17/07/2008 à 13h43

Réforme des institutions : des avancées et des pièges

Pascal Riché | Redchef Rue89


En mars 2003, le Congrès est réuni à Versailles pour une réforme constitutionnelle (Philippe Wojazer/Reuters).

Le processus de réforme des institutions poussé par Nicolas Sarkozy parvient à son terme, sans que l’on sache encore s’il sera couronné de succès ou jeté aux orties. La fin de parcours de ce projet, lancé il y a un an, est pour le moins chaotique.

Après un travail préparatoire réalisé par un comité de « sages » présidé par l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, puis un débat animé au Parlement, le projet -qui touche près de la moitié des articles de la Constitution- doit être soumis au vote des deux chambres réunies en Congrès lundi prochain. Une majorité des trois cinquièmes est nécessaire pour son adoption, ce qui est loin d’être acquis, le PS ayant appelé à voter contre.

Dans une interview au Monde, le chef de l’Etat a remis des propositions de dernière minute sur la table, pour tenter d’amadouer quelques élus récalcitrants, notamment les radicaux de gauche. Il garantit ainsi que l’opposition pourra répondre à la télévision chaque fois que le Président s’y exprimera ; il suggère une réduction du nombre d’élus pour former un groupe parlementaire ; il se dit ouvert à une modification du mode d’élection des sénateurs…

Mais ces propositions arrivent bien trop tard : le Sénat a voté dans la nuit de mercredi à jeudi le texte dans des termes identiques à ceux qui ont déjà été adoptés par l’Assemblée. Impossible, donc, de reprendre l’ouvrage, sauf à reporter la date du Congrès…

Ce projet de révision est ambivalent : il comporte des avancées certaines, en terme de démocratie et de libertés publiques. Mais en affaiblissant le rôle du Premier ministre, il renforce les pouvoirs du Président, déjà écrasants dans le système de la Ve République. Sans pour autant accroître sa responsabilité face au législateur. Et il laisse de côté la réforme du Sénat, chambre qui, du fait de son mode d’élection, a toujours connu une majorité de droite. Il n’aborde ni la question du cumul des mandats (dont le comité Balladur demandait pourtant l’interdiction) ni celle d’une introduction d’une dose de proportionnelle dans le scrutin des législatives.

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Quelles sont les principales dispositions du projet ?

La presse a surtout évoqué la limitation du nombre de mandats du Président (à deux successifs) et sa volonté de pouvoir s’exprimer devant le Parlement. Mais la réforme va bien au-delà. Officiellement, elle vise à rééquilibrer les pouvoirs au profit du Parlement et à renforcer les droits des citoyens.

Renforcement des pouvoirs du Parlement :

  • Jusque-là, le gouvernement contrôlait entièrement l’ordre du jour parlementaire, ce qui n’était pas ce qu’on faisait de mieux en terme de « séparation des pouvoirs » . Ce pouvoir serait désormais partagé à parts égales. (Mais la majorité continuerait de nommer les présidents de toutes les commissions et l’opposition ne pourrait fixer l’ordre du jour qu’une journée par mois).
  • L’article 49-3, qui prévoit l’adoption d’un texte sans vote, ne serait pas supprimé (hélas) ; mais il ne pourrait désormais être utilisée que pour la loi de finances, le budget de la Sécurité sociale et « un autre texte par session » .
  • Certaines nominations devraient avoir le feu vert des commissions parlementaires concernées. Elles pourraient s’y opposer à la majorité des trois cinquièmes.

Renforcement des droits des citoyens

  • Une « exception d’inconstitutionnalité » permettrait aux justiciables de contester, devant le juge, la conformité à la Constitution de dispositions législatives. Le juge se tournerait alors vers le Conseil constitutionnel. La plupart des pays occidentaux disposent d’une telle disposition. A la fin des années 1980, Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel, avait suggéré de l’intégrer dans la Constitution, mais sans succès.
  • Un référendum d’initiative populaire » : il pourrait être déclenché à l’initiative d’un cinquième du nombre de parlementaires et d’un dixième du nombre d’électeurs (soit plus de 180 parlementaires et 4,5 millions de signataires).
  • Les citoyens pourraient saisir directement le Conseil supérieur de la magistrature, de même qu’un « défenseur des droits ».
  • La présidence du Conseil supérieur de la magistrature, actuellement dévolue au président de la République, serait confiée au Premier président de la Cour de cassation et au procureur général près cette cour.
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Qui en sort renforcé ?

Une chose est sûre, ce n’est pas le Premier ministre. Officiellement, il s’agit de rééquilibrer les pouvoirs du législatif face à celui de l’exécutif. Et de fait, pas une seule disposition (à part la faculté du président de la République de s’adresser au deux chambres réunies en Congrès) ne renforce les prérogatives de l’exécutif.

Mais par un jeu de bascule, le Président voit sa fonction renforcée. Certains constitutionnalistes jugent même que la réforme n’a pour but que de présidentialiser un peu plus le régime de la Ve République.

C’est le cas de Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université de Montpellier, qui explique dans Libération que cette réforme ne vise qu’à mettre fin à la « dyarchie » Premier ministre/Président, au profit du second. Le Premier ministre doit partager avec les présidents des groupes parlementaires son pouvoir de fixer l’ordre du jour du travail législatif. Rousseau ne croit pas à un rééquilibrage au profit du Parlement, qu’il considère comme soudé à l’exécutif.

Le risque de la réforme est donc d’accentuer la dissociation entre pouvoir (Président) et responsabilité (Premier ministre) : le parlement ne pourra frapper que le ménin, à défaut de pouvoir s’en prendre au dauphin…

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Pourquoi le PS s’oppose-t-il à la réforme ?

Le PS reproche principalement au projet de ne pas réformer le Sénat, chambre condamnée à rester de droite par son mode d’élection. Le Sénat, qui est censé représenter « les territoires » de la France, est en effet élu par un collège électoral, composé d’élus locaux, et où les communes rurales sont surreprésentées. Avec pour résultat que la chambre haute ne connaît jamais d’alternance. Est-ce compatible avec la « démocratie irréprochable » que prône Nicolas Sarkozy ?

Dans son entretien au Monde, Nicolas Sarkozy apporte son soutien à une proposition de loi déposée en 1999 par le sénateur UMP Henri de Raincourt, et qui propose d’abaisser de 30 000 à 9 000 le seuil de population à partir duquel les communes élisent des délégués supplémentaires. Une ouverture rejetée le PS, qui la juge à la fois trop tardive et insignifiante.

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Quels sont les risques d’échec du projet ?

Pour Nicolas Sarkozy, déjà très bas dans les sondages, l’enlisement de la réforme serait un grave revers. Comme l’a remarqué l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin :

« Un échec abîmerait l’ensemble du bilan [de Sarkozy] et compliquerait la situation politique. »

Les risques d’échec sont importants, car le PS affiche jusque-là une solide unité. Par ailleurs, une dizaine de députés UMP, qui vénèrent la Constitution de la Ve République dans sa forme originale -celle voulue par « le Général » - menacent de voter contre la réforme.

Nicolas Sarkozy et son équipe doivent s’employer à retourner un par un les récalcitrants les plus influençables, pour parvenir à la fameuse majorité des trois cinquièmes d’ici lundi.

Jack Lang, qui était membre du comité Balladur, a fait part de ses hésitations dans une tribune publiée dans Le Monde. Un appel du pied auquel Nicolas Sarkozy a répondu dans son interview au même journal.

Pour obtenir les voix des élus du Parti radical de gauche, Sarkozy a accepté que le seuil de constitution d’un groupe à l’Assemblée soit abaissé de vingt à quinze députés. Mais d’autres négociations plus discrètes ont lieu sur une base individuelle. Mercredi soir, Bernard Debré, élu UMP et fils du principal rédacteur de la Constitution originale, a ainsi renoncé à s’opposer à la révision constitutionnelle. Il y a quelques jours, pourtant, il déclarait pourtant martialement :

« Nous sommes une dizaine de parlementaires UMP décidés à voter contre la réforme de la Constitution. »

Entretemps, il a eu droit à un tête-à-tête avec le Président de la République.

Lire aussi l’édito Nicolas Sarkozy, un président incompris ?

  • 10996 visites
  • 52 réactions
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  • Chad
    • Posté à 13h56 le 17/07/2008
    • Internaute 26424

    La droite est aux ordres. Elle votera la réforme des institutions. C’est au centre que cela se jouera. Le PS est-il capable de s’opposer à cette majorité ? Ou plutôt en a-il la volonté ?
    Il me semble que non.
    Je vois bien une abstention de quelques-uns, un vote oui de quelques-autres qui permettrait à cette réforme de passer.
    On verra bien. J’espère me tromper rien que pour gêner (un peu) le président qui a l’air de tenir particulièrement à ce projet.

    • Marat l'ami du peulple
      Marat l'ami du peulple répond à Chad
      citoyen juriste
      • Posté à 14h27 le 17/07/2008
      • Expert 47859
        citoyen juriste

      bien sur que la droite est aux ordres ! ! qu’est ce que c’est que cette « majorité » qui se fait convoquer à l’Elysée ? , ou est la séparation des pouvoirs ? ce projet cher au « président amateur » ne ferait qu’entériner son omniprésence et son admiration pour le président des usa, faut pas qu’il oublie qu’aux USA le Congrés a de vrai pouvoirs qu’il n’est aux ordres de personnes et certainement pas du Président ( qu’il peut destituer par ailleurs)
      Enfin derniere précisons, le Congrés compte 100 sénateurs et environ 365 rprésentants pour 300 millions d’habitants, Chez nous députés + sénateurs= environ 900 à 1000 parlementaires pour 60 millions d’habitants......la soupe est vraiement bonne pour ces chambres d’enregistement et ’d’enrichissement.

      • Jaycib
        Jaycib répond à Marat l'ami du peulple
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 17h35 le 17/07/2008
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Le nombre des membres de la Chambre des Représentants aux USA est 435.

    • kkadim
      kkadim répond à Chad
      service public rhone alpes
      • Posté à 15h34 le 17/07/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      je partage votre point de vue : nous verrons le « courage » de nos « socialistes ».je redoute leur médiocrité.

    • pablico
      pablico répond à Chad
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 17h24 le 17/07/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      changer la constitution, fait penser à ces gamins qui changent la règle du jeu, pour que ce soit la règle qui s’adapte au jeu, et non le jeu qui s’adapte à la règle.

      c’est un peu cela qu’on fait là non ?

    • NING
      NING répond à Chad
      • Posté à 17h29 le 17/07/2008
      • Internaute 13056

      La modification de la constitution passera grâce
      à des apostats comme DJAK LANGUE(mauvaise)et des cumulards-danseurs comme VALSE (mauvaise orthographe voulue)

    • Beryl
      Beryl répond à Chad
      • Posté à 23h16 le 17/07/2008
      • Internaute 25737

      Ce qui est hilarant : ceux qui voteront oui sont ceux qui gicleront aussi, selon le bon plaisir du petit despote, lequel leur met un pistolet sur la tempe : tu votes non, je te flingue, tu votes oui, je te flinguerai plus facilement, si besoin.

      Cetteclasse politique, c’est vraiment de la tourbe.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Chad
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 02h01 le 18/07/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Ce qui sera fait et ne sera pas conforme à la volonté populaire sera défait par la prochaine majorité. Si on ne met pas en place une vraie procédure de consultation populaire, nous entrons dans une phase de va-et-vient et de stagnation sur le plan des institutions.

      La consultation populaire doit pouvoir : 1) etre lancée par n’importe qui sur n’importe quoi sur Internet, 2) être reprise via le réseau des cartes bancaires si elle obtient 100 000 appuis IDENTIFIÉS, 3) être soumise à la population par réferendum, si elle en obtient 1 000 000 sur ce réseau.

      Toutes les propositions a être soumises a référendum peuvent l’ëtre simultanément à jour fixe, une fois par année. Les propositions acceptées par référendums peuvent être sujettes à un veto dilatoire du Président pour un an. L’années échue, chaque proposition est soumise de nouveau à la population et, si elle est encore une fois acceptés, devient loi sans autre discussion.

      Pierre JC Allard

      Lien

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      • guynaouec
        guynaouec répond à pierrejcallard
        Tête de con Breton
        • Posté à 13h58 le 18/07/2008
        • Internaute 20321
          Tête de con Breton

        Bonjour les propositions populistes ! ! ! !

  • Anonyme

    Bonjour, comme etienne chouard,
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    Je soutiens que les hommes de pouvoirs ne devraient pas changer les régles du pouvoir.
    Seuls les citoyens doivent établir les régles sous lesquelles ils vivent sinon les hommes politiques pourraient même ne pas tenir compte d’un referendum ! : -(

    A bientôt

    • Marat l'ami du peulple
      Marat l'ami du peulple
      citoyen juriste
      • Posté à 14h33 le 17/07/2008
      • Expert 47859
        citoyen juriste

      Tout a fait d’accord avec toi, en effet comment par exemple le non cumul des mandats pouraient être proposés par des députés ou des sénateurs ? ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied ! !

      Je suis pour le « vrai » réferendum » d’initiative populaire pour débattre notamment du cumul, Guy carcassonne Prof de Droit Constitutionnel et membre de la commission Balladur l’a déclaré aussi comme étant une priorité.

      • kkadim
        kkadim répond à Marat l'ami du peulple
        service public rhone alpes
        • Posté à 15h35 le 17/07/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        il faudrait tout au moins que le peuple élisent une assemblée constituante spécifique pour changer la constitution.

         
        • Anonyme répond à kkadim

          Oui mais a condition que les membres de la constituante ne puissent avoir accès aux pouvoirs ensuite. Il faudrait également faire attention aux influences pour avoir une neutralité la plus grande possible.
          A bientôt
          Lien

          • guynaouec
            guynaouec
            Tête de con Breton
            • Posté à 16h22 le 17/07/2008
            • Internaute 20321
              Tête de con Breton

            Je reprends les propos de Marat : « ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied ! ! »

        • guynaouec
          guynaouec répond à kkadim
          Tête de con Breton
          • Posté à 16h18 le 17/07/2008
          • Internaute 20321
            Tête de con Breton

          Et, à votre avis, quels sont ceux qui y seraient élus ?

          Réponse : les mêmes !

        3 autres commentaires
      • NING
        • Posté à 17h35 le 17/07/2008
        • Internaute 13056

        Les radicaux de gauche vont voter la réforme et ils
        iront rejoindre
        leurs cousins Radicaux « Valoisiens » où officie le
        grand moraliste TAPIE !

         !

  • Glasgo
    Glasgo
    Etudiant
    • Posté à 14h49 le 17/07/2008
    • Internaute 45259
      Etudiant

    Bonjour,

    Apres lecture de cet article , plusieurs questions me taraude l’esprit...

    Dans un premier lieu on parle du pouvoir parlementaire
    La loi 49-3 qui est entièrement anti-démocratique est révisé mais pas reformé ni même supprimé..
    En effet il sera réservé aux lois de finance , de budget de la sécu et l’article mentionne les « autres textes par session »..
    en somme , rien ne change et à travers du « blabla » ils veulent nous faire gober la fin des
    lois votées en catimini ?
    Qu’entendent-ils par « autres texte par session » ?

    Ensuite , à propos des droits des citoyens..
    on parle d’un « référendum d’initiative populaire » avec 1/5 eme des parlementaires et 1/10eme des électeurs..
    Personnellement je ne nommerai pas ça référendum qui part définition « permet d’obtenir l’aval DU PEUPLE ( et non pas d’une portion de celui-ci ) sur les grandes questions de société ou institutionnelles. “

    Alors j’aimerai qu’on éclaire ma lanterne quant à la supercherie qui se trame la haut...

    Merci d’avance.

    • Marat l'ami du peulple
      Marat l'ami du peulple répond à Glasgo
      citoyen juriste
      • Posté à 15h51 le 17/07/2008
      • Expert 47859
        citoyen juriste

      le referendum d’initiative populaire est un vrai refenrendum. Par contre les modalités sont tellements compliquées à réunir ( avec en plus le filtre des parlementaires), ce referendum ne verra jamais le jour.

      Ainsi si un citoyen avait lidée » saugrenue » de proposer l’interdiction totale du cumul des mandats avec l’impossibilité de se présenter plus de deux fois et ce quelque soit l’élection ( nationale ou locale) vous croyez que vous trouverez des parlementaires pour soutenir la proposition ? là comme par enchantement il y aurait consensus « droite“gauche”.

      En fait l’une des propositions de la Commission Balladur qui était aussi intéressante c’etait celle de la possibilité donner à n’importe quel citoyen à l’occasion d’un procés de pouvoir saisir le conseil constitutionnel pour faire invalider une loi. Mais bon, même si cette possibilité existe dans certaines démocratie comme les USA, force est de constater que chez nous les “élus” “obligatoires” ( en fait on n’a pas le choix)nous considérent comme des mineurs...

      • guynaouec
        guynaouec répond à Marat l'ami du peulple
        Tête de con Breton
        • Posté à 16h38 le 17/07/2008
        • Internaute 20321
          Tête de con Breton

        « Ainsi si un citoyen avait lidée » saugrenue » de proposer l’interdiction totale du cumul des mandats avec l’impossibilité de se présenter plus de deux fois et ce quelque soit l’élection ( nationale ou locale) vous croyez que vous trouverez des parlementaires pour soutenir la proposition ? là comme par enchantement il y aurait consensus « droite“gauche”. »

        c’est normal qu’il y aura un consensus. Il ne faut pas oublier qu’une vrai démocratie ne peut bien fonctionner qu’avec une professionalisation des élus ! ! Poser la question aux Maires des petites bourgades de moins de cent habitants. Et si en plus, ils ne peuvent pas se présenter plus de deux fois, les trois quarts des communes françaises n’auront rapidement plus de Maire.
        De même, avec une telle limitation des mandats, il ne faudra pas s’étonner que tous les élus soient fonctionnaires !
        Enfin, la question n’est pas l’interdiction du cumul des mandats, mais plutôt celle de la limitation du cumul des mandats. En effet, la plupart des cumuls de mandats se font au niveau local, entre les différentes collectivités territoriales et l’intercommunalité. En revanche, je ne vois rien de choquant à ce qu’un élu national, par exemple un Député, soit aussi Maire, ça lui permet de garder un certain encrage avec la base, avec la réalité provinciale et ne fait pas de lui oligarque parisien !

      • Tante Adrienne
        • Posté à 16h54 le 17/07/2008
        • Internaute 28172

        Le « référendum d’initiative populaire » n’est ni automatiquement un référendum, ni une initiative populaire, puisque qu’il faut une initiative d’un cinquième des parlementaires (en clair, l’UMP ou le PS) et que la proposition n’est soumise au référendum que si elle n’a pas été examinée par les deux assemblées dans un délai fixé par la loi organique. Donc, si la majorité est contre, elle peut empêcher le référendum en examinant la proposition au Parlement, éventuellement pour la rejeter. Si elle est pour, on a une belle usine à gaz qui permet au Président de la République de soumettre au référendum une proposition de loi qui pourrait être adoptée par le Parlement. Cette innovation, loin d’être révolutionnaire, va surtout créer beaucoup de frustrations.

         
        • Glasgo
          Glasgo répond à Tante Adrienne
          Etudiant
          • Posté à 17h03 le 17/07/2008
          • Internaute 45259
            Etudiant

          Pour en revenir à mes autres interrogations ...

          Que penser du 49-3 et est ce que quelqu’un pourrait expliquer ce qu’ils entendent par la formule « autres textes par session » ?

          • guynaouec
            guynaouec répond à Glasgo
            Tête de con Breton
            • Posté à 17h15 le 17/07/2008
            • Internaute 20321
              Tête de con Breton

            l’article 49-3 de la Constitution dispose que « Le Premier Ministre peut, après délibération du Conseil des Ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale sur le vote d’un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent. »

            Si la réforme passe, le Premier Ministre ne pourrait plus l’utiliser que pour le vote des Lois de Finances, des Lois de financement de la Sécurité Sociale et un autre texte par session, c’est-à-dire que comme il n’y a qu’une session ordinaire ( quand le Parlement se réunit de plein droit) d’octobre à juin, le Premier Ministre ne pourra donc plus utiliser l’article 49-3 que pour le vote d’une seule loi ordinaire.

            Par contre, je ne sais pas s’il retrouvera ce droit lors des sessions extraordinaires, lorsqu’il l’aura déjà utilisé en session ordianire ?

            • Tante Adrienne
              • Posté à 17h24 le 17/07/2008
              • Internaute 28172

              Oui, la session extraordinaire est une nouvelle session, il retrouve ce droit.

        3 autres commentaires
  • Bigseb
    • Posté à 15h04 le 17/07/2008
    • Internaute 25229

    Ca va (malheureusement) passer. Les tractations de couloir n’en sont pas.
    Moi, j’appelle ça des menaces.

    Mode d’emploi ?

    ->Trouver un centriste « contre ».

    ->Faites le patienter dans votre bureau pendant 2 min.

    ->Ensuite, lui adresser, sur un ton martial : « on va te mettre un UMP dans ta commune la prochaine fois. Tu va être obligé de changer de métier. »

    ->Laisser refroidir une heure.

    ->Tendez lui une caméra de TF1.

    ->Prenez donc plaisir à l’entendre dire « je voterais pour ».

    Mais pas que des menaces, on a aussi la carotte et la baton.

    Carotte aux villepinistes : « on met Villepin en tete de liste aux européennes »

    Baton aux villepinistes : « on va rien lacher sur l’affaire Clearstream »

    Etc...

    Et enfin, si ça passe pas, alors je dirais bravo.

    • guynaouec
      guynaouec répond à Bigseb
      Tête de con Breton
      • Posté à 16h42 le 17/07/2008
      • Internaute 20321
        Tête de con Breton

      Ben oui ! ça se passe comme ça dans toutes les démocraties !

  • mosndup
    • Posté à 15h15 le 17/07/2008
    • Internaute 41602

    Oserait on un référendum ?

    • el Chiquito
      el Chiquito répond à mosndup
      en promenade
      • Posté à 16h06 le 17/07/2008
      • Internaute 45214
        en promenade

      Dans le contexte actuel, si un référendum était organisé et que la majorité réponde non, il faudra revoter jusqu’à ce que le peuple dise oui !

  • robert 91
    • Posté à 15h21 le 17/07/2008
    • Internaute 29778

    afin de ne pas changer de république la 5eme deviendra la sarkobannannière ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 15h37 le 17/07/2008
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    bref si j’ai bien compris c’est un peu comme si on nous expliquait qu’avec deux canots de sauvetage en plus le Titanic n’aurait jamais coulé...

  • Cocal
    • Posté à 15h56 le 17/07/2008
    • Internaute 17527

    Mais par un jeu de bascule, le Président voit sa fonction renforcée. Certains constitutionnalistes jugent même que la réforme n’a pour but que de présidentialiser un peu plus le régime de la Ve République.

    Quel jeu de bascule ? ? En quoi cette réforme renforce t-elle le rôle de président ?

    Quelqu’un peut m’éclairer la dessus car pour moi le point numéro 2 ressemble à de la paranoïa.

  • la champenoise
    • Posté à 16h13 le 17/07/2008
    • Internaute 27942

    Pour faire passer sa réforme, il est prêt à tout. Le problème, avec lui, c’est que ses promesse n’engagent que ceux qui y croient. Donc j’engage vivement ceux qui se laisseraient « retourner » à se méfier. Tout finit par se savoir et leurs électeurs ne leur en sauront pas grè. Personnellement, je suis une électrice à la « mémoire longue » et je me souviendrai pour la prochain élection.

  • Triquoise
    Triquoise
    rouge de honte
    • Posté à 16h56 le 17/07/2008
    • Internaute 34143
      rouge de honte

    Balladur, un sage ? ? ... c’est tout de même le signe le plus flagrant de la supercherie, non ?
    Rappelez-vous sa bobine Louis 16ème dans le métro et le coup de l’auto-auto-stop.
    Moi, ça me donne des frissons, « un sage » qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est le métro, pas plus que du prix de la baguette de pain.

    L’hyper-Jakadi est en train de se tricoter un avenir (pour lui et sa digne progéniture) en or massif, et les soi-disants élus démocrates le regardent faire sans broncher : trop de bromure dans les arcanes du pouvoir.

    Il faut que le peuple citoyen reprenne la main, et vite.

  • Tante Adrienne
    • Posté à 17h15 le 17/07/2008
    • Internaute 28172

    La grande perdante de la réforme, ce sera la gauche, puisque le Sénat n’est pas réformé et que ses pouvoirs sont accrus.
    Premier exemple : l’ordre du jour. Si la réforme est essentiellement optique à l’Assemblée nationale, dans la mesure où le groupe majoritaire tiendra compte des priorités du gouvernement, un Sénat d’opposition pourra mettre à profit ses deux semaines sur quatre d’ordre du jour pour ralentir les projets gouvernementaux. Un risque qu’un gouvernement de droite ne court pas.
    Deuxième exemple : l’avis sur les nominations du Président de la République. Un président de gauche risque d’avoir un certain nombre d’avis négatifs du Sénat. Un président de droite, avec une majorité dans les deux assemblées, est à peu près à l’abri.
    Les exemples pourraient être multipliés avec les résolutions, les votes sur les interventions des forces armées et tous les désiquilibres actuels qui ne sont pas corrigés.
    Le pseudo renforcement du Parlement, c’est le renforcement des groupes majoritaires au Parlement, c’est-à-dire l’UMP dans les deux chambres aujourd’hui et au moins au Sénat demain.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 17h30 le 17/07/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    S’il y a bien une réforme qu’il faudrait faire, c’est celle de tous les avantages qu’ont nos élus en France (Députés, ministres, sénateurs...) : voiture de fonction avec chauffeur, logement de fonction, cumul des mandats, retraites confortables.... En plus, ils n’auraient pas besoin d’aller à Versailles pour changer tout ça... Ah, mais c’est vrai, Debré, avant de partir, avait fait voter une loi permettant aux députés non élus de toucher une retraite de 6 000 euros par mois pendant 6 ans (le temps de se refaire une santé où de se trouver une circonscription plus confortable...). Résultat, TOUT LE MONDE avait voté pour... ! !

    Ces cons, ils vont nous faire ensuite de beaux discours, lorsque le FN est haut et que le slogan « Tous pourris » gangrène de nombreux citoyens qui seraient prêts à soutenir un candidat de gauche crédible, mais Ségolène Royal tiendra t-elle le coup jusqu’en 2012. Je ne suis pas spécialement socialo (plutôt libertaire, et dire que Siné s’est fait virer de Charlie... ! !), mais en 2012, je suis prêt à reproduire le TSS... ! !

    Lien

    • guynaouec
      guynaouec répond à Phil2922
      Tête de con Breton
      • Posté à 18h00 le 17/07/2008
      • Internaute 20321
        Tête de con Breton

      Déjà, les ministres ne sont pas élus, ils sont nommés !

      Puis, il vaut que ça soit le citoyen qui leur paye un logement de fonction, une voiture avec chauffeur plutôt qu’une entreprise qui négocie des marchés avec l’Etat !

      Ce n’est pas une retraite, c’est une sorte d’allocation chômage, le temps qu’ils retrouvent un emploi. Et le montant n’est pas choquant, car, comme les allocations chômage, elle est calculée en fonction des salaires antérieurs, qui peuvent, certes vous paraître élevés, mais permettent, comme le logement de fonction et la voiture, à notre pays de rester encore une démocratie et de ne pas devenir une république bananière.

      Enfin, c’est fou comme le discours des libertaires et du FN se ressemblent : tous pourris !
      Et ne me traitez pas de fasciste ! Je suis de gauche aussi : pas socialo non plus, mais pas de la même gauche que vous !

      • la champenoise
        • Posté à 23h00 le 17/07/2008
        • Internaute 27942

        Permettez-moi quand même de vous faire remarquer qu’en dehors des députés, personne ne perçoit l’allocation de chomage durant 6 ans ! De plus cette durée d’indemnisation correspond exactement à une législature, ce qui leur permet d’être tranquille avant de se présenter à nouveau.
        Vous écrivez, je préfère que l’état paye logements et voitures de fonction pour que la France reste une démocratie et non une république bananière. A ce que je sache, l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Finlande et j’en passe ne sont pas des républiques bananières, et, leurs élus paient leurs dépenses de leurs poches.
        Il est inutile de chercher des excuses à ces élus, cumulards la plupart du temps, qui devraient balayer devant leur porte avant d’imposer des sacrifices aux autres.

  • YVANBACHAUD
    YVANBACHAUD
    Porte parole www.ric-france.fr
    • Posté à 18h29 le 17/07/2008
    • Internaute 24559
      Porte parole www.ric-france.fr

    N.SARKOZY amuse les gogos avec la complicité de l’opposition..

    Il est certain que le texte sera adopté N.Sarkozy amuse les gogos.
    Il a sifflé la fin de la récréation à l’UMP et ceux qui faisaient les fanfarons, les « Grandes gueules » comme Le jumeau DEBRE vont avaler leur chapeau et leurs prétendues convictions d’hier..
    Quant aux voix nécessaires de l’opposition elles ont été achetées donc aucun souci juste un maximum de cinéma.

    On retiendra qu’au cours des débats parlementaires l’opposition n’a pas déposé le moindre amendement en faveur d’un véritable référendum d’initiative citoyenne qui aurait mis l’UMP en face de ses responsabilités le RPR l’ayant promis dans l’année 93 et il était expressément inscrit dans la programme 2002-2007 de J.CHIRAC ...
    Et il est souhaité par plus de 82% des Français.

    Les deux chambres ont adopté une procédure absolument grotesque la proposition n°67 de la Commission Balladur qui est souvent appelés MENSONGEREMENT « référendum d’initiative populaire » Alors que le peuple n’en a pas l’INITIATIVE et que la proposition n’a quais aucune chance d^’etre soumise au peuple.
    L’initiative est à 20% des parlementaires qui après doivent recueillir la signature de soutien de 10% des inscrits ( Ce qui est énorme # 4,4 millions.. ! L’UMP a fait 6,5% des inscrits aux Européennes ! ! A la presidentielle 2007 le candidat PCF + celui des VERTS + les 4 d’EXG ont fait moins de 9 % avec 85% des partcipation.. ! Le Pen également)

    La proposition va alors devant le Parlement et ce n’est que si elle n’était pas « EXAMINEE » qu’elle serait soumis à référendum.
    Comment la Majorité pourrait elle ne pas examiner et REJETER la proposition et la laisser avoir une chance d’être adoptée par le peuple ?
    Cette procédure est grotesque.

    Pourtant le Parti socialiste n’a pas demandé que la proposition aille automatiquement devant le peuple si elle n’était pas ADOPTEE dans les 4 mois par le Parlement comme le prévoyait la Commission VEDEL ;
    Cela aurait donné à l’opposition une procédure démocratique IMPARABLE à l’opposition pour proposer l’abrogation d’une loi SARKOZY et pour soumettre à référendum des propositions alternatives et justes qu’elle prétend avoir.
    Elle n’a donc rien fait pour tenter d’empêcher de nuire l’Etat SARKOZY qu’elle dénonce pourtant à longueur de journée

    Pas un journaliste ne leur a posé la question.
    Cela va t il continuer après le 21 juIllet ?

    Je rappellerai qu’en 1993 après les travaux de la Commissions VEDEL, le 10 MARS 1993 le dernier Conseil des ministres de M. BEREGOVOY avec Mmes Royal et Guigou , M.M DSK , Bianco etc avait ADOPTE un véritable RIP... Mais 4 jours avant sa mise a la porte annoncée de 93..

    Le sondage de BVA de juillet 2007 indiquait que 66% des Français souhaitaient que les nouveaux pouvoirs soient donnés aux CITOYENS contre 28% au Parlement et 6% NSPP ;
    Ni la Commission, ni le Gouvernement ,ni l’opposition n’en a tenu compte.
    Plus de 82% des Français sont pour le principe du RIC et le sondage BVA indiquait que
    68% des Français souhaitaient qu’un référendum puisse être lancé avec 500.000 signatures.

    Le peuple est ignoré, méprisé il faudra que dès la rentrée il se mobilise .
    Il trouvera tout sur le RIC sur le site Lien

    Yvan Bachaud

    • guynaouec
      guynaouec répond à YVANBACHAUD
      Tête de con Breton
      • Posté à 10h55 le 18/07/2008
      • Internaute 20321
        Tête de con Breton

      vous confondez un peu trop initiative citoyenne et sondage d’opinion ! ! !

  • Ga
    Ga
    Dessineux
    • Posté à 18h39 le 17/07/2008
    • Internaute 16780
      Dessineux
  • léo solo
    • Posté à 18h46 le 17/07/2008
    • Internaute 2483

    « Un référendum d’initiative populaire » : il pourrait être déclenché à l’initiative d’un cinquième du nombre de parlementaires et d’un dixième du nombre d’électeurs (soit plus de 180 parlementaires et 4,5 millions de signataires). »

    Là, les (sarko)zygomatiques entrent en action.
    Un bonhomme qui propose ça et en même temps nie le vote du référendum en Irlande n’est absolument pas crédible. Absolument pas.

    Encore une goutte et le vase va déborder.

  • Luca
    Luca
    • Posté à 19h00 le 17/07/2008
    • Internaute 13612

    Toujours pas de dose de proportionnelle à l’assemblée, le texte est inadapté à la crise politique que nous traversons en l’état.

  • YVANBACHAUD
    YVANBACHAUD
    Porte parole www.ric-france.fr
    • Posté à 19h01 le 17/07/2008
    • Internaute 24559
      Porte parole www.ric-france.fr

    RUE 89 NE DOIT PAS PARTICIPER A LA DESINFORMATION...

    Bonjour,
    Une profonde déception de voir qu’un journaliste de RUE 89 puisse, dans un bilan de la réforme soumise au Congrès, écrire ceci.
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    « Un référendum d’initiative populaire » : il pourrait être déclenché à l’initiative d’un cinquième du nombre de parlementaires et d’un dixième du nombre d’électeurs (soit plus de 180 parlementaires et 4,5 millions de signataires).
    °°°°°°°°°°°°°°°°°
    Comment peut on reprendre la formule mensongère utilisée par de nombreux élus et membres du Gouvernement pour tromper le peuple : « Un référendum d’initiative populaire » ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
    Pour une procédure qui est à l’initiative de 184 Parlementaires et qui n’a quasi aucune chance d’aboutir devant le peuple. : -(
    Un RIP ou RIC c’est très simple :
    La proposition doit être soutenue SEULEMENT par nombre défini de citoyens pour être OBLIGATOIREMENT soumise à un vote décisionnel du peuple.

    Cette procédure grotesque n’a évidemment rien à voir avec un « référéendum d’initiative populaire “ ou ‘ citoyenne’ c’est la même chose.
    A+
    Yvan Bachaud

  • elisa33
    • Posté à 22h06 le 17/07/2008
    • Internaute 24421

    De fait, une certaine fébrilité règne depuis plusieurs jours dans les allées du pouvoir tant l’issue du vote est incertaine.

    Le scrutin devrait se jouer à quelques voix, peut-être moins de cinq, situation totalement inédite pour un Congrès.

    « Il y a des débauchages et des médiocrités dont on avait perdu l’habitude. On nous dit qu’il faut revaloriser le Parlement, or on fait des pressions inacceptables. Des députés ont été convaincus de changer de vote en étant achetés ou contre la promesse d’un maroquin », a déclaré à l’AFP le député chiraquien Henri Cuq, opposé à la réforme.

    « Que le président du groupe UMP (Jean-François Copé) nous appelle, c’est son rôle. Mais le président de l’Assemblée (Bernard Accoyer) fait des pressions directes ou indirectes, Nicolas Sarkozy convoque des députés dans son bureau et s’arroge le droit de modifier le règlement de l’Assemblée » sur le seuil de constitution d’un groupe parlementaire, a-t-il dit.

    « On m’a appelé pour me dire +ne t’inquiète pas, Marleix va s’arranger pour ta circonscription+ », raconte un député UMP qui se dit soumis « à une pression d’enfer ». En vain : il maintient son vote négatif.

    Philippe Folliot (app NC), toujours hésitant, assure ne pas avoir eu droit à un tel traitement : « ce serait le meilleur moyen de me faire voter contre ! ».....la suite=> Lien

  • Toumeno
    Toumeno
    Etudiant
    • Posté à 22h45 le 17/07/2008
    • Internaute 39359
      Etudiant

    La limitation à deux mandats présidentiels est-elle abandonnée ?

    Ca serait bien dommage.

    Dommage aussi que le mode de scrutin des sénatoriales ne soit pas réformé...

  • gaebus
    • Posté à 22h53 le 17/07/2008
    • Internaute 3011

    Messieurs les députés, on vous demande de voter pour un texte qui a fait l’objet du projet de loi constitutionnelle n° 820 dont l’introduction contenait cette phrase merveilleuse

    « Nos concitoyens aspirent profondément à une République exemplaire, à une démocratie irréprochable »

    A tous les suiveurs qui disent oui, les yeux fermés ou plutôt uniquement ouvert sur leur portefeuille : il faut qu’ils sachent qu’un jour ou l’autre il devront à rendre compte de leurs actes réels et non pas de leurs intentions.

    Qu’ils n’oublient pas ce qui s’est passé aux municipales aux « soutiens » de Sarkozy.

  • gdblog
    gdblog
    cadre
    • Posté à 23h45 le 17/07/2008
    • Internaute 42165
      cadre

    Sarkozy serait prêt à démissionner si la réforme ne passe pas ... : Lien

    • gaius
      gaius répond à gdblog
      • Posté à 00h57 le 18/07/2008
      • Internaute 2420

      héla ,trois fois hélas il n’a pas l’envergure du Général lui ! !

  • Baal-84
    • Posté à 05h04 le 18/07/2008
    • Internaute 31275

    « L’article 49-3, qui prévoit l’adoption d’un texte sans vote, ne serait pas supprimé (hélas) »
    L’auteur a-t-il entendu parler de la IIIème et de la IVème République ? Manifestement non. Bizarre, on étudie ça à l’école !

    • guynaouec
      guynaouec répond à Baal-84
      Tête de con Breton
      • Posté à 11h35 le 18/07/2008
      • Internaute 20321
        Tête de con Breton

      surtout en ce qui concerne les Lois de Finances.

      Et il faut aussi se souvenir des ravages de la proportionnelle durant les deux Républiques précédentes !

  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 14h23 le 18/07/2008
    • Internaute 43503
      retraité

    Un changement de République sans le vote des citoyens c’est ce qu’a concocté notre agité de l’Elysée.Le peuple est parait-il souverain .Il est surtout appelé à la fermer.SARKO nous prend pour des billes .Espérons que le vote sera négatif.

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