Dossier 11/05/2007 à 04h10

Affaire Boulin : la trop longue nuit du 28 octobre 1979




Acculé par le scandale de l’affaire de Ramatuelle, où il avait acheté un terrain à un escroc nommé Henri Tournet, Robert Boulin, ministre du Travail et de la Participation, s’est suicidé le lundi 29 octobre 1979, dans l’étang du Rompu, à Rambouillet. Un endroit qu’il connaissait bien pour y avoir fait du cheval.

Les gendarmes des Yvelines découvrent son corps immergé dans 60 cm d’eau, dans la position du « prieur mahométan » à 8h40 du matin, le mardi 30 octobre. Dès l’arrivée du procureur de la République, ils sont dessaisis de l’enquête au profit des policiers du SRPJ de Versailles. Enquête qui conclut sans l’ombre d’un doute au suicide.

En fait, deux de ses proches (le restaurateur Jacques Douté et l’administrateur de sociétés Guy Aubert) sont alertés par des inconnus, dès 20h00 la veille, que leur ami a été tué.

Mieux : Raymond Barre, Premier ministre du président Valéry Giscard d’Estaing, avoue qu’il a été prévenu de la mort de son ministre en pleine nuit. Le président de la République, lui, prétend avoir été informé en fin de matinée, deux heures après la révélation des faits dans tous les médias. C’est la nuit où Robert Boulin est mort deux fois…

Après des années de polémique et de rebondissements, dans une ordonnance de non-lieu rendue le 20 septembre 1991, la juge Laurence Vichnievsky retient la thèse d’un « suicide par noyade après absorption de Valium » et balaie la thèse de l’assassinat « sauf à retenir comme certaine l’existence d’une vaste conspiration ».

Plusieurs documents attestent de la volonté de Robert Boulin de mettre fin à ses jours : un bristol laissé sur le pare-brise de sa voiture, à côté de l’étang, ainsi qu’une série de lettres envoyées à plusieurs médias et hommes politiques. Sans oublier les indices rassemblés lors des deux autopsies, en 1979, puis en novembre 1983. Dans la classe politique de l’époque, seul Jacques Chaban-Delmas parle, à la tribune de l’Assemblée nationale, d’un « assassinat ». Avant de se raviser. Depuis, la version officielle n’a pas varié : Robert Boulin s’est suicidé.

Le récit de Benoît Collombat :

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  • 68 tard
    • Posté à 08h08 le 12/05/2007
    • Internaute 391

    Il semble que ce sujet soit trop ancien pour mobiliser l’intérêt des internautes !
    Attention, tous les pouvoirs dans les mêmes mains, la chappe de plomb médiatique,tout cela peut revenir plus vite que l’on croit

    • Nicotine
      Nicotine répond à 68 tard
      • Posté à 11h31 le 12/05/2007
      • Internaute 1972

      Certes, l’affaire est vieille. Mais quand Rue89 nous rappelle que Giscard était alors président, cela fait froid dans le dos de penser qu’il est aujourd’hui l’auteur de la Constitution Européenne à laquelle nous avons majoritairement dit « Non ». Quant aux autres, Barre et Chaban... Ma consolation : PPDA, Chazal and Co, tous plombés par Don Lagardère, sont has been : l’info est sur le net (dieu merci).

      • Anonyme répond à Nicotine

        Ce que j’ai toujours trouvé curieux dans cette affaire, qui n’était pas la seule de ce genre au cours de cette période, oû les morts de personnages publics, et autres affaires faisaient florès, c’est le fait que tout le monde ait avalé sans sourciller le récit qu’en faisaient les médias. Je me revois encore éberlué en lisant la description du suicide et ses détails dans le journal. Peut être la force de l’habitude à l’époque ?

  • Anonyme

    Ancienne où pas cette affaire doit être éclaircie.

    On ne peut tolérer de telles contradictions. Le SAC et ses barbouzes ont commis des exactions maffieuses.

    Les enfants de Robert Boulin ont droit à la vérité, les coupables de l’époque Monsieur Pasqua n’a t’il pas été cité maintes fois ? ( mais il a droit à la présomption d’innocence)doivent être jugés si assassinat il y a.
    Il y en a marre des magouilles politicardes, à plus forte raison lorsqu’elle deviennent criminelles ! (cf affaire Yann Piat)

  • Anonyme

    Ancienne où pas cette affaire doit être éclaircie.

    On ne peut tolérer de telles contradictions. Le SAC et ses barbouzes ont commis des exactions maffieuses.

    Les enfants de Robert Boulin ont droit à la vérité, les coupables de l’époque Monsieur Pasqua n’a t’il pas été cité maintes fois ? ( mais il a droit à la présomption d’innocence)doivent être jugés si assassinat il y a.
    Il y en a marre des magouilles politicardes, à plus forte raison lorsqu’elle deviennent criminelles ! (cf affaire Yann Piat)

  • Anonyme

    Il faudra expliquer dans quelles circonstances, la police, la justice, l’immense majorité des medias ont pendant au moins 28 ans cautionné une fable aussi invraisemblable que ce que feu Marcillacy appelait dés 1980 « le suicide impossible » de Robert Boulin

  • Anonyme

    rien d’autre à dire que/ Justice pour Robert BOULIN

  • Anonyme

    Trop longtemps, en effet, qu’on nous prend pour des « pipes » avec cette immonde histoire. Si la justice est réellement indépendante qu’elle fasse enfin son devoir.
    Le combat de cette famille et de sa fille en particulier, ne sera pas vain !
    JMS*

  • Anonyme

    Chers internautes N’hésitez pas à croiser vos informations ! Monsieur X, sur France Inter (possibilité d’écouter en ligne et de télécharger)complète dans le même sens que les articles sur l’affaire Boulin. Le SAC, le financement du RPR par Elf et le Gabon, la volonté de Boulin de rester intègre, sa connaissance de nombreux dossiers sur le financement des partis...
    L’art et la manière de suicider quelqu’un de gênant..
    Continuons à être vigilant car besoin l’histoire bafouille et souvent se répète.
    B.LECLERC

  • Dietrich13
    Dietrich13
    Juriste diplômé DEA
    • Posté à 08h53 le 10/10/2011
    • Expert 116652
      Juriste diplômé DEA

    Extrait de la page 1 des blogs. Beaucoup des mystifications autour du pot aux roses du complot contre la sûreté de l’État du SAC et consorts (feu art. 86 C. pén.) soustrait par des forfaitures d’excès des pouvoirs de juges prévaricateurs de la feue Haute Cour de justice, trop de mystificateurs fumistes d’une vérité inavouable, révélée depuis des décennies au public avertie.
    Dans l’ouvrage édifiant de l’Alain Jaubert, en raison de leurs simples initiales publiés, les trois principaux ministres initiés des secrets fonds provenant du trafic de drogue du S.A.C. et des services spéciaux de l’Armée, déposés sur un compte numéroté de la Banque Nationale Suisse, ces trois autres victimes des escarpes de « l’État gangster », ont été parfaitement identifiables pour la police, pour la justice et pour la Commission d’enquête du Parlement sur leurs activités criminelles :
    B… comme Boulin Robert dont le cadavre supplicié fut trouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet. Dans ces temps troublés par des médias incontrôlés, sous pression du procureur général, l’enquête douteuse a conclu au suicide dans un verre d’eau, alors que le cadavre présenta des traces indubitables de coups et des entraves au poignet. Or, parmi des témoins occultés, un de premier plan atteste la dangerosité du supplicié pour les finances du S.A.C.
    D… comme D’Ornano Michel du Rotary-club, ministre de l’Industrie, spécialiste des missions politiques délicates, conseiller intime et du Président de la République Valérie Giscard d’Estaing, happé, blessé mortellement par une voiture jamais retrouvée, ni son conducteur. En 1987, le Sénat l’avait miraculé de la Haute Cour de justice par la suspension des poursuites des montages juridiques fictives d’une association bidon mettant en cause d’importantes sommes pour le financement de la propagande électorale. Ce fut le président Alain Poher, un fertile copain du Rotary-club, qui tenait en main les rênes.
    F… comme Fontanet Joseph, flingué sur le parvis de son ministère par un introuvable assassin vidant en plein jour dans son abdomen, selon la tradition de la Mafia contre des balances, tout le chargeur de son pistolet automatique cal. 11,43. (Fontanet s’apprêtait de se lancer dans le journalisme de délation).
    À cette époque tragique, le trafic de drogue avait été pratiqué sous la direction du gouvernement gangster par des officiers du service secret, du défunt S.D.E.C.E., services spéciaux de l’Armée, gardé jalousement sous les ordres personnels du ministre de la Défense, et ensuit Premier Ministre, Michel Debré (Rotary), supervisant toutes les manouvres des réseaux criminels, etc.
    En 1990, François Debré, un de ses fils prodiges, passe en correctionnel à Lyon pour trafic de drogue avec Albert Le Gallo, chevalier de la Légion d’honneur et, comme il se doit, ancien maillon de la juteuse French Connection de papa. L’autre fils prodige de vertu, avocat, devient chef de la Police nationale en tant que ministre de l’Intérieur pour faire dissimuler par la police à l’inflexible juge d’instruction Éric Halphen des dossiers compromettant des ministres mafieux en exercice de leurs fonctions de la corruption et du trafic d’influence et du recel des monumentales combines immobilières. Son témoin lui est retiré de la circulation par un internement psychiatrique d’office. Le procureur général de Paris, empêche le juge de procéder à l’audition d’un autre témoin sur la corruption politique notoire des prospères promoteurs Cogedim et Bouygues.
    Avant même de la découverte par mes études universitaires de droit, les innombrables révélations précises de ces ouvrages trahissent déjà aux fins juristes du droit pénal du ministère public et à leurs savantissimes doctrinaires des universités, la compétence exclusive de la feue Haute Cour de justice pour traiter ces affaires indivisibles, à l’exclusion des juridictions de droit commun, notamment à l’illustre professeur de droit Jean Foyer, commentateur à l’époque de la Haute Cour de justice dans l’Encyclopédie Dalloz, Garde de Sceaux dans un des gouvernements de fertiles copains et des fiers coquins.
    1.6.- La manipulation criminelle de la procédure pénale pour dédouaner les « gangsters de l’État gangster » par l’excès des pourvoir de juges noyautés...
    Et ce sont les parangons de la vertu qui défrayent actuellement les chroniques en redresseurs de tous les torts, en toute impunité, couvrent la ruine ainsi à petit pas les institutions et l’économie nationale de la France pour se mettre au passage pleine les poches. Au lieu de les punir, on les décore de la Légion d’honneur, on en fait des superstars à la gogovision avec des discours des bandes dessinés d’appât gogos. Dietrich13.wordpress.com. Détails jamais démentis : Ps 2, 9 et 11. Victime, Juriste DEA. Criminologie. Sciences pénales. Paria judiciaire bâillonné par la criminalité politico-judiciaire.