A debattre 30/07/2008 à 00h49

Pourquoi l'Inde s'est opposée à un accord agricole à l'OMC

Aujourd'hui l'Inde"
Tony Rajkumar | Aujourd'hui l'Inde



Plantations de thé dans la région de Darjeeling, en
Inde (Mat Jacob).


(De Dehli) Il n’y a pas que la France qui a misé sur l’échec de la réunion de Genève de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). L’Inde est aussi au centre des critiques, car, depuis dimanche, elle mènait un front constitué de plusieurs pays émergents s’opposant à une réduction des tarifs douaniers et des subventions agricoles, au cycle de négociations de Doha sur la libéralisation des échanges.

Après une semaine de discussions ardues, les 153 pays membres de l’OMC semblaient se diriger –lentement- vers un consensus, autour du « paquet de propositions » mis en place par le directeur général de l’organisation, Pascal Lamy, vendredi dernier. Mais les négociations sur la libéralisation des échanges entre pays développés et pays émergents, relancées le 21 juillet dernier, sont retombées, dimanche, sur leur éternelle pomme de discorde : l’agriculture.

Proposant de réduire leurs subventions dans le secteur de 70% et 80% respectivement, les Etats-Unis et l’Union Européenne exigeaient en retour l’adoption d’un « mécanisme spécial de garantie », en anglais Special Safeguard mechanism (SSM) par les pays émergents.

Celui-ci permettrait à ces derniers d’augmenter les tarifs douaniers de 15% sur les produits agricoles, dès lors que leurs importations dépasseraient les 40%. Un taux jugé beaucoup trop élevé pour les représentants indiens qui ont exigé qu’il soit ramené à 10% afin que leurs petits agriculteurs puissent survivre. En adoptant cette position, l’Inde a entraîné avec elle de nombreux pays –dont la Chine- ce qui lui a attiré les foudres de plusieurs pays développés de l’OMC, dont les Etats-Unis. Le ministre indien du Commerce Kamal Nath a cependant assuré que s’il ne souhaitait pas « bloquer l’accord », il était hors de question de « négocier la survie d’agriculteurs pauvres ».

A lire aussi

Retrouvez « Madmundo », une enquête au long cours sur Rue89, consacrée à la question alimentaire dans le monde.

Le secteur agricole indien, qui concerne 60% de la population active, est en effet constitué à 80% d’agriculteurs possédant moins d’un hectare de terre. Encore largement traditionnelle, l’agriculture indienne souffre d’un retard cruel en matière de mécanisation et reste peu productive par rapport aux autres pays.

A titre de comparaison, l’Inde ne produit que 2,9 tonnes de riz par hectare, alors que la Chine et la Corée du sud en produisent 6,3 tonnes et 6,8 tonnes respectivement. Plusieurs problèmes majeurs subsistent. La plupart des canaux d’irrigations du pays sont bouchés et 60% du territoire cultivable est à la merci de la mousson. L’offre alimentaire stagnante ne subvient désormais plus à une demande qui augmente.

Selon le gouvernement indien, la production agricole indienne croît de 1,2% par an, alors que la population, elle, a atteint un taux annuel de 1,9%. Ce décalage a entraîné une inflation des prix de près de 6%. L’endettement touche un agriculteur indien sur deux et en aurait poussé plus de 85 000 au suicide entre 2001 et 2005.

Si l’Inde venait à favoriser les importations et abaisser ses barrières douanières sur les produits agricoles, il y a fort à parier que la vaste majorité de ses agriculteurs verrait ses revenus chuter. Il est en effet douteux que l’Inde puisse rattraper son retard et concurrencer des pays bénéficiant d’économie d’échelle, d’une agriculture mécanisée, de subventions d’Etat plus importantes et d’un climat plus clément.

La fin subite du protectionnisme aurait donc certainement des conséquences désastreuses pour les petits agriculteurs indiens qui, à court et moyen terme tout du moins, ne pourront être absorbés dans d’autres secteurs de l’économie.

Dans ce contexte, il est plus facile de comprendre l’intransigeance de l’Inde et d’autres pays émergents sur l’agriculture, devenue la clé de voûte de ce cycle de négociations de Doha, qui stagne depuis maintenant sept ans.

Publié initialement sur
Aujourd'hui l'Inde
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  • AdamPollo
    AdamPollo
    « out of disorder »
    • Posté à 03h09 le 30/07/2008
    • Internaute 37370
      « out of disorder »

    Article très intéressant.
    On se demande pourquoi Rue 89 nous propose une dizaine d’articles sur Siné et cet article-ci tout seul, qui certes évoque un sujet bien moins important que les mésaventures professionnelles d’un caricaturiste sur le déclin : l’alimentation des humains.

    Concernant les rendements en Inde, il y a certes les problèmes de l’irrigation, mais également le problème crucial de la pollution des fleuves (problème d’ailleurs encore plus crucial au Bangladesh où les eaux sont empoisonnées à l’arsenic.

    • zorbeck
      zorbeck répond à AdamPollo
      • Posté à 07h21 le 30/07/2008
      • Internaute 9110

      Si vous cherchez un peu, vous trouverez d’autres articles sur le même sujet. Notamment quelques uns qui donnent le point de vue d’agriculteurs du tiers-monde (via un exemple africain) qui expliquent leur étouffement par les milliards de subventions US et Européennes (PAC) à leurs propre agriculture industrielle : face à la concurrence et aux subsides des pays riches, les pauvres n’ont pas d’autres solutions que d’abandonner leurs propres cultures traditionnelles et rejoindre les megalopoles du tiers-monde, survivant dans une misère crasse des miettes qu’on leur octroie...

      Je vous aurais bien donné les titres des articles pour faciliter votre recherche mais l’historique des posts s’arrête à 5 (ce qui n’etait pas le cas il y quelques semaines), ce qui veut dire que je ne peux plus les retrouver facilement...

      • désinscrit-
        désinscrit- répond à zorbeck
        • Posté à 08h25 le 30/07/2008
        • Internaute 736

        En utilisant les tags en bas de chaque article (Ici : * agriculture * Inde * OMC )
        on retrouve plus facilement les articles « anciens ».

        C’est vrai qu’on en redemande des éclairages de ce style.

         
        • vieux grincheux
          vieux grincheux répond à désinscrit-
          libre penseur
          • Posté à 05h24 le 31/07/2008
          • Internaute 9926
            libre penseur

          Decroissance au Nord, et simplicité volontaire, croissance au Sud, c’est la bonne solution.

          C’est exactement la même problématique que la pollution..
          pourquoi les pays emergents devraient-ils enrayer leur progression pour ce qu’ ils n’ ont pas commis... ? ?

          Pourquoi devraient-ils souffrir de faim alors que le gros cerealier se gave de subventions PAC qu’ il va ensuite re injecter dans la pompe à phynance mondiale... ?

          Votre dévoué Vieux Grincheux

        1 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à zorbeck
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 21h45 le 30/07/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Ruiner son agriculture a été l’arme de destruction massive de l’Occident pour asservir le tiers-mode. C’est encore la plus efficace. Il faudrait cesser...

        Lien

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        Pierre JC Allard

    • Sylap
      Sylap répond à AdamPollo
      Citoyen
      • Posté à 07h53 le 30/07/2008
      • Internaute 40810
        Citoyen

      hum il y a aussi le fait que pour accroitre leur rendement beaucoup d’agriculteurs indiens se sont rués sur les OGM qui leur promettait monts et merveilles. Maintenant ils sont totalement tributaires de la (seule) firme qui les fournit et qui (étrangement) augmente ses prix. Je crois que c’était évoqué dans un Evoyé spécial ( ?). Ca plus la pollution phénoménale des sols et vous avez un taux de suicide chez les agriculteurs indiens incroyables, pris à la gorge de tous les côtés.
      Finalement c’est toujours le même problème : la mondialisation du profit financier.
      (Je sais on dirait du G. Marchais mais bon !)

      • HellSea
        HellSea répond à Sylap
        Ingénieur en MdR
        • Posté à 09h40 le 30/07/2008
        • Internaute 35378
          Ingénieur en MdR

        cet exemple est montré également dans « Le monde selon Monsanto », documentaire diffusé récemment sur Arte. D’une part, il montrait la montée des prix des produits transgéniques, d’autres part il montrait l’ensemble de la chaine de l’arnaque : vendre un produit miracle (des OGM), deux ans après la faune s’y est adapté et il faut un nouveau produit miracle ou des solutions palliatives (engrais...). Un cercle vicieux qui augmentent les coûts de production sans augmenter radicalement la rentabilité de la parcelle. Le cercle se retrouve borné par l’endettement et la fluctuation du marché de l’agriculture. Pour s’en sortir, il faut acheter le nouveau produit miracle de la firme qui vient de sortir...

      • adrak
        adrak répond à Sylap
        • Posté à 16h17 le 30/07/2008
        • Internaute 31361

        Peut-être que les rendements indiens ne sont pas compétitifs, mais le problème de fond c’est quand même que les Indiens ont fait le choix d’une agriculture industrielle, largement tributaire de l’industrie chimique et des semenciers : engrais, pesticides, VHR (Variétés à Hauts Rendements), OGM...

        Dans le cas des VHR et des OGM, les produits de la récolte ne peuvent alors être replantés, le fermier doit racheter chaque année les semences. Ces semences sont plus fragiles et plus consammtrices d’eau : la dépendance envers les semenciers et les chimistes n’est donc pas une simple question de marketing, mais un véritable cercle vicieux qui conduit à la spirale de l’endettement.

        Le choix a été de sacrifier les populations rurales pour nourrir la main d’oeuvre des villes indiennes, employée dans l’industrie.

        Les agriculteurs se sont adaptés à cet objectif de nourrir les villes, conduisant à des productions standardisées, peu diversifiées et pas forcément adaptées aux conditions naturelles locales.

        Le choix industriel de l’Inde, encouragé par Nehru lors de l’Indépendance, était pourtant redouté et décrié par Gandhi. Celui-ci, à la fois pour des raisons morales et pragmatiques (la pauvreté et le manque de dignité de millions d’Indiens) prônait de développer l’Inde non sur des bases pseudo-modernistes, mais sur son identité profonde : respect de la nature, mode de vie sobre et non matérialiste, développement local et équitable... Certaines des thèses gandhiennes semblent plus que jamais d’actualité dans le monde aujourd’hui.

        Sur l’Inde rurale, on peut lire les textes de Frédéric Landy ou s’intéresser aux initiatives prometteuses de fermiers, d’ONG locales, de chercheurs... comme le MSSRF (Lien) lancé par Swaminathan, père de la première revolution verte, qui prône aujourd’hui une révolution « doublement verte » (« evergreen revolution ») respectueuse de la nature et des besoins des populations rurales. L’Inde en effet a de nombreuses solutions à développer et proposer et ne se contentera pas d’attendre des solutions du monde extérieur.

        Sur la crise actuelle de l’agriculture dans le monde, Sciences Humaines a consacré une série d’articles synthétiques et faciles à comprendre : Lien ou Lien.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à AdamPollo
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 08h50 le 30/07/2008
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      @AdamPollo : Je vous suggère de consulter le blog Madmundo sur Rue89, qui vous propose une enquête réactualisée de temps en temps sur la question alimentaire. C’est passionnant.

  • Yawn
    Yawn
    amateur d'eau
    • Posté à 07h07 le 30/07/2008
    • Internaute 35717
      amateur d'eau

    On peut comprendre la position de l’Inde. Cela dit, il faudra bien que l’Inde arrive à améliorer sa productivité agricole. Mais on en revient à un des problèmes fondamentaux de l’Inde qui est l’insuffisance notoire de ses infrastructures (c’est vrai pour l’agriculture mais pour d’autres secteurs également).

    Par ailleurs, j’avoue ne pas comprendre la position de la France qui a une position complètement crispée dès qu’on parle de discuter les avantages ahurissants dont bénéficie son agriculture et qui ne respecte pas la solidarité européenne.

    • DBL8
      DBL8 répond à Yawn
      Retraité
      • Posté à 07h54 le 30/07/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      « ...j’avoue ne pas comprendre la position de la France... »
      La monnaie, la monnaie, tout simplement !
      Protection de ses industriels, agriculteurs, producteurs... comme les interlocuteurs.
      Les mêmes tractations ont lieu avec l’Amérique du sud, entre autre.

      De là à dire que c’est du marchandage de « marchants de tapis »...

      • Ellington
        Ellington répond à DBL8
        • Posté à 16h35 le 31/07/2008
        • Internaute 27898

        Il est intéressant de consulter la liste des plus gros bénéficiaires de subventions agricoles de Bruxelles.

        En tête figurent ici comme ailleurs capitaines d’industrie et familles régnantes, mais l’information est sous embargo. Curieux non ?

        Lien

    • désinscrit-
      désinscrit- répond à Yawn
      • Posté à 09h00 le 30/07/2008
      • Internaute 736

      Cela dit, il faudra bien que l’Inde arrive à améliorer sa productivité agricole

      Deux choses, d’abord je ne vois pas comment un agriculteur Indien pourrait se développer quand il est en concurrence avec des produits subventionnés ! ! Le produit importé est vendu moins cher que celui produit par le petit paysan, comment il fait pour se mécaniser en vendant à perte (à cause de nous).

      Ensuite pourquoi faut il qu’ils augmentent le rendement ? Ils faudrait qu’ils passent à une agriculture productiviste et ruiner un peu plus l’environnement, nos rendements à nous s’obtiennent par une catastrophe écologique (OGM, pesticides, appauvrissement des sols, destructions d’espèces (abeilles ou autre)). Commençons d’abord par leur laisser la possibilité de se développer, tranquillement et de vivre dignement, ne les mettons pas en situation de concurrence déloyale, si ils étaient dans une économie de marché plus équitable ça serait déjà pas mal (c’est ce qu’ils demandent si j’ai bien compris).

      Pour les suicides autant que je me souvienne, l’achat de semences (OGM monsanto si je me souviens bien aussi) est en partie responsable de leur endettement.

      ça semble une bonne nouvelle qu’il soit en accord avec la Chine par contre.

      • jyeden
        jyeden répond à désinscrit-
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 18h21 le 30/07/2008
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        tu as raison la phrase que tu cites peut se lire autrement
        si l’Inde amélliore sa productivite agricole ce sera en se débarassant de ses paysans
        direction les bidonvilles
        L’Inde conserve un rapport tres fort aveec la nature et l’agriculture. La productivite agricole (comprendre l’industrialisation) est contraire a sa vision
        peut etre un peu passeiste
        mais pas forcement mauvaise
        la France aussi a un rapport passionnel avec son agriculture.
        On se plaint des subventions accorddées au paysans mais nous serions les premiers à nous plaindre d’une « productivité agricole » sans paysans.

        et je signale que tous les pays qui se sont développés l’on fait een commençant par obtenir la suffisance alimentaire

         
        • Compte supprimé le 21 janvier 2
          • Posté à 20h01 le 30/07/2008
          • Internaute 17993

          Évidemment que la France a les tripes rurales. Le problème, c’est que les subventions vont vers les gros céréaliers de la Beauce, de l’Aisne (200 à 400 hectares, ça met à l’abri du besoin), et de la Limagne, qui n’en n’ont vraiment pas besoin, vu la hausse du prix des céréales. OK je vois ça de loin, mais merci de me dire si je me suis gourré.

          JFT_Charenton

        • Ellington
          Ellington répond à jyeden
          • Posté à 16h37 le 31/07/2008
          • Internaute 27898

          Le problème est que si les producteurs actuels, avec leurs méthodes, n’arrivent pas à nourrir l’ensemble de la population, il y a un soucis majeur non ?

  • thejoker
    thejoker
    citoyen
    • Posté à 08h17 le 30/07/2008
    • Internaute 45374
      citoyen

    je suis surpris pas le ton de votre article qui sous entend que la globalisation (mecaniste) de l’economie ne s’occuppe pas de la vie ou la mort des gens :
    « Si l’Inde venait à favoriser les importations et abaisser ses barrières douanières sur les produits agricoles, il y a fort à parier que la vaste majorité de ses agriculteurs verrait ses revenus chuter. »

    il ne s’agit pas de baisse de revenus comme celle à souhaiter des patrons du cac 40 mais de SURVIE !

    pourriez vous etre objectif et poser l’alternative
    economie financiere / economie physique (celle de list hamilton leibniz) ?

  • Pharisien
    Pharisien
    Pas bien situé
    • Posté à 08h47 le 30/07/2008
    • Internaute 10799
      Pas bien situé

    Les Indiens feraient mieux de déveloper une agriculture efficace pluôt que de maintenir leurs ruraux au niveau où étaient ceux d’Europe il y a 200 ans. L’argent ne leur manque pas tant que ça, vous n’avez pas entendu parler d’un certain Mittal ?

    • Agatigha quien vive no sur da frança
      • Posté à 09h43 le 30/07/2008
      • Internaute 25898

      heu depuis quand un mec riche partage avec la plèbe ? ? ? pas plus en Inde qu’ailleurs.

      Demander à un pays de sauter 200 ans comme ça d’un claquement de doigt est un peu utopiste. Ce n’est pas parce que c’est différent et plus « productif » ailleurs que c’est mieux.

      Je suis bien contente que des pays se rassemblent et fassent bloc contre ce foutu OMC qui a été mis en place par les pays occidentaux pour avoir un marché énorme pour les produits subventionnés.

      Vendre sur les marchés indiens/africains/Asiatiques ou d’Amérique Latine des denrées agricoles à un prix moindre que ceux qui sont produit localement, c’est franchement monstrueux.

      C’est avec l’argent des subventions de la PAC (donc nos sous) et des US que ces produits sont vendus moins chers (malgré le coût du transport ! ! !) que ceux produits localement par un petit producteur qui a planté dans son petit terrain de quoi acheter le minimum vital et les fournitures scolaires de ses gosses.

      Pour que nos agriculteurs se goinfrent, on affame les petit paysans. C’est beau !

      Et soit dit en passant, ce ne sont pas les petits agriculteurs de France qui empochent. Ceux qui produisent sur de petites surface ou les bio par exemple, n’ont pas de subventions. Trop petits.

      Ceux qui empochent, ce sont ceux qui ont des centaines d’hectares de terre et produisent beaucoup, trop pour la consommation européenne. Comme ça ferait effondrer les prix, la production est payée quand même et on peut ensuite la vendre à perte ailleurs. Quand on a détruit une partie de l’agriculture dans un pays en développement, on peut ensuite augmenter un peu les prix, le consommateur n’est pas riche quand même mais il est captif comme il ne trouve plus de produit cultivé localement.

      Si ces pays se révoltent, c’est simplement parce qu’ils ont un peu plus d’argent et de pouvoir et peuvent dire non à la domination du nord sur le sud. Avec les délocalisation, ils sont nos petites mains et ont donc maintenant un moyen de pression.

      Je trouve cette réaction saine et bonne pour l’avenir. J’espère que commence une nouvelle aire, et que la résistance va continuer.

      • Bison
        Bison répond à Agatigha quien vive no sur da frança
        des prairies ...
        • Posté à 11h05 le 30/07/2008
        • Internaute 24506
          des prairies ...

        Bon commentaire...

        « Vendre sur les marchés indiens/africains/Asiatiques ou d’Amérique Latine des denrées agricoles à un prix moindre que ceux qui sont produit localement, c’est franchement monstrueux »

        - en effet, ça s’appelle du dumping est c’est illégal selon l’OMC sur un ensemble de produits ... sauf, entre autres, les denrées alimentaires. L’OMC voudrait bien le rendre illégal sur les marchés agricoles également ; mais la France s’y oppose... et quand j’entends Barnier dire qu’il voudrait des concessions des pays émergents (... c’est un peu bizarre non ?)

        Bref, de mon point de vue je vois plutôt l’OMC comme faisant partie de la solution... Je pense plutôt que le problème vient plutôt de la PAC, du Farm Bill, du Canadian Wheat Board, etc...

         
        • tooms4444
          tooms4444 répond à Bison
          p'tit con
          • Posté à 14h28 le 30/07/2008
          • Internaute 41634
            p'tit con

          Pas seulement : les services et le droit du travail sont aussi dans la ligne de mire de l’OMC ; cf. la(les) fameuse(s) directive(s) Bolkenstein qui sont la transcription de cette volonté...

        1 autres commentaires
      • jpp64
        • Posté à 22h42 le 30/07/2008
        • Internaute 12896

        Tout à fait d’accord avec vous.

        J’espère aussi que ces pays vont tenir bon.

        Chez nous la concentration des terres continue et s’amplifie sous la pression de toute la filière agricole. On ne parle plus de ferme mais de structure.

        Je pense que c’est une débilité car je me demande bien qui pourra s’installer sur des fermes de 200,300 ou 500 hectares d’ici quelques années. Les terres vont finir dans les mains de l’industrie agro-alimentaire, et les agriculteurs seront ces salarié. BRAVO.

    • jma14
      jma14 répond à Pharisien
      • Posté à 09h50 le 01/08/2008
      • Internaute 31729

      Elle est génial votre idée. Dans le même style : ALACATEL ne va pas très bien on va prendre un peu d’argent à la SNCF (qui en a), à TOTAL (qui en a beaucoup, beaucoup, beaucoup). Vive le monde des bisounours.

    • Humain
      Humain répond à Pharisien
      • Posté à 01h49 le 02/08/2008
      • Internaute 21387

      Vous lisez trop les Echos !

  • daniel
    daniel
    daniel
    • Posté à 09h23 le 30/07/2008
    • Internaute 5273
      daniel

    Les Indiens ont raison.
    Attendre le taux de 40% avant de relever les taxes est suicidaire dans un pays où la population est essentiellement rurale.

    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 20h33 le 30/07/2008
      • Internaute 17993

      Oui, mais le problème de l’Inde, c’est un problème de priorité. En gros, ce sont les meilleurs informaticiens du monde (l’anglais courant ça aide, merci la colonisation, mais là je m’égare, mais c’est con pour les Chinois), une industrie spatiale au top, etc... Mittal n°1, et TATA qui va faire très très fort dans les années qui viennent. Je parie que dans 5 ans, tous les ateliers de maintenance des long-courriers seront là-bas : « Blagnac, beware ! ». Pour ne pas parler de nos bureaux d’études. Internet, c’est pas fait pour les chiens, et une console CATIA à Ahmedabad (ortograf ?), c’est que dalle. Autant en prendre 100 et laisser tomber ALTRAN.
      200 millions de cadres occidentalisés qui poussent sur le marché intérieur, ça va faire très très mal à très court terme. On n’a rien vu. Ils vont pas se faire chier à nous inonder avec des peluches ou des chaussettes en polyester : ils vont carrément nous sortir les Airbus 4xx. Le problème, c’est la misère des ruraux. Qui voudra financer le remembrement, les infrastructures, etc... Très très gros problème à l’horizon.

      JFT_Charenton

  • Martin D
    • Posté à 09h30 le 30/07/2008
    • Internaute 31736

    l’Inde a plusieurs pb qu’elle doit résoudre :
    - une agriculture dependante du climat (mousson)
    - mecanisation pauvre
    - subvention pauvres
    - culture ogm donc dependance totale envers monsanto

    cependant les pays du sud (= pauvres) revendiquent le droit de se protéger contre les produits hyper subventionné des pays du nord (usa + europe).

    ainsi, le mais us est moins cher que le mais mexicain ou que la banane guadeloupenne est mons chere que la banane camerounaise......

  • richelieu94
    • Posté à 09h37 le 30/07/2008
    • Internaute 32156

    l’insoluble question de la relation Inde-développement-agriculture... Coment un pays peut il accepter des résolautions internationales qui aurait des conséquences terribles ? D’autant plus que l’Inde souffre de problèmes struicturels qu’elle ne peut que difficilement régler (poids des grands propriétaires, part de la petite paysannerie, développemnt du salariat agricole, différenciel de dévelopement important entre les espaces agricoles, perte de terres arables, etc).

    Mais la marche récente de l’Inde vers une agriculture (plus) moderne et forte est passée par le développement du crédit (au profit des grands groupes d’assurance comme Reliance) et la création de grandes infrastructures hydrauliques soutenant les produits comme la canne. Mais aussi par un système de régulation interne ( Lien)
    ou des innovations intéressantes (Lien)...

    Bref des enjeux suffisamment importants pour que les indiens prennent la tête de la fronde et finalement disent aux maitres du monde : « allez vous faire... ».

    • tooms4444
      tooms4444 répond à richelieu94
      p'tit con
      • Posté à 14h26 le 30/07/2008
      • Internaute 41634
        p'tit con

      Bonjour,

      Vous vous demandez « Coment un pays peut-il accepter des résolutions internationales qui auraient des conséquences terribles ? » ; lisez « L’AGCS : Quand les Etats abdiquent face aux multinationales » de Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatides (6 Euros), tout y est expliqué par le menu. Y compris les méthodes de « négociation » dans le « bureau vert » de Pascal Lamy... un socialiste français !

      • richelieu94
        richelieu94 répond à tooms4444
        • Posté à 14h45 le 30/07/2008
        • Internaute 32156

        merci de cette référence, j’en prendrai connaissance avec le plus grand intérêt. j’imagine assez bien le contenu de l’ouvrage ( et merde ! ! ! Lamy est socialiste, comme strauss khan = drole de gauche). La « chance » est peut être qu’elle a ses propres multinationales qui rêvent de plier d’autres pays... Moi tata ou danone, ce que j’en pense... Mais bon j’aimerai que le vent tourne, que l’oppression économique change vraiment de coté, je pense que l’on y réfléchirait à deux fois avant de mettre en place ces systèmes de m...(alimentés par nos modes de vie)

         
        • yamato
          yamato répond à richelieu94
          • Posté à 23h45 le 31/07/2008
          • Internaute 21748

          bonjour richelieu

          « que l’oppression economique change vraiment de coté »

          Ce serait donc un simple désir de vengeance, que l’opprimé devienne l’oppresseur ?

          Que l’oppression économique disparaisse, comme n’importe quelle autre d’ailleurs, oui. Mais qu’elle change de mains...

          Je ne sais plus qui a dit que l’on croyait souvent gagner en liberté quand on ne faisait que changer de maître.

          • richelieu94
            richelieu94 répond à yamato
            • Posté à 15h43 le 01/08/2008
            • Internaute 32156

            je comprends ce que tu dis... mais c’est pas vraiment un désir de vengeance, plus un désir de voir les réalités prises en compte. les systèmes économiques se doivent de répondre aux besoins des peuples qui les créent et les animent. je ne crois pas aux visions idéales mais je pense que en effet maintenant la machine est inversée. En 30 ans nous avons totalement dépassé le cadre de nos besoins pour être soumis à celui de nos désirs. or nos désirs correspondent à une civilisation qui s’impose comme seule modèle viable, comme seule jauge, comme seule référence. C’est ce qui me pose problème, c’est nous que entraînons le monde dans notre chute (provisoire). Nous vivons dans un système totalisant qui loin de faire ses preuves génère ses propres tumeurs. Aussi je pense que nous sommes incapables de faire preuve d’introspection sur nos modes de vie qui génèrent nos problèmes et nos peurs (Pourquoi l’homme tout puissant douterait du bien fondé de sa puissance ?). Le carcan et les gardes chiourmes de ce système sont trop nombreux et trop imbriqués et parties prenantes de nos vies pour que nous réagissions collectivement (cela reviendrait à dire : tes membres sont pourries, coupes en un mais choisis lequel, ça n’ira pas mieux mais un instant tu te croiras sauvé)... Nous ne le ferons pas pris dans un mélange de crainte, d’orgueil et de suffisance... en fait nos discours sur le bien être collectif, la solidarité et le « meilleur » sont plus des incantations que des volontés. nous ne changerons pas un système qui globalement nous profite. Aussi je pense que le seul choc salutaire ne peut venir que d’une confrontation directe avec une force émergente, un autre plein de désir, un autre qui voudrait imprimer le monde aussi sûrement que nous le faisons... cela ne peu passer que par l’apparition d’un « léviathan » qui nous pousserait (sous la menace d’être « mangé ») à repenser complètement notre existence. Je pense que c’est possible, que nous finirons à nous heurter à des mondes qui ne nous ressemblent pas et ne veulent pas nous ressembler... Après je pense qu’en effet que souvent changer de maître ne fait pas gagner en liberté comme ne pas se révolter amène à s’accommoder de son « bourreau »... Pour conclure je te dirai que je suis profondément optimiste et que je crois(sûrement à tort) à l’émergence d’une conscience mondiale, d’une espérance transnationale qui nous amènera par contacts, chocs et ambitions à refuser ce qui nous asservi, a mettre bas ce qui nous nuit et finalement à revenir dans le cadre de nos besoins d’êtres humains. des besoins qui n’ont pas besoin de vivre grâce à l’oppression de tous.

            Bien Cordialement

        2 autres commentaires
  • levraidebat
    • Posté à 10h05 le 30/07/2008
    • Internaute 25720

    La vraie question de fond ici est de savoir si l’Europe de Bruxelles est vraiment l’échelon pertinent pour négocier ? Les Etats ne feraient-ils finalement pas mieux ?

    Lisez cette intéressante analyse sur le sujet :
    => Lien

  • Humain
    • Posté à 10h57 le 30/07/2008
    • Internaute 21387

    Echec de l’OMC...

    Echec des accords de Doha.

    En fait les pays refusent que les produits agricoles ne deviennent que des produits financiers.

    De nos jours nos financiers spéculent dans le but de faire monter le prix du baril de pétrole.
    (La crise du pétrole est une crise visant à faire se modifier l’organisation les structures industrielles mondiales)
    Faut-il ajouter à cette crise, une crise alimentaire encore plus forte que celle en train de naître ?

    Le Indous estiment que le riz est une denrée qui leur permet de vivre et de se nourrir.
    Tout comme, certains de nos agriculteurs...
    Et nombre de paysans de bretagne, d’Irlande ou d’ailleurs pensent que l’élévage est une façon de vivre.
    Nombre de ces paysans souvent, préféreraient vivre sans subventions.

    Peut être n’est-il pas necéssaire d’y ajouter la spéculation systématique sur le riz, le blé, le coton etc...
    Dans alimentaire, il y a « aliment ».

    • richelieu94
      richelieu94 répond à Humain
      • Posté à 11h17 le 30/07/2008
      • Internaute 32156

      Excellent...
      D’autant plus que les indiens savent bien que les dernières famines étaient largement dues (non pas aux mauvaises récoltes) mais à la spéculation sur les grains.. alors les indiens sont « protectionistes » à l’extérieur et à l’intérieur (PDS)... comment nourrir des villes comme mumbai, delhi, kolkotta, chenai, amadhabad (etc) avec une population agricole fragile, en diminution relative, etc ?
      En se protégeant. protection toute relative car les semenciers et marchands de pesticides occidentaux ont passé de juteuses alliances avec des groupes indiens, qui leur permettent de s’abattre comme des sauterlles sur ces belles campgnes (gujart, vidharba, tamil nadu)...

      On leur fera la leçon quand on sera clairs sur la pêche, l’élevage et les céréales...

    • tooms4444
      tooms4444 répond à Humain
      p'tit con
      • Posté à 14h21 le 30/07/2008
      • Internaute 41634
        p'tit con

      Bonjour,

      Vous affirmez : « La crise du pétrole est une crise visant à faire se modifier l’organisation les structures industrielles mondiales » ; pourriez-vous nous aiguiller sur vos références, SVP ?

      Merci d’avance.

  • Rastakouer
    • Posté à 13h13 le 30/07/2008
    • Internaute 18978

    Ce n’est pas à l’Inde de changer toute sa structure agricole, c’est avant tout aux occidentaux. L’impact qu’aurait une restructuration de l’industrie agricole serait moins meurtrier en France ou aux USA qu’en Inde. Les seules raisons qui nous en empêchent, c’est d’abord l’appât du gain, puis l’electoralisme primaire. Nos agriculteurs se reconvertiraient difficilement, certes, mais ils ne creveraient pas. En Inde, si. Et puisque toute cette histoire est a regarder à la lumière de la guerre économique la plus totale (contrôle des denrées alimentaires, vous imaginez ?), je pense que c’est aux dominateurs occidentaux d’adapter leurs industries. Il nous faudrait vraiment une convention de Genève concernant la guerre économique... Bah, je sais que les Usa ne la signerait pas.

    • richelieu94
      richelieu94 répond à Rastakouer
      • Posté à 14h26 le 30/07/2008
      • Internaute 32156

      Il n’empêche que l’Inde doit changer sa structure agricole. Aussi beaux que soient les modes culturaux d’antan, ils ne sont plus vraiment adaptés. la révolution a eu des conséquences positives (autosuffisance puis exportations alimentaires) mais aussi des négatives : destruction des sols par une irrigation trop répandue et mal maitrisée, surutilisation des engrais chimiques, course en avant dans le modernisme (dont les barrages , encore et toujours les barrages). D’autant que le maintien de cette petite (toute petite) agriculture n’a pas eu les effets prévus dans la voie indienne du développemnt : pas de capacité d’entrainement dans le développement, maintien d’une large paysannerie sans terre promise à un salariat de misère (15 roupies par jour pour homme, 10 pour une femme, une paille), retard dans le dévelopepment d’infrastructures essentielles (électricité, concurrence désormais accrue dans l’utilisation des espaces...) Ces mutations appellent une réflexion profonde sur la relation ville-campagne, développement structurel-aménagement du territoire mais aussi espace-sociétés... les indiens réfléchissent d’ailleurs depuis longtemps à ces questions... je doute cependant que l’OMC ou les puissants de ce monde prennent en compte ces efforts... Comme quoi mieux vaut être la Chine que l’Inde...

  • bifteack
    bifteack
    pierreux
    • Posté à 14h09 le 30/07/2008
    • Internaute 48394
      pierreux

    la seul chose que je retiens et qu’on est passée d’un monde ou l’ideologie politique (droite, gauche, pays non alligner)dominer, a un monde ou seul l’ideologie commercial domine .Nous sommes tous devenues esclave de l’idée quand dehors de l’economie point de salut.

    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 03h31 le 01/08/2008
      • Internaute 17993

      « Nous » ? Non non, pas moi en tout cas et j’en connais d’autre, mais pas assez.

      JFT_Charenton.

      PS : je radote peut-être sur la forme, mais 17 fautes d’orthographe dans un post de 4 lignes, ça affaiblit vachement notre position.

  • PhilDici
    • Posté à 15h39 le 30/07/2008
    • Internaute 19421

    Article très interressant.
    On comprend quel était le but recherché de l’accord. (Concernant les tarifs douaniers du volet agricole).
    Mais vous n’expliquez pas quelle est la situation de départ ? Quels-sont-ils (les tarifs, les seuils, etc...) jusqu’à ce jour ? Pourquoi est-ce mieux pour l’Inde (et d’autres) en l’état actuel ?
    J’ai peut-être loupé un truc...
    Merci d’éventuels éclairssicements.
    Cordialement

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h24 le 30/07/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Peut être que la solution serait d’abandonner l’agriculture industrielle et massive en Europe, du moins en France, et de privilégier la culture de produits de qualité supérieure.
    Les produits étant plus chers, les paysans toucheront autant pour moins, et le système de protection social actuel les mettrait à l’abri des faillites lors des destruction de récolte.
    A l’inverse les pays du Tiers Monde conserverait une production agricole massive, où l’influence des catastrophes serait amoindrie par la grosse quantité, au détriment de la qualité.
    Ce qui permettrait que les produits made in Europe alimente les riches du monde tandis que les produits made in India alimente les pauvres du même monde.

    La mondialisation, ce n’est pas forcément se mettre en concurrence avec des gens à l’autre bout du monde. Ça peut aussi être agir de concert avec eux.

    • Humain
      Humain répond à Keldan
      • Posté à 01h55 le 02/08/2008
      • Internaute 21387

      Agir de concert : mais c’était justement le but de l’OMC ! !

      Alors que les fraises prennent l’avion pôur arriver sur nos marchés en hiver !

      La question de la mondialisation est une question de marché et de spéculation...

      Lire moins les journaux financiers donne une bon point de vue, à condition de pense hommes et économie.

  • beerootfr
    beerootfr
    rentier baroudeur
    • Posté à 18h31 le 30/07/2008
    • Internaute 40978
      rentier baroudeur

    Pourquoi illustrer cet article avec une photo de cueilleuses de thé... au Sri Lanka ; pays, qui comme chacun sait ou devrait le savoir, n’a plus rien à voir avec l’Inde ?

    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 20h08 le 30/07/2008
      • Internaute 17993

      Ouais, bon, c’est encore un(e) stagiaire qu’a merdé.

      JFT_Charenton

    • brasil80
      brasil80 répond à beerootfr
      Puxador
      • Posté à 15h52 le 31/07/2008
      • Internaute 49428
        Puxador

      Comment identifiez-vous que c’est au Sri Lanka ?
      Je vois mentionné « Darjeeling »...ou alors la photo vient d’être changée !

    • richelieu94
      richelieu94 répond à beerootfr
      • Posté à 16h00 le 01/08/2008
      • Internaute 32156

      Une photo de cueilleuses de thé tout court... dans le grand drame de l’agriculture mondiale, le thé n’est pas particulièrement problématique : une fois exceptés les salaires de misère, le thé et sa forte valeur ajouté ne menace pas l’équilibre de nations entières (exceptions des monocultures) ... le blé, la lentille,le mil, le coton sont beaucoup plus mobilisateurs et soumis aux concurrences internationales... et aux traders d’Ottawa ou de Londres...

      en tout cas bravo, je cherchais LE post qui soulèverait (malignement) ce détail :)

  • boumideschoux
    • Posté à 21h40 le 30/07/2008
    • Internaute 27006

    decalons le probleme

    quand je repeints mon plafond, je vais beaucoup plus lentement que le professionnel

    mais cela me coute beaucoup moins cher

    il serait temps de vouloir tout comparer en terme commercial ou financier

    oui mais c’est le seul etalon auquel on se refere

    et qui controle cet etalon ? ?

  • nana pas l'air
    nana pas l'air
    chef d'entreprise
    • Posté à 22h24 le 30/07/2008
    • Internaute 47045
      chef d'entreprise

    pourquoi ne parlez vous que de l’inde ? Le problème touche l’agriculture mondiale .Pour ceux qui croient que la pac européenne a appauvrit les pays pauvres et émergents je pense plutôt que cette pac n’a fait que masquer de gros problèmes et disfonctionnements et qu’à l’arrêt de celle-ci en 2013 tout s’écrouleras

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 23h43 le 30/07/2008
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    Sujet passionnant, qui a déjà plusieurs années de référence principalement en Afrique.
    Mieux vaut laisser de côté pour l’instant les considérations sur les OGM, Monsanto, et la mondialisation néo-libérale, car il s’agit précisément du contraire et l’article met très justement en valeur les méfaits des subventions et les vertus d’un protectionnisme « éclairé » bien que douanier...

    Il faudra au passage qu’on nous explique pourquoi le credo libéral de l’OMC interdit systématiquement le protectionnisme sauf lorsqu’il est pratiqué par les USA...
    Il faudra aussi que l’on nous explique si cette merveilleuse mondialisation peut encore avoir un quelconque avenir

    Un atout important, c’est que le refus indien a réussi à entraîner dans son sillage la Chine : Pascal Lamy infligeant des amendes à Beijing, j’aimerais voir cela ! !

    Pour ce qui est de l’Inde, je ne me fais pas trop de soucis : c’est déjà potentiellement la deuxième puissance mondiale et plutôt que de jouer les donneurs de leçons en encourageant l’agriculture indienne à prendre modèle sur nous, il serait préférable que nous nous demandions ce que vont devenir nos agriculteurs lorsque les coûts énergétiques rendront les transports prohibitifs, ce qu’ils commencent déjà à être : il suffit de noter le prix du kilo de tomates sur n’importe quel marché de quartier.

    Peut-être nous faudra-t-il retourner à un approvisionnement local, auquel cas les rêves de globalisation n’auront plus de sens pendant que nous perdrons un temps précieux à réorganiser de fond en comble nos circuits et nos méthodes quand les indiens n’auront qu’à tirer parti de nos expériences passées pour adapter leur agronomie à la pénurie énergétique. Ils sont capables de le faire vite et bien, je me suis laissé dire que ce n’étaient pas des imbéciles, loin s’en faut.

    Petit rappel : l’essentiel des surfaces cultivables à fort potentiel sont répertoriées en Inde et en Afrique tropicale

    Le Monde change, mais pas comme on essaie de nous faire croire depuis trente ans ; et je me demande si, particulièrement en Europe, nous n’aurions pas tout faux, avec notre superbe arrogante, nos terres épuisées quand elles ne sont pas bétonnées, nos industries « de base » moribondes et la désagrégation de notre tissu social.
    Le Monde change et j’ai l’impression que nous restons sur le bas-côté sans voir ceux qui nous dépassent pour la simple raison qu’ils circulent sur une autre route...

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