Sur le terrain 23/07/2008 à 10h26

Les éleveurs face aux loups : « On ne peut pas vivre ensemble »

Ophélie Neiman | Miss GlouGlou

Depuis le retour du loup dans les Alpes, il y a plus de quinze ans, les inquiétudes chez les éleveurs ne s’apaisent pas. D’autant que le carnivore s’enhardit et se rapproche des maisons. Pourtant, les associations écologistes parviennent désormais à entamer le dialogue.

Jean-Claude Fabre, éleveur de chèvres et producteur de fromages, apostrophe franchement une femme membre de WWF :

« On veut bien discuter, même si vous ne nous ferez pas changer d’avis ! “

Mais le ton est à la plaisanterie. Il faut dire qu’il y a du monde autour. Réunir ces deux-là était, il y a quelques années, impensable. Pourtant, les voilà ensemble, face aux journalistes invités pour entendre parler du loup. Nous sommes dans les Alpes du Sud, près du parc du Mercantour, à Saint-Etienne-de-Tinée, pour observer, écouter chacune des parties, toujours inconciliables mais moins ennemies qu’avant.

De l’avis des éleveurs, la situation se détériore. Hugues Fanouillaire travaille avec Jean-Claude Fabre, à la ferme de la Roria. Ils vendent les fromages que produisent leur cinquantaine de bêtes. Pendant quelques années, ils ont été à l’abri des attaques, jusqu’en 2003. Six d’un coup, un matin de juin.

Aujourd’hui, Hugues Fanouillaire estime que le loup, surprotégé, a changé son comportement : il attaque par jeu, et de jour. ‘Il ne faut pas avoir peur de [le] tuer’ pour qu’il reprenne sa place. Magalie Lestienne, avant d’épouser un éleveur, était ‘pour le loup’. Mais face au désarroi de son mari et à l’absurdité du gouvernement, qui ‘a payé le permis de chasse à mon compagnon’, elle a changé de camp. (Voir la vidéo)



Et s’il ne s’agissait que d’un problème de rhétorique ? Si les éleveurs affirment que la cohabitation est impossible, Christine Sourd, directrice adjointe des programmes WWF, certifie au contraire que la cohabitation est possible, puisque déjà effective. ‘Cohabiter ne veut pas dire s’entendre’. Et de détailler les mesures de protection à mettre en place pour assurer la survie de chacun. (Voir la vidéo)



Ces mesures, évidemment, ne satisfont pas les éleveurs, qui répliquent point par point. Les chiens patous ? Délicat quand des clients viennent acheter à la ferme, accompagnés d’enfants turbulents. Le gardiennage par un salarié ? Au-dessus de leurs moyens. C’est pourquoi la jeune association Pastoraloup forme des écovolontaires, qui surveillent bénévolement les troupeaux. Ils sont deux cent trente aujourd’hui. Une position médiane pour Jean-Luc Borelli, son responsable, autant préoccupé par la situation du loup que par celle du berger. (Voir la vidéo)



Comme Pastoralou, le programme européen Life Coex -auquel WWF participe- a pour ambition d’améliorer la coexistence entre les grands carnivores et les bergers. En quatre ans, cinq millions d’euros ont été investis en clôtures, chiens Patou, bénévoles. Mais le programme se termine en septembre. Pour les loups, le bilan est favorable, ils sont près de cent cinquante en France répartis en quatorze meutes. Pour les éleveurs, la situation est plus mitigée. Les attaques se sont stabilisées autour de deux mille par an. Mais les bergers en sont plus persuadés que jamais, ils ne vivront jamais en harmonie avec le loup. On ne réinvente pas si facilement l’histoire de monsieur Seguin.

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  • 136 réactions
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  • A.V.
    • Posté à 10h49 le 23/07/2008
    • Internaute 24685

    Pour le berger, l’univers s’étend entre ses bêtes, son bâton et ses estives (alpages dans les Alpes). Tous ce qui vient rompre cette belle harmonie est exterminé : loups, ours, arbres. Un troupeau de 50 têtes peut tondre un sommet entier, sans parler de l’écobuage de printemps, qui embrase littéralement la montagne pendant deux semaines et élimine le moindre rejeton.
    Les autorités sont plus que bienveillantes avec les bergers. Quant il s’agit de cette activité vénérable et patrimoniale, on ne parle jamais de déforestation. On dit « espaces ouverts », et on dit aussi que la nature en a besoin pour s’épanouir. Sans parler bien sûr des subsides qui maintiennent l’économie pastorale sous perfusion depuis 30 ans.

    • I.P
      I.P répond à A.V.
      Flat4
      • Posté à 11h06 le 23/07/2008
      • Internaute 25391
        Flat4

      En même temps je suis bien content de pouvoir manger du fromage de brebis !
      Ce n’est pas avec ce genre de commentaires qui font passer les bergers pour des demeurés qui ne pensent qu’à détruire la montagne qu’on apaisera la situation.

      • A.V.
        A.V. répond à I.P
        • Posté à 11h53 le 23/07/2008
        • Internaute 24685

        Moi aussi, j’aime bien le fromage de brebis. Mais il faut bien comprendre que l’élevage traditionnel, bio et extensif est écologiquement raisonné à très petite échelle. S’il fallait nourrir l’humanité comme ça, même en limitant la surconsommation, on n’aurait pas assez de deux fois la surface terrestre. Les modes de subsistance traditionnels sont inadaptés à la démographie contemporaine.

         
        • pablico
          pablico répond à A.V.
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 13h37 le 23/07/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          si on résume la situation, les bergers français sont menacés par les ours à l’ouest, les loups à l’est.
          les loups vont tout occuper c’est une question de temps et de progression.
          Heureusement que l’on ne se situe pas en Afrique, il y aurait les lions au milieux (ironie)

          • Chabouline
            Chabouline répond à pablico
            En fusion
            • Posté à 14h22 le 23/07/2008
            • Internaute 41624
              En fusion

            ET comme me le disait il y a peu un normand, chez nous c’est les phoques qui pausent problèmes, ils ingurgitent des quantité de poissons et les pêcheurs trinquent !

          • A.V.
            A.V. répond à pablico
            • Posté à 14h39 le 23/07/2008
            • Internaute 24685

            Il suffira de modifier génétiquement les loups et les ours pour en faire des gardiens de troupeau. On pourrait même leur faire des fourrures multicolores.

        • Biofrédo
          Biofrédo répond à A.V.
          travaillons moins, vivons plus (...)
          • Posté à 19h17 le 23/07/2008
          • Internaute 41386
            travaillons moins, vivons plus (...)

          D’où sors-tu qu’il faudrait 2 fois la surface terrestre pour nourrir la planète ? ? ? Quand on avance des données, il faut citer les sources...

          Tu peux aller te cultiver en lisant ceci :

          Lien

          Et tu pourras donner de vrais chiffres ensuite !

          • A.V.
            A.V. répond à Biofrédo
            • Posté à 21h06 le 23/07/2008
            • Internaute 24685

            Je parle d’élevage biologique extensif. La confédération parle d’élevage intensif. Travaille moins, vis plus, et surtout, lis mieux, Biofrédo.

        5 autres commentaires
    • Filiber
      Filiber répond à A.V.
      Eleveur
      • Posté à 11h57 le 23/07/2008
      • Internaute 48661
        Eleveur

      Il faut peut-être comprendre que votre univers se borne à une paire de jumelles, de bonnes chaussures, une bonne gamelle. Tout ce qui vient rompre l’harmonie de vos promenades (les bergers et le monde pastoral) doit être aussi exterminé.

      • A.V.
        A.V. répond à Filiber
        • Posté à 12h24 le 23/07/2008
        • Internaute 24685

        Je ne suis ni touriste, ni guide, ni éleveur, et vis au pieds des montagnes. Contrairement à vous, je n’en tire donc aucun revenu. Et si quelqu’un à une bonne gamelle à sauver en se la jouant « gestionnaire de la nature », c’est plutôt vous.

         
        • jean.pierre
          jean.pierre répond à A.V.
          • Posté à 18h01 le 23/07/2008
          • Internaute 27384

          mon pauvre sculpteur, vous avez l’air de vous y connaitre.......je vous interdit de bouffer du fromage de brebis issu du lait de montagne, vous en etes indigne !
          contentez vous du capitoul à croute en plastique..........

          • A.V.
            A.V. répond à jean.pierre
            • Posté à 21h40 le 23/07/2008
            • Internaute 24685

            J’ai effectivement réduit ma consommation de cette excellente tome mixte de montagne. Question de cohérence. Par contre, je laisse le capitoul aux plastivores.

        2 autres commentaires
  • 9911francis
    • Posté à 11h15 le 23/07/2008
    • Internaute 37453

    néanmoins on peut se demander pourquoi les bergers italiens et espagnols cohabitent depuis toujours avec ours et loups et pas les français.
    Sachons aussi que l’indemnité pour du cheptel tué par un loup est cnsidérablement plus importante que si l’assaillant est un chien errant ( ce qui constitue depuis toujours la majorité des agressions de brebis )
    j’aime moi aussi l’agneau et le fromage de brebis mais il ne faut jamais qu’une catégorie s’approprie un territoire et le confisque à tous les autres ( animaux sauvages, touristes etc ).

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à 9911francis
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 15h18 le 23/07/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Bonne idée, cette comparaison entre différents pastoralismes.

      (Une comparaison sur les différentes pêches serait également une bonne idée pour éclairer les réactions des pêcheurs français ; qu’est-ce qui fait la différence avec les pêcheurs d’autres pays bcp moins stressés ?).

      Dans la fin des années 60, je me souviens de ces 200 moutons qui s’étaient tués du côté d’Ilonse (un peu + bas que St-Étienne de Tinée). Dans cette région escarpée, on avait parlé d’un chien errant qui les auraient effrayés, et ils auraient sauté dans le vide comme leurs ancêtres qui connaissaient un certain Panurge.

  • supprimé à la demande du riverain 23 mars
    • Posté à 11h16 le 23/07/2008
    • Internaute 26946
      x

    Que ce soit le loup ou l’ours, comment faisaient les « anciens » pour protéger les troupeaux ? ?
    Comment se passait la cohabitation ?
    Je pose ces questions car je ne maîtrise pas le sujet mais j’imagine qu’ils avaient trouvé des solutions et si oui pourquoi ne seraient-elles pas applicables aujourd’hui ?

    • sparks
      • Posté à 11h52 le 23/07/2008
      • Internaute 38423

      Je ne maîtrise pas non plus parfaitement le sujet, mais je peux au moins répondre à vos question.

      Comment faisaient les « anciens » pour protéger les troupeaux ? ?
      –-> Ils tuaient les loups, et employaient pour celà des chiens (les patous mentionnés plus haut), des armes ou des pièges.

      Comment se passait la cohabitation ?
      –-> Mal, bien sûr, c’est pour cette raison que les loups ont été exterminés.

      Des solutions : je ne pense pas qu’il y en ait dans le sens ou vous l’entendez, les loups ayant faim, les troupeaux étant des proies plus visibles et plus faciles que les animaux sauvages.

      On n’éduque pas les loups, et seulement difficilement les gens. La solution retenue est de payer pour avoir des loups dans les montagnes. Même principe pour les ours.

  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 11h18 le 23/07/2008
    • Internaute 19562
      Retraité

    « pourquoi les bergers italiens et espagnols cohabitent depuis toujours avec ours et loups »

    Ce n’est pas la même façon de garder les troupeaux.

    • Lautret
      Lautret répond à DBL8
      • Posté à 11h37 le 23/07/2008
      • Internaute 19797

      Vous avez tout à fait raison : ils s’occupent simplement de leurs troupeaux et ne les abandonnent pas en alpage, comme cela s’observe souvent, par paresse (j’ose le dire !). L’élevage est une activité subventionnée et trop souvent folklorique en Haute-Provence (fête de la transhumance, pâtres des églogues de Virgile, et j’en passe...).

      • jean.pierre
        jean.pierre répond à Lautret
        • Posté à 18h20 le 23/07/2008
        • Internaute 27384

        par paresse ?

        quand ils redescendent dans la plaine c’est pour faire les foins pour l’hiver ! !

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à DBL8
      roturière : -)
      • Posté à 11h57 le 23/07/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Ils ne se plaignent pas parce que la cohabitation avec les loups (et les ours en Espagne où leur présence est un atout pour le tourisme ) a toujours existé et que les éleveurs ont intégré leur présence dans leur activité. La présence des chiens, la surveillance jour et nuit des troupeaux (bien qu’en Italie, ce n’est pas la même façon de faire : les troupeaux ne restent pas dans l’estive la nuit, ils sont rentrés dans des parcs et gardés), celà bien sûr est un travail supplémentaire pour les éleveurs …

      Et puis, peut-être l’habitude de geindre contre tout et n’importe quoi n’a pas encore passé les frontières de notre beau pays gaulois ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à DBL8
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 15h32 le 23/07/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      J’aime bien la brieveté de votre réponse.
      Ce faisant vous êtes probablement celui qui risque le moins de se tromper.

      En disant « Ce n’est pas la même façon de … »,
      vous demandez plus d’éléments pour former un jugement.
      Ce faisant vous critiquez durement ceux qui s’engagent plus loin …
      J’adore ça Deubeulle eillete.

      Zut je n’ai pu être aussi concis !

  • NOBUAZAC
    NOBUAZAC
    Retraité à PAU
    • Posté à 11h21 le 23/07/2008
    • Internaute 28727
      Retraité à PAU

    Tous ces écologistes qui « vivent la nature » à 99% du temps depuis leur salon confortable ont vraiment des cervelles de sansonnets.
    Ils ne font que de la théorie, se posent en donneurs de leçons face à ces bouseux, affirment sans savoir et surtout sans « vivre la nature » au quotidien pour gagner leur vie. Les problèmes, ils sont pour les autres et ils leur expliquent qu’ils peuvent et doivent vivre avec et retournent tranquillement dans leurs salons douillets.
    Les fortunes investies pour réimplanter ces grands prédateurs seraient mieux utilisées ailleurs à aider par exemple les plus démunis dont certains ne peuvent même pas assurer le minimum à leurs familles.
    Les hommes et les femmes des montagnes n’ont pas envie d’exterminer les loups et les ours, mais ils demandent tout simplement de pouvoir vivre normalement de leur travail, qui chacun le sait est souvent très dur et ce sont eux les premiers garants de la survie des montagnes.
    Pour beaucoup trop d’écologistes, l’écologie est un fond de commerce. Cela leur permet de se mettre en lumière, on parle d’eux, ils passent à la télé et font parfois une carrière politique ou autre.
    Les loups et les ours, oui, bien sûr, mais à condition de rester raisonnable.
    Notre ministre « Nelly la Parisienne » s’est même permise, devant les caméras de télévision, en parlant des habitants de la vallée, de dire qu’elle était venue dans les Pyrénées pour rencontrer l’ours et et qu’elle avait rencontré des ânes ! ! !
    Elle demande de respecter les animaux alors qu’elle ne respecte même pas les hommes...
    Ace niveau, ce n’est plus de l’écologie, c’est de l’intégrisme.

    • A.V.
      A.V. répond à NOBUAZAC
      • Posté à 12h10 le 23/07/2008
      • Internaute 24685

      Je vis la nature pyrénéenne plus quotidiennement qu’à Pau, où vous vivez vous aussi confortablement, j’en suis sûr. D’abord, pour parler de « fortunes investies pour réimplanter les grands prédateurs », sachez qu’il s’agit effectivement d’une histoire de grands prédateurs, dont le plus affamé n’est ni l’ours, ni le loup, et attend tapi dans son salon, comme vous l’avez très bien dit.
      Ensuite, même si « les hommes et les femmes des montagnes n’ont pas envie d’exterminer les loups et les ours », c’est pourtant bien ce qui s’est passé. Et même les quelques malheureux ours réintroduits il y a deux ans étaient de trop. De plus, je ne pense pas que ces hommes et ces femmes soient les garants de la survie des montagnes. C’est plutôt l’inverse, si vous voyez ce que je veux dire. Je connais bien le monde paysan. Le rapport à la terre y est EXCLUSIVEMENT mercantile, et la nature s’y résume à ce qui rapporte.

      • jean.pierre
        jean.pierre répond à A.V.
        • Posté à 18h14 le 23/07/2008
        • Internaute 27384

        puisque vous etes au pied des pyrénées vous devriez savoir que cannelle à été tuée par un chasseur dans une zone a ours alors qu’il avait été prévenu de sa présence.et que malheureusement les poursuites ont été abandonnées, les mauvaises langues disant que le proc était aussi chasseur.....donc rien a voir avec les bergers

        le rapport à la terre est mercantile ? wouah ! quel scoop ! !
        je vous invite à passer une saison d’estive la haut dans le massif et traire des brebis 10 heures par jour, les rechercher dans le brouillard qui peut ne pas se lever de 8 jours ( eh oui les pyrénées !), sous les orages.....la nuit quand la présence de l’ours les affole..........

        ah dioubiban ! aqueste ! .....

         
        • A.V.
          A.V. répond à jean.pierre
          • Posté à 21h14 le 23/07/2008
          • Internaute 24685

          Tout ça pour en venir ? ? ...

        1 autres commentaires
      • I.P
        I.P répond à A.V.
        Flat4
        • Posté à 20h50 le 23/07/2008
        • Internaute 25391
          Flat4

        Ces salauds de paysans qui veulent vivre dignement de leur terre... quelle honte hein !

         
        • A.V.
          A.V. répond à I.P
          • Posté à 21h19 le 23/07/2008
          • Internaute 24685

          Arrêtez avec l’image d’Épinal du monde paysan. Quand des ouvriers vont faire les 3/8 à l’usine, on ne dit pas qu’il vont vivre dignement de l’industrie. Ils vont juste bosser pour gagner leur vie. Ce qui me gonfle, c’est l’intox qui consiste à associer le monde paysan à la nature, alors qu’il est en fait beaucoup plus proche de l’usine.

          • TARPON
            TARPON répond à A.V.
            • Posté à 21h28 le 23/07/2008
            • Internaute 27263

            Les paysans ? Tu veux parler des mecs qui sur leur portable calculent les subventions que Bruxelles leur doit ...T’as deja vu un elevage de porcs ? la gueule de la prairie apres le passage d’un troupeau de moutons.Subventionné,le mouton français coute 10 fois plus cher qu’un mouton de nouvelle zelande .Faux arreter ces conneries ,le mouton français c’est meme pas bon pour la laine.

            • jean.pierre
              jean.pierre répond à TARPON
              • Posté à 21h38 le 23/07/2008
              • Internaute 27384

              la gueule de la prairie Tarpion ? tondue comme l’est ton gazon quand tu emmerdes tes voisins pendant leur sieste !

            • I.P
              I.P répond à TARPON
              Flat4
              • Posté à 22h54 le 23/07/2008
              • Internaute 25391
                Flat4


              Subventionné,le mouton français coute 10 fois plus cher qu’un mouton de nouvelle zelande .

              Et le CO2 émis pour l’amener dans votre assiette il est gratuit aussi ?

            • Claude PELLETIER
              Claude PELLETIER répond à TARPON
              Retraité dans son jardin
              • Posté à 01h06 le 24/07/2008
              • Internaute 10710
                Retraité dans son jardin

              Qu’est-ce que vous avez contre les subventions ? Cela permet de conserver les activités stratégiques que sont les activités de la terre, un peu partout. Et ça tombe bien parce que des ventres à nourrir, il y en a justement un peu partout.

              C’est surtout une histoire de prévoyance. Et quand on voit que les stocks de céréales ont fondu et que la pénurie frappe une partie de la planète, on se calme et on dit merci qui ? Merci à l’Europe !

              La prairie est ravie de cette visite car elle s’est enrichie. Entre le mouton et la prairie c’est donnant donnant. Et justement le mégon ce n’est pas donné.

              Enfin Tartempion trouvent que les moutons n’ont pas bonne haleine ! ? Mais les moutons ça ne s’embrassent pas.

          • jean.pierre
            jean.pierre répond à A.V.
            • Posté à 21h36 le 23/07/2008
            • Internaute 27384

            mais vous etes ridicule !
            en quoi l’elevage extensif est proche du travail à l’usine ? vous etes sur d’etre proche des pyrénées ?

            si il y a un mode d’elevage respectueux c’est bien celui la ne vous en déplaise et quant aux horaires alors la n’en parlons pas

            • A.V.
              A.V. répond à jean.pierre
              • Posté à 21h48 le 23/07/2008
              • Internaute 24685

              Evidemment que je ne parle pas d’élevage extensif. Je prenais le terme « paysan » dans le sens général, pour répondre à I.P.

        7 autres commentaires
  • Lautret
    • Posté à 11h31 le 23/07/2008
    • Internaute 19797

    Les loups ont bon dos... Lorsque je randonnais il y a une trentaine d’années autour du Mercantour, et même au dessus de Vence (dans les environs de Coursegoules et de Gréolières, pour ceux qui connaissent), et que je parlais avec les bergers, il n’était alors question que de chiens errants auteurs de véritables carnages dans les troupeaux... Dès que des indemnisations ont été mises en place, il y a une douzaine d’années, pour compenser les prédations du loup, les dégâts causés aux troupeaux par ces même chiens ont brutalement disparus... Il n’a plus été question que du loup ! ! !
    C’est du même ordre que les « subventions à la vache » en Corse...

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à Lautret
      roturière : -)
      • Posté à 12h01 le 23/07/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Vous m’avez oté le commentaire du clavier ... J’avais préparé une réponse semblable à la votre un peu plus haut ! ! !

      Donc, je plussoie bien sûr et approuve absolument votre rapprochement avec la « prime à la vache » en Corse qui, si elle était appliquée ferait de la Corse un immense troupeau où ne pourraient même pas vivre les autres ... animaux ! ! ! ! ! !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 11h56 le 23/07/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Parmi les problèmes causés par les loups, il n’y a pas seulement le fait qu’ils tuent des bêtes, mais aussi qu’ils les effraient, du coup ça amoindrit la qualité du lait et de la viande.
    Mais pour que les loups n’approchent pas trop, en plus de restreindre les cheptels à une taille raisonnable et d’avoir recours aux patous, il faut aussi les effrayer de manière radical : leur faire craindre l’odeur de l’homme.

    Le plus efficace pour cela est d’en abattre quelques uns par an, si possible les faibles et les malades, et de bien leur faire sentir l’odeur de l’homme. Leurs petites cervelles associeront rapidement cette odeur au danger et n’attaqueront les troupeaux que si la faim les y pousse, surtout s’ils sont gardés, même par un épouvantail. Et un bon coup de fusil en l’air sera bien efficace pour effrayer les plus hardis.
    En plus, cela contribue à régulariser leur population, évitant qu’ils ne débordent dans les zones d’élevage intensif.
    Et puis ça peut sacrément faire plaisir à un chasseur de tirer un loup, c’est autre chose qu’un sanglier ou un chevreuil !

    Par contre, il faut continuer à sacrifier du bétail, toujours les bêtes les plus mal en point, sinon les meutes s’en prendront trop au reste de la faune ce qui risque de ne pas être une bonne chose non plus. En plus, je crois qu’on peut inclure un vaccin antirabique dans la viande.

    Je ne sais pas si cette solution est vraiment efficace, car je ne connais pas grand chose à la problématique du loup et de l’agneau, mais cela s’avère efficace avec les poulets et leurs prédateurs, ainsi qu’avec les cultures et les cerfs. Alors pourquoi pas les loups...

    En tout cas, je ne me situe ni pour ni contre les loups, vu que mon rêve est de manger des côtelettes d’agneau en regardant courir une meute de loups :)

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à Keldan
      roturière : -)
      • Posté à 12h11 le 23/07/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Je vous rappelle tout de même que les loups n’ont pas de « petites cervelles » ce sont des animaux très intelligents, vivant en meute très structurées et qu’ils ont dans leurs gênes la « peur de l’homme » ! ! Ce sont des animaux très pusillanimes en face des humains et les attaques d’hommes par des loups sont bien rares sous nos cieux ... Ils s’attaquent aux troupeaux laissés seuls dans les alpages et il suffit d’un patou ou effectivement d’un coup de fusil en l’air pour les faire partir ... mais il faudrait que le berger soit présent, comme les bergers espagnols, près de ses bêtes. Mais évidemment, c’est un travail bien plus dur. Alors ....

      J’aime les loups, j’aime la société des loups :

       : « Le loup est bien plus proche de nous que les grands singes à l’étude desquels on consacre cependant tant d’argent et de soins à tel point que si une infime partie de ce budget était employée pour les loups, seraient éclaircies les grandes parts d’ombre qui l’entourent encore. La principale différence qui nous sépare du loup, est notre inaptitude chaque jour plus grande à ne plus savoir vivre avec la nature. »

      Ronald D. Lawrence

  • BobLaMouche
    BobLaMouche
    subversion+construction= (...)
    • Posté à 12h07 le 23/07/2008
    • Internaute 29754
      subversion+construction= (...)

    Tout cela n’est que le prélude de ce qui finira en surorganisation du cadre de vie, à coup d’esp(a/è)ces protégé-e-s, de clôtures et de normes ISO. Dans l’instauration d’un régime de guerre permanent, les vivants et les morts seront méticuleusement comptabilisés dans un camp comme dans l’autre, et l’Etat via ses experts en écologie gestionnaire prendra en charge la régulation des cheptels des deux côtés de la barrière en fonction des contraintes économiques.

    Conséquence de l’extension sans limite de l’industrie (y compris agricole) et de la ville, la protection d’une nature sauvage plus ou moins idéalisée se transforme en organisation et artificialisation de celle-ci. L’opposition entre les camps ici délimités par le phénomène « loup » n’est qu’apparente : les deux parties militent in fine activement pour la préservation du monde industriel et de l’organisation sociale qui l’héberge.

    Il faudrait revoir Princesse Mononoke de Miyazaki sous l’éclairage du Jardin de Babylone de Bernard Charbonneau !

    • A.V.
      A.V. répond à BobLaMouche
      • Posté à 12h17 le 23/07/2008
      • Internaute 24685

      La « nature sauvage » (entre guillemets, car tout est relatif), s’étend en France depuis la fin du XIXe siècle, grâce au recul de l’élevage extensif, justement.

    • reveric
      reveric répond à BobLaMouche
      Rillard
      • Posté à 10h55 le 25/07/2008
      • Internaute 31706
        Rillard

      Intéressant ce qu’écrit BobLM.
      les partisans de l’éradication des la grande faunes veulent faire perdurer l’élevage industriel qui est « rentable’ “ et leurs adversaires veulent faire perdurer des îlots de ‘ nature sauvages’ qui leur permettent de profiter du confort tout relatif et des facilités de la vie ‘moderne’ et donc industrielle destructrice d’environnement de leur Cité pour aller de temps en temps quand la coupe est pleine se prendre au bout d’une autoroute ( évidemment) un petit bol d’air dans des zones dites ‘ naturel’.
      C’est la politique des parcs nationaux des année 60/70 pendant que l’on sacrifiait entre autre l’étang de Berre au pétrolier.
      Le tronçonnage du territoire en zone à ‘pourrir’ et en zone verte relié par des ruban de bitume n’est pas la solution.
      et les castors ours et loups ne se balade pas avec les cartes et limites réglementaires des ‘parcs’ ou ils sont assignés à résidence.

  • supprimé à la demande du riverain 23 mars
    • Posté à 12h14 le 23/07/2008
    • Internaute 26946
      x

    BobL : c’est normal que je ne comprenne rien à ce que vous écrivez ? !

    Une autre question aux spécialistes des loups et ours :
    il semblerait que certains animaux tuent mais ne mangent pas leur proie ; savez-vous pourquoi car cela me semble à l’opposé d’un comportement « animal classique » qui consiste à tuer pour se nourrir.

  • A déménagé le 13-01-2012
    • Posté à 12h23 le 23/07/2008
    • Internaute 18368

    Gardarem lou loups ! !

  • reveric
    reveric
    Rillard
    • Posté à 12h26 le 23/07/2008
    • Internaute 31706
      Rillard

    Rester raisonnable : ça veut dire que nous devons revient à un équilibre écologique « moderne » au bon sens du terme entre les hommes et leurs activités et les animaux « sauvages » qui ont le même territoire non ?
    l’habitude de laisser les troupeaux sans surveillance depuis 50 ans est pratique certes mais est peut être révolu.
    Il faudrait peut être augmenter le prix du fromage pour couvrir les frais des nouvelles pratique. Ce qui n’empêche pas la prédation de l’homme sur le loup puisque’ il s’agit d’équilibrer. Reste a savoir ou on règle le curseur...
    petite aparté :
    J’ai croisé un ami qui revenait de travailler d’Afrique du Sud dans une centrale nucléaire.au Cap. Même densité de population même type d’industrie et de modèle de consommation . Sauf que depuis l’intérieur de la centrale il voyait tout autour des animaux en liberté de toutes tailles , qu’à 50 mètres de la terrasse du restau il y avait des dauphins qui folâtraient , qu’il y avait des phoques en pleine zone portuaire, que la zone protégé de Cobra du cap ne posait a coté de la ville de problème à personne et que sur la cote pacifique les baigneurs devaient partager la plus belle plage du coin avec une colonie de machots
    Bref il est revenu en constatant qu’ici e France il n’y avait plus rien...à son grand désespoir
    Il n’y a qu’à lire le tableau de chasse, pardon de « prélèvement » dans le compte rendu de l’assemblée générale des « piègeurs agrées » du Val d’Oise pour l’année 2006/2007 ...Animaux piégés et tués : putois : 22, renard : plus de 1300, pigeon ramier : plus e 500, fouines : 293, pie bavarde : plus de 3000, lapin de garenne : 494 et j’en passe
    donc si vous êtes dans le Val d’Oise et si vous n« avez jamais vu de fouines de putois ou de renard ne cherchez plus. Ca chasse , pardon ça “régule” sec le “nuisible”.
    C’est le constat que je vais au Nord de Lyon ; il n’y a plus rien ou presque.
    Pour finir le derniers bouquin que j’ai lu il y a 10 ans sur les ours des Pyrénées et écrit par les gardes du parc national montrait que moins il y avait d’ours et plus les primes pour des dégâts sur les troupeaux attribués au même ours augmentaient.
    une question : l’élevage ovin et caprin en france c’est combien de têtes et d’emplois dans la » zone » a loups, lynx et ours par rapport à d’autre pays ?
    les plus nombreux partisans de la disparition de l’ours ne vivent plus depuis très longtemps dans les montagne pyrénéennes....

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à reveric
      • Posté à 18h28 le 23/07/2008
      • Internaute 27384

      vous faites erreur ! ce sont les les partisans de l’ours qui ne vivent pas dans le milieu. les eleveurs pyrénéens sont en grande majorité contre la réintroduction.
      je peux vous présenter une femme qui s’est retrouvée nez à nez au détour du chemin en plein brouillard avec un ours alors qu’elle montait voir ses vaches........

      • La Grenouille
        • Posté à 18h51 le 23/07/2008
        • Internaute 30444

        Arrêtez avec le coup du « vous ne savez pas, vous n’y vivez pas ».

        Vous croyez que les marins-pêcheurs en savent plus que les scientifiques sur le stock des poissons ! Mouhahaha.
        Pourtant les stocks sont dramatiquement bas, mais que font les chantres de la gestion de la ressource halieutique que sont ces mêmes pêcheurs ! Mais zut alors !

        Ils ne voient pas plus loin que leur bout du nez, c’est tout.

         2 autres commentaires
      • A.V.
        A.V. répond à jean.pierre
        • Posté à 21h23 le 23/07/2008
        • Internaute 24685

        Et moi, je me suis retrouvé nez à nez avec un ours plus d’une fois, gros malin. Et que crois-tu qu’il s’est passé ? ... A chaque fois, l’ours a détalé. Et quand il a aperçu la femme que tu connais, il a du avoir tellement peur qu’il en court encore.

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