16/07/2007 à 12h19

Union européenne : le débat s'est replié sur la Toile




La carte du web européen de Touteleurope.fr


Touteleurope.fr

, portail français dédié à l’Union européenne, a lancé la semaine dernière un blog, eToile, consacré à l’actualité européenne sur Internet. L’occasion de faire un état des lieux des euroblogs francophones, et de rappeler la place fondamentale du Web dans le débat sur l’Europe.

Depuis le non au référendum sur le TCE (Traité constitutionnel européen), l’Union ne passionne plus les foules : médiatiquement et politiquement, elle est reléguée au second plan, abordée épisodiquement et la plupart du temps sous l’angle réducteur des enjeux nationaux.

Alors que le cinquantième anniversaire du traité de Rome vient d’être célébré, rares sont les lieux où un débat de fond et sans œillères peut se tenir. Il y a quelques exceptions : elles sont sur Internet.

Lors du référendum de 2005, une pléthore de sites et de blogs consacrés à l’Europe ont vu le jour. Le Web s’est ancré comme acteur majeur du débat sur l’Europe. Pro-oui ou pro-non, les blogs se sont multipliés : ce bourgeonnement a surtout marqué l’appropriation du débat par la “ société civile” .


C’est le cas notamment d’Etienne Chouard : il publie sur son blog un réquisitoire anti-TCE qui fera l’objet d’un véritable emballement sur la toile. Il sera d’ailleurs consacré comme l’un des blogueurs les plus influents de l’année 2005. Cette eurosphère du Net, d’abord principalement occupée par les opposants au TCE, ne s’est pas dispersée après la mise à mort du projet constitutionnel. Aujourd’hui, comme nous l’explique Matthieu Lerondeau, l’un des principaux responsables de Touteleurope.fr, ‘ bon nombre de blogs consacrés à l’actualité politique, comme Diner’s room, sont nés pendant la campagne référendaire. Le débat européen s’exprime aujourd’hui très largement sur les blogs : actuellement, plus de 1000 sites et blogs parlent d’Europe.’

Si certains des sites les plus actifs sont installés depuis longtemps sur la toile, comme Café Babel, créé en 2001, beaucoup sont issus de cette effervescence de la blogosphère : né le 1er juin 2005 en réaction au rejet français du TCE, le site des Euros du village se veut aujourd’hui ‘ un espace d’information et de réflexion sur l’Europe’ basé sur l’interactivité avec les internautes. Egalement créé en 2005, le Taurillon rassemble quant à lui les ‘ jeunes désireux d’agir en faveur d’une Europe fédérale’ . Prenant acte de la victoire des nonistes, ces sites, parmi d’autres (comme Publius, Europeus ou encore Euractiv), mettent en avant le décryptage et l’analyse de fond. ‘ Expliquer l’Europe pour mieux combattre les idées reçues’ , résume un blogueur du Taurillon.


Quelques journalistes s’y mettent également : Jean Quatremer avec Les coulisses de Bruxelles, fin 2005, pour donner de la chair’ à une Europe mal connue et déconstruire l’ignorance ambiante à son sujet, ou encore Daniel Riot, ancien directeur de la rédaction européenne de France3. Notons enfin la présence d’hommes politiques dans cette blogosphère, comme Pierre Moscovici, vice-président du Parlement européen, et plus récemment VGE.


Dans cet univers dynamique mais éparpillé, difficile de trouver son chemin. Surtout que bon nombre de ces initiatives sont empruntes de partis pris divers, et souvent peu accessibles aux non-initiés. Pour donner une meilleure lisibilité à l’UE sur la toile, des sites institutionnels ont été fondés. Outre le site officiel Europa, la Commission européenne et le gouvernement français ont lancé conjointement le site Touteleurope.fr, en 2006. L’esprit de Touteleurope n’est cependant pas d’être un organe de communication officiel, mais un portail complet, souhaité objectif : le site se veut une passerelle française vers l’actualité européenne, notamment par un travail d’explication, d’information, de veille médiatique et d’observation des analyses d’experts. Un esprit que décrit Matthieu Lerondeau :

Pour compléter sa mission de centralisation des informations, Touteleurope.fr vient de se fendre d’un blog, eToile, dont l’objectif est de se faire l’écho du débat européen sur le Net. Actualité de la Toile européenne, et actualité européenne vue du Web. Plus encore, selon Matthieu Lerondeau, responsable du blog, il s’agit non seulement de relayer le débat, mais aussi de l’encourager à la veille d’échéances importantes’ . La future ratification d’un traité simplifié, la présidence française du conseil de l’UE au second semestre 2008 ou encore les élections européennes l’année suivante : autant de rendez-vous susceptibles de susciter le débat en ligne et d’amener un nouveau public. Matthieu Lerondeau explique ce qui l’a incité à lancer ce blog :

Surtout, le projet de traité simplifié prévoit le ‘ droit à l’initiative citoyenne’ : une pétition signée par un million d’Européens invitera la Commission à la réflexion sur un sujet, et pourra ainsi être à l’initiative d’un projet de loi.

Bientôt, les eurocitoyens auront donc un rôle nouveau à jouer dans la construction européenne. Le Web en sera sans conteste un pilier. Désormais, les internautes intéressés par l’Europe ont une eToile à suivre, et même une carte pour naviguer dans la galaxie du Web europhile.

Cartographie de la Toile européenne réalisée par Touteleurope.fr

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  • Anonyme

    Pas tout compris, là...

    • geubeul1
      geubeul1
      edité sur http://fils2prof.over (...)
      • Posté à 16h32 le 16/07/2007
      • Internaute 4028
        edité sur http://fils2prof.over (...)

      si on vous définit le dialogue dans un près carré, vous vous fatiguerez dans ce champs borné de la discution.
      les médias présentent un angle d’approche sur ces questions ( pour le reste de l’actualité aussi hélas).
      la présentation comme « allant de soi » de la nécessité du tce voire même de l’europe à visée impérialiste, permet d’éviter tout dialogue.
      Et nous assistons sans aucun réflexe de contestation, à « notre président » passer outre le référendum et éviter un nouveau refus populaire.

      Lien

  • Patrick_C
    • Posté à 21h46 le 16/07/2007
    • Internaute 11820

    Faisons les compte des nonistes lors des dernières élections françaises (en faisant attention que tous ne se disent pas anti-europpéens) : ils représentent combien de voix finalement entre peanuts et peaunuts ? Ils serait temps de dégonfler la baudruche noniste qui n’était qu’un agrégas de problèmes passagés avec un vrai relent de nationalisme/replis sur soit pour une part de cette population. On peut se glorifier d’avoir construit quelque chose, pas d’avoir empécher une construction, on se glorifie d’avoir réussi l’ascension d’une montagne, pas de de s’être laissé glissé le long de la descente de l’aqualand, on peut se glorifier d’avoir ammené des gens opposés à travailler ensemble, pas de se la jouer facile en encourageant leurs rancoeurs passées.

    • Anonyme répond à Patrick_C

      Au risque de vous contredire mon ami, je ne serais pas aussi assuré sur de telles postions.

      Indépendemment des débats publics, d’ailleurs présents uniquement dans les pays où les électeurs ont eu la chance d’être consultés, je ne peux que constater que ce sont les gouvernements qui bloquent. Les exemples sont très nombreux. Citons le mini-traité : la Pologne et le Royaume-Unis ont défendus des positions qui étaient bien en deçà de ce qu’ils avaient acceptés pour le TCE. Le non français et hollandais en ont soulagé plus d’un, croyez moi. Ce que cet article montre, c’est que si le débat a lieu sur internet, c’est qu’il n’a pas vraiment lieu ailleurs.

      Au dela du discours qui « se glorifie d’avoir réussi l’ascension d’une montagne », on voit que l’Union avance lentement, de façon pragmatique, froide, en dépliants tous les problèmes qui peut y avoir entre nous. Pensez vous vraiment que cela soit une tarre ? Aah ! c’est moins romantique. Mais n’oubliez pas qu’il n’y a aucun modèle dans l’Histoire auquel nous pouvons nous référer.

      Bien à vous.

  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 23h51 le 16/07/2007
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Dans l’article de Rue89 il est dit que nous aurions perdu tout intérêt pour la question européenne depuis le referendum. Non pas depuis ce moment là !

    Dans la vie politique française, on entendait parler assez peu de ce qui se passait quand les représentants de pays européens se retrouvaient. Quel travail faisaient-ils ? Pour l’opinion de ces vingt dernières années, c’était souvent lointain et obscur. Il arrivait fréquemment qu’un politicien utilise l’Europe comme bouc-émissaire ce qui lui permettait de se défausser de responsabilités moins lointaines. On se rappelle aussi des mouvements de hargne parfois déplacées ou impulsives contre la bureaucratie européenne. Cela a troublé fortement notre conscience sur ce sujet.

    On ne peut parler de l’Europe en ne pensant ni à la petite échelle de notre vie, ni à la grande échelle de l’histoire. Pourquoi faudrait-il oublier la réalité historique ?

    Pendant des siècles, les conflits qui ont donné forme aux frontières actuelles des États, ont ensanglanté les peuples européens de façon répétitive. Avec comme cerise monstrueuse sur le gâteau, des conflits mondiaux et des millions de morts. Ces deux derniers sont très proches dans le temps. Même un jeune peut ne pas trouver si lointaine la mort de grands-parents en 14-18 ou en 39-45 ! Et ce jeune peut caresser le projet de voir disparaître les guerres sur notre continent pour lui et pour ses propres enfants. Il me semble que les leaders du oui comme ceux du non avaient oublié ce projet précieux ou ne l’avaient pas mis en valeur.

    Partant de cette situation réelle, le goût trop réel des guerres, on regarde différemment les rencontres entre « représentants » de « pays européens » autour d’une table. Et avec le projet de faire quelque chose ensemble. On se dit que ce ne doit pas être facile de se retrouver et de pouvoir travailler ensemble. Les langues, les cultures, les intérêts différent. Ce sont autant de causes possibles de dérapage. Il doit falloir de la bonne volonté et de l’imagination. Mais il faut travailler pour nos descendants. Tout cela n’est pas suffisamment rappelé. Comme si le temps passant, on oublie les champs de bataille. Dans les lendemains de guerre, on danse et chante Plus jamais ça…… mais une génération après, on commence à oublier que cela a été possible, que des horreurs ont pu séparer des peuples voisins……

    Pour ma part, j’ai longtemps hésité ente le oui et le non. Je ne comprenais pas ce qui se disait sur les élites car le Non avait des leaders, des penseurs, des élites donc. J’ai été par contre très sensible à la dénonciation de menaces libérales même quand celui qui le faisait, s’exprimait comme un religieux.

    Le libéralisme c’est sans doute bien pour ceux qui ont les moyens d’entreprendre, qui ont des capitaux et les connaissances du marché. Mais pas pour les couches populaires, les moins favorisés. L’idée c’est que l’entrepreneur a besoin de liberté pour entreprendre et que le fonctionnement du marché sans règles contraignantes, coercitives assurera le bonheur et l’harmonie. Mais c’est un rêve pour idéologues. Dans notre société, il n’y a pas de libéralisme pur sucre. Il existe des lois sociales, des règles. Et ces dispositifs sont contraires à l’âme du libéralisme. Ils offrent des garanties, des droits et expriment la solidarité de l’ensemble de la société envers les moins favorisés. Notre sociéte comme celle des autres pays européens n’est ni libérale, ni socialiste, elle est le produit de compromis. En fait, la lutte de classes a toujours existé, ce qui souligne l’existence d’un rapport de force variable.

    Raymond, un copain nous disait en 2005 : « Le libéralisme repousse les règles en matière d’économie. C’est contraire à son bien être. Donc un vrai libéral est contre le fameux TCE soumis à referendum et sa foultitude de règles restrictives. Logiquement il devrait voter Non. “ Je lui disais qu’il poussait. Maintenant je ne sais plus…

  • Anonyme

    le citoyen européen cette énigme

    Tellement absent pour tenir un langage correct

    Comment aprés tant de temps la decouverte du citoyen semble si fortement preocupante pour l’union

    l’union doit certainement avoir à faire des réformes trés douloureuses pour les petits qu’elle recherche une légitimité face à des citoyens qu’elle à tant refoulés aux limires de l’inculture générale

    endormir pour mieux museler

  • Anonyme

    C’est de la pub pro-TCE ?

    Les « élites » pensent encore que nous n’avons rien compris ? ...

    Petit rappel :
    J’ ai fréquenté l’école de la république française
    j’ y ai appris l’esprit « critique » et aussi l’histoire de ce pays...
    Je m’informe bien autrement que via les médias pro-TCE...
    Sur les forums divers et variés, ça discutait beaucoup lors du référendum et avec intelligence sans pour autant être des experts économiques qualifiés et reconnus comme VGE ? ! ? !

    Je me sens autant européen que terrien...

    J’ai voté non.

    hycare

  • summertime
    • Posté à 16h05 le 16/07/2007
    • Internaute 7397

    Et bien justement...
    Tout ces sites font vivre le débat et donc l’esprit critique dont vous vous prévalez. On peut s’y exprimer, que lon soit « ouiiste » ou « noniste ».
    Ce n’est pas de la « pub », c’est de « l’information »... car oui ca existe encore.... même si elle n’est plus très présente dans nos JT...
    Et c’est bien à partir de l’information que nait la liberté de se forger son propre avis.
    Donc je trouve les accusations de Hycare un peu trop hative...

    • Vê
      répond à summertime
      Le Passeur de mondes.
      • Posté à 19h30 le 16/07/2007
      • Internaute 12430
        Le Passeur de mondes.

      Je suis d’accord avec le fait que je suis « hâtive » dans le sens où je n’ai pas encore pris la peine d’aller sur les sites indiqués.

      Je vais le faire.

      Cela dit, j’ai lu en entier le traité de Maestrich et j’ai voté non.
      En pesant le pour et le contre...

      Les accords signés à Barcelone en 1999, il me semble, par Mrs Chirac et Jospin...nommés :
      AGCS
      (Accord général sur le Commerce des Services)

      Cet accord vend toutes les conditions sociales souhaitées après la deuxième guerre mondiale comme :

      l’Energie (le nucléaire..),
      La poste,
      Les télecom...
      Les autoroutes...
      La retraite
      la sécurité sociale
      Les mutuelles...
      J’en oublie...

      L’Education nationale et La Santé, c’est les prochains...

      c’est ça aussi l’Europe...

      Alors, non, je ne veux pas de cette société là !

      ...

      • geubeul1
        geubeul1 répond à
        edité sur http://fils2prof.over (...)
        • Posté à 20h27 le 16/07/2007
        • Internaute 4028
          edité sur http://fils2prof.over (...)

        en phase avec vous

  • Anonyme

    Vous reprenez cette annonce de façon bien peu critique (le projet de Traité simplifié prévoit le « droit à l’initiative citoyenne » : une pétition signée par un million d’Européens invitera la Commission à la réflexion sur un sujet, et pourra ainsi être à l’initiative d’un projet de loi.)

    C’est de la pure communication : un million de citoyens pourront bien « inviter », la Commission fera ce que veult. Le million de citoyens ne « pourra ainsi être à l’initiative d’un projet de loi » que de façon très exceptionnelle. C’est donc au plus un gadget.

    Ce serait bien un peu de sens critique avant de reprendre des arguments de pure communication.

    • Patrick_C
      • Posté à 22h15 le 16/07/2007
      • Internaute 11820

      Ce serait bien de prendre deux secondes pour imaginer le poind qu’aurais une proposition signée par 1 millions de citoyens ? Si pour aller dans le sens de ce que certains souhaitent avec leur « Europe des peuples », ce million de citoyens était issu de plusieurs pays, comment pouvez vous affirmer (sans que cela ne ce soit jamais produit) que la commission le mettrait sous le tapis ? N’essayez pas de mettre au même niveau une initiative qui serait prise sur un projet clair et des votes confus comme le non français au TCE (voir les résultats cumulés des nonistes, de droite comme de gauche aux dernières élections) qu’il faut mettre en balance avec les oui d’autres pays.

      • Anonyme répond à Patrick_C

        C’est fatigant d’entendre toujours les mêmes chansons... bien sûr qu’une proposition émanant d’1 million de citoyens aura un poids : elle aura exactement le poids d’une pétition émanant d’1 million de citoyens ; et il n’est nul besoin d’un traité international pour garantir le droit de faire circuler une telle pétition, demain comme hier.
        C’est donc bien du f... de g..., de nous vendre ce minimum vital de la liberté d’expression qu’est le simple droit de pétition non contraignant comme un progrès démocratique. J’ajoute que c’est le genre de pétition qui n’aurait jamais empêché nos dirigeants d’envoyer notre armée en Irak, par exemple.
        Enfin, je n’admets pas qu’on mette en balance le vote du peuple souverain avec celui d’une assemblée de représentants. Ne vous en déplaise, le non français n’avait pas la même légitimité que le oui allemand. Juridiquement, oui ; moralement, non : lorsqu’il y a conflit entre l’assemblée nationale et le peuple, on dissout l’assemblée, on ne dissout pas le peuple !
        Vivement un référendum européen, que les choses soient enfin claires.

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 00h29 le 17/07/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          VOUS DITES :
          « je n’admets pas qu’on mette en balance le vote du peuple souverain avec celui d’une assemblée de représentants. …… le non français n’avait pas la même légitimité que le oui allemand.
          Juridiquement, oui ; moralement, non : lorsqu’il y a conflit entre l’assemblée nationale et le peuple, on dissout l’assemblée, on ne dissout pas le peuple ! »

          QUAND on se retrouve sur un terrain de rugby, on joue avec les règles du rugby. J’ai le sentiment que vous voulez appliquer les règles du tennis.

          J’aime bien le rappel de la primauté du peuple sur le corps qui le représente. Mais dans ce cas de figure, le schéma ne s’applique pas. Le vote référendaire d’un pays n’est pas opposable au vote d’une instance représentative et démocratiquement élue d’un autre pays. Car c’est avant le vote qu’on définit les règles. Vous vous le faites après.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Merci de citer le Taurillon ( Lien ), magazine eurocitoyen et euro-vigilant !
    Nous voulons proposer une lecture politique de l’actualité européenne. En effet, que nous ayons voter oui ou non en 2005, se cachent dans les deux camps des nons européens (extrême gauche ou droite - M. Védrine, M. Fillon...).
    La vraie question est : voulez-vous de l’Europe politique (et fédérale) ?
    Le Taurillon essaye de démonter les faux discours européens... Il faut dépasser par conséquent les querelles du oui et du non.

    Fabien, rédacteur en chef du Taurillon

  • Anonyme

    Juste un petit message « courageux » pour indiquer que si l’on surfe sur la section « a propos » du site on tombe sur l’indication suivante : eToile est une publication du Centre d’information sur l’Europe .

    Une recherche google sur Le Centre d’information sur l’Europe renvoie au site suivant : Lien mais aussi : Lien

    Alors, d’après moi c’est intéressant mais cela n’empêche pas de reherche ses propres sources d’information et surtout de vérifier si les infos du site doivent être lues avec des décodeurs.

    Non je ne suis pas parano, je crois simplement que l’information officielle c’est toujours une bonne source de référence, mais on nous a si souvent fait le coup de ne pas être absolument impeccable, que s’informer ailleurs n’est pas toujours un luxe.

    Bises a tous,

    Malau

  • Anonyme

    Tout d’abord un rappel, il fût un temps où l’Europe devait nous protéger d’abord de la guerre c’est fait, restons vigilants.

    Nos emplois, notre niveau social, je me rappelle de cette Europe présentée nous protégeant, c’était vrai.

    Puis à cette Europe, ils ont enlevé, les murs, puis les fenêtres, ensuite le toit, nous voila donc plus à l’abri. Résutat : les riches plus riches, les pauvres plus pauvres .

    Ils nous ont demandé, si nous étions d’accord avec leurs promesses non tenues, nous avons dit NON. Il nous fallait répondre oui. Certains ont dit, pourquoi nous avoir demandé alors, il suffisait d’un seul bulletin ! ! ! .

    Une autre Europe sociale, généreuse, tournée vers les peuples qui souffrent, de faim, des guerres est possible.

    La constitution Européenne, doit être élaborée par le Peuple pour le Peuple , ratifiée par le Peuple. Il ne faut surtout pas laisser les autres définir notre bonheur ; à les voir mentir, se battre, courrir aux honneurs, tout çapour notre bonheur, je n’y crois pas.

    Attention à cette Europe forcée ! ! ! ! , la parole du Peuple ne peut-être galvaudée ainsi ! ! ! !

    • Patrick_C
      • Posté à 22h03 le 16/07/2007
      • Internaute 11820

      Quel peuple ?
      Le polonais qui a élus (de manière totalement démocratique) une coalition ultra conservatrice et qui voit dans l’UE une tentative de nouvel URSS ?
      Le néerlandais qui a dit non au TCE pour des raisons de replis nationalistes ?
      Le français qui si l’on y re garde de près n’était pas si loin dans sa réaction (et qui n’irait pas très loin dans une Europe fédéraliste) ?
      Les espagnols qui sont prèts à alleer plus loin, les Irlandais qui savent ce qu’ils doivent à l’Europe ?
      Arrétez avec cette vieille rangaine anarchiste du peuple souverain, vous n’avez réussi qu’une chose : faire du sur place, la preuve vous vous croyiez encore en 1868 (non je ne fait pas d’erreur de centaine).

  • zelectron
    • Posté à 00h55 le 17/07/2007
    • Internaute 12718

    Mon Europe, mon Italie, ma France, mon Allemagne, ma Belgique, mon Angleterre etc.... je le dis et je le pense et c’est sentimental. J’observe que la constitution n’était qu’un catalogue de bonnes intentions (comme Maastricht), ce n’était pas la peine de voter non. Un certain nombre de nos lecteurs(trices) ne sont ni quadrilingues ni quintilingues pour le moins, n’étant jamais sortis de leur village (jupes de leur mère ?), ils n’ont jamais eus l’occasion de parcourir l’Europe : là, ils se rendraient vite compte que les « différences de mentalités » ne sont pas plus épaisses que du papier bible et que ce qui les rassemble est majeur.

  • Anonyme

    les différences ne ce font pas sur les mentalités mais hélas sur la méthode consistante à nous obliger de penser que l’autre est le danger

    car une europe des peuples consciente de sa réelle légitimité pensez vous serieusement que la commission européenne la désire

  • Anonyme

    L’Union Européenne et tout son cirque ne sont qu’un leurre.

    L’Union ? Rien que ce terme est ridicule tant le spectacle que les politiciens donnent à voir est lamentable :

    Les anglais ne veulent pas entendre parler de politiques sociales et servent de porte-avions aux américains, les polonais ne croient qu’en l’oncle Sam et accueilleront bientôt leurs armements les plus dangereux, les allemands profitent de l’incurie française pour continuer à grignoter Airbus, les luxembourgeois protègent leur paradis fiscal et leurs banques (avec la bénédiction de tous), les français se servent de l’Union pour achever la révolution libérale, les italiens font comme les français… et ça fait cinquante ans que ça dure.

    Le pouvoir qui se dissimule derrière est celui des représentants des quelques actionnaires richissimes possesseurs des multi-nationales.

    La structure internationale et les autres dans le même genre, OMC par exemple, n’ont été construite que pour court-circuiter les droits démocratiques des citoyens de chaque pays, de maitriser et de choisir leur destin. Les traités qui nous dépouillent ne font jamais l’objet de référendum, ni même d’un débat à l’assemblée avant leur ratification.

    Tout le reste, c’est du pipeau.

  • Anonyme

    Je suis surpris de voir un tel papier sur Rue 89. Il aurait pu être pondu par Quatremer qui ne fait que communiquer sur Bruxelles en stigmatisant comme il se doit la gauche « noniste » (quel horrible néologisme) et tous ces vilains français qui ne savent qu’ils ont de la chance d’être des européens bénéficiant du 118, des télécoms libéralisés, bientôt de la free energy, bref Europe is top cool.

    Plus sérieusement. Ce papier manque de profondeur car il ne fait nullement référence au plan communication lancé par la Commission européenne au lendemain du 29 mai. Celui-ci, prévoyait notamment un développement des activités sur la Toile, mais aussi une pression plus grande sur la presse régionale, nationale mais aussi sur les écoles ... Bref, la mise en place d’une réelle politique de propagande avec de gros moyens.
    Combien a couté le portail touteleurope.fr ? Comment sont payés les permanents qui rédigent les « articles » ? Quels sont les sites cités qui bénéficient de subsides de Bruxelles ? Aucune info.

    Aucune analyse également sur le fait que ces sites fonctionnent en vase clos et se renvoient la balle notamment avec les Quatremer et Riot and Co, histoire d’avoir une légitimité ou plutôt une caution morale de la part de journaliste reconnus comme de bons pédagogues européens... par Bruxelles. Tout est dit.
    Franchement, j’attends autre chose de rue89 qu’un papier que l’on pourrait lire sur le Taurillon, Etoiles, etc.

    • Anonyme

      Bonjour,
      je suis rédacteur en chef du site « Euros du Village » (Lien), cité dans l’article.
      Parmi les commentaires parus ici, on retrouve beaucoup de reproches qui sont faits à des sites comme les nôtres (propagande, etc.).

      Soit : tout le monde n’est pas pro-européen, a sa propre idée de l’Europe et toutes les opinions sont respectables. Simplement, les choses vont parfois trop loin (j’ai récement reçu une série de mail me traitant d’enc..., de tous les noms, illustrés de têtes de mort, de doigts d’honneur, etc.), tout simplement parce que j’ai eu le malheur de publier un article estimant plutôt « positif » le bilan de la présidence allemande de l’UE...

      Ces attaques, qui reprennent de plus belle ces temps ci, l’UE ayant été au premier plan de l’actu récemment, sont vraiment fatiguantes : le simple fait de parler d’Europe, d’Union Européenne, que ce soit pour saluer ce que l’on perçoit comme des avancées ou pour regretter des reculs, suffit à susciter des réactions d’une violence parfois extrême. C’est, pour le coup, quelque chose qui m’inquiète.
      Bref, un site comme Euros du Village, dont la vocation n’est que de « parler d’Europe », et non pas de faire valoir forcément une vision plutôt qu’une autre, est vite considéré par certains comme le porte-voix de ces « salauds de Bruxelles » (et je tiens à répéter que nous sommes auto-financés, et non soutenus par de l’argent public, et encore moins par la Commission, malgré ce que beaucoup de gens croient / et puis, serait-ce le cas, nous sommes assez grands et fiers pour tenir à notre indépendance).
      Sur notre version allemande, nous n’avons d’ailleurs pas à faire à d’aussi violentes réactions.

      Bref, je persiste à penser que l’Europe est en France un tabou et qu’il existe un vrai complexe à ce propos. Bien plus qu’une incompréhension, il y a aussi une peur de quelque chose de mal connu, qui n’a pas su/pu entrer dans le sens commun et qui demeure « étranger » (et là, la faute est partagée à tous niveaux, du système éducatif aux responsables politiques, en passant par les médias et certains travers propres à la fierté nationale française).

      C’est pourquoi, toutes les initiatives visant à parler d’Europe, en bien ou en mal, qu’elles soient simplistes ou non, objectives ou caricaturales, doivent être encouragées. Toute l’Europe, bien qu’émanant d’autorités publiques, a le grand mérite d’en encourager la diffusion. Des initiatives indépendantes, telles qu’Europeus ou Euros du Village, sont là pour faire vivre le débat.

      Alors je souligne encore et encore : débattons au lieu de nous envoyer des tomates (pourries) à la figure.

      Mathieu Collet, rédacteur en chef d’Euros du Village
      Lien

  • Anonyme

    Merci pour la mention. Joli surprise de retour de vacances. : -)

    Sur le fond du débat, bien évidemment qu’eToile est rattachée au MAE. Bien entendu aussi que certains blogs sont europhiles, eurosceptiques, ou à la frontière des deux. Bien évidemment aussi qu’il arrive à Euractiv de décrocher des appels d’offres de la Commission européenne et qu’il a des sponsors privés de poids.

    Je peux aussi comprendre l’agacement de Mathieu (surtout dans son cas - courriels et charmants dessins / « Mathieu, essaie le Danemark, tu pourrais bien être publié à grande échelle » : -))

    Mais ensuite ? ? Où est le mal à débattre, à informer, voire pour certains à militer ? Laisser penser que les auteurs de ces blogs n’auraient d’autres vues que de baratiner leurs lecteurs serait faire insulte à ces mêmes lecteurs. Pour l’anecdote, Europeus (pour citer l’aventure que je connais la mieux) a été créé en réaction à une pensée généralisée dans les différentes rédactions média, du type « l’Europe c’est trop compliqué, les gens n’y comprennent rien et sont de toute façon trop cons pour y comprendre quelque chose, alors on n’en parle pas » - sic !) Le plus triste est qu’il n’est pas besoin de rencontrer un actionnaire pour entendre ce discours. Un rédac chef qui n’a jamais mis les pieds hors de Paris ou de toute autre ville fait généralement très bien l’affaire...

    De là se sont greffés des auteurs tantôt pro ou anti TCE, tantôt pro ou anti adhésion turque, atlantistes ou communautaires, etc..

    Tous écrivent bénévolement. Europeus fonctionne comme d’autres avec zéro euro et se refuse à demander la moindre subvention européenne, ni même publique (fondations européennes incluses - pour des raisons d’indépendances - ce qui, avouons-le - fait de son existence un petit miracle quotidien).

    Tout cela pour rappeler un petit détail, sous-entendu dans l’article de Rue89 : enlevez les Europeus, Quatremer, Chouard, Euros du Village, Taurillon, Euractiv, etc.. et même - pourquoi pas - eToile et voyez ce qui vous restera en terme d’info/débat européen en France. Amis du vide...

    Alors oui, tout n’est pas parfait sur la blogosphère « communautaire » mais elle a au moins l’intérêt d’être présente sur un terrain largement délaissé par les grands médias. La véritable anomalie est là : non pas dans le fait que certains blogs puissent être fédéralistes ou, à l’opposé, souverainistes mais que le débat politique et médiatique européen n’existe (plus) que sur le Net.

    Sinon, et parce que l’initiative me semble intéressante à suivre, Nicolas De la Casinière, un ancien correspondant de Libé, et Laurence Aubron ont lancé il y a quelques mois de cela une radio européenne sur Nantes. Parallèlement, la radio forme de jeunes journalistes issus de plusieurs pays européens. Pour y avoir fait un saut, le truc a l’air de pas mal fonctionner et certains sujets ne manquent pas d’intérêt, par leur originalité.
    Pour ceux qui voudraient se faire une idée :
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    Christophe
    Cofondateur Lien

  • Anonyme

    Je découvre le forum.
    Je m’empresse de répondre à Christophe et de m’associer à sa réflexion. Je suis navré de voir la pauvreté des débats et surtout de l’information européenne dans les médias français.

    Je suis enchanté de découvrir grâce à lui la toute jeune antenne euradionantes.

    Après un coup d’fil à cette radio, il semble que les membres (de la première équipe européenne) soient rentrés chez eux, j’ai hâte d’entendre et de découvrir (je suis à nantes) leur deuxième équipe.

    J’ai par contre un peu de mal à saisir ce qu’ils entendent par journaliste européen de proximité ? ? ? Mais mon écoute est toute récente...

    franck