A DEBATTRE 31/05/2007 à 15h41

Carte scolaire : premières « exceptions » à la rentrée 2007


La carte scolaire (qui définit, depuis 1963, des secteurs géographiques correspondant à chaque établissement) sera supprimée, comme l’a promis le candidat Sarkozy, mais pas à la rentrée 2007. Le ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos a jugé sur France Inter jeudi matin que ce serait précipité, alors que « les établissements ont déjà préparé leur rentrée ».

Le projet sera mis en oeuvre progressivement, avec comme objectif une « liberté totale » à l’horizon de « deux ou trois ans ». En attendant, le ministre souhaite que soient instaurées des exceptions à la carte scolaire pour les boursiers, ou pour regrouper des fratries, ou corriger certaines absurdités au cas par cas.

Malgré l’insistance du journaliste de France Inter, Darcos n’a pas détaillé les modalités concrètes d’une telle réforme. Il s’est borné à promettre une augmentation des ressources aux établissements qui risqueraient de perdre des élèves.

Aujourd’hui, a développé Darcos pour justifier le projet du gouvernement, la carte scolaire est contournée par des privilégiés, « des gens informés, les journalistes, les professeurs, les cadres supérieurs, les gens qui ont des relations ».

La suppression de la carte scolaire profitera-t-elle aux « non privilégiés » ? A vous d’en débattre.

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  • Anonyme

    Bah, je crois que ça joue surtout pour les grandes villes, parce que chez moi, quand j’ai fait ma scolarité secondaire (je suis à l’université maintenant), y avait cinq collèges publics, et de toute façon, on atterrissait tous dans le seul lycée public de la ville. Carte scolaire ou pas, ça n’aurait rien changé !
    En revanche pour les collèges, ça peut effectivement être différent. Je sais pas trop quoi dire...

  • Anonyme

    Un peu d’analyse de la methode. On prend un systeme logique ( des ecoles, colleges, lycees partout) on demande aux enfants d’aller dans l’etablissement du coin. Lorsque des derives survient ( etablissements moins reputes et parents qui arrivent a « tricher »), on attaque pas les derives, on met le systeme en l’air.
    Le vrai pb est qu’il y a de mauvais etablissements et non la carte scolaire !

    • Anonyme

      Je suis parfaitement d’accord. Cpe sur le terrain, je constate qu’il n’y a pas tant de dérives. Les propos du ministre ont une nouvelle fois tendance à mettre en cause les professeurs. Ce n’est pas parce qu’on est enseignant qu’on peut contourner la carte scolaire. D’autre part en effet cette technique est absurde. Puisque certains parviennent à faire sauter les PV, ne pourrait-on pas les supprimer ? Et au fait, c’est quoi un mauvais établissement scolaire ? Quel est le but de la suppression de la carte scolaire ? Récupérer des postes, charger les classes des établissements côtés ?

    • Daniel R
      Daniel R
      Visiteur d'entreprise
      • Posté à 17h41 le 31/05/2007
      • Internaute 6667
        Visiteur d'entreprise

      Si j’osais, je dirais même plus :

      Constat :
      Des catégories privilégiées contournaient la loi pour satisfaire leurs seuls intérêts.

      Solution du président :
      Au nom de la liberté, il décide de rendre légales et donc morales ces stratégies personnelles. « Au nom de quoi, m’y opposerais-je ? “

      C’est toute la philosophie du Président Sarkozy.

      Conclusions
      C’est en se référant à cette philosophie que l’ex-maire de Neuilly sur Seine, annulera dans un premier temps la loi sur la construction obligatoire de logements sociaux qu’il n’a pas respecté. Puis il mettra en place la ristourne automatique réservée aux maires lors de l’achat de leur logement construit sur un terrain municipal vendu au promoteur.

      Dans un second temps, toujours au nom de la sacro-sainte liberté, ceux qui roulaient subrepticement à 200 Km/h devant les écoles pourront bientôt le faire légalement.

      Au sujet des ventes de cocaïne dans la cour des écoles.. ?

      Les 5 prochaines années vont être très dures.

  • Anonyme

    Déjà un bien d’arrêter de décréter dans l’urgence. Mais ils ont bien compris les 53% qui ont voté Sarko ne sont pas d’accord avec 100% de son programme (voir juste contre l’adversaire comme). Et pour faire un bon score aux législatives, il ne faut pas faire trop de bruits sur les sujets sensibles (serait ce des non dits ?) comme la remise en cause de la carte scolaire qui serait plutôt mal vue selon des sondages.

    Attention ils sont malins ! ! Et le silence n’est pas preuve de conciliations. Reprocher à Ségo de ne pas avoir de programme alors que eux n’osent pas assumer le leur, c’est pas ça qui va recrédibiliser le paysage politique aux yeux des citoyens.

    Calcul et non prise de risque : voila qu’on fait fonctionner un pays comme une entreprise qui n’a aucun avenir, ni ambitions. Je n’arrive même pas à ma convaincre que « c’est un mal pour un bien » car le retour du boomerang sera violent.

    Bon courage...

    Stouve

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 13h34 le 31/05/2007
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    Perso, j’aimerai bien que le journalisme ne s’arrêtte pas à raporter des faits bruts, mais aussi à faire l’analyse et à fournir aux lecteurs de l’info sur l’implication d’une telle mise en place.
    Plus simple, maintenant, ils nous demandent de faire leur boulot.
    Alors, merci à ceux qui ont de l’info la dessus de m’éclairer (nous éclairer ?).

    • Anonyme répond à manu2005

      Je vous invite à lire une analyse

      « La carte scolaire face à la ségrégation urbaine »
      pages 17 à 25
      Auteur : Marco Oberti (Sociologue, maître de conférences à Sciences-Po Paris et chercheur à l’Observatoire sociologique du changement)
      Lien

      Site de Claris : Lien

      Marie-Laure

  • désinscrit-
    • Posté à 13h36 le 31/05/2007
    • Internaute 736

    Moi ce qui me choque (si les propos rapportés sont exacts) c’est ceci :
    « des gens informés, les journalistes, les professeurs, les cadres supérieurs, les gens qui ont des relations »
    La mise à l’index de certaines professions (le journaliste avait peut être quelquechose à se repprocher ? ? : -o ) et catégories, Pourqoi ne pas avoir nomément citer les élus aussi ! !

    ça en devient tristement banal...

    Ecoeuré (encore et encore) ! !

    • Fat.Mat
      Fat.Mat répond à désinscrit-
      • Posté à 18h54 le 31/05/2007
      • Internaute 8797

      La citation « des gens informés, les journalistes, les professeurs, les cadres supérieurs, les gens qui ont des relations » n’est pas (de mémoire) prononcée par le journaliste de France Inter (N. Demorand), mais par Darcos lui-même... ce qui n’arrange rien.
      L’argument est le suivant : « vous me dites, vous le journaliste privilégié qu’il ne faut pas supprimer la carte scolaire, mais vous êtes le premier à la contourner, donc taisez-vous... »

      De manière générale, mon impression à l’écoute de l’émission est que la mesure est très difficile à justifier. Faisons le point sur les principaux arguments avancés par Darcos.

      L’argument principal est celui de l’existence de la fraude. Darcos avance les chiffres suivants qu’il faudrait vérifier ( !) : 10% des familles obtiennent des dérogations, 10% des familles trichent avec la carte scolaire (« coup de fil au directeur de l’école », adresse de la grand-mère, etc). On aurait donc 20% de fraude et de dérogations cumulées.
      Puisqu’il y a « fraude », puisqu’elle profite aux plus privilégiés, il faut rendre la fraude accessible à tous par mesure de justice et donc supprimer la carte scolaire.
      L’argument est faible : si à chaque fois qu’il y a fraude et contournement de la loi (et ici la proportion n’est guère élevée), il faut supprimer la loi, on en arrive à justifier n’importe quoi. Imaginons que 20% des Français trichent sur leur déclaration d’impôts, supprimons les impôts. Imaginons que 20% des usagers de la ratp fraudent, supprimons les portillons. Moi qui croyait que le gouvernement Sarkozy pronait la tolérance zéro ! ? !
      Puisque l’égalité réelle n’existe pas, plutôt que de lutter pour le principe d’égalité, en soutennant de manière plus efficace les établissements qui accueillent les élèves venant de milieux populaires, laissons tomber le principe d’égalité.

      Autre argument (le marché scolaire). Si on objecte que la suppression de la carte scolaire transforme l’école en marché, en fonctionnant sur le principe de la mise en concurrence entre les établissements, le ministre objecte que la suppression de la carte scolaire ne va dans les faits pas changer grand chose. Elle concerne surtout les affectations en lycée et dixit Darcos 90% des gens continueront à aller dans les établissements de secteur.
      L’argument est faible. Notons d’abord qu’il contredit l’argument principal, insistant cette fois-ci sur la faiblesse de la fraude, plutôt que sur son ampleur. De plus, à quoi bon faire passer une mesure dont on nous dit qu’elle ne changera rien pour la majorité des gens ?
      Reste une vraie question : quelle serait dans les faits l’ampleur des dérogations ? Là-dessus, il n’y a aucune réponse.

      Enfin, Darcos avance un dernier argument, plus « philosophique », qui est très intéressant : l’école ne peut pas tout. On ne peut pas demander à l’école de tout régler dans les quartiers, il faut donc autoriser les élèves méritants des quartiers populaires à contourner l’assignation à résidence et à accéder aux établissements réputés. L’argument est intéressant parce qu’il pointe une certaine philosophie de l’école (comme fondement de l’égalité républicaine) et l’écart entre cette philosophie et la réalité. La conclusion est toujours la même : puisque la réalité n’est pas conforme à l’idéal, abandonnons l’idéal.

  • Anonyme

    Le vrai problème est le manque de mixité sociale dans les différents quartiers d’une ville. Les établissements scolaires ne font que refleter cette segragation sociale. La difference entre établissement n’est qu’une conséquence de la non mixité. Au lieu de supprimer la carte scolaire, il faudrait au moins faire appliquer la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains) et ses exigences de 20 % minimum de logements sociaux dans toutes les communes. Mais... ce n’est pas au programme du président.

  • Anonyme

    Le vrai problème est le manque de mixité sociale dans les différents quartiers d’une ville. Les établissements scolaires ne font que refleter cette segragation sociale. La difference entre établissement n’est qu’une conséquence de la non mixité. Au lieu de supprimer la carte scolaire, il faudrait au moins faire appliquer la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains) et ses exigences de 20 % minimum de logements sociaux dans toutes les communes. Mais... ce n’est pas au programme du président.

    • Anonyme

      Ce n’était d’ailleurs pas non plus au programme du maire de Neuilly.

      trankzen (pas encore reçu de mot de passe : / )

  • Anonyme

    Pour alimenter la réflexion, un article de Louis Maurin sur le site de l’Observatoire des inégalités :
    Lien
    Encore une fois, la stigmatisation d’une très petite minorité de tricheurs amène au démantelement d’un système certes perfectible mais plus juste que la réforme proposée (cf assurance chômage, assurance maladie, etc)... Naïveté ou rhétorique cynique ?

    nicrobe

  • Anonyme

    La suppression de la carte scolaire n’arrangera en rien le problème.

    Les enfants des classes favorisés iront dans des collèges et/ou lycées privés plutot que dans leurs établissement de quartier s’ils ne sont pas bons.

    Les moins favorisés par contre n’auront pas le choix et on risque de se retrouver comme aux USA avec un système scolaire à deux vitesses ; entre les riches qui réussissent et les pauvres qui auront encore moins de perspectives de réussite.

    C’est un grand pas en arrière. Mais 65% des francais semblent actuellement soutenir ce gouvernement de regression sociale...

    • Anonyme

      65%... Vous faites référence au sondage du Point ? Un sondage qui fait très, très, très fort, puisque 65% soutiennent le néant (il n’y a encore rien de fait).

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 14h38 le 31/05/2007
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Comment croire par ailleurs que 72% des français seraient favorables à la suppression de la carte scolaire ?
    Le jour où cette suppression sera effective, si elle doit l’être, comment allons nous gérer les effectifs scolaires ?
    Tout le monde (les 72% ?) va vouloir envoyer ses enfants dans les bons établissements de centre ville, qui, immédiatement saturés, vont logiquement instaurer un système de sélection.
    Quels seront les critères de cette sélection ?
    Est-ce que les bonnes notes de primaires de centre ville vaudront celles de périphérie pour l’accès au collège ?
    Faudra demander en + le pedigree des parents + le revenu fiscal ?

    Une fois ceux-là remplis nous devons imaginer que les recalés devront revenir (marris et sans doute très motivés) dans les établissements de deuxième zone, puis de troisième !
    Qui voudra avec joie intégrer un établissement de troisième zone ? Et y enseigner ?
    Se dira-t’on encore (à 72%) que l’école républicaine donne à chacun la même chance de réussir ?

    Une fois de plus on casse le thermomètre au lieu de chercher le meilleur remède.
    Ne serait-il pas plus juste de rendre la carte scolaire incontournable ?
    Si la journaliste Bidule ne peut plus changer son gamin de bahut, elle se demandera peut-être s’il n’y a pas un moyen de rendre la vie du quartier mitoyen moins défavorable (cf. la SRU), non ?

  • aldord
    • Posté à 14h58 le 31/05/2007
    • Internaute 2137

    Darcos nous la nouvelle lutte des classes. Comme sarkozy, nous l’avait joué il laisse à penser que son souci est de se mettre à la place des défavorisés...
    Plus difficile serait de lutter contre les dérives de la carte scolaire en affrontant ceux qui dévoient le système.
    N’est-ce pas avant tout un problème des zones urbaines.
    Qu’en sera-t-il des petits établissements ruraux ?
    Que feront les départements qui organisent les transports scolaires vers ces établissements ? le plus souvent au moindre coût pour les familles.

  • hélène
    • Posté à 15h12 le 31/05/2007
    • Internaute 6511

    Que voulez vous que Xavier Darcos reponde au journaliste Il faut d’abord qu’il pose la question à Nicolas Sarkozy car lui seul décide Les ministres ne doivent prendre aucunes initiatives

  • Anonyme

    Je ne comprend pas. Pour supprimer les excès dus aux exceptions de la carte scolaire, on rajoute d’autres exceptions. Puis on détruit toutes les règles. Hors, on sait quand la loi de la jungle est appliquée, ce sont les plus forts qui gagnent, donc ceux qui sont les mieux informés. Donc avec la mesure du gouvernment, on va renforcer ce que l’on pourfend.

    • martha
      martha
      Enseignante à la Réunion
      • Posté à 20h05 le 31/05/2007
      • Expert 5945
        Enseignante à la Réunion

      Mais non, c’est pas la loi de la jungle, c’est le li-bé-ra-lis-me , la loi du marché, la libre concurrence quoi ! Les plus malins, les mieux informés, les plus rapides, tireront leur épingle du jeu, tandis que les pauvres naïfs, couillons, pigeons qui croient en l’égalite-solidarité se feront avoir, et tant pis pour eux.

      j’ai comme l’impression d’être un peu amère.

  • Anonyme

    « Aujourd’hui, a développé Darcos pour justifier le projet du gouvernement, la carte scolaire est contournée par des privilégiés, “des gens informés, les journalistes, les professeurs, les cadres supérieurs, les gens qui ont des relations”.

    Si je comprends bien, ce seront ces mêmes personnes qui bénéficieront des meilleurs établissements, mais sans être obligés de “contourner” ? ? ? Tiens, je me demande si le Lycée Hoche de Versailles, pour le prendre en exemple, va se mettre à prendre des enfants en difficulté scolaire... ;)

  • Anonyme

    En dehors du non-sens qu’est le suppression de la carte scolaire (cf. les pays où elle n’existe pas), je me demande si la bonne solution est de supprimer la règle lorsque quelques uns la contournent...Dans le même sens, supprimons l’impôt sur le revenu, les limitations de vitesse, etc. ,supprimons carrément toutes les lois puisqu’elles ont toutes contournées par quelques uns ! ! Et, en plus, nous ferons des économies d’argent (plus de fonctionnaires, de police, de tribunaux, de deputés), de papier et de matériels (vive l’écologie).
    Sisteleus

  • méfiant83
    • Posté à 17h59 le 31/05/2007
    • Internaute 7894

    Je vois que nous sommes beaucoup à penser qu’il est plus facile de casser le thermomètre que de chercher comment résoudre le problème en s’attaquant aux causes. La carte scolaire n’y échappe pas.
    J’ai le même soucis lorsque j’entends certains dire qu’il faut supprimer le RMI parce qu’il y en a qui en profitent, la CMU parce qu’il y en a qui en profitent etc.... bref c’est supprimer les progrès d’une société moderne parce qu’il y en a qui trichent. Nos sociétés répugnent à s’attaquer aux tricheurs ? pourquoi : je me le demande ? c’est sûr il faudrait créer des emplois (de fonctionnaires ?) pour vérifier tous ces dysfonctionnements. En prime nous créerions des emplois qui s’auto financeraient, moraliseraient nos sociétés et permettraient un progrès sans culpabilisations pour les plus faibles.

  • Anonyme

    Chiche, on va bien rigoler... ça va être une belle pagaille, mais les voilà les futurs premiers déçus du quinquénat, dommage que ça ne se fasse pas en un an, ça accélèrerait le mouvement. Pour 10 à 15% de familles qui « trichent », on va ouvrir la boîte en laissant croire à ceux qui dépendent « d’un collège difficile » qu’ils vont pouvoir aller ailleurs : les élèves de par exemple et au hasard Clichy sous Bois auront le droit de s’inscrire, je sais pas moi, au Raincy ? dans le 7 ème arrondissement ? à Versailles ? et vice - versa, pourquoi pas. Je pense que les dérogations ne pourront jamais être accordées à tous ceux qui en feront justement la demande. Et les écoles maternelles, élémentaires, elles vont y avoir droit ? Là aussi, il y en a des demandes de dérogations, alors il va y avoir des règles à appliquer, strictes, incontournables, (un peu comme aujourd’hui) et dans trois ans voilà une réforme promise qui aura fait « pschitt ! » sauf pour les établissements privés qui vont rafler la mise.

  • Anonyme

    Un exemple : A la Réunion, la carte scolaire n’est pas appliquée dans le primaire. Je travaille dans une école d’un quartier tres populaire qui a une excellente réputation ( critères ?) et partant draine de nombreux enfants hors secteur (dans la limite des places restantes, mais ils sont nombreux). Les enfants de médecins cotoient les fils et filles de RMIstes .

    Une remarque cependant, nous acceptons tous les enfants du quartier et en plus les autres hors secteur, il y a une veritable mixité sociale et les résultats scolaires sont normaux au vu des resultats des evaluations nationales. Tous en profitent, les bons élèves comme les enfants en difficulté .

    Cependant, il existe à quelques centaines de mètres (énorme population enfantine à la Réunion) des écoles qui elles, ne beneficient pas de l’apport extérieur et souffrent plus que nous.

    Il est absolument necessaire que les directeurs soient fermes et continuent à inscrire les enfants du quartier meme quand la pression exterieure est forte. Qu’en sera t il si un directeur moins humaniste et libre de son choix décide de prendre tous les enfants socialement favorisés et de ne compléter qu’ensuite avec les enfants moins favorisés du quartier ?
    La dérive est possible et c’est inquietant !
    Surtout si on considere combien l’Homme peut abdiquer ses principes parfois............

  • françoise.V
    françoise.V
    p'tite lyonnaise
    • Posté à 19h05 le 31/05/2007
    • Internaute 4967
      p'tite lyonnaise

    On entend parler des parents, leurs volontés, leurs situations, leurs magouilles...
    Mais les chers bambins,des pions ? Des poupées ? des animaux extremement bien dressés ?
    Souvenirs, souvenirs...de discussions houleuses avec mes parents, du temps du collège...Me faire prendre une option rare pour rejoindre un lycée huppé ? Je ne voulais pas de l’option, et je ne voulais pas me tapper presque 2 heures de trajet par jour au lieu de 20 mn...Faire au moins S., la voie royale ? Je detestais les matières scientifiques et je me fichais de l’excellence !
    Retour au sujet : la carte scolaire...Les collégiens bloqués aujourd’hui dans des établissements difficiles et mal notés peuvent-ils etres sensibles à l’espoir de changement ?
    Si j’étais proviseur sans contrainte de carte scolaire, je ne m’interesserais pas aux volontés des parents, encore moins à leur compte en banque et situations, mais à leur enfant, et pas seulement à son carnet de notes...
    De toute façon je ne suis pas proviseur...

  • Anonyme

    Vous comprenez ce texte, cette proposition ? la réaction des enseignants ? celle des français sondés ?
    Personnellement, je pense que bien des choses ne vont pas dans ce domaine, mais je ne suis pas sure que les propositions résolvent les problèmes...

    Alors ? votre enfant, vous voulez qu’il aille où ? dans quel collège ? quel lycée, sans être obligé d’apprendre le Russe, le Chinois ou l’interplanétaire ?

    Mais ce n’est pas un problème, appelez directement Nicolas Sarkosy : c’est lui, le boss, lui qui s’occupe de tout, les autres ne sont que des paravants, ou des serpillères...
    Non, décidemment c’est lui : envoyez votre mail à Sarko-RoideFranceetdeNavarre@univers.com ou écrivez-lui la semaine à l’Elysée, le week end à Brégançon, Cécila qui est une mère de grande famille (qui risque de s’agrandir avec le futur petit de la deuxième femme) va vous arranger ça...

    NON , MAIS ?

  • Anonyme

    En s’attaquant à la carte scolaire, la droite ne fait que suivre son fond idéologique et doctrinal, qui est avant tout basé sur la peur et le refus de la mixité sociale. point barre. C’est comme ça, l’esprit petit bourgeois repose avant tout sur la volonté de vivre à l’écart de la plèbe.
    Cette mesure ne règlera AUCUN problème. Elle calmera juste les névroses élitistes de la petite bourgeoisie française.

  • J-JD
    • Posté à 20h57 le 31/05/2007
    • Internaute 8807

    La liberté de choix a bon dos. En supprimant la carte scolaire, certaines écoles ou collèges seront bondés alors que d’autres se videront. Les normes de création de postes étant très différentes des normes de suppression. Ancien enseignant, je pense (chiffres à vérifier) qu’on créait une classe à une moyenne de 28 par classe et qu’on supprimait à une moyenne de 22 dans les écoles élémentaires. On peut donc penser que dans les écoles dites « cotées » on s’arrangera pour flirter à une moyenne frisant les 28 pour ne pas créer de poste alors qu’on n’hésitera pas à supprimer des classes dans les écoles vidées… Donc des économies de postes, d’argent… C’est sans doute les vraies motivations des politiciens défenseurs de la suppression de la carte scolaire. En plus on fera une ségrégation à la manière de l’école privée.

  • Anonyme

    Aïe, aïe, et dire que ceux qui nous ont inventé cette pagaille se sont permis de critiquer Ségo parce qu’« elle n’avait pas de programme »...

    PS : Y a pas un toubib qui pourrait prescrire un peu de lexomil à ce mec qui s’agite tout le temps, qui court partout, et qui nous bassine tout le temps à la télé ? Tant pis pour le trou à la sécu, donnez-lui un petit quelque chose, enfin !

    • christila
      • Posté à 22h55 le 31/05/2007
      • Internaute 2055

      Je me demande s’il n’avait pas pris un calmant le soir du débat : il a été tellement moins agité que d’habitude.
      Je n’ai pas lu un message qui approuve la suppression de la carte scolaire. Et j’ai été d’accord avec tout ce que j’ai lu. Pourquoi ne pas commencer par chercher ce qui ne va pas ?

      • Anonyme répond à christila

        Oui, et au lieu de permettre aux parents de mettre leurs enfants dans des établissement « meilleurs », pourquoi ne pas mettre tous les efforts pour améliorer ceux qui ne « vont pas » ?

  • Anonyme

    Fermeture de mon établissement dans les trois ans avenir ! !

    Principal d’un collège très défavorisé sur Marseille Nord, je suis inquiet. Les familles fuient notre établissement et malgré l’ensemble des efforts que nous déployons, les dérogations augmentent et les effectifs baisses. Les moyens alloués par l’autorité de tutelle ( et donc le nombre de poste de prof, AED...) sont fonctions de la seule prévision d’effectif pour la rentrée suivante. Les compensions de moyens annoncées ce matin vont à l’encontre des méthodes de calcul utilisé dans cette Académie...Avec un tel dispositif nous fermerons très vite le bahut.. VICMAR

  • patrick59
    • Posté à 22h53 le 31/05/2007
    • Internaute 1127

    Cuvettes et robinets

    J’ai réécouté ce soir cette émission sur le site de France Inter ; elle m’avait laissé ce matin un vague sentiment d’étrangeté, sans que je ne parvienne à en identifier le pourquoi.
    Je n’ai pas complètement élucidé les raisons de ce sentiment à la réécoute. Mais remarqué ceci : que Xavier Darcos, face à un Nicolas Demorand pourtant bien pugnace (« Faudra-t-il poncer aux frontons de nos écoles : Liberté, Fraternité, Egalité ? », avait réponse – sur un ton bonhomme - à tout… et, à mon sens, au contraire de ce tout.
    Ou dit autrement : le discours de Xavier Darcos semblait ce matin destiné à contenter toute interrogation. En somme, presque un discours de Père Noël : ne vous inquiétez pas, la suppression progressive de la carte scolaire vous apportera le beurre et l’argent du beurre.
    Mais il me semble savoir que non : on ne peut pas avoir le beurre et son argent, non ?
    Et qu’une politique éducative nationale consiste à faire des choix, référés à des valeurs … et non pas à contenter/laisser le choix aux parents sans affirmer de valeurs, non ?
    En fin d’émission une phrase toutefois : cette phrase de Xavier Darcos en réponse à une question d’une auditrice-enseignante au front des difficultés d’un collège en souffrance : « On nous demande de vider la cuvette, alors qu’il faudrait fermer le robinet ».
    Celle-ci résonne certes ici différemment une fois tirée de son contexte – référence au plan Marshall à venir sur les banlieues, etc. -, mais tout de même Xavier Darcos, ce matin, l’a dite et bien dite : retour de refoulé ?

  • Anonyme

    Pas un seul commentaire en faveur de la supression de la carte scolaire ? Cela m’etonne que tous le monde trouve cela normal. Finalement, la carte scolaire, ca va a l’encontre de la liberte non ?
    Une question, avez vous des enfants ? Si non, attendez d’en avoir et vous changerez peut etre d’avis. Si oui c’est probablement que vous faite parti des bourges des quartiers « tranquilles » qui sont plutot satisfaits de ne pas retrouver des petits arabes au milieu de leurs petites tetes blondes.
    J’ai ete contraint de faire toute ma scolarite dans un primaire, college, et lycee de merde parceque mes parents ne pouvait s’installer qu’a la cite. Quand je dis college de merde, je veux parler, vous savez, de ces etablissements ou on s’amuse beaucoup, on l’on peut acheter des auto-radio, des Lacostes et des Nike-air vraiment pas chers mais ou les classes sont de joyeux foutoires.
    Par contre, mon cousin, fils unique, allait dans dans un college tranquille et bien repute : dans le PRIVE.
    La carte scolaire est uniquement faite pour parquer les indesirables dans leurs guettos. Tu es nee a la cite ? Tu creveras a la cites ! Et c’est ca que vous defendez ? Uniquement pour vous accrocher a votre ideologie de gauchers ?
    Et puis, vos 20% de logements sociaux, vous pouvez vous les garder. Encore une mesure pour mettre tous les cassoces dans le meme block. Je comprends que les mecs de Neuilly n’en veulent pas.
    Moi ce que veux, c’est avoir la possiblite de CHOISIR. Arretez de me dire ou je dois dormir, manger, et mettre mes gosses a l’ecole.

    • Anonyme

      Votre commentaire va exactement dans le sens de Darcos. Mais une fois qu’il aura supprimé la carte, vous pensez réellement que vous aurez le choix ?
      Il suffira de voir de quel quartier, sinon de quelle ville vous venez, pour qu’on vous réplique : désolé, c’est complet ! Pourquoi est-ce que vous n’allez pas dans votre quartier ? Il y a un établissement, là ! Ca évitera à vos enfants de faire trop de transports, non ?

      Le principe de la carte scolaire n’est pas de préserver les ghettos. Au contraire il s’agit d’assurer la mixité en mariant les quartiers.
      Le problème ne vient pas de la carte, il vient de ceux qui la contournent.
      Si les gens favorisés n’avaient pas d’autre choix que de mettre leurs gamins avec les autres, vous pouvez être assurés que la qualité des établissements suivrait, ghetto ou pas ghetto !

      C. Creseveur

      • Anonyme

        Il n’y a pas de gens « favorises » qui vivent a la cite. Donc la carte scolaire sert bien a rien.

      • Anonyme

        en « forçant » comme vous dites les parents à mettre leurs enfants dans le lycée de secteur je ne vois pas de quelle manière on peut avoir plus de mixité...le découpage de la carte scolaire est fait de telle manière que les enfants des cités et les enfants des quartiers tranquilles restent chacun de leur côté. un exemple, je peuxle nommer, en est le lycée Stanislas et le lycée Callot en banlieue de Nancy. Distants de 500m, l’un rassemble en gros les enfants des lotissements tranquilles et l’autre les enfants des barres, et bien sûr il y a beaucoup plus de lycéens à prendre l’option qui va bien pour aller à Stan...
        Une telle carte scolaire n’est confortable que pour ceux qui sont du bon côté. je ne sais pas si la suppression sera une bonne chose puisqu’effectivement je vois mal de quelle manière on peut l’organiser, mais pourquoi ne pas la redécouper pour faire moitié-moitié ?

        delphine

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 18h42 le 01/06/2007
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          Voilà plutôt le genre de problèmes que pose la carte scolaire : comment faire pour que son découpage soit à la fois le plus équitable (moitié-moitié comme vous dites) et le plus incontournable possible.
          Du même coup cela pose le problème de ceux qui font le découpage, et dont les intérêts ne sont pas forcément les mêmes que ceux qu’on découpe.
          C’est exactement la même chose que pour la carte électorale.
          On en revient au propos lu plus haut d’un enseignant en retraite qui nous donne l’explication la plus probable sur l’intérêt qu’il peut y avoir à supprimer la carte : se débrouiller pour vider discrètement certains établissements, jusqu’à rendre évidente leur suppression pure et simple.
          En clair : on dégraisse le mammouth.

          Selon la même méthode on fait disparaître un grand nombre d’hôpitaux de province.

        1 autres commentaires
      • françoise.V
        françoise.V
        p'tite lyonnaise
        • Posté à 13h58 le 01/06/2007
        • Internaute 4967
          p'tite lyonnaise

        il n’y a pas tant de détournements que ça...Le problème est plutot que les gens favorisés comme vous dites n’habitent pas les secteurs les plus difficiles, et que si leur collège ou lycée du coin ne leur convient pas,il leur reste le privé !
        Alors carte ou pas...
        Une personne réclame un peu plus haut le droit de choisir son mode de vie en général, ça n’est pas la fraude de quelques-uns qui la bloque, c’est tout le système, et pas seulement scolaire...
        On parle beaucoup des logements sociaux, mais il existe des logements privés pas trop chers pour lesquels on peut avoir des allocs, mais...
        Mon immeuble de 9 petits logements est de ce type, point comun des locataires : tous « gaulois » aux noms français...

    • Anonyme

      Thierry Xuereb pas anonyme.

      Mes enfants sont toujours allés à l’école, collège et lycée (de merde ?) du quartier. Mon dernier garçon est à la ZUP, comme moi d’ailleurs : j’y suis professeur. Mes enfants ont toujours eu des amis qui ne sont « pas comme nous » (mais moi même, je ne viens pas d’un quartier huppé). Monsieur le courageux anonyme, mes enfants considèrent que c’est une chance de côtoyer des arabes (c’est vrai qu’ils ne sont pas blonds), et ne s’en plaignent jamais. Le lycée de mon fils tourne comme il faut. Le public est socialement mélangé, et j’ai la joie (et la liberté, c’est moi qui l’ai demandé) d’y enseigner, avec de nombreux collègues aussi motivés que moi. Mon travail n’est pas d’enseigner à des « enfants de rêve » (blonds ?) mais à tout le monde. Je crois au service public, et un service public, ce n’est pas la concurrence entre établissements. La réforme envisagée n’est certainement pas bonne, elle risque de provoquer des catastrophes dans nos établissements. La vérité, l’unique vérité, c’est qu’il s’agit de faire tourner un ou deux lycée dans chaque ville et de laisser les autres se débrouiller. Il n’y a je pense aucune autre motivation à ce type de décision. Ce n’est que la liberté du plus fort que vous défendez, rien d’autre, la liberté de ne loger que des riches à Neuilly par exemple.

      Sinon, il est hélas vrai que de nombreux enseignants cherchent à contourner (avec une efficacité redoutable) la carte scolaire. Que dire sinon que ça s’appelle scier la branche sur laquelle on est assis. C’est un manque absolu de civisme.

  • Anonyme

    La carte scolaire concerne surtout ceux qui vivent en ville et non les ruraux.Je vis dans un village de 3500 hab, quand mon fils devra passer en seconde, il aura le choix entre plusieurs lycées car le plus proche est à 35 kms !

  • Anonyme

    Méfions nous des on – dit…..on dit que telle école maternelle est mieux que telle autre….sur quoi se basent les parents ? ....sur les problèmes qu’ont eu leurs enfants ? ....qui en auraient eu certainement autant dans une autre école….je le dis d’expérience : on voit souvent des enfants arriver en cours d’année, changer d’école parce qu’avant « ça ne se passait pas bien »….renseignements pris auprès des collègues, on s’aperçoit que les parents n’ont pas voulu « entendre » la vraie cause des problèmes de l’enfant…et ce n’est pas en changeant d’école qu’ils entendront mieux ! ! ! ! ........les réputations d’école se font , hélas, beaucoup comme ça…..
    Autre problème : bonjour le casse tête pour les prochaines inscriptions…..prendre d’abord les enfants du secteur et après ? .....remplir les classes au maximum pour faire plaisir à tous les parents ? .....je vous rappelle que le seuil d’accueil d’une classe maternelle est 32 ! ! ! ! ....sans compter peut être un ou deux enfants handicapés ou à problème qui comptent au moins pour deux parce qu’aucune auxiliaire de vie pour l’un ( auxiliaires de plus en plus supprimés)ou aucune prise en charge par un rééducateur pour l’autre ( les réseaux d’aide couvrent de plus en plus d’écoles ) ne pourront venir aider l’enseignant….ajoutez à cela , dans cette classe, la fraîche nomination d’un jeune enseignant sans expérience….quelles bonnes conditions d’enseignement, en vérité ! ! ! ! ….que les parents qui veulent à tout prix que leurs enfants changent d’école, réfléchissent à tout cela …..et se demandent la véritable raison de leur volonté de changement……les dérogations de secteur scolaire ont toujours été acceptées quand les raisons sont « valables »…..Quand je vois ce qui se prépare , je dis bon courage à mes jeunes collègues, moi jeune retraitée…..depuis septembre 2006…..

  • toktomi
    • Posté à 06h42 le 17/07/2007
    • Internaute 9821

    c est grossier mais je subodore la prise d assaut des établissements cotés.
    et oualou pour nous povres prolos.

    de l otre coté ya pas draison qu il yai ke les bourges et otres profs qui se reproduisent dans de bonne conditions.

    probleme ça sera a la gueule du client...

    pas s étonner que la gauche se gauffre aux élections ,repaires de futés,z ont pas non plus réglé sproblème.

    pa grave le populo s en fout.

    bin non.