L'élève trouve Sarkozy méchant, l'institutrice est convoquée
Des parents d’élève se sont plaints directement auprès de l’Elysée du comportement laxiste d’une professeure d’école primaire d’Albi. Sa faute ? Avoir laissé un des gamins associer l’image de Nicolas Sarkozy au concept de méchanceté… Le rectorat l’a convoquée…
A l’école primaire Claude-Nougaro d’Albi, Valérie Fremit, institutrice, fait travailler les enfants de la façon suivante : ils doivent illustrer un sentiment, un caractère. Un enfant choisit d’associer une photo de Nicolas Sarkozy à la méchanceté. Et le tout est mis sur un panneau, comme toujours dans les classes. Jusque-là, rien que de normal dans une école où on respecte l’expression des enfants et dans un pays où le crime de lèse-majesté a été aboli à la Révolution.
Mais une famille se plaint. Pas à l’instit, non. Pas à sa direction, non. Pas au rectorat, non. A l’Elysée. Qui, au lieu de rire au nez des mouchards, déclenche tout un « pataquès » qui fait que si l’instit’ n’est pas rouée en place publique, elle aura de la chance.
Par ailleurs, l’association NS-méchanceté par un enfant, de ceux qui sont les premiers à voir que le roi est nu, n’est pas fortuite. Car je pense aux enfants des gendarmes de Toulouse, humiliées devant les caméras de Lèche2. Je pense aux enfants terrorisés par les fantômes des petits déportés que Nicolator voulait leur imposer. Je pense au petit R. Enthoven qui se cachait les yeux comme honteux d’être exhibé sur les épaules de son futur beau-père intrusif.
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Le fait que le petit a associé l’image de Nicolas Sarkozy à la méchanceté est évidemment édifiant, mais je trouve beaucoup plus intéressante l’attitude des parents dénonciateurs. J’ai la conviction depuis plusieurs mois que nous retournons à une France Vichyste, mais avec les moyens techonologiques d’aujourd’hui ( caméras de surveillance, surveillance du web, etc...), ce fait divers en est une bonne illustration. Voilà, tout le monde surveille tout le monde, mais attention c’est quand les régimes commencent à être oppressifs et répressifs que ce genre de comportement commence à apparaître. Que l’Elysée a écouter ce que ces « balances » avaient à dire est peut-être ce qu’il y a de plus effrayant.




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