Polemique 21/07/2008 à 15h55

Au Centre Pompidou, la mutilation faite art


Le musée Beaubourg essaie-t-il de nous choquer ? Dans l’exposition Traces du Sacré, une vidéo dérange : celle d’une artiste serbe, Marina Abramovic, qui s’automutile. Une œuvre inattendue dans une installation consacrée au sacré.

Caverne d’Ali Baba ou vaste désordre, Traces du sacré, l’exposition actuellement présentée à Beaubourg, s’affirme déjà comme un grand succès public. Si le « Golgotha » peint par Strindberg ou les toiles de Kandinski, Chirico ou Mondrian retiennent l’attention, c’est dans la dernière salle, consacrée à l’art contemporain, que la foule se presse. Là, l’effort intellectuel pour comprendre cette indistincte notion de sacré laisse place au choc émotif.

La souffrance brute de l’art corporel

Accueilli par la statue d’un enfant priant au visage d’Hitler signé Maurizio Cattelan, le spectateur est ensuite saisi par les masques effrayants d’Emil Nolde, jusqu’à ce qu’une vidéo achève de le bouleverser. Sur l’écran, une femme, une croix gravée au couteau sur la poitrine, est allongée sur un bloc de glace, attendant que le sang s’écoule lentement de ses plaies. La vidéo dure moins de dix minutes, le temps pour le public d’assister à la souffrance brute. Quelques spectateurs détournent les yeux mais la plupart demeure hypnotisé par ce spectacle d’automutilation, « on a mal pour elle », murmure une dame au premier rang.

Auteure et actrice de la vidéo, Marina Abramovic, artiste serbe. Sa spécialité ? La lacération, parfois déclinée sur le mode de la flagellation. Une autre vidéo, moins violente, a contribué à faire connaître cette chef de file de « l’art corporel » : on l’y voit, se frappant le sternum avec un crâne. (Voir la vidéo)



Un certain nombre des happenings de Marina Abramovic se sont terminés par son évanouissement, effet de la douleur mélangée à celui des médicaments de contrôle musculaire qu’elle prend pour accomplir ses performances. Son œuvre s’inscrit dans ce que les anglo-saxons qualifient de « schock art ». Même si elle compte parmi les grands de l’art contemporain, ayant reçu le Lion d’Or de la meilleure installation à la Biennale de Venise en 1997, son travail reste plus souvent confiné dans les galeries que présenté dans une exposition de cette ampleur.

Sacré et communication directe

Pourquoi Beaubourg a-t-il soudainement envie de secouer son public en présentant cette vidéo dans une exposition consacrée au sacré ? Selon la conservatrice national du patrimoine, Catherine Grenier, longtemps en charge de l’art contemporain du musée parisien, « cette œuvre, en s’adressant au corps avant l’intellect, joue sur le registre de l’empathie ; or la question du sacré, c’est la question de la communication directe ».

Dans un récent essai, « La Revanche des émotions » (Seuil mai 2008), Catherine Grenier développe l’idée que cette démarche est partagée par un certain nombre d’artistes contemporains qui souhaitent créer une réaction émotive chez spectateur afin de le mener à un questionnement existentiel :

« Dans l’émotion, il y a une forme de connaissance immédiate, indépendante de la méditation intellectuelle que l’œuvre peut ensuite susciter. »

Pathos, provocation et mythes anciens


Finie l’idée de Marcel Duchamp et de son urinoir, la distance critique n’est plus requise chez le spectateur, au contraire, il doit subir l’œuvre :

« Le pathos supprime la médiation, il y a une empathie directe qui nous fait ressentir ce que ressent l’artiste. »

Est-ce à dire que l’art contemporain a trouvé là le moyen de s’ouvrir à un public de non initiés ? Souffrir avec Marina Abramovic permettrait au spectateur de partager un rituel millénaire :

« Marina Abramovic renvoie à des mythes anciens, à des tréfonds de l’humanité dans un univers très dramatisé. Il y a une dimension pathétique, parfois une vraie provocation : le public est mis dans une position de malaise et de gêne. »

Michel Leiris définissait l’effet psychologique du sacré comme une « mixture de respect, de désir et de terreur ». Tout y est chez Marina Abramovic, si ce n’est que le spectateur n’a même pas le temps de le formuler, il reçoit cette mixture en pleine figure. Pourtant, conclue Catherine Grenier, ce spectacle de la violence n’a rien de morbide :

« Il n’y a pas de fascination pour la mort chez Marina Abramovic. Lorsque la mort est mise en scène, c’est pour exprimer la fragilité de la vie ou de la conscience humaine. Elle est dans une vitalité très forte. »

Pour se faire une idée, un seul moyen : partager les transes de l’art contemporain dans les couloirs de l’expo.

Traces du sacré - Exposition à Beaubourg - jusqu’au 11 août 2008 - de 11h à 21h, jeu. 23h - entrée de 8€ à 12€.

  • 21784 visites
  • 48 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • infobs
    infobs
    situationniste
    • Posté à 19h01 le 21/07/2008
    • Internaute 48192
      situationniste

    Je suis d accord l art est le resultat d un savoir faire et non la resultante, faites nous grace des formules savantes qui sont employees mal a propos, en outre l art ne peut pas etre que beau, car c est la une conception hitlerienne de l art qui nous amene tout droit vers les conceptions d art dégénéré (Entartete kunst) rejeté par les nazis lors de la premiere exposition du grand art allemand en 1937. parmi les artistes alors exclus de l exposition au pretexte notamment que leurs oeuvres n etaient pas belles figuraient Chagall, Dix, Kandinsky, Klee, Marc, Mondrian, Nolde et plus de 100 autres. le beau, c est ce qui plait a paul et heurte Pierre. certains peuvent trouver les seances de flagellation belles et artistiques, personnellement je les trouve ridicules et repugnantes. mais j adore les monstres de breughel et les formes tordues de Bacon car comme vous le dites elles sont le resultat d un savoir faire. Où est le savoir faire dans une seance de flagellation ou le fait de se frapper le sternum avec un crane ? Si je me video en train de me sodomiser avec une bouteille de coca cola, deviens je un artiste qui denonce le materialisme americain et la guerre en Irak ?

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à infobs
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 01h28 le 22/07/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ infobs : Entartete kunst. Tout a fait. Le concept que « L’art ne peut pas etre que beau “ ne s’applique qu’a la recherche artistique elle-même, et non à son produit, lequel ne prend sa valeur que comme rapport entre un objet et un sujet et n’est donc jamais que ce qu’on en perçoit. Pour moi, cette forme d’art ne peut plaire qu’a des dégénérés.

      Je ne conteste pas Paul son droit au sado-masochisme voyeur - seul ou avec quiconque veut partager cette expérience avec lui- mais ce Pierre-ci n’en veut rien savoir et je pense objectivement que le nombre des ‘paul’ serait un excellent estimateur de la décadence de notre civilisation et du temps qu’il lui reste avant de disparaître.

      Pierre JC Allard

      Lien

      Lien

       
      • liliane
        liliane répond à pierrejcallard
        terrienne
        • Posté à 11h18 le 22/07/2008
        • Internaute 29861
          terrienne

        Oui, d’accord avec vous, je me suis mal exprimé ! Ce n’est pas le résultat, c’est dans la production, le savoir-faire qu’il y a beauté. Après, c’est histoire de culture, de goût, ou plutôt d’apprentissage de la vision.

      • Anonyme répond à pierrejcallard

        il é bizarre vot cigue sur vot blog

        PJC

        on diré une croi gamée korai dégénéré : -))

        Lien

      2 autres commentaires
  • Artemisia.G
    Artemisia.G
    Lulucarabine
    • Posté à 00h04 le 22/07/2008
    • Internaute 39119
      Lulucarabine

    « il y a actuellement une fascination pour ce genre de happening »
    Actuellement ? Le body art est apparu dans les années 1960 ! ! !

    • liliane
      liliane répond à Artemisia.G
      terrienne
      • Posté à 11h19 le 22/07/2008
      • Internaute 29861
        terrienne

      Heu, je voyais l’art sur des siècles d’oeuvres, donc, 1960 me paraît très très récent !

  • Jean-no
    Jean-no
    très occupé
    • Posté à 16h45 le 21/07/2008
    • Internaute 48490
      très occupé

    Attention, ce n’est pas Emil Wolde mais Emil Nolde.

  • Sitting Bull
    • Posté à 17h15 le 21/07/2008
    • Internaute 15750

    Mutil Tour :

    à saisir, 500 € 1/2 pension :
    8 jours parmi la population civile irakienne.

    Garantis : 1 attentat chiite sur un marché populaire
    1 interrogatoire de suspects par des GI spécialistes de la torture
    1 éventration d’une femme enceinte par un terroriste sunnite

    Jusqu’où iront-ils tous ces intellos dégénérés dans l’escalade du « choc émotif » ?
    Quand je lis ce genre de conneries, je comprends pourquoi j’ai tant envie de m’élever au-dessus de 2000m loin du bruit et de la fureur du monde dans mes chères Pyrénées...

    • Jean-no
      Jean-no répond à Sitting Bull
      très occupé
      • Posté à 17h35 le 21/07/2008
      • Internaute 48490
        très occupé

      Ah ces méchants « zintellos dégénérés ». Je me demande pourquoi Marina Abramovic qui choque à Beaubourg avec une mise en scène est plus choquante que Jean-Pierre Pernaud qui raconte sans sourciller que la police française va ficher tous les gens qui font de la politique, du syndicalisme ou autre activités associatives.

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 17h23 le 21/07/2008
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    bah est ce plus terrible que l’exposition de cadavre humain « momifié » à Lyon.

  • Anthropia
    • Posté à 17h40 le 21/07/2008
    • Internaute 17441

    Merci pour cet hommage à une artiste très importante.

    Pour moi, Marina Abramovic est aussi une artiste féministe, comme quelques images sur mon site le démontrent, une pieta en soldate du Moyen-Age, etc, une femme à genoux en ménagère, une réelle réflexion sur les figures de la féminité de notre époque.

    Votre réflexion sur le pathos rejoint le thème du livre de Catherine Grenier sur La revanche de l’émotion, ou comment l’art contemporain a renoué avec le pathos, avec l’émotion, comme Pierre Huyghes ou Boltanski, des artistes qui font se rejoindre forme et sensibilité. Si souvent évacuées de l’art conceptuel.

    Lien

    • Anonyme répond à Anthropia

      ya rien a remercié entropia

      artiste féministe ssa veu rien dir

      si ton site te le démontre à toi

      cé déja énaurme

      le patos en ar cé le truc a fuir

      Abramachin cé simulacre pou lé bobos

      du paganisme muséal

      cé marant comment nitche le panseur préferé des nazis revien par la fenète

      si tu veu une féministe une vrai en voici une qui écrit ;

      elle est afrikaine

      elle s aplèTanella Boni

      Avec nos plumes marteaux - piqueurs avec nos mains sandales
      de fête nous graverons sur la terre ferme nos mots de feu.

      cé aut chose ke cé coneris

  • Ophélie Neiman
    Ophélie Neiman
    Miss GlouGlou
    • Posté à 17h44 le 21/07/2008
    • Internaute 25
      Miss GlouGlou

    Très intéressant.

    Je suis surprise par le rejet en bloc de certaines personnes, qui refusent même de réfléchir à cette forme d’art qui consiste, pour toucher le spectateur, à transmettre par les émotions plutôt que par l’intellect. Ce biais a toujours existé, dans la peinture classique, la sculpture de nus ou, évidemment, la musique.

    Je ne vois pas pourquoi l’art devrait nécessairement exalter le beau ; ou alors Jérôme Bosch n’est pas peintre ? Bukowski n’est pas écrivain ? Je ne suis pas fan des « performances » de Marina Abramovic, mais je pense que c’est à chacun de nous d’évaluer ce qu’on est capable de supporter, avant de condamner l’artiste.

    Par ailleurs, je trouve que la vidéo du crâne et du sternum est bien plus sexuelle que violente...

    • A.V.
      A.V. répond à Ophélie Neiman
      • Posté à 18h13 le 21/07/2008
      • Internaute 24685

      L’art qui transmet par l’intellect ? ? ... Quésako ?

    • amipb
      amipb répond à Ophélie Neiman
      Chef de projet à Barcelone
      • Posté à 18h34 le 21/07/2008
      • Internaute 28823
        Chef de projet à Barcelone

      De toutes manières, presque tout est « sexuel », même le sexe, d’ailleurs. De là à dire que tout est artistique, il y a un fossé.
      Par ailleurs, la subordination à l’émotion me semble passablement éloigné du sacré et, a fortiori, de la spiritualité.

      • meg
        meg répond à amipb
        • Posté à 19h09 le 21/07/2008
        • Internaute 12017

        Pourquoi autant d’affirmations péromptoires ? Le sacrée et la spiritualité pour vous c’est totalement étrangers à l’émotion, très bien pour vous. Vous avez bien de la chance d’être un esprit pur.

        Moi qui ne suis qu’un tas de viande, c’est la perspective de crever et d’être bouffer par des asticots qui m’émeut et qui me pousse à me poser certaines questions sur la vie, la mort, la douleur, le plaisir... Je sais c’est pas très malin de ma part, je devrais n’être qu’un pur esprit, comme vous, pour avoir des prétentions à la spiritualité. Peut être que je suis la seule à être faite de chaire et à m’interroger avec mon esprit (qui n’est que de la viande lui aussi) à partir de mon destin de bouffe pour nécrophores...

        Il me semble que le travail de cette artiste n’a rien de choquant ni de révolutionnaire si on connait les artistes du body art des années 60-70 tel Gina Panne, Michel Jorniac ou certains actionnistes viennois dont elle me semble être l’héritière. Ce travail permet de se poser toutes ces questions qui ne vous intéressent plus, puisque vous avez la chance d’y avoir déjà répondu et n’avez plus qu’a attendre sereinement que la vermine vous dévore. Permettez tout de même, à ceux qui sont encore fait de chaire, le droit à pouvoir d’interroger sur ces questions bien futiles pour des êtres supérieurs tel que vous.

         
        • amipb
          amipb répond à meg
          Chef de projet à Barcelone
          • Posté à 07h42 le 22/07/2008
          • Internaute 28823
            Chef de projet à Barcelone

          Je ne parlais évidemment pas d’un manque d’émotion, mais de la subordination de l’esprit à cette émotion qui n’a d’autre but que faire parler d’elle. L’émotion vient par le sacré, et pas l’inverse mais, comme vous le noterez, il ne s’agit que de mon avis personnel.

        1 autres commentaires
  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h15 le 21/07/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Le rapport avec le sacré est assez facile à deviner : la chrétienté n’est qu’une longue suite de vénération de martyrs morts dans d’atroces souffrances, de masochisme physique (flagellation et autre actes de contrition) ou mental (vœu d’abstinence, de silence, de pauvreté, etc.) et surtout de sadisme bien connu (inquisition, conversion forcée, etc.).

    Par contre, je vois pas en quoi un film où un gonzesse se mutile est choquant, surtout de nos jours où le cinéma regorge de scènes plus gore et douloureuses les unes que les autres : pour rester dans le sacré, il suffit de prendre La Passion du Christ de Mel Gibson.

    Et puis il n’y a aucune originalité : des types qui se mutilent à mort, et sans anesthésie dans leurs cas, il y en a plein les hôpitaux psychiatriques (rappelez vous l’histoire du mec qui s’est fait volontairement mangé par un cannibale...).

    Comme quoi on estampille n’importe quoi sous le label « art content pour un »...

  • pikasso02
    • Posté à 18h17 le 21/07/2008
    • Internaute 10134

    Ce n’est pas parce que l’on se dit artiste que l’art est présent dans le produit que l’on propose.
    Van Gogh s’est mutilé, mais il peignait aussi !
    Marina Abramovic se donne des coups et se lacère le corps. Certes cela parle à ceux qui regardent. Jésus et sa couronnes d’épines et la croix sur l’épaule, c’était bien trouvé. Là nous étions dans le sacré pour le sacré. Devons-nous retourner à cette phase mutilatoire pour redécouvrir la notion d’art ?
    Ce qui devrait suivre le sacré en art contemporain, ce sera sans doute la folie.
    Heureux les artisans qui participaient à des créations en commun.Heureux temps où le mot art n’existait pas.

    • Jean-no
      Jean-no répond à pikasso02
      très occupé
      • Posté à 18h28 le 21/07/2008
      • Internaute 48490
        très occupé

      Lire : « contre l’art et les artistes », de Jean Gimpel (1968).
      À part ça, Marina Abramovic produit des œuvres, elle ne fait pas que se mutiler, la différence avec Van Gogh c’est que la mutilation ne fait pas partie de sa légende, mais de l’œuvre elle-même. Je n’ai jamais été très à l’aise avec l’art corporel personnellement, mais la puissance de ce genre de choses vient justement du fait qu’elles mettent mal à l’aise.

  • Jean-no
    Jean-no
    très occupé
    • Posté à 18h23 le 21/07/2008
    • Internaute 48490
      très occupé

    Note : l’expo ne s’intitule pas « l’art sacré » mais « traces du sacré ». Où se niche le sacré après la mort des dieux ?

    • amipb
      amipb répond à Jean-no
      Chef de projet à Barcelone
      • Posté à 18h36 le 21/07/2008
      • Internaute 28823
        Chef de projet à Barcelone

      « Nietzsche est mort » - Signé Dieu

      • Jean-no
        Jean-no répond à amipb
        très occupé
        • Posté à 02h01 le 22/07/2008
        • Internaute 48490
          très occupé

        Attention, la signature n’est pas autographe, ça fait longtemps que les curés utilisent un tampon-signature.

  • infobs
    infobs
    situationniste
    • Posté à 18h44 le 21/07/2008
    • Internaute 48192
      situationniste

    c est du voyeurisme a l envers c est a dire de l exhibitionnisme, point final, abramovic nous montre surtout ses gros seins et je ne ressens aucune emotion, juré, craché, la seule émotion que je ressens, c est de la colere d etre pris pour un con par l artiste et surtout par Mme Grenier et son pathetique baratin de justification. j aimerai savoir ce que les surrealistes ou les expressionistes auraient eu a dire a propos de cette artiste. Picasso aurait dit « que tonta ! », Duchamp « oh la putain, elle a de gros nichons » , Dali « Gala n en a pas de si gros “ et Kirchner ‘c’est de la sous culture serbe !’

    • Artemisia.G
      Artemisia.G répond à infobs
      Lulucarabine
      • Posté à 00h08 le 22/07/2008
      • Internaute 39119
        Lulucarabine

      « abramovic nous montre surtout ses gros seins ». Souffrez-vous d’une phobie mammaire cher ou chère infobs ?
       ; -)

  • newf
    newf
    essaye de s'en sortir
    • Posté à 18h50 le 21/07/2008
    • Internaute 47996
      essaye de s'en sortir

    Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant. L’art a toujours été le reflet de son époque. Peut-être que Warhol aurait fait pareil en 2008. Cà montre surtout qu’on n’a rien inventé depuis belle lurette en matière d’art.

    • A.V.
      A.V. répond à newf
      • Posté à 19h04 le 21/07/2008
      • Internaute 24685

      « Ça montre surtout qu’on n’a rien inventé depuis belle lurette en matière d’art. » Bah si, justement. Mais la France, pays conservateur, en est encore à considérer le pop art comme de l’art contemporain. Regardez à l’étranger, ou bien ici dans certains ateliers, et vous trouverez de la nouveauté.

  • boboétie
    • Posté à 18h56 le 21/07/2008
    • Internaute 2816

    Le sacré (ce qui se prétend tel), qu’est-ce ?
    Comme le religieux auquel il se superpose, il est par nature mutilant.
    Ni dieu, ni maître, ni sacré.
    Tabou d’hier, sacré d’aujourd’hui, merde de demain.

  • Lionel Gruénais
    Lionel Gruénais
    Disquaire
    • Posté à 19h32 le 21/07/2008
    • Internaute 48497
      Disquaire

    Depuis les actionnistes viennois des années 60 en passant par les performances de Chris Burden en 70 pour en arriver aux triturages chirurgicaux à la Orlan, l’approche du corps, y compris dans sa mutilation, a toujours été un corollaire de la création artistique.

    On peut remonter ainsi dans le temps : les expressionistes, les écorchés de Fragonard (Honoré, l’anatomiste), les peintures de Bosch... (il y a un livre passionnant d’Umberto Eco sur L’histoire de la laideur paru récemment, même si ce n’est pas le sujet de l’exposition de Beaubourg).

    Maintenant, être choqué par les vidéos de Marina Abramovic (que je n’ai pas vues si ce n’est de très courts extraits sur Internet)... ? Soit les gens ont la mémoire courte concernant l’histoire de l’art (& là c’est une question d’éducation), soit ils se focalisent sur ces vidéos comme exutoire afin de ne pas trop se poser de questions sur des réalités quotidiennes effectivement nettement plus agressives.

    On peut aimer ou détester, selon si l’on suit ou non la proposition de l’artiste, mais certainement pas être choqué.

    • amipb
      amipb répond à Lionel Gruénais
      Chef de projet à Barcelone
      • Posté à 21h49 le 21/07/2008
      • Internaute 28823
        Chef de projet à Barcelone

      Et pourquoi pas ? On peut être choqué à partir du moment où l’on ne sait pas à quoi s’attendre.

  • Dubitatif
    • Posté à 19h58 le 21/07/2008
    • Internaute 32246

    C’est là que je vois que je ne suis pas assez instruit et/ou intelligent. Dans la vidéo : je vois juste une folle qui se tape dessus avec un crâne, et je passe totalement à côté de la dimension artistique. Quel crétin, vraiment !

    Je n’arrive pas à comprendre ce qui distingue Abramovic des Jackass, par exemple (le nul !).

    Si j’ai bien compris, les artistes se distinguent des crétins en ce qu’ils parsèment leurs interviews de mots empruntés à la philo, comme « phénomènologie », ou à la psycho, comme « transfert ». Mais il doit y avoir plus, sinon tout le monde n’en ferait pas tout un plat !

    J’espère comprendre un jour...

  • Nadja.R
    Nadja.R
    Clown lyrique
    • Posté à 21h18 le 21/07/2008
    • Internaute 19039
      Clown lyrique

    Je trouve ça limite académique...facile de faire parler de soi en conceptualisant des pulsions malsaines...ce que faisaient les actionnistes viennois au moins était justifié (Autriche nazie, tout le monde devait se sentir coupable, voulait expier...). Aujourd’hui avec la société où l’on vit je ne trouve plus ça pertinent. MacCarthy au moins a de l’humour, et donne dans le trash « fake » et spectaculaire (je ne parle pas de l’oeuvre citée dans cet article mais de son oeuvre en général). J’aime beaucoup ce parallèle entre cette oeuvre et les Jackass, je ne trouve pas ça si faux...

  • gébé
    • Posté à 22h48 le 21/07/2008
    • Internaute 8332

    qu’une cinglée se fasse mal, ça ne me dérange pas.
    Que l’on appelle ça de l’art, c’est déjà plus ennuyeux.
    Mais que des gogos s’esbaudissent est franchement navrant !
    eh oui.... !

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 22h59 le 21/07/2008
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    Juste pour rebondir sur « Une œuvre inattendue dans une installation consacrée au sacré » : au contraire ! Difficile d’être davantage dans le thème : les « traces du sacré » font appel au corps, à ce qui se sépare du corps, à ce qui s’y marque, à ce qui se marque à partir du corps. Le sacré, ça crée les secrets du corps. Les traces de ces secrets y émergent dans la souffrance, y questionnent la mort : les mutilations sont donc (dans la longue tradition christique comme le rappelait quelqu’un) complètement dans cette quête. Ce qui fait art chez Abramovic, ce sont les mises en scène du corps en souffrance.

    Les rejets que l’on peut lire ici ou là sont le plus souvent dictés par l’angoisse qu’Abramovic suscite. Sans forcément parler de Katharsis, nous pouvons repérer, dans ces réactions opposées et ces débats, un signe de légitimité artistique.

    • Dubitatif
      Dubitatif répond à PhiPoePsy
      • Posté à 23h24 le 21/07/2008
      • Internaute 32246

      J’adore : si l’on aime, c’est que l’artiste a réussi son coup (bonus : on a tout compris, en plus) ; si l’on n’apprécie pas, c’est parce que l’artiste a réussi son coup (malus : c’est l’angoisse qui te guide, mon frère). A tout les coups l’on gagne (comme en mauvaise psycho : tu aimes ta mère = oedipe, tu n’aimes pas ta mère = oedipe. CQFD) ! !

      Ce que de nombreux commentateurs disent ici, contrairement à ce que vous laissez entendre, est que l’oeuvre les laisse complètement froids et qu’il faut plus, à l’heure où l’on tombe sur des meurtres, des suicides et du ’happy slapping’ à chaque coup de clic ou presque, qu’une petite scarification pour choquer le bourgeois.

      Mais bon : mon déni vient sans doute de l’angoisse provoquée par la vue d’une femme qui se frappe les seins avec un crâne (ça fait un peu peur, il faut dire)...

    • amipb
      amipb répond à PhiPoePsy
      Chef de projet à Barcelone
      • Posté à 23h36 le 21/07/2008
      • Internaute 28823
        Chef de projet à Barcelone

      En résumé, c’est dans l’expo du sacré, ça a la couleur du sacré, mais ce n’est pas du sacré. En effet, quel rapport avec l’esprit, l’accès à une dimension « supérieure » ? On retrouve cette dimension dans les tournoiements des derviches, les mantras des hindous et bouddhistes, les prières des chrétiens et certaines blessures corporelles du yoga hindou ou de certains mouvements soufis (lacérations, notamment), mais ici on ne conserve qu’une partie d’un ensemble pour dire que c’est un tout. Cherchez l’erreur. La finalité du sacré n’est pas de gagner de l’argent et de se faire de la pub.

  • Artemisia.G
    Artemisia.G
    Lulucarabine
    • Posté à 00h00 le 22/07/2008
    • Internaute 39119
      Lulucarabine

    Je regrette souvent que les articles de Rue 89 dédiés à la culture soient si peu approfondis. Ici, on touche les sommets : cet article est d’une grande superficialité. Votre réflexion sur le Body Art me paraîtrait tout à fait intéressante si vous vous étiez un tant soit peu penchée sur la question. A vous lire on croirait que la performance d’Abramovic est représentative de l’art contemporain d’aujourd’hui alors que cette artiste poursuit un travail amorcé dans les années 1970. On peut rapprocher sa recherche des performances de Michel Journiac (présent lui aussi dans « Traces du Sacré » avec « Messe pour un corps », traces d’une action de 1969 durant laquelle les spectateurs avaient été invités à consommer du boudin conçu avec son propre sang). On pense aussi aux Actionnistes Viennois (qui, je crois, sont absents de Traces du Sacré), ce mouvement artistique violent et radical qui s’est développé dans les années 1960. Eux ont réalisé des performances bien plus sulfureuses que celles d’Abramovic, mêlant sang, fèces et viscères.
    En rappelant tout cela je tenais tout simplement à souligner que votre article ne permet pas d’analyser le choc d’une partie du public face à une œuvre qui se rattache pourtant à un mouvement très ancien. On s’aperçoit que cette période de l’histoire de l’art est demeurée dans l’ombre, ignorée d’une bonne partie du public. Or comment recevoir une telle œuvre sans la replacer dans cette histoire de l’art ? Voilà selon moi l’immense échec de cette exposition, incapable de transmettre et se contentant d’amonceler prétentieusement les œuvres sous un titre ronflant. Un véritable travail de médiation aurait été nécessaire.

    • Keldan
      Keldan répond à Artemisia.G
      Now future & karpe diem
      • Posté à 13h45 le 22/07/2008
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      « invités à consommer du boudin conçu avec son propre sang »
      Mais depuis, on a inventé le sida, l’hépatite, l’ESB et un paquet de trucs qui rendraient la chose bien moins attrayante...

  • damian0
    damian0
    actif
    • Posté à 00h05 le 22/07/2008
    • Internaute 48532
      actif

    Allusion également faite par Jan Fabre au Louvre. Pas de sensationnalisme, il y a un rapport pertinent.

    Lien

  • Temanutane
    Temanutane
    expatrié
    • Posté à 00h14 le 22/07/2008
    • Internaute 48530
      expatrié

    Chère Oraine Jeancourt,

    Il me semble que vous soyez passée à côté d’éléments clefs permettant de comprendre la place de l’oeuvre de Marina Abramovic dans l’expo Traces du sacré.

    J’ai relevé une imprécision au niveau du format de l’oeuvre : une vidéo qui ne dure pas moins de dix minutes comme vous l’avez écrit, mais une trace vidéo de deux heures environ, extrait d’une performance, réalisée en 2008 au Guggenheim de New York, qui dure environ sept heures. Cette pièce, comme indiquée à côté du titre (Thomas lips), est une réactivation d’une performance de 1975, qui n’a pas pour objet l’automutilation, mais plutôt la forme des tensions et douleurs que produit la somme des héritages culturels incompatibles de l’artiste. Le rapport au sacré est à chercher dans les symboles que Marina Abramovic module (la bouteille de vin, le miel, la cuiller en argent, ect.), l’automutilation n’étant qu’un élément de la performance, et pas le sujet même.
    Aussi ne suis-je pas tout à fait d’accord avec l’idée que cette performance s’adresse au corps par le moyen d’émotions : on ne peut la saisir sans en connaître les composantes, de la même manière qu’on ne peut regarder une peinture d’histoire sans connaître les codes de ce genre, et finalement réduire la finalité de la peinture d’histoire à la prouesse technique, naturaliste.

    Je ne vais pas faire l’exégèse de Thomas Lips, mais simplement ici rapporter quelques éléments qui pourraient permettre de comprendre l’intérêt d’une telle oeuvre au sein de l’exposition :

    - le rituel (cette performance est un ensemble de rituels que l’on pourrait qualifier de pénitences)
    - les objets symboles (le vin, le miel, la cuiller, le métronome, l’ensemble drapeau-bottes-coiffe...)
    - la collusion des codes politiques et religieux
    - le titre : Thomas Lips

    Libre à chacun de retourner voir l’expo en considérant ces éléments et en replaçant cette performance réactivée dans son contexte historique : l’art corporel (d’ailleurs, la vidéo de la performance de Marina Abramovic est très bien placée à côté de celle de Michel Journiac, « Messe pour un corps », à côté de productions et de traces de performances des actionnistes viennois et de Gina Pane). L’art corporel est fondamentalement emprunt de ritualité, ses formes, pour certaines, sont celles de la pénitence.
    Maintenant, dans « Traces du sacré », il ne faut pas comprendre : « art et religion ».

    Un dernier détail, Marcel Duchamp s’écrit sans s (il n’y a qu’un champ).

    Respectueusement,

  • Temanutane
    Temanutane
    expatrié
    • Posté à 00h27 le 22/07/2008
    • Internaute 48530
      expatrié

    Oriane, pardon, j’ai écorché votre nom.

    Une dernière chose : la mutilation, comme le fait de dormir, de compresser, de se jeter dans « le vide » ou de fusionner le corps avec des objets techniques, sont autant de gestes que le discours des nouveaux-réalistes à permis de légitimer en tant que formes, en tant qu’art.
    Car à mon avis, ce qui fait art, c’est notamment ce qui produit des formes pour faire sens, et pour créer des percepts (Deleuze) ; soit un ensemble d’émotions et de sensations particulières que l’oeuvre seule est à même de créer. Et ces actions font art dans la mesure où ils détournent des gestes du « réel », pour inventer de la poésie, de la fiction, du rythme, du mouvement, de la couleur inédits.
    La mutilation faite art à Pompidou, ça ne date donc pas d’aujourd’hui. Et je pense enfin qu’il faut utiliser le mot « mutilation » avec soin. En effet, le corps des artistes corporels est un matériau original, support de la forme, avant d’être le corps de l’artiste en tant que tel, donc un objet de mutilation.

  • Yacine B.
    • Posté à 04h05 le 22/07/2008
    • Internaute 28311

    Euh, juste comme ça, vite fait, ce n’ est pas du tout la première fois que Beaubourg (au musée national d’ art contemporain ou dans des expos) présente des vidéos d’ automutilation. Pour y avoir travaillé, j’ ai le souvenir que durant l’ été 2005, il y avait au moins deux vidéos de ce type, plutôt choquantes... Je n’ ai jamais trop su si ces vidéos étaient truquées ou pas, car il était impossible de le deviner (la mise en scène était donc réussie, là le corps de l’ artiste reste « support de la forme »). J’ ai tout de même tendance à penser que cette forme d’ art est plus à même de satisfaire ceux qui apprécient une oeuvre au prorata du temps qu’ il peuvent passer à l’ encenser...
    Un peu plus « Dubitatif » et « gébé » que « Temanutane » ou « Artemisia G » donc...

  • baobab
    baobab
    chômeur
    • Posté à 07h19 le 22/07/2008
    • Internaute 48413
      chômeur

    ’Le pathos supprime la médiation, il y a une empathie directe qui nous fait ressentir ce que ressent l’artiste. ’
    donc le plus essentiel pour ce genre d’art contemporain est d’éviter de passer inaperçu, on doit tout faire pour mettre le spectateur dans un état émotionnel, le plus facile est de le choquer,comme si on mette le caca dans ton assiette.

  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 09h31 le 22/07/2008
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    encore un article portant sur l’art uniquement comme sujet sensationaliste et qui génère logiquement sa litanie habituelle de commentaires anti-art bas-du-front...

    s’il-te-plait Rue89, ne hurle plus avec les loups et fait ta révolution aussi dans le domaine de l’art en devenant le premier grand média généraliste à avoir une chronique quotidienne sur l’art contemporain.

    un jour peut-être tes lecteurs ne découvrirons plus par hasard une artiste connue depuis 40 ans dans un domaine artistique ayant connu ses riches heures dans les années 60.

    si les médias consacraient à l’art 10% de l’espace dévolu au sport, on pourrait dépasser l’inculture et l’intolérance qui régnent encore sur le sujet de l’art.

  • ALFRED KOENINGSTEIN
    ALFRED KOENINGSTEIN
    Anti-Spectacliste
    • Posté à 09h52 le 22/07/2008
    • Internaute 46455
      Anti-Spectacliste

    Parfaitement,

    Tout à grotesque !

    Pourquoi AUSSI ne pas demander à cette « malheureuse » de s’trancher les veines jugulaires en direct, d’ faire venir qques assistants, style feu Ben Laden ou d’autres égorgeurs amateurs ? Et y-z-en r’d’mandraient ces veaux.... de spectateurs, ces trous du cul de ... VOYEURS à 2 ronds !
    Pitoyables p’tits esthètes ! Pôv’ malheureuse ! Décanille ! Et VITE !

  • liliane
    liliane
    terrienne
    • Posté à 11h59 le 22/07/2008
    • Internaute 29861
      terrienne

    Si le sacré s’oppose au profane, en quoi il y a traces de sacré dans le body art « mutilatoire » ? Par rapport aux peuples premiers et aux rituels associés ? Là, oui, il y a sacré, mais est-ce de l’art ? Se scarifier la peau dans certaines tribus est sacré mais nullement de l’art. L’art est dans le tissage, dans la poterie, dans la sculpture. C’est nous, humains « civilisés » qui tentons de nous rapprocher de notre corps voué à la compétition en essayant de retrouver la morbidité allié au sang, aux excréments et à la souffrance corporelle ...jusqu’à la mort, mort que l’on cache et qu’on tente d’oublier. En regardant ces happenings, est-ce que je retrouve cet effroi lié à la souffrance et à la mort ? Peut-être ... Mais est-ce de l’art ? Les images de guerre, de torture, nous sont très familières. Quelle différence ? Une volontaire et une involontaire ? C’est ça ? Et qu’est-ce que cela réveille en nous ? Cela nous rend-il meilleur ?
    Vous parlez d’émotions comme si c’était cela l’art, faire passer une émotion ? Je ne suis pas sûre de cela ... L’émotion est liée à des automatismes, des habitudes, si l’art c’est faire passer un peu d’intemporel de la vie, alors en aucun cas cela doit être lié à l’émotion. C’est justement une sensation, hors de toute émotion, un instant de vide suspendu hors du mental.

    Allez vous pouvez peut-être appeler cela de l’art, mais en aucun cas une oeuvre d’art !

    Une oeuvre d’art nous relie à ce qui ne pense pas en nous ... Elle nous sort de l’émotion. Et je pense oui que nous sommes dans une période depuis disons 50 ans où l’émotion devient de plus en plus présente et donc de plus en plus forte, puisque pour nous émouvoir il en faut de plus en plus. Je respecte ces « artistes » qui font de leurs corps une exhibition, ils représentent en fait le malaise de nos sociétés, mais ce n’est ni sacré, ni oeuvre d’art.

    • amipb
      amipb répond à liliane
      Chef de projet à Barcelone
      • Posté à 23h25 le 22/07/2008
      • Internaute 28823
        Chef de projet à Barcelone

      Prochaine démonstration du génie automobile : un moteur en pots de yaourt. Avec une réflexion approfondie sur le recyclage de l’énergie. On se retrouve dans 10 ans pour rediscuter du concept avec mes avocats...

  • AdamPollo
    AdamPollo
    « out of disorder »
    • Posté à 17h58 le 26/07/2008
    • Internaute 37370
      « out of disorder »

    Le but de cette artiste n’est pas sensationnel. Ses œuvres sont des séries d’identification à des expériences intrinsèquement subliminales, et de redéfinition des limites épistémologiques par delà la transcendance irréductible du concret sur le réel : du contrôle de son propre corps, du rapport réciproquement convexe à un interprète-humain, de l’art en soi et tel quel, et par prolongation élastomère inverse, des codes qui régissent la société par rebond et de manière inversement proportionnelle au regard de cette démarche aristotélicienne. On peut donc dire que son projet artistique a l’ambitieux et profond dessein de rendre les personnes plus libres au sein d’une recherche épistémologique intégrale, aux prolongements hélicoïdaux non encore totalement élucidés, et d’ajouter encore une pierre à l’édifice tentaculaire de la pensée humaine.

    Lien