enquete 13/07/2008 à 19h13

Affectée de force dans l'un des plus mauvais lycées de France


Porter plainte contre le rectorat ? Un parent d’élèves qui vit à Paris y songe de plus en plus précisément. Après avoir alerté Rue89, il a finalement décidé de garder l’anonymat, par crainte que la médiatisation desserve sa cause. Car il espère toujours une nouvelle affectation pour sa fille, qui doit entrer en seconde à la rentrée prochaine.

L’adolescente a fait, pour l’heure, toute sa scolarité secondaire dans un collège de son quartier, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Pour septembre et l’arrivée au lycée, elle avait formulé plusieurs voeux, comme le veut la règle.

Avant même l’assouplissement de la carte scolaire, toutes classes confondues, par Xavier Darcos, les modalités des affectations au niveau du lycée avaient en effet changé l’an dernier : l’inscription dans un lycée à Paris ne dépend plus du lieu d’habitation, mais désormais de choix formulés par l’élève -sous réserve que le rectorat accepte.

« Un lycée 1 862e sur 1 865 dans le palmarès de L’Etudiant »

La fille de notre internaute, que nous appelerons Lucie, avait donc sélectionné plusieurs bahuts, dont certains étaient excentrés de son quartier de la Butte aux Cailles. Par exemple le lycée Fénelon, dans le VIe, qui offrait l’espagnol en troisième langue. C’était son premier choix... mais le rectorat en a décidé autrement.

Le 1er juillet, alors qu’elle se connecte sur internet pour découvrir son futur établissement, Lucie découvre qu’elle est inscrite à François-Villon. Situé tout à fait au sud de Paris, à proximité de la porte d’Orléans, dans le XIVe, l’établissement ne propose pas d’espagnol troisième langue. Mais, surtout, il a mauvaise réputation, précise le père de Lucie :

« J’ai sous les yeux le classement publié en janvier dernier par le magazine L’Etudiant. Et François-Villon se trouve à la 1 862e place sur 1 865 lycées passés au banc d’essai en France ! “

Drame à domicile, raconte son père qui parle même de ‘traumatisme psychologique’ :


Dès le lendemain, père et fille se rendaient au rectorat, dans l’est de Paris, pour protester. C’est là qu’ils découvrent qu’un onzième voeu avait été ajouté par le logiciel du rectorat, sur lesquels les futurs lycéens de la capitale sont tenus de formuler leurs préférences en vue de leur affectation. Ce onzième voeu, c’était bien sûr François-Villon, qui est venu ‘écraser’ les autres voeux - et s’y substituer- aux yeux du logiciel Affelnet.

Devant le rectorat, dans la file d’attente des familles indignées, ils rencontrent d’autres collégiens qui, eux, n’avaient pas inscrit dix voeux, et se sont vu rajouter, sur ce même logiciel, des choix qui n’étaient pas les leurs.

Le père envisage de porter plainte pour ‘faux et usage de faux’

Mais le père de Lucie avait conservé une sortie papier des démarches effectuées sur internet. C’est sur la base de ces extraits qu’il envisage de porter plainte pour ‘faux et usage de faux’, affirmant que le rectorat fait passer pour des choix personnels d’un élève, ce qui relève de facto de l’affectation de force. Ce fameux ‘onzième voeu’. Lui parle même de ‘diktat’ de l’académie :


Depuis la découverte et les larmes, la famille de Lucie tente de s’organiser : la mère a créé un blog pour fédérer les autres parents et le père, qui, entre-temps, a gagné le sud avec ses enfants pour le début des vacances, mobilise les médias. Même les élus du XIIIe, où ils vivent, ont été sollicités - ‘sans aucun feedback pour l’instant’.

Gêné par cette mobilisation, le rectorat a publié un communiqué de presse, en fin de semaine dernière, dans lequel il semble bien faire amende honorable :

‘Le système national d’affectation en seconde des élèves a produit une difficulté pour sa mise en oeuvre dans l’académie de Paris.’

‘Je vais aller grossir les rangs du privé avec mes enfants’

Vendredi, Rue89 n’avait reçu aucun retour du rectorat sur cette affaire. Les parents de Lucie, eux, espère que le cas de leur fille sera résolu avant le 25 août, la date que les services de l’Education nationale leur ont d’abord communiquée. En attendant, ils ont pris les devants et inscrit leur fille dans le privé... la mort dans l’âme :

‘Et voilà : ainsi, je vais aller grossir les rangs du privé avec mes enfants, ce qui revient à justifier les suppressions de poste voulues par Xavier Darcos. Tout se tient...’

Son fils aîné, lui, rentrera en terminale en septembre, dans le lycée public non loin de chez eux, où il est scolarisé depuis deux ans.

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  • ElDesdichado
    ElDesdichado
    Citoyen
    • Posté à 19h38 le 13/07/2008
    • Internaute 6513
      Citoyen

    Ça, quelque part, ce n’est pas le problème des Papalucie, c’est le problème de l’État.
    On ne peut pas ouvrir la porte au choix de l’établissement et la refermer sur les doigts de ceux qui n’ont pas le bras assez long pour en profiter.

    • thierry reboud
      • Posté à 19h54 le 13/07/2008
      • Internaute 20923

      Si, on peut.
      Même que ça s’appelle ensemble tout devient possible et bienvenue dans la France d’après.

    • kawouede
      kawouede répond à ElDesdichado
      • Posté à 20h55 le 13/07/2008
      • Internaute 27995

      Le but c’est évidemment, justement, d’envoyer au privé les parents « mécontents » contre « cette administration de nuls » et cette « école publique qui ne sait pas les tenir ».

      Je ne nie pas les avantages du privé (Meirieu en parle : innovations pédagogiques etc.) mais c’est bien la destruction du public de qualité (à part pour certains établissements « bien classés ») que vise le ministre actuel, et au-delà l’idéologie présidentielle qui l’anime.

  • Jos31
    Jos31
    Ingénieur en informatique
    • Posté à 20h09 le 13/07/2008
    • Internaute 39278
      Ingénieur en informatique

    Le problème n’est pas l’affectation en elle meme, mais le fait que ce choix ne figurait pas sur sa liste de choix pour sa fille et a été rajouté sans son consentement sur la liste de voeux.

    C’est ceci qui pourrait se retourner contre le rectorat

    Enfin bon avec la fin de la carte scolaire, ce genre d’incidents risquent de se multiplier...

    • thierry reboud
      thierry reboud répond à Jos31
      • Posté à 21h45 le 13/07/2008
      • Internaute 20923

      Oui, tout à fait, du moins c’est le problème que soulève Monsieur Papalucie. Et là-dessus, je ne me suis pas prononcé (notamment parce que je n’y pane rien).
      N’empêche que Monsieur Papalucie tient un drôle de discours qui me pose un autre genre de problème.

  • RueDeLaPoupéeQuiTousse
    • Posté à 20h17 le 13/07/2008
    • Internaute 34022

    Puisque tu poses la question de ce qu’il convient de faire de ce genre d’établissement, pourquoi ne pas envisager la possibilité de faire en sorte que le lycée en question soit un meilleur lycée ? ...

    • thierry reboud
      • Posté à 21h43 le 13/07/2008
      • Internaute 20923

      Tout à fait d’accord avec toi : ce qui implique, entre autres, que ce lycée ne soit pas, entre autres, victime du recrutement et du rejet à la carte (pas scolaire, la carte, tu m’as compris).

    • mechante langue
      • Posté à 23h52 le 13/07/2008
      • Internaute 28480

      « Puisque tu poses la question de ce qu’il convient de faire de ce genre d’établissement, pourquoi ne pas envisager la possibilité de faire en sorte que le lycée en question soit un meilleur lycée ? ... »

      Et comment faites vous en tant que parent quand dans les classes de certains lycées il y a 5 perturbateurs et 15 glandeurs ce qui est souvent la cause principal du faible niveau de certains lycées ?
      Savez vous qui sont le premiers a detourner la carte scolaire ?
      Les profs pour leurs enfants ! ! ! !

       
      • XavXav
        XavXav répond à mechante langue
        • Posté à 10h18 le 14/07/2008
        • Internaute 28444

        Piste : en recrutant du personnel ? En faisant des classes plus petites ?

      • hassancehef
        hassancehef répond à mechante langue
        pourfendeur de neuneus
        • Posté à 11h48 le 15/07/2008
        • Internaute 27308
          pourfendeur de neuneus

        tu peux y ajouter les conseillers municipaux, également...

      2 autres commentaires
    • CourageuxAnonyme
      • Posté à 00h13 le 14/07/2008
      • Internaute 24324
        le vrai

      Oui. Espérons que Papalucie y enverra finalement sa fille.

    • A.V.
      • Posté à 10h09 le 14/07/2008
      • Internaute 24685

      @ Poupée

      Alors là Poupée, je m’inscris en faux contre ta suggestion. François-Villon, en tant que presque plus mauvais bahut de France, est un projet pilote. Le marché du travail exige de moins en moins de qualifs, et c’est exactement ce que ce lycée tente de satisfaire. Ceux qui sortent de Villon font moins d’études, trouvent plus vite un job, financent les retraites plus tôt, et pourront arrêter de cotiser avant 70 ans.

  • kawouede
    • Posté à 20h52 le 13/07/2008
    • Internaute 27995

    Je suis assez d’accord.

    Le problème c’est qu’on a construit un rapport à l’école de client : « je veux le meilleur pour mes enfants ». L’élitisme et la folie des classements (mais que veut dire celui de l’Etudiant ? il y a des lycées où les profs font, avec des élèves « mauvais » (ah que cette façon de raisonner est stupide) mieux que d’autres avec de très « bons »...)

    BREF c’est notre regard sur l’école et l’éducation qu’il faut changer. Cet article montre un problème qui fait partie du problème. La journaliste aurait dû mettre plus de distance.

    Personnellement j’attends une vraie mobilisation de masse à la rentrée, et pas la résolution des « cas » particuliers qui est finalement la solution de notre administration soumise à une idéologie ultralibérale (quelle fausse liberté que la suppression de la carte scolaire !), celle qui mine le mouvement social potentiel ici.

  • Lorycalque
    • Posté à 21h34 le 13/07/2008
    • Internaute 14591

    De quel droit te permets-tu de dire ce qui est bien pour les enfants des autres, toi qui n’en a pas, Thierry ? Fais-en, et on en reparlera. Tu appliqueras tes belles idées D’ABORD sur la peau des tiens, OK ?

    • thierry reboud
      • Posté à 21h41 le 13/07/2008
      • Internaute 20923

      Eh bé, Lory ! ? Bille en tête ?
      Je ne dis rien de ce qui est bon ou mauvais pour les enfants des autres, et d’autant moins que ce n’est pas le sujet.
      J’écoute le discours que tient Monsieur Papalucie. Or le discours que tient Monsieur Papalucie contient au moins un angle sombre qu’il est plaisant d’éclairer, à savoir qui vaut suffisamment peu pour être mis dans un lycée qui ne mérite pas Lucie. Ce n’est pas une question d’éducation, c’est une question sociale.
      Sans compter que je trouverais étrange d’interdire à quelqu’un qui vivrait en Italie (il doit bien en avoir, non ?) de se prononcer sur la situation française : ça doit bien me donner le droit de causer de ce qui m’intéresse, tu ne trouves pas ?
      Bon, à part ça, tu fais la gueule ? Ben moi je t’embrasse.

       
      • Lorycalque
        • Posté à 22h08 le 13/07/2008
        • Internaute 14591

        La question est bcp plus simple. Le Papalucie ne pense pas avoir mis au monde on ne sait quel génie. C’est un monsieur tout le monde qui aime bien sa fille et qui ne lui souhaite pas le pire, ce qui part d’un bon sentiment paternel. DONC il cherche à envoyer sa fille dans un lycée pas trop pourri lui permettant de conserver ses chances, ce qui est HUMAIN.

        Mes enfants sont allés à l’école publique qui en province offre un niveau correcte équivalent à ce que j’ai pu connaitre. Il est tout à fait évident que si j’étais restée en Seine-Saint-Denis, mes enfants seraient allés à l’école privée comme leur cousins.

        On n’embrasse pas les sorcières, on les salue. On embrasse les fées, c à d des jeunes sorcières. Quand elles sont jeunes on les appelle fées. Et quand elles sont vieilles on les appelle sorcières ; mais c’est toujours les memes, ce n’est qu’une question d’appellation.

        • thierry reboud
          • Posté à 22h16 le 13/07/2008
          • Internaute 20923

          Comme dit l’autre, j’embrasse qui je veux (à condition que tu ne me retournes pas une mandale, of course), et devant tout le monde encore.

          Maintenant, pour revenir à la brebis de Monsieur Papalucie, le problème que moi personnellement, je vois dans cette histoire dépasse un poil le cas particulier. Comme très souvent, tu cherches à personnaliser une situation qui pose (entre autres) une question politique et sociale.

          Tu ne m’en voudras donc pas (ou bien tu m’en voudras) si je trouve que la réponse apportée par Monsieur Papalucie à cette question politique et sociale est très représentative de son époque, notamment pour ce qu’elle révèle de consentement à la ségrégation sociale et aussi par son aspect consumériste comme l’ont souligné d’autres commentateurs.

          Franchement, ce que tu as fait pour tes enfants et ce que je n’ai pas fait pour les pas-miens, c’est sans aucun doute très bien mais, au-delà de la satisfaction que toi et moi pouvons en retirer, on s’en fiche un peu, non ?

          • Lorycalque
            • Posté à 22h30 le 13/07/2008
            • Internaute 14591

            Mais les gens personnalisent les situations. Cet homme ne répond pas et ne cherche pas à répondre à une question sociale et ce n’est d’ailleurs pas son role, il répond au problème que lui pose personnellement le fonctionnement scolaire. Les gens ne sont pas des héros.

            • thierry reboud
              • Posté à 22h51 le 13/07/2008
              • Internaute 20923

              Ah mais si ce n’est qu’un problème personnel, il n’a pas grand chose à faire sur la place publique dans ce cas.
              Disons que son problème personnel m’intéresse au double titre politique et social.

              • mechante langue
                • Posté à 23h48 le 13/07/2008
                • Internaute 28480

                « Disons que son problème personnel m’intéresse au double titre politique et social. »

                Meme pas .
                Cela permet par contre d’illustrer votre posture de donneur de leçon et d’irresponsable .
                Vous demandez a ces parents de sacrifier leur fille pour votre cause !
                D’autant plus que ce n’est pas vous qui paierez les pots cassés

                • thierry reboud
                  • Posté à 00h01 le 14/07/2008
                  • Internaute 20923

                  Moi aussi, je vous aime.
                  C’est avec des « raisonnements » comme ça que vous faites un Etat ? Un pays ? Je vous répète (puisqu’il semble que vous soyez dur de la feuille) que le cas personnel de Monsieur Papalucie et sa fille n’a, en soi, aucun intérêt. Donnez-vous un peu la peine de lire les petits caractères ! (Je ne vous l’ai pas déjà suggéré ?)
                  Quant à savoir ce qui m’intéresse, moi et à quel titre, ne m’en veuillez pas, mais je crois que je suis beaucoup mieux placé que votre considérable personne.

                  • mechante langue
                    • Posté à 00h35 le 14/07/2008
                    • Internaute 28480

                    « Je vous répète (puisqu’il semble que vous soyez dur de la feuille) que le cas personnel de Monsieur Papalucie et sa fille n’a, en soi, aucun intérêt. “

                    Si, il a un interet ! Et un gros . C’est de nous avoir permis de constater votre habituelle posture de donneur de leçon moraliste
                    Vous raisonnez en idéologue en démagogue . Vous n’affrontez jamais le réel . Vous etes dans la posture .
                    Bien sur que ce cas n’a aucun intert pour vous , puisqu’il vous obligerait a vous confronter aux faits

                    ‘Quant à savoir ce qui m’intéresse, moi et à quel titre, ne m’en veuillez pas, mais je crois que je suis beaucoup mieux placé que votre considérable personne’

                    Rassurez vous ,je n’ai aucun interet pour votre personne .

                    • thierry reboud
                      • Posté à 01h20 le 14/07/2008
                      • Internaute 20923

                      Jézumarijozefétoulécinduparadi ! Mais quelle truffe !

                      Dites-moi, Méchante langue, est-ce que la notion de principes républicains évoque un tant soit peu quelque chose pour vous ?
                      D’après vous, réclamer une plus grande rigueur dans l’application des principes républicains, ce serait faire preuve de démagogie ? Pardon, mais depuis combien de temps avez-vous quitté la France ?

                      Croyez que je suis tout à fait navré que ma personne ne vous intéresse pas. Ne sais pas si je m’en remettrai. Tiens, je vais aller chouiner dans mon coin, ça me soulagera peut-être. Vous me brisez le coeur et l’âme, Méchante langue. Vous avez mauvais fond. Vilain, Méchante langue. (C’est marrant, je ne me rappelais pas que vous étiez d’une intelligence aussi médiocre...)

                    • dulconte
                      dulconte répond à mechante langue
                      Mordu par un fachogarou
                      • Posté à 02h20 le 14/07/2008
                      • Internaute 250
                        Mordu par un fachogarou

                      décidement : Vous raisonnez en idéologue en démagogue .
                      parce que vous n’êtes ni idéologue ni donneur de leçon, je n’avais pas remarqué ! ou alors être idéologue et donneur de leçon est une aberration de gauche, alors que à droite on ne donne que de bonnes solutions et qu’on a toujours raison.

                      Je sais je schématise, mais une fois encore je me demande pourquoi je vous répond.

                      vous ne seriez pas pote avec le Izzara vous avez la même suffisance que lui.

                      • mechante langue
                        • Posté à 09h39 le 14/07/2008
                        • Internaute 28480

                        « décidement : Vous raisonnez en idéologue en démagogue .
                        parce que vous n’êtes ni idéologue ni donneur de leçon, je n’avais pas remarqué ! “

                        J’essaie en permanence de m’affronter au réel et la c’est moins facile pour tenir la posture du donneur de leçon de morale drapé dans sa pureté .
                        Un exemple je me rappelle vous avoir lu ,militant pour l’entrée de la Turquie dans l’UE, parce que les paysans turcs sont vachement sympa (ce que je ne doute pas ) et que si on s’oppose a cette adhésion c’est qu’on doit pas etre sympa .

                        ‘ou alors être idéologue et donneur de leçon est une aberration de gauche, alors que à droite on ne donne que de bonnes solutions et qu’on a toujours raison.’

                        Je pense ne pas etre le seul a avoir remarqué que la gauche avait des discours complétement démagogique et irréaliste qui aboutissaient a des politiques souvent inverses quand elle etait au pouvoir

                        • dulconte
                          dulconte répond à mechante langue
                          Mordu par un fachogarou
                          • Posté à 14h03 le 14/07/2008
                          • Internaute 250
                            Mordu par un fachogarou

                          je n’ai jamais parlé des paysans trucs et une fois de plus vous réduisez dramatiquement ce que j’ai pu dire, ce côté sympathique (entre autre) n’était apparu qu’au moment ou j’avais essayé d’expliquer pourquoi je me sentait plus proche d’un Turcs que d’un Polonais ou un Ukainiens. Mais bien sur ce que je disais ne se limitais qu’à ah ouias les trucs ils doivent entrer dans l’Europe paque y sont super cool (ce genre de manière s’appelle de la mauvaise fois pour ne pas dire du mensonge pur et dure)

                          La droite faisant campagne sur le pouvoir d’achat et destructurant tout le tissus social français construit au cours de plus d’un siècle de lutte. Tissus social qui est le seul à pouvoir assurer un pouvoir d’achat (que je déteste ce terme) « décent » à la Frange de la population la plus pauvre du pays, n’est absolument pas la preuve d’un discours démagogique je dirai même populiste et une politique totalement inverse... Bien sur que non.

              • A.V.
                A.V. répond à thierry reboud
                • Posté à 10h48 le 14/07/2008
                • Internaute 24685

                Bon, dis-moi Thierry. Imagine que tu aies un problème de pellicules (je prends cette exemple because ta superbe chevelure). Et là, tu t’en vas acheter un shampooing antipelliculaire. La démarche narcissico-humaine consisterait à trouver un bon produit pour avoir de beaux cheveux (tu me suis ?), tandis que la démarche sociologico-politico-altruisto-démocratique consisterait à chercher un produit plutôt moyen en te disant que la densité et la richesse du tissu économique dépend du nombre d’entreprises et qu’il vaut mieux donner sa chance à tout le monde plutôt que de privilégier quelques-uns qui finiraient par avoir une situation de quasi-monopole sur le marché ; ensuite, tu militerais pour l’amélioration des shampooings pendant toute ta vie si nécessaire, quitte à avoir des cheveux affreux.
                Ai-je bien mordu l’esprit ? ...

                • thierry reboud
                  thierry reboud répond à A.V.
                  • Posté à 11h27 le 14/07/2008
                  • Internaute 20923

                  Ave, sculpteur.
                  Très bien trouvé, ton exemple : il suppose donc d’emblée que l’école, à l’instar du shampoing, est un produit de consommation, ouvert à la concurrence et faisant l’objet d’un marché. Plus grand chose à voir avec l’idée d’école publique... Disons que ton exemple implique un projet de société qui n’a rien pour me réjouir et que je suis plus enthousiasmé par la suggestion de RueDeLaPoupéeQuiTousse.
                  Bon, par ailleurs tu ne pouvais pas le savoir, mais je viens d’aller me faire ratiboiser la calebase ; -). Quelque chose me dit que je vais faire des économies de shampoing.

                  • A.V.
                    A.V. répond à thierry reboud
                    • Posté à 11h53 le 14/07/2008
                    • Internaute 24685

                    Heureusement que je n’ai pas pris l’exemple des morpions...
                    Dans le cas de l’école et du shampooing, je ne dirais pas « produits de consommation », mais « outils ». D’autant que ce père de famille n’a pas érigé l’enseignement privé en principe éducatif, et qu’il amène son problème sur la place publique, ce qui est somme toute une démarche citoyenne. Il veut juste éviter à sa fille de se retrouver dans un des bahuts les plus pourris, réaction légitime et pas si difficile à comprendre.
                    Puisque tu t’es fait ratiboiser, on ne va pas se crêper le chignon (ou couper les cheveux en quatre). Pourquoi ce relookage ? ... Je croyais qu’une longue chevelure protégeait de l’effet de Foëhn et diminuait ainsi le risque de prendre froid.

                    • thierry reboud
                      thierry reboud répond à A.V.
                      • Posté à 20h48 le 14/07/2008
                      • Internaute 20923

                      En effet, heureusement... Ignores-tu que le morpion est une espèce protégée dont l’écosystème doit être préservé ?

                      Produit de consommation ou outil, je veux bien. Mais ça ne change rien au fait que tu admets que l’accès à cet outil passe par le mécanisme du marché. Or, de mon point de vue du moins, l’outil Enseignement doit être dispensé par la puissance publique. Que l’enseignement soit de moins bonne qualité à certains endroits devrait inciter l’Etat à l’améliorer : mais ça, ça coûte des sous et puisqu’on nous serine à longueur de temps que nous ne voulons pas plus d’impôts... (Et je n’ai certes pas de gosses, mais je paie des impôts, et pas mal encore, et je n’y rechigne pas le moins du monde !)

                      Pourquoi le relookage ? Bof... Je n’en sais rien. De toute façon, maintenant c’est fait. (Et pour le froid, j’habite dans l’hémisphère Nord : juillet, ça va encore ; °

      15 autres commentaires
  • welcome_at_guillaume_home
    • Posté à 23h00 le 13/07/2008
    • Internaute 43671
      .

    La vie de sa fille, personne ne va la faire pour elle.
    Un magazine d’information se permet de faire des classements sur des établissements scolaires publiques.
    Il est donc normal de vouloir le meilleur.
    Il est peut être moins normal qu’on autorise ce genre de classement, pour de l’enseignement publique.

    • CourageuxAnonyme
      • Posté à 00h17 le 14/07/2008
      • Internaute 24324
        le vrai

      Ouais. De quel droit ils se permettent ça d’abord ? Après les parents ils stressent et tout... c’est pas gentil. Et les gens qui travaillent au rectorat se font insulter, et on dit que les profs sont nuls... Ahlala...

  • ART MONIKA
    • Posté à 00h28 le 14/07/2008
    • Internaute 10855

    Bien d’accord avec Thierry Reboud : cet article m’a gênée. Il faut déjà avoir beaucoup d’informations, accès à Internet, etc, afin de « choisir » le « meilleur » lycée pour sa fille. Autant dire que la crainte du papa-de-lucie est que sa pauvre petite se retrouve avec des « mauvais élèves », probablement des enfants de milieux très défavorisés... ou, en d’autres termes, dans le ghetto où l’on cantonne de plus en plus fermement les « pauvres », les « ratés ». C’est sympa pour le Lycée François-Villon !
    Triste ségrégation que les actuels « classements » très à la mode ne font qu’exacerber. Au contraire, Mr papa-de-Lucie, luttez contre la ségrégation et battez-vous pour que l’on mélange, comme on le fait encore dans les campagnes, les enfants des riches et ceux des pauvres. Battez-vous pour que l’Ecole de la république soit celle des tous les enfants. Ou alors, inscrivez votre fille en école privée, payante, là où on trouve plus de riches et donc un meilleur « niveau ».
    Brr...

    • DBL8
      DBL8 répond à ART MONIKA
      Retraité
      • Posté à 07h00 le 14/07/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Vous vous trompez, ce n’est pas parce-que le lycée à des « pauvres et des ratés » qu’il ne veut pas que sa fille y mette les pieds ; c’est pour l’« ambiance » qui y règne !

      Si ce lycée est comme j’en connais dans le 93, je le comprends très bien, encore un peu de temps, et les profs feront leurs cours derrière des grillages pour ne pas être agressés ; enfin grillage au début, rien ne dit que certains d’entre-eux ne veuillent pas faire les cours par vidéo ! Au vu des agressions qu’ils subissent.

      OUI, je pousse, mais es-sûr ?

  • Baal-84
    • Posté à 04h29 le 14/07/2008
    • Internaute 31275

    Statistiquement peu importe la qualité des lycées, même s’ils sont tous géniaux avec 100% de réussite au bac et 0% de délinquance, il y aura toujours un dernier au classement. Je vois pas trop comment on peut faire pour que tout le monde aille dans la moyenne haute ... Dans ce cas on ferme l’autre moitié et dans le nouveau nombre il y en aura encore la moitié en dessous de la moyenne, il n’y a aucune solution.

    Et en général on se plaint du « bras long » quand on en a pas ...

    Bref il reste le privé ou les cours à la maison, après tout l’école n’est pas obligatoire, seule l’instruction l’est. M’enfin avec un père qui croit que le choix de la dernière option est un faux je conseille plutôt le privé.

  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 06h49 le 14/07/2008
    • Internaute 19562
      Retraité

    Cela s’appelle le choix de chacun ! ! Et à voir ce qu’il ce passe dans certains établissements... je le comprends même si je ne connais cet établissement !
    Même les médias ne relatent QU’UNE FAIBLE partie des problèmes qui s’y déroule.

    Quand à aller grossir les rangs des élèves du privé... c’est trop tard pour cette année (peut-être l’année prochaine si il inscrit sa fille, dès la rentré), déjà qu’il y a un test pour y entrer... et le niveau des classes du privé n’a rien à voir avec le public ; au moins deux classes d’écarts.
    Et c’est du vécu à plus de 20 ans d’écart.

  • Photine
    • Posté à 16h38 le 15/07/2008
    • Internaute 11770

    Et, s’il ne désire infliger ce lycée à aucun genre d’élève, pourrait-il nous préciser ce qu’il convient de faire de ce genre d’établissement ? Le raser ?

    En fait, oui : le fermer.

    Quand un établissement scolaire a si mauvaise réputation, le mieux est de le fermer et de répartir ses élèves dans les établissements autour.

    Pas facile à faire à Paris (problème de place) et bien évidemment avec transfert de moyens.

    Je suis dubitative sur la suppression de la carte scolaire, mais il ne s’agit pas de celà.

    1) le lycée en question n’était pas dans les 10 voeux (10, c’est déjà pas mail ! ! ! !)
    2) il est compréhensible que des parents ne veulent pas envoyer leurs enfants dans des lycées à gros problèmes de discipline (d’ù le fait de fermer ou de modifier radicalement le recrutement)

  • thierry reboud
    • Posté à 19h50 le 13/07/2008
    • Internaute 20923

    Désolé pour les riverains qui penseraient que ça pourrait être passionnant : message perso total hors-sujet...)

    Salut Prolo, ça faisait une paye, dis-moi.
    Bon, j’ai un souci avec ta boîte : les messages que je t’envoie me reviennent pleine tronche. Tu y comprends quelque chose ? Hasta plus, compañero.

  • Camelback
    Camelback
    Etudiant en bioinformatique
    • Posté à 19h50 le 13/07/2008
    • Internaute 32243
      Etudiant en bioinformatique

    Pris de vitesse aussi, mais complètement d’accord. Oui, le système actuel avec ces fameux voeux, dont un enseignant avait déjà expliqué sur Rue89 qu’ils étaient totalement factices, est idiot.
    Mais ce père et sa réaction le sont encore plus. Je commence à être lassé des parents qui considèrent tous leurs enfants comme des génies, et qui de fait se dressent contre tous ceux qui osent leur expliquer que ce n’est pas le cas. Quand des parents s’impliquent dans le lycée parce que les conditions d’études de leurs enfants ne leur parait pas correct, fort bien, mais qu’ils osent se baser sur des comparatifs comme ceux de l’Etudiant, qui est tout sauf un magazine de référence, pour refuser l’affectation choisie par le rectorat et aller dans le privé, c’est totalement ridicule.

    • mechante langue
      • Posté à 23h44 le 13/07/2008
      • Internaute 28480

      « Mais ce père et sa réaction le sont encore plus. Je commence à être lassé des parents qui considèrent tous leurs enfants comme des génies »

      Mais ou avez vous lu cela . Il veut le meilleur pour sa fille . Il considére que sa fille aura de plus grande chance de réussir dans un bon lycée que dans un lycée pourri Et le probléme (pour vous) c’est qu’il n’a pas tort ! ! !

  • Lorycalque
    • Posté à 21h37 le 13/07/2008
    • Internaute 14591

    Vous avez naturellement des enfants immensément heureux et réussissant magnifiquement dans un lycée de la zone , vous pour parler ainsi, n’est-ce pas ?

  • mechante langue
    • Posté à 23h43 le 13/07/2008
    • Internaute 28480

    Vous n’etes qu’un donneur de leçon !

  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 07h16 le 14/07/2008
    • Internaute 19562
      Retraité

    Ce n’est pas le « lycée » qui est pourrit, mais l’ambiance qui y règne !
    Aller faire un tour à la sortie de quelque uns d’entre-eux... après nous verrons si votre avis est le même !

    « ...financé par le même état ... » pensez-vous qu’il y aurait assès de places dans le public si ceux du privé fermaient ? Ses lycée enseignent le même programme que ceux du public, et des parents ce prive pour que leurs enfants y aillent !
    La grande différence... les élèves qui ne respectent pas le règlement interne... dehors ! Et cela peut aller très vite si l’élève insiste.

    Savez-vous qu’il y a presque jamais de profs absents dans le privé ? Et les journée de cours se déroulent du matin au soir, pas pour une heure ou deux parfois ! Il arrive que des lycéens est plus de temps de transport que de cours ! Cela arrive au lycée Courbet à Romainville (93).

  • marabbeh
    marabbeh
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 19h40 le 13/07/2008
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    Il me paraît normal que les parents de Lucie choisissent leur lycée, puisque - en théorie - on leur propose le choix. Ou alors qu’on impose franchement un établissement scolaire à tous les enfants. Mais pas cette mascarade de carte scolaire...

    • thierry reboud
      • Posté à 19h52 le 13/07/2008
      • Internaute 20923

      Oui, bien sûr qu’on propose le choix. Mais, pour de simples raisons pratiques, il est très douteux que les choix puissent être tous honorés, sauf à agrandir Louis-le-Grand et Henri Quatre très considérablement ! (Raison pour laquelle, d’ailleurs, je suis très réservé sur le libre choix de l’établissement, mais c’est une autre question.)

    • CourageuxAnonyme
      CourageuxAnonyme répond à marabbeh
      le vrai
      • Posté à 00h19 le 14/07/2008
      • Internaute 24324
        le vrai

      Oui finalement, leur proposer le choix même entre de établissements publiques, c’est déjà les inciter à aller dans le privé...

  • Itello
    Itello
    a le bac
    • Posté à 19h53 le 13/07/2008
    • Internaute 47279
      a le bac

    « Pas à François-Villon mais à Bergson ou Paul Valéry, pareil quoi ! »
    Voici donc la liste des sous-lycées où ne peuvent rentrer que les sous-lycéens ?

  • Alain Provist
    • Posté à 19h57 le 13/07/2008
    • Internaute 19517

    Quelques remarques :
    1. Ces classements de lycée en fonction de leurs résultats sont horripilants. Que signifient les 99% de réussite au bac d’un lycée (ex. Louis-le-grand, Henri IV) qui sélectionne les élèves à l’entrée) et les 60% d’un établissement difficile de banlieue ? Peut-être que dans les premiers, les élèves sélectionnés pourraient avoir leur bac sans les professeurs alors que dans les seconds la qualité et l’engagement des enseignants permet de passer de 30% à 60%... Il faudrait mesurer le différentiel entre le niveau d’entrée et le niveau de sortie pour évaluer les performances d’une équipe.

    2. De fait, on mesure maintenant les effets de la suppression de la carte scolaire. Les quelques bons élèves qui tiraient vers le haut les classes des établissements « difficiles » se ruent désormais vers les lycées de meilleure réputation. Conséquences :
    - les classes de ces lycées d’élite sont à 45 élèves et les élèves qui tentent l’aventure et qui n’ont pas les reins solides sont laminés dans une pédagogie où l’on n’a guère le temps de s’occuper d’eux. Ces élèves sont souvent loin de chez eux et ne vivent pas toujours très bien le dépaysement.
    - les ghettos se sclérosent un peu plus par la perte de ces « meilleurs éléments » et les enseignants découragés finiront par demander leur mutation dans le bon lycée précédemment évoqué... mécanique infernale

  • dulconte
    dulconte
    Mordu par un fachogarou
    • Posté à 20h00 le 13/07/2008
    • Internaute 250
      Mordu par un fachogarou

    Quelqu’un pourrait m’expliquer comment fonctionne ce système de choix ?

    Ce n’est pas tellement le fait que la gamine se retrouve dans un mauvais lycée qui me gène mais plutôt qu’une option, un choix pédagogique soit mis de côté.

    De plus l’étrange c’est l’ajout d’un 11ème choix.

    Donc comprendre comment marche ce système de choix serait intéressant. non ?

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