revue de commentaires 12/07/2008 à 13h32

Pour beaucoup de riverains, « le PS a un bel avenir derrière lui »

Arthur Nazaret | Journaliste


La tribune « Cher Parti socialiste, peux-tu être l’avenir de la gauche ? “ a fait réagir beaucoup de riverains. Dans une lettre adressée aux principaux dirigeants du PS,jjezfm s’inquiétait des difficultés actuelles du parti à rassembler, comme par le passé, les électeurs de gauche, dégoutés par l’omniprésence des querelles de personnes au sein de sa direction.

A lire les réactions, le PS sera bientôt confronté à un désert d’avenir. Ainis, pour philcgtbollore, délégué syndical :

‘Le PS est sans leader, sans programme plus grave encore sans philosophie politique. Alors pourquoi s’étonner de la montée de l’audience de l’extrême gauche ?

Beaucoup reprochent aux socialistes de se contenter de gérer l’économie de marché. Comme karIM qui écrit :

Peut on faire confiance aux socialistes pour orienter la société vers plus d’égalité ? La réponse est clairement non aux regards des inégalités d’aujourd’hui. (…) Depuis 1983, ils ont surtout accompagné la folie capitaliste.’

‘Trouver un Jaurès pour redonner au PS une idéologie de gauche’

Le ‘coming out’ du parti socialiste concernant son positionnement social démocrate nourrit aussi les interrogations. Où en est le PS ? r_ v se ‘demande pourquoi le PS ne veut plus être de gauche ! J’ai l’impression que le PS (qui n’a aujourd’hui de socialiste que le nom, si l’on regarde la définition du socialisme) veut se défaire de son image de parti de gauche.’

On sent aussi dans les commentaires un brin de nostalgie. Ce que résume Ehim : ‘Le Parti socialiste a un bel avenir derrière lui.’ Alors certains invoquent la figure de Jaurès, comme karIM et philcgtbollore. Pour ce dernier :

‘Il est urgent de retrouver un Jaurès pour redonner au PS une idéologie de gauche, de vraie gauche, et enfin retourner vers les plus pauvres, reprendre le dialogue avec les exclus du système capitaliste qui semble si bien plaire aux bobs du bureau politique du PS.’

Quelques téméraires tentent bien de défendre le PS, à l’image de cam14 :

‘Oui, allez, le PS est nul. Mais les électeurs de gauche, ils sont pas nuls, hein ? En 2002, il leur fallait quoi, après la CMU les 35 heures, la baisse du chômage, le pacs, les emplois jeunes, la suppression de la vignette, la Tipp flottante, la suppression du droit de bail sur les loyers, la sécu équilibrée, la baisse des déficits... ? Il leur fallait quoi encore, à tous ceux qui sont partis à la pêche ce jour là ou qui ont voté ailleurs ? A vouloir le grand soir et toujours plus, nous voilà avec quinze ans de droite. Facile de dire après que le PS est nul. Bien sûr, aucune responsabilité des électeurs de gauche, ce sont des irresponsables.’

‘Le PS est en ébullition, les militants ne restent pas immobiles’

Si, au niveau national, les éléphants en prennent pour leur grade, les commentaires sont plus indulgents pour les élus locaux. Dragon 29 :

‘Le PS actuellement est en ébullition (je suis militant), je peux vous assurer que sur le terrain les militants ne restent pas immobiles, au niveau des sections et des fédérations idem, mais là où ça pêche c’est au niveau de la direction nationale (…) Mon espoir ? Que le congrès se passe au mieux, qu’il en sorte une ou un premier secrétaire rassembleur pour préparer les échéances des européennes et de 2012.’

Loliv attend lui aussi beaucoup du congrès mais pour des raisons radicalement différentes : ‘Sans être un partisan du pire, je n’espère qu’une chose : que le parti explose au congrès. On pourrait alors voir apparaître une nécessaire reconstruction. Espérer une renaissance. Retrouver de l’espoir dans la politique.’

Pour Jaycib ‘le problème est que nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre le(s) résultat(s) du congrès de novembre : c’est en ce moment même que nous prenons une branlée.’

‘Besancenot, le seul à utiliser les mots ’partage des richesses’’

Alors, un certain nombre de riverains détournent leurs regards du PS. ‘Le PS actuel, écrit Gotch, n’est pas l’avenir de la gauche, il n’a tout simplement pas d’avenir lui-même. C’est plus à gauche qu’il faudra chercher et trouver le sursaut salvateur.’

Le Nouveau parti anticaptaliste (NPA) d’Olivier Besancennot suscite l’intérêt de certains riverains. Jacqou y croit :

‘En Mai 68, j’ai eu un espoir avec le PSU, mais j’ai vite déchanté.

Aujourd’hui, je place cet espoir dans le NPA avec le sympathique facteur (pendant la campagne présidentielle, c’est le seul que j’ai entendu employer les mots ’partage des richesses’) et aussi dans le mouvement ’Tous ensemble en même temps’ qui semble se développer sur la Toile’.

A lire aussi : Cher Parti socialiste, peux-tu être l’avenir de la gauche ?

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  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 14h26 le 12/07/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    « Quand on entend Strauss-Kahn invoquer la social-démocratie pour justifier la glissade au centre... »

    Mais, Thierry, la « glissade au centre », ça ne date pas d’hier ! Cf. Guy Mollet, chef de la SFIO (qui comptait encore bon nombre d’ouvriers dans ses rangs), qui a gouverné avec le MRP chrétien-démocrate et une pléthore de petites formations difficilement classables (RGR = Edgar Faure, si je ne m’abuse (correction souhaitée si je me plante) ; Parti Radical = Edouard Herriot ; UDSR = Mitterrand). On a donc tout oublié de la IVème République ?

    Idem pour le PSU, qui a été le parti de la gauche « révolutionnaire » non-PCF, mais aussi de... Pierre Mendès-France et de Michel Rocard.

    Ramener le PS à ses fondamentaux ? Ah oui, lesquels ? Ceux du programme commun de la gauche qui a permis de porter Mitterrand au pouvoir en 81, mais qui ont été reniés dès la première alerte en 83 (avec Fabius aux commandes) ?

    Autant dire qui on est vraiment. L’un des gros problèmes du PS est cette ambiguïté foncière, qui consiste d’une part à revendiquer une identité « de gauche » nationalisante et nivellante des inégalités sociales, et de l’autre à s’adapter aux circonstances, quitte à paraître le parti de toutes les « trahisons ».

    L’émancipation sociale et la redistribution sont l’objectif de toutes les social-démocraties dignes de ce nom (SPD, PSOE, par ex.), mais elles au moins ne craignent pas dire qui elles sont.

    A mon sens, le problème de fond du PS est l’hypocrisie, laquelle met beaucoup de leaders du parti mal à l’aise. C’est une spécifité qui le paralyse depuis longtemps. J’espère qu’un clarification judicieuse interviendra sur ce point, mais sans trop y croire.

    • pablico
      pablico répond à Jaycib
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h03 le 12/07/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      plagions : ’un PS nommé désir’

      il manque pas grand chose, au PS, juste un meneur charismatique. Les idées sont là, mais il faut les démêler et les mettre en ordre, cela s’appelle un programme.
      Il faut une alternative à la droite, pour avoir l’air d’une démocratie. Sinon notre démocratie va ressembler à un parti unique, une ’uniquecratie’.

      la frontière entre ’l’uniquecratie’ et l’iniquité est tenue.

       
      • Animateur
        Animateur répond à pablico
        Fondateur du Comité de (...)
        • Posté à 15h41 le 12/07/2008
        • Internaute 46593
          Fondateur du Comité de (...)

        Un leader charismatique ? Mouais... encore faut il trouver le bon et c’est mal parti. Je suis vraiment pessimiste pour le PS qui finira pas se faire dépasser par sa gauche et ouvrir un boulevard à la droite. Ils l’auront bien cherché mais les hommes et femmes de gauche non ! Si le PS s’inscrivait dans la lutte contre le gouvernement, idéologie contre idéologie, il retrouverait peut être un intérêt. J’espère que leurs militants s’en rendent compte et qu’ils tenteront de faire bouger ça de l’intérieur, par la base.

        Aujourd’hui, la politique gouvernementale casse nos acquis sociaux et nos libertés. Le programme du CNR est dépouillé. Du coup, pour lutte on doit s’organiser en dehors des partis et des syndicats. Demain aura lieu la Nuit des Résistances !

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        • Mon-Al
          Mon-Al répond à Animateur
          roturière : -)
          • Posté à 15h53 le 12/07/2008
          • Internaute 24219
            roturière : -)

          A force de s’auto-détruire, le PS risque d’arriver aux présidentielles de 2012 en troisième position ... remember 2002 ! ! ! Et qui sera le deuxième ? ? ? ? Va-t-on à un face-à-face Bayrou - Sarko ? ? ? ?

          Youpi, la vie est belle ! ! ! ! ! ! !

          • Ehim
            Ehim répond à Mon-Al
            http://ehim.over-blog.com
            • Posté à 11h58 le 13/07/2008
            • Internaute 9598
              http://ehim.over-blog.com

            Eh ! l’autre ! Il m’a piqué mon commentaire de l’article précédent pour faire son titre :

            Ehim 19H16 10/07/2008
            Le Parti Socialiste a un bel avenir derrière lui.

            Il est temps de le déboulonner pour qu’il laisse la place à un vrai grand parti de Gauche.

            Lien

            et il cite même pas sa source !
            La honte !

            • thierry reboud
              thierry reboud répond à Ehim
              • Posté à 12h09 le 13/07/2008
              • Internaute 20923

              Mais si, mais si, il cite sa source ! (Deuxième paragraphe, Trouver un Jaurès...) Et même que c’est tout à fait vrai que ce titre est excellent.

              • Ehim
                Ehim répond à thierry reboud
                http://ehim.over-blog.com
                • Posté à 14h46 le 14/07/2008
                • Internaute 9598
                  http://ehim.over-blog.com

                Désolé. J’avions point vu.

        • pablico
          pablico répond à Animateur
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 16h01 le 12/07/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          ne réagissez pas sur le programme, réagissez plutôt sur ce qui est très très grave, le parti unique qui ne va pas cesser de nous gouverner ! !

          • Mon-Al
            Mon-Al répond à pablico
            roturière : -)
            • Posté à 16h05 le 12/07/2008
            • Internaute 24219
              roturière : -)

            Ouais, mais pour voter, il faut quand même savoir pour quoi ! ! ! On vote pour un programme, pas pour un individu ...enfin, c’est mon cas. Pas vous ? ? ? ?

            • pablico
              pablico répond à Mon-Al
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
              • Posté à 18h17 le 12/07/2008
              • Internaute 14278
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

              raison de plus pour le demander. à mon humble avis, il doit y avoir un chef charismatique avant, et qui doit être le concepteur principal du programme. Sinon le programme risque d’être défendu par quelqu’un qui n’y croit pas trop (souvenez vous de ségolene) et on court à la catastrophe encore une fois.

            • pierrejcallard
              pierrejcallard répond à Mon-Al
              http://www.nouvellesociete.org
              • Posté à 18h01 le 13/07/2008
              • Internaute 3366
                http://www.nouvellesociete.org

              @ Mon-Al : On DEVRAIT voter pour un programme, mais ce n’est plus ça. Une élection se gagne au centre et tous les partis, quelle que soit leur idéologie, vise à occuper ce centre en édulcorant le langage. Le processus électoral est une opération pour duper le citoyen en l’amenant à se reconnaitre dans des slogans qu’on VEUT ambigus, pour pouvoir ensuite n’être tenu à rien. Rien ne changera en politique sans la mise en place d’un mandat impératif. La façon de le faire est connue. ( voir le lien)

              Pierre JC Allard

              Lien

            • jissé
              jissé répond à Mon-Al
              Ingé retraité
              • Posté à 00h32 le 15/07/2008
              • Internaute 23393
                Ingé retraité

              Mon-Al

              Bonjour (l’est minuit passé).

              Hélas il y a belle lurette qu’au second tour je ne m’abstiens pas, mais que je vote CONTRE !
              Contre un individu qui à lui seul est un programme.
              Contre Le PEN, Contre Sarko.

              Et nous sommes plus d’un dans ce cas.

              Et à chaque fois le ou la bénéficiaire, gagnant ou perdante se comporte comme si on avait voté POUR lui (ou elle).

              Si côté PS ça ne change pas, la prochaine fois je voterais nul, ou nulle, si Ségo obtient du PS le CDI qu’elle réclame.

              Allez, bien qu’ayant - contraint et forcé, soit - mis un bulletin à son nom, je vais m’attirer les foudres de son lobby qui prétend que l’objet de leur « désir » a encore un « avenir ».

              Bon caoua au réveil.

              Jissé

        • NING
          NING répond à Animateur
          • Posté à 16h21 le 12/07/2008
          • Internaute 13056

          Le PS peut compter quand même sur la deliquescence de
          l’électorat de Sarkozy : c’est un électorat héteroclite
          composé de 3 « droites » :

          - la droite dite de l’argent ou droite « Bling Bling »
          qui restera fidéle à Sarko

          - la droite classique ( catholique , militaires,
          paysans FNSEA) : celle là est perdue pour Sarko
          apres ses frasques sentimentales, l’engueulade de
          l’Armée,...

          - la « droite prolétarienne » qui a voté Sarko en croyant
          qu’il allait tout régler , notamment le pouvoir
          d’achat....

          Donc L’UMP doit se méfier et, bien que le PS ne fasse
          pas ce qu’il faut,il est possible que SARKO se
          « suicide politiquement “

          Donc tout est possible et il ne faut désespérer !

      • thierry reboud
        thierry reboud répond à pablico
        • Posté à 15h52 le 12/07/2008
        • Internaute 20923

        Désolé, Pablico : si la politique du PS se réduit à trouver un leader charismatique, alors c’est que sa politique a définitivement cessé d’être de gauche.

        • Mon-Al
          Mon-Al répond à thierry reboud
          roturière : -)
          • Posté à 15h55 le 12/07/2008
          • Internaute 24219
            roturière : -)

          Ben oui. Quid d’un quelconque programme ? ? ?

          Et puis, au fait, QUI est à gauche ? ? ? ? A par le facteur, mais le facteur a-t-il un programme ? ? ?

          • pablico
            pablico répond à Mon-Al
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 16h03 le 12/07/2008
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            un programme je ne sais pas, mais les calendriers de fin d’année surement. : -)

          • thierry reboud
            thierry reboud répond à Mon-Al
            • Posté à 16h02 le 12/07/2008
            • Internaute 20923

            Bonjour Mon-Al.
            A propos du facteur, je ne suis pas très, très convaincu qu’il ait un programme (un vrai, je veux dire) mais, au moins pour les électeurs floués par le PS (dont je suis), il a une utilité. Faut savoir se contenter de peu, pas vrai ?

            • Mon-Al
              Mon-Al répond à thierry reboud
              roturière : -)
              • Posté à 16h10 le 12/07/2008
              • Internaute 24219
                roturière : -)

              .

              Bonjour Thierry

              C’est un peu comme Die Linke en Allemagne : des déçus du SPD, des nostalgiques du communisme, des râleurs qui sont contre tout ! ! !

              Et au moins, le facteur sert à quelque chose : il transporte des plis timbrés alors que nous avons un timbré qui ne fait pas un pli : -))))))))))

              • thierry reboud
                thierry reboud répond à Mon-Al
                • Posté à 16h16 le 12/07/2008
                • Internaute 20923

                Comme l’écrivait Flaubert à Louise Collet : Comment voulez-vous que je ne vous aime pas ?
                Ce ne sont pas tant les râleurs qui sont contre tout que des gens qui ont des convictions qui ne trouvent nulle part ailleurs où s’exprimer.
                Quant à votre conclusion, c’est du grand Mon-Al !

        • pablico
          pablico répond à thierry reboud
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 18h16 le 12/07/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          à mon humble avis, il doit y avoir un chef charismatique avant, et qui doit être le concepteur principal du programme. Sinon le programme risque d’être défendu par quelqu’un qui n’y croit pas trop (souvenez vous de ségolene) et on court à la catastrophe encore une fois.

      • Thomas GREDAT
        Thomas GREDAT répond à pablico
        • Posté à 19h44 le 12/07/2008
        • Internaute 23794

        Oui, mais un leader charismatique n’est rien sans idées. Aussi bien parce qu’il les incarne que parce qu’il est porté par elles.
        Un leader charismatique ne suffira pas. Et ne nous dispensera pas de penser par nous-mêmes. En fin de compte, je me demande si ce n’est pas à cela que les électeurs ont renoncé.

      19 autres commentaires
    • adaunis
      adaunis répond à Jaycib
      • Posté à 15h55 le 12/07/2008
      • Internaute 4255

      Jaycib, si tu permets, je vais me servir de ton pseudo, pour illustrer un « fondamental » que d’aucun semblent ignorer !

      Entre l’arbre et l’écorce, il il y a certes, le bois dont on tire le principal, mais n’oublions pas la « sève », la « substantifique “moelle”, qui détermine dans le cas présent les orientations que prennent les “partis” tels le PS fonctionnant avec des “idéaux”.
      La gauche a toujours fonctionné ainsi, et c’est ce qui fait son succès et son égal “déficit” social, face aux réalités du monde environnant, tant au niveau européen, que mondial, compte tenu des aléas du “marché” que ne peuvent compenser toutes les meilleures “volontés” et “compétences” tant économiques que sociales, expertises de “crânes” sortis des plus grandes écoles ou universités.
      Pensez bien que le “camarade” Besancenot est intelligent le “bougre”, et bien conscient de ces considération.
      Il est fragile, et à la fois lointain, le “passage”, celui d’être et d’imaginer, un parti de contestation, et être par contre un parti de pouvoir avec les innombrables “hiatus” inhérents à l’exercice de celui ci.

      Bien sur, les partis de droite, ne connaissent pas ce problème, quand l’unique obsession, est le pouvoir pour le pouvoir, “l’appât” du gain immédiat, le “soi”, avant “l’être”, le désir de réussite en dépit de tout et de rien, l’accomplissement personnel ou collatéral, ou communautaire, avant tout autre considérations humaines.
      C’est un choix de vie, de société, et de conception philosophique sur lequel je ne m’étendrai pas en l’instant présent.
      Mais pour en revenir à nos “moutons” sur la mer houleuse que présent actuellement la PS, je pense qu’ effectivement il y a un fond “d’hypocrisie” qui assaille quelques leaders, mais je rejoins Thierry quand il appelle le parti à revenir pour le citer à “espérer qu’il soit au moins capable de ramener le PS à ses fondamentaux, c’est-à-dire à la question de l’émancipation sociale et de la redistribution”.
      On ne peut en l’état des lieux guère espérer mieux pour l’instant.

      Pour conclure, je vous rappellerai au sujet du PSU, qui fut le seul parti auquel j’ai adhéré dans ma vie, disciple et formé par Harris Puisais, qui en était directeur de sa “tribune”, le fossoyeur en fut l’un de ses premiers “contributeur et dirigeant” le célèbre Michel Rocard lui même.
      Au plaisir d’une autre tribune !

       
      • Mon-Al
        Mon-Al répond à adaunis
        roturière : -)
        • Posté à 15h59 le 12/07/2008
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        Z’avez connu Huguette, alors ? ? ?

        • kk
          kk répond à Mon-Al
          au vert
          • Posté à 17h42 le 12/07/2008
          • Internaute 13480
            au vert

          Vous semblez très en forme aujourd’hui.
          Ah, Huguette, je l’avais oubliée : j’ai pourtant voté pour elle à un premier tour de présidentielles et c’est elle qui avait eu le moins de voix

          • Mon-Al
            Mon-Al répond à kk
            roturière : -)
            • Posté à 17h50 le 12/07/2008
            • Internaute 24219
              roturière : -)

            Çà va la forme ! ! !

            Oui, Huguette, c’était sa coiffure qui m’avait le plus chamboulée ! ! ! C’était le bon temps quand même : nous étions jeunes et belles ...

            Bis bald

            • kk
              kk répond à Mon-Al
              au vert
              • Posté à 18h07 le 12/07/2008
              • Internaute 13480
                au vert

              Pour le mariage, pensez-vous que Magenta va nous inviter ? Il m’appelle la querelleuse, ça m’inquiète ; j’espère que ce ne sera pas une fête virtuelle

              • Mon-Al
                Mon-Al répond à kk
                roturière : -)
                • Posté à 18h12 le 12/07/2008
                • Internaute 24219
                  roturière : -)

                .

                Il faut lui demander ... et puis un jour comme çà, le passé est mis en stand-by ....

                Et Magenta, vous dormez ? ? ? ? ? On est tous là à attendre de vos nouvelles.

                Moi aussi, j’ai un surnom avec lui, c’est Mon-Al Capone ! ! ! ! ! ! ! !

                • kk
                  kk répond à Mon-Al
                  au vert
                  • Posté à 18h15 le 12/07/2008
                  • Internaute 13480
                    au vert

                  18h15,c’est bien connu, à son âge, il se couche tôt, mais tout de même !

                  • A déménagé le 13-10-2012
                    A déménagé le 13-10-2012 répond à kk
                    non connue
                    • Posté à 00h44 le 13/07/2008
                    • Internaute 19357
                      non connue

                    Calomnie ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
                    C’est petit et c’est lâche de s’attaquer à un pov’vieux sans défense ! ! !
                    Bonne nuit mes jolies ! ! !

                    • thierry reboud
                      • Posté à 00h45 le 13/07/2008
                      • Internaute 20923

                      Sans défense !
                      Ce qu’il faut pas lire, non mais je te jure...
                      En pleine forme, le pôv’ vieux, en pleine forme... Et des poumons, je ne vous dis que ça : la grande semaine du blanc !

                      • Révolutiona
                        Révolutiona répond à thierry reboud
                        Hawwah
                        • Posté à 18h10 le 13/07/2008
                        • Internaute 31103
                          Hawwah

                        Alors, conquis de votre rencontre ?
                        J’ai failli être des vôtres, si je n’étais pas retenue par le « corps » médical ! Wharf !

                    • kk
                      kk répond à A déménagé le 13-10-2012
                      au vert
                      • Posté à 01h01 le 13/07/2008
                      • Internaute 13480
                        au vert

                      petite insomnie ?

                    • Révolutiona
                      • Posté à 18h08 le 13/07/2008
                      • Internaute 31103
                        Hawwah

                      Allez Magenta, emballe, sur les fils sur lesquels je n’interviens pas, après tu me demanderas encore des photos ! L’autruche, elle te convient !
                      Attention, je prépare mon 14 juillet... direct caserne des pompiers : j’ai vu des « beaux spécimens » !

                      <

              • Révolutiona
                Révolutiona répond à kk
                Hawwah
                • Posté à 18h20 le 13/07/2008
                • Internaute 31103
                  Hawwah

                Quel mariage ? J’ai encore dû rater des épisodes...

      12 autres commentaires
    • machiavel.
      machiavel. répond à Jaycib
      • Posté à 16h42 le 12/07/2008
      • Internaute 24412

      J’aime bien le : « Quand on entend Strauss-Kahn invoquer la social-démocratie pour justifier la glissade au centre... »

      Que penser alors des roucoulements de miss Royal sous les fenêtres du père Bayrou.... ! ?

      Les glissements du PS vers le centre ne seraient pas nouveaux ! Et pour le démontrer, tu nous cites comme exemple Guy Mollet ...Citer des noms c’est bien , encore faudrait-il relater le contexte politique du moment. Des communistes ont bien figuré dans un des gouvernements de De Gaule , pourtant j’ai du mal à croire que le brave homme ait eu un moment de sa vie un gout prononcé pour cette doctrine et encore plus de mal à croire que ces communistes aient trahi leur idéologie en faisant parti d’un gouvernement dirigé par un homme classé plutôt à droite .

      Limiter les idées fondamentales du PS à l’ère Mittérrandienne est un chouia réducteur !

       
      • phil40
        phil40 répond à machiavel.
        insertion professionnelle
        • Posté à 17h49 le 12/07/2008
        • Internaute 46158
          insertion professionnelle

        Vous parlez de roucoulement, je pense que vous avez loupé un épisode. SR a proposé un « accord » entre les 2 tours dans le seul objectif de barrer la route à l’idéologie de la droite dure et au programme dévastateur de Sarkozi, dont on commence à peine à voir les effets.

        Nous n’en serions pas là aujourd’hui.......

        • machiavel.
          machiavel. répond à phil40
          • Posté à 18h13 le 12/07/2008
          • Internaute 24412

          Mais bien sur ! Le seul remède aux véhémences du candidat Sarko , était de tendre la main à un homme politique de droite....Formidable ! il faut dire que cette perspective était pour le moins très alléchante ! Un homme qui globalement à toujours voté les projets de lois du RPR ou de l’UMP ! Génial...

          Il me semble que pour faire barrage aux ambitions de sarkozy ,il aurait été préférable qu’a gauche , les hommes et les femmes se regroupent autour d’un projet commun , au lieu de disloquer irrémédiablement le PS en prenant des chemins plus que douteux !

      2 autres commentaires
    • nemo3637
      nemo3637 répond à Jaycib
      Déchoukeur
      • Posté à 17h26 le 12/07/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      La sociale-démocratie (PS et PC) avait une raison d’être tant qu’un compromis était possible avec la société capitaliste dominante, c’est-à-dire en gros, durant toute l’époque « keynesienne » qui va de 1920 aux années 70. Cette époque correspondait à une consommation se voulant « de masse », « égalitaire ».Il n’en est plus de même aujourd’hui et l’économie n’est plus seulement basée sur ce qu’achètent et consomment les classes moyennes ou populaires des pays occidentaux. N’ayant plus d’avenir « réformiste », les partis sociaux-démocrates se confondent de plus en plus avec « la droite » qui représente clairement, elle, la voie tracée par le capitalisme, les intérets de l’économie internationale. Au fond, les électeurs ne s’y trompent pas. Pourquoi la copie quand on peut avoir « l’original » ? Tant qu’à faire plutôt des « vrais patrons pourris » plutôt que des « mous hésitants »...
      En Italie la « gauche » a donc été battue comme elle risque fort de l’être en France.
      Dire que le Parti Socialiste français est de gauche revient à dire, qu’en Angleterre, au XIXe siècle, Disraeli était « de gauche ».
      La LCR, le cousin trotskyste, qui restait jusqu’à ces dernières années plutôt vague quant à son anti-capitalisme (et qui le reste toujours sur l’« alternative prolétarienne ») a senti le vent. Comme « Lutte Ouvrière » en 2002, elle tente de créer le « parti révolutionnaire ». Quelle pourrait-être sa stratégie autre que l’électoralisme ?
      Rapiaces les exploiteurs ? Oui, mais intelligents quand même : il faut savoir donner un peu de rêve au peuple...

       
      • thierry reboud
        • Posté à 19h24 le 12/07/2008
        • Internaute 20923

        Bonsoir Nemo.
        Pas d’accord du tout avec vous.
        Il est très possible (et même, selon moi, très urgent) que la social-démocratie ait un avenir au moment où se pose avec une certaine acuité la question du rapport entre les revenus du travail et du capital.
        Bien entendu, cela suppose qu’on revienne à ce que signifie une véritable ambition social-démocrate (avec ce que cela comporte de changement social), ce qui exclut évidemment les palinodies strauss-kahniennes.

        D’une certaine manière (mais mieux vaut éviter d’écrire ou d’insulter l’avenir), il n’est pas inconcevable (je dis juste pas inconcevable, hein : notez la prudence...) que ce retour à une social-démocratie ferme sur ses appuis vienne du parti héritier de la Ligue.

        • nemo3637
          nemo3637 répond à thierry reboud
          Déchoukeur
          • Posté à 03h59 le 13/07/2008
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Notons tout de suite la prudence qui se manifeste dans votre espoir en un avenir de la social-démocratie. Vous relevez bien que la question du rapport entre les revenus du travail et du capital se pose avec une certaine « une certaine acuité ». Et à partir de là vous croyez percevoir un certain avenir pour la social-démocratie. « Une certaine acuité » pour qui ? Le monde va comme il va, et au fond les capitalistes n’ont jamais gagné autant d’argent. Evidemment cela va moins bien pour « les pauvres ». Mais, à la différence, des années 70, la nouvelle vision libérale de l’économie s’appuie sur une base de consommateurs plus restreinte. Sans parler d’exemples trop excentrés comme la Russie, l’Inde ou la Chine qui « fonctionnent » avec un bassin correspondant à 20 ou 30% de leur population, il y a à présent, même dans les pays occidentaux, un clivage grandissant entre « les pauvres » et des « élites » sur qui reposent l’économie. Comme au XIXe siècle les exclus sont condamnés à « l’enfer » : on leur laissera tout juste de quoi ne pas crever.
          Tout cela pour dire que dans un tel type de société qui s’avance, on ne voit pas clairement l’avenir de la social-démocratie dont l’électorat était de plus en plus constitué par les classes moyennes. Quant aux pauvres, découragés par leur condition et le spectacle politique, la tendance, quoiqu’on en dise, est plutôt à l’abstention ou au « vote-sanction ».
          Une véritable ambition social-démocrate dans le contexte européen et international - car évidemment cette ambition, si elle veut être crédible à l’heure de la mondialisation, doit être embrassée par plusieurs pays ou tout du moins y avoir nombre de partisans. Le peu d’humanité qu’elle contiendrait serait déjà de trop face à la concurrence féroce des économies. Quand un tel programme tenterait d’être mis en place, très vite les sociétés installées en France s’en iraient. Alors, me direz-vous, sommes-nous condamnés à l’immobilisme, à ce « meilleur des mondes » ? Certes non. Mais le projet social-démocrate « ambitieux » garde le danger de l’inachevé, de l’absence de détermination de ses dirigeants trop liés au capital. On pense évidemment au début des années 80, à la prise du pouvoir par « l’union de la gauche », à toutes les réformes audacieuses des années 1981-83. Comme à son habitude la social-démocratie a reculé. Non seulement elle a reculé mais elle a commencé, dans sa fuite, à partir de 1983, à vouloir prendre en marche le train du libéralisme.
          Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tout cela est entré dans les mémoires, ou plutôt dans un certain inconscient collectif. Comme disait Saint-Just « Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que creuser leur tombeau ». C’est triste mais il faut savoir en cas de crise « couper des têtes ». Allende aurait peut-être sauvé sa tête et son gouvernement, s’il avait fait fusiller dès avant l’état-major de l’armée chilienne.
          On ne voit pas les sociaux-démocrates français suffisamment déterminés pour résister aux assauts de l’adversaire. Et ils apparaissent de plus en plus détachés des préoccupations de ceux qui pourraient constituer leur électorat.
          L’avenir ne réside pas dans l’électoralisme mais dans l’action sur le terrain des luttes sociales. « Les lignes bougent » comme dirait l’autre et le parti révolutionnaire qui s’avance n’est sans doute pas, ni dans sa forme, ni dans ses buts, celui que l’on croit.
          D’accord pour dire que le NPA pourrait représenter un dernier sursaut de la social-démocratie.

          • thierry reboud
            • Posté à 12h13 le 13/07/2008
            • Internaute 20923

            C’est-à-dire que la gauche de gouvernement nous a appris à placer des espoirs mesurés et prudents (voir plus haut les commentaires de Jaycib et Adaunis)...
            Pour le reste, il me semble que nous ne sommes pas vraiment en désaccord, dès lors que nous nous serons mis d’accord sur ce que signifie social-démocrate. Et vu que là-dessus, j’ai bien l’impression que nous ne sommes pas non plus vraiment en désaccord... Il y a de quoi procéder à la synthèse des contributions, non : -)) ?

            • nemo3637
              nemo3637 répond à thierry reboud
              Déchoukeur
              • Posté à 15h28 le 13/07/2008
              • Internaute 44521
                Déchoukeur

              Tout à fait d’accord : « des espoirs mesurés et prudents »... comme le changement de couleur du papier-chiotte, et plus de « buffets campagnards » pour s’entendre avec les leaders syndicaux et la « société civile ». Qu’aurait fait de mieux Madame Royal que Monsieur Sarkozy si elle avait été élue ?

              • thierry reboud
                • Posté à 15h51 le 13/07/2008
                • Internaute 20923

                Hop là, à nouveau plus d’accord du tout !
                Je ne tiens pas Royal pour une social-démocrate (et, à vrai dire et politiquement parlant, je ne la tiens pas du tout et pour à peu près rien).

                • nemo3637
                  nemo3637 répond à thierry reboud
                  Déchoukeur
                  • Posté à 16h04 le 13/07/2008
                  • Internaute 44521
                    Déchoukeur

                  Utopie, donc : cette nouvelle « social-démocratie » reste à construire. Cela rappelle tous ceux qui voulaient d’abord prier Dieu pour aller au Paradis. Pourquoi ne pas construire directement le paradis sans Dieu ?

      • Ferdinand.Bardamu
        • Posté à 18h44 le 13/07/2008
        • Internaute 2975

        « Le capitalisme

        Le capitalisme est un système social fondé sur la possession de classe des moyens de production et de distribution, dans lequel les richesses sont produites par des salariés non-propriétaires pour être vendues en vue de réaliser un profit. Le capitalisme est donc une société de classes, où une minorité privilégiée vit du travail d’une majorité exploitée. Le capitalisme existe aussi bien en Russie et en Chine qu’en France et aux Etats-Unis.

        Le capitalisme repose sur une contradiction fondamentale entre la production socialisée et la possession de classe. Car, alors que le travail de production des richesses est effectué par l’effort conjugué de millions de travailleurs, les moyens de production et les produits appartiennent seulement à une fraction de la société, les capitalistes. C’est cette contradiction qui est la cause des problèmes sociaux modernes, puisqu’elle signifie que la production ne peut avoir pour but la satisfaction des besoins humains.

        Dans le capitalisme, les besoins humains sont satisfaits uniquement dans la mesure où on a l’argent pour les satisfaire. Cela ne pose pas de problèmes aux riches mais, comme chacun sait, cela en pose aux hommes et aux femmes qui doivent travailler pour un salaire ou un traitement, et qui constituent la classe travailleuse ou salariée. Puisque ce terme réapparaîtra fréquemment dans la suite de cette brochure, commençons par le définir avec précision. La classe travailleuse est composée des hommes et des femmes qui, exclus de la possession des moyens de production et de distribution, sont contraints par la nécessité économique à vendre leur énergie mentale et physique pour gagner leur vie.

        D’après cette définition, un membre de la classe travailleuse ne se distingue ni par sa façon de s’habiller, de parler, ni par le quartier où il habite, ni par son métier, mais par la façon dont il gagne sa vie. Toute personne obligée de travailler pour un salaire est membre de la classe travailleuse. Dans les pays industrialisés comme la France, les travailleurs salariés constituent l’immense majorité de la population. »

        « réforme et révolution

        En 1879, à Marseille, un congrès d’organisations industrielles et politiques ouvrières fonda un parti politique nommé “ Fédération du Parti des Travailleurs Socialistes ”. En grande partie grâce à Jules Guesde, ce nouveau parti adopta le socialisme comme objectif et l’année suivante Guesde fut envoyé à Londres pour rencontrer Marx, qui rédigea un préambule au programme électoral du parti pour les législatives de 1881.

        Puisque ce préambule est toujours une très bonne déclaration des principes socialistes, nous le reproduisons en entier :

        Considérant

        Que l’émancipation de la classe productive est celle de tous les êtres humains sans distinction de sexe ni de race ;

        Que les producteurs ne sauraient être libres qu’autant qu’ils seront en possession des moyens de production :

        Qu’il n’y a que deux formes sous lesquelles les moyens de production peuvent leur appartenir :

        1. La forme individuelle qui n’a jamais existé à l’état de fait général et qui est éliminée de plus en plus par le progrès industriel ;

        2. La forme collective dont les éléments matériels et intellectuels sont constitués par le développement même de la société capitaliste ;

        Considérant,

        Que cette appropriation collective ne peut sortir que de l’action révolutionnaire de la classe productive - ou prolétariat- organisée en parti politique ;

        Qu’une pareille organisation doit être poursuivie par tous les moyens dont dispose le prolétariat, y compris le suffrage universel, transformé ainsi d’instrument de duperie qu’il a été jusqu’ici en instrument d’émancipation ; Les travailleurs socialistes français en donnant pour but à leurs efforts, dans l’ordre économique, le retour à la collectivité de fous les moyens de production, ont décidé, comme moyen d’organisation et de lutte, d’entrer dans les élections avec 1e programme minimum suivant :

        ( L’Egalité, 30 juin 1880)

        Cette déclaration contenait un point faible, qui devait se révéler fatal au mouvement social-démocrate, qui s’inspirait des idées de Marx et qui continua à prendre de l’ampleur en Europe jusqu’à la première guerre mondiale. Ce point faible était l’addition d’un “ programme minimum ” de réformes à atteindre dans le cadre du capitalisme à ce que l’on peut appeler le programme “ maximum ” de l’établissement du socialisme. Le programme minimum de 1880 était une liste de réformes démocratiques et sociales telles que la liberté complète de la presse, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, une semaine de travail plus courte, un salaire minimum légal et les pensions de vieillesse. Ce dont les socialistes marxistes du début ne se rendaient pas compte (ni Marx lui-même, dans une certaine mesure) était que les nouveaux partis qu’ils avaient fait démarrer allaient revendiquer de telles réformes du capitalisme au détriment de la revendication du socialisme et de la propagation des principes socialistes. A la fin, ces partis devaient évoluer pour devenir de purs et simples partis réformistes, ayant le socialisme comme objectif sur papier seulement. Ce ne fut pas évident tout de suite et, dans les premières années, des gens tels que Guesde et Paul Lafargue firent en France une propagande très utile pour le socialisme.

        Le programme minimum de 1880 devint vite un sujet de dispute et conduisit à une scission du parti. Guesde soutint un programme national unique alors que ses adversaires voulaient que l’autonomie soit donnée aux groupes locaux et qu’ils fassent leurs propres programmes. Guesde et ses amis furent dépassés au vote et firent scission pour fonder un nouveau parti, le Parti Ouvrier Français. Leurs adversaires élaborèrent une théorie du changement social qui fut appelée le “ possibilisme ”.

        Les Possibilistes pensaient que le mouvement ouvrier devait rejeter l’idée de l’instauration du socialisme au moyen de la prise insurrectionnelle du pouvoir et devait plutôt poursuivre une stratégie d’amélioration graduelle du sort de la classe travailleuse dans le cadre du capitalisme - obtenir ce qui était “possible” dans l’immédiat - par l’action syndicale et la législation de réformes sociales ; le résultat final, disaient-ils, serait le développement graduel d’une société sans classes, sans Etats, et sans argent.

        Le Possibilisme (qui fut plus tard soutenu par l’orateur parlementaire Jean Jaurès ) et le “ Guesdisme ” restèrent les deux stratégies rivales, pour ceux qui se disaient socialistes en France, jusqu’en 1905 lorsque, avec l’aide de l’Internationale Social-Démocrate, un parti unifié se forma pour s’appeler “Section Française de l’Internationale Ouvrière ” ( SFIO ). Jaurès devint le chef de file de ce parti, ce qui reflétait le fait que la majorité de ses adhérents étaient ouvertement réformistes.

        Guesde et ses amis continuèrent de proclamer qu’ils n’étaient pas des réformistes mais, après que leur parti eut gagné une représentation à la Chambre des Députés en 1893, leur ligne de conduite devint impossible à distinguer de celle des Possibilistes - eux aussi concentraient leur activité à essayer de faire voter par la Chambre des réformes jugées utiles aux travailleurs et c’était sur cette base qu’ils cherchaient à obtenir des voix aux élections. Ce fut en fait cette pratique commune qui rendit l’unité de 1905 possible. Autrement dit, la SFIO fut établie sur la base des pratiques réformistes communes de ses composants et non pas sur des principes socialistes solides, fait qui devait marquer toute son évolution ultérieure.

        Le Guesdiste Charles Rappoport donna en 1908 les arguments suivants comme raison pour laquelle les socialistes devraient soutenir les réformes :

        On peut désirer ardemment des réformes, sans être pour cela le moins du monde “ Réformiste ”. Le Réformisme est une méthode, la “ Nouvelle Méthode ”. Pour le Réformisme, comme doctrine et comme politique, le Socialisme se réduit à un ensemble de réformes qui, ajoutées les unes aux autres, font disparaître le régime capitaliste. C’est le capitalisme brûlé à petit feu, la forteresse capitaliste anéantie pierre par pierre.

        Après cet assez bon résumé de la doctrine du réformisme, Rappoport continuait :

        Jamais les Socialistes n’accepteront le rôle de guérisseurs du régime capitaliste. Ils seront, par contre, assez cruels pour lui refuser tout secours. Ils réclament sa mort qui est le commencement de notre vie réelle et complète. Est-ce à dire que nous nous refusons à revendiquer des réformes, le plus de réformes possible ? Nous mentirons à notre programme minimum, à la pratique du socialisme international, à notre action quotidienne, politique et syndicale, si nous faisons fi des réformes. Nous nous refusons seulement à remplacer le socialisme par les réformes.

        ( Le Socialisme, 19 septembre 1908 )

        Ce que Rappoport disait en fait, c’est que la différence entre les révolutionnaires et les réformistes était que ces derniers veulent seulement des réformes alors que les premiers veulent des réformes et - plus tard - le socialisme. Autrement dit, dans l’immédiat, tant que le socialisme n’est pas à l’ordre du jour par manque d’un désir majoritaire, les réformistes et les “ révolutionnaires ” poursuivent ta même politique : ils se battent pour des réformes du capitalisme !

        A proprement parler, Rappoport avait raison de dire qu’en principe on peut se battre pour des réformes sans être réformiste. Ce qu’il oubliait, cependant, c’était l’effet sur un parti socialiste d’une conduite impossible à distinguer de celle des réformistes. L’histoire de la social-démocratie européenne avant la première guerre mondiale montre bien que le résultat est la transformation du parti en parti réformiste, c’est-à-dire en parti intéressé uniquement dans la pratique par des réformes du capitalisme.

        Le Parti social-démocrate allemand ( SPD ), qui était peut-être le plus “ marxiste” de tous ces partis, subit la même dégénération. II était devenu un parti de masse mais sur la base de son programme minimum de réformes sociales et démocratiques à réaliser dans le cadre du capitalisme et non pas sur la base de son objectif socialiste. Sa politique quotidienne était de lutter pour des réformes qui satisferaient son électorat, qui était en réalité réformiste et non-socialiste et dont il devint vite prisonnier. A la fin, à l’intérieur du parti même, il y eut des gens qui disaient que parler de K révolution », même s’il s’agissait seulement d’une phrase vide, risquait de faire perdre des voix potentielles. D’autres, comme Edouard Bernstein à la fin du siècle dernier, affirmaient que le parti devait avoir l’honnêteté intellectuelle de regarder la réalité en face et de devenir un parti réformiste autant dans la doctrine que dans la pratique. Le SPD rejeta cette suggestion de Bernstein, retenant et la pratique réformiste et la phraséologie révolutionnaire. Tôt ou tard, la réalité devait dissiper l’illusion que le SPD était un parti révolutionnaire et, quand éclata la première guerre mondiale, ses députés au Reichstag votèrent loyalement des crédits à la machine de guerre du Kaiser. II fut alors clair pour tout le monde que le SPD avait bien « remplacé le socialisme par les réformes ».

        Des Guesdistes comme Rappoport adoptèrent la même position que les dirigeants du SPD : ils déguisèrent (à eux-mêmes autant qu’aux autres) leur pratique réformiste derrière des phrases révolutionnaires ; eux aussi avaient remplacé le socialisme par les réformes bien qu’ils aient refusé de le reconnaître. Puisque les Guesdistes étaient toujours une minorité au sein de la SFIO, ce parti ne se trouvait pas dans une position aussi fausse que celle du SPD. La majorité de la SFIO sous Jaurès savait qu’elle était réformiste et n’avait pas honte de l’admettre.

        La leçon à tirer de tout ceci, c’est l’impossibilité de combiner un programme minimum de réformes du capitalisme (réforme) avec le programme maximum de l’établissement du socialisme (révolution) et de rester en même temps un parti socialiste. Un parti socialiste, s’il veut rester tel, devrait, contrairement à ce que dit Rappoport, se refuser « à revendiquer des réformes “. C’est la seule façon d’éviter de ‘ remplacer le socialisme par les réformes ’ d’abord en pratique puis dans la doctrine.”

        “La futilité du réformisme

        [...] L’action politique réformiste échoue parce qu’elle s’attaque aux effets (mauvais logements, mauvaise éducation, mauvais services de santé, etc., etc. ) tout en laissant la cause (le capitalisme et son monopole de classe des moyens de production et sa production pour le profit) intacte. Le fait est que l’on ne peut pas réformer le capitalisme de façon à ce qu’il fonctionne dans l’intérêt de la classe des salariés qui forment la grande majorité des membres de la société capitaliste. Les partis réformistes au pouvoir ne réussissent pas, non parce que leurs leaders sont faibles ou corrompus ou traîtres mais parce que ce qu’ils essayent de faire ne peut pas être fait. Ils tentent l’impossible puisqu’ils veulent faire faire au capitalisme des choses contraires à sa nature. Voilà pourquoi le réformisme est futile et pourquoi des partis comme le soi-disant Parti Socialiste sont voués à l’échec avant même d’avoir commencé.”

        Sources :
        Lien

  • zénon denon 84
    • Posté à 16h54 le 12/07/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    « DESERT D’AVENIR “

    Fallait le trouver !
    ça serait presque risible .
    Je suis persuadé ‘qu’ils vont s’en
    mordre les doigts
    Rien ne presse,si ce n’est la misère dans
    laquelle se trouve bcp de mes concitoyens ,pour
    qui des mesures urgentes doivent etre vite
    trouvées.Pour le reste tout arrive,
    et tout se paye ...un jour .
    Nous fêtons apres-demain la fête Nationale
    du 14 JUILLET 1789 ...
    J’ai comme l’impression qu’il en est qq uns des
    représentants de gauche à se trouver dans
    leur petits souliers...
    qu’elle longue agonie que cette 5 ème République !

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 13h50 le 12/07/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    l’avenir du socialisme,

    serait donc une réédition de la révolution d’octobre ?

    à lire le programme de Besancenot, c’est exactement cela.

    Il hésite simplement à nous dire la forme des goulags obligatoires pour punir les récalcitrants
    (le socialisme ne respectant la loi d’équilibre des marchés, fatalement il y aura des contourneurs de règles, et des goulags pour les punir.. le goulag est une obligation structurelle de toute économie socialiste, sans aucune exception de constatable

    On comprend qu’il y ait de moins en moins de socialistes chez les gens du PS...
    On y rencontre parfois des gens qui réfléchissent.

    • Weatherboy
      Weatherboy répond à Pierrrrre
      v2=notes articles en moins...
      • Posté à 14h24 le 12/07/2008
      • Internaute 38063
        v2=notes articles en moins...

      Alors à vrai dire au début je me suis dis : « non mais c’est quoi ce grand n’importe quoi ? ». Puis je lève mes petits yeux, et là je lis « Pierrrrrre » : aaaaah tout s’explique. Et là j’ai refermé la porte...

      Sinon au passage je ne sais pas si le goulag est structurel au socialisme (en fait je préfère vous laisser trembler de vos doutes :), mais je pense néanmoins que des gens comme vous pourraient effectivement conjoncturellement en faire les frais, ce qui permettra avec des sarkozy, dassault, autres responsables d’entreprises d’armements et
      spéculateurs sur les aliments de bases des pays du Sud d’y enfermer de vrais délinquants, ca changera des CRA structurels au sarkozysme.

      • pablico
        pablico répond à Weatherboy
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 15h11 le 12/07/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        effectivement, pierre qui roule ne peux amasser de mousse, ni d’idées.
        Pourtant on a bâti tellement de belles choses avec des Pierres.
        Mais ce n’est pas pierre qui bâti, on se sert de pierres pour bâtir.

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à pablico
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 19h20 le 12/07/2008
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ....Pourtant on a bâti tellement de belles choses avec des Pierres..... »

          ==> le mur de Berlin, je sais...
          encore un édifice structurel du socialisme qui, ne respectant pas les principes d’équilibre, est obligé de faire barrage à la fuite des populations et des capitaux.
          Il n’existe pas d’exemple d’économie socialiste qui ne se soit entourée de frontières barbelées afin d’empêcher les gens d’en partir.

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