Entretien 17/07/2007 à 14h55

Nouveau suicide chez Peugeot : décryptage d'un traumatisme


Le salarié de PSA qui a mis fin à ses jours était rentré de week-end dimanche. Lundi, après sa pause de midi, ses collègues de l’atelier de montage à l’usine de Mulhouse le retrouvaient mort, pendu, sur leur lieu de travail. Il avait 55 ans.

Il s’agit du sixième suicide chez le constructeur automobile depuis le début de l’année. Sur ce site de PSA, c’est le deuxième sur le lieu même du travail. Mais, après le premier passage à l’acte, en avril, trois autres salariés du site de Mulhouse ont mis fin à leurs jours au mois de mai, à l’extérieur de l’usine. En février, un ouvrier d’un autre site, à Charleville-Mézières, avait aussi mis fin à ses jours, expliquant dans une lettre son geste par les conditions de travail.

Outre Peugeot-Citroën, EDF ou Renault ont aussi récemment connu le traumatisme de suicides en série. Médecin épidémiologiste et chef du projet « Stress au travail » à l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité), Dominique Chouanière revient sur les causes des suicides liés au travail. Elle souligne l’importance de la prévention et la nécessité de réagir rapidement pour éviter que d’autres salariés ne passent à l’acte.

Peut-on distinguer des causes spécifiques à un suicide lié au travail ?

De nombreuses études montrent en effet qu’un déséquilibre entre des contraintes génère un stress chronique. Or, physiologiquement, le stress chronique conduit à la dépression. Parfois, cela va jusqu’au suicide. Cet enchaînement est bien connu. Il faut ajouter à ces contraintes les situations de harcèlement. Les suicides ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg.

Qu’est-ce qui est en jeu lorsqu’on parle d’un déséquilibre entre des contraintes ?

Il existe deux grands déséquilibres. Soit il y a une inadéquation entre une forte charge psychique, des exigences très élevées en termes d’investissement… mais pas de reconnaissance, qu’elle soit monétaire ou symbolique. Soit il s’agit d’un cas dit de « job strain “ : on demande beaucoup à un salarié sans lui donner de marge de manœuvre. Ce manque d’autonomie génère du stress. On le remarque, par exemple, chez les téléconseillers, à qui on demande du rendement en termes de nombres d’appel et qui sont astreints à un script extrêmement codifié qui engendre du stress.

Peut-on dire que le stress lié au travail a augmenté ?

On a connu une hausse de la pression au travail depuis les années 90. La charge psychologique s’est accrue et l’organisation même du travail a évolué avec la tertiarisation de l’économie. Le contexte économique, plus précaire, est aussi une cause. On demande aux gens de travailler à flux tendu. De plus, le management a évolué, il se fait aujourd’hui ‘ à distance’ .

Les suicides liés au travail, davantage médiatisés, ont-ils eux aussi augmenté ?

C’est difficile à dire. On dispose de peu de chiffres en la matière et la question des causes d’un suicide lié au travail mais qui n’aurait pas été commis sur le lieu de travail est une vraie nébuleuse. Ce qui est certain, c’est qu’on entend davantage parler de suicides sur le lieu du travail depuis une dizaine d’années. A la fin des années 90, les médecins du travail ont ainsi commencé à nous alerter sur cette question. Autre indicateur : il semble qu’il y ait plus de suicides en série. Autrefois, il existait des cas où deux personnes d’une même entreprise passaient à l’acte. Aujourd’hui, il arrive que ce soit trois, quatre personnes. C’est beaucoup ! C’est ce phénomène de contamination à une telle échelle qui est nouveau.

Comment expliquer ce phénomène de suicides en série, comme chez PSA ?

Psychologiquement, quand on vit une situation difficile et que quelqu’un passe à l’acte, cela légitime le suicide comme une solution possible. C’est pour cela qu’il est primordial de donner une réponse adéquate, dans l’urgence et à moyen terme, pour éviter cette contagion et le passage à l’acte d’autres salariés.

Vous avez travaillé sur cette prévention. Que conseillez-vous lorsqu’un employé se suicide sur son lieu de travail ?

Dans un tout premier temps, il faut accorder une grande importance à la communication interne au sein de l’entreprise. Surtout quand le suicide a lieu sur le site. Pour éviter la contagion, il faut bien insister sur le caractère grave, inacceptable de cette situation. Surtout, que l’entreprise considère a priori que ce passage à l’acte est lié au travail : ne pas laisser entendre qu’il s’agit avant tout d’une ‘ fragilité individuelle’ . Ne pas stigmatiser la personne qui s’est donné la mort. Car il ne faut pas perdre de vue que, si l’entreprise reste dans le déni, les causes qui sont vécues par les gens ne sont pas repérées comme telles. Ensuite, dans un deuxième temps, il faut une vraie prise en charge, avec des debriefings individuels ou collectifs pour éviter le stress post-traumatique, évacuer l’événement. Une vraie cellule d’écoute permet souvent de repérer les gens en grand danger : comme après un attentat, par exemple, on sait que ce sont souvent ceux qui sont dans une attitude plus passive, plus ‘ stoïque’ , qui sont en grand danger. Enfin se pose vite la question de la déclaration comme accident du travail si le suicide a lieu au travail. Une enquête aura lieu, qui est cruciale pour permettre de faire la part des choses. Une fois l’urgence passée, il faut alors réfléchir sur les causes. Un ‘ groupe de projet’ doit être mis en place ainsi qu’un diagnostic des sources de stress à partir du ressenti des gens.

Certaines entreprises mettent en place des observatoires du stress, que pensez-vous de cette approche ?

Il faut surtout un vrai diagnostic approfondi car vous créez alors de l’attente. Si ces espoirs sont frustrés, c’est pire : l’observation simple ne suffit pas pour éviter le risque de contagion après le traumatisme d’un suicide. S’il y a eu passage à l’acte, c’est que la situation est déjà dégradée. L’observation est dépassée, il faut agir. Faire un diagnostic approfondi et mettre en place un plan d’action pour réduire ou éliminer les sources de stress identifiées.

Et les numéros verts ?

Face à une situation de suicide sur le lieu du travail, c’est une aide trop à distance pour les collègues de la victime. Pour téléphoner, il faut aussi être dans une démarche volontaire, or les personnes en danger psychologique sont plutôt dans une certaine passivité.

La réaction des entreprises évolue-t-elle face à de telles situations ?

Oui. En février, nous avons organisé un colloque sur la prévention du stress. De nombreux DRH y ont participé. On assiste à une prise de conscience quant à la gravité des risques psychosociaux : auparavant, ils étaient plutôt considérés comme des risques soft, par rapport aux accidents ou aux risques chimiques. De plus, les entreprises sont en demande d’une prévention de plus en plus structurée. Ils ont compris qu’il y avait de nombreux bénéfices, y compris économiques, à éviter le stress pathogène.

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  • Servais-Jean
    • Posté à 17h41 le 17/07/2007
    • Internaute 4591
      43

    Encore une étude académique sur le sujet du suicide en entreprise.
    Quand auront nous une étude sérieuse sur ce sujet ?
    Simone Veil (pas la grosse,l’autre), lorsqu’elle a voulu faire une étude sur les conditions de travail s’est faite embaucher comme simple ouvrière dans une usine.
    Les prêtres-ouvriers font la même démarche et il est regrettable que rien ne soit publié.
    La seule façon de comprendre, c’est de comprendre de l’intérieur.
    Quand verrons nous un intellectuel partager anonymement le sort de ces gens ?
    Il est vrai que pour eux c’est presque impossible, ils sont trop connus. imaginez un BHL ou un Finkelkraut se présenter au bureau d’embauche d’une entreprise.
    La solution existe, elle est dans cette démarche et uniquement là.
    Mais faut-il soulever ce couvercle ?

    • Anonyme répond à Servais-Jean

      finkelkraut et BHL intellectuel, a bon.

    • Anonyme répond à Servais-Jean

      on écrit « elle s’est fait embaucher » (pas faite : le participe passé de faire est toujours invariable quand il est suivi d’un infinitif)

      A part ça, tout à fait d’accord avec vous ! et je proposerais même qu’un membre du gouvernement aille travailler anonymement dans une de ces usines... tous ceux qui nous rabachent les oreilles avec leur « travailler plus... »

       
      • Anonyme

        invariable....c’est à dire que l’on n’accorde pas au féminin ?

        le genre masculin est-il un neutre ?

        je pose ces questions parce que pour le verbe avoir il semble que ce soit la même chose. son participe passé se conjugue au masculin.

        être et avoir...

      • Anonyme

        Lorsque des ouvriers se pendent.
        Lorsque des travailleurs sont trop pauvres pour payer un loyer.
        Lorsque notre société va mal.
        Lorque la fracture sociale s’accentue.

        A courageux anonyme de 1O H.41

        Doit on écrire pauvre c o n
        ou alors méchant c o n
        ou bien sale c o n

        Continue l’ami à batifoler avec le postérieur des mouches.

    • Anonyme répond à Servais-Jean

      mal poli ! avant de donner des leçons, prenez en quelques une sur le respect de l’autre

    • Anonyme répond à Servais-Jean

      mal poli ! avant de donner des leçons, prenez en quelques une sur le respect de l’autre

  • thélonious
    • Posté à 19h02 le 17/07/2007
    • Internaute 11749

    celui là que tu dis, qui s’exite tant sur son nouveau boulot, c’est clair que ça le calmerait de s’immerger un peu dans cette sorte d’enfer moderne de boulots qui, à force d’être mis en pièce par les logiques de management, tuent à petit feu ceux qui se trouvent pris dans l’étau. Ca vaut pour les ouvriers, mais aussi pour les boulots de vente (type grande distribution), et certains services. Je travaille dans un hopital, et ils sont en train d’esssayer par tous les bouts de nous croquer aussi à la sauce management (y a qu’à voir, le premier indice, c’est que les gens ne causent plus qu’en chiffre, y compris les soignants....)

    Il y a des choses qui n’ont pas de prix, à l’échelle d’une vie, et c’est pas les 3 miettes grattées en en remettant un coup qui inverseront la vapeur.

    Comme il est pas pret de se mettre de l’autre côté du manche, le sarko, il va falloir trouver comment le calmer.
    Le plus vite sera le mieux

    • Michel-Ange
      • Posté à 10h31 le 19/07/2007
      • Internaute 11394

      A Auchan aussi ça arrive et pourtant, la « vie Auchan »,c’est tellement bien, la vie la vraie !

  • geubeul1
    geubeul1
    edité sur http://fils2prof.over (...)
    • Posté à 00h36 le 18/07/2007
    • Internaute 4028
      edité sur http://fils2prof.over (...)

    « travailler plus pour vivre moins longtemps »
    des employés qui tombent dans des éplucheuses et l’entreprise qui fait appel pour ne pas payer son dû :
    Lien
    des suicides chez les cadres et ouvriers de l’ automobile :
    Lien
    c’est claire « arbeit macht frei » comme nous dit « notre “ président :
    Lien

  • Anonyme

    les techniques de management chez psa datent d’après guerre
    le petit chef avec des reflexions si vous participer à un mouvement de greve
    pressions manque de considération à quand une remise en question de la maitrise

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 22h13 le 18/07/2007
    • Internaute 11910

    Et pour tout achat d’une Peugeot : Un petit morceau de corde de pendu ! ça porte bonheur ! ! !

  • Anonyme

    Ces suicides n ont rien a voir avec une quantite de travail debordante mais plutot avec une mauvaise mise en place de celui ci voire meme un fonctionnement qui laisse a desirer. Il faut revoir la conception meme de la facon de travailler dans ces entreprises surtout chez des constructeurs automobiles.

  • Anonyme

    Pas eu l’impression en entendant s’exprimer au JT tout à l’heure un des patrons (peut-être LE patron de Peugeot)qu’il avait conscience de sa responsabilité dans ces actes... Car s’il n’y avait pas cette pression constante, cet acharnement à donner des résultats sans donner du temps au temps... les problèmes ne se résolvent pas toujours en « 2 coups de cuillère à pot »... si les « chefs » écoutaient les remarques, les suggestions de ces agents écrasés par cette incompréhension et surtout par cette absence de chaleur humaine, il est vraisemblable que ces drames pourraient être évités. La course au fric est mortelle pour ceux qui en bénéficient le moins. Et il faudrait travailler + encore pour être encore moins considérés ? Tout cela est désolant et tragique.

  • Anonyme

    Bonjour.

    Hier, les équipes de l’atelier Renault étaient en compétition avec les équipes de l’atelier Peugeot. Aujourd’hui, on est en compétition au sein même de notre équipe ( ? ! ?).

    Et puisqu’on a les même outils, les même horaires et les même conditions de travail, il faut trouver des qualités qui nous révèleront vis à vis du supérieur, voir même RABAISSER les autres pour paraître au dessus, et ce avec des collègues avec qui on ose même plus manger le midi.

    C’est ça l’esprit d’entreprise d’aujourd’hui ?

    Stouve

  • JahRastafari
    • Posté à 17h06 le 17/07/2007
    • Internaute 9177

    Bonjour,

    Dans votre article, il est donc fait référence aux suicides (à travers l’exemple de PSA) « liés au travail ». Les causes débusquées par la spécialiste de l’INRS tiennent principalement aux exigences de travail très élevées des entreprises et souvent mal rétribuées. Cette recrudescence de stress est pour partie attribuée au contexte économique plus précaire. Voila on n’ira pas beaucoup plus loin dans l’analyse « macro » de ce problème. Des mesures court-termistes sont proposées et visent principalement la la « gestion » du traumatisme et la prévention des risques (de nouveaux suicides)au sein de l’entreprise.

    Mais bon Dieu, pourquoi ne pas prendre le taureau par les cornes ! Si les charges de travail sont trop importantes, faut-il avoir plus de 5 ans d’âge mental pour comprendre qu’il faut réduire le temps de travail (au niveau macro c’est à dire national ; et non avec des petites solutions de grand-mère de « prévention » du stress au sein de chaque entreprise) . Pour les petits malins qui voudraient nous expliquer que l’on ne peut se permettre de réduire le temps de travail, il faudrait alors qu’ils expliquent à quoi sert l’augmentation régulière du PIB/tête (au moins) depuis le deuxième guerre mondiale. La richesse produite, l’amélioration des conditions matérielles de vie, ne servent-ils pas avant tout à passer plus de temps avec sa famille, ses amis.
    Bref ça fait bizarre d’avoir à toujours répéter des évidences.

    • Anonyme répond à JahRastafari

      Vous avez raison. Maintenant il disent que il y a la concurrence des chinois ou des indiens. Mais est-ce-que on ne connait pas les enormes quantités de suicides qui on lieux dans ces pays ?

    • Anonyme répond à JahRastafari

      En effet ..Ou vont les benefices faits sur le dos de ceux qui travaillent et souffrent .. ? pourquoi le seul but est « gagner plus “ pour qui ? pas pour le travailleur qui aura au mieux quelques miettes et souvent une grosse depression ,des enfants malheureux ,une famille triste ,sans temps pour vivre ,aimer ,réflechir .etre. Comme Midas ,nous allons tous mourir sur un tas d’or ! pour un tas d’or !

  • Anonyme

    Carlos Ghosn, pédégé de Renault, a lancé en début d’année un programme de prévention. Il a notemment déclaré que si une marque n’avait pas droit à l’erreur, ses employés si. A t-on une idée des résulats de cette initiative ?

    Fliqué, Mal payé, pas sympa, sans beaucoup d’espoir d’evolution, les entreprises françaises ne font pas vraiment envie.

  • Anonyme

    ici : Lien

    ceci est tiré du blog de Samos : Lien

    émi.

  • Anonyme

    ici : Lien

    ceci est tiré du blog de Samos : Lien

    émi.

  • Anonyme

    J’ai un ami, il s’est suicidé car n’avait pû supporter la régression de son poste pour mesure d’économie.
    Il avait galéré dur pour arriver Chef de Chantier et le jour oû on lui à signifier qu’il fallait redevenir Chef d’équipe ou quitter la boite,il a craqué.
    Ceci c’était en 1999. Donc le probléme n’est pas neuf, ce qui est neuf, c’est que tout le monde s’en contrefiche,division à outrance organisé par le patronat, cassage et pourrissage des syndicats avec la plupart du temp leurs accords tacites.
    Faut vraiment qu’il y est un sursaut car sans cela...

    C’est quand même pitoyable de mourrir pour le Cac40.
    Et Nicolas Sarkozy n’a pas l’air ému par cet état de fait..
    A quand une visite chez Peugeot de NS afin qu’il explique sa façon de voir les choses.

    • Anonyme

      Ce n’est pas une simple visite chez Peugeot qu’il lui faut à Sarko, mais d’y BOSSER pendant plusieurs mois, aux mêmes conditions que les ouvriers. Parce qu’on peut avoir la grande gueule quand on est bourré de pognon et que la seule pression qu’on a c’est celle qu’on s’est mise soi-même. Mais le VRAI BOULOT ça m’étonnerait qu’il connaisse.

      • aqualibre
        • Posté à 16h31 le 18/07/2007
        • Internaute 2837

        Sarko n’a jamais travaillé il était tout juste avocat quand il est devenu maire de Neuilly

        Il a un don pour la communication « la criminalité a baissée » tout le monde le croit Sarko l’a dit donc c’dst vrai.

        Pour en revenir au sujet des suicides, dans une filiale de PSA, un chef de services se suicide, il est remplacé, 6 mois plus tard, son alter égo fait de même. Evidemment, il ne faut quand même pas croire que c’est du au poste occupé ! ! ! ! !

        A+

        Didier

  • Anonyme

    Pousser les gens au suicide dans le cadre de leurs activités professionnelles est certainement la meilleure solution pour remédier au chômage et au manque de compétitivité des entreprises françaises. Ceux qui n’arrivent pas à s’adapter aux cadences infernales s’éliminent d’eux-mêmes et s’abstiennent d’encombrer ensuite les stats des Assedic. Merci à Christian Streiff et à Carlos Goshn de nous montrer la voie d’un capitalisme décomplexé.

  • Anonyme

    l’avis peut être méprisable.

    notre vie est l’unique richesse que l’on posséde

    la perdre au travail est d’accorder au plus sinistre des exploiteurs le droit de penser qu’il est sans failles alors que lui même se prosterne faiblement devant l’argent qui ne lui accorde aucune humanité,triste fin ,triste dieu, triste monde.

  • Anonyme

    Désolé pour ceux qui se suicident au travail, au dela de la souffrance et je sais que ça ne va pas plaire mais on ne peut pas les considerer uniquement comme des victimes, ce type d’employés participent aussi activement à la pérennité d’un système anxyogène et mortifère, toujours prêts à obéir, centés sur leurs petites vies et le crédit en cours pour rembourser le pavillon, ne contestants jamais une instruction, le genre de types qui se plaignent de leurs conditions de travail et qui au final ne décident jamais rien, qui ne sont même pas prêts à lacher une journée de salaire un jour de grêve, qui critiquent l’action des syndicats sans être eux même syndiqués j’en ai rencontre PLEINS, dans la vie on est responsable de ses choix et de ses non choix, à vouloir se la jouer perso on finit perso...

  • Anonyme

    20h11

    votre vision est dure mais réelle, comportant des éléments peu critiquables il me semble peut être naivement qu’au-delà « sans vilain jeux de mots » de ces comportements ,la plénitude d’une vie est parfois basée uniquement sur le plus simple

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 21h26 le 17/07/2007
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Autolyses sacerdotaux.

  • Anonyme

    le decryptage .... c’est les cons et souvent les hraceleurs chefaillons, un livre sort à ce sujet le 6 septembre, quand j ai un coup de blues, je vais sur le site du blogueur qui signe « tonvoisin debureau », au dela de l’aide qu’il fourni pour prendre du recul, il y a pas mal de liens relatifs au harcelement moral,
    voila voila, en esperant que cela aidera ceux qui sont stressés en allant à leur travail, pour vous detendre tonvoisin semble etre le bon genie nettoyeur de conneries dans l’entreprise.

    L’adresse est là
    Lien

    ANNE

  • Anonyme

    le decryptage .... c’est les cons et souvent les hraceleurs chefaillons, un livre sort à ce sujet le 6 septembre, quand j ai un coup de blues, je vais sur le site du blogueur qui signe « tonvoisin debureau », au dela de l’aide qu’il fourni pour prendre du recul, il y a pas mal de liens relatifs au harcelement moral,
    voila voila, en esperant que cela aidera ceux qui sont stressés en allant à leur travail, pour vous detendre tonvoisin semble etre le bon genie nettoyeur de conneries dans l’entreprise.

    L’adresse est là
    Lien

    ANNE

  • Anonyme

    de plus en plus dans l’economie mondiale le vecteur humain s’incline face au profit. dans pratiquement tous les branches du metier, on demande la RENTABILITE ! ! ! ! ... metro + boulot + dodo = robot H.Salvador chantait » le travail c’est la sante, rien faire c’est la conserver » les prisonniers du systeme ne font pas de vieux os rebelle

  • Salaves
    Salaves
    Métallo
    • Posté à 22h04 le 17/07/2007
    • Internaute 5988
      Métallo

    Il faudrait des contre pouvoir puissants. C’est le rôle des syndicats. Mais sans cesse dénigrer, ils ne représentent plus rien dans l’entreprise privée.
    L’esprit individualiste règne en maître et le syndicat c’est collectif.
    Il ne sert à rien de critiquer constamment les syndicats, on a ceux qu’on mérite. Ceux qui ne sont pas content n’ont qu’à faire le leur.
    L’esprit individualiste est poussé à son paroxysme dans les bureaux d’études, plus que dans les unités de production ou une certaine coopération entre individu doit malgré tout subsisté pour rester efficace.
    Combien de grève j’ai vécu où les cadres tentaient pas tout les moyens de casser nos mouvements. De façon naturelle ils se mettaient du côté du patron, même quand se n’était pas leur intérêt. En tous les cas jamais j’ai vu les cadres refusé une augmentation acquise à la suite des grèves des ouvriers des unités de production.
    Aujourd’hui ils sont désemparés de voir qu’ils ne sont que des travailleurs exploités et pressurés comme les autres. Mais il faut bien le reconnaître jamais ils n’arriveront à s’en sortir dans le modèle actuel, ils n’ont pas la culture de classe nécessaire. Les suicides risquent de continuer.

    • Anonyme répond à Salaves

      Moi, ces suicidés m’évoquent irristiblement les kamikases, genre palestinien avec un mur israelien devant soi et pas la moindre chance. Je vais pas militer pour le suicide en série, mais bon, nous en sommes là.
      Reconnaissons au moins à ces desespérés qu’ils sont réalistes.
      Et les démineurs (du genre de l’universitaire interwiuvé) ferait peut-être mieux d’abatre le mur que de chercher l’identité de la prochaine Bombe Humaine.

  • Anonyme

    Il est temps que les fautifs paient, mais le grand prêtre du « faut travailler plus pour gagner plus » va faire étouffer l’affaire d’une façon ou d’une autre. On peut aussi « travailler mieux pour vivre mieux » mais pour un programme de ce genre il faut des gens intelligents mais cela gènerait Sarkozy dans son oeuvre destructrice de la société.
    Pour info :
    Lien

  • Anonyme

    Comment expliquer vous que chez PSA et renault il y a des suicides et pas chez Ford et Toyota qui on chacun une usine automobile en france ? ? ? ? Ils doivent pourtant avoir le même rendement de production non ? J’aimerai bien que quelqu’un m’explique ce petit détail ! ! ! Sinon c’est surement ce qu’il faut payer en mains d’oeuvre française pour éviter la délocalisation ! ! ! !

  • Anonyme

    12’000 suicides par an en France, pourquoi ne parler que des suicides chez Renault ou chez Peugeot ?
    Pourquoi pas une analyse (bouh .. le vilain mot) de ce qu’il se passe aux Etats_Unis, au Japon, et pour être cohérent et comparable cette analyse pourrait se faire sur le seul secteur automobile .
    Pourquoi d’ailleurs ce seul secteur automobile français ? Mystère ... En tout cas malheureusement Rue89 suis à la culotte ses homologues des journaux de 20h, modèles de désinformation, d’« analyse » bon marché, d’absence de sens critique, de peopolisation, etc ....

    A lire un vrai article sur ce sujet : Le Monde Diplomatique de juillet 2007 (le seul journal d’informations que je connaisse et dont j’espèrai que Rue89 soit un peu, juste un peu, le pendant sur internet).

    Cordialement,

  • Anonyme

    Merci Tonvoisin Debureau pour votre livre a venir et pour votre journée mondiale contre les cons ! c’est peut etre de cette facon décalée qu’il va y avoir prise de conscience de la connerie qui tue comme vous le dite sur votre blog ! comptez sur moi je participe et relai l’info ! il est temps que les cons harceleurs la mette en veilleuse et prennent con science des consequences de leurs actes

    le site tueur de connerie de tonvoisin debureau
    Lien
    et bravo a rue 89 d’aborder cette thematique

  • Philippe Tixier
    Philippe Tixier
    Citoyen
    • Posté à 09h02 le 18/07/2007
    • Internaute 10848
      Citoyen

    France de procureurs, France de condamnés !

    Vous souvenez vous, comment on raillait le Japon, il y a quelques années, avec son lots de suicidés du et au travail ?
    « Le Japon a l’un des plus forts taux de suicide du monde industrialisé (24,1 pour 100 000 habitants). » wiki.
    Eh bien, ça y est, ça arrive en France, bien malheureux sommes nous d’avoir des entreprises « suicidogènes », 11 suicides en moins d’un an en rapport direct avec le monde du travail.
    Le phénomène doit être impérativement étudié. Espérons que le CHSCT de Peugeot pourra analyser ce phénomène afin de faire des propositions à la direction. Hommage à ces Hommes qui ont eu le courage de se donner la mort en mettant en scène leurs messages de désespoirs. Ce sont de nouveaux martyrs du travail.
    Que fait Sarko ? Il drague les français ! Roselyne B. a fait sa déclaration d’amour à la télévision. Apparemment la maladie des suicides ne s’est toujours pas déclarée en politique. Voilà la bonne nouvelle !
    Philippe tixier 17 7 7

  • Anonyme

    la pression au travail est un problème qui ne place pas tout le monde à égalité. certes tout le monde peut un jour ou l’autre tomber sur un chefaillon tyrannique et lui même terrorisé mais tout le monde n’est pas en capacité de demander de l’aide,(auprès de collègues, syndicat, ou psy,) de muter ,ou les deux.bien sûr, la faute en est à la charge de travail qui devient de plus en plus importante et qui rend tout le monde à cran.chacun sauve sa peau(c’est le cas de le dire ) et se replie sur lui même.ce que je trouve terrible c’est d’entendre(encore ce matin ) à la radio un député parler de drame personnel. il est urgent de reconnaître la responsabilité de l’entreprise ! ! !

    • Anonyme

      Une autre problematique, est la notion de l’heure de travail, c’est un non sens, meme lorsque l on parle de 35 heures, l’eure travaillé n’a plus le meme poids aujourd’hui qu’il y a quelques années, entre autre du fait des nouvelles technologies, bref, il serait interessant de reflechir quantitativement au poids des heures actuelles, on se rendrait alors rapidemment compte que 35 heures aujourdhui valent certainement plus de 60 heures hier dans certaines situations, quant aux harceleurs et chefaillons, tout le monde n’a pas la meme force d’opposition et de resistance, ni la même capacité à dire, il appartient a ce qui l’ont de part leur statut, de ne pas detourner les yeux, lorsque la mediocrité prend le pas sur la competence, lorsque l’autorité de contrôle masque le syndrome de peter, lors celui qui oppresse, y trouve une facon d’exister, il est alors un devoir dans l’organisation de reinjecter de l’humanisme, quant a la situation politique et les valeurs misent en exergue, de mon point de vue, elles ne sont pas compatible d’avec une organisation plus humaine, le recours à la règle va vraisemblablement devenir outrancier, l’exemple venant de haut, l’ostentatoire, l’intransigeance, le parvenu, ne vont plus être mise au pilori, nous asssitons à une inversion de valeur qui risque de faire beaucoup de degat par mimetisme de lère du temps. L’exemplarité et la norme omette malheureusement toujours une chose fondamentale : la difference entre les individus et des choix qui ne seront pas tous ancré dans le determinisme de la valeur travail, mais des choix de vie, ou les rtt n’ont pas necessairement finalité de consommation.

      ps merci au lecteurs de rue 89 d’avoir parlé de mon site, c’est cool

      Tonvoisin Debureau
      MINIST7RE DE LA VALEUR TRAVAIL
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      • Anonyme

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        excellent et tellement vrai, bravo a ce ministere :)

  • Anonyme

    Un des rares politiques à laquelle toute mon estime lui restera accordé.

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    ce n’est pas Nicolas Sarkozy « homme ni bullé » par le résultat à tout prix qui se penchera sur le probléme.
    Je pense que pour lui, cela n’est pas un probléme, il faut presser l’humain, si le jus est pas bon, a la casse..
    il veut diriger la Françe comme une entreprise perfomante et avide de rentabilité, peu lui importe à ce quoi les gens (d’en bas) aspire.. pourtant pas grand chose, la plupart demande de vivre « HEUREUX », c’est pas la mer à boire. cela NON ! !
    Cela demande par contre beaucoup d’effort et de courage à nos politiques,se battre contre les grands escrocs de la finance,des affaires, se remettre et remettre en question les modes de fonctionnement de notre société.

    Pour en revenir aux évènements de 1968,C’était pour une partie des jeunes de l’époque, une espérance de changement vite récupérer par les affairistes de tout bord.

  • Anonyme

    des métodes de management qui datent d’après guerre
    les ouvriers non considérés,
    des pressions par des chéfaillons au moindre mouvement de grêves, ajouter les cadences ,
    peugeot,magneto, même gestion d’hommes pas efficace et qui court à des conflits .l’encadrement ne se remet pas en question et continue sur sa même lancée
    petits chefs obtus qui travaillent même contre leur entreprise pour sauvegarder leurs petits privilèges

  • Anonyme

    Ce qui se passe chez Peugeot me fait bondir.J’ai tenter à plusieurs reprises de faire bouger les choses ayant été os pendant 24 ans,le seul but c’est la productivité en se moquant éperduement des salariés qui ont un certain PROFIL pour être déplacés dans les différents ateliers.J’ai été confrontés lors d’un séjour à l’hopital en 1996,d’une personne travaillant de nuit a avallé de la mort aux rats,suite à sa prise de poste lorsque son p’tit chef lui a annoncé que le lendemain il passait en horaire normal,ce qui revient à dire une perte de salaire de + 200 €.Le stress du au conditions de travail n’est pas nouveau chez ce constructeur.Et que dire également du service médical ou la médecine du travail est gérée par l’employeur autrement dit il est seul : JUGE ET PARTI.Il paie ses médecins qui ne peuvent donc être du coté des salariés.Et que dire des médecins FLICS qui allaient contre les avis du médecin.Abolis depuis ...........J’ai été confrontés à ces problèmes mais je n’ai jamais trouvés une personne pour m’aider : SYNDICATS,POLITIQUES,ou autres.Le décret qui donne le droit à peugeot de géré son service médical date de 1947 et peu d’entreprises posséde ce droit.Ma carrière s’en est soldée par un plafonnement du salaire.Il y a eu également l’histoire de la fiche de paie d’un ancien directeur...............que je ne peux nommer mais qui a fait grand bruit.en retraite depuis un certain temps je suis pourtant persuadé que les problèmes sont toujours d’actualité.Et tout cela est désolant il n’y a que le fric qui compte.

  • Yannick.Comenge
    Yannick.Comenge
    Chercheur Précaire
    • Posté à 16h43 le 18/07/2007
    • Expert 12410
      Chercheur Précaire

    Beaucoup de salariés de tout niveau ont été confronté au harcellement moral. La plupart du temps on broie des gens... ces salariés sont alors boutés du monde du travail rapidement. Détruits interieurement par une rupture sociale consécutive à des agressions fines et répétées, ces hommes et ces femmes restent parfois des années hagards et sans gouts à la vie, le plus souvent sous anxyolitytiques. Là, il y a souvent des chocs plus brutaux, l’enchainement des divorses, des suicides... des familles entières qui trinquent et dont la seule erreur est d’avoir été face à un cheffaillon totipotent, omnipotent. Certains résistent mais c’est rare qu’on les croient ou il faut qu’il y aie des harcellements plus brutaux voire sexuels. Ils sont tous concernés, du cadre à la caissiere, du chercheurs aux conseillers d’états, de l’ouvrier au cadre supérieur. Tous peuvent ou ont été ou sont victime d’un harcelleur. Parfois meme l’idéologie du harcellement est promu dans l’entreprise sans que cela soit dans les textes. On pense souvent à ces grands magazins qui ornent les grandes villes...là sévit une atmosphere de « chiffre ». Les harcelleurs frayent comme des carnaciers au milieu de ceux qui seront leur victime. Parfois ces chefs ambitieux et grotesques vont jusqu’à pousser leur crime à l’extérieur et chercheront le plus faible. Là ce sera le SDF qui verra sa vie devenir un enfer par l’excellence insidieuse d’un faiseur d’image, harcelleur au travail. Ainsi, récemment, j’ai entendu parler un de ces « gens sans ame »... flatté de mener les gens « à la baguette » et de briser ce qui bougeait, il est parti dans une tirade... pestant contre les pauvres qui mendient et qui font du tord à l’image des villes... un concentré de haine dans une peau de « top-modele »... voila, le harcellement est aussi un état d’esprit qu’il faut traiter à la racine. Une bonne psychanalyse permettrait surement de voir que ces harcelleurs vont faire payer leur manque d’amour... leur mere ne les regardaient pas, leur pere les traitaient moins que rien... de là, un désir d’humilier autrui mais souvent dans une forme de processus bien établi... lent, subtil et destructeur.
    Tiens, repensons avec émoi à ces gens qui travaillent dans la santé publique, tous ont quité un endroit pour cause de harcellement, tous ont préféré partir... il suffisait pourtant de remplacer un chef inhumain par quelqu’un de plus compréhensif et ouvert.
    A Peugeot, c’est plus féroce comme phénomène. L’ambiance est devenue celle d’une galère moderne. Travailler plus, toujours avec le fléau d’une délocalisation annoncé dans un lointain avenir... un inconscient collectif malmené qui pousse certain à passer à l’acte...

    (ps : avant d’accuser neanmoins cet atmosphere, il faut verifier que l’ouvrier ne soit pas traiter pour un syndrome métabolique, certains produits récents, non approuvés par la FDA mais vendus en France pourraient etre une raison à cette tragédie -il faut aussi etudier les conditions de travail et l’environnement de ces structures).

  • Anonyme

    Les 500 plus grosse fortune de France ont vue leur revenu augmenté de 40% cette année et ce avant la devise magique de travailler plus pour gagner plus mais ils ont déjà compris et mise en action cette devise bien avant l’arrivée du président magique ! Voilà le résultat et cela ne doit pas les affecter outre mesure.

  • Anonyme

    On commence à s’inquiéter à partir de combien ? ? ? Le pire dans l’histoire c’est qu’un employé heureux est un employé plus productif.
    On marche sur le tête.

  • Anonyme

    Cette entreprise ne respecte pas ses employés, les cadences et l encadrement sont tres difficiles. Les changements de rythme (une semaine matin, une semaine le soir) sont extenuants et contraires a notre equilibre. L arrivée de l annualisation du temps de travail a augmenté les changements de cadence et a imposé le principe des seances » volontaires » de week end. La forte presence d interimaires ( parfois 50% des equipes) accentue la pression sur les internes PSA et a developpe un esprit de competition. En un mot, il faut le voir pour le croire... et la situation est pire chez les sous traitants qui font faillite les uns apres les autres suite aux pressions sur les couts.

  • Anonyme

    Il faut voir comment sont traités les ouvriers handicapés ou avec de fortes restrictions médicales dans cette boîte : il y a eu un CHSCT extraordinaire à Sochaux ces jours-ci pour traiter le cas d’ouvriers qui travaillaient hors chaîne, et il a été décidé de les « reclasser » justement en chaîne avec l’approbation du médecin du travail, car leur travail a été soustraité. Seule consolation : on leur laissera le temps d’apprendre, mais ils bosseront à terme sur des postes qui ne leur permettront plus de travailler assis mais à la cadence de la chaîne. Ils sont démoralisés, abattus. Certains ont 56, 57 ans. Ils ont décidé d’appeler le fameux numéro vert censé prévenir le suicide : comme une ouvrière de l’équipe parlait de suicide collectif, elle a eu la surprise d’entendre l’interlocutrice lui dire « désolé, nous ne pouvons apporter qu’une aide morale ! ».

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