Sur le terrain 26/07/2008 à 18h18

Quotidien sur les chantiers : un sociologue clandestin témoigne

Lise Barcellini | Journaliste

Ethnicisation des tâches, précarité, transgression des règles : la réalité crue du BTP racontée par un chercheur « infiltré ».





Maçons à Bruxelles (Philippe Lopparelli).

Pendant douze mois, Nicolas Jounin a mené une double vie : intérimaire du bâtiment le jour, sociologue la nuit. Sans qualification, il sera tour à tour manœuvre (tout en bas de l’échelle sociale), aide-coffreur et ferrailleur.

Hiérarchisation des tâches, entre classe et race


Jacquette de ’Chantier interdit au public’ (DR).

Il commence son enquête sans véritable hypothèse de départ, mais avec une piste de réflexion : « articuler les relations inter-ethniques aux relations de travail ».

Au-delà de ce qu’il appelle « l’humour ethnicisant » , il constate une construction ethnicisée des postes :

« A chaque origine on assigne une place et on présume un comportement. »

Les Africains subsahariens sont manœuvres, les Maghrébins ferrailleurs ou coffreurs, les Portugais chefs d’équipe, les « Blancs » (nés en France, de nationalité française et parlant sans accent) sont tout en haut de la pyramide.

Illustration troublante : lors d’une pause déjeuner, des manœuvres chassent deux ouvriers qualifiés blancs venus s’attabler à leurs côtés. Pourtant, un gardien, que les convives ne connaissent pas, et qui lui aussi est noir, est accueilli à bras ouverts. Le chercheur s’interroge :

« Faut-il l’interpréter comme une recherche d’un entre soi-ethnique, ou plutôt racial (le gardien n’est pas malien) ? Non, si l’on se souvient que c’est moi qui rapporte la scène, que je suis blanc, et que, bien qu’ayant intrigué les autres manœuvres au début, ma présence dans ce vestiaire n’a jamais été remise en cause dès qu’on a su mon niveau de qualification. Il s’agit donc plutôt d’un entre-soi hiérarchique, qui ne prend forme que parce que, en amont, les logiques du bâtiment ont conduit à confondre origine et poste. »

Sous-traitance et intérim : « l’externalisation des illégalités »

Thèse centrale du livre : le recours à la sous-traitance et à l’intérim constitue le pivot de l’organisation des chantiers. Pour faire des économies, les entreprises font appel aux sous-traitants. Lesquels, pour être plus compétitifs, ont recours à l’intérim (cette « fourniture non temporaire mais durable d’une main d’œuvre précaire »).

Jusque-là, rien de très nouveau. Mais le sociologue démontre que ces employeurs intermédiaires jouent un autre rôle : ils permettent aux entreprises de transgresser les règles (sans-papiers, licenciements, sécurité) sans être responsables : c’est « externalisation des illégalités “.

Cette grille de lecture permet au sociologue de donner un nouvel éclairage à plusieurs dossiers chauds du BTP. Notamment les sans-papiers :

‘Dans le ferraillage, les agences d’intérim endossent un rôle de fourniture de sans-papiers. Par conséquent, les utilisateurs n’ont pas à se soucier de qui ils utilisent. Même si elles voulaient veiller à ne pas utiliser de sans-papiers sur leurs chantiers, les entreprises de ferraillage ne le pourraient peut-être pas. En tout cas, pas dans le cadre décentralisé de gestion des intérimaires qu’elles ont institué. Ce sont les chefs de chantier qui s’occupent de commander et de renvoyer les intérimaires, au jour le jour. L’intérim n’est rentable qu’à ce prix, celui d’une gestion au plus juste et au plus court que seul un cadre présent sur le chantier peut assurer. Or ces chefs acceptent difficilement qu’on exige d’eux de contrôler les papiers de leurs ouvriers.’

Le chercheur décrit la précarité non pas seulement comme une ‘instabilité’, mais aussi comme une ‘incertitude’, clé de la docilité des intérimaires. Certains travaillent depuis plusieurs années pour la même boîte de sous-traitance ou la même agence d’intérim avec, en permanence, la crainte d’être viré du jour au lendemain.

Le risque corporel plutôt que celui de perdre son emploi

Autre trouvaille : si les règles de sécurité ne sont pas respectées, c’est parce que les ouvriers intérimaires sont pris entre deux exigences contradictoires (les prescriptions de sécurité et la cadence imposée). Ils en viennent à frauder les règles de sécurité dans le dos de leur chef :

Pour les intérimaires, la précarité de l’emploi incite à prendre des risques qu’ils éviteraient autrement : se trouve mis en balance un risque contre un autre, le risque corporel contre le risque de perdre son emploi.”

Plus troublant encore : ne pas suivre les règles de sécurité devient une forme de résistance. Bemba, ouvrier intérimaire :

“Tu vois, s’il y a un inspecteur qui vient, ils donnent des masques à tout le monde. Moi, l’autre jour, j’ai refusé de prendre le masque. J’ai dit : ’Moi non, je prends pas. Parce que l’autre jour, j’en ai demandé et vous m’avez dit qu’il y avait plus de masques’.” (Voir la vidéo)



Conclusion du chercheur :

“Illégalement et par le biais des agences d’intérim, les entreprises du bâtiment ont déjà fait en sorte de pouvoir se séparer à tout moment de leurs salariés, du moins de certains d’entre eux. (…) Laboratoire semi-clandestin des nouvelles relations de travail, le bâtiment révèle certaines de ses implications. (…) Les agences d’intérim du bâtiment [ont] anticipé sur le CPE et le CPE, en ne faisant signer de contrat qu’en fin de mission afin de pouvoir renvoyer leurs salariés du jour au lendemain.”

Français sur un chantier, “ on est pris soit pour un chef soit pour un con”

Pour sa thèse, le jeune chercheur aurait pu se contenter de mener des entretiens avec les différents acteurs du BTP. Il a préféré s’impliquer, découvrir la pénibilité et les dangers des métiers du bâtiment, pour en comprendre les mécanismes. Un moyen pour lui d’être au plus près de la réalité :

“Une fois sur le chantier, l’on en vient à comprendre et éprouver des choses inimaginables auparavant. Cependant, on ne peut pas avoir la prétention de ressentir et décrire les émotions, le vécu subjectif ‘ du’ travailleur en bâtiment (qui lui-même n’existe pas).”

Outre la contradiction entre la posture du sociologue et celle de l’ouvrier, le chercheur est confronté à une difficulté supplémentaire : il est “blanc” et de nationalité française. (Voir la vidéo)



“ Le livre est lu sur les chantiers”

Etonnamment, depuis la sortie du livre, Nicolas Jounin n’a eu que peu de retours de la profession, mais tous plutôt positifs. “Parce que les gens s’y retrouvent”, dit-il. Sans doute aussi parce que “ceux à qui le livre a déplu ne le [lui] disent pas”. (Voir la vidéo)



 ? Chantier interdit au public : enquête parmi les travailleurs du bâtiment par Nicolas Jounin - 274 p., 23€.

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  • pablico
    pablico répond à Francesco1976
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 19h35 le 27/07/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    vous m’avez mal lu, ou je me suis mal exprimé, c’est le processus qui est de l’esclavage.
    ce processus peut se passer et se passe à tous les niveaux

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 09h11 le 28/07/2008
    • Internaute 48453

    J’ai travaillé aussi dans la maîtrise d’ouvrage et ai une objection à ton propos. Les coordonnateurs SPS ont pour mission de gérer la sécurité du point de vue de la coactivité des différentes entreprises sur le terrain. Leur rôle n’est pas d’être un surveillant sécurité pour chaque individu, la sécurité individuelle relevant de l’individu et de son encadrement direct.
    Si l’on rajoute à cela, comme tu l’as souligné, le fait que, même dans sa tâche principale, la plupart des coordonnateurs sont « influencés » par leur client et la priorité qui est donnée à la rentabilité, on voit bien que la coordination SPS n’a qu’un rôle très mineur dans la prévention des accidents qui sont souvent dûs à des erreurs dans le geste professionnel individuel.

  • ysengrimus
    • Posté à 13h13 le 27/07/2008
    • Internaute 12674

    La perpétuation de racisme exploiteur dans l’habitacle foncier et industriel. Terrible et convaincante description. Et pourtant, le racisme est foutu.

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    Cela va flancher quelquepart...
    Paul Laurendeau

  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 21h44 le 26/07/2008
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    l’ennemie du profit c’est le plein emploi....il est donc trés important que ces condittions de travaille moyenâgeuse soient reunies pour que le profit soit maximum et perpetuelle, le propre du capitalisme c’est de considerer tout ce qui « est » comme objet ( ces grands hommes y comprit) c’est ce qu’on appelle la réification. nous sommes dans un monde qui crée la « richesse » sur de la pauvreté.la terre nous rappelle ces derniers temps que le profit infini dans un monde « fini » (ressource limité)n’est pas viable. nous vivons la fin d’une utopie (réel celle là) ,la preuve, la vie humaine n’a plus aucune importance...un autre monde indispensable .reveillons-nous

    Lien

    • mechante langue
      mechante langue répond à delalo
      • Posté à 15h17 le 27/07/2008
      • Internaute 28480

      « l’ennemie du profit c’est le plein emploi…. »

      Exact puisce que lorsqu’il y a plein emploi , les patron sont obligé d’attirer et de fidéliser la main d’oeuvre en augmentant les salaires et en améliorant les conditions de travail .
      C’est pourquoi on fait appel a l’immigration pour déséquilibrer ce marché du travail en faveur du patronat

  • N.MARECHAL
    • Posté à 21h46 le 26/07/2008
    • Internaute 9175

    Votre article est très intéressant.

    L’ethnicisation des tâches est malheureusement connu dans différents métiers. Le problème concerne l’équilibre voire l’impossibilité de passer d’une tâche à l’autre (emploi réservé un peu comme une caste, c’est assez incroyable !).

    La sécurité :
    Là, je ne peux pas être d’accord. Jamais un inspecteur du travail vous tendra un casque de protection pour vous protéger. Ceci n’est pas son travail, par contre il mettra un joli PV à l’entreprise si les règles ne sont appliquées. La raison en est simple : l’inspecteur du travail n’a pas de budget pour payer des casques… ok

    Mais jusque là, tout va bien…Un petit PV ne fait pas mal.

    Si votre intérimaire subit un accident du travail, l’entreprise est pénalisée. Pourquoi ?
    Son indice d’accident (un calcul basé sur une variable des accidents annuelle) va être plombé.
    Et donc l’entreprise va payer la différence à la sécurité sociale.
    Alors est ce que ça coûte cher ? la réponse est oui ! ! ! Et ca coûte très cher.
    Pour une idée : 9000 personnes = 5 millions d’euros de pénalité.
    Oups, mais si on fait des efforts alors pas de pénalité = 0 euro.

    Comprendre, que chaussures de sécurité et casque sont obligatoires, il n’est pas question de voir les choses autrement.

    C’est tout le travail du CHST et probablement que dans le bâtiment l’intitulé est différent mais le fond reste le même.

    Le plus important … et là où je vous rejoints complètement, c’est l’importance de communiquer auprès des personnes qui s « exposent à des risques et qui par ailleurs se trouvent dans le cadre d’un sous statut salarial.

    MALGRE TOUT, CES PERSONNES ONT DES DROITS

    • Lise Barcellini
      Lise Barcellini répond à N.MARECHAL
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 14h43 le 27/07/2008
      • Journaliste 18428
        Journaliste

      @ N.MARECHAL,
      Merci pour votre intervention.
      Je crains d’avoir été mal comprise : à aucun moment Nicolas Jounin n’indique que les inspecteurs du travail tendent des casques aux ouvriers. Dans la citation de Bemba, le « ILS » renvoit aux chefs du chantier : « Tu vois, s’il y a un inspecteur qui vient, ILS donnent des masques à tout le monde. Moi, l’autre jour, j’ai refusé de prendre le masque. J’ai dit : “Moi non, je prends pas. Parce que l’autre jour, j’en ai demandé et vous m’avez dit qu’il y avait plus de masques.”

      De plus, Nicolas Jounin raconte avoir rencontré des ouvriers intérimaires qui n’osaient pas déclarer un accident du travail.

      Je me permets aussi d’attirer votre attention sur ce passage, situé en fin de chapitre sur la sécurité. Le sociologue tire des conclusions, déduites de plusieurs pages d’anecdotes et de témoignages :
      “Pris entre les exigences de cadence et les prescriptions de sécurité, les ouvriers n’ont plus le choix que de prendre des risques, et de cacher qu’ils prennent des risques. La réglementation de l’entreprise en matière de sécurité n’a donc pas pour unique effet la protection de l’intégrité physique des ouvriers. A la limite, elle est même susceptible d’avoir l’effet inverse : sans éliminer les conduites à risque, elle impose le silence à leur sujet et fait ainsi obstacle aux tentatives de reprise en main de leur sécurité par les salariés.” (p.198)

      • N.MARECHAL
        • Posté à 19h59 le 27/07/2008
        • Internaute 9175

        je vous remercie pour votre réponse et pour ces precisions.

        Effectivement si la pression est telle, que les ouvriers n’osent plus déclarer un accident du travail. Alors il y a un problème dans la mesure ou l’entreprise passe la ligne jaune.

        Et ca, ce n’est pas une bonne idée car matériellement, l’entreprise diminera sensiblement son indice d’accident. Cela se verra... car la caisse primaire d’assurance maladie ne veut pas payer les accidents du travail. Elle assure seulement une avance que l’entreprise à terme devra régulariser auprès de la SS.

        Pour baisser son indice d’accident, il n’y a pas de miracle. L’entreprise doit investir (dépenser de l’argent) en formation, en expertise, en matériel de protection. Ces mesures de prévention sont parfaitement tracables dans l’entreprise.

        On a tendance à penser qu’en France on peut faire tout et n’importe quoi. Non non, même pas en rêve. Cacher un accident du travail, c’est illégal.

        Ces questions nous concernent tous, il ne faut pas se laisser faire. Ce genre de chantage doit être rapporté à vos représentants du personnel. Ils sont la pour ça, et surtout, ils ont les moyens d’intervenir immédiatement. Cela ne veut pas dire que vous êtes syndiqué, cela ne veut pas dire que vous êtes contre l’entreprise. Cela veut simplement dire que l’entreprise doit respecter le droit.

        Encore merci Lise.

         
        • Adarshini
          Adarshini répond à N.MARECHAL
          Idéaliste
          • Posté à 12h38 le 29/07/2008
          • Internaute 14044
            Idéaliste

          Le problème, c’est qu’avec l’intérim, « on » peut quasiment tout faire et n’importe quoi ! car c’est aussi à ça que sert l’intérim : un contrat par semaine, et un chantage au non-renouvellement, et l’intérimaire, qui n’a pas forcément le temps de connaître les représentants du personnel, ferme sa gueule...

        1 autres commentaires
  • free-man
    • Posté à 22h59 le 26/07/2008
    • Internaute 26809

    Merci pour cet article, honnête et sincère… d’ailleurs, on dit que l’esclavage a été aboli depuis... Hélas, il est toujours la ! mais il a juste changé de forme.

    • re-belle
      re-belle répond à free-man
      mère au foyer
      • Posté à 12h30 le 28/07/2008
      • Internaute 24966
        mère au foyer

      cela s’appelle l’esclavagisme légalisé ! ! ! ...

  • Anonyme

    Bonsoir, ça m’a fait pensé a elie et dieudoné il y a longtemps

    bye

  • magaliesimon
    magaliesimon
    célibataire
    • Posté à 00h04 le 27/07/2008
    • Internaute 44894
      célibataire

    Le BTP est un des domaines les plus ingrats, un cousin y a travaillé, et tout blanc qu’il était, il a été traité comme de la merde.
    Lien

    • Perjovem
      Perjovem répond à magaliesimon
      • Posté à 02h25 le 27/07/2008
      • Internaute 5477

      Ben, oui !
      Mais tant qu’il y aura des médias et des « experts-socialoguos-politicos » dits de gauches, qui continueront à nous bassiner avec l’Africain subsaharien, sous le Maghrébin, sous le Portugais, sous le blanc... Ben, rien ne changera dans l’exploitation du manoeuvre et de l’intérimaire dans le BTP.
      Ils sont tous dans la même merde, la même précarité, mais les guignols fans de Mermet et Bourdieu arriveront toujours à faire une différence entre ces différents smicards, va comprendre Charles !

      Perjo

      • vieux grincheux
        vieux grincheux répond à Perjovem
        libre penseur
        • Posté à 09h10 le 28/07/2008
        • Internaute 9926
          libre penseur

        une recherche/action telle que celle-là est une recherche scientifique et, à ce titre, critiquable, elle s’ appuie sur les recherches anterieures de la communauté scientifique et doit être soutenue par le chercheur...

        Voilà, c’est toute la difference avec la discussion de fin de repas de famille ou du café du commerce...

        et nous en avons besoin pour nous faire une idée et exercer notre esprit critique citoyen...

        Maintenant, les quidams qui ne sont pas d’ accord, doivent avancer des arguments infirmant la thèse soutenue ci-dessus....

        La methode hypotetico-inductive a encore de beaux jours, heureusement pour nous, citoyens ! ! !

        On se doutait bien que ça se passait ainsi, encore fallait-il le démontrer.

        Ce chercheur l’ a fait,en payant de sa personne, ce n’ est déjà pas si courant merci à lui ! !

        merci à toi citoyen chercheur !

        Votre dévoué Vieux Grincheux

      • vieux grincheux
        vieux grincheux répond à Perjovem
        libre penseur
        • Posté à 09h11 le 28/07/2008
        • Internaute 9926
          libre penseur

        une recherche/action telle que celle-là est une recherche scientifique et, à ce titre, critiquable, elle s’ appuie sur les recherches anterieures de la communauté scientifique et doit être soutenue par le chercheur...

        Voilà, c’est toute la difference avec la discussion de fin de repas de famille ou du café du commerce...

        et nous en avons besoin pour nous faire une idée et exercer notre esprit critique citoyen...

        Maintenant, les quidams qui ne sont pas d’ accord, doivent avancer des arguments infirmant la thèse soutenue ci-dessus....

        La methode hypotetico-deductive a encore de beaux jours, heureusement pour nous, citoyens ! ! !

        On se doutait bien que ça se passait ainsi, encore fallait-il le démontrer.

        Ce chercheur l’ a fait,en payant de sa personne, ce n’ est déjà pas si courant merci à lui ! !

        merci à toi citoyen chercheur !

        Votre dévoué Vieux Grincheux

      • Ellington
        Ellington répond à Perjovem
        • Posté à 09h18 le 28/07/2008
        • Internaute 27898

        Pour autant que je sache, les Portugais sont très majoritairement blancs... Et la plupart des entreprises de batiment, petites et moyennes ont été créées et sont dirigées par des Portugais.

  • Nadja.R
    Nadja.R
    Clown lyrique
    • Posté à 00h39 le 27/07/2008
    • Internaute 19039
      Clown lyrique

    Cet article me rappelle un petit souvenir du temps où je travaillais en intérim en restauration pour une grosse boite où « on aime travailler avec eux ».
    Comme sur les chantiers certaines tâches sont réservées à certaines origines...allez savoir pourquoi, les plongeurs sont toujours noirs, la plupart du temps africains (je précise pour ceux qui croient qu’il n’y a pas de noirs français).
    Un vendredi je faisais la queue pour déposer mes relevés d’heures. Devant moi, un homme (un africain, justement) se plaignait des conditions de travail du restaurant où on l’avait envoyé. La réponse fut « Au fait, tu ne m’as pas ramené tes papiers l’autre fois...tu penseras à me les ramener ». Une façon aimable de lui faire comprendre les choses. D’ailleurs le travailleur n’a rien pu répondre.
    C’était il y a 7 ans à Paris.

    L’intérim fournisseur d’esclaves, dans les autres secteurs aussi j’imagine.

  • Perjovem
    • Posté à 03h47 le 27/07/2008
    • Internaute 5477

    Au fait, y’a combien d’Africains subsahariens, Maghrébins, noirs, gris etc... A Rue89, Libération, Le Monde, Marianne, Nouvel Obs etc... ?

    Perjo

  • désiré
    • Posté à 05h18 le 27/07/2008
    • Internaute 7157

    Perjovem, vous vous voyez demander aussi combien il y a de juifs ? Ah c’est pas pareil, je sors...

    • Perjovem
      Perjovem répond à désiré
      • Posté à 05h32 le 27/07/2008
      • Internaute 5477

      Ben ouais, si sur Rue89 et autres médias que je cite, Juifs cotoyait Africains subsahariens, Maghrébins, Portugais... Ou si Obama était juif et que ces médias posaient cette même question : Pourquoi n’existe-t-il pas d’Obama français ?

      Perjo

  • aline
    • Posté à 08h41 le 27/07/2008
    • Internaute 42161

    Ce sociologue a travaillé pendant douze mois de façon stérile.
    J’avais vingt ans dans les années soixante et c’était la même pièce de théâtre qui se jouait sur les chantiers sur lesquels je travaillais.
    Dans cette pièce, chacun a un rôle et le respect de la mise en scène et du texte sont essentiels au succès.
    Que veut-il ce sociologue ?
    Que l’africain subsaharien sans papier soit embauché directement comme chef de chantier du viaduc de Millau ?
    Que le Portugais qui avait des parpaings pilés dans son biberon ne soit pas embauché pour ce qu’il sait faire ? Un chantier est une ruche, et chacun joue.
    A mon avis, ce sociologue a vu tout ce qu’il y avait à voir, mais sans comprendre. Il est sûrement socialiste.

    • hans lefebvre
      hans lefebvre répond à aline
      • Posté à 12h07 le 27/07/2008
      • Internaute 41303

      Vos propos me font penser à quelqu’un qui doit voter FN, non ?
      Vous faites dans le sophisme, chère Aline, une mécanique de la pensée pratiquée allègrement par notre borgne national....
      Enfin, vous n’êtes pas sans savoir qu’à qualification égale, les chances de trouver un emploi pour un français issu des quartiers populaires seront bien moins grandes ! Cela n’est qu’un exemple des discriminations. Bien évidemment, le travail réalisé ici ne fait que mettre en forme ce que chacun aura pu constater, l’ethnicisation des tâches et des emplois, mais n’est-il pas intéressant que des chercheurs puissent mettre en page de tels travaux grâce à une pensée objectivée ?
      Lisez donc cet ouvrage, et après apportez votre point de vu critique si nécessaire, en étayant un peu plus vos affirmations quelques peu péremptoires.
      cordialement.
      Lien

      • mechante langue
        • Posté à 15h23 le 27/07/2008
        • Internaute 28480

        « Enfin, vous n’êtes pas sans savoir qu’à qualification égale, les chances de trouver un emploi pour un français issu des quartiers populaires seront bien moins grandes ! Cela n’est qu’un exemple des discriminations »

        Alors je ne vous pige pas . Il y a un truc qui cloche dans votre raisonnement
        Pourquoi les memes patrons font venir de la main d’oeuvre étrangére quelquefois illégale , n’embauchent pas des frnaçais d’origine immigré (souvent non qualifiés alors qu’on atteint des taux de chomage supérieur a 20% dans les cités) ?

         
        • Ellington
          • Posté à 09h23 le 28/07/2008
          • Internaute 27898

          Je ne crois pas que les patrons « fassent venir » de la main d’oeuvre étrangère, ils prennent ce qui se présente au chantier ou de qui vient de l’agence d’intérim.

          Par ailleurs, au risque d’être provocateur et censuré, est-on bien sur que ces 20% de chômeurs soient réellement à la recherche de ces emplois pour lesquels il faut se lever tôt, travailler dur et transpirer, pour toucher moins que le RMI sans avoir le temps de faire son « bizness » dans la cité ?

          • mechante langue
            • Posté à 12h57 le 28/07/2008
            • Internaute 28480

            « Je ne crois pas que les patrons “ fassent venir ” de la main d’oeuvre étrangère, ils prennent ce qui se présente au chantier ou de qui vient de l’agence d’intérim. »

            Mais les patron réclament l’ouverture des frontiéres . C’est donc pour faire venir des immigrés

            « Par ailleurs, au risque d’être provocateur et censuré, est-on bien sur que ces 20% de chômeurs soient réellement à la recherche de ces emplois pour lesquels il faut se lever tôt, travailler dur et transpirer, pour toucher moins que le RMI sans avoir le temps de faire son “ bizness ” dans la cité ? »

            En effet . Mais en disant cela vous mettez a mal le schéma qui met d’un coté les méchants français racistes et ingrats , face aux immigrés , image de la victime incarnée

            • Ellington
              • Posté à 16h54 le 28/07/2008
              • Internaute 27898

              Le véritable « travailleur immigré » souvent encore clandestin, n’a pas d’autre choix que de travailler pour vivre. Il n’a pas encore accès aux prestations sociales.

              Les enfants de l’immigration du 20e siècle, c’est une autre affaire, mais il y a des profiteurs dans toutes les catégories sociales et ethniques.

              • mechante langue
                • Posté à 18h50 le 28/07/2008
                • Internaute 28480

                « Le véritable “ travailleur immigré ” souvent encore clandestin, n’a pas d’autre choix que de travailler pour vivre »

                ...comme 90% de la population !
                Et oui on est obligé de travailler pour vivre !

        4 autres commentaires
      • Utilisateur désinscrit 2
        • Posté à 15h52 le 27/07/2008
        • Internaute 19086
          nc

        Oui Hans. Péremptoires et affligeantes... Aline avait 20 ans dans les année 60, sa capacité de réflexion a dû se bloquer à cette époque.

      • La Grenouille
        • Posté à 23h29 le 27/07/2008
        • Internaute 30444

        Pourquoi je ne vois pas votre nom sur la couverture du livre ? Ca aurait été plus vite pour l’écrire...

    • Florent Pommier
      Florent Pommier répond à aline
      Journaliste
      • Posté à 12h38 le 27/07/2008
      • Internaute 11218
        Journaliste

      votre jugement est bien rapide, lisez-donc le livre et confrontez donc vos a priori à l’étude faite pendant des mois par un professionnel.
      vous avez un discours intolérant, haineux envers des populations que vous ne semblez pas connaître, des personnes qui peuvent en plus être autant françaises que vous... ouvrez votre esprit, apprenez à vous intéresser à autrui. sortez de ce discours tout fait qui ne vous honore pas.

    • zorbeck
      zorbeck répond à aline
      • Posté à 13h23 le 27/07/2008
      • Internaute 9110

      « Ce sociologue a travaillé pendant douze mois de façon stérile. »

      Ah bon ? Il aurait synthétisé 3 tomes de sociologie marxiste, ca aurait été plus utile d’après vous ?

      « Dans cette pièce, chacun a un rôle et le respect de la mise en scène et du texte sont essentiels au succès... »

      Autrement dit, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Rien à voir, circulez ! Et vive la France à 2 vitesses : les emplois stables et bien protégés pour les uns, la galère pour les autres...

    • V.B.
      V.B. répond à aline
      Chercheur
      • Posté à 09h41 le 29/07/2008
      • Expert 27686
        Chercheur

      J’aimerais comprendre pourquoi un commentaire aussi stérile et stéréotypé est propulsé dans les commentaires affichés directement sous l’article...

    • azerty69
      azerty69 répond à aline
      ExecutieveBranleur
      • Posté à 15h20 le 02/08/2008
      • Internaute 42089
        ExecutieveBranleur

      Aline vous êtes mal tombé pour faire des commentaires pragmatique sur un site noyauté par les gauchistes humano démago.
      Ici dire qu’il est normal qu’un blanc polytechnicien soit mieux payé qu’un noir sans papier et sans qualification c’est du racisme.
      Tous les braves gens ici trouvent normal d’acceuillir les sans papiers et de leur donner leurs boulots bien pepere en bureau chauffé où l’on se foule pas trop, parce que eux sont prêts a faire les boulots durs, mal payés et précaire.

  • GGGG
    GGGG
    (r)
    • Posté à 09h45 le 27/07/2008
    • Internaute 49060
      (r)

    Belle enquête !
    Merci de ce livre.
    Cela m’évoque un documentaire sur les chantiers dit de l’Atlantique concernant le Queen Mary. Le constat était vraiment accablant. Sans appel quant aux règles de sécurités (les ouvriers se volaient les postes à souder, les outils... !) tous sans papiers, tous en intérim.
    Comme de bien entendu la passerelle, au jour J de l’inauguration s’éffondra.
    Cette affaire de sous-traitance (mal- trairance ?) me fait aussitôt penser aux techniques similaires de « gestions » du parc nucléaire français.

  • rapatapoulos
    • Posté à 10h12 le 27/07/2008
    • Internaute 45791

    On ne va pas remonter à l’histoire des colonisations par les pays possédant une armée et qui sont allé envahir l’Afrique pour le « bien » des autochtones.

    Après la seconde guerre mondiale, les « troupes coloniales », cette chair à canons qui avait déjà été largement sollicitée lors du premier conflit mondial, une partie de ces troupes étaient cantonnées à Paris et aux alentours.

    Majoritairement des tirailleurs algériens et marocains, ces hommes se sont rendu compte qu’ils pouvaient gagner un peu d’argent afin de faire vivre leur famille restée au douar, au bled, une région ou les ressources étaient nulles ou presque.

    Il s’agissait de la première génération de maghrébins qui « s’installaient “ en France, après avoir combattu dans les zones les plus dangereuses, ils formaient les ‘troupes de chocs’ de la chair à canons, avec des pertes en vie humaines considérables.

    Ces personnes se sont entassés à quatre ou six ou plus dans des piaules des quartiers ‘bon-marché’.

    La France était à reconstruire, c’est ce que clamait haut et fort le général de Gaulle.

    Les français de souche ne voulaient plus travailler dans le bâtiment, ils refusaient presque tous les métiers manuels, éboueur équivalait à un déshonneur, ils trouvaient ça trop sale, trop dur, presque déshonorant, les bureaux c’était plus chic.

    Alors commença l’embauche et l’exploitation de cette main d’oeuvre corvéable à merci qui au début parlait à peine notre langue, ils ne connaissaient pas les lois, ils étaient vulnérables, ils ne savaient pas se défendre.

    Les patrons des sociétés de construction, ont vite fait de comprendre que cette main d’oeuvre était une aubaine, pour eux, cette main d’oeuvre représentait le moyen de s’enrichir à bon compte, on pouvait les sous-payer, les brimer, les utiliser comme des esclaves, ils ne diraient rien.

    A cette exploitation éhontée est venu s’ajouter, le mépris des français, ces pauvres gens étaient habillés de tous les défauts du monde, ils étaient le sujet des blagues graveleuses que les braves citoyens pouvaient inventer, ça faisait rire, le bicot par-ci, le bicot par la, les autochtones se sentaient supérieurs, ils ne cherchaient même pas à savoir si ces hommes avaient une culture, pas la peine.

    Ces ‘immigrés’ de ces territoires français, ne pouvaient pas faire venir leur famille, interdit, on ne voulait pas multiplier les bicots, pensez-donc !

    Alors pour eux, pas de vie de famille, pas d’affection, pas de sexe, pas besoin, ils sont la pour travailler c’est tout !

    Aujourd’hui, certains se demandent pourquoi les fils et petits fils et même arrière petits-fils de ces ‘immigrés’ se réfugient ailleurs que dans la devise
    ‘travail famille patrie’.

    C’est facile à comprendre, très facile.

    Depuis ? Pas grand chose de changé, la roue tourne c’est tout, les immigrés ne sont plus les mêmes.

    • mechante langue
      • Posté à 12h13 le 27/07/2008
      • Internaute 28480

      « Il s’agissait de la première génération de maghrébins qui “ s’installaient ” en France, après avoir combattu dans les zones les plus dangereuses, ils formaient les “ troupes de chocs ” de la chair à canons, avec des pertes en vie humaines considérables. »

      C’est faux . Pourquoi racontez vous des histoires ?
      Le taux de mortalité a été inférieur a celui des autres combattants français

      « La France était à reconstruire, c’est ce que clamait haut et fort le général de Gaulle.
      Les français de souche ne voulaient plus travailler dans le bâtiment, ils refusaient presque tous les métiers manuels, éboueur équivalait à un déshonneur, ils trouvaient ça trop sale, trop dur, presque déshonorant, les bureaux c’était plus chic. »

      Là aussi vous nous racontez une fable : il faut savoir que les immigrés representaient moins de 1% de la population active . Et aprés la guerre lors de la reconstruction tous les eboueurs et tous les maçons etaient français.

      « Les patrons des sociétés de construction, ont vite fait de comprendre que cette main d’oeuvre était une aubaine, pour eux, cette main d’oeuvre représentait le moyen de s’enrichir à bon compte, on pouvait les sous-payer, les brimer, les utiliser comme des esclaves, ils ne diraient rien. »

      La aussi vous trafiquez l’hstoire . Apres le reconstruction lors des trente glorieuses , on a fait venir massivement des immigrés parce qu’on a utilisé l’immigration comme variable d’ajustement pour faire baisser les couts .

      « Aujourd’hui, certains se demandent pourquoi les fils et petits fils et même arrière petits-fils de ces “ immigrés ” se réfugient ailleurs que dans la devise
      “ travail famille patrie ”. »

      Mais quelle est leur devise ?

      • Compté supprimé 2
        Compté supprimé 2 répond à mechante langue
        Compte supprimé 2
        • Posté à 14h07 le 27/07/2008
        • Internaute 40413
          Compte supprimé 2

        bon je vais essayer de reprendre vos arguments :

        *« le taux de mortalité a eté inferieurs à celui des autre combattants“dites vous.
        je réponds :
        vous oubliez les français issus d’Afrique dans la resistance et l’action de la MOI contre l’occupant allemand MOI=Main D’oeuvre Immigrés(cf le groupe Manouchian).
        Dans ce groupe on ne compte que 3 français pour 20 étrangers arrétés par les autorités allemandes.

        *‘il faut savoir que les immigrés représentaient moins de 1%de la population active’

        Normal un français d’algérie n’était pas comptabilisé comme immigré ! ! ! Il était FRANCAIS.

        Voici ce que dit NOIRIEL historien (GENS D ICI VENUS D AILLEURS /LA FRANCE DE LIMMIGRATION DE 1900 A NOS JOURS/ EDITION DU CHENE) :

        ‘la france est le premier grand pays industriel qui a batti son développement en faisant massivement appel à la main d’oeuvre étrangère’

        je peux continuer mais je vous laisse le soin de vous documentez afin de ne pas oser dire que nous trafiquons l’histoire.

        Au fait je suis curieuse : quelles sont les sources qui vous permettent d’écrire vos chiffres.

        Il est toujours bienvenue de citer ses sources !

        Une dernière chose : prendre les gens de haut en pensant ‘qu’on sait’ montre toujours qu’on a bien peu de connaissance !

         
        • mechante langue
          • Posté à 19h51 le 27/07/2008
          • Internaute 28480

          « je réponds :
          vous oubliez les français issus d’Afrique dans la resistance et l’action de la MOI contre l’occupant allemand MOI=Main D’oeuvre Immigrés(cf le groupe Manouchian).
          Dans ce groupe on ne compte que 3 français pour 20 étrangers arrétés par les autorités allemandes. “

          C’est du n’importe quoi !
          Vous affabulez !
          Pire dans les débats qui ont suivi la sortie du film Indigénes, on a eu le droit a des stat trés précis et vérifiés . Non seulement ils n’ont pas servi de chair a canon mais le taux de mortalité a été beaucoup plus bas que ceux des troupes ordinaires (idem pour 14 18)
          Lien
          Lien

          ‘Normal un français d’algérie n’était pas comptabilisé comme immigré ! ! ! Il était FRANCAIS.’

          Ils representaient quel pourcentage de la population active ? 100 000 , 200 000 personnes ..sur une pop active de 25 millions ?
          Je vous pari qu’on ne doit pas atteindre 0,5% de la pop

          ‘Voici ce que dit NOIRIEL historien (GENS D ICI VENUS D AILLEURS /LA FRANCE DE LIMMIGRATION DE 1900 A NOS JOURS/ EDITION DU CHENE) :
          la france est le premier grand pays industriel qui a batti son développement en faisant massivement appel à la main d’oeuvre étrangère ’
          je peux continuer mais je vous laisse le soin de vous documentez afin de ne pas oser dire que nous trafiquons l’histoire.”

          Vous nous faites un argument d’autorité . Noriel a dit ..Noriel dit aussi des bétises
          Je peux vous causer de l’immigration , je suis moi meme un enfant de l’immigration .
          L’arrivée des de grandes masses d’immigration (quasiment exclusivement européenne )d’ entre les deux guerre eu pour but de combler la saignée démographique du a la grande guerre .
          Aprés la seconde guerre mondiale on eu jusqu’a 5% d’immigration , c’est a dire que 95% de la population active etait française : je veux bien que vous tentiez de nous faire croire qe l’on doit la prospérité de la France a 3% de la population dans sa quasi totalité non qualifiée , mais je vous previens vous aurez du mal a convaincre

          “Au fait je suis curieuse : quelles sont les sources qui vous permettent d’écrire vos chiffres.”

          Tiens j’allais justement vous le demander !

          “Une dernière chose : prendre les gens de haut en pensant ‘ qu’on sait ’ montre toujours qu’on a bien peu de connaissance !”

          Je suis désolé mais quand on raconte de tels enormités pemettez moi de penser qu’on a bien peu de connaissance

          • Compté supprimé 2
            Compté supprimé 2 répond à mechante langue
            Compte supprimé 2
            • Posté à 10h37 le 29/07/2008
            • Internaute 40413
              Compte supprimé 2

            Se reclamer du fait que vous soyez un enfant de l’immigration n’accredite en rien vos chiffres.

            Qu’est ce qui vous permet de dire que MONSIEUR NOIRIEL dit des betises : lesquels ?

            A partir d’une bataille de chiffres voulez vous nous faire oublier le débat : lA FRANCE ne serait pas ce qu’elle est sans l’immigration dont elle aura besoin encore et encore.

            dites nous le contraire en argumentant.

            • mechante langue
              • Posté à 12h54 le 29/07/2008
              • Internaute 28480

              « Se reclamer du fait que vous soyez un enfant de l’immigration n’accredite en rien vos chiffres. »

              Tout a fait ! Si j’ai signalé que moi-meme j’étais issu de l’immigration pour m’épargner les habituels accusations de racisme ou de xénophobie .

              « Qu’est ce qui vous permet de dire que MONSIEUR NOIRIEL dit des betises : lesquels ? »

              Donc c’est encore pire : vous lui auriez fait dire des bétises !

              « partir d’une bataille de chiffres voulez vous nous faire oublier le débat : lA FRANCE ne serait pas ce qu’elle est sans l’immigration dont elle aura besoin encore et encore.
              dites nous le contraire en argumentant. »

              Suffit de demander !
               »
              Le constat est tranché : « La France n’a plus, dans l’état actuel de son économie, les moyens d’accueillir des immigrants. » Celui qui le dresse, Richard Castera, inspecteur général de l’administration, s’était vu confier en septembre 2005 une mission d’évaluation des « capacités d’accueil de la France et ses besoins » par le ministre de l’intérieur.

              Si l’analyse de M. Castera ne fait encore l’objet que d’un rapport d’étape, dont Le Monde a eu copie, le ministère de l’intérieur s’est bien gardé de l’ébruiter. Ses premières conclusions battent en brèche l’idée d’« immigration choisie » que Nicolas Sarkozy entend promouvoir à travers le nouveau projet de loi qu’il devrait présenter en conseil des ministres en avril.

              Pour M. Castera, la France doit prendre acte du fait que ses capacités d’accueil ne lui permettent pas d’intégrer dans de bonnes conditions le flux migratoire qu’elle admet chaque année - plus de 160 000 personnes en 2004 selon ses estimations. Et elle doit faire des choix pour réduire ce flux. « L’immigration “choisie” ne se substituera pas à l’immigration “subie”, elle risque au contraire de créer une vague supplémentaire d’entrée d’immigrés qui ne seront pas à l’abri du chômage », soutient-il.

              M. Castera affirme donc que la France « n’a d’autres choix que de réduire, au moins pendant quelques années, le flux des personnes entrant sur son territoire », avant d’ajouter : « Faute de quoi, elle s’expose à de nouvelles explosions comme celle qu’elle a connue en novembre dans les banlieues ».

              C’est en particulier dans le domaine du logement, mais plus encore en matière d’emploi, que l’intégration pose problème, relève M. Castera. Son raisonnement est simple. Chaque année, plus de 100 000 étrangers se présentent sur le marché du travail. A l’immigration pour motif professionnel - 11 400 personnes en 2004 -, s’ajoutent les immigrants pour motifs familiaux disposant d’un titre de séjour les autorisant à travailler.

              « SITUATION ATYPIQUE »

              Or le secteur privé, le seul qui leur soit accessible, ne génère pas suffisamment d’emplois pour satisfaire les demandes : en 2004, il enregistrait 86 000 créations nettes. « Les capacités d’accueil des populations immigrées sont donc totalement saturées. Et les premières victimes de cette réalité sont les étrangers », relève M. Castera, soulignant que le taux de chômage de ces populations est bien supérieur à la moyenne de la population (17,6 % contre 9,7 %).

              Dans un autre rapport, « Besoins de main-d’oeuvre et politique migratoire », mis en ligne vendredi 17 mars (Lien.), le Centre d’analyse stratégique (CAS, ex-Commissariat général du Plan) est loin d’être aussi définitif.

              « Qu’il s’agisse de sa population totale ou de sa population active, la France ne connaîtra pas, à l’horizon 2015, à la différence d’autres pays européens, de problème démographique global qui justifierait un recours massif à l’immigration », soulignent les experts du centre. Cependant, précisent-ils, « ce constat n’interdit pas à la France de s’interroger sur l’immigration ciblée dont elle a besoin, pour répondre à certaines difficultés sectorielles de son économie ou, de façon plus positive, pour enrichir son développement et sa croissance ».
              .... »
              (LE MONDE | 17.03.06 )

              Voyez ,nous faire croire que l’immigration serait une fatalité ou une necessité c’est le discours des immigrationnistes , sauf qu’il ne repose sur rien .

              « dites nous le contraire en argumentant »

              Je vous renvoie la balle : j’attend vos arguments

              • Compté supprimé 2
                Compté supprimé 2 répond à mechante langue
                Compte supprimé 2
                • Posté à 21h20 le 29/07/2008
                • Internaute 40413
                  Compte supprimé 2

                Madame vous savez comme moi qu’avec une population vieillisante et un taux de natalité faible nous avons besoin des « etrangers » pour faire tourner la vie economique sociale de la france.

                Monsieur Sarkosy abonde meme dans ce sens puisqu’il veut une immigration choisie.

                Par ailleurs, le phénomène d’explosion des banlieues liée à l’immigration est un discours d’extreme droite.

                La crise des banlieues n’est pas liée aux immigrés : trés simpliste comme raisonnement.
                En disant cela je pense à Monsieur BADIOU qui démontre comment ces amalgames permettent de souder une france de peureux.

                Je ne pense pas qu’il soit nécessaire que nous mobilisations la colonne de la rue : vous voyez en l’etranger immigré un humain en trop sur notre territoire et qui vient semer des émeutes.

                Je ne partage pas ce point de vu : nos échanges seront steriles.
                Je ne vous convaincrai pas : vous ne me ferai pas changer d’avis.

        • tooms4444
          tooms4444 répond à Compté supprimé 2
          p'tit con
          • Posté à 09h03 le 28/07/2008
          • Internaute 41634
            p'tit con

          On PEUT se perdre dans des querelles de chiffres...
          La question posée est pourtant toute simple : accepte-t-on oui ou non, en France au XXIème siècle, la réalité des chantiers et du travail peu qualifié en général ?

          LeS populationS issues de l’immigration en ont ras le bol de ces discussions stériles (à qui la faute, et quand ?) et veulent d’URGENCE qu’on leur présente des opportunités réelles ; une intégration juste et, surtout, égalitaire. Cela passe par le respect et l’application garantie des règles du travail, tant qu’il en reste...

        5 autres commentaires
      • rapatapoulos
        • Posté à 20h33 le 27/07/2008
        • Internaute 45791
  • Jean-Baptiste
    Jean-Baptiste
    Projets entre marketing, (...)
    • Posté à 10h15 le 27/07/2008
    • Internaute 646
      Projets entre marketing, (...)

    Intéressant.
    Nous sommes collectivement responsable de cela. Le BTP fonctionne en bonne partie sur des commandes publiques.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 11h28 le 27/07/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    classique comme situation...
    comme les 1 humain sur trois qui crève de faim.

    Le productivisme n’est pas une solution pour l’humain, les bilans sont déjà fait...vite un autre modèle.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 11h38 le 27/07/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    extrait du texte
    « Hiérarchisation des tâches, entre classe et race. »

    Une idée pour changer : adapter son vocabulaire : le mot RACE ne concerne pas les humains (ne pas dire les hommes car y a des femmes...)car tous sont de la même race depuis l’extinction des Néandertals.

  • la vigilante
    • Posté à 11h40 le 27/07/2008
    • Internaute 3726

    Ah ouais pour batir le siege du journal le « Monde » bd Blanqui 13eme bouygue BTP a fait appel a des esclaves Turc....au faite quel fotograf de tendance floue a pu faire la foto illustrant votre article svp

    • David Servenay
      David Servenay répond à la vigilante
      Ex-Rue89
      • Posté à 11h45 le 27/07/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Philippe Lopparelli, la photo représente des maçons à Bruxelles.

      (la prochaine fois, il vous suffira de passer votre souris sur le cliché pour le savoir)

  • aa77
    aa77
    Bâti
    • Posté à 12h44 le 27/07/2008
    • Internaute 49074
      Bâti

    Le BTP fonctionne en partie avec la commande publique.
    Le législateur a introduit la clause d’insertion dans les marchés de travaux et de services (article 14) qui oblige ces entreprises à prendre en son sein un quota de salariés éligibles ou de sous traiter un certain nombre d’heures aux entreprises d’insertion.
    Façon de donner un coup de pouce aux personnes qui le souhaitent de s’orienter vers des emplois durables (et non délocalisables).
    réalité : les chantiers souvent facturés à plusieurs dizaines d’euros de l’heure à l’origine et exécutés par une entreprise d’insertion à un tarif de misère.
    Cas concret : j’ai travaillé pendant près de 8 mois à côté d’une autre entreprise qui fonctionne en grande partie avec la commande publique et qui doit normalement satisfaire à l’obligation d’insertion. J’ai croisé chez eux des intérimaires de plus de 20 ans de présence dans même la boite ... cherchez l’erreur ? On produit la précarité et on profite du dispositif censé le corriger ! !
    Par non possibilité de délocalisation, on importe des conditions de travail d’un âge révolu.

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