Dieudonné reparle de Le Pen, des juifs... et dérape encore
On pourrait appeler ça un sketch, s’il ne frisait pas une nouvelle fois l’antisémitisme. Le pseudo humoriste Dieudonné est (déjà !) revenu sur scène sur la polémique qui a entouré le parrainage de son troisième enfant par le leader frontiste Jean-Marie Le Pen.
Jeudi, dans son théâtre parisien de la Main d’or, il a rajouté six minutes à son spectacle du moment, le bien nommé « J’ai fait l’con ». Un des spectateurs présents a filmé chacune des tirades et a publié la vidéo sur son blog d’extrême droite La Banlieue s’exprime. Des tirades qui, comme à l’accoutumée, se révèlent aussi explicites que provocantes :
« J’avais pas les moyens de faire autre chose. Vous savez combien ça coûte une campagne de promotion sur TF1 ? (...) Au début, j’ai pensé à une fausse agression. Je me suis dit : je vais me faire taper à coups de barre à mine dans XIXe. C’est vrai que c’est assez efficace. Mais j’ai un pote qui m’a dit laisse tomber. (...) Faut être juif pour ça. » (Voir la vidéo)
Dieudonné M’bala M’bala de son vrai nom, et avec lui au passage son « pote » -comme il l’appelle- Jean-Marie Le Pen, est effectivement parvenu à faire encore parler de lui. De la publicité immédiate certes, mais qui pourrait se prolonger comme souvent dans les prétoires.
Relaxé à de nombreuses reprises, il vient cependant d’être condamné par deux fois. Le 15 novembre dernier, pour avoir comparé les juifs à des « négriers ». Puis le 26 juin, pour avoir parlé de « pornographie mémorielle » à propos de la commémoration de la Shoah.
► Article suivi : Quand Dieudonné dénonçait Le Pen, le « grand marabout borgne »
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Dieudonné est devenu un triste sire. Il a commis une grave erreur dont il n’a pas su s’excuser à temps. A juste titre il a été ostracisé et au lieu de reconnaître sa faute, il décide de persévérer dans l’erreur. Dommage car c’est un comédien de talent. Inutile de lui enlever cela en l’appelant pseudo-humoriste. Du reste dans son métier, s’il n’avait aucun talent personne ne parlerait de lui. Ca ne diminue en rien sa culpabilité. Mais, qu’il est douloureux d’en arriver à mépriser quelqu’un qu’on a admiré !




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