Engagez-vous dans le contre-défilé du 14 juillet !
« Le défilé militaire ce matin et le concert en plein air ce soir ne nous conviennent pas ! “ 300 militants se sont donc réunis samedi après-midi à Paris pour organiser une fête nationale alternative et humoristique. Attac, Anti-OGM, Sortir du nucléaire, Vélorution, collectifs de sans-papiers... Les associations militantes de tout poil étaient de sortie. Et l’esprit festif n’a pas empêché de faire fuser les critiques de la politique de Nicolas Sarkozy.
Mêlant engagement et humour dans chacune de ses actions, la Brigade activiste des clowns a composé un gouvernement off avec à sa tête un Président, dont Rue89 peut se targuer d’avoir obtenu la toute première interview (voir la vidéo). Le programme clownesque ne comporte que ‘dix-neuf mesures et demie’, mais le discours est déjà rôdé : ‘Ne nous laissons pas abattre sans coup férir, ni pieds de nez bien placés !
De l’arc de triomphe (du Carrousel du Louvre) à l’obélisque (de la place Vendôme), le défilé voyait aussi certains regretter que la célébration de la Révolution soit devenue l’apanage des militaires et des hommes politiques. A la surprise patrie’ de samedi après-midi, les boucliers n’étaient faits que de plastique et les chars de carton...
Photo : La Bac (Brigade activiste des clowns) au contre-défilé (Philippe Leroyer).
A lire :
Nez rouge à la contre-parade du 14 juillet
La contre-parade à Paris.
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Sombre situation que la notre, ou seuls 300 personnes affirment publiquement leur désaccord avec la politique en vigueur.
Force est de constater que nous n’avons plus de parti de masse défendant les intérêts de la population, les anciens partis populaires sont décrédibilisés, leurs dirigeants laissent l’initiative au représentant du libéralisme qui arrive même à gagner la confiance d’une grande partie de la population. N’a-t’il pas rassemblé 53% des suffrages exprimés lors de la présidentielle ?
La première leçon de cette triste situation est qu’il ne faut plus jamais suivre une direction, un chef, sauf à abdiquer de notre responsabilité et se soumettre à tous les dangers.
A moins d’admettre que la direction d’un parti ne soit composée que d’individualités plus concurrentes que solidaires, individualités qui n’ont visiblement pas besoin de s’engager sur un projet politique particulier, les retournements de vestes d’anciens membres de la direction du parti dit socialiste sont là pour nous ouvrir les yeux.
Se résigner ou s’imposer ? Là est le choix de notre époque, subir l’ordre économique qui nous écrase ou prendre en main nos affaires.
Alain




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