Polemique 04/07/2008 à 11h56

« Demolition Party » au Royal Monceau : quand l'art est méprisé

Roberto Cabot | Artiste brésilien

Le Royal Monceau, acheté par Alexandre Allard, a organisé une « Demolition Party » le 26 janvier : « un happening festif et féroce », préalable aux travaux menés par l’architecte et designer Philippe Starck. L’artiste Roberto Cabot en garde un mauvais souvenir, comme il nous le raconte dans cette tribune.


L’œuvre de Roberto Cabot au Royal Monceau avant destruction (DR).

Nous avons été invités par Hervé Mikaeloff, le conservateur chargé de la partie artistique de l’événement « Demolition Party », au Royal Monceau, le 26 juin, à créer une œuvre dans une chambre de l’hôtel. Les instructions étaient que celle-ci devait pouvoir être déplacée et mise en vente à l’occasion d’une exposition au Palais de Tokyo de Paris, en février 2009.

L’art contemporain devait être le point culminant de la « Demolition Party » ; il devait refléter la créativité et la renaissance, dans des formes contemporaines, du vieil hôtel. Ce que j’ai compris alors, c’est que l’art devait être le pendant constructif et créatif de la destruction. Devait être.

Nous avons travaillé presque sans interruption pendant cinq jours dans des conditions terribles, puisqu’aucun de nos besoins les plus simples (ex : un marteau) ne pouvait être satisfait. C’est seulement après avoir clairement marqué le coup sur le caractère inacceptable des conditions de travail que les choses ont changé, et que nous avons enfin pu nous mettre au travail.


L’œuvre de Roberto Cabot au Royal Monceau avant destruction (DR).

L’installation a pu être achevée. La fête a commencé, mais autour de minuit, alors que j’avais personnellement averti le chef de la sécurité, l’assistant du conservateur, et la personne chargée des artistes brésiliens, les gens ont commencé à détériorer l’œuvre, en l’absence de tout dispositif de sécurité. Rien n’a été fait pour les stopper. Avant que nous n’ayons eu le temps de revenir dans la chambre, mon œuvre et le reste de l’installation avaient été complètement détruits : pas seulement cassés, mais désagrégés. Le vandalisme a été d’une telle violence qu’aucun débris de mon travail ne dépassait 20cm. La « Demolition Party » avait officiellement démarré moins d’une heure auparavant.

Immédiatement après, je contemplais désolé ma chambre ; le conservateur me disait, dans le couloir, que ça n’était pas grave, qu’elle avait été vue par des gens « importants », qu’elle était enregistrée. « Et voilà » (en français dans le texte). Je n’en croyais pas mes oreilles, était-ce vraiment là la réaction d’un conservateur constatant que son exposition était totalement anéantie ? Quoi qu’il en soit, j’ai alors décidé de considérer ce saccage comme un simple accident, bien que les responsables aient été avertis du désastre imminent, et d’attendre leur réaction.

Le lendemain, Alexandre Allard, président du Royal Monceau, nous a conviés dans son bureau. Je m’attendais à ce qu’il se confonde en excuses, avec élégance, et qu’il propose une compensation pour la perte causée. Mais nous avons eu droit à une explication choquante, sur le thème « tout le monde a perdu » (il mentionna une certaine somme) ; il fallait, nous disait-il, voir le côté positif de toute cette histoire. En sortant du bureau j’ai bien laissé entendre que je ne me considérais pas comme satisfait.

J’attends toujours une compensation ou même des excuses.

Traduit de l’anglais par Maé Faure


L’œuvre de Roberto Cabot au Royal Monceau avant destruction (DR).

Voir aussi les vidéos de la Demolition Party.

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  • P a z
    • Posté à 12h30 le 04/07/2008
    • Internaute 36800

    C’est dans la même ligne que la politique de Sarkozy.
    La casse extrême juste avant la construction d’un « extrême luxe » selon les termes de Philippe Stark*, l’heureux élu « directeur artistique de la présidence française de l’Union européenne ».

    L’art sert ici de tenue de camouflage.

    L’hôtel Royal Monceau « va répondre à une véritable carence : le manque à Paris d’un palace synonyme d’élégance, de créativité, d’intemporalité avec cette touche de poésie. En résumé, la nouvelle idée du luxe que tout le monde attend », affirme Philippe Starck*.

    Tout le monde ?

    *Lu ici Lu ici Lien

    • mar_le
      mar_le répond à P a z
      Ni oui, ni non
      • Posté à 17h02 le 04/07/2008
      • Internaute 30377
        Ni oui, ni non

      Ha, un digne membre du CCQCSDTNIQ*

      Va falloir leur créer un réseau. Ils sont tellement nombreux.Ca me rappelle les perroquets qui à chaque mot, quel qu’il soit, répondent invariablement ’Il est beau,Coco’ !

      Pff...

      * Club de ceux qui casent du Sarkozy dans tout et n’importe quoi

       
      • marie 75
        marie 75 répond à mar_le
        • Posté à 18h38 le 04/07/2008
        • Internaute 3563

        c’est celui qui le dit qui le fait !

      1 autres commentaires
    • Yaumegui_from_Paris
      Yaumegui_from_Paris répond à P a z
      « Il ne suffit pas d'être (...)
      • Posté à 19h00 le 04/07/2008
      • Internaute 8001
        « Il ne suffit pas d'être (...)

      C’est quand même un peu plus intéressant que la libération de Bétancourt.

  • personne
    • Posté à 12h17 le 04/07/2008
    • Internaute 21725

    Donc cette mousse qu’on trouve en bombe qui sert surtout à faire de la neige sur le sapin à Noël, c’est de l’art ?

  • Leprivilégié
    Leprivilégié
    Nous sommes tous le connard de (...)
    • Posté à 12h18 le 04/07/2008
    • Internaute 20644
      Nous sommes tous le connard de (...)

    Y avait pas un peu d’amiante par-ci, par-là ?

  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 12h21 le 04/07/2008
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bonjour à toutes et tous,

    On méprise l’Art en d’autres temps on brulé les livres ...

    Autre époque même philosophie ...

    Le résultat on verra ? ? ?

    Bésitos

    Eric Bloggeur Citoyen

    Retrouvez moi : Lien

    • marie 75
      marie 75 répond à Eric citoyen
      • Posté à 12h33 le 04/07/2008
      • Internaute 3563

      en ce temps là, on brûlait les Picasso, les Paul Klee .. et autres oeuvres dégénérées...
      Un peu de culture,dans le café du matin, ne fait de mal à personne !

      Cet événementiel chantilly ... rigolo ? Ca se discute...
      Mais à part cela ?

    • Network 23
      Network 23 répond à Eric citoyen
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 12h38 le 04/07/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      La science n’est bonne à rien, et ne fait jamais que du mal ; car elle est mauvaise par sa nature. Elle n’est pas moins inséparable du vice que l’ignorance de la vertu.

      Tous les peuples lettrés ont toujours été corrompus, tous les peuples ignorants ont été vertueux ; en un mot, il n’y a de vices que parmi les savants, ni d’homme vertueux que celui qui ne sait rien.

      Il y a donc un moyen pour nous de redevenir honnêtes gens ; c’est de nous hâter de proscrire la science et les savants, de brûler nos bibliothèques, fermer nos académies, nos collèges, nos universités, et de nous replonger dans toute la barbarie des premiers siècles.

      Voilà ce que mes adversaires ont très bien réfuté ; aussi jamais n’ai-je dit ni pensé un seul mot de tout cela, et l’on ne saurait rien imaginer de plus opposé à mon système que cette absurde doctrine qu’ils ont la bonté de m’attribuer. Mais voici ce que j’ai dit, et qu’on n’a point réfuté.

      Il s’agissait de savoir si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer nos moeurs.

      En montrant, comme je l’ai fait, que nos moeurs ne se sont point épurées, la question était à peu près résolue.

      (...)

      Mais quand un peuple est une fois corrompu à un certain point, soit que les sciences y aient contribué ou non, faut-il les bannir ou l’en préserver pour le rendre meilleur, ou pour l’empêcher de devenir pire ? C’est une autre question dans laquelle je me suis positivement déclaré pour la négative.

      Car premièrement, puisqu’un peuple vicieux ne revient jamais à la vertu, il ne s’agit pas de rendre bons ceux qui ne le sont plus, mais de conserver tels ceux qui ont le bonheur de l’être.

      En second lieu, les mêmes causes qui ont corrompu les peuples servent quelque fois à prévenir une plus grande corruption : c’est ainsi que celui qui s’est gâté le tempérament par un usage indiscret de la médecine est forcé de recourir encore aux médecins pour se conserver en vie.

      Et c’est ainsi que les arts et les sciences, après avoir fait éclore les vices, sont nécessaires pour les empêcher de se tourner en crimes ; elles les couvrent au moins d’un vernis qui ne permet pas au poison de s’exhaler aussi librement : elles détruisent la vertu, mais elles en laissent le simulacre public,qui est toujours une belle chose : elles introduisent à sa place la politesse et les bienséances ; et à la crainte de paraître méchant elles substituent celle de paraître ridicule.

      Mon avis est donc, et je l’ai déjà dit plus d’une fois, de laisser subsister et même d’entretenir avec soin les académies, les collèges, les universités, les bibliothèques, les spectacles, et tous les autres amusements qui peuvent faire quelque diversion à la méchanceté des hommes, et les empêcher d’occuper leur oisiveté à des choses plus dangereuses ; car, dans une contrée où il ne serait plus question d’honnêtes gens ni de bonnes moeurs, il vaudrait encore mieux vivre avec des fripons qu’avec des brigands.

      Lien

      • Network 23
        Network 23 répond à Network 23
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 18h58 le 04/07/2008
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        Je note que cette (trop ?) longue citation n’est que moyennement appréciée.

        Pourtant, c’est clair : vaut mieux que les riches s’amusent à noyer leur ennui & à cacher leurs vices dans des Demolition party que de jouer à American Psycho !

        Merci à Zéro TV ! - bien que son reportage n’est pas l’air, lui non plus, d’avoir le bon goût de plaire.

  • donjipe
    donjipe
    journaleux et blogueur
    • Posté à 12h30 le 04/07/2008
    • Internaute 41399
      journaleux et blogueur

    Et le Royal Mapelle ils le détruisent quand. Ce truc a l’air d’avoir été ridicule de bout en bout

    Lienpar Lien

    Y’a des fois où la province c’est bien. Pour « l’oeuvre » : à artiste, artiste et demi. Bref, on s’en fout du tas blanc : si les artistes n’ont plus que ça à dire, c’est qu’ils ont depuis longtemps accepter de montrer leurs papiers

  • Emmanuel1
    • Posté à 13h05 le 04/07/2008
    • Internaute 32309

    Bonjour Roberto,
    On ne comprend pas grand chose a votre article (a part votre amertume) : C’est quoi le Royal Monceau, c’est quoi une demolition party, est-ce que votre travail vous a ete commande, vous a ete paye, qu’est-ce qui etait prevu, est-ce que les oeuvres etaient censees etre demolies comme le reste, est-ce que c’etait le principe de la soiree de tout demolir, qui etaient les invites, qui les a demolies, etc.
    Il faut expliquer le contexte sinon on ne comprend pas vraiment.

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef répond à Emmanuel1
      Journaliste Rue89
      • Posté à 13h13 le 04/07/2008
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Le Royal Monceau est un grand hôtel parisien fermé jusqu’en septembre 2009 pour travaux - nouveaux propriétaires. Avant la fermeture, près de 1 200 personnes ont été invités le 26 juin à détruire l’hôtel, à y faire la fête, à dessiner sur les murs etc. D’où Demoliton Party.

  • citoyen attentif
    • Posté à 12h55 le 04/07/2008
    • Internaute 34905

    Cet évènement « démolition party » parait bien triste. Il faut réellement être désœuvré et bien malheureux dans sa tête pour prendre un « plaisir féroce » à casser et détruire. Cela semble vraiment très symbolique de la société actuelle : « vive le gaspillage ! ». C’est tellement mode...

  • bcgh75
    bcgh75
    Jaurès is not dead
    • Posté à 13h04 le 04/07/2008
    • Internaute 23546
      Jaurès is not dead

    Oh... comme je suis triste ! Pour mon dernier hapenning, il n’y avait pas de toasts au caviar. Vraiment, c’est terrible !

    Hé, les gars, redescendez sur Terre ! Vos petits tracas de privilégiés, 90% de la population, que vous et vos collègues de l’avant-garde artistique cherchez à éclairer, s’en fout.
    Par contre, l’art populaire, fait par et pour le peuple, ça, oui, ça met du beaume au coeur de beaucoup de personnes : bals popu, buvettes et concerts improvisés dans les quartiers, un seul mot DIY (Do It Yourself : faites-le vous-même !). Si vous ne connaissiez pas, c’est le moment de s’y mettre.

    Restez dans votre bulle avant qu’elle n’éclate, et laissez les « gens » en dehors de vos petits tracas de princesse.

    A mort l’art subventionné ou aux ordres ! (et pas de majuscule à « art », de grâce, ça ne fait que mettre en avant votre élitisme pédant).

  • julient
    julient
    joyeux
    • Posté à 13h03 le 04/07/2008
    • Internaute 46519
      joyeux

    en effet l’événement a débordé de toutes part et rendait la fete assez effrayante.
    ceci dit j ai trouvé un refuge calme dans une chambre, avec un groupe qui s’appelle Revolver :

    c’était joli !

    • Lohiel
      Lohiel répond à julient
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 13h53 le 04/07/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      Je proteste Julient !

      Ces gens ne suivaient pas la CONSIGNE !

      Qui était de DETRUIRE ! Pour qu’on puisse ensuite reconstruire encore plus CHER et plus bling-bling ! Au nez et à la barbe de tous ceux qui sont à la rue ! Telle est la LOI ! l’Art DOIT s’y conformer. On ne discute pas la Loi !

      Au lieu de ça il faisaient de la MUSIQUE ! Et joyeuse avec ça ! Ils CREAIENT au lieu de taper ! Ils DANSAIENT ! c’est INSOUTENABLE !

      J’espère que ces dangereux subversifs ont été arrêtés et conduits illico en camps de redressement.

      • julient
        julient répond à Lohiel
        joyeux
        • Posté à 15h23 le 04/07/2008
        • Internaute 46519
          joyeux

        tu n’as pas tort Lohiel, mais pour te rassurer je n’ai plus de nouvelles d’eux... sans doute se sont ils auto-détruits en fin de soirée pour respecter la consigne

         
        • ras-la-patience
          • Posté à 10h28 le 05/07/2008
          • Internaute 10027

          et le piano ? l’avaient-ils apporté ? était-il déja là ? l’ont-ils emporté ? l’ont-ils détruit ? on veut savoir !

        1 autres commentaires
  • pousse manette
    pousse manette
    située comme vous voulez
    • Posté à 13h18 le 04/07/2008
    • Internaute 41999
      située comme vous voulez

    Ah ben voilà. Bien encadrés et autorisés, les VIP ne valent pas mieux que les cailleras de banlieue. Ils débordent, se relâchent et tapent férocement ; -)

  • léo solo
    • Posté à 13h18 le 04/07/2008
    • Internaute 2483

    Démolition party

    Mr Darcos
    invite
    à la démolition party
    qui vise à
    - comme son nom l’indique-
    démolir
    le service public d’éducation nationale.

    Mme Bachelot
    invite
    à la démolition party
    qui vise à
    - comme son nom l’indique -
    démolir
    le service public de santé.

    S’incrire auprès
    de l’ump
    du medef

    Ph Stark
    coulera des pièces de 2 euros new-styl
    pour fêter l’évènement.

  • Broillet
    Broillet
    étudiant
    • Posté à 13h28 le 04/07/2008
    • Internaute 25813
      étudiant

    J’ai décidé que ce commentaire était de l’art. Pourquoi ? Parce que.

  • Lohiel
    Lohiel
    http://twitter.com/Lohiel
    • Posté à 13h39 le 04/07/2008
    • Internaute 38391
      http://twitter.com/Lohiel

    Donc si j’ai bien compris : des gens très riches s’amusent à détruire un endroit d’habitation très luxueux (mais sans doute plein de jolies détails architecturaux anciens), pour qu’on puisse ensuite dépenser quelques millions à le rendre encore plus inabordable pour les vrais gens ?

    Tout ça dans un contexte de misère sociale qui devient de plus en plus criant, des foules immenses de gens qui ne mangent plus correctement et des dizaine de milliers à la rue.

    ...Et c’est de l’art ?

    Mazette ! on a eu le Réalisme socialiste, nous voilà à l’époque du Réalisme ultra-capitaliste.

    Est-ce que le résultat sera plus convaincant, j’en doute. Quand on instrumentalise les artistes, il n’en sort jamais rien bon.

  • clive
    • Posté à 13h51 le 04/07/2008
    • Internaute 27908

    Une « demolition party » militante du nouveau palace starkosiste reconstruit aurait plus de sens...

  • Lemar
    • Posté à 13h57 le 04/07/2008
    • Internaute 30968

    « L’oeuvre de Roberto Cabot au Royal Monceau avant destruction ».
    Avant ? ...

  • ClaireChar
    • Posté à 14h00 le 04/07/2008
    • Internaute 16497

    On comprend pas bien effectivement à quelle compensation l’artiste brésilien veut prétendre ?
    une compensation financière pour quoi exactement ?
    parce que son oeuvre a été détruite ? etait il censé la garder ? parce que on ne lui a pas laissé le temps d’être vu donc de se faire de la pub ?
    parce que il a pas eu assez de petits fours en plus du manque de marteau ?

    Franchement je comprends pas trop le truc donc je veux pas être trop sévère mais en le lisant on a l’impression d’un capricieux branchouille complètement à côté de la plaque qui crie au scandale sur du n’importe quoi

    • meg
      meg répond à ClaireChar
      • Posté à 17h47 le 04/07/2008
      • Internaute 12017

      Je ne connais pas le travail de cet artiste, et son texte est évasif et pas vraiment intéressant. Mais je ne comprend pas cette question que vous posez « parce que on ne lui a pas laissé le temps d’être vu donc de se faire de la pub ? »

      Les artistes veulent que leurs œuvres soient vues ou connus, et par le plus grand nombre si possible. C’est un peu le principe de l’expression artistique. Si vous voulez on peut dire « ils se font de la pub », mais c’est pas ma façon de voire les choses. Je comprend très bien la colère de cet artiste d’avoir vu son travail détruit sans qu’on l’ai prévenu (il précise que son installation devait être installé au palais de Tokyo, c’est donc qu’elle ne devait pas être détruite). C’est pas une question financière et la qualité de l’oeuvre de cet artiste n’a rien avoir avec le fait qu’on doive respecter le travail des gens, même si ces gens sont des artistes.
      Il existe dans le droit français, la notion de « droit moral » a propos des œuvres d’art. Lien

      Il comporte quatre branches :

      * le droit de divulgation (art. 121-2 CPI) : le droit de communiquer l’œuvre au public est décidé par l’auteur seul, dans des conditions qu’il aura choisies. Cependant, cette prérogative s’épuise lors de son premier exercice.
      * le droit de paternité : l’auteur a droit au respect du lien de filiation entre lui et son œuvre
      * le droit de repentir (art. L 121-4 CPI) : l’auteur peut retirer l’œuvre du circuit commercial, même après sa divulgation.

      ET

      * le droit au respect de l’œuvre (art. 121-1 et 121-5 CPI)

  • tooptoop
    • Posté à 14h32 le 04/07/2008
    • Internaute 630

    cette fête a atteint un sommet de ridicule. où quand les « branchés » ne sont plus que des imposteurs incultes qui s’amusent à démolir ivres morts des oeuvres d’art... une parfaite illustration du livre d’arnaud sagnard, la tyrannie des branchés, qui vient de sortir.

  • Georgesdm
    Georgesdm
    libéral
    • Posté à 14h40 le 04/07/2008
    • Internaute 46376
      libéral

    Qu’on nous foute la paix avec les émois de ces artistes qui usent et abusent du système et se donnent la posture de victime. Son machin dégoulinant tout le mopnde s’en fout. Il n’était pas obligé d’y aller à ce qui n’ezt jmais qu’un évènement marketing. Il croyait quoi le pauvre chéri ? que c’était le Louvre ? Ras le bol de cette Presse branchouille qui sert la soupe à ces pipol insignifiants. Rue 89 pas mieux que les autres. Laissez le cabotin à son caviar et parlez nous d’autre chose. Son oeuvre géniale et millénaire, on s’en fout. Et Bravo à Lohiel et sa photo stalinienne. Bien vu.

  • Ouzbek
    • Posté à 14h45 le 04/07/2008
    • Internaute 25716

    Soudain, je m’interroge. Mon boulanger m’a vendu une miche de pain dont je me suis aperçu dans « des conditions terribles » (rentré chez moi) qu’elle ne correspondait pas à mes « besoins les plus simples » (puisqu’il y avait une grosse bulle dedans et donc moins mie). Bien que que j’ai « clairement marqué le coup sur le caractère inacceptable » de ma miche, mon Boulanger m’a dit que je pouvais me la carrer, ma miche.
    Est-ce que Rue 89 est disposer à m’accorder une tribune pour que je puisse moi-aussi dénoncer l’inacceptable ?

    • Yaumegui_from_Paris
      Yaumegui_from_Paris répond à Ouzbek
      « Il ne suffit pas d'être (...)
      • Posté à 19h03 le 04/07/2008
      • Internaute 8001
        « Il ne suffit pas d'être (...)

      Oui, dénonçons ! Dénoncez !

    • Goldored
      Goldored répond à Ouzbek
      • Posté à 09h10 le 05/07/2008
      • Internaute 25741

      J’espère qu’on vous accordera à vous aussi une tribune, Ouzbek, pour dénoncer ce scandale autrement plus grave que ce petit souci de riches décadents et cyniques.

      Sauvez la planète, mangez un riche !

  • Bigseb
    • Posté à 14h50 le 04/07/2008
    • Internaute 25229

    Quoi de plus normal a Sarkoland qu’une poignée de V.I.P ultras riches détruisant un palace, dans le seul but de détruire, parfois des objets de grande valeur, pour reconstruire sur les ruines un palace encore plus beau ?

    • léo solo
      léo solo répond à Bigseb
      • Posté à 15h24 le 04/07/2008
      • Internaute 2483

      Mon voisin propose une démolitionparty lors de la sortie du cd de la Carlita afin qu’elle puisse en créer un encore plus beau sur les débris de celui qui est sous presse.

  • Canadien_volant
    Canadien_volant
    Waterloo... Morne plaine
    • Posté à 15h20 le 04/07/2008
    • Internaute 39993
      Waterloo... Morne plaine

    @ Ouzbek,
    Je me solidarise totalement avec votre réaction, face à la conduite culturellement scandaleuse de votre boulanger. Il m’apparaît particulièrement inconvenant qu’à une période où notre Président nous demande de faire des efforts, un boulanger se permette de « coincer la bulle » de cette manière.
    Nous pourrions peut-être proposer une « Destruction Party » chez lui. Le tout serait bien évidemment très hype et nous revendrions les droits des vidéos de cet happening.

  • starsss
    • Posté à 15h35 le 04/07/2008
    • Internaute 24513

    Si j’ai bien compris les artistes avaient 5 jours pour creer une _oeuvre d’art_ et ensuite tout a été démoli une heure trop tot ? c’est ça le probleme ?
    Mais l’oeuvre devait être transposé ailleurs le jour de l’Ejaculation Party... franchement je n’ai pas bien compris ? ? beurk !

  • massilian
    • Posté à 16h02 le 04/07/2008
    • Internaute 40218

    je ne connais pas la victime du sacrilège et de la profanation culturelle, ce M. Cabot. Je note qu’il n’apporte pas son matériel quand il crée (« ah, si j’avais un marteau ! »).
    Que tout cela est déprimant !
    L’idée marketing minable de la « démolition party », l’empressement lamentable « d’artistes » certainement « conceptuels » à la recherche perpétuelle d’un public de pipoles soiffards pour se faire une petit cote rapidos et qui lèchent les pompes en croco des princes de l’immobilier...
    Beurk ! Et c’est l’art qui serait « méprisé » dans de telles cérémonies privées ?
    Mais non, M. Cabot, ce n’est que votre cravate qui a été éclaboussée.

  • massilian
    • Posté à 16h07 le 04/07/2008
    • Internaute 40218

    Je ne résiste pas à offrir aux english speaking amateurs d’art ce commentaire d’une « performance récente de M.Cabot, c’est tombé de son site.

    “As personal contribution, Roberto Cabot invited a professional call-girl for a public talk about contemporary art and culture in general during the opening night. The happening was registered in video under the title ‘I Love Nietzsche’ and has its origin in talks during the meetings on participative strategies in art and historical roots of this sort of processes. We obviously came to talk about Beuys. The happening that ended up being called ‘I Love Nietzsche’ was an experiment about those talks. As the idea came to transform Beuys performance ‘How to Explain Pictures to a Dead Hare’ (1965) in a tropical synchretic hybrid, replacing attributes, as the rabbit by a prostitute. Someone mentioned Roberta, a call-girl that used to go to openings. We invited her for a meeting and she agreed on a participation. The result was ‘I love Nietzsche’. The title refers to a sentence of Roberta, where she explains that Nietzsche is fundamental to her relationship to clients as a model to undestand and impose power. The talks go from considerations on the queston of identity, referring to Fernando Pessoa and the dilema of the insertion and participation of contemporary art in society.”

    • AC-89-
      AC-89- répond à massilian
      • Posté à 16h55 le 04/07/2008
      • Internaute 39476

      La traduction est beaucoup plus drôle :

      « En tant que contribution personnelle, Roberto Cabot a invité une appeler-fille professionnelle pour un public parlent de l’art et de la culture contemporains en général pendant la première. Se produire a été enregistré dans la vidéo sous le titre “ amour Nietzsche d’I ” et a son origine dans les entretiens au cours des réunions sur des stratégies participatives dans l’art et les racines historiques de cette sorte de processus. Nous sommes évidemment venus pour parler de Beuys. Se produisant ce finie vers le haut de s’appeler le “ amour Nietzsche d’I ” était une expérience au sujet de ces entretiens. Pendant que l’idée venait pour transformer l’exécution de Beuys “ comment expliquer des images à un lièvre mort ” (1965) dans un hybride synchretic tropical, remplaçant des attributs, comme lapin par une prostituée. Quelqu’un a mentionné Roberta, une appeler-fille qui avait l’habitude d’aller aux ouvertures. Nous l’avons invitée pour une réunion et elle a convenu sur une participation. Le résultat était “ amour Nietzsche d’I ”. Le titre se rapporte à une phrase de Roberta, où elle explique que Nietzsche est fondamental à son rapport avec des clients comme modèle à l’undestand et impose la puissance. Les entretiens vont des considérations sur le queston de l’identité, se rapportant à Fernando Pessoa et le dilema de l’insertion et de la participation de l’art contemporain dans la société

      • Gerry
        Gerry répond à AC-89-
        • Posté à 17h36 le 04/07/2008
        • Internaute 25958

        Excellent ! : oD
        Un texte qui ne veut pas dire grand chose, écrit en mauvais anglais par un français, traduit en français automatiquement par un logiciel ! : o)

         
        • Virgilou
          Virgilou répond à Gerry
          • Posté à 18h17 le 04/07/2008
          • Internaute 40342

          C’est de l’art abstrait ?

        1 autres commentaires
  • massilian
    • Posté à 16h07 le 04/07/2008
    • Internaute 40218

    Je ne résiste pas à offrir aux english speaking amateurs d’art ce commentaire d’une « performance récente de M.Cabot, c’est tombé de son site.

    “As personal contribution, Roberto Cabot invited a professional call-girl for a public talk about contemporary art and culture in general during the opening night. The happening was registered in video under the title ‘I Love Nietzsche’ and has its origin in talks during the meetings on participative strategies in art and historical roots of this sort of processes. We obviously came to talk about Beuys. The happening that ended up being called ‘I Love Nietzsche’ was an experiment about those talks. As the idea came to transform Beuys performance ‘How to Explain Pictures to a Dead Hare’ (1965) in a tropical synchretic hybrid, replacing attributes, as the rabbit by a prostitute. Someone mentioned Roberta, a call-girl that used to go to openings. We invited her for a meeting and she agreed on a participation. The result was ‘I love Nietzsche’. The title refers to a sentence of Roberta, where she explains that Nietzsche is fundamental to her relationship to clients as a model to undestand and impose power. The talks go from considerations on the queston of identity, referring to Fernando Pessoa and the dilema of the insertion and participation of contemporary art in society.”

  • m.
    m.
    entre parenthèses
    • Posté à 16h10 le 04/07/2008
    • Internaute 46543
      entre parenthèses

    Bien.
    Continuons les remarques désobligeante, et repensons au sujet de philosophie du bac : « faut-il comprendre une œuvre d’art pour l’apprécier ? »
    Visiblement, ici, on voue à la destruction rapide ce qui ne plaît pas, et ce qui ne ressemble pas à une vision diminuée de l’art.
    Peu importe que le travail de Roberto Cabot ne vous plaise pas. Peu importe, même, que vous ne le considériez pas comme artistique.
    Mais il est une œuvre d’art, forcément, même si c’est globalement à votre corps défendant. Il a été commandé comme tel, exposé comme tel, et il était même prévu qu’il le soit à nouveau à l’avenir. (Et tant pis pour vous s’il ne ressemble pas à une peinture d’il y a 100 ans…)
    L’article ne porte pas là-dessus, et d’ailleurs rejoint de l’intérieur ce que vous pensez de cet événement de l’extérieur : c’est un spectacle ridicule, et
    étonnamment pertinent :
    « on » détruit du luxe pour plus de luxe, et « on » n’est même pas capable de tenir ses propres engagements, « on » consomme même des choses auxquelles on aurait dû porter attention. L’art devient une coûteuse décoration à durée limitée. Et on méprise celui qui se plaint de s’être fait marcher dessus.

    • Network 23
      Network 23 répond à m.
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 19h19 le 04/07/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Globalement j’apprécie votre message, surtout la fin, mais je m’étonne de voir l’art réduit à ce qui est « commandé comme tel, exposé comme tel ».

      Faudrait-il croire que ce qui n’est pas admis par le marché de l’art n’est pas de l’art ?

      Faut-il croire que ce qui est créé sans être exposé ni commandité n’est pas de l’art ?

      N’est-ce pas réduire l’œuvre d’art à une simple marchandise, et le critère de ce qui pourrait permettre de distinguer l’art de ce qui ne l’est pas à une norme purement conventionnelle, celle établie par sa valeur marchande ?

  • hogan
    hogan
    actif
    • Posté à 16h36 le 04/07/2008
    • Internaute 25474
      actif

    Salaire de riches, plaisirs de riches, loisirs de riches, éducation de riches, mépris de riches...ennui de riche ?

    • wilsdkd
      wilsdkd répond à hogan
      • Posté à 16h53 le 04/07/2008
      • Internaute 2206

      le riche est souvent pauvre d’esprit

  • wilsdkd
    • Posté à 16h51 le 04/07/2008
    • Internaute 2206

    moi j’ai surtout vu à la TV une bande de débile qui détruisais à l’aide de masse des meubles recouvert de marbre dans des chambres, ou encore un ascenseur qui devait encore fonctionner.
    dans une société ou le pouvoir de pauvreté augmente tous les jours je me demande si ces VIP ne vivent pas dans le même pays que le mien, un pays pauvre et triste.
    désolé mais je n’aime pas le gaspillage inutile et absurde, mais j’adore l’art qui elle n’avait rien à faire la ce soir.

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