Temoignage 03/07/2008 à 15h19

Outrage, suite : le récit de son audience par un internaute

Jean-Jacques Reboux | Ecrivain et éditeur

A plusieurs reprises, l’éditeur et écrivain Jean-Jacques Reboux a publié des tribunes sur Rue89. Notamment au sujet de l’outrage, qui a valu plusieurs articles, par exemple à l’occasion de la sortie de sa « Lettre à la garde des Sceaux pour la dépénalisation du délit d’outrage ».

Vendredi 27 juin, 9h30. Je suis convoqué devant la treizième chambre du TGI (tribunal de grande instance) de Paris. Deux ans plus tôt, après un dialogue de sourds avec un policier, j’ai contesté un abus de pouvoir en marmonnant dans ma barbe :

« Quand je pense que je pourrais être ton père, espèce de petit canard… »

S’en suivit une arrestation musclée, menottes aux poignets, entraves aux chevilles, brimades policières de base. Pour échapper à la garde à vue, j’ai reconnu l’outrage devant un OPJ (officier de police judiciaire). Et parce qu’un autre flic m’avait murmuré un « t’as de la chance qu’il soit pas Président ! “ accompagné à la matraque, j’ai déposé plainte contre deux policiers. Enquête de l’IGS (inspection générale des services), classée sans suite.

J’ai encore aggravé mon cas en publiant un pamphlet contre l’obsédé de l’ordre Sarkozy, puis en refusant la composition pénale qu’on me proposait (150 euros d’amende + 100 euros de dommages-intérêts au flic). Pas question d’avouer sa faute en catimini. Je voulais mon procès, je l’ai eu.

Malgré une première expérience en 2007 (procès -gagné- contre l’Opus Dei, en tant qu’éditeur), on ne peut pas dire que je sois au mieux de ma forme. Un procès, c’est une décharge d’angoisse, de stress. D’autant que contre la police, c’est bien connu, on ne gagne (presque) jamais. Taux de relaxe dans les affaires d’outrage : 0,42%. Je le savais. Mais j’y suis allé. Question de principe. Le policier qui me poursuit n’est pas venu. Plutôt un bon point pour moi.

Consignes pour l’audience

Mon avocat m’a briefé : ‘La juge est plutôt ’cool’, mais soyez bref, Reboux. Des phrases courtes, n’en faites pas un roman…’ Je me pointe au tribunal, la gorge un peu serrée, bouteille d’eau dans le sac à dos, à côté de la ‘Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage’ que nous venons d’écrire avec Romain Dunand, condamné à 800 euros d’amende pour avoir outragé Sarkozy. Au cas où il y aurait des journalistes…

Vingt minutes passent avant qu’on m’appelle. Soif d’enfer. Je sors ma bouteille. Comme le jour de cette foutue arrestation. ‘Monsieur, vous êtes dans un tribunal… Si vous voulez boire, il faut sortir ! J’ignorais l’interdit. Ça change du tu boiras au commissariat ! lancé par un flic à l’humour bigardien’ alors que, menotté aux chevilles et aux poignets, je quémandais une rasade à une passante, avenue de Clichy. Je m’extrais deux secondes de la treizième chambre, le temps d’un glouglou. Pas terrible comme entrée en matière.

Tribunal : terre de contrastes…

Interdiction formelle de se désaltérer, mais c’est d’une voix monocorde, entre nonchalance et lassitude, que la juge décline l’acte d’accusation. Mots forts, pleins de poésie, du malheureux policier outragé. Ce mec devait être un cador en rédaction :

‘Il est descendu de sa voiture, il était furieux. Je me suis pris un coup de portière. Il m’a dit ’t’es un connard, Sarkozy n’est qu’un enculé. Vous n’avez pas à être fiers de ce que vous faites. Je vous emmerde, bande de connards ! ’’

Plus loin : ‘Tu bandes de me verbaliser, espèce de connard de flic ! Plus loin encore : Il a dit j’encule Monsieur Sarkozy ! Les obsessions à connotation sexuelle du flic de base sont à l’image de son indigence intellectuelle. Même les cow-boys du Far West, qu’ils miment avec une formidable débauche d’énergie quincaillère, font preuve de plus de psychologie.

La présidente, qui a lu ma Lettre à Sarkozy, ministre des Libertés policières’ et connaît donc le contexte de mon histoire, ainsi que mon ressenti sur la société policière qui s’est installée –instillée– dans cette France qui a peur, ne semble pas être dupe. Plus tard, mon avocat fera remarquer à la Cour que dans sa deuxième déposition (auprès de l’IGS), le même policier, se rendant compte qu’il a poussé un peu loin le bouchon, a nuancé ses propos. Ce qui pose un problème de cohérence, étant donné la prétendue précision des répliques qu’il m’impute.

Puis la présidente me donne la parole. Ça change du ‘ta gueule ! lancé par ce flic qui me traîna à terre, entravé. Ici, au moins, on peut parler. Et être écouté. Ce que fait la présidente, avec une vraie attention pour l’accusé. Elle ne me coupe pas une seule fois la parole, même lorsque j’invoque mes origines paysannes pour expliquer le familier mon petit canard’, à l’origine de l’outrage. Canard, connard… Ça passe ou ça casse. La présidente sourit. Oubliant le contexte, je me relâche un peu.

‘- S’il vous plaît, vous êtes au tribunal, enlevez vos mains de vos poches…

- Ah, pardon… Si ça continue, je vais m’en rouler une à la barre, il faut que je fasse attention.’

Ma version des faits, ma vérité

Je donne ma version des faits. Ma vérité. Qui est aussi LA vérité. Parole de citoyen contre parole de flic. Le dialogue impossible avec l’agent, l’interpellation musclée, mon refus épidermique de me laisser embarquer manu militari alors que je n’ai commis aucune infraction, ma surprise (naïve mais réelle, et donc honnête) de ne pas avoir été aussi poursuivi pour ‘rébellion’, la nécessité cathartique d’écrire ce pamphlet adressé à ce ministre Sarkozy qui inspire à certains policiers peu regardants sur la déontologie des méthodes indignes d’une police républicaine, la confrontation à l’IGS avec ‘t’as de la chance qu’il soit pas Président’.

Le refus d’accepter la composition pénale, au motif (entre autres) que je ne supporte pas l’idée de devoir payer, pour avoir traité un poulet de canard, la même amende qu’un homme accusé d’avoir menacé une vieille dame avec un cutter ! L’argument semble faire mouche. Et c’est à ce moment-là qu’éclate l’incident : par la voix de stentor d’Antoine Comte, mon avocat. Grand, et par la taille, et par le verbe :

‘Ah non, ça suffit, monsieur le procureur ! Vous venez de jeter mes conclusions à la poubelle, je vous ai vu. C’est un scandale ! Vous n’avez pas le droit de faire cela.’

Le procureur… Celui-là, je n’y avais guère prêté attention jusque-là. Petit, tassé, gris, il a l’air de s’emmerder puissamment. Difficile pour lui de justifier un acte aussi scandaleux. Jeter les conclusions de la défense : c’est un peu comme si un toubib balançait à la poubelle sans la lire la biopsie d’un patient. Le coup de tonnerre magistral de mon avocat me fait perdre le fil de mon histoire…

Je meurs d’envie de brandir à la face du procureur le bouquin que nous venons, avec Romain Dunand, d’envoyer au garde des Sceaux, mais ce n’est ni le moment ni l’endroit. Rebelle, mais pas suicidaire ! Dans sa plaidoirie, Antoine Comte revient avec délectation sur le geste méprisable, sans équivoque, du procureur, faisant peu de cas des droits de la défense. Il invoque les circonstances exceptionnelles et plaide l’outrage non-intentionnel. Il cite une jurisprudence où un employé, convoqué devant les prud’hommes, perdant pied, insultera l’assemblée entière et sera relaxé. Il plaide la relaxe.

Le réquisitoire du procureur est bref, sec, à l’image du mépris suprême que lui inspire un accusé qui a le culot de porter plainte contre deux fonctionnaires de police, d’écrire des pamphlets antisarkozistes et d’encombrer les tribunaux en refusant le ‘plaider coupable’. Ironisant sur mon statut ‘d’éditeur impécunieux’, il requiert une peine de ‘150 euros d’amende au moins’. Même tarif que lors de la composition pénale.

Avant de clore les débats, la présidente me rappelle qu’on a rarement vu un policier accepter de revenir sur sa décision, et que j’aurais mieux fait de payer l’amende et de contester le PV ensuite. Ce sera son seul reproche à mon égard. Peut-on encore parler aux policiers ? Cette question, récemment posée par Chloé Leprince sur Rue89, est sur beaucoup de lèvres. La preuve en est, la réponse est non, plus que jamais. L’attitude conciliante, compréhensive, de la présidente, me rend toutefois assez optimiste quant au verdict.

Création d’un collectif, le Codedo

Une fois sorti du tribunal, je retrouve parmi quelques amis Maria Vuillet, accusée d’avoir outragé le sous-préfet Lacave et dont le procès se tient le 10 juillet. La veille de mon délibéré, fixé au 11 juillet. ‘Qu’est-ce qu’on peut faire ? , me demande-t-elle avec son délicieux accent colombien. Je lui réponds : Codedo’. Elle croit que je baragouine en espagnol mais ‘codedo’, ça veut dire Collectif pour la dépénalisation du délit d’outrage.

Donc, avec Maria, avec Romain Dunand, avec Maurice Rajsfus, avec quelques autres, militants du RESF (Réseau éducation sans frontières) et d’ailleurs, défenseurs des libertés, outrageurs de tout poil -policiers, gendarmes, préfets, sous-préfets, présidents-, nous avons décidé de poursuivre le combat en unissant nos forces. La ‘Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage’, que j’ai dû laisser dans mon sac pendant l’audience, servira d’acte de naissance à un mouvement que beaucoup d’entre nous jugeons indispensable, salutaire, en ces temps de disette des libertés. Lisez-le, faites-le lire autour de vous.


Il reste à alerter les médias. Anne-Cécile Juillet, du Parisien, qui s’est déplacée, évoquera le livre dans la page faits divers de son journal. C’est un début. Il reste aussi à définir les modalités de cet appel. Nous reparlerons du Codedo très bientôt. Car les procès pour outrage, dans la France ‘sarkhortefiste’, fondent hélas sur les citoyens comme des légions d’oiseaux de mauvaise augure.

Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage Romain Dunand et Jean-Jacques Reboux - éd. Après la lune - 46p., 5€.

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  • kawouede
    • Posté à 17h00 le 03/07/2008
    • Internaute 27995

    C’est où le site du Codedo, qu’on adhère ?

    Je sais, je suis impatient... vous aussi ; -)

    • JJ Reboux outrageur de poulets
      • Posté à 18h47 le 04/07/2008
      • Internaute 41591

      Pour le moment il n’y a ni site, ni d’adhésion, pour la bonne raison que nous n’en sommes qu’aux balbutiements et que le nombre des initiateurs du CODEDO tient sur les doigts de la main. Le cercle, évidemment, ne demande qu’à s’agrandir. Mais comme la torpeur estivale arrive, nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour voir comment tout cela pourra se concrétiser. Une conférence de presse aura lieu fin début septembre.
      Comme le bouquin est né d’une rencontre avec Romain Dunand (via Rue89), le CODEDO est né d’une rencontre avec Maria Vuillet (lors d’une conférence de presse à la librairie Résistances), c’est aussi simple que cela. Avec Maria, on s’est aperçu qu’on luttait contre des choses similaires, chacun de notre côté, sans se connaître, sans se concerter…
      L’idée de départ, c’était, au-delà du livre, d’arriver au procès de Maria (10 juillet à 9h) avec une sorte de manifeste qui dirait : « Voilà. Nous sommes quelques citoyens poursuivis pour outrage, parmi des milliers poursuivis chaque année en France. Par la police et par certaines autorités. Et on en a assez de ces abus. Nous ne sommes pas des moutons. Que pouvons-nous faire ? Comment nous organiser ? Comment réunir nos forces ? » Je précise que ce « manifeste » n’est pas tout à fait achevé, faute de temps et… de fatigue ! Mais ça sera prêt pour le 10.
      Même si l’outrage, c’est quelque chose qui n’a guère de « lisibilité », à la différence de la misère, la précarité, les sans-abri, la répression des sans-papiers, la casse des services publics, les ravages du capitalisme, etc, on se rend compte que notre initiative intéresse beaucoup de gens parce qu’il y a une véritable dérive très inquiétante du comportement policier et que tout le monde, dans toutes les couches sociales, est concerné. (Récemment, une jeune femme qui traversait hors des clous avec la poussette de son bébé s’est retrouvée allongée par terre, menottée, et ça se passait à… Neully-sur-Seine !)
      Bien évidemment, comme cettre problématique touche au tout-puissant trinôme police-justice-pouvoir, le terrain est miné, on marche sur des œufs, surtout par les temps qui courent. Mais il y a de plus en plus de craquements, il faut donc enfoncer le coin…
      En plus de Rue89, Mediapart, Michel Deléan sur son blog JDD, Politis, Le Parisien ont parlé de cette initiative. Ainsi que Pierre Marcelle dans Libération. En attendant Les Inrockuptibles et Charlie Hebdo la semaine prochaine. D’autres médias semblent attentifs…
      Mais, comme dit l’autre, ne vendons pas la peau de l’outrage avant de l’avoir tué…
      Merci, en tout cas, pour tous vos commentaires et encouragements !

  • Beryl
    • Posté à 06h46 le 04/07/2008
    • Internaute 25737

    Sarkozy a transformé la police française en garde rapprochée, ennemie des citoyens.

    La France, sous l’impulsion d’un compulsif autocrâte, est en guerre civile. Sans pavés, barricades ou fusils. Dans les têtes. Jusqu’à ce qu’elles finissent par sortir de leurs tranchées.

    Attention : c’est ce que le provocateur professionnel (au sens policier) souhaite inconsciemment. N’oublions pas qu’il est un casseur, un démolisseur. Et qu’il n’aime ni la France, ni les Français, qu’il ne connaît pas. Question de culture, peut-être (Neuilly n’est pas toute la France. La devise des Neuilléens est : « Nous voulons rester entre soi »)

    La devise de Sarkozy pourrait être « Monter sur les autres pour me grandir » (Vassiliu)

  • Lohiel
    Lohiel
    http://twitter.com/Lohiel
    • Posté à 16h09 le 03/07/2008
    • Internaute 38391
      http://twitter.com/Lohiel

    clap clap clap !

    Dans des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire.
    George Orwell

    Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.
    Albert Einstein

    Accomplir de grandes oeuvres par une série de petits actes.
    Tao te King

    • kawouede
      kawouede répond à Lohiel
      • Posté à 17h01 le 03/07/2008
      • Internaute 27995

      C’est le bréviaire du militant RESF votre série de citations là !

      Du Tao je ne me souviens que de :

      « Mieux vaut renoncer que tenir un bol plein d’eau. »

      (j’en profite pour demander si quelqu’un peut m’expliquer)

      • le _grand_clown_malade
        le _grand_clown_malade répond à kawouede
        if 6 was 9
        • Posté à 20h49 le 03/07/2008
        • Internaute 27069
          if 6 was 9

        Je me demande aussi ce que ça veut dire.
        Il me semble qu’ici le « bol d’eau » désigne les mains en forme de coupe.
        Et que peut-on faire d’autre lorsque l’on retient de l’eau dans ses mains...pas grand-chose.

        Je sais pas si je comprends bien le sens de la formule, mais ça me fait l’effet d’une leçon de fatalisme.

        A creuser... avec les mains, après avoir passer la serpillère !

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à kawouede
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 22h47 le 03/07/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Tenir un bol plein d’eau exige votre attention. Vous cessez de vivre. Il faut laisser le tao couler...

        PJCA

      • jac le rat
        jac le rat répond à kawouede
        aventurier
        • Posté à 00h10 le 04/07/2008
        • Internaute 29819
          aventurier

        Et puis ceci, de Tchouang Tseu :

        « Quand rat chie, rat da ti »

        Qu’on m’explique ! ! !

         2 autres commentaires
    • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
      • Posté à 21h26 le 03/07/2008
      • Internaute 21776

      Merci lohiel.

      Il va falloir ,tous ensemble, triompher devant la police et ses dérives !
      Et devant les injustices quotidiennes que nous vivons depuis l’élection de Nicolas Sarkozy(nous les vivions également lorsqu’il était ministre de l’intérieur)

      Le 14 juillet s’annonce.
      Son défilé également.
      Le programme,vous le connaissez ?
      Les dictateurs sont les invités de la France !

      REAGISSONS ! ! ! !

      Lien

      Bonsoir JJacques...
      A bientôt.

      • Monique 91
        • Posté à 14h18 le 04/07/2008
        • Internaute 33804
          ( retraitée )

        Je suis allée sur le site. J’ai signé la pétition.. Il faut récolter encore plus de signatures .. pourquoi pas plus d’un million ?

        Car ce qui est scandaleux, c’est que SARKO a proposé aux FARC de les acceuillir en France.. Mais il ne respecte pas la parole que l’Etat Français avait donné à ses anciens revolutionnaires Italiens ! .. C’est UNE HONTE !

        Et puis, il propose d’ouvrir les frontières aux FARC ( pour des raisons bassement politiciennes ) mais il ne « régularise pas “ les Colombiens qui sont en France, qui travaillent et qui vivent dans la terreur d’être arrêtes et d’être expulsés dans leur pays qu’ils ont dû fuir en laissant leur famille et leurs amis...

         1 autres commentaires
  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 16h19 le 03/07/2008
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    Le problème, hélas, de l’outrage, est que c’est impossible de dire qu’il n’existe pas. La police a toujours raison. Et en plus, un délit constaté est une affaire résolue. Tout bénéf ! Comme prendre en flag un simple fumeur de joint. Soit il a fumé et c’est résolu, soit il parle (ou on trouve des choses chez lui ou sur lui) et ce sont plusieurs affaires résolues pour un délit constaté.

    Super pour les chiffres, et affreux pour celles et ceux qui en sont victimes.

    Heureusement que « Codedo » ne ressemble pas à un gros mot en français… ça aurait pu coûter plus cher encore.

    Tjembé rèd !

    • pablico
      pablico répond à FabiendeMénilmontant
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h25 le 03/07/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Outrage quel grand mot. regardons la définition :
      Une injure est une parole offensante adressée à une personne dans le but de la blesser délibérément, en cherchant à l’atteindre dans son honneur et sa dignité. Une insulte, quasi-synonyme d’injure, est cependant considérée comme une injure moins grave. Une injure grave est un outrage.

      donc crescendo il y a :
      insulte
      injure
      outrage.

      et dans ce cas ne se sont-ils pas trompé ou tout mélangé ?
      à moins que le sens du mot ’grave’ n’ait pas le même poids pour tout le monde.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à pablico
        journaleux - blogueur
        • Posté à 22h14 le 03/07/2008
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        oui Pablico,

        si tu dis bien fort à un gendarme : « l’escargot est un animal pédonculé » et qu’il te dresse un PV, c’est qu’il est sourd. s’il sourit, c’est qu’il aime manger.

      • Marcus-Aurelius
        Marcus-Aurelius répond à pablico
        Cadre Paris
        • Posté à 08h41 le 05/07/2008
        • Internaute 34622
          Cadre Paris

        Bonjour,
        p’tite précision au passage !

        Vos trois définitions aux regards des textes, peuvent signifier une seule chose.
        Selon le contexte, les personnes présentes et le niveau de volonté à nuire.

        L’outrage c’est une vive insulte ou injure, à un représentant de l’état, dans l’exercice de ses fonctions.

        Le MP peut retenir une insulte ou injure, par exemple, dans le cas ou une épouse s’est faite offensée (atteinte à sa dignité...) par son conjoint. Le verdict variera selon les circonstances.

        En public, on ne peut pas adresser n’importe quel mot à une personne et qui que ce soit, qu’on a en face de nous ! !

        Par ailleurs, même s’ils restent en % faible, il y a un nombre croissant de représentants de l’ordre, qui sont condamnés par les tribunaux.

        Ceci dit, il y a encore un nombre important de ces personnes, qui se croient tout permis, outrepassant les règles de leurs fonction (Si si , elles existent) portant atteinte à la bonne fois du petit nombre d’entre eux (il y en a ! !) qui ne font que leur boulot correctement (par-ce qu’il en faut tout de même ! !)

        Bonne journée

  • r_v
    r_v
    • Posté à 16h26 le 03/07/2008
    • Internaute 9634

    Vous dites venir de la campagne et ne savez pas faire la difference entre un poulet et un canard ! bizarre, non ?

    • JJ Reboux outrageur de poulets
      • Posté à 17h08 le 03/07/2008
      • Internaute 41591

      Oui, c’est étrange, et la présidente de la 13e chambre n’en croyait pas ses oreilles ! Je souffre d’une forme (rarissime) de prosopagnosie, dite « prosopagnosie volaillère ». C’est-à-dire que je peux très bien converser pendant des heures avec un poulet en croyant parler à un canard, et réciproquement…

      • Jaycib
        Jaycib répond à JJ Reboux outrageur de poulets
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 17h20 le 03/07/2008
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Vous connaissez l’histoire peu ou prou ethnico-discriminatoire que racontait Ronald Reagan du temps de sa présidence ?

        Comment reconnaît-on le Polonais à un combat de coqs ?
        C’est le mec qui se pointe avec un canard.

        Comment reconnaît-on l’Italien ?
        C’est le mec qui parie sur le canard.

        Comment sait-on que le tout est dirigé par la mafia ?
        C’est le canard qui gagne.

        Votre canard à vous est moins agressif, apparemment.

      • TARPON
        • Posté à 22h21 le 03/07/2008
        • Internaute 27263

        zn fait la presidente vous a fait comprendre que pour 150 euros vous auriez pu vous dispenser d’encombrer le tribunal .Comme dirait un(e)avoué(e) de mes amis « avoir raison,c’est une chose qui compte peu en face du fait que vous les emmerdez ».Notre justice est ainsi faite.

    • ydcl
      ydcl répond à r_v
      • Posté à 11h50 le 04/07/2008
      • Internaute 17421

      Bien ! Donc traitez le poulet de rebus de la grippe avière ou de canard WC !

  • Prolo du livre
    • Posté à 16h32 le 03/07/2008
    • Internaute 12784

    Salut à toi Reboux !

    Bon, y a qu’un truc qui me chiffonne avec toute ton histoire. On a l’impression qu’il n’y a que sous l’ère du Pe-Timonier que tu contestes les méthodes, l’attitude, de la petite nationale...

    Pour le reste, et sur le fonds, je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais cet « oubli » des méthodes des pandores en d’autres temps m’irrite le conscient. Les flics, de tout temps, ont dépassés leurs droits. Maurice Rajsfus ne cesse de le rappeler...

    Alors, une petite question, c’est uniquement parce que le Pe-Timonier t’énerves ?

    N’y voit aucune provoc, ni inimitié, juste une question.

    Edit : Tu sais que s’auto éditer c’est pas trop professionnel ? Je plaisante, je sais que beaucoup d’éditeurs n’osent pas éditer ce genre de choses...

    • JJ Reboux outrageur de poulets
      • Posté à 17h00 le 03/07/2008
      • Internaute 41591

      Que nenni, Prolo du livre !
      Il se trouve que le Pe-Timonier (comme tu le dis si joliment) était à Beauvau quand ce qui m’est arrivé est arrivé. Et que c’est par l’acte manqué d’un flic souffrant d’une sarkophilie pathologique que toute cette histoire a commencé…
      Pour le reste, si tu lis bien notre bouquin, tu verras qu’on ne fait nullement l’impasse sur ce qui s’est passé avant le 6 mai 2007. Dès le début, on prévient aimablement Rachida Dati en ces mots : « Il y a fort à parier que cette lettre vous mettra de fort mauvaise humeur. Ce dont vous nous voyez désolés car tel n’est pas notre but. Ce courrier aurait pu être adressé à un autre garde des Sceaux, à une autre époque, qu’il soit de droite, de gauche ou du centre… »
      Cela étant, ce qui est arrivé à Romain Dunand ne pouvait arriver que sous le règne de Sarko et son adjoint Hortefeux. Car pour être tenté de comparer un chef de l’Etat français à Pétain et ses méthodes à celles de Vichy, il faut remonter… à Pétain !

    • kawouede
      • Posté à 17h07 le 03/07/2008
      • Internaute 27995

      Prolo du livre, merci : je me suis fait la même remarque à propos du rapport de la LDH « Une démocratie asphyxiée » : le titre et une partie du contenu laissent croire que tout a commencé en 2007. Or à mon avis c’est bien plus lointain (1958... voire 1848 et 1871).

      A signaler et lire aussi (chez un autre éditeur qui vaut le coup) La décadence sécuritaire, La Fabrique, fait remonter à 1999-2000 le début d’une évolution inquiétante (et pourtant j’aimais bien la Gauche plurielle)
      Lien

      • Arkhipov
        Arkhipov répond à kawouede
        Génie en frottant
        • Posté à 17h59 le 03/07/2008
        • Internaute 42399
          Génie en frottant

        ainsi que Loïc Wacquant, « punir les pauvres », toujours sur les questions sécuritaires et la dérive actuelle. Pas tendre non plus avec Jospin & Cie

         
        • dalun
          dalun répond à Arkhipov
          • Posté à 18h12 le 03/07/2008
          • Internaute 29964

          1999 et 2000 furent des années « bizarres “ pour le mot ‘sécurité ensuite 2001...et les élections de 2002 ! depuis , sécurité partout ou volonté de sécuriser le peuple , les mots du peuple ... ? .

        1 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à kawouede
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 23h20 le 03/07/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Dans 5 ans, tout le monde aura son enregistreur en poche...et tout le monde sera poli. C’est ce qui s’est passé au El Salvador avec la guerre civile. Tout le monde avait une arme dans sa voiture et tous les automobilistes était d’une courtoisie exemplaire...

        Pierre JC Allard

        Lien

         
        • Prolo du livre
          • Posté à 08h50 le 04/07/2008
          • Internaute 12784

          On peut voir ça dans toute l’Amérique du sud... Au Brésil notamment. J’ai également vu ça en Yougoslavie peu après la guerre.

          Un phénomène assez étrange de se dire que les armes et la violence peuvent amener une certaine « paix » entre les hommes...

        1 autres commentaires
    • Gringo
      Gringo répond à Prolo du livre
      • Posté à 17h58 le 03/07/2008
      • Internaute 24805

      D’après la lettre ouverte à l’ex-ministre des libertés policières, il y a la phrase du policier qui fait tout monter en épingle : « tu as de la chance qu’il ne soit pas président ».

      Pas de chance, il l’est devenu depuis.

      Et puis, comme le souligne JJ Reboux dans la-dite lettre, cette phrase est très lourde de (plusieurs) sens. Elle sous-entend notamment que certains policiers se sentent/s’imaginent d’autant plus libres d’exactions s’IL est président.
      Ce qui n’efface pas toutes celles commises en d’autres temps, mais alatrme d’autant plus sur la situation d’aujourd’hui.

      Bravo à JJ Reboux pour son courage, en tout cas.

    • screugneugneux
      screugneugneux répond à Prolo du livre
      râleur-NRV
      • Posté à 19h28 le 03/07/2008
      • Internaute 43534
        râleur-NRV

      salut prolo,
      pour faire court :
      je suis pleinement d’accord avec toi, ça ne date pas d’hier, mais depuis le passage de sarko à l’interieur, les choses ont énormément changé, il aura fallut un certain temps pour que « les gens qui traversent dans les cloues » s’en rendent compte, mais d’autres catégories de la population qui n’ont pas votre capacité à vous défendre l’ont douloureusement constater depuis quelques année..........

  • Lunikoff
    • Posté à 16h34 le 03/07/2008
    • Internaute 27466

    Et bien .. un bon « Fuck the police “ .. ca fait du bien quand meme ...
    Il doit y avoir un concours a la Coluche pour entrer la dedans ..Mais ces metiers : avocat,flic,pilote de ligne ,medecin ..sont des metiers a vocation ..on n y tombe pas par hasard ..
    Avocat :
    Ce sont des etudes
    Pilote :
    Ce sont des etudes
    Medecin :
    Idem
    flic : Que dalle..nada.. peanuts..zero ...Bref un taf de raté..
    Alors ; sans vulgarité aucune : Lunikoff baise la police ! ! ! !
    PS : faites comme moi : un petit enregistreur MP3 dans la poche ...ca les calme super vite ( leur donner la nouvelle 24h apres en se presentant au comissariat.. ca marche a chaque fois .. faut voir leur tete a ces cons la ! !)

    • mrmeuble
      mrmeuble répond à Lunikoff
      Expat » en Corée
      • Posté à 17h01 le 03/07/2008
      • Internaute 22110
        Expat » en Corée

      Les études n’épargnent pas d’un comportement absurde, outrancier, et indélicat.
      J’en veux pour preuve, le comportement du procureur dans cette affaire.

      Article fort intéressant au deumeurant.

    • Jaycib
      Jaycib répond à Lunikoff
      Désagrégé de l'Université
      • Posté à 17h13 le 03/07/2008
      • Internaute 37053
        Désagrégé de l'Université

      Très bien l’enregistreur MP3 !

      Conseil : n’employer le mot « fuck » qu’avec parcimonie. Vous pouvez baiser qui vous voulez, mais pour un anglophone, « fuck » est d’une grande vulgarité.

  • Glasgo
    Glasgo
    Etudiant
    • Posté à 17h07 le 03/07/2008
    • Internaute 45259
      Etudiant

    Quel courage !
    Quel volonté d’en finir avec ces injustices à la sauce sarkozienne !
    Je suis admiratif quant à la demarche qui en découle et je compte bien lire cette lettre et en parler autour de moi !
    Certains se découragent ( comme moi ) et se tate à partir loin à l’étranger , loin de tout ça , pendant ce temps , d’autres plus courageux affronte les grandes institutions , et ny vont pas avec le dos de la cuillere et ça , je me repete , mais sincerement , j’admire !

    Viva ! Viva la revolucìon !

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 17h07 le 03/07/2008
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    J’aime bien l’histoire mais franchement, j’aime pas votre manière de faire de la pub.
    J’ai absolument pas envie de lire vorre livre.

    • marie 75
      marie 75 répond à Hatamoto
      • Posté à 17h55 le 03/07/2008
      • Internaute 3563

      et bien moi je le lirai.
      Comme cela je pourrai me faire mon opinion.

  • Révolutiona
    Révolutiona
    Hawwah
    • Posté à 17h26 le 03/07/2008
    • Internaute 31103
      Hawwah

    Mince, cela a l’air intéressant ! Je reviens...

    J’ai parlé de ma propre audience à un agent de la Sécu, et me suis pris une petite colère contre l’abrutissement de « bon aloi » de ces agents qui pensent avoir du pouvoir sur moi...

    Je reviens, je fais une course... et j’essaie de faire un commentaire pertinent... (pour une fois !).

  • teych
    teych
    insoluble dans le libéralisme
    • Posté à 17h31 le 03/07/2008
    • Internaute 36309
      insoluble dans le libéralisme

    Puisque visiblement, on ne peut plus se risquer à s’adresser verbalement à la flicaille sous peine de se faire embastiller, a-t-on le droit d’exprimer tout le bien qu’on pense des argousins en leur crachant dessus, à l’occasion d’un prélèvement salivaire, par exemple ?

  • Cosette
    Cosette
    Délinquante amoureuse
    • Posté à 17h48 le 03/07/2008
    • Internaute 33774
      Délinquante amoureuse

    Bravo à vous Jean-Jacques pour votre ténacité face à toute cette meute.

    Et j’ai vraiment envie de lire votre livre.

    Je me permets de remettre ce lien,elle est belle la police...

    Faut-il en avoir peur ? ? ?
    Oui malheureusement ....

    Lien

    • Les Chats
      Les Chats répond à Cosette
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 18h55 le 03/07/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      C’est VRAIMENT UN ABUS DE POUVOIR lamentable il va vers le flic pour lui demander où trouver une borne vélib et se retrouve avec un PV

      Je mets l’article avec le lien pour ceux qui n’ont pas l’ADSL
      Quotidien LE MONDE du 13.06.2008

      Lien

      L’histoire est banale et affligeante, mais elle aurait pu injustement conduire Alexandre S. devant un tribunal correctionnel. Le 17 novembre 2007, à 2 heures du matin, cet homme âgé de 29 ans, sans emploi, circule à vélo rue de Lappe, en sens interdit, dans le 11e arrondissement de Paris.

      Croisant un agent de la police, il s’arrête pour lui demander où se trouve la borne Vélib’la plus proche. « 90 euros d’amende pour sens interdit », l’avertit aussitôt le policier.

      Alexandre S. proteste, invoque le fait qu’il est à vélo. « La loi est la même pour tout le monde », lui répond-on avant de contrôler ses papiers dans un car de police. Mécontent, Alexandre S. devient caustique. A partir de là, les faits, reconstitués minutieusement par l’inspection générale des services (IGS), la police des polices, s’enveniment.

      LES ÉCHANGES ENREGISTRÉS

      L’énervement a gagné le gardien de la paix Julien C., 27 ans, qui déclare à Alexandre S. : « Tu vas commencer par fermer ta gueule, toi, ou ça va mal se passer ! » L’homme à vélo veut filmer la scène sur son téléphone portable. L’agent le lui arrache des mains, demande à un autre policier d’effacer la séquence et lui restitue l’appareil, en lui enjoignant : « Ferme ta gueule, espèce de grosse merde ! »
      Emmené dans le car de police, Alexandre S. met discrètement en marche son téléphone portable dans sa poche et enregistre, à 2 h 53, les échanges : 3 minutes de son qui vont se révéler précieuses.

      Car la situation se détériore. Alexandre S., qui a déchiré son amende, est emmené, menotté, en garde à vue, mis à nu, agenouillé. Il restera onze heures dans le commissariat, où il craque et pleure. A sa sortie, le lendemain, à 13 heures, il a une convocation pour le 22 janvier 2008, devant la 30e chambre correctionnelle pour « outrage ». L’agent Julien C. a porté plainte contre lui. Il assure qu’il a été insulté parce qu’il est noir. Cinq autres policiers, présents sur les lieux, corroborent.

      L’avocate d’Alexandre S. lui conseille alors d’aller raconter son histoire à l’IGS, sans trop y croire. « Contre six policiers, mon client n’avait quasiment aucune chance », soupire Laurence Léger.

      Erreur. Comme le prouvent les procès-verbaux que Le Monde s’est procurés, l’IGS ne va faire montre d’aucune indulgence envers les policiers qui, lors des premières auditions et confrontations, maintiennent leur version des faits. Mais les descriptions d’Alexandre S. sont précises et, surtout, il possède son fameux enregistrement.
      Lorsque le capitaine de police de l’IGS, en fonction au 3e cabinet d’enquête, finit par le produire, les policiers avouent. Le 5 décembre 2007, Julien C. convient : « Je reconnais l’intégralité des accusations concernant ce qui s’est passé à l’intérieur du car. Comme il m’avait bassiné avant (...), j’en suis arrivé à l’insulter copieusement, car j’ai perdu mon sang-froid, je l’ai traité de grosse merde, je lui ai dit qu’il avait une tronche de SDF. »

      Question du capitaine : « Il est indiqué dans le PV que M. S. était excité, or il apparaît que vos échanges étaient tout à fait calmes, que répondez-vous ? »

      Réponse : « C’est exact (...). Il est vrai que ce qui est écrit dans le PV est faux, car (il) était calme. »

      Question : « Comment expliquez-vous ce comportement inadmissible venant d’un représentant de l’ordre et vos mensonges successifs ? »

      Réponse : « M. S. m’a poussé à bout et j’ai perdu mon sang-froid (...). Au Sarij (service d’accueil, de recherche et d’investigation judiciaire), j’ai menti, car je ne pensais pas aller devant vous aujourd’hui. »

      Interrogé sur les conditions humiliantes de la garde à vue d’Alexandre S., et sur les textes précis à ce sujet « enseignés dans toutes les écoles de police », Dimitri R., un autre policier, aura, lui, cette réponse : « Je n’avais pas souvenir de cela et il y a des habitudes dans les commissariats. »

      Aujourd’hui, le parquet a décidé de poursuivre Julien C. pour faux en écriture. L’avocate d’Alexandre S., qui réclame des dommages et intérêts, a fait citer à comparaître, jeudi 12 juin, les cinq autres policiers solidaires.
      L’audience est renvoyée au 1er septembre.

      • Un compte supprime
        • Posté à 07h28 le 04/07/2008
        • Internaute 21837
          nc

        Et alors ? le metier de policier n’est pas facile, alors de temps en temps, on a le droit de s’amuser un peu en persecutant et en humiliant un cycliste chomeur qui ressemble a un sdf, c’est tout dire sur le bonhomme. Tout le monde n’a pas la chance de bosser a Guantanamo. Enfin, c’est comme vous voulez, vous les gauchistes, mais si on cherche a arreter ce genre de distraction, il n’y auar plus personne pour signer et la police finira par embaucher des sans papiers, comme dans le batiment. Faut savoir ce qu’on veut qunad meme, c’est ce que me disait Albert l’autre matin au troquet en se jettant un ptit ballon de rouge derriere le gosier avant d’prendre sa permanence au commissariat.

         
        • TARPON
          • Posté à 09h49 le 04/07/2008
          • Internaute 27263

          Tu est loin d’avoir tort.Bien sur,il a des exces ,beaucoup trop helas .
          Je voudrais que chaque citoyen ait la possibilite de revetir un uniforme de temps en temps et d’aller sur le terrain.
          Qui appelle t’on quand le voisin bourré s’amuse à tirer sur les passants,quand Jules corrige sa petite femme à coup de bouteille sur le palier du quatrieme,quand des ados menaçants bloquent l’ascenseur,quand Adolf le bienheureux laisse son pitbull en liberté sur la pelouse de la residence ,quand un gros con bloque la sortie de votre garage et vient pisser sur votre portail ? Bref pour des petits riens ..
          Je me demande combien de temps ,affublé de cet uniforme ,je mettrais à peter les plombs avant de me defouler sur le premier venu.Le juge ,lui,il sait tout cela et il s’est dit qu’il allait vous le faire comprendre.C’est ça la vie...raison de plus pour rayer le mot canard de son vocabulaire ,meme un juge n’est pas dupe.

          • Un compte supprime
            Un compte supprime répond à TARPON
            nc
            • Posté à 10h47 le 04/07/2008
            • Internaute 21837
              nc

            Non, ca c’est la police de papa, celle d’audiard, des gendarmes de St Trope, celle qui servait a quelque chose et qui n’etait apres tout pas vraiment detestee. Mais depuis l’eau a coule sous les ponts, ils n’ont plus les joues rouges et le nez qui goutte nos pandores en bicyclette, ils n’ont plus de bicyyclette d’ailleurs mais des caisses au look U.S. N’ont meme plus de Kepi. On nous les a transformes en Terminators musculeux et hargneux. Ils se la jouent LAPD, roulent des mecaniques et nous regardent comme du betail. Voila la verite. Et demandez a Ahmed ce qu’il en pense.

            Les flics aujourd’hui sont a l’image de la societe francaise : arrogants, mal eleves, agressifs, fiers de leurs matraques, sans aucune compassion pour le traine savate, sans aucun respect pour le quidam.

            La France a le president qu’elle merite et la police qui va avec. C’est seulement dommage pour ceux qui comme moi n’aiment pas qu’on les prennent de haut... ca finit en baffes et en insultes.

            • TARPON
              • Posté à 12h49 le 04/07/2008
              • Internaute 27263

              Ahmed est moins con,il traite pas les flics de canard.Quand ils passent à l’epicerie direct rayon alcools.Ahmed est heureux .Il va quand meme pas aller se plaindre au tribunal ,de toute façon le whisky il le fabrique dans sa cave avec l’eau de cologne que les douaniers lui ont revendu en dessous.Et t’as pas interet à venir l’emmerder,sans cela il appelle les flics.Ahmed,il a tout compris du commerce.

        3 autres commentaires
    • Les Chats
      Les Chats répond à Cosette
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 19h18 le 03/07/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Amis belges, allemands, suisses, espagnols, québéquois, canadiens et autres ..... VOYEZ ce qu’est devenue notre belle France, les policiers se conduisent comme le dernier des voyous.
      Je croyais qu’ils devaient montrer l’exemple sur les comportements citoyens. Ils représentent la justice et pratiquent le mensonge, l’abus de pouvoir et la malhonnêteté ?
      N’ont-ils pas prêté serment ?
      Imaginons que ce jeune homme Alexandre S. n’ai pas pu enregistrer ?
      Et combien n’ont pu le faire et ont subi une condamnation injuste ?
      Se retrouver FICHE n’est pas rien quand même ! !

      QUESTION A LA POLICE DES POLICES :
      Pourquoi ne vous baladez-vous pas en civil pour les surprendre dans leur attitude inqualifiable et inadmissible ?
      Vous verriez ainsi comment ils se comportent aussi avec les citoyens témoins qui essaient de les raisonner, des injures et des menaces aussi pour eux.
      LES POLICIERS SONT-ILS DES MENTEURS ? DES MANIPULATEURS ?
      ILS REPRESENTENT L’ETAT NON ?

      Forums policiers :
      Lien
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      • Un compte supprime
        • Posté à 07h30 le 04/07/2008
        • Internaute 21837
          nc

        la police des polices, c’est comme la creme de la creme non ?

      • Lala
        Lala répond à Les Chats
        • Posté à 13h54 le 04/07/2008
        • Internaute 1478

        Oui Les Chats, c’est effrayant ! Pour les autres je ne sais pas, mais en Suisse nous n’avons malheureusement rien à vous envier :

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        C’est la honte...

      • Marcus-Aurelius
        Marcus-Aurelius répond à Les Chats
        Cadre Paris
        • Posté à 08h58 le 05/07/2008
        • Internaute 34622
          Cadre Paris

        Beaucoup d’enquêtes de l’IGS sont menées sur le terrain avec des hommes en civil et véhicules banalisés.
        Les filatures aussi.

        Mais c’est vrais, peut-être pas assez...
        Peut-être aussi par-ce qu’ils dépendent d’un budget pas assez proportionné (voulu ? ...) aux moyens qu’ils devraient déployer...

        Restons objectifs....

    • JJ Reboux outrageur de poulets
      • Posté à 23h08 le 03/07/2008
      • Internaute 41591

      L’affaire que vous citez en lien sera jugée le 1er septembre. On compte bien en profiter pour relancer le CODEDO (qui risque d’être en sommeil cet été) au niveau des médias.

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