Revue de commentaires 14/06/2008 à 18h57

Europe : vos dix raisons de ne pas l'aimer

David Servenay | Ex-Rue89

Depuis vingt-quatre heures, Rue89 est littéralement submergée par vos commentaires sur les 53,4% de « non » irlandais au Traité de Lisbonne. Vos réactions mêlent colère, amertume et lassitude face à une Europe qui semble laisser ses habitants au bord de la route. Revue des dix raisons que vous avez de ne pas la soutenir.


José Manuel Barroso, le 13 juin 2008 (Francois Lenoir/Reuters).


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L’Europe nous appauvrit

Cette première critique revient fréquemment dans les commentaires : l’Europe à vingt-sept ouvre encore un peu plus au vent mauvais de la mondialisation. Fuel_Injected le résume en une formule :

“J’en veux pas de leur Europe à trois francs et six sous qui délocalise à tombeau ouvert ! ‘

En anglais dans le texte, Madiran, business analyst’, met cause le ‘deux poids, deux mesures’ de la construction européenne :

‘Notez que, d’un côté, le traité parle seulement de business et pas des droits des gens… Tandis que, de l’autre, le Royaume-Uni et la Suède ont choisi de rejeter l’Euro par exemple, et personne ne les menace. Ce ’non’ ne choque pas l’Europe, il choque Bruxelles.’

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L’Europe risque de nous appauvrir

Une nuance dans cette critique économique avec Persée, arpenteur. Pour ce riverain, c’est la perspective de ne plus profiter des avantages économiques apportés par l’Europe qui a, au contraire, motivé le non’ irlandais :

‘Les Irlandais ont voté non parce qu’ils veulent pouvoir continuer à faire du dumping fiscal. Pour eux, comme pour les Anglais, l’Europe, c’est un carcan législatif qui va introduire une réglementation plus sociale sur un marché du travail et une économie dérégulés.

Pour les Français, c’est carrément l’inverse. On a dit non parce qu’on a eu le sentiment que l’Europe n’allait pas nous protéger, que les différents règlements allaient niveler vers le bas notre niveau de protection sociale et accroître la dérégulation de l’économie.’


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L’Europe à 27 pays membres, c’est trop grand

Emachedé est convaincu que le processus d’élargissement entamé en 1995 (Union européenne à quinze), puis étendu en 2004 aux voisins de l’Est, a été fatal au projet politique :

De toute manière à douze, on ne pouvait pas se mettre d’accord, alors à vingt-sept pays… Déjà que nous étions handicapés par les Anglais, taupe des Etats-Unis, mais avec les nouveaux pays de l’Est, dont l’entrée n’a jamais été soumise à référendum, cela ne pouvait que déstabiliser une Europe aux fondations fragiles.’

L’argument est repris par Ferdinand Bardamu, sans étiquette, pour qui la faiblesse politique profite à la domination économique :

‘Déjà, être vingt-sept, c’est l’erreur. Cela est parti d’une volonté de diluer l’Europe pour en empêcher la construction politique. Cet élargissement infini est la preuve même que le seul et unique but de cette Europe libérale est de mettre en place un grand marché patronal ou les sans-grades se battent entre eux pour le plus grand bien des multinationales.’

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L’Europe basée sur un traité illisible et incompréhensible, ce n’est pas démocratique

L’impression d’une coupure profonde entre la classe politique européenne et les électeurs s’incarnent dans l’objet même du référendum. Pour Childeric, le texte du traité de Lisbonne pervertit l’exercice de la citoyenneté :

Des parlementaires qui votent le contraire de leur peuple, ça pourrait bien plus ressembler à de l’élitisme de classe, n’est ce pas ? Quant à parler de complication plus qu’il n’y parait’, appliquez-le au traité proposé qui est illisible pour le commun des citoyens, cela s’apparente plus à de l’antidémocratie et on peut y soupçonner une arnaque, à juste titre.”

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L’Europe version Lisbonne affaiblit la souveraineté nationale

Pour elisa33, l’échec de cette nouvelle consultation repose aussi sur le réflexe patriotique. A l’appui de sa démonstration, elle cite la députée européenne irlandaise Kathy Sinnott, fortement engagée dans la campagne du ‘non’ :

‘Mme Sinnot souligne que l’Irlande perdra sa neutralité militaire, statut à laquelle le peuple irlandais reste fortement attaché. Elle évoque une clause du traité qui stipule que ’les Etats membres devront progressivement améliorer leurs capacités militaires’ et ajoute que ’même si le Traité de Lisbonne nous donne un droit de veto permettant de refuser l’envoi de soldats irlandais dans tel ou tel point chaud sous le drapeau de l’UE, on n’aurait pas le droit de s’écarter de la course aux armements européenne’.’

Un avis repris par Job, qui a consulté le ‘site du principal mouvement organisé du Non…’ qui détaille les ‘huit raisons de voter non à Lisbonne’, dont la première est sans ambiguïté :

‘Cela créé un Président et un ministre des Affaires étrangères non élus.’

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L’Europe actuelle est dirigée par des politiques de droite

L’Europe serait-elle aussi victime de son ancrage conservateur ? C’est le reproche de Glencc, qui constate que le mécanisme institutionnel de Bruxelles ne favorise pas le pluralisme politique :

La Commission européenne est nommée par le Conseil de l’Union européenne qui regroupe les ministres des gouvernements de chacun des Etats membres, puis le Parlement européen approuve ensuite cette nomination. Tant que nous élirons des décisionnaires de droite aux hautes fonctions européennes, l’Europe restera à droite. Vous voulez que l’Europe change ? Changez ses dirigeants !

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L’Europe trébuche sur la méthode référendaire

Le thème du déficit démocratique est très souvent avancé par les détracteurs des traités européens. Mais le référendum est-il bien le mode de consultation le moins contestable ? Question de méthode, comme le souligne Djoole, en démission, dont l’argument est fraîchement débattu par les riverains :

Je ne pense pas que le référendum soit le plus approprié pour ce type de décision. C’est un choix qui demande à mon avis du recul, de l’expérience, une vision large des enjeux et des conséquences. Je ne crois pas que le peuple, dont je fais partie, soit à même d’avoir ce recul. Nous votons avec nos émotions, nos ressentis, avec en ce moment nos difficultés dues à la crise du pétrole. Nous ne répondons pas, le plus souvent, à la question posée mais nous en profitons pour faire part de notre mécontentement sur une foule d’autres choses !

Autrement dit, dans un référendum, on ne répond pas à la question posée mais à celui qui la pose. Pour Sinclair, c’est plutôt la répétition du scénario de 2005 qui se dessine :

Ce traité couronnait une déception. Il consacrait a peu de frais, en présentant autrement le même traité refusé par les Français et les Hollandais, les mêmes erreurs.’

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L’Europe ne prend pas en compte les mentalités locales

L’argument revient à chaque fois dans le discours des opposants à la construction européenne : Bruxelles ne respecte pas le cours des habitudes et idéologies locales. Ludivine van de Spock, journaliste scientifique vulcano-belge, rappelle cette dimension du repli identitaire :

Certes, c’est bien qu’un autre peuple européen dise non aux traités imposés d’en haut dans une logique technocratique. C’est bien que les Irlandais disent non à l’Europe ultralibérale et incapable de défendre les industries européennes. Mais je n’oublie pas que le non irlandais inclut aussi des sentiments moins nobles et humanistes, comme le refus de l’avortement par exemple…’

Alfary reprend l’argument, en lui donnant une autre dimension, presque méta-politique… comme si l’époque actuelle avait le plus grand mal à construire du politique :

‘Le vote irlandais est-il un retour fracassant du besoin d’utopie ? Peut-être bien, à considérer que celle-ci est la résistance permanente au marché et à l’esprit de consommation. Peut-être bien, à supposer que les clercs ont trahi et que des institutions, fussent-elles assommantes de beauté ingénieuse, ne combleront d’aise que les seuls praticiens.’

En somme, les politiques européens doivent apprendre à nous faire rêver.


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L’Europe est aussi victime de ses propres partisans

Parfois, les pro-européens fournissent aussi de bons arguments à tout ceux qui doutent de la légitimité de la construction européenne. Siko, étudiant à Bruxelles, a beaucoup de mérite à argumenter face aux riverains, y compris lorsqu’il détaille ce qu’il nomme les points faibles et les flous du traité’ :

‘- le report à 2014 au mieux, 2017 probablement, des dispositions institutionnelles les plus intéressantes (vote à la double majorité, réduction du nombre des commissaires…) ; - le statut de la Charte des droits fondamentaux, dont il est précisé qu’il est contraignant, mais par un simple article de renvoi (flou juridique) ; - le rôle de la libre concurrence, supprimée des objectifs du traité mais réintroduite dans un protocole sur la libre concurrence (toujours flou juridique) ; - l’articulation des compétences du Haut représentant pour les affaires étrangère et la politique de sécurité, et celles du Président de la Commission et du Président du Conseil européen (risque d’empiètement) ; - la négociation par le Royaume-Uni d’une extension de ses clauses d’opt-out’ à l’intégralité des dispositions relatives à l’Espace de liberté, sécurité, justice ; ‘

L’opt-out’ est la possibilité, inscrite en annexe d’un traité, de bénéficier d’exceptions à une règle commune.


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L’Europe ne sait plus dans quelle direction se développer

Enfin, derrière les critiques, une réelle inquiétude se profile : où et comment l’Europe va-t-elle désormais pouvoir se construire ? Une interrogation partagée, quelles que soient les idées défendues. Ainsi, Marmotte64, super héros, qui dit avoir voté oui’ au référendum français de 2005, exprime sa perplexité au sujet de ce nouveau référendum :

‘Il y a deux choses que je trouve inacceptables. D’une part, le fait de revenir avec un projet qui a déjà été refusé et sans prendre la peine de le présenter à ceux qui l’avaient rejeté : j’entends les Français ou les Hollandais qui avaient signifié par référendum leur refus.

D’autre part, le fait que les citoyens, qui sont le primat de la démocratie soient écartés car (implicitement) trop cons pour donner un avis sur le sujet, créant de facto une scission (grave) entre le peuple et ses représentants pour un sujet ’fondamental’ (ne dit-on pas d’ailleurs qu’une Constitution est une ’loi fondamentale’ ?).’

Après ce troisième non, comment l’Europe va-t-elle pouvoir empêcher les divorces ? ► Lire aussi : Enrope : vos dix idées pour vous réconcilier.

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  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 19h02 le 14/06/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Ce n’est plus un fossé qui existe entre les élites et le peuple, c’est un GOUFRE... ! !

    Lien

    • DBL8
      DBL8 répond à Phil2922
      Retraité
      • Posté à 19h25 le 14/06/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      NON ! !
      Nous ne sommes pas sur la même planète !
      je ne suis même pas sur que nous soyions dans le même système solaire.
      Trop de différences existes entre-eux et nous sur ce que nous attendons de l’Europe !
      Y a-t-il quoi que ce soit de rattrapable ?

      • NING
        NING répond à DBL8
        • Posté à 05h20 le 15/06/2008
        • Internaute 13056

        AUTODESTRUCTION :

        Vite, vite ,vite ! ! !

        Que la Turquie entre le plus rapidement dans ce club
        des 27 et un gros ver sera dans la pomme européenne !

        L’Europe s’autodetruira d’elle même ! et ce sera trés bien et grâce à nos « planqués » députés qui ménent
        grande vie à BRUXELLES

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à Phil2922
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 20h09 le 14/06/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Permettez-moi d’ajouter une ONZIÈME raison.

      Nous avons repéré l’existence d’une rumeur mensongère destinée à effrayer, à provoquer des réactions émotionnelles. Elle jouait sur les difficultés à comprendre des réalités auxquelles nous ne sommes pas formées, les difficultés à appréhender le droit européen.

      Il était question d’une loi ou directive sur 65 Heures de travail votée par l’Europe ; on comprenait qu’existait une menace contre nos 35 heures. Je pense entre autre à la Une de l’Huma… Cela a été relayé par une foule de commentateurs bernés, manipulés.

      Si l’on se renseigne et que l’on prend le temps de comprendre de quoi il s’agit (voir les blogs de Maître Éolas ou de Jean Quatremer), on s’aperçoit que cette durée de travail non seulement n’a rien à voir avec notre durée légale de travail mais qu’elle constitue un léger progrès dans le cadre du problème spécifique qu’elle essaie de réguler.

      Avant de crier, renseignez-vous. Lisez l’excellente explications de Maître Éolas :
      Lien

      Ce annonce mensongère a été traitée également par Jean Quatremer. C’est ici :
      Lien

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Claude PELLETIER
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 20h25 le 14/06/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Et un autre site qui nous donne en même temps, une idée du contexte (partenaires aux cultures différentes) et de la méthode de travail pour produire des lois, des directives ……
        Lien

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 22h05 le 16/06/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Permettez-moi d’ajouter une ONZIÈME raison.

          Nous avons repéré l’existence d’une RUMEUR mensongère destinée à effrayer, à provoquer des réactions émotionnelles. Elle jouait sur les difficultés à comprendre des réalités auxquelles nous ne sommes pas formées, les difficultés à appréhender le droit européen.

          Il était question d’une loi ou directive sur 65 HEURES DE TRAVAIL votée par l’Europe ; on comprenait qu’existait une menace contre nos 35 heures. Je pense entre autre à la Une de l’Huma sur la semaine de 65 heures. Cela a été relayé par une foule de commentateurs bernés, manipulés.

          Si l’on se renseigne et que l’on prend le temps de comprendre de quoi il s’agit (voir les blogs de Maître Éolas ou de Jean Quatremer), on s’aperçoit que cette durée de travail non seulement n’a rien à voir avec notre durée légale de travail mais qu’elle constitue un léger progrès dans le cadre du problème spécifique qu’elle essaie de réguler.

          Avant de crier, renseignez-vous. Lisez l’excellente explications de Maître Éolas :
          Lien...

          Ce annonce mensongère a été traitée également par Jean Quatremer. C’est ici :
          Lien...

        1 autres commentaires
      • Job
        Job répond à Claude PELLETIER
        • Posté à 20h28 le 14/06/2008
        • Internaute 9860

        Tout a fait d’accord avec vous, mais on pourrait tourner votre 11ème raison en : « absence catastrophique de pédagogie de la part de l’UE et des responsables politiques ». Est-ce à maître Eolas ou à Jean Quatremer de faire le - remarquable - travail d’explication qu’ils font dans leurs domaines respectifs ?

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Job
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 20h48 le 14/06/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Votre remarque est excellente. Que dire de plus ?

          Qu’en France, quand un homme politique est bousculé, il essaie de diriger la foudre vers la bureaucratie bruxelloise ou les direktives (assorties du K de diKtats) européennes. C’est la politique du bouK-émissaire.

          Oui, voilà une DOUZIÈME et glorieuse raison :
          la politique du BOUC-ÉMISSAIRE pour tirer de l’ornière l’homme politique embourbé !

        • siko
          siko répond à Job
          capitaliste révolutionnaire
          • Posté à 23h42 le 14/06/2008
          • Internaute 38962
            capitaliste révolutionnaire

          Il me semble que c’est le travail de la presse... Je ne sais pas si ce sont les impératifs économiques ou leur incompétence qui est en cause, mais ça fait des années que je n’ai pas lu un article intéressant. Que fait un journaliste aujourd’hui ? Il relaye les communiqués de presse et les déclarations sortis tout droit des agences de presse.

          C’est peut-être également un problème de lecteurs, le sérieux, le rigoureux ne fait pas vendre. Le lecteur est plus intéressé par les dernières pitreries de Sarko que par une analyse sérieuse de sa politique. Quand je vois la pauvreté des arguments qui s’opposaient à mes posts à propos du traité de Lisbonne, je suis bien obligé d’en arriver à cette conclusion.

          L’Europe fait de la pédagogie, allez voir sur leurs différents sites, le traité de Lisbonne y est expliqué aussi bien pour les enfants que pour un public non averti. Le spécialiste a accès à tous les documents, tout est clair. Mais franchement tout le monde sait bien que 99% des lecteurs n’ont pas été les consulter. Je vois déjà les critiques arriver, prétendre que de toute façon, c’est de la propagande. Facile.

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à siko
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 23h57 le 14/06/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            Je fais partie des 99 % hélas.
            Pour les enfants aussi … mais ça m’intéresse. Où est-ce M. SIKO ?

            • siko
              siko répond à Claude PELLETIER
              capitaliste révolutionnaire
              • Posté à 00h19 le 15/06/2008
              • Internaute 38962
                capitaliste révolutionnaire

              Pour vous...
              Lien

              Pour les enfants, malheureusement, il n’existe pas un portail pour le traité spécifiquement, je me suis un peu trop avancé. Et je dois dire que ce portail n’est pas extraordinaire, c’est un peu trop simplet à mon goût...
              Lien

              Bonne soirée.

              PS : Je vais voir si je ne peux pas trouver mieux.

              Si vous vous intéressez vraiment au sujet, je vous conseille d’acheter « L’union européenne (Edition Traité de Lisbonne) » coordonné par Jacques Ziller, collection « La documentation française ».

              • Job
                Job répond à siko
                • Posté à 03h27 le 15/06/2008
                • Internaute 9860

                Merci du lien, silko. Le job des communiquants de l’UE ne devraient cependant pas se cantonner à l’écriture d’une FAQ. Sur la question des fameuses « 65 heures » par exemple, la politique de communication aurait du être beaucoup plus réactive, je pense. Mais je n’ai pas de solution miracle.

                L’autre point que vous développiez est très intéressant : celui de la responsabilité du lecteur-électeur. Jusqu’à quel point doit-on comprendre ? Où chercher les informations ? A qui faire confiance pour nous les expliquer ? Quid des « experts » ? Vous disiez que tout ce qui vient des institutions peut être immédiatement qualifié de propagande, et c’est vrai. Comme cela a tendance à déteindre aussi sur la presse ou que la presse ne fait hélas pas d’effort particulier pour expliquer, on est face à un gros problème démocratique : comment faire que nous décidions sur des sujets de technicité non triviale en toute connaissance de cause ? Vu que ce genre de questions (OGMs, nanotechnologies...) vont se multiplier dans les années à venir, il y a du pain sur la planche.

                • siko
                  siko répond à Job
                  capitaliste révolutionnaire
                  • Posté à 13h05 le 15/06/2008
                  • Internaute 38962
                    capitaliste révolutionnaire

                  Je sais qu’il existe, mis à part les documents fournis par l’union européenne, des documents fournis par le sénat et l’assemblée. Ci-dessous un lien vers un des ces nombreux rapports :

                  « Le lecteur trouvera, dans le premier tome de ce rapport, une présentation d’ensemble du traité, exposant les raisons pour lesquelles c’est un traité simplifié abandonnant la démarche constitutionnelle, un traité réformateur remettant l’Europe en mouvement et un traité urgent pour débloquer l’Union.

                  Le second tome compare les dispositions actuelles des traités fondateurs à leur nouvelle rédaction issue du traité de Lisbonne. »

                  Tome 1 :
                  Lien
                  Tome 2 :
                  Lien

                  Et ici, vous trouverez de nombreux rapports ayant trait à l’UE. Ceux-ci sont généralement le travail d’un fonctionnaire, valider par un député, voter par l’assemblée.
                  Lien

        7 autres commentaires
      • kebra
        kebra répond à Claude PELLETIER
        Bisounours killa
        • Posté à 09h28 le 15/06/2008
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Permettez-moi de rebondir sur votre apologie de l’analyse d’Eolas.

        Maître Eolas n’autorise que l’utilisation d’ « <…> une brève citation en précisant la source et l’auteur ». C’est dommage car je ferais volontiers du Eolas Bashing à longueur de pages. Mais je me méfie des procéduriers, l’exemple de Denis Robert est une épée de Damoclès.

        Lien

        « Alors que précisément, l’UE impose des limites : durée maximale, et surtout accord du salarié sans conséquence en cas de refus. Sans l’UE, vous croyez qu’on pourrait obtenir de telles garanties contre le dumping social ? Comparez avec le droit social chinois, pour voir. Pourtant, c’est un gouvernement de gauche qui est au pouvoir, là-bas… »

        Au milieu d’un argumentaire technique, voilà une phraséologie typique des publications d’agences d’influence qui formatent l’opinion pour le compte des cosmocrates. Un modèle du genre : C’est le mini-traité ou l’enfer communiste chinois. L’UE ultra-libérale gravée dans le marbre ou la Barbarie de la dérégulation mondiale organisée par l’OMC et le FMI. Ce sophisme est courant.

        L’UE, sur le modèle actuel, est formatée pour faciliter la domination des entreprises transnationales et de leurs dirigeants, la nouvelle aristocratie mondiale, les cosmocrates. Il faut agiter de grandes peurs pour faire gober cette fausse Constitution et travestir au mieux les conséquences dramatiques de ce vrai traité de libre-échange économiques. Maître Eolas, comme des centaines d’autres soldats des cosmocrates, s’y colle.

        L’accord préalable du salarié « sans conséquence en cas de refus » est vicié à la base par le dumping social organisé en Europe comme en Asie et ailleurs par les sociétés transnationales. Avec le jeu des usines tournantes, la menace d’une délocalisation express vers une zone momentanément plus favorable est toujours insidieuse ou souvent explicite. Avec le flicage intensif des employés et des fautes savamment organisées, les sanctions et les licenciements pleuvent sur les réfractaires. Bien souvent les nouveaux serfs sont contraints de voter pour plus de chaînes ou de subir le déclassement à la base la plus misérable de la pyramide sociale. Comme pour l’affaire de la virginité, Maître Eolas adore l’accord « librement » consenti sous pression maximale.

        Oser nous faire le coup de la grande peur, en plus du « rouge » chinois, c’est assez minable. La Chine, et dans une mesure à peine moindre la Russie, est une dictature militaire dominée par des oligarques parfaitement intégrés dans la stratégie des cosmocrates. Ce pays d’usines concentrationnaires permet d’accentuer considérablement la pression économique et fantasmatique. Plus rien de communiste ou de gauche, juste un nom pour faire peur.

        Cette bonne vieille stratégie de la tension version guerre froide. C’était Giscard ou les chars rouges sur les Champs. Pourtant la France a connu un gouvernement de gauche pendant deux ans. L’assaut des cosmocrates fut violent et les socialistes ont du largement adapter leur programme, comme Lula a aussi du le faire au Brésil pour éviter une issue fatale modèle Allende. La peur n’est plus militaire au sens classique. Elle est économique, terroriste et putschiste. Les cosmocrates sont passés maîtres en manipulations et conséquences. Saint Kissinger, priez pour nous...

        C’est la guerre au terrorisme ou le Califat en France, la destruction d’Israël et pire de toute la perte du contrôle du pétrole. C’est la soumission au libre-échange sauvage et à la dérégulation sociale ou l’extension (l’invasion ?) du modèle chinois. C’est l’asservissement par la dette et le contrôle par (la peur de) la faim, même en France. C’est le vivant breveté, la dépendance au privé pour l’eau, l’énergie, les déchets, la défense, la recherche. Ou encore les marchés spéculatifs sans limites et les délits d’initiés à répétition, l’impunité des cosmocrates, la perte des libertés individuelles.

        Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions. Le Mini-traité en est une illustration exemplaire. Eolas est bien plus prêcheur qu’explicateur. Kebra résiste comme il peut. Pourvu que cela dure…

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à kebra
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 12h32 le 15/06/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          M. KEBRA,

          Il me semble que vous tapez sur un point sensible. L’allusion à la Chine me semblait une faiblesse de la démonstration. Quoique. Voilà une allusion qui vaut bien une piqûre de rappel. Comment ne pas prendre en compte quand on est du côté des damnés de la terre, qu’hélas la suppression de l’économie de marché remplacée par une programmation bureaucratique des besoins et donc l’annulation du capitalisme et du libéralisme économique n’a pas laissé dans l’histoire récente des souvenirs dignes d’éloge. Et sans parler de l’aspect politique tyrannique ……

          Vous tapez donc sur un point relativement faible de la présentation de M. Éolas…… mais le reste de l’argumentation me parait solide. Autant que puisse en juger un citoyen lambda. Et il me semble que vous avez évité de critiquer l’essentiel de l’argumentation soignée de Maître Éolas, c’est-à-dire les travaux européens exploités par cette rumeur malveillante des 65 heures qui, elle, pue sa manipulation.

          • kebra
            kebra répond à Claude PELLETIER
            Bisounours killa
            • Posté à 15h22 le 15/06/2008
            • Internaute 8550
              Bisounours killa

            « L’accord préalable du salarié “ sans conséquence en cas de refus ” est vicié à la base par le dumping social organisé en Europe comme en Asie et ailleurs par les sociétés transnationales. » Je me cite. Le paragraphe entier et de nombreux autres arguments répondent à d’autres points que la Chine.

        • zorbeck
          zorbeck répond à kebra
          • Posté à 16h21 le 15/06/2008
          • Internaute 9110

          « Il faut agiter de grandes peurs pour faire gober cette fausse Constitution et travestir au mieux les conséquences dramatiques de ce vrai traité de libre-échange économiques »
          Et vous qu’est-ce que vous faites d’autre, sinon agiter des grandes peurs face au libre-échange ? Qu’est-ce que vous proposez comme solution face à une mondialisation qui s’est faite, se fait et se fera, avec ou sans la France ? En quoi la France pourrait mieux s’en sortir seule ?
          Vous donnez vous-même la réponse : « Pourtant la France a connu un gouvernement de gauche pendant deux ans. L’assaut des cosmocrates fut violent et les socialistes ont du largement adapter leur programme, comme Lula a aussi du le faire au Brésil pour éviter une issue fatale modèle Allende. »
          Je ne m’attarderai pas sur le populiste « assaut des cosmocrates » (qui sonne aussi creux que la phraséologie lepeniste) que vous seriez incapable d’expliquer mais vous poserai une question fort simple : comment vous y prendriez-vous pour éviter de répéter les 2 dévaluations successives sans l’Euro ? Qu’est-ce que vous avez à proposer pour y répondre ? Une nationalisation générale de toutes les entreprises françaises ? La fermeture des frontières après avoir décrété le SMIC à 12000F quand le FF ne vaudra plus rien ?
          Que vous le vouliez ou non, des pays émergents comme l’Inde, la Chine ou le Brésil sont en train de changer la donne à l’échelle mondiale, et je ne vois pas en quoi le protectionnisme franco-français pourrait être un remède, pour la raison fort simple que la France n’a pas le poids économique nécessaire. Seule une Europe économique unie peut y apporter une réponse et ce n’est certainement pas par le « non à l’Europe » en agitant le spectre de l’« ultralibéralisme » que vous parviendrez à en élaborer une.

          Il est clair que la promptitude avec laquelle tout politicien français, de droite comme de gauche, pointe du doigt l’Europe comme responsable de toute décision impopulaire, n’est pas pour rien dans le non (français) à l’Europe. De manière symétrique, combien de politiques ont remercié l’Euro quand Chirac a dit non à l’invasion de l’Irak par Bush ? Si la France n’avait pas pu bénéficier de l’Euro à ce moment là contre la spéculation effrénée qui s’en serait suivi, le FF aurait fait une dégringolade sur le marché des changes et l’économie française se serait trouvée avec quelques centaines de millier de chômeurs en plus sur les bras (je peux en parler car j’ai travaillé plusieurs années sur le forex et suis bien placé pour confirmer que l’Euro c’est des milliards en moins pour la spéculation sur le marché des changes, milliards jadis largement financés par le contribuable via la banque centrale. Vous voulez peut-être y retourner ?). Combien osent dire tout haut que sans l’Euro fort le prix réel du pétrole (et le pouvoir d’achat qui va avec) serait catastrophique pour les Français, et cause de dépôt de bilan pour beaucoup d’entreprises ? Ca, vous oubliez de le dire parce que vous ne voulez pas le voir. Evidemment, les choses étaient plus simples quand tout ce que la Chine pouvait exporter était le livre rouge. Ca ne représentait aucun danger, sauf peut-être pour les intellectuels dans le vent suffisamment aveugles pour s’y fourvoyer. Mais le monde a changé depuis. Le danger est cette fois bien réel, et pas seulement pour des intellectuels. Les frontières se sont ouvertes car le tiers-monde aspire à sortir de la pauvreté dans laquelle votre idéologie aimerait bien le retenir. Et que vous le vouliez ou non, seule une Europe unie a le pouvoir d’en atténuer les effets négatifs, malgré ses différences (le « non » des Irlandais ou des Anglais n’ayant pas grand-chose à voir avec le « non » des Français).

          • CAUSTICUM
            CAUSTICUM répond à zorbeck
            désabusé de plus en plus ...
            • Posté à 18h24 le 15/06/2008
            • Internaute 29966
              désabusé de plus en plus ...

            Si l’Europe a vocation a protéger les Européens contre les effets ravageurs de la mondialisation, alors vive l’Europe !
            L’ennui, c’est qu’apparemment, l’Europe s’accommode de la mondialisation et l’invoque même, pour justifier la régression sociale généralisée de ses propres populations, c’est à dire le nivellement par le bas.

            Les peuples d’Europe n’ont que faire de la camelote Chinoise bon marché parceque fabriquée par des quasi esclaves, quand ce n’est par de vrais esclaves.

            Si les Chinois ont opté pour le libéralisme, qu’ils impriment suffisamment de monnaie, qu’ils la distribuent à leur propre population et qu’ils organisent leur marché intérieur. Ils sont plus d’un milliard et sont donc assez nombreux pour « consommer » leur production.

            Quant à l’Europe, elle n’a qu’à organiser son propre marché, en re-industrialisant, en payant décemment ses populations laborieuses, en interdisant les délocalisations hors de ses frontières et en taxant de manière judicieuse les importations en provenance d’Asie.

            Si elle proposait cette voie, nul doute que le OUI l’emporterait massivement, sans que l’on ait à craindre les résultats des référendums.
            N’en étant pas capable pour le moment, elle donne l’image d’un nain politique, donneur de leçons et même pas capable de protéger ses populations.

            • zorbeck
              zorbeck répond à CAUSTICUM
              • Posté à 20h22 le 15/06/2008
              • Internaute 9110

              « Les peuples d’Europe n’ont que faire de la camelote Chinoise bon marché parce que fabriquée par des quasi esclaves…. »
              Ah oui ? C’est bizarre, vous ne devez pas souvent mettre le nez dans un supermarché. Moi j’avais plutôt l’impression que ce sont justement les bas revenus qui achètent chinois. Vous préféreriez peut-être qu’ils achètent plus cher ? Ou bien qu’ils n’achètent plus ? Désolé de vous le rappeler, mais le pouvoir d’achat que tout le monde réclame, c’est très exactement cela. Quant aux Chinois, ils s’enrichissent et n’ont pas l’air de s’en plaindre.

              Si vous voulez fermer nos frontières à leurs produits, il faudra peut-être songer à l’inévitable réciproque et le dire à toutes les entreprises françaises qui exportent là-bas, sans oublier d’expliquer aussi à tous ceux qui vont perdre leur boulot dans la manœuvre que ça permettra de stopper la « camelote chinoise ». En clair, sauver des boulots devenus non compétitifs en sacrifiant ceux qui le sont. Le gaucho de base appellera la manoeuvre un progrès social, moi j’appelle ça une régression à connotation sociale.

              S’il existe une possibilité de diminuer les effets négatifs de la croissance chinoise, ce n’est qu’à l’échelle européenne qu’elle est envisageable, et ce n’est pas l’affaiblissement de l’Europe par le « non » qui va faciliter les négociations…

              « Quant à l’Europe, elle n’a qu’à organiser son propre marché … en interdisant les délocalisations hors de ses frontières et en taxant de manière judicieuse les importations en provenance d’Asie »
              En gros je suis d’accord avec votre proposition. Pour autant que les investissements se fassent dans des secteurs d’avenir, véritablement créateurs d’emploi. Et pas dans la PAC qui n’en crée aucun et qui bouffe 50% du budget (pour moins de 4% de la population, ce qui en fait la plus grosse arnaque européenne).

              • jojo1er
                jojo1er répond à zorbeck
                27 mars 2010 - No Sarkozy Day
                • Posté à 10h25 le 16/06/2008
                • Internaute 10521
                  27 mars 2010 - No Sarkozy Day

                Il n’y aurait donc que les prix à la vente qui puissent jouer sur le pouvoir d’achat ?

                Jojo1er, ...

          • kebra
            kebra répond à zorbeck
            Bisounours killa
            • Posté à 11h55 le 19/06/2008
            • Internaute 8550
              Bisounours killa

            Je ne vais pas m’étendre sur votre post car j’y réponds trop tard pour un débat. Encore un fil de perdu dans les méandres de la Rue.

            Les cosmocrates sont une référence à Jean Ziegler et non pas au borgne. Tout slogan est populiste. Un seul exemple d’assaut cosmocratique : le transfert massif de devises, or et bons au porteur de France en Suisse dans les mois d’après l’élection. Les centaines de millions de la caisse noire du patronat ont largement financé la propagande anti-socialiste. Les réseaux anti-communistes étaient sur le pieds de guerre. Le modèle Allende vous semble naturel, pas moi.

            Vous défendez l’Euro, je ne l’attaque pas, pas plus que le principe d’une alliance économique, sociale et culturelle. Relisez mes posts, je suis pour une confédération à géométrie variable. Rien de nationaliste ou de protectionniste.

            Personne ne parle de nationalisation massive mais de récupérer la production et la gestion de l’énergie, de l’eau, des déchets et des autoroutes.

            L’OMC et le FMI sont responsables de la dette chronique, de la fin des cultures vivrières, de la famine endémique, de l’esclavage « salarié »... Vous soutenez l’empire de la honte, c’est une analyse à très courte vue.

            La mondialisation ultra-libérale est un crime contre l’humanité. La consommation frénétique de produits merdiques n’est que l’illusion du bonheur destinée à masquer le pillage du monde par une poignée de criminels. Vous plaidez pour la soumission à ces mafias, je plaide pour la résistance. La résistance s’organise, il ne vous reste plus que l’invective face à la logique et la raison.

      • CAUSTICUM
        CAUSTICUM répond à Claude PELLETIER
        désabusé de plus en plus ...
        • Posté à 16h17 le 15/06/2008
        • Internaute 29966
          désabusé de plus en plus ...

        « ...une rumeur mensongère » : Bigre !

        Si je résume le commentaire au demeurant fort instructif - je ne parle que de la partie narrative et non pas des conclusions - de Maître Eolas, il ressort ceci :

        - Alors que depuis 1993, la durée maximale du travail était de 48 h./semaine, nos amis Grand-Bretons ont bataillé dur pour dénoncer toute notion de durée maximale du temps de travail ; ils ont même momentanément réussi à faire partager leur point de vue.
        - La France, l’Espagne et la Suède n’étant pas d’accord, se sont coalisées, pour faire accepter cette notion de durée maximale du temps de travail.
        - Elles ont cependant été contraintes de « lâcher du mou », en concédant aux Britishs une LIMITE MAXIMALE à 65 HEURES/semaine.

        Voilà les faits décrits avec force détails par Maître Eolas. A partir de là, quelles conclusions en tirer ?

        Doit-on penser comme Maître Eolas que finalement, l’Europe « nous protège », car si elle n’existait pas, les délocalsations s’emballeraient au profit du (ou des) pays les moins respectueux de leur population ?

        Sachant que compte tenu de l’accroissement des temps partiels, la DUREE MOYENNE EFFECTIVE du temps de travail de la population active, tourne autour de 34 heures semaine en Europe, doit-on accepter l’idée que certains travaillent 20 heures seulement et d’autres 65 ?

        Ne peut-on penser que si l’Europe « nous protège », elle « nous protège » des démons que pourtant elle tolère, avec qui elle se complaît, quand c’est pas elle qui les engendre ?

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Claude PELLETIER
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 22h02 le 16/06/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Voici une ONZIÈME raison.

        Nous avons repéré l’existence d’une RUMEUR mensongère destinée à effrayer, à provoquer des réactions émotionnelles. Elle jouait sur les difficultés à comprendre des réalités auxquelles nous ne sommes pas formées, les difficultés à appréhender le droit européen.

        Il était question d’une loi ou directive sur 65 HEURES DE TRAVAIL votée par l’Europe ; on comprenait qu’existait une MENACE CONTRE NOS 35 HEURES. Je pense entre autre à la Une de l’Huma… Cela a été relayé par une foule de commentateurs bernés, manipulés.

        Si l’on se renseigne et que l’on prend le temps de comprendre de quoi il s’agit (voir les blogs de Maître Éolas ou de Jean Quatremer), on s’aperçoit que cette durée de travail non seulement n’a rien à voir avec notre durée légale de travail mais qu’elle constitue un léger progrès dans le cadre du problème spécifique qu’elle essaie de réguler.

        Avant de crier, renseignez-vous. Lisez l’excellente explications de Maître Éolas :
        Lien...

        Ce annonce mensongère a été traitée également par Jean Quatremer. C’est ici :
        Lien...

    • kestiontoi
      kestiontoi répond à Phil2922
      travailleur forcé
      • Posté à 20h51 le 14/06/2008
      • Internaute 30798
        travailleur forcé

      « Quant à parler de “complication plus qu’il n’y parait”, appliquez-le au traité proposé qui est illisible pour le commun des citoyens, cela s’apparente plus à de l’antidémocratie et on peut y soupçonner une arnaque, à juste titre. » (Childéric)

      Est-il lisible par les politiques ? ? ?
      Pourquoi les politiques ne sont-ils pas capables de rédiger un texte clair, simple et lisible par tous ?
      Sont-ils incompétents ?

      • jojo1er
        jojo1er répond à kestiontoi
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day
        • Posté à 10h55 le 16/06/2008
        • Internaute 10521
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day

        « Est-il lisible par les politiques ? ? ? »
        à peu près oui, avec l’aide de leurs assistants.

        « Pourquoi les politiques ne sont-ils pas capables de rédiger un texte clair, simple et lisible par tous ? »
        qui a dit qu’ils n’en étaient pas capables ? Vouloir, pouvoir...

        « Sont-ils incompétents ? »
        Non. Quels sont leurs objectifs ?

        Jojo1er, ...

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Phil2922
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 21h11 le 14/06/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Le vrai message en filigrane, c’est que si TOUS les Européens étaient appelés a se prononcer ils rejetteraient sans doute la Communauté dans sa forme actuelle Et c’est ce rejet qui est un espoir pour la création d’une véritable Europe. Il y a trois causes au non. Voir le lien

      Pierre JC Allard

      Lien

    • mar_le
      mar_le répond à Phil2922
      Ni oui, ni non
      • Posté à 21h19 le 14/06/2008
      • Internaute 30377
        Ni oui, ni non

      N’est-ce pas naïf et utopiste de croire qu’un jour ils se rapprocheront ? Des mondes différents, opposés ne peuvent se comprendre à 100%

      D’autre part, était-ce mieux avant ? Les élites de l« europe d’avant-guerre étaient plus ouvertes ? Plus proches ? Pas sûr.

    • marie 75
      marie 75 répond à Phil2922
      • Posté à 10h42 le 15/06/2008
      • Internaute 3563

      Citation :
      « Le Monde » : La presse anglaise estime samedi que le Premier ministre britannique, Gordon Brown, doit stopper le processus de ratification par Londres du traité sur les institutions de l’Union européenne (UE), après le rejet du texte lors du referendum en Irlande vendredi.
      Le quotidien populaire The Sun, qui avait fait campagne pour l’organisation d’un referendum au Royaume-Uni sur ce traité de Lisbonne, estime que le non irlandais est « une occasion tombée du ciel » pour Gordon Brown, afin qu’il démontre son engagement pour la démocratie, au moment où il est justement sous pression.....

    • kassis01
      kassis01 répond à Phil2922
      • Posté à 10h56 le 15/06/2008
      • Internaute 24687

      Il y a aussi les poulets US à la javel. Personne n’en veut. Et, pourtant on nous l’impose.

      • zorbeck
        zorbeck répond à kassis01
        • Posté à 23h34 le 15/06/2008
        • Internaute 9110

        « on nous l’impose ».
        Faux. Vous êtes libre de ne pas les acheter.

  • compte supprimé 22 janvier
    • Posté à 19h05 le 14/06/2008
    • Internaute 24826

    et 11ème Raison : devoir se taper Rachida Dati en
    tant que Commissaire Européen
    et le Bordel sera parfait.

    • Bon Scott
      • Posté à 21h13 le 14/06/2008
      • Internaute 24531

      « La perspective de voir Rachida Dati bombardée Commissaire européen en fait rigoler plus d’un à Bruxelles. Dimanche 8 juin, le JDD évoquait la lumineuse idée que l’Elysée caresserait pour se débarrasser de l’ex chouchou de Sarko à l’occasion d’un remaniement début 2009. “ Pour être Commissaire, il faut avoir l’habitude de la collégialité et des compromis mous. Autant dire que Dati n’a pas le profil et qu’elle provoquerait de belles crises !”, réagit ce membre français de l’administration communautaire. En revanche, indique-t-il, “ l’Europe semble susciter de belles vocations positives au gouvernement. Michèle Alliot-Marie, qui a en marre de Sarko se verrait bien finir sa carrière à la Commission et prépare le terrain. Tout comme Barnier qui aimerait y retourner ”. » bakchich.info

      finir sa carrière .... ça va faire avancer l’UE !

      • Beryl
        Beryl répond à Bon Scott
        • Posté à 23h19 le 14/06/2008
        • Internaute 25737

        C’est ça, tous les ringards et ringardes, fonds de tiroir, politicards.cardes en solde etc. cherchent à caser leur incompétence et leur impopularité (1) dans le ventre mou du parlement européen, où tous les chats sont gris.

        (1) Alliot-Marie qui donna ordre à la police parisienne de se mettre sous la coupe de la police chinoise, lors du passage de la flamme olympique. Où l’on vit un cameraman se faire expulser du cortège sur un simple coup de fil du chef de la police chinoise au préfet de Paris, qui accourut aussitôt comme un toutou. Après quoi, la même Alliot-Marie, carpette au sourire de mannequin pour corset de grand-mère, jura qu’une enquête serait diligentée, nia nia nia (je ne sais pas l’imiter). Mais d’enquête, il n’y en eût, et la police parisienne aura rampé comme Sarkozy devant les dictateurs chinois.
        QUELLE CLIQUE ! ! !

      • NING
        NING répond à Bon Scott
        • Posté à 05h31 le 15/06/2008
        • Internaute 13056

        RACHIDA DATI ,commissaire européen :

        Mais c’est trés bien !

        Elle va foutre le bordel à Bruxelles !

        Toutes ces élites vont reéussir à s’auto-détruire !

        Vive L’Europe avec les pays méditerranéens (UMP), vive
        l’Europe jusqu’au Pacifique, vive l’Europe jusque
        Johannesburg !

        A force de diluer le vin dans l’eau ....

        Nb / erreur : confusion entre l’UMP de SARKOZY et
        l’UPM du même Sarkozy

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 19h22 le 14/06/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    au vu des prochaines crises pétrolières et alimentaires qui nous pendent au nez (génératrices de troubles et de guerres) :

    postulat : il n’y a pas d’avancées sociales sans la Paix.
    (postulat tiré de l’histoire)

    donc construisons d’abord une Europe politique puissante et diplomatique qui ait une seule voix. (pour la paix)

    après essayons de faire une Europe sociale.

    ne mettons pas la charrue avant les bœufs.
    commençons nous protéger collectivement pour pas être à la botte,et nous laisser entrainer dans des guerres de la grande puissance belliqueuse US (Afghanistan, Iraq, bientôt Iran etc).
    La guerre coute cher, et qui paye ? ? notre pouvoir d’achat, et nos avancées sociales.
    On commence à perdre nos avancées sociales déjà.
    ça commence à ’urger’.

    ils ont bien fait de rejeter le fatras du traité de Lisbonne. merci les Irlandais

    ps : je suis pacifiste, pardon.

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à pablico
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 19h27 le 14/06/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Votre fin est paradoxale avec les arguments que vous avez développés ?

      • pablico
        pablico répond à Claude PELLETIER
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 19h54 le 14/06/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        paradoxal pourquoi ?
        le traité n’est pas ce que j’ai développé,
        Ils ont tout mélangé dans un langage abscons.
        C’est que je lui reproche.

      • survivant
        • Posté à 21h47 le 14/06/2008
        • Internaute 25864

        @ claude Pelletier,

        Loin d’être d’accord avec vos pensées mais pour le coup les arguments de « pablico sont paradoxaux.

        L’Europe politique est en marche depuis 2005 et la droite Européenne vient de nous prouver malgré le Non Irlandais qu’elle a marqué son empreinte dans la politique Européenne.

        Toutefois si une opposition forte ne se créée pas entre et avec les peuples l’Europe ne se fera pas sans heurts.
        A l’inverse des usa, eux n’ont pas eu la même histoire que la vieille Europe. Les usa se sont construits par l’extermination des peuples indiens.

        L’Europe elle a son histoire tous les écoliers apprennent l’histoire de leur pays puis de l’Europe. Il y a eu des guerres pour la défense des territoires.

        Pour qu’une Europe soit vraiment démocratique il faut une représentativité de toutes les tendances politiques de chaque pays Européens, a partage égal en sièges.

        Nous voulons que l’Europe se fasse ! ce que nous construisons est pour les générations futures ne leurs laissons pas que les miettes a se partager.

        Le plan C c’est l’Europe sociale ou l’éclatement de l’Europe. Une fois que les pays de l’est auront épuisés toutes les subventions pour redresser l’économie du pays que les peuples à leur tour se rendront compte qu’ils sont restés sur le carreaux puisque les subventions seront partagées pour les entreprises, l’agriculture ect. La grogne se fera encore plus forte et plus dangereuse surtout.

         
        • pablico
          pablico répond à survivant
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 22h22 le 14/06/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          « L’Europe politique est en marche depuis 2005 et la droite Européenne vient de nous prouver malgré le Non Irlandais qu’elle a marqué son empreinte dans la politique Européenne. »
          Je ne l’ai pas ressenti : la preuve, les pays qui ont été obligés à envoyer leur armée en Iraq. Le notre a eu d’énormes pressions avec boycott organisé etc.En ce moment il faut en remettre pour L’Afghanistan et à fonds perdus.
          Je n’appelle pas cela une force politique européenne.

          On doit faire L’Europe politique avant de parler de social, c’est ce qui divise.
          On ne peut faire du social européen que sur situation saine, sur du solide et sur la paix. Sinon le social ne tiendra jamais dans cette ’anarchie’ européenne..
          La preuve, personne n’est content, on nous enlève peu à peu les avancées sociales, et je ne parle pas du pouvoir d’achat. Pourquoi ? la situation n’est pas saine même au niveau de notre pays.

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à pablico
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 22h47 le 14/06/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            Quelles avancées sociales auriez-vous perdu à cause de l’Europe ?

            alors qu’il y a des mécanismes pour ne pas y toucher

            et aucune contrainte.

            • raleuse13
              raleuse13 répond à Claude PELLETIER
              idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)
              • Posté à 05h41 le 15/06/2008
              • Internaute 39632
                idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)

              @ Claude PELLETIER
              Au moins une : notre protection sociale, au travers de la sécu, est en grand danger, et depuis longtemps.
              Tout est fait, depuis plus de dix ans, pour la démanteler : non pas parce qu’elle serait en déficit, mais parce que les autres pays de l’U.E. ne peuvent s’aligner dessus.

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 15h13 le 15/06/2008
                • Internaute 41144

                Notre protection sociale est effectivement en grand danger, mais ça n’a strictement RIEN à voir avec l’Europe : c’est parce qu’on la finance sur les générations futures ! Il faut vraiment être sourd et aveugle (et terriblement EGOÏSTE) pour raconter de telles sornettes.

                L’habitude que les Français ont prise d’accuser l’Europe de tous leurs maux est pitoyable. Sans l’Europe, la France serait depuis longtemps en faillite.

                • survivant
                  • Posté à 15h34 le 15/06/2008
                  • Internaute 25864

                  Allons « béatrice1 » ne dites pas n’importe quoi et ne répétez pas les âneries des libéraux qui vous font croire que la sécurité sociale est un boulet pour les générations futures.

                  Le financement de la sécurité sociale depuis sa création à toujours dérangé le patronat une manne d’argent intouchable et à redistribuer. Pourquoi veulent-ils la démonter et refiler le bébé avec l’eau du bain aux requins de la finance ? lorsque vous souscrivez un contrat d’assurance cet argent peut-être introduit dans toutes sortes de financement à des taux d’intérêts on ne peut plus juteux( actions, prêts immobiliers, prêts à la consommation).

                  L’Europe oui est en partie le mal des systèmes de répartitions. Comment aligner un système de répartition comme celui de la France avec la Roumanie. Un grand merci encore une fois aux Français, Hollandais et Irlandais d’avoir ouvert les yeux à temps l’Europe doit-être sociale.

                • la champenoise
                  • Posté à 16h09 le 15/06/2008
                  • Internaute 27942

                  Si la protection sociale est en danger, c’est que l’Etat y met beaucoup du sien en exonérant de charge les entreprises, et, bien sûr en oubliant de compenser ces cadeaux qu’il fait sur le dos des assurés sociaux.

                  • marc23
                    marc23 répond à la champenoise
                    • Posté à 17h06 le 15/06/2008
                    • Internaute 12037

                    la champenoise

                    Exact ( ceci dit les compensations sont une fausse bonne idée : elles se font aussi en grande partie sur le dos des assurés sociaux) ; supprimer ou contrôler( sur la base de l’emploi créé)les exonérations de charge, supprimer les niches fiscales profitant aux spéculateurs ou autres privilégiés, renforcer les effectifs de fonctionnaires traquant la fraude fiscale, taxer les profits spéculatifs, faire payer des impôts réellement progressifs, dissuader la fuite des milliardaires à Gstadt,etc... bref s’attaquer à l’argent roi supprimerait d’un coup la dette et les déficits ainsi que les problèmes de sécu et de retraites.

                    • jojo1er
                      jojo1er répond à marc23
                      27 mars 2010 - No Sarkozy Day
                      • Posté à 11h37 le 16/06/2008
                      • Internaute 10521
                        27 mars 2010 - No Sarkozy Day

                      « ceci dit les compensations sont une fausse bonne idée : elles se font aussi en grande partie sur le dos des assurés sociaux »
                      Je ne vois pas ce qui gène dans les compensation, les exonération (qui elles sont bien souvent plus discutables) sont faites par l’état dans un soi-disant but d’intérêt national collectif. Elles sont décidées par l’état et doivent donc être financées par l’état. En ne jouant pas le jeu des compensations l’état décide de dépenses (les exonérations) et impose leur financement aux régimes sociaux. cela transfère une des dépenses de l’état à la charge des régimes sociaux. Et bien sûr le financement de l’état n’est pas exactement le même que celui des assurances sociales. Ainsi l’état décide de dépenses devant être financées par toutes les contributions (TVA, IR, IS, etc...) mais le financement est volé aux assurances sociales (financés par les revenus du travail). C’est une façon pour l’état de décider de dépenses sans en faire porter le poids à toute une catégorie contribuables (IS, TVA, IR, ISF, etc...).

                      « s’attaquer à l’argent roi supprimerait d’un coup la dette et les déficits ainsi que les problèmes de sécu et de retraites. »
                      Et redonner le pouvoir aux états européens (ou à l’Europe) de frapper monnaie...

                      Jojo1er, ...cette Europe n’est dessinée que pour enrichir les riches.

          • survivant
            survivant répond à pablico
            • Posté à 23h09 le 14/06/2008
            • Internaute 25864

            @ pablico,

            Êtes-vous sûr de n’avoir rien ressenti ? Pas même les retraites ? l’éducation ? le code du travail ? la réforme des institutions ? le pouvoir d’achat ? comme tous les peuples européens d’ailleurs. Le programme de sarkozy lorsqu’il a été élu en mai 2007 était pro européen. Ses objectifs étaient d’institutionnaliser les pays européens à une droite libérale par le traité de Lisbonne qui vient de leur exploser en pleine face par le NON Irlandais. Vous l’expliquez vous-même dans vos arguments et c’est là qu’est votre paradoxe les peuples grognent pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils se sentent à la ramasse par un manque de représentativité. Pour faire une Europe politique et sociale il faut une représentativité du petit peuple sinon se sera un grand flop !
            Lorsque je vous dis que la droite a marqué son empreinte ; jusqu’à ce jour c’est la droite européenne qui tient les rênes de Bruxelles. La droite de sarkozy reproduit le même son de cloche que la droite européenne.

            • leconcombrevert
              leconcombrevert répond à survivant
              La vraie vérité > : -))
              • Posté à 00h22 le 15/06/2008
              • Internaute 8843
                La vraie vérité > : -))

              Et qu’est-ce qu’il vous dit que c’est la *faute* de l’Europe, si nous avons perdu des avantages ? Et si c’était le contraire ?

              À force de mettre toutes les mauvaises surprises sur le dos de l’Europe de s’attribuer toute les bonnes choses comme étant le fruit de l’ingénuosité nationale, c’est sûr, l’Europe ne peut pas en sortir grandie.

              Mais c’est une illusion, un mensonge, un chateau de cartes qui va s’effondrer.

              • survivant
                • Posté à 12h17 le 15/06/2008
                • Internaute 25864

                Les libéraux de tous bords commencent à avoir la haine eh oui l’Europe est au point mort et c’est tant mieux.

                « Et qu’est-ce qu’il vous dit que c’est la faute de l’Europe si nous avons perdu des avantages ?

                Quand 27 chefs d’état de droite je ne compte pas zappatero qui comme kouchner est un opportuniste donc un type de droite, veulent harmoniser 10 pays de l’est avec une économie réduite à zéro sur les autres pays membres qui paye ? pas les riches les pues la sueur ma chère leconcombrevert par la réforme des retraites, la durée légale du temps de travail, les services publics ect.

                sarkozy dérange ? dis-tu siko quand 27 chefs d’etat sont prêts à ratifier un mini traité je ne vois pas où se trouve le dérangement.
                sarkozy a été élu grâce au petit peuple redis-tu siko ? sarkozy a été élu avec les patrons du cac 40, les actionnaires, les patrons des pmi-pme , les petits commerçants, les agriculteurs, les pêcheurs, les petits bourgeois nantis d’un patrimoine, certains petits retraités. Si pour toi c’est ça les petites gens les autres c’est quoi des pouilleux qui je te rappelle sont les premiers abstentionnistes.

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