A la Une 20/06/2008 à 11h47

Les étudiants en psycho au cœur d'une guerre de clochers

City Campus"
Thomas Roudaut | citycampus.fr



Etudiants en examen à la fac d'Orsay (91) (Flore-Aël Surun).

(De Rennes) La France, terre des psychologues ? C’est ce que suggère une étude de 2007 qui constate que notre pays compte un quart des étudiants en psychologie d’Europe, soit 50 000 étudiants sur les trois années de licence, dont seuls 4500 décrochent un master de recherche ou professionnel, indispensable pour devenir psychologue.

Cette discipline est ainsi la filière la plus choisie lors de l’entrée à l’université. D’ailleurs, nombre d’étudiants prennent cette voie par défaut, quand ils sont poussés à faire des études longues mais ne savent lesquelles choisir. Un tel afflux implique de nombreux échecs et un marché du travail saturé. La profession comptant près de 40 000 praticiens, ce « parc » serait renouvelé tous les neufs ans si les étudiants en psycho trouvaient tous du travail.

Au-delà des chiffres, qu’en est-il de la réalité de l’enseignement ?

« La fac de Rennes 2 est réputée pour être plutôt lacanienne, axée sur la psychologie clinique, explique Solenn, étudiante en M2, mais vu le développement et la demande, notamment sur les nouvelles technologies, on a également beaucoup de cognitivistes. »

Une science encore jeune, aux approches multiples

La branche cognitiviste de la psychologie est plus proche des sciences dites « dures », puisqu’elle s’occupe principalement des mécanismes du cerveau dans le traitement de l’information.

« Pour simplifier, disons qu’elle s’intéresse plus au comment qu’au pourquoi. Le problème, c’est qu’entre les uns et les autres, il y a souvent des marques de désapprobation, voire de dénigrement. Dans un cours, on vous explique que telle pathologie a une origine inconsciente, et dans un autre, que c’est d’origine neuronale. Pour finir, chacun va défendre sa chapelle et ça se termine en guerre de clochers. Le problème : les jeunes étudiants se retrouvent pris entre deux feux ! “

Ces frictions ne sont pourtant pas nouvelles. Et elles pourraient empirer. Car il n’y a pas deux mais quatre approches différentes de la psychologie. En plus de l’approche clinique et cognitive, s’ajoutent l’approche comportementaliste et l’approche biologique. Cette science, encore jeune, engage de nombreux débats, même si elle s’organise de mieux en mieux. Pour preuve, l’obligation récente pour les psychothérapeutes, jusque-là encadrés par un statut plus que flou (chacun pouvait se déclarer psychothérapeute si l’envie lui prenait), de suivre une formation universitaire. Mais tout cela n’aide pas les étudiants.

‘Des gens si instruits qui font preuve d’autant d’a priori !

Lorsque j’ai dit à mon tuteur que je voulais m’orienter vers la neuropsychologie, il m’a regardé avec des yeux tout ronds, témoigne Alice. J’ai vraiment eu l’impression de le décevoir, alors que c’était un choix longuement muri et je savais qu’il me convenait. Ensuite, en parlant avec des étudiants de master, j’ai appris que beaucoup voyaient les neuropsychologues comme des mécanos du cerveau qui faisaient fi de la dimension humaine et de la thymie (l’humeur) du patient. Ça m’a beaucoup choquée de voir des gens si instruits faire preuve d’autant d’a priori !

Et ce type de réactions ne semble pas être l’apanage de l’université de Rennes 2.

Tout cela n’a rien d’étonnant, la situation est comparable à de nombreux autres domaines scientifiques, surtout dans le domaine purement médical, explique Solenn. Avec le temps, on se fait sa propre idée. Certains choisissent leur camp et d’autres essaient de rester à l’écart des débats, ne se basant que sur ce qu’ils peuvent constater : ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et encore, tout dépend de leurs critères ! Le concept même de réussite reste très flou.’

Une fois de plus dans le milieu universitaire, sont opposées sciences dures et sciences molles, et ce qui est quantifiable à ce qui ne l’est pas. Cette opposition bénéficie-t-elle à la filière psycho ? Peu d’étudiants se destinent à la recherche tant les places sont chères, alors faut-il encombrer un programme déjà bien complexe en les engageant dans le débat ? N’est-ce qu’une tentative de titiller leur esprit critique, afin qu’ils ne se positionnent pas comme de simples consommateurs de savoir, mais comme acteurs de celui-ci ? Cela dit, cette ambivalence des enseignements ne les aide pas dans la réussite de leurs études. De là à dire que cela fait également partie d’un processus de sélection qui, vu le nombre d’inscrits, se doit d’être particulièrement féroce, il n’y a qu’un pas. Le franchirez-vous ou êtes-vous plutôt du genre à osciller entre deux écoles ?

Publié initialement sur
City Campus
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  • jma14
    • Posté à 16h08 le 20/06/2008
    • Internaute 31729

    « La fac ne vous apprend pas forcément un métier »
    Avec ce type de raisonnement, il na faut s’étonner du manque d’engouement des entreprises pour ces filières.

    « mais elle vous apporte le tronc commun »
    Le tronc commun c’est le collège, à la rigueur le lycée.

    A vous écouter, on apprend un métier qu’après le DESS ou le DEA.
    Vive les BTS, les DUT et les grandes écoles.

    • elLolo
      elLolo répond à jma14
      • Posté à 01h05 le 21/06/2008
      • Internaute 27714

      « “La fac ne vous apprend pas forcément un métier”
      Avec ce type de raisonnement, il na faut s’étonner du manque d’engouement des entreprises pour ces filières. »

      Dans d’autres pays, le niveau d’étude d’un individu montre que cette personne est capable de penser, s’adapter, prendre des initiatives, etc. : le diplôme ne conditionne pas entièrement le travail pouvant être effectué.
      En France, beaucoup de gens ont un esprit bien fermé...

      « “mais elle vous apporte le tronc commun”
      Le tronc commun c’est le collège, à la rigueur le lycée. »

      Avez-vous, au moins, fait un premier cycle d’études supérieures ? !

      « A vous écouter, on apprend un métier qu’après le DESS ou le DEA. »

      C’est pourtant en grande partie le cas... Les études permettent de construire un socle sur lequel on peut bâtir rapidement des connaissances.

      « Vive les BTS, les DUT et les grandes écoles. »

      Placer ces filières au même niveau est comique...

       
      • jma14
        jma14 répond à elLolo
        • Posté à 19h35 le 22/06/2008
        • Internaute 31729

        Vous êtes en dehors de la réalité.
        J’ai travaillé plus de 10 ans dans de grosses sociétés et je suis actuellement chef d’entreprise. Au vue de mon expérience du recrutement et des discussions avec différents cadres, je vous confirme que les meilleurs profils sortent de BTS, DUT et grandes écoles. En sortant de ces cursus, ils connaissent en général le milieu de l’entreprise avec ses règles et sa culture d’entreprise.
        Avec les gens de la FAC, c’est toujours le même problème, ils ont du mal à s’adapter à cause du trop grand décalage théorie/pratique. Et en plus ils sont aux 35 heures ! ! (merci les profs de la FAC), pour des cadres c’est légèrement problématique.
        L’entreprise n’a plus le temps de prendre son temps, je le regrette personnellement, mais c’est comme cela.
        En attendant de vivre dans un monde meilleur, l’entreprise continura à prendre d’autres profils, en attendant que la FAC fasse sa revolution.
        Et non on ne leur apprend pas à réflèchir.

      1 autres commentaires
  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 12h34 le 20/06/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    et en fac de psycho on devient souvent keudalogistes ou dans les émissions du malsain delarue sur françe 2

    • zalem
      zalem répond à patrick du 14-
      • Posté à 14h30 le 20/06/2008
      • Internaute 27656

      Bravo rien à dire de plus, un autre calva histoire de raconter plus de conneries ? ? ? ?

  • Raoul le Maléfique -bloque-
    Raoul le Maléfique -bloque-
    bosse dans un fond et ne vit (...)
    • Posté à 13h14 le 20/06/2008
    • Internaute 43404
      bosse dans un fond et ne vit (...)

    Vous avez oublié l’essentiel, votre article constate mais n’analyse rien....
    Ces branches « socio » sont à l’origine de la montée de la grogne chez les étudiants....Ceux sont des voies sans issues...
    Histoire, philo, psycho, socio : intéressant certes, mais pour faire quoi après ? ? ? ?
    Après ces étudiants vont se plaindre qu’ils ne trouvent rien à la sortie, mais c’est normal...
    50000 étudiants ! ! ! ! ! Mais c’est ce chiffre qui devrait vous choquer, pas le fait que la France aime bien la psycho....Ca sert à quoi de passer 4,5 ans en facs pour se retrouver au chomage ou avec des boulots au rabais....
    Tout cela est dramatique....

  • pedro66
    pedro66
    informaticien bon à rien
    • Posté à 13h18 le 20/06/2008
    • Internaute 25616
      informaticien bon à rien

    « soit 50 000 étudiants sur les trois années de licence, dont seuls 4500 décrochent un master de recherche ou professionnel, indispensable pour devenir psychologue. »

    Que vont faire les autres, grossir les rangs des chômeurs en se plaignant du gouvernement qui ne fait rien pour eux .
    Les étudiants qui refusent les numérus clausus sont des idiots .
    Oui on a le droit de choisir ce que l’on veut faire comme études, mais dans ce cas il ne faut pas se plaindre s’il y a trop de diplômés pour très peu de places .

  • aspi
    • Posté à 13h44 le 20/06/2008
    • Internaute 30013

    Les chiffres de l’article sont intéressants : 50 000 étudiants pour 4500 M2, c’est dramatique, d’où l’importance d’un sélection à l’université (enfin, je me dis qu’il vaut mieux se faire recaler à la première année plutôt qu’attendre la 3° pour devoir se réorienter). En même temps, ce qui a déjà été souligné, la fac de psycho est un bon tremplin pour d’autres parcours (donc ne pas dramatiser les chiffres, mais cela ne remet pas en cause non plus l’idée d’une sélection, les autres parcours type IUFM ou formation d’assistant social étant eux aussi un minimum sélectif).
    Par contre, désolée, mais je ne vois pas l’intérêt de mettre en valeur la psycho comme discipline par excellence tiraillée par les guerres de chapelles... pour avoir étudié l’histoire, la socio, l’éco, et la science po, dans des écoles du supérieur et à la fac, les guerres de chapelle ont toujours été présentes. Il aurait peut être fallu comparer, pour plus de pertinence, les guerres de clocher en psycho et ailleurs, sinon, on referme la page internet de l’article sans avoir appris grand chose.

    • zalem
      zalem répond à aspi
      • Posté à 14h25 le 20/06/2008
      • Internaute 27656

      Tout a fait d’accord, dans n’importe quelle discipline il n’y a pas de consensus sur l’ensemble de ce qui est enseigné. Encore une fois ici-bas on parle de ce qu’on ne connait pas...

  • Monsieur Grabeuz
    • Posté à 13h53 le 20/06/2008
    • Internaute 26671
      ...

    Il paraît que les psychologues créent du lien, qu’ils sont là pour faciliter la communication et permettre aux organisations humaines de s’organiser dans une harmonie transcendantale, faisant entrer chacun en vibration cosmique permettant d’atteindre une raisonnance groupale orgiaque. Si vous êtes encore dans cette illusion délirante, venez à un rassemblement de psychologues... Le rapport à la réalité risque d’être douloureux.

    Mettez plus de deux psychologues dans une même pièce, vous obtiendrez au minimum quatre courants de pensées, trois types de pratiques différentes, six sortes de diplômes et un taux important de grammes d’alcool dans le sang.

    Il paraît que moins d’1% des psychologues appartiennent à un organisme professionnel reconnu (dans la rue et par ceux qui y adhérent) et pourtant c’est pas le choix qui manquent. En vrac : SFPA, Europsy-T France, Pro.Et.Psy, SFP, SNP, ADEN, CPCN, ANAPS, APFC, APPL, SPEN, psylegale, psychologues du monde, PSY’GL’InterCoPsychos, APF, AFPS, AFPPC, ANOP, APEA, APS, CEPC, SPPN, De bouche à oreille, amicale de psychologues, et encore pleins d’autres, trop bien, où on se fait plein de copains et de copines avec qui on peut parler boulots comme le font les VRP lorsqu’ils passent le we à Eurodisney pour un stage de remotivation... Mais je sors du sujet.

    Mais pourquoi Freud Diable, sommes nous incapable de nous rassembler ? !

    J’ai plusieurs hypothèses que je vous soumets, car je suis bon, et me plaçant en parent nourrisseur positif, j’estime qu’il est de mon rôle de donner mon avis qui est forcément juste puisque je suis diplômé. (C’est ce que je dis à mes patients quand ils trouvent que je parle trop souvent de leur mère...)

    1ere hypothèse :

    -Les psychologues sont incapable d’échanger entre alter-ego puisque à la fin, on ne sait pas qui paye et qui doit aller mieux...

    2ème hypothèse :

    -Les psychologues sont incapable d’élire un chef et de lui obéir car ils considèrent que celui qui veut devenir chef à des problèmes à régler, et on va quand même pas donner le pouvoir à celui qui a des problèmes à régler !

    3ème hypothèse :

    -L’emprise, l’influence, la présence de nombreux psychanalystes dans la profession font que certains psychanalystes se sentent plus à l’aise dans leurs organes psychanalytiques (je n’établirai pas la liste, je n’ai qu’une vie et elle est déjà bien remplie...) que dans les organes psychologiques. (c’est qui un organe psychologique ? Si j’étais trivial je dirais que c’est souvent mou et impuissant, ne l’étant pas, je le définirai comme un regroupement de cinq à dix psychologues cherchant ensemble à réfléchir sur leur pratique pour pouvoir publier ensuite un article sur les « nouvelles donnes de la Psychologie » ou « les donnes de la Nouvelle psychologie » dans des journaux qui prennent le noms de « Cahier » ou « Revue » avec des peintures en guise de couverture...)

    4ème hypothèse :

    « L’Unité de la psychologie » chère à Lagache ne serait qu’une utopie (ou Uni-topie pour les Lacaniens) qui se désagrégerai au moindre symposium portant sur un thème psychobidulique.

    5ème hypothèse :

    Si jamais les psychologues s’entendaient... Qui les écouteraient ?

    6ème hypothèse :

    Le manque de leader charismatique permettant de rassembler les personnes autour d’un projet.

    (C’est pas un peu fasciste comme idée ? Hé alors, la psychologie n’est pas forcément opposé au fascisme... Petite polémique gratuite...)

    7ème hypothèse :

    Un grand rassemblement de psychologues aboutirait peut-être à un ordre des psychologues. Il proposerait peut-être à un numérus-clausus permettant de stopper l’hémorragie de psycho-chômeurs, il permettrait peut-être plein de choses, mais surtout on découvrirait peut-être que le métier de psychologue n’existe pas, ce que ce vaste fouillis permet de camoufler...

    Il y a encore de nombreuses pistes à explorer pour comprendre cette spécificité française d’incapacité organisationnelle, mais n’étant pas d’accord avec le début de ce texte (moi non plus !) je refuse d’aller plus loin dans la réflexion qui ne reflète pas la totalité de ma pensée, je vote donc une motion de défiance et refuse d’acter ce commentaire (moi aussi, nous sommes contre...).

    • raleuse13
      raleuse13 répond à Monsieur Grabeuz
      idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)
      • Posté à 16h49 le 20/06/2008
      • Internaute 39632
        idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)

      Peut-être aussi que pour arriver au bout des études, il faut être un tantinet individualiste ? : -D

    • Schtroumpf perplexe
      Schtroumpf perplexe répond à Monsieur Grabeuz
      physicien
      • Posté à 20h48 le 20/06/2008
      • Internaute 22547
        physicien

      Quel foisonnement riche en contradictions, en égos, en polémique ! Est-ce qu’au bout du compte, les patients tirent profit de cela ?

      C’est une vraie question, pas un trait d’ironie. Après tout, c’est possible. Mais je sens que vous allez me dire qu’il y a aussi au moins trois réponse différentes par psychologue !

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 22h00 le 20/06/2008
      • Internaute 41144

      Bravo, c’est un petit chef d’oeuvre !

  • TARPON
    • Posté à 13h55 le 20/06/2008
    • Internaute 27263

    Pscycho,Socio ont toujours été des refuges d’etudiants en mal d’etudes ,ça ne date pas d’hier.J’allais aux cours de Duvignaud parce que c’etait grandiose ,la socio c’etait une valeur indispensabe à ma licence de Philo.C m’a servi à quoi ? à cree trois entreprises et à connaitre mes collaborateurs ,ceux qui m’ont permis de les transformer en reussite.L’education est une formation pas une filiere pour trouver un job,à chacun d’utiliser ses connaissances comme il le sent.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 13h57 le 20/06/2008
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    50000 !
    Je n’ai qu’un mot : c’est du délire !

  • zalem
    • Posté à 14h50 le 20/06/2008
    • Internaute 27656

    Que des gens, des enseignants, des professeurs veuillent faire entendre que leur point de vue est celui à suivre, ça ne me choque pas c’est même normal. Après si tous les étudiants suivent comme des moutons c’est un autre problème.

    La psychologie souffre d’une querelle importante,médiatisée depuis en gros que Mr Accoyer a voulu taper dans la fourmilière. Sans doute était-il sous l’effet d’un nouveau médicament gracieusement donné par ceux qui ont cru bon s’engouffrer dans la brèche pour imposer une vision (de mon point de vue) réductrice de la psyché. Bref ce sujet a déjà été débattu sur rue 89.

    En ce qui concerne le nombre d’étudiants, il est important, certes, mais je ne vois pas pourquoi la filière serait à blamer. D’autant plus qu’à l’heure actuelle, les numerus clausus sont en place.
    A ceux qui le pronent, je rapelle que la france, dans sa belle arrogance élitiste, souffre d’un manque cruel de médecins qui n’est pas prèt de se résorber.

    Ce qui me frappe, c’est que personne ne s’interroge sur pourquoi les étudiants choisissent en masse ces filières.
    J’avance, que faute d’avoir un système éducatif compétent et capable d’orienter correctement les lycéens, ceux qui sont indécis viennent en psycho, entre autres.
    N’y a-t-il pas de leur part, à travers leur choix, une volonté de se comprendre un peu mieux et de trouver ce vers ils souhaitent se tourner ?
    Il n’y a pas de mal selon moi à prendre un an ou deux pour acquérir des connaissances forcément utiles, quitte à se réorienter par la suite.

    Bien au contraire, dans une société au productivisme éffréné, prendre le temps de la décision ne me parait pas être un mal et quelques connaissances sur le fonctionnement de la psyché peuvent être utiles.

    Enfin et comme cela a été dit plus haut, les débouchés sont nombreux après la licence, instit, prof, éduc, conseiller pédagogique, thérapeute, ou pour ceux qui veulent continuer après la licence : psychologue clinicien, du travail, du dévelloppement, neuro-psychologue, psychologue du sport, consultant en entreprise, DRH, etc...

    En conclusion, réformer l’orientation post-bac me semble plus pertinent que réduire les effectifs en psycho de manière idiote et quantitative.

  • WPsycho
    WPsycho
    Psy du W
    • Posté à 15h04 le 20/06/2008
    • Internaute 44695
      Psy du W

    A l’ouest rien de nouveau...
    Entrée en fac de psycho, il y a déjà...très très longtemps, la guerre entre les expérimentalistes (cognitivistes) et les cliniciens faisait déjà rage.
    Aux conceptions opposées des uns et des autres, s’ajoutait un certain ostracisme et mépris des purs de la psy envers les « prosaïques »...

    Concernant le nombre d’étudiants en fac de Psycho, il y a une hypocrisie monumentale : les victimes de la psy ne sont pas uniquement des étudiants mal orientés ou n’ayant aucune capacité à reussir. Même avec un DESS (ou un DEA ou encore un doctorat) beaucoup de psy sont au chômage.
    Pour exemple, un an après l’obtention de leur DESS, 80% des ex-étudiants (environ 45-50) de ma promo étaient au chômage.
    Beaucoup d’entre eux ont dû trouver des boulots dans des domaines n’ayant absolument rien à voir avec la psy : il fallait bien se nourrir !
    Certains penserons que ce sont les meilleurs, les plus compétents qui s’en sont sortis. Erreur ce sont ceux qui avaient des parents ayant des relations et de l’argent.

    • pedro66
      pedro66 répond à WPsycho
      informaticien bon à rien
      • Posté à 15h42 le 20/06/2008
      • Internaute 25616
        informaticien bon à rien

      « Concernant le nombre d’étudiants en fac de Psycho, il y a une hypocrisie monumentale : les victimes de la psy ne sont pas uniquement des étudiants mal orientés ou n’ayant aucune capacité à reussir. Même avec un DESS (ou un DEA ou encore un doctorat) beaucoup de psy sont au chômage.
      Pour exemple, un an après l’obtention de leur DESS, 80% des ex-étudiants (environ 45-50) de ma promo étaient au chômage.
      Beaucoup d’entre eux ont dû trouver des boulots dans des domaines n’ayant absolument rien à voir avec la psy : il fallait bien se nourrir !
       »

      C’est justement ce que nous disons, oui à la sélection et au numérus clausus .
      A quoi ça sert de faire 50000 psy, pour que 80 % restent sur le carreau ou fassent tout autre chose .

      • jma14
        jma14 répond à pedro66
        • Posté à 16h13 le 20/06/2008
        • Internaute 31729

        Mais voyons, pour l’amour de la CULTURE et des études.
        Tout le monde sait que cela ne sert à rien de travailler.
        C’est ironique bien évidement. Mais j’ai déjà entendu cette première phrase dans la bouche de président d’université.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 15h46 le 20/06/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    c’est bien çe qui me semblait dans mon délire alcoolique, apres X années de psycho et sans prozak , la KEUDALOGIE ou la boule de cristal ou le marc de café

  • alexa1235
    • Posté à 17h01 le 20/06/2008
    • Internaute 27626

    Etudiante en M de psychologie clinique et pathologique, on m’a, en 1ere année, montré par le biais d’options, toutes les orientations que je pouvais prendre : cognition, neuro, clinique, psychanalyse ...

    Je pense que c’est justement une richesse qu’on ait le choix entre tant d’orientations très différentes les unes des autres.

    Par ailleurs, « a quoi ca sert de faire 4, 5 ans d’études pour se retrouver au chomage “ , tout simplement parce que ça nous passionne, et que des places, il y en a il faut arrêter de faire peur à tout le monde ! Ce diplome ouvre aussi à des concours de la fonction publique par exemple pour travailler en hopital .. Alors arrêtons un peu de s’en prendre toujours aux mêmes !

  • uppercut
    • Posté à 17h12 le 20/06/2008
    • Internaute 10372

    @bac lettre
    Salut.Je suis content de recevoir votre lettre si bientôt. Vous êtes très intéressants pour moi. Je veux apprendre plus sur vous. Je veux voir beaucoup de vos photos. Soyez Par la voie je dois vous annoncer que je n’ai pas mon ordinateur personnel, je communique cela que Ne s’inquiètent pas, si je ne vous écrirai pas quelques jours, mais j’essaierai la réponse à vous Dès que je serai je peux. Je vous écrirai mes lettres d’Internet Le café. Et maintenant je veux me vous annoncer directement. Je vis dans la ville Kirov. Cette ville disposée sur la distance dans les 2100 kilomètres de la ville de Saint-Pétersbourg. Ma croissance - 176 centimètres. Mon poids - 57 kg. La couleur de Mes cheveux clair. Je travaille comme le chanteur- Dans un petit club. J’aime ce travail. Il y a un très bon travail Collectif dans mon travail. Alors, mon centre d’intérêt est écouté par la musique et lit les livres. J’aime lire les romans de l’amour et la fantaisie. Qu’en ce qui concerne la musique, je préfère a Le parti de la musique diverse. IL EST BON qu’en ce qui concerne ma ville, il y a beaucoup d’arbres Ici. Dans notre pays très beau la nature, et dans ma ville aussi. Soyez la voie, Kirov a plus alors un million de gens, je connais que pour vous c’est non grand Le nombre, mais pour la Russie est très grand. Nous avons seulement un peu de villes où vivant ainsi Il y a beaucoup de gens. Alors, j’aime aller sur le parc en été. J’aime voir Coucher le soleil. Je veux trouver qui - cela pour les relations sérieuses, et j’espère Ce que cela vous serez. J’étais marié une fois, et j’ai l’enfantJ’ai une fille, par qui 6 ans. Nous vivons avec elle ensemble.On appelle ma fille Ksyusha. Elle est maintenant aller à la première classe. J’aime la fille et nous avec elle sommes très heureux.Mais je ne saisis pas l’amour, aussi comme à ma fille le père. Je cherche les relations sérieuses et je veux les trouver. J’avais L’expérience des contacts avec les gens en Russie. J’avais mon mari avec qui nous 8 ans vivaient ensemble environ, mais nous avec lui déjà comme 5 ans ne vivons pas ensemble et nous ne nous voyons pas du tout.Il nous a jeté avec Ksyusha. Je pense que, si je ne peux pas trouver la personne juste ici par moi Doit essayer quelque part encore. Moi non aucun fumer et la boisson spiritueuse très rarement, mais parfois J’aime boire dans la bonne compagnie non beaucoup de cep, bien que ce puisse être très rare. Et maintenant sur vous, m’annoncez s’il vous plaît sur youself. Que vous aimez ou non ? Annoncer Moi sur votre caractère ? La raison moi veut vous connaître plus. De sorte que j’attendrai votre La réponse, Nadejda recevoir la lettre bientôt de vous..
    QUESTION : FAITES DE CETTE LETTRE UNE LETTRE..

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 17h17 le 20/06/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Se faire suivre ou aller voir quelqu’un ? .Les problèmes d’orientations touchent aussi les patients des psy !

  • Thomas Roudaut
    Thomas Roudaut
    Auteur(e) de l'article citycampus.fr
    • Posté à 19h52 le 20/06/2008
    • Internaute 44592
      citycampus.fr

    Je tenais à répondre à deux choses :

    D’abord pourquoi ce sujet ? Et bien parce que je suis, moi aussi, passé par là. Et autant parler de ce que l’on connait.

    Ensuite sur l’organisation, la professionnalisation etc... Personnellement, je ne pense pas que la fac ait vocation a former des travailleurs. Je ne pense pas non plus que l’entreprise ait à rentrer dans les conseils d’administration des universités. Par contre, je pense que beaucoup de directeurs de filière sont complètement dans l’erreur quand ils pensent l’avenir professionnel des étudiants dont ils ont la charge. Ils sont décalés de la réalité, bien au chaud dans leur tour d’ivoire universitaire. Pour preuve l’échec de l’opération phénix l’année dernière, où des entreprises venaient recruter des cadres à master 2 en sciences humaines, afin de diversifier les profils de leurs cadres sup.

    Pour 70 postes, 160 étudiants se sont inscrits et seuls 35 ont été pourvus. Pourquoi ? non pas parceque les étudiants ont fait la fine bouche, mais parceque les directeurs de filière ont filtré l’info en poussant des cris outrés sur l’entrée du capital dans l’université, Et également parceque les SUIO n’ont pas fait leur boulot de communication. Comment voulez-vous que les futurs diplomés soient crédibles après ça ?

    Notre système éducatif n’est pas si mauvais que certain veulent le faire croire. Par contre, il est étonnamment mal utilisé.

  • Chou marin
    Chou marin
    sal'bête plein'd'poils
    • Posté à 22h04 le 20/06/2008
    • Internaute 12261
      sal'bête plein'd'poils

    Par expérience je peux vous dire, en tant qu’ami de patients, combien il est difficile de trouver de la place chez des thérapeutes de formation cognitive et comportementale. Dans cette branche de la psychologie, il n’y a pas de chômage, mais plutôt un grave manque de professionnels.
    Chez les autres psys, freudo-lacaniens, il y a ceux qui sont déjà bien installés avec une clientèle, et puis il y a les nouveaux qui débarquent et qui vont, en effet, avoir du mal.
    Personnellement je comprends mes amis qui veulent aller voir quelqu’un qui puisse les aider à résoudre leurs problèmes, qui écoutent ce qu’ils disent, non pas ce qu’ils « veulent dire ».
    cela doit quand même être bizarre ces querelles de clocher à l’université pour les étudiants, mais je suis content que le choix soit possible, il était temps !

  • hagalma
    • Posté à 23h36 le 20/06/2008
    • Internaute 8451

    L’article laisse sur sa faim. On ne sait pas du tout pourquoi la psychologie est la filière la plus choisie. Il est dit que c’est par défaut, quand les étudiants « poussés à faire des études longues » ne savent pas quoi choisir. Ah bon, parce que ceux qui font médecine, par exemple, eux le savent ? Renseignez-vous, c’est pas du tout sûr, et il est même probable qu’il en soit ainsi pour beaucoup de filières dites supérieures. Interrogez des gens qui ont fait les grandes écoles, après être passés par les classes préparatoires. Et bien, il en est de nombreux qui ont finalement trouvé une activité par le hasard du cheminement, des stages, etc. Ca n’est pas à proprement parler un défaut...sauf peut-être pour un patronat qui aimerait tellement asservir une main-d’oeuvre ? Finalement, que des milliers de bacheliers se dirigent vers la psychologie, ça dit peut-être autre chose que le défaut de choix dont ils sont affublés. Ne serait-ce pas plutôt, au moins parfois, un choix d’évidence, pour traiter un défaut certainement, mais pas forcément de filière. Pas non plus nécessairement de défaut personnel, mais d’un hiatus qui vaut bien la peine que quelques uns s’y penchent, avec d’autres disciplines des sciences humaines, et qui n’est rien moins que la question de la place du sujet ou d’un groupe de sujets dans un univers scientifique et productiviste, productiviste par exemple de milliers d’étudiants.
    Quant au marché saturé, l’air y est en effet tellement vicié par l’approche comptable que l’offre publique fond comme neige au soleil, tandis que l’offre privée peut préter parfois consistance à ce que l’on appelle la médecine à deux vitesses.

  • uppercut
    • Posté à 00h19 le 21/06/2008
    • Internaute 10372

    On ne sait pas du tout pourquoi la psychologie est la filière la plus choisie ? Je te donne mon avis : « c’est le petit garçon “correspond” au désir de posséder sa mère...Très Complexe.

  • Tibokaya
    Tibokaya
    Jeune flegmaticien mayennais
    • Posté à 01h43 le 21/06/2008
    • Internaute 4477
      Jeune flegmaticien mayennais

    Pour avoir suivi des cours d’UED (Unité d’Enseignement de Découverte = Option) lors de ma licence d’Anglais, sur le thème « Le corps et ses jouissances » (psycho-patho), je peux confirmer cette guéguerre...

    Tous les profs qui sont intervenus sur mon UED de psycho étaient trèèèès lacaniens, et trèèèès critiques sur les cognitivistes (autant dire que les autres sont tellement minoritaires qu’on ne les mentionne même pas...). Ainsi, on pouvait avoir une explication psychanalytique de l’autisme. LE gros point faible des lacaniens à mon avis, ce sont leurs analyses sur le handicap... A croire que si le jeune est autiste, c’est par choix inconscient... ça ne tient pas debout.

    Je dirais aussi qu’il y a quelque chose qui m’a énormément marqué pendant ces deux ans d’UED : l’anticléricalisme et athéisme rationaliste militant des professeurs. Très sceptiques (à raison je pense) sur l’histoire de l’Église et de ses conséquences sur les sujets à travers l’histoire, toujours mus d’un petit sourire en coin signifiant « Quelle bande de naïfs superstitieux ! Que de dévôts aveuglés ! » Mais finalement, j’en suis venu à la conclusion suivante :

    Ces mêmes professeurs SONT ce qu’ils critiquent. Pourquoi ? Eh bien qu’ils le veuillent ou non, d’un regard extérieur comme peut l’avoir l’étudiant en anglais que je fus, ils ONT leur propre religion, et elle s’appelle « Psychanalyse ». Ils ont leur Dieu (Freud), leur Messie (Lacan), leurs Prophètes annonciateurs (Charcot et compagnie), leurs dogmes (stade du miroir, l’objet « a », castration, les trois dimensions (RSI), les trois structures (névrose, psychose, perversion), les quatre pulsions...) et leurs mythes (études de cas)... Et vu comme ça, leur petit air supérieur quand ils critiquent (à raison) les religions, revêt un tout autre intérêt pour l’observateur avisé.

    Achefkalement,

    • einna
      einna répond à Tibokaya
      • Posté à 12h22 le 21/06/2008
      • Internaute 6227

      regard critique sur l’enseignement mais pourquoi avez vous choisi justement cette option dans le cadre d’une licence d’anglais ?

      Ce qui caractérise l’autisme c’est une difficulté à entrer en relation avec autrui, à accéder au langage, à accéder à une socialisation. C’est un handicap social et les scanners les plus perfectionnés ne permettent pas une mise en évidence d’une lésion qui justifierait de cette difficulté d’entrer dans la champ symbolique.Il est donc plus que légitime de s’interroger sur la dimension psychique.

      il semble que vous n’ayez de la psy en général qu’une connaissance théorique ; la clinique vous aurait peut être permis de comprendre en quoi la psychanalyse peut être un outil de réflexion et de compréhension dans le suivi de patients et que s’engager du côté de la psychanalyse demande pour le praticien une mise au travail tant personnelle que sur sa pratique,loin de la religiosité que vous pensez percevoir.

      • Chou marin
        Chou marin répond à einna
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 14h26 le 21/06/2008
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        La clinique basée sur des théories psychanalytiques, opposée à celle basée sur les TCC, n’a jamais prouvée son efficacité avec l’autisme.
        De Bettelheim à Dolto et Lacan ce n’est qu’échecs et rhétoriques consécutives.
        Alors, selon vous, pourquoi devrait-on s’étonner que la clinique que vous décrivez ne soit plus qu’une voie de garage, confusément défendue par une poignée d’aficionados en mal de patients ou d’attention ?
        Et pendant ce temps, les parents d’enfants autistes ont un mal fou à trouver une place dans les rares centres éducatifs, l’exil en Belgique semble plus facile pour ceux qui en ont les moyens.

      • Tibokaya
        Tibokaya répond à einna
        Jeune flegmaticien mayennais
        • Posté à 13h51 le 26/06/2008
        • Internaute 4477
          Jeune flegmaticien mayennais

        Regard critique, certes... Mais mon observation ne se cantonne qu’à l’échantillon des professeurs que j’ai personnellement rencontré à l’université de Rennes... Je ne fais pas de généralités, mais je reste sur mon analyse.

        Pourquoi cette option ? Tout d’abord, pourquoi cette orientation en anglais ? Eh bien parce que je voue une passion sans borne aux langues vivantes, et l’anglais en fait partie. Ma licence m’a procuré épanouissement personnel et plaisir intellectuel. Maintenant, pourquoi cette UED psycho ? Par envie. Malgré ma passion pour les langues, mon projet professionnel est porté par l’envie d’intégrer une formation du social, et je me suis dit que quelques concepts de psycho-patho, aussi psychanalytiques qu’ils soient, ne me feraient pas de mal. Ma récente actualité me montre que j’ai eu raison...

        Achefkalement,

  • Anonyme

    Pourquoi tant de monde dans la filière psycho ?
    Je n’ai pas grand chose contre la psycho, c’est juste une religion comme une autre, mais de là à financer 50000 étudiants dont 90% n’auront aucune chance de trouver un travail dans ce domaine, c’est vraiment de l’argent jeté par les fenêtres et du temps perdu. Sans compter la frustration des principaux intéressés.
    Je crois que c’est plutôt culturel, en France on aime bien ces trucs théoriques qui ne servent pas à grand-chose. Très snob la psycho. Ceux qui arrivent à en vivre sont nos grands prêtres.

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 03h55 le 21/06/2008
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    Le temps n’est jamais perdu et l’argent de l’Etat, on s’en fout ! Par ailleurs, les choses qui servent à quelque chose sont rarement intéressantes...

    Pourquoi autant ? Une convergence de plusieurs facteurs comme la curiosité, l’apport pour d’autres orientations, l’importance accordée à la psyché en France, la diversité des débouchés (souvent mal perçus), etc.

    La « guerre » des clochers me paraît le plus souvent bénéfique et féconde dans le sens où elle oblige à clarifier certaines positions vis-à-vis de la parole, de la liberté, du corps, du désir, etc.

    Pour répondre à « Tibokaya » : ton expression de « choix inconscient » est trop ambigue (puisque oxymorique) pour résumer les positions complexes des lacaniens sur l’autisme qui est souvent « classé » dans les psychoses (manque de manques) ce qui n’efface pas les troubles annexes étudiés par les autres courants... Ensuite, la critique envers les cognitivistes (comme envers les autres psychologues d’ailleurs) est essentiellement polarisée autour de l’absence de distinction conscient/inconscient ce qui, évidemment, entrave sérieusement les échanges entre les deux courants... Enfin, il ne faut pas se méprendre sur l’air des lacaniens qui, pour la plupart, n’ont aucun dogme (c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît !)... Tout au plus ont-ils un jargon enrichi de calembours, néologismes, witz et jeux de mots ce qui dénote surtout d’une liberté langagière immense... Par ailleurs, les religions sont rarement critiquées culturellement mais bien plutôt dans l’instrumentalisation ou l’utilisation qui en est faite...

  • Aspiral
    • Posté à 08h11 le 21/06/2008
    • Internaute 20571

    L’intérêt pour les études de psychologie témoigne pour le moins d’un intérêt... pour la sagesse... de la part des jeunes qui s’y consacrent... Malheureusement, on en sait « scientifiquement » sur la nature humaine à peu près autant que ce que savaient les médecins de Molière sur le corps. Sans compter que la plupart des professeurs profitent de leur aura pour faire « passer » comme « scientifique » leurs propres lubies sur la chose. Je pense que si on se contentait du plus petit commun multiple des vérités scientifiquement établies, toutes les sciences humaines pourraient être enseignées en une année.Le mythe scientifique fait des ravages. Voyez : Lien

  • in_memoriam
    in_memoriam
    Psychologue
    • Posté à 09h15 le 21/06/2008
    • Internaute 44751
      Psychologue

    Bonjour,

    Je dois avouer être un peu interrogatif en lisant cet article et les commentaires qui s’en suivent.
    Je suis moi même psychologue clinicien et chargé de cours auprès des premières années de psycho.
    J’ai le sentiment qu’il y a confusion entre psychologue et psychothérapeute, et c’est la première chose que je travaille avec les étudiants (avec en plus : psychanalyste et psychiatre). Je leur dis de façon peut-être un peu provocatrice qu’une psychothérapie je ne sais pas ce que c’est.
    Tous les psychologues ne travaillent pas en cabinet, mais beaucoup, et c’est mon cas, travaille en institution. Même si je prends en compte le paradigme du transfert et que je très proche de la théorie lacanienne, je ne fais de la psychanalyse, je fais avant tout de la clinique. Et je crois que c’est ce qu’essaye d’enseigner les universités avec plus ou moins de maladresse. Alors oui, chaque département, filière ou responsable de pôle a son orientation théorique. Je tiens à rappeler, que la France est le pays européen où les études de psychologie sont les plus courtes, ainsi on peut facilement comprendre pourquoi on demande assez tôt aux étudiants, à partir de la troisième année, de choisir une orientation : clinique, cognitif, sociale, développement, etc...

    Alors oui il y a une forte dissension entre une psychologie orientée par la psychanalyse et celle orientée par les sciences dures. Il s’agit de deux approches totalement différentes du sujet, de la personne que l’on rencontre. Aujourd’hui cela a pris la forme d’une guerre de chapelle. Dès deux côtés le débat est totalement stérile : du livre noir à l’anti livre noir.
    Il est vrai qu’actuellement la psychanalyse n’est pas très en forme car elle n’est pas quantifiable, elle n’est pas dans la méthode, et ça déroute aussi bien les ministères que les étudiants. Mais rien n’empêche les nouveaux psychologues qui sortent de la fac, de continuer à se former que ça soit dans « techniques » proche de la psychanalyse ou comportementalisme. Je crois qu’il ne faut pas tout entendre de l’université, et notamment lorsqu’on veut devenir psychologue. Il y a quelques semaines, une étudiante de première année, m’a demandé qu’elle serait la meilleure stratégie pour rentrer en M2 Pro (c’est la dernière d’étude, et l’entrée se fait sur dossier). Elle se disait très motivée pour devenir psychologue, et « on » lui avait conseillé de commencer très rapidement, dès la deuxième année, des stages, de s’investir dans des actions humanitaires. Pourquoi pas lui ai-je dis, mais à la question « Allez-vous au théâtre ? », elle m’a répondu non. Je crois qu’il faut peut-être commencer par là, s’ouvrir à la culture, car c’est par la culture que s’exprime aussi la nature humaine, et je luis pointé qu’au moment venu elle pourra se confronter à la souffrance de l’autre, mais pour le moment c’était peut-être un peu tôt.

    Pour conclure, une petite précision. Dans un commentaire j’ai pu lire qu’il existait un grande nombre d’organisme professionnel. Or, si je ne me trompe pas, il en existe que deux pour les psychologues : le Syndicat National des Psychologue (SNP) et la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP), les autres (quelques unes me sont totalement inconnues je dois l’avouer) sont des écoles de psychanalystes (ECF, SFP,...),et là encore il y a confusion. De plus c’est un psychologue qui a signé ce commentaire.
    Et pour finir, à la question « “ L’Unité de la psychologie ” chère à Lagache ne serait qu’une utopie (ou Uni-topie pour les Lacaniens) ». Je dirais que Lagache a voulu unir deux théories opposées et qui ne peuvent pas s’appliquer telle quelle dans la pratique.
    Bonne journée à tous.

  • loux
    • Posté à 09h45 le 21/06/2008
    • Internaute 31152

    tout ce que j’en conclus, c’est qu’il faut en finir avec cette idiotie d’accueillir n’importe qui en fac et de faire un concours d’entrée. Psycho est une voie de garage notoire et cela détériore l’image des études que certains poursuivent pourtant avec passion et talent. Si au lieu de 50000 on pouvait avoir seulement 10000 personnes en se débarassant des 40000 guignols qui quittent en cours de route (avant la fin du deug), on aurait un enseignement de qualité pour ces 10.000 et on éviterait au 40.000 de perdre un ou deux ans pour rien.

  • Chou marin
    Chou marin
    sal'bête plein'd'poils
    • Posté à 14h39 le 21/06/2008
    • Internaute 12261
      sal'bête plein'd'poils

    Et pourquoi pas instaurer un numerus clausus sur les filières à prédominance scientifique, puis rattacher les Freudo-lacaniens aux sciences dites humaines ?

    Cela permettrait selon moi, d’avoir d’un coté un cursus utile et reconnu internationalement, et de l’autre quelque chose de plus accessible et de plus libre dans la forme.

    Tout le monde y trouverait son compte et faute de clochers, il n’y aurait plus de querelles.

    Je tiens à rappeler que c’est ce qui s’est passé dans d’autre pays, et ça a très bien marché.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 14h54 le 21/06/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    un exemple parmis d’autre du fachisme psychokeudalogie
    Lien

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 15h44 le 21/06/2008
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    « Chou marin », je suis d’accord avec votre idée ! Je suis d’ailleurs un freudo-lacanien étudiant en philosophie... MAIS : que faites-vous de l’enseignement clinique ? Doit-il être aussi rattaché aux « sciences humaines » ? Faut-il séparer l’orientation clinique et l’orientation sociale (d’une part) des orientations cognitives et comportementalistes (d’autre part) ?
    A ce moment-là, autant rattacher la première part aux facs de « sciences humaines » (je suis en faveur des ponts entre clinique et philo ou socio) et la seconde aux facs de médecine (ça paraît plus logique)...

    • Chou marin
      Chou marin répond à PhiPoePsy
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 17h27 le 21/06/2008
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      C’est une question délicate et compliquée que vous posez là. Franchement je ne peux y répondre. Ce que je peux seulement dire, c’est que le terme de « clinique » a tout à fait un autre sens à l’étranger, et que la clinique comme vous l’entendez, c’est-à-dire d’inspiration psychanalytique, est elle aussi discutée en France : doit-elle oui ou non être enseignée à l’université ? Peut-on réconcilier ce dont elle se réclame (de personne) et le cadre d’une école ? C’est un débat qui n’est pas nouveau. Je ne sais pas qui a raison, je crois que c’est le critère d’utilité publique qui devrait trancher mais là cela devient encore plus compliqué ! Beaucoup d’acteurs dans ce débat réfutent la « guérison » ou l’évaluation comme critères de décision. On en revient à questionner le but de la clinique, ne serait-ce que d’apporter une écoute au malaise social d’un « sujet » ? C’est attrayant mais ce n’est pas tout, et on se perd dans un imbroglio d’avis et d’opinions changeants, divergents et souvent contradictoires. Et c’est bien normal car les esprits sont échauffés !

      Je suis en revanche persuadé que la clinique n’est pas assimilable au cursus des études de santé, pour la simple raison que ce sont des paradigmes trop étrangers l’un à l’autre. L’on ne peut pas quantifier, évaluer ou standardiser la clinique telle qu’elle est à ce stade et avec ses références théoriques, en tous cas, pas en ce moment.

      Alors pour pouvoir quand même essayer d’imaginer ce qu’il pourrait en être et d’apporter un semblant de piste de réponse à votre question, je crois qu’il faudrait, selon moi, laisser ces disciplines poursuivre leur chemin, séparément. Tout du moins jusqu’à que ces querelles ses soient apaisées, tout comme outre-atlantique après les « Freud wars ».

      Pour finir, je suis curieux, certainement très indiscret, j’y peux rien : pourriez-vous me dire pourquoi vous avez choisi d’étudier la philosophie ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 15h56 le 21/06/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    C’ten plein ça ostie ! La psycho restait une filière intéressante pour trouver un boulot, notamment dans l’Education Nationale (conseiller d’orientation entre autres, métiers plutôt peinards...)ou la formation professionnelle, sans parler de tous les petits boulots de flics dans les entreprises. Sauf que, comme pour les staps (formation de « profs de gym »), le filet se tarit : on embauche plus et la pléthore se bouscule maintenant au portillon. Dommage car cette filière semblait dans les cordes des universités françaises, sans trop de moyens, fonctionnant avec des bouts de ficelle. Ne suffisait-il pas d’un tableau noir et de se prendre un peu la tête de temps en temps ?

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 19h24 le 21/06/2008
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    La philosophie parce que mon professeur de terminale (une femme passionnée et passionnante) m’a ouvert aux joies de la conceptualisation et aux questionnements de l’universel... Je pourrais dire, sans exagération, que la philosophie m’a permis d’accéder à beaucoup de choses que je ne comprenais pas ou ne voulais pas comprendre... Je crois que le mot-clé des études de philosophie -pas des concours, en revanche-, c’est le mot OUVERTURE. J’ai eu la chance, aussi, d’accéder à un texte de Lacan dès la terminale, ce qui m’a évidemment poussé à chercher plus loin et m’a amené au croisement de la psychanalyse, de la philosophie, de la littérature, de l’art, des mathématiques, etc.
    Depuis, j’ai beaucoup lu des oeuvres philosophiques mais encore plus les séminaires de Lacan et divers ouvrages lacaniens... Mon rapport au langage s’est épanoui là-dedans et mon rapport au monde s’est éclairci vers plus de tolérance envers les diverses visions de la psyché, de la société, des images, etc.

    (je m’excuse auprès des autres si mon témoignage les indiffère mais je voulais répondre sans ambages...)

    Concernant la clinique, en effet, elle ne peut être évaluée comme le reste et ne saurait s’assimiler aux études « de santé »... Bien entendu, par ailleurs, que la fac n’apprend pas tout et que l’étude de cas reste privilégiée à ce niveau-là...

    Concernant la place de la psychanalyse (débat annexe mais toujours d’actualité), je suis en accord avec ce qui est dit là : Lien

    • Chou marin
      Chou marin répond à PhiPoePsy
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 13h55 le 22/06/2008
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Merci pour avoir répondu !

      J’ai suivi votre lien, je me permet de dire mon désaccord, ne le prenez pas mal SVP ; Je crois que la psychologie sociale est à même de former des gens qui pourraient se rendre utiles dans différents domaines, tels que le chômage des jeunes, la sécurité au travail, l’exclusion sociale voire même l’aide aux enseignants et formateurs. Je ne vois cependant pas comment la psychanalyse peut apporter un quelconque plus là-dedans.

      J’ai néanmoins beaucoup aimé le point de vue réaliste et critique que l’auteur porte sur la « passe », les profs-gourous, le manque d’un front commun etc...
      On est loin du triomphalisme arrogant des sites d’oedipe.org et de J.-A. Miller, entre autres.

      Je suis pour la pluralité des courants de pensée, et je pense que chacun a le droit de poursuivre la direction qui le séduit le plus, cependant il faudrait un peu plus de clarté quand à la place des courants dans l’université, et ce en relation avec leur réels possibles débouchés professionnels. Freud et Lacan en Philo, cela va de soi, en psy sociale ou clinique cela ne marche plus, cela donne des chômeurs ou pire, des gens qui auront de plus en plus besoin de fermer les yeux sur l’efficacité de leur action.

      Un espoir ? Ce que j’aimerais voir un jour, ce sont des gens comme vous, intéressé par la pensée analytique et dont la Philo a enrichi la vision du monde et du langage, pouvant aussi aller suivre un cursus scientifique sans avoir à subir l’effet de ces querelles de clocher. Ce sont peut-être des postulats antagoniques, mais ne sommes-nous pas, entre autres, des créatures pleines de contradictions ?
      Mon idée marche dans l’autre sens, pourquoi ne verrions-nous pas un chercheur en psy cognitive devenir psychanalyste, et utiliser la démarche scientifique dans sa pratique, d’une façon ou d’une autre.

      Pour conclure, je vous envie de pouvoir étudier la philosophie, tous mes amis qui l’ont étudié sont tellement plus intéressants et aimables que ceux qui ont fait psy (analytique) - ces derniers sont d’une arrogance rare, ce n’étaient d’ailleurs que des connaissances que j’évitais soigneusement. En revanche, les philosophes, il y a des poètes dedans, des gens ouverts et impliqués, mais en même temps détachés et donc selon moi, libres.

      Bonne fin de week-end.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à PhiPoePsy
      Déchoukeur
      • Posté à 04h34 le 23/06/2008
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Mais non ! le bonheur d’un seul fait plutôt plaisir à voir. Et si la philo ou la psychanalyse peuvent déjà aider certains étudiants à y voir clair ou à se soigner, c’est déjà pas mal.

  • LienRag
    • Posté à 23h24 le 21/06/2008
    • Internaute 34767

    On peut rappeler que lorsque Mitterrand décida de faire arriver la France à un taux de 80% au baccalauréat, ayant constaté que le Japon y arrivait, il oublia de dire qu’une partie importante des 80% de bacheliers japonais étaient ouvriers d’usine...
    On a donc transplanté un modèle de formation permettant un bon niveau de formation de la main-d’oeuvre de base tout en le couvrant du vieux manteau usé de l’ascension sociale par les études (mythe qui n’a correspondu à une réalité qu’au moment de la reconstruction et du développement rapide des trente glorieuses)...

    Faire la faculté de psychologie ou de sociologie sert donc à être manoeuvre dans le bâtiment ou serveur chez MacDonald, c’est le principe même du système, pas un dysfonctionnement. Vaut-il mieux dans ce cas que les étudiants aient appris une seule méthode et puissent s’adapter à la culture de management de MacDo et Pizza Hut ou vaut-il mieux au contraire qu’ils aient appris qu’il n’y a pas de vérité unique en ce domaine ?
    Loin d’être une question secondaire, c’est quasiment un choix de société...

    Quand à savoir ce que les nombreux étudiants qui échouent en cours de route retiendront concrètement de l’enseignement qu’ils ont suivi, c’est une question assez fondamentale, mais qui n’intéresse quasiment personne dans le système éducatif et encore moins universitaire français.

  • caminando
    caminando
    médecin
    • Posté à 10h32 le 22/06/2008
    • Internaute 44804
      médecin

    Dans ma pratique je rencontre des parents désorientés par la rencontre entre les représentants des différents courants actuels qui parfois semblent s’exclure.
    La nécessité à laquelle je pense est celle d’un enfant à accompagner sur le chemin de la scolarité et de l’intégration à la société, ce qui conditionne une bonne part de son avenir.

    Lorsque je prends une pomme, que je la mets dans la main au bout de mon bras tendu et que je demande à une autre personne qui est en face de moi de me dire quelle est sa couleur, elle peut, par exemple me répondre « verte ». Mais, pour moi, elle est rouge. Si je la tourne, je la vois verte car en fait, elle est rouge et verte.
    Pour beaucoup de sujets ne peut-on pas essayer de voir chaque sujet comme sur une colline et chacun de son côté peut avoir un point de vue différent de ce sujet selon l’endroit où il le voit.
    Cela enrichit de croiser les regards sur un même sujet et pour moi nous sommes toujours plus intelligents à plusieurs que tout seul.

    Pour l’intégration d’un enfant, de croiser les regards aide à touver des solutions plus justes, par exemple en ayant l’avis d’un neuropsychologue sur les mécanismes de fonctionnement d’un enfant dans telle situation et du coup travailler à mieux l’aider concrètement.
    Par contre existe le danger de couper cet être en morceaux, le réduire à un ensemble de fonctionnement de neurones dans telle situation qui peut être réducteur.
    C’est à adapter à chaque enfant en fonction de ses besoins qui lui sont particuliers non seulement particuliers à ce dont il souffre mais particulier à son être avec tout son vécu, son cadre de vie, son entourage, le fonctionnement de l’institution...

    Nous avons besoin de chacun, des regards différents sur chaque chose.
    Il y a danger dans la pensée unique, elle peut mener au pire.

    Pour les étudiants en psychologie c’est tant mieux s’ils sont en contact avec les différents courants de pensée. Chaque être a sa sensibilité en fonction de ce qu’il est et pourra éventuellement choisir de fonctionner selon telle ou telle école mais ce serait bien que ce choix ne lui fasse pas oublier qu’il y a d’autres regards sur chaque chose et que cela peut-être utile à son patient.

    Plutôt que de s’enfermer dans « sa vérité » essayer de vivre dans la justesse et s’enrichir du regard de l’autre

    Pour ceux qui passent par psycho puis choisissent un autre chemin je le vois plus comme un enrichissement pour eux et pour tous ceux qu’ils rencontreront que comme une perte de temps.
    Il n’y a aucune voie tracée d’avance, sinon ce sont des rails et cela peut rejoindre le formatage et la rigidité, contraire de la vie.

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 19h36 le 22/06/2008
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    Ce que peut apporter la psychanalyse aux éducateurs spécialisés ? Autre lien du même auteur :
    Lien

    Pour répondre à : « pourquoi ne verrions-nous pas un chercheur en psy cognitive devenir psychanalyste, et utiliser la démarche scientifique dans sa pratique, d’une façon ou d’une autre » : parce que les chercheurs en psy cognitive en ont rarement le DESIR... Il est rare qu’ils s’intéressent à ce que la parole révèle de notre inconscient... Après, s’il désire devenir analysant pour devenir analyste et qu’il le devient, il pourra adopter la démarche qu’il souhaite, tant que cela dénoue ses analysants... Il y a certains psychanalystes qui s’alimentent aussi d’apports orientaux par exemple...

    • Chou marin
      Chou marin répond à PhiPoePsy
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 21h47 le 22/06/2008
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Triste histoire que celle de cet enfant sur son banc, j’en retiens que cet article part d’un postulat : le transfert, c’est autrement dit, la mise en rapport, l’écoute puis finalement (comme dit votre article, en reconnaissant dans le sujet des traits appartenant à la nosographie psychopathologique) : l’alliance thérapeutique.

      Vous avez donc raison sous cet angle, celui du transfert, cependant c’est un élément commun à plusieurs approches, celui sans lequel rien n’est possible. Comprenez-vous pourquoi les Freudo-lacaniens croient en être les seuls utilisateurs ? Moi pas. Mais ce n’est pas grave.

      Lorsque je lis des articles comme celui que vous m’avez conseillé, je ne peux m’empêcher de penser au livre « L’effet ’yau de poêle » que vous devez peut-être déjà avoir lu, vu votre intérêt pour Lacan et la philosophie. Si la conceptualisation vous attire, sa destruction ne devrait que pouvoir intriguer quelqu’un d’aussi courageux que vous, mais je vous préviens, j’espère que vous ne vouez pas d’adoration béate à Lacan sinon je vous déconseille vivement la lecture de ce livre !

      Quand à voir un psy cognitif se faire psychanalyste, il est vrai que c’est plus souvent le chemin inverse que l’on observe, pour la raison que lorsqu’on choisit une profession qui a pour but d’aider les gens, ce but peut pouvoir faire passer l’importance du choix des outils et postulats théoriques après celle de cette fameuse guérison abhorrée qui ne peut plus, de nos jours, se faire qu’« en sus ».

      Reste que l’homme de lettres a, lui, plus de liberté, et dans le cadre d’une école peut donc vouloir rester dans ce qui lui semble plus justement adapté à ses idées. C’est pourquoi je plaide pour le rattachement de la psychanalyse aux sciences sociales/humaines, et de la psychologie aux sciences exactes/dures, avec d’une part la liberté nécessaire, aussi bien à l’accès qu’au niveau du programme, et de l’autre un numerus clausus pour un programme reflétant ce qui se fait internationalement.

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