuser un savoir au compte-goute ; et encore, en pensant que nous n’allons rien comprendre.

            Je l’ai constaté à plusieurs reprise en voyant leurs air condescendant lorsque des précisions leurs sont demandés !
            Tout juste s’ils ne disent pas : vous n’allez pas comprendre.

          • Compte supprimé le 21 janvier 2
            • Posté à 11h17 le 05/08/2008
            • Internaute 17993

            Hélas, je crains que les élites n’en n’aient rien à foutre du grec ancien et du latin. HEC et Sup de Co, c’est le degré zéro de la culture, c’est des mecs qui n’ouvriront jamais un livre de leur vie. Ils ont 35 ans et ils ne parlent que de leur console WII.
            Les lecteurs de Duby, Le Goff, Sartre, Michelet, Gracq, Hobsbawn, Soboul, Marx et Foucault, c’est une secte, juste un truc infime.

            JFT_Charenton

        • orties
          orties répond à DBL8
          • Posté à 16h57 le 04/08/2008
          • Internaute 35738

          à DBL8 (« débile 8 ? ? »)
          Et le plaisir d’apprendre pour apprendre, même des choses pas immédiatement monnayables (et, de ce fait, être moins con), qu’en faites-vous ?
          J’ai étudié le latin avec beaucoup de douleur, je l’ai oublié, pratiquement jamais utilisé - et pourtant, il m’en reste quelque chose : de la CULTURE, une certaine connaissance de l’antiquité, etc.. Je ne regrette pas de l’avoir étudié.

          Evidemment, encombrer son cerveau de connaissances « inutiles », ça peut paraître ridicule à certains.

        4 autres commentaires
  • Servais-Jean
    • Posté à 18h37 le 02/08/2008
    • Internaute 4591
      43

    Les langues, le camembert, le chabichou, ... même combat.
    Vive la France.

  • macjack
    macjack
    bûcheron
    • Posté à 18h57 le 02/08/2008
    • Internaute 45039
      bûcheron

    L’exemple catalan est intéressant. il y en a de multiples autres, depuis le basque et le gallois, jusqu’au français en Louisiane, en passant par le romanche en Suisse ou l’Allemand en Belgique.
    En France, je crois qu’il y a un consensus pour que le français soit la langue commune, mais absolument pas la langue unique, ce qui est une conception de la démocratie culturelle pour le moins curieuse, pour ne pas dire fascisante.
    D’autre part, il n’y a qu’un seul statut digne des langues régionales : la co-officialité avec le français dans les régions concernées, ce qui veut dire bien sûr leur réhabilitation dans le domaine public et l’enseignement.
    Mais allons jusqu’au bout : la réhabilitation des langues, là où il y en a, doit préluder, cette fois-ci partout sur le territoire de la République, à l’application du principe de subsidiarité que nous avons signé au niveau européen, et qui consiste pour être clair, en un renforcement des budgets et des pouvoirs des régions, au détriment du pouvoir central, lequel devra se dégraisser et se recentrer sur les tâches régaliennes...
    C’est de mon point de vue, l’un chantiers essentiels à mettre en oeuvre dans notre pays qui jusqu’ici s’est contenté de régionaliser en surface son centralisme d’état.

    • cooboolt-
      cooboolt- répond à macjack
      DISPARU
      • Posté à 20h23 le 02/08/2008
      • Internaute 36892
        DISPARU

      « En France, je crois qu’il y a un consensus pour que le français soit la langue commune, mais absolument pas la langue unique, ce qui est une conception de la démocratie culturelle pour le moins curieuse, pour ne pas dire fascisante. »

      Moi, il me semble que c’est le plus simple ainsi afin de ne pas contraindre et faire disparaitre ce qui crée la différence, donc la richesse culturelle. Avec l’anglais c’est la même chose à une plus grande échelle. J’avoue ne pas tout comprendre de ce que vous dites et si je me trompe n’hésitez surtout pas à me reprendre car c’est un honneur pour moi de rester à l’écoute du savoir (surtout de celui que je n’ai pas). Merci d’avance.

  • nonow
    nonow
    européenne
    • Posté à 19h00 le 02/08/2008
    • Internaute 17237
      européenne

    Brezhoneg bev !

  • A déménagé le 13-01-2012
    • Posté à 19h29 le 02/08/2008
    • Internaute 18368

    Diviser pour régner : les régionalistes sont au mieux des poètes (et dans ce cas, oui, il faut les publier et les enseigner pour que vive leur langue) au pire des rétrogrades abscons qui feront une drôle de tête quand ils recevront des SMS en breton ou en basque...
    Que cela nous plaise ou non, les langues régionales sont un frein à la communication.
    Lorsque les nationalistes catalans auront fini leur crise d’adolescence ils s’apercevront (mais un peu tard) que l’espagnol est une des langues les plus usitée sur la planète et qu’eux ne la parlent plus !
    Quand un catalan qui ne parle que catalan rencontre un breton qui ne parle que breton, qu’est-ce qu’ils se disent ? Rien... alors ils se tapent !
    Et c’est reparti...

    • cooboolt-
      • Posté à 20h53 le 02/08/2008
      • Internaute 36892
        DISPARU

      Pas besoin de parler la langue de l’autre pour communiquer avec lui et j’en veux comme preuve que j’utilise toutes sortes de subterfuges pour communiquer avec des anglais ou des allemands quand il viennent en vacance dans mon patelin. Moi, je suis ex-yougoslave serbo-croate d’origine né en France et je le parle couramment, ce qui ne m’empêche pas d’admirer la langue française et de m’acharner sur son orthographe et tous les sens qu’elle offre. Mais ce n’est pas pour autant que j’oublierais ma langue maternel. Mes enfants, je ne les force pas à l’apprendre, mais j’essaie de leurs donner envie de la connaitre. Dans la vie, il est toujours possible de tirer les choses vers le haut, il faut juste pour cela en avoir envie et ne pas se laisser déborder par la difficulté. Notre culture et notre cerveau a les limites qu’on lui impose, mais en matière de langues je ne crois pas que l’on puisse lui imposer de limite si le cœur y est.

      • Compte supprimé le 21 janvier 2
        • Posté à 11h36 le 05/08/2008
        • Internaute 17993

        Le problème de la langue et de l’identité, c’est une vraie question. A l’évidence, votre langue maternelle est une vraie richesse, que vous avez raison de continuer à pratiquer. Vous vous exprimez en Français sans laisser tomber le Serbo-croate, et c’est très bien pour vos enfants : la Serbie a une histoire, il ne faut pas l’oublier. Les Hollandais parlent un anglais impeccable, et ils n’ont pas laissé leur nationalisme au placard.
        Une remarque personnelle : quand je croise un étranger (au boulot, en général), je trouve totalement obscène de dire à un Chinois, un Indien ou un Espagnol (ou un Flamand), « good morning », « thank you », etc... Je leur dis tout simplement « Bonjour » ou « Merci », et c’est beaucoup mieux comme ça. Ça crée une marque de respect et de connivence qui passe très bien (OK, le coup du Flamand, c’était juste une blague).

        JFT_Charenton

    • a déménagé le 10 décembre
      • Posté à 22h25 le 02/08/2008
      • Internaute 42623
         ? ? ?

      Vous tapez tous ceux que vous ne comprenez pas ?
      Avec votre logique il ne faudrait qu’une seule langue au monde (mandarin ou anglais ?) ...

      « Quand un catalan qui ne parle que catalan rencontre un breton qui ne parle que breton, qu’est-ce qu’ils se disent ? “ les revendications concernant les langues régioanles ne visent pas à supprimer le français mais à permettre d’utiliser le Breton ou une autre langue régionale... (ce qui n’a rien à voir avec la Belgique : en effet, contrairement à la France ils n’ont pas tous une même langue en commun à laquelle ils en rajoute une seconde)

      • A déménagé le 13-01-2012
        • Posté à 23h09 le 02/08/2008
        • Internaute 18368

        Non, je ne tape pas ceux que je ne comprends pas... :)
        Et, « ma » logique est en fait celle de la « globalisation » du monde... Évidemment sur un plan individuel ce que vous dîtes et très juste et moi-même je regrette de ne plus entendre l’argomuche de Paname dans notre belle capitale... malheureusement, le sort d’une langue ne se jouera pas sur le désir individuel mais sur la capacité d’un collectif à prouver l’intérêt de son usage en dehors de cette collectivité... et là, malheureusement, en dehors des poètes on ne trouve que des « politiciens » de l’indépendance linguistique.
        Quant à la langue non pas unique mais comprise par tous, oui, c’est une nécessité.

         
        • Campilles
          Campilles répond à A déménagé le 13-01-2012
          Catalunya Nord (66)
          • Posté à 01h23 le 03/08/2008
          • Internaute 23639
            Catalunya Nord (66)

          Les « politiciens régionalistes » représentent en Catalogne Nord (française) moins de 2%, et encore en comptant toutes les voix « pour rire et se défouler » (vote contestataire comme d’autres). Mais les discours sur le « français langue commune et unique », « le catalan exclut » (alors que ceux qui portent cette accusation n’ont qu’un but, exclure l’usage social du catalan), « gentils poètes ou dangeureux terroristes secessionnistes », tous ces discours ulcèrent la grande majorité des catalans, car ces discours sont faux, partiaux, simplistes, agressifs...
          La langue commune, le français, évidemment, ce débat est dépassé dans nos « petits pays intérieurs » depuis longtemps. Hormis trois caractériels et deux originaux, tous les locuteurs de langues régionales utilisent le français ! ! Mais sans autoriser l’usage social, quotidien, dans la rue, au boulot et sans se faire engueuler, une langue se meurt, comme un arbre sans eau, sans qu’on ait le courage ou l’audace de le couper, et en plus en se foutant de lui en lui lançant d’un ton hautain « mais tu n’as qu’à vivre, voyons ! »... La plupart prétendent même l’aider à survivre en lui pissant sur les racines...
          Bienheureux les parisiens qui dominent le territoire français, suffisants et sûrs de leur bon droit, sans avoir dans leur coeur cette épine que sont nos origines et notre « autre » langue... Qu’il est facile de ne pas avoir d’origine et de se moquer de ceux qui en ont... De parler d’avenir, parce qu’on ne veut pas se poser de questions sur le passé, sur les passés... Et je dis ça sans haine contre mes compatriotes de la Capitale, ils n’y sont pour rien... Il s’agit d’une politique d’état parfaitement constante depuis plusieurs siècles, quels que soient les régimes en place...

        • Pibole
          • Posté à 10h39 le 03/08/2008
          • Internaute 1365
            auteur

          ce qui est amusant, c’est que l’on trouve formidable quand les gens sont bilingues : français/anglais, français/allemand, français/..., mais on s’émerveille moins des autres bilinguismes (français/arabe, français/turc et j’en passe).
          Alors, pensez-donc, revendiquer un dialecte que l’on ne sait même pas forcément écrire !
          Pour moi, tout ce qui ouvre le mécanisme de la traduction, de la recherche d’équivalence, de la comparaison de vocabulaire fait travailler l’esprit et l’intelligence. Alors, c’est bon.

        2 autres commentaires
    • Spiripotain
      Spiripotain répond à A déménagé le 13-01-2012
      promeneur écoutant
      • Posté à 11h58 le 03/08/2008
      • Internaute 49037
        promeneur écoutant

      « Diviser pour mieux régner »... Parce que « ça » n’a pas régné jusqu’alors ? Finissons-en avec l’ultra-centralisme français. Tous les pays européens sont fédéraux (Allemagne, RU, Espagne...) mais ce serait un crime contre la République que de laisser les « provinces » manifester l’ombre d’un désir d’identité ! Non, la République n’est pas en danger !
      Les anciennes provinces ont été débitées en morceaux (Bretagne, Normandie) ou noyées dans des ensembles administratifs (Savoie, Flandres, Pays Basque...). De fausses régions ont été crées, (Pays de la Loire, Centre, Rhône-Alpes,...)qui ne parviennent à trouver une identité. Et tout cela au bénéfice du pouvoir central.
      Dan sa jeunesse, Louis XIV a été traumatisé par la Fronde. Tous les systèmes politiques qui ont suivi ont poursuivi dans la même idée d’un état centraliste. C’est bon, Condé est mort. On peut lâcher la bride....

      • A déménagé le 13-01-2012
        • Posté à 18h36 le 03/08/2008
        • Internaute 18368

        L’ultra-centralisme a permis (sans être parfait, loin de là) d’avoir des régions au niveau de vie économique et culturelle quasi-identique et d’éviter les égoïsmes Flamands ou Piémontais d’aujourd’hui.
        Et si pour consolider et améliorer ce système il faut en passer par le sacrifice des langues régionales (et des pseudo-autonomies qui ne favorisent que les riches) c’est sans hésiter que je les sacrifie ! J’ai dit sans hésiter, pas sans regrets...

         
        • Spiripotain
          Spiripotain répond à A déménagé le 13-01-2012
          promeneur écoutant
          • Posté à 22h23 le 03/08/2008
          • Internaute 49037
            promeneur écoutant

          Bon, alors maintenant, un petit effort intellectuel : est-ce que sans (centralisme), on aurait pu arriver à la même chose ?
          Sans doute, puisque les autres l’ont bien fait...
          Mais non, il faut bien évidemment sacrifier quelque chose pour gagner l’égalité, la liberté et la fraternité...
          Honnêtement, vous y croyez ? Et si on en finissait avec les icônes ?

          • A déménagé le 13-01-2012
            • Posté à 09h32 le 04/08/2008
            • Internaute 18368

            Un petit effort intellectuel va m’être difficile : je suis monolingue...
            Et je ne vais pas répéter ce que j’ai écrit ci-dessus et qui me parait clair.
            Vous êtes vous posé la question de ce qu’il a fallu perdre en terme de communication visuelle ou olfactive, en gestuelle du corps, pour qu’un ensemble d’individus finissent (sûrement contre le bon gré de certains) par parler basque, breton ou catalan ?
            Honnêtement, vous êtes persuadés que les premiers hommes parlaient votre langue ? Et si on en finissait avec les nombrilismes ?

        2 autres commentaires
      • Compte supprimé le 21 janvier 2
        • Posté à 13h22 le 07/08/2008
        • Internaute 17993

        Il ne vous aura pas échappé que l’histoire de France diffère de celle le l’Allemagne ou de la Russie. La France, en gros, tient la route depuis Philippe Auguste, l’Allemagne c’est une création de Bismark. L’Italie c’est encore plus tard.
        Si effectivement ça a été un peu chaud pour Louis XIV dans sa jeunesse, c’est parce qu’une bonne partie de la noblesse (Condé, etc...) était protestante. Ce n’était pas un problème de régionalisme, une idiotie à l’époque. Quant aux frontières naturelles de cette belle province de Normandie, j’aimerais bien en voir les contours. Il semblerait que ce soit encore plus simple avec la Savoie, dont le Duché a donné les 2 départements actuels, au millimètre près, en 1860, à part 2 ou 3 villages du côté italien.

  • leon.trotski
    leon.trotski
    Trés à gauche
    • Posté à 19h29 le 02/08/2008
    • Internaute 41281
      Trés à gauche

    Bonjour,

    Au risque de passer pour un affreux réac.mais j’assume.

    Je ne suis pas d’accord du tout pour cette reconnaissance des langues régionales.

    Est il bien naturel de maintenir « sous perfusion » à mon sens, les dialectes régionaux ?

    On parle le français, langue dérivé du latin, la langue des envahisseurs d’une certaine époque. On ne parle plus le gaulois ?

    Une langue c’est comme tout, ça vit, ça évolue ,ça meurt.

    Voila ! C’est mon avis personnel.

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