a debattre 19/06/2008 à 19h02

Rejet des langues régionales : un « aplatissement » de la culture ?

Julien Martin | Ex-Rue89

Chacun des articles de la réforme des institutions aura décidément posé problème. Dernier en date : le Sénat s’est opposé mercredi à la volonté de l’Assemblée nationale de voir inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. Une cacophonie parlementaire commentée par le linguiste Alain Rey pour Rue89.

Le célèbre ancien chroniqueur de France Inter « pense que juridiquement le Sénat n’a pas tort » car « par définition, tout ce qui est régional et particulier ne fait pas partie de ce genre de déclaration ». Pour autant, « ce n’est pas parce qu’on ne met pas quelque chose dans la Constitution qu’il faut lutter contre » et il craint que ce soit le cas de quelques uns des sénateurs :

« Pourquoi ne pas y classer aussi les monuments historiques ? “

Des sénateurs qui, par 216 voix contre 103, ont donc adopté, ce mercredi en première lecture, un amendement supprimant la référence aux langues régionales dans le projet de loi constitutionnelle. Une large majorité d’origines partisanes diverses. Récemment exclu du PS, Michel Charasse a ouvert les hostilités :

‘J’ai été surpris, avec d’autres, de voir apparaître à l’Assemblée nationale un amendement tendant à classer les langues régionales au patrimoine de la France. Pourquoi ne pas y classer aussi les monuments historiques ou même la gastronomie, que certains verraient de surcroît au patrimoine de l’humanité ?

Michel Charasse ne pouvait qu’approuver les propos qui allaient suivre en séance publique. Peu importe qu’ils émanent d’un adversaire politique, en l’occurrence le sénateur UMP Adrien Gouteyron :

Le sujet est loin d’être anecdotique. Il est essentiel et je souscris pleinement à ce qui vient de se dire sur la Charte des langues régionales : maintenir cette phrase à l’article premier de notre Constitution signifierait que l’on veut conduire la France où elle ne veut pas aller. Si la France ratifiait cette Charte, il n’est pas de document interprétatif, quel qu’il soit, qui nous exonèrerait des obligations qu’elle emporte.’

Et c’est même contre les avis de la commission des Lois du Sénat et du gouvernement que cette opposition des sénateurs a remporté la seconde manche de ce qui pourrait se transformer en une longue bataille entre les deux chambres.

‘Des dispositions déclaratives placées là pour faire plaisir’

La première manche s’était jouée le 22 mai à l’Assemblée nationale, également en première lecture. Les députés avaient adopté à la quasi-unanimité un amendement soutenu par le gouvernement et déposé par Jean-Luc Warsmann (UMP), le président de la commission des Lois de la chambre basse.

Un amendement qui aurait modifié l’article premier de la Constitution comme suit :

‘La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. (...) Les langues régionales appartiennent à son patrimoine national.’

Comment expliquer cette nette mésentente parlementaire ? Alain Rey dit craindre ‘un désir un peu jacobin d’unifier en aplatissant’. Un conservatisme souvent reproché aux sénateurs par les députés ; les premiers rétorquant alors aux seconds que la réforme de la Constitution n’est pas faite pour ‘y introduire des dispositions déclaratives, placées là pour faire plaisir’ (Yves Détraigne, UC-UDF).

‘Un défi à la simple logique, un déni de la République’

L’intervention -chose rare- de l’Académie française entre les deux votes expliquent peut-être aussi le revirement des parlementaires. Dans une déclaration votée à l’unanimité de ses membres, l’institution chargée de définir la langue française a demandé le 12 juin ‘le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s’exprimer ailleurs, mais qui n’a pas sa place dans la Constitution’ :

‘Les députés ont voté un texte dont les conséquences portent atteinte à l’identité nationale. (...) Il nous paraît que placer les langues régionales de France avant la langue de la République est un défi à la simple logique, un déni de la République, une confusion du principe constitutif de la Nation et de l’objet d’une politique.

Les conséquences du texte voté par l’Assemblée sont graves. Elles mettent en cause, notamment, l’accès égal de tous à l’Administration et à la Justice. L’Académie française, qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement, en appelle à la Représentation nationale.’

A moins que le gouvernement ne parvienne à aboutir à un accord entre les deux chambres, nul doute que le bras de fer entre députés et sénateurs ne fait que commencer. Il reste une lecture dans chaque hémicycle... et beaucoup d’inquiétude pour l’exécutif, qui voit chaque jour s’amoindrir les chances de cette réforme de la Constitution d’être votée par le Congrès au mois de juillet.

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  • Triquoise
    Triquoise répond à Aetius
    rouge de honte
    • Posté à 21h18 le 19/06/2008
    • Internaute 34143
      rouge de honte

    Erreur de sujet : la culture n’a pas de langue.

    Par contre, ne pas les inscrire dans la Constitution ne peut en aucun cas être analysé comme un rejet, puisqu’elles existent sans y figurer.

    • Aetius
      Aetius répond à Triquoise
      étudiant
      • Posté à 22h20 le 19/06/2008
      • Internaute 44645
        étudiant

      je précise : mon message s’adresse aux bien-pensants qui veulent le bien de la culture française (et de toute la grandeur qu’elle implique) en promouvant les langues non françaises (qu’on aille pas me dire que le breton ou je ne sais quelle manière de dire les mots est du français)

      D’abord le français, ensuite un jour peut être le latin comme langue maternelle de chaque européen digne de ce nom, mais certainement pas ces dégénérats du latin (le français, l’italien et l’espagnol s’élevant péniblement au dessus du bouillon, mais c’est tout (encore que le français a le mérite des droits de l’homme, du code civil, du système métrique...))

       
      • solstice
        solstice répond à Aetius
        pigiste
        • Posté à 22h24 le 19/06/2008
        • Internaute 38451
          pigiste

        Euh, c’est du 14è degré Aetius ?

        C’est quoi, le propos ?

        • Aetius
          Aetius répond à solstice
          étudiant
          • Posté à 22h36 le 19/06/2008
          • Internaute 44645
            étudiant

          je m’exprime généralement au premier degré, et je pense avoir été suffisamment clair.

      • Triquoise
        Triquoise répond à Aetius
        rouge de honte
        • Posté à 22h36 le 19/06/2008
        • Internaute 34143
          rouge de honte

        Euuh ? ?

        • solstice
          solstice répond à Triquoise
          pigiste
          • Posté à 16h10 le 24/06/2008
          • Internaute 38451
            pigiste

          M’enfin, Triquoise, il estime avoir été assez clair : c’est nous qui sommes bouchés, sans doute...

      • Kereven
        Kereven répond à Aetius
        • Posté à 23h13 le 19/06/2008
        • Internaute 29900

        Le latin devient langue européenne vers 100 avant JC, le celtique commence en 5000 avant JC : -)
        L’Europe est d’abord celtique, quand en Italie on ne trouve que des etrusques ne parlant pas latin. C’est en venant des plaines de Moscou que les celtes ont colonisés les rives du Danube, puis les Alpes et enfin l’ouest de l’Europe.
        On trouve des celtes dans tous les pays d’Europe, y compris en Turquie et au Maghreb. Après, d’autres civilisation se sont imposées, mais la galatie turque fut province celtique, tout comme la Kabylie.
        Le français date de François 1er, depuis l’edit de Viller Cotteret, en 1539. Avant point de langue française.

        • Sylap
          Sylap répond à Kereven
          Citoyen
          • Posté à 08h30 le 20/06/2008
          • Internaute 40810
            Citoyen

          Exact !
          D’ailleurs Charlemagne parlait un dialecte germain ! ! !
          autant pour le latin hein Aetius : D

        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Kereven
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 09h04 le 20/06/2008
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « .... Avant point de langue française..... »

          ==> préparons nous donc pour la langue de demain,
          en l’écrivant de droite à gauche.

          • Sylap
            Sylap répond à Pierrrrre
            Citoyen
            • Posté à 10h11 le 20/06/2008
            • Internaute 40810
              Citoyen

            beaucoup de langues s’écrivent de droite à gauche ! Y en a-t-il une en particulier à laquelle vous pensez ?

            • Pierrrrre
              Pierrrrre répond à Sylap
              → → → → → → → le marché autant (...)
              • Posté à 10h31 le 20/06/2008
              • Internaute 23078
                → → → → → → → le marché autant (...)

              « ...Y en a-t-il une en particulier à laquelle vous pensez ? ... »

              ==> ..oui, on y pense, on s’en panse.
              Et on s’en passerait bien.

        • Goldored
          Goldored répond à Kereven
          • Posté à 17h53 le 20/06/2008
          • Internaute 25741

          Kereven, vous avez une façon de décrire l’histoire celte, qui semble plus apologétique que scientifique !
          Ou alors vous possédez des informations sur les Celtes que n’ont pas les historiens (le coup des plaines moscovites, par exemple...).
          Partagez votre science (en citant vos sources), si c’en est, gardez votre propagande et votre caricature, si, comme c’est le plus vraisemblable, c’est l’origine de votre propos.

      • Triquoise
        Triquoise répond à Aetius
        rouge de honte
        • Posté à 23h44 le 19/06/2008
        • Internaute 34143
          rouge de honte

        On peut remonter loin comme ça. Surtout qu’en continuant à regarder TF1 on va finir par reparler l’amibe et la boucle sera bouclée.

      • Triquoise
        Triquoise répond à Aetius
        rouge de honte
        • Posté à 23h45 le 19/06/2008
        • Internaute 34143
          rouge de honte

        Je m’adressais à Aetius, pas à Kereven. Le placement des posts peut parfois prêter à confusion.

      13 autres commentaires
    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 16h33 le 21/06/2008
      • Internaute 41144

      « la culture n’a pas de langue »

      Ca c’est hautement discutable.

  • Panca
    Panca
    raleur qui aime les débats
    • Posté à 21h26 le 19/06/2008
    • Internaute 23059
      raleur qui aime les débats

    Je ne parle pas de langues dites régionales parce que je suis né dans une région où elles ne sont pas parlés, sauf par les vieillards (à partir de 80ans) qui les appellent « le patois », et ce patois est une survivance de l’après-guerre de 14-18 où sur les tranchées les soldats, originaires de toutes les régions et aussi des colonies, parlaient finalement peu le français. J’ai habité deux ans en Alsace, où FR3 diffusait 2 ou 3 minutes en alsacien au JT, et où avant l’age de 45ans environ les alsaciens ne parlent pas l’alsacien (par contre l’alsacien est compris des jeunes même s’il n’est pas parlé). « Adopter » constitutionnellement ou reconnaître ces langues, pourquoi pas ?
    Mais n’y t il pas en ce moment des sujets plus essentiels comme les bouleversements à l’Université et au CNRS avec une recherche fondamentale en danger (notamment et est-ce un hasard l’informatique et la biologie !), la privatisation de plus en plus prononcée de la Poste et du couple ANPE/ASSEDIC, les réformes tendant à vider l’enseignement de tout contenu signifiant et tendant vers « la fabrique des crétins » (titre d’un livre d’un inspecteur de l’éducation nationale « viré » depuis, mais chez les fonctionnaires on dit muté ou éventuellement mis au placard). Et puis s’il faut vraiment parler de la langue, j’aimerais que l’on m’explique pourquoi tant d’ingénieurs et scientifiques français qui travaillent en France sont « fortement » tenus (sous peine de non recutement) de parler le « globish » (excusez du terme mais le machin qu’ils parlent c’est assez loin de la langue de Joyce ou de Yeats) alors qu’il existe pour cela un beau métier qui s’appelle le traducteur !

    • Kereven
      Kereven répond à Panca
      • Posté à 23h15 le 19/06/2008
      • Internaute 29900

      les lois sont fâîtes pour aborder les sujets nécessaires que vous évoquez, la constitution pour donner un sens à notre nation.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 21h34 le 19/06/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Pour aider, une carte des langues de France :

    Lien

    Les langues régionales sont toujours vivantes, tel le canard de Robert Lamoureux (clin d’oeil aux « anciens »)

    Si la France est indivisible par sa constitution, nul besoin de langues régionales pour la diviser. J’en connais un qui la divise par couches horizontales inégales et pyramidales, des plus pauvres, le socle large et épais, jusqu’aux plus riches, pointe étroite du sommet.

    • Triquoise
      Triquoise répond à caro
      rouge de honte
      • Posté à 22h01 le 19/06/2008
      • Internaute 34143
        rouge de honte

      Une délinquante nourrie au canard de Robert Lamoureux, trop top !

  • marie 75
    • Posté à 21h44 le 19/06/2008
    • Internaute 3563

    On s’en tape...
    L’unité de la France s’est faite sur la lgue fse...
    Relire l’abbé Grégoire (18ème)

    Un plus : parler breton ou basque. Pourquoi pas...
    La République est en danger.
    Alors ... le reste c’ezt pipeau !

    • hoshiko
      hoshiko répond à marie 75
      • Posté à 15h41 le 20/06/2008
      • Internaute 28938

      « L’unité de la France s’est faite sur la lgue fse... »
      Oui Marie, et si tu continues comme ça, ça sera sur la langue SMS...

  • Triquoise
    Triquoise
    rouge de honte
    • Posté à 22h07 le 19/06/2008
    • Internaute 34143
      rouge de honte

    Pk kozé 1 lang kon koné pas é D jà morte ? mdr.

  • Victor Kaplan
    Victor Kaplan
    enseignant
    • Posté à 22h37 le 19/06/2008
    • Expert 4445
      enseignant

    Il est quand même étonnant que la question des langues et identités locales fasse encore tant de bazar dans ce pays ! ! ! Et que les mêmes réflexes ressurgissent : la république en danger, le français laïque, gratuit et obligatoire pour tous, etc...
    Pourquoi ce centralisme autoritaire et crispé ? Qu’est-ce qui est en danger ?
    Pourquoi la France s’est-elle constituée sur la négation des cultures qui la composaient ? Ou plutôt : pourquoi doit-elle encore se fonder sur cette négation ?
    Pourquoi le découpage des régions a-t-il été composé de façon à détruire les mémoires (région Bretagne amputée, région Pays de la Loire inventée de toutes pièces, région Savoie engloutie, région Normandie scindée en 2, régions basque et flamande ignorées, etc...)
    Un tel acharnement révèle une incompréhensible faiblesse. De quoi a-t-on peur ? Que la république explose ?
    La véritable angoisse devrait être que les français sont incapables d’articuler deux mots d’anglais ou d’espagnol, qu’ils sont plus coupés du monde que n’importe lequel de leur contemporain européen.
    Mais sans doute est-il plus facile de jouer des muscles à la maison que d’affronter le vent du large.

    • Triquoise
      Triquoise répond à Victor Kaplan
      rouge de honte
      • Posté à 22h52 le 19/06/2008
      • Internaute 34143
        rouge de honte

      Je pense que le propos exprimé par Marie était de signaler que pendant que l’on débat sur la langue, la République est en danger, et que toutes les énergies devraient se focaliser sur ce sujet.
      Question de gestion des priorités.
      Comme quoi, même en parlant la même langue, c’est déjà difficile.

      • marie 75
        marie 75 répond à Triquoise
        • Posté à 10h14 le 20/06/2008
        • Internaute 3563

        Merci Triquoise.
        C’éait ce que je voulais dire...
        Tiens un article belge à ce propos :
        La Libre.be

        Le français, unique langue officielle
        BERNARD DELATTRE , Mis en ligne le 20/06/2008 

        « Le Sénat et l’Académie française : quand deux bastions séculaires du conservatisme en France s’unissent, leur force de frappe réussit à mettre à terre les plus puissants adversaires. Lundi, les “Immortels” avaient tonné contre le projet de loi de réforme institutionnelle adopté par les députés et débattu en ce moment au Sénat, qui reconnaît les langues régionales. Mercredi, les sénateurs, sensibles au lobby de l’Académie, ont censuré ce volet du texte. Et, ce faisant, ont infligé un camouflet à l’Assemblée nationale et au gouvernement, qui soutenait le projet.

        “Les langues régionales appartiennent (au) patrimoine” de la France. Ainsi, selon le voeu des députés et du gouvernement, devait notamment être modifiée la Constitution au Congrès de Versailles, fin juillet. C’était une façon de calmer les partisans des langues minoritaires, assez irrités en France que ce pays n’ait pas ratifié la charte européenne des langues régionales édictée par le Conseil de l’Europe. Paris considère que cette charte l’obligerait à garantir un service public dispensé dans d’autres idiomes que le français. Ce serait anticonstitutionnel car contraire à l’article 2 de la Constitution, qui stipule que le français est la langue de la République.

        D’où cette idée de reconnaissance constitutionnelle a minima de la valeur patrimoniale des langues minoritaires. Mais c’était compter sans l’Académie française, farouche gardienne de la langue de Voltaire depuis 1635. Les “Immortels”, dans une intrusion très inusitée dans le débat politique, ont tiré la sonnette d’alarme. Selon eux, cette reconnaissance constitutionnelle des langues régionales aurait des conséquences “graves” sur “l’identité nationale” .

        Et “la potée auvergnate” ?

        Mercredi, une majorité de sénateurs a suivi les arguments des Académiciens, et a rayé la phrase sur les langues régionales du projet de réforme constitutionnelle. Ce qui obligera sans doute les députés, lorsque le texte leur reviendra, à édulcorer ce passage s’ils veulent en conserver l’esprit. Ces sénateurs frondeurs - coalition hétérodoxe allant des conservateurs aux communistes - ont jugé que la Constitution ne devait pas être “un catalogue de richesses culturelles” du pays (dixit le socialiste Badinter), voire “un inventaire à la Prévert” (le souverainiste Dupont-Aignan). A l’heure où “nos enfants parlent texto, il faut renforcer le français et non faire appel aux langues régionales”, a estimé l’UMP Jean-Pierre Fourcade. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas insérer la gastronomie hexagonale, voire “la potée auvergnate”, dans la Constitution, a ironisé l’ex-socialiste Michel Charasse.

        Près de 80 langues minoritaires sont recensées en France, les principales étant l’alsacien, l’occitan, le breton et le corse. Un Français adulte sur quatre (26 pc) a pratiqué dans son enfance une langue autre que le français. A l’école, ces langues sont étudiées (le plus souvent dans le cadre de cours à option) par plus de 400 000 élèves, un chiffre en progression de 60 pc par rapport au début des années 2000. »
        –––––
        kenavo !

         1 autres commentaires
      • Victor Kaplan
        Victor Kaplan répond à Triquoise
        enseignant
        • Posté à 23h05 le 20/06/2008
        • Expert 4445
          enseignant

        Mon propos n’était pas une réponse à Marie. Il y a eu confusion.

        La République est en danger ? Ah bon ? Les allemands sont revenus ?
        Et la monarchie qui nous sert d’Etat, comment se porte-t-elle ?

    • la champenoise
      • Posté à 23h24 le 19/06/2008
      • Internaute 27942

      Pourquoi toujours critiquer les Français qui ne parlent pas l’anglais ? Je parle l’allemand mais ni l’anglais ni l’espagnol, dois-je être punie pour cela ?

  • Freeeman
    Freeeman
    Informaticien
    • Posté à 22h44 le 19/06/2008
    • Internaute 31745
      Informaticien

    Les langues régional tout comme la culture locale sont l’avenir. Je vous incite à lire Félix Marcel Castan pour conprendre que des centres doivent émerger. Lorsque la culture locale, qui existe aussi par sa langue, est forte, elle permet une intégration des autres à un passé et un avenir commun. Si aujourd’hui beaucoup se demandent comment vivre avec l’autre, mon expérience personnel de 10 ans dans la belle ville de Marseille,, m’a démontré qu’une identité local forte leur permetait de dialoguer de marseillais à marseillais, et que aucune différence social, racial ou religieuse ne se plaçait en arrière plan d’une véritable discution d’humain à humain. Ils sont tous Marseillais peut importe leurs origines.
    Plus loins encore, c’est un lien entre génération, le jeune et le vieux ont enfin une identité commune et donc des choses à partager.
    Depuis longtemps déjà la france doit ratifier cette acceptation des langues régionales. Il est temps ! !
    Occitanista mi pays

    • Coragyps Atratus
      Coragyps Atratus répond à Freeeman
      Dans l'attente du moment propice
      • Posté à 07h32 le 20/06/2008
      • Internaute 37338
        Dans l'attente du moment propice

      Pourquoi s’appuyer sur les cultures minoritaires pour parler d’intégration ? On croit rêver. Notre république est une, indivisible et laïque. A savoir, elle s’appuie sur ce qui rassemble le plus d’individus possible et par conséquent, ne s’appuie par sur les particularismes, susceptibles de division.
      S’appuyer sur la culture locale pour intégrer est aussi fallacieux que de s’appuyer sur les religions !

      • Editorama
        Editorama répond à Coragyps Atratus
        Humaniste détaché
        • Posté à 08h12 le 20/06/2008
        • Internaute 37052
          Humaniste détaché

        Comparer culture et religion est oublier le dogme de la seconde.

      • Prolo du livre
        • Posté à 15h45 le 20/06/2008
        • Internaute 12784

        @ Coragyps,

        Parce qu’à force de se croire « une, indivisible et laïque. » elle en est devenue hautaine, haineuse, violente, aseptisé...

        Si la république avait gardé ces minorités, elle ne connaitrait pas de problèmes avec ses nouvelles minorités...

        Alors soyons tous parisiens et républicanistes !

        Désolé mais peut être que certains se seraient contenté d’un fédéralisme et s’en porteraient aujourd’hui bien mieux !

        Voir à ce propos pourquoi la république a nommé Marseille (ma ville, ma nation) la Ville-sans-Nom...

         1 autres commentaires
    • Goldored
      Goldored répond à Freeeman
      • Posté à 17h57 le 20/06/2008
      • Internaute 25741

      Freeman, voilà qui n’est en rien une argumentation !
      Juste une opinion qui ne repose que sur votre ressenti...

  • hagalma
    • Posté à 22h58 le 19/06/2008
    • Internaute 8451

    Pourrait-il être légiféré sur la langue de bois ?

    • Kereven
      Kereven répond à hagalma
      • Posté à 23h18 le 19/06/2008
      • Internaute 29900

      pas la peine elle est déjà universelle !

  • Jaùsep
    • Posté à 23h10 le 19/06/2008
    • Internaute 37396

    Hilh de pute ! ... N’yà pas mey respect !

    Jou qué soy û drin biarnès e què m’agrade hère dé parlâ patouès.

    Perqué loû sénat n’a pas voûlut déchat nous aùtes poudé hà charabia, coum disem lous noustés gràn pay y gràn may.

    Diù biban, aquéts pouliticos né baléram jamey arré.

    Bam adichàts a touts, you qué m’en boy droumî !

    Aù rébédé !

    • hoshiko
      hoshiko répond à Jaùsep
      • Posté à 15h52 le 20/06/2008
      • Internaute 28938

      Puta de monge de macarel !

      Un biarnes qu’escriu mistralenc ! !
       :)
      Sabiai qu’Occitania va de l’Atlantic duscas a la Alpas, mas es una suspresa de s’en rendre compte aital !

      Adishatz doncas Jausep !

      • Jaùsep
        Jaùsep répond à hoshiko
        • Posté à 23h35 le 20/06/2008
        • Internaute 37396

        A nousté disem :
        Cade bilàdje soun lengàdje
        Cade auseroû sa cansoû

        (Chez nous on dit :
        A chaque village son langage,
        A chaque oiseau sa chanson)

  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 23h16 le 19/06/2008
    • Internaute 24987

    Pour ceux qui voudraient enterrer les cultures régionales, mauvaise nouvelle, elles bougent encore :
    Lien

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 09h16 le 21/06/2008
    • Internaute 33755

    DES TOUTOUS QUI SE SERVENT D’UN MORTIER

    « Je ne changerai rien au mode de scrutin sénatoriale. Je ne suis pas fou, je ne veux pas perdre la majorité au Sénat. » Sarkozy dans l’avion pour Beyrouth, Canard de la semaine dernière.

    Cet article tombe à pic !
    Bravo messieurs les sénateurs.

    Soit dit en passant devant la niche, plutôt devrait-il proposer à leurs copains du parlement européen, je réfléchis, une directive pour le non-apprentissage des langues européennes, dans les écoles européennes ?

    Remarque pas si absurde au vu de ceci : en 2003, ce même Sénat rédige un rapport d’information sur l’enseignement des langues étrangères en France. Il se trouve que toutes les courbes chutent, plus ou moins selon les pays et les continents, mais l’affolement n’est pas loin pour certain Lien, sauf pour l’anglais et le chinois qui continue à croître de façon exponentielle. Of course : business is business.

    Messieurs les sénateurs, il est navrant, pour ne pas dire désespérant, que vous proposiez à la fin de ce rapport et dans le but d’inverser les courbes, « d’agir sur les attitudes de l’opinion publique » en l’éclairant sur « la cause du plurilinguisme », et de vous voir aujourd’hui ne même pas reconnaitre les langues régionales dans la Constitution, acte qui contribuerai pourtant à alerter le plus largement cette même opinion publique et, surtout, qui ouvrirait un champs d’action pour la société civile concernée : formation, enseignement et tous les enfants.
    Désespérant tout autant - à moins que vous l’ayez énoncée au pif ? - cette autre proposition sous forme de chapitre entier : « redonner toute sa portée à la carte des langues ». Lisez votre rapport.

    Messieurs les sénateurs, à la lumière de votre bienveillance d’hier, votre refus de cette seule reconnaissance, vous fait aujourd’hui, vous tirer un obus dans les pattes.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 00h28 le 20/06/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Ker malheur !

    Lou pescadou no pas fraichou .

  • Servais-Jean
    • Posté à 00h50 le 20/06/2008
    • Internaute 4591
      43

    Les sénateurs nous expliquent simplement comment faire pour essayer de branler les mouches avec des gants de boxe.
    Et certains les écoutent.

  • Eden
    Eden
    Allosexuel polyglotte
    • Posté à 01h00 le 20/06/2008
    • Internaute 14568
      Allosexuel polyglotte

    De la purification linguistique à la purification ethnique, il n’y a qu’un pas.

    • Goldored
      Goldored répond à Eden
      • Posté à 18h00 le 20/06/2008
      • Internaute 25741

      Vous sous-entendez que la République prépare le massacre des Flamands, Bretons, Alsaciens et autres minorités ?
      Fichtre !

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