A la Une 16/06/2008 à 23h27

Grogne sociale : pourquoi ils sont tous dehors

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

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Les routiers contre des charges fiscales « trop lourdes »

Ils étaient près de 3000 à manifester leur colère ce lundi. Les transporteurs routiers protestent contre le niveau élevé du prix du gazole. Des opérations escargots, organisées de façon à ne pas perturber les épreuves du bac, ont eu lieu dans toute la France à l’appel des organisations patronales de la profession. « Il ne faut pas tout ramener au prix du gazole », explique la FNTR (Fédération nationale des transports routiers).

A l’initiative de cette première journée nationale de mobilisation -« reconductible“- la FNTR a exposé à Rue89 les raisons de la crise des routiers :

  • explosion des coûts : Le gazole a augmenté de 44% en trois ans et les péages de 25%. La FNTR estime l’augmentation moyenne de ses coûts à 12% pour l’année 2008. ‘Enorme.’
  • ralentissement économique : Les routiers souffrent de la baisse des échanges et donc de la demande dans leur secteur.
  • Europe : La FNTR accuse l’excès d’offre et la concurrence européenne, ‘la fiscalité sur les carburants n’est pas la même selon les pays. En France, nous sommes défavorisés sur ce dossier’. Dominique Bussereau s’est engagé, dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne, à s’attaquer au déficit d’harmonisation européenne en matière de politique fiscale européenne sur les carburants.
  • charges fiscales et sociales trop lourdes : Les patrons réclament des mesures immédiates, comme l’allègement des taxes à l’essieu ou professionnelle. La FNTR estime que le coût du travail en France est trop élevé : ‘C’est contre cela que nous nous battons.’

Au secrétariat d’Etat aux Transports, on assure comprendre les préoccupations des routiers et ‘agir très vite pour la mise en place des mesures proposées par Dominique Bussereau. Le 5 juin dernier, ses propositions avaient été reçues favorablement par les routiers mais jugées insuffisantes. Elles concernaient notamment l’étalement du paiements des charges fiscales et sociales et une accélération du remboursement de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). A la fin du mois, la rencontre prévue pour renouveler les contrats des sociétés concessionnaires d’autoroutes devrait aussi être consacrée à la négociation d’une hausse moins importante des prix aux péages’.


Les travailleurs portuaires contre la réforme des ports

Examiné ces mardi et mercredi à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur la relance des ports autonomes français prévoit notamment la privatisation des activités de manutention. 2000 grutiers et portiqueurs, dans sept ports autonomes, sont concernés : Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille.

La puissante Fédération nationale des ports et docks CGT a appelé à bloquer les ports pour protester contre la réforme. Depuis l’annonce du projet en janvier, le conflit s’enlise entre le gouvernement et les syndicats. Alors que le gouvernement justifie sa réforme par l’urgence ‘d’améliorer la performance et la compétitivité’ des ports français, les syndicats craignent que la relance se fasse au détriment des ouvriers.

Du côté de Dominique Bussereau, on assure que ‘personne ne sera laissé sur le carreau’ et on met en avant les multiples tables rondes et discussions organisées avec les acteurs sociaux :

‘Tout le monde reconnait la nécessité de relancer les ports. Nous assurons qu’il n’y aura aucun licenciement. Il y a un examen au cas par cas, agent par agent. Yves Cousquer, l’ancien président des Aéroports de Paris, a été nommé afin de ’faciliter’ le dialogue. Il est chargé d’arpenter les ports pour assurer la mise en place ces transferts.’

Et l’entourage de Dominique Bussereau de se féliciter que la situation ne soit pas aussi bloquée qu’en 1992, lorsque du passage au statut privé des dockers. Un bien bel optimisme à l’heure où la CGT promet de durcir un mouvement déjà largement entamé ces dernières semaines.


La CGT et la CFDT sur les retraites et les 35 heures

Un front syndical divisé, une précédente journée de mobilisation décevante… la journée de mardi s’annonce rude pour la CGT et la CFDT qui ont appelé à manifester contre la ‘déréglementation du temps de travail’. En avril, les syndicats et le Medef avaient signé une position commune qui acceptait, à titre expérimental, que les entreprises augmentent leur contingent d’heures supplémentaires à condition qu’un accord soit signé par une majorité de syndicats.

Quelques jours après cet accord, l’avant-projet de loi de Xavier Bertrand proposait que les entreprises soient libres de fixer la durée de travail. En dépit des protestations des signataires de l’accord -Medef compris- le gouvernement entend aller jusqu’au bout et présenter son texte en conseil des ministres mercredi.

Le projet d’allongement de la durée de cotisation pour les retraites est également remis en cause. Principaux concernés : fonction publique, éducation, SNCF, RATP, Air France, aéroports, la Poste, France Télécom.

La fin de semaine aussi s’annonce sombre pour le gouvernement. A la Défense, les protestations fusent contre le Livre blanc ; à la Santé, la publication des comptes de la Sécurité sociale risque de provoquer des remous. Mercredi, c’est l’audiovisuel public qui est en grève pour une durée de 24 heures.

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  • marie 75
    • Posté à 10h24 le 17/06/2008
    • Internaute 3563

    une réponse de la cgt :
    Retraites, durée du travail, 35H. PARIS : BASTILLE A 14H30

    Bellaciao participera à la manifestation du 17 juin 2008 , et soutient les syndicalistes, les salarié-e-s et tout les participants à ce grand mouvement

    « Travailler plus et gagner moins » et puis « travailler plus longtemps pour toucher moins à la retraite » : les salariés feront entendre une autre musique le 17 juin.

    A l’issue d’une rencontre avec le groupe des députés UMP à l’Assemblée mardi 10 juin, Bernard Thibault, a jugé que « même si les députés ont été attentifs, rien ne nous incite aujourd’hui à renoncer à la mobilisation du 17 juin. » Partout en France, les manifestations se préparent donc, mêlant intimement la question de la durée du travail avec celle de l’avenir des retraites.

    Le gouvernement a dévoilé vendredi son projet de réforme de la représentativité syndicale et du temps de travail, ouvrant de nouvelles possibilités de déroger aux 35 heures, tandis que lundi un accord est intervenu entre les 27 Etats européens sur le temps de travail. Il permet à un employeur de déroger à la durée maximale hebdomadaire de 48 heures, dans une relation de gré à gré avec le salarié. Il rend possible des durées de travail pouvant aller jusqu’à 65 heures hebdomadaires, voire plus.

    Autant dire que c’est une véritable offensive cohérente sur le temps de travail qui se mène. Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souligné mardi que le gouvernement voulait « aller plus loin » que les partenaires sociaux « pour simplifier légalement les choses » sur le temps de travail.

    Loin de remplacer les retraites dans les préoccupations sociales, le dossier des 35 heures et de la durée légale du travail vient renforcer l’appel lancé par la CGT et la CFDT en prolongement à la mobilisation unitaire du 22 mai qui avait rassemblés 750 000 personnes. Cet appel auquel se sont joints la FSU et Solidaires va se traduire par des dizaines de manifestations (voir le point sur les mobilisations).

    Le secrétaire général de la CGT revient sur la mobilisation unitaire du 22 mai et appelle à une forte mobilisation le 17 juin pour faire bouger le gouvernement sur les retraites et empêcher la remise en cause des règles qui régissent le temps de travail. (Interview réalisée le 30 mai 2008)

    • geubeul1
      geubeul1 répond à marie 75
      edité sur http://fils2prof.over (...)
      • Posté à 11h38 le 17/06/2008
      • Internaute 4028
        edité sur http://fils2prof.over (...)

      hoooo mais non voyons vous ne comprenez pas , on vous a mal expliqué , vous êtes trop peu entreprenant :
      il faut revenir a la valeur travail ! ! ! !
      redonner le goût de l’effort à cette bande de fainéants privilégiés : les fonctionnaires , les chomeurs , les précaires , les femmes aux foyers , les émigrés voleurs de poules , les ouvriers , les salariers en cdd .......

      pour être serrieux le népotisme est de retour avec des grands articles des journalistes pour l’accompagner :

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      • pablico
        pablico répond à geubeul1
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 12h36 le 17/06/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        j’ai entendu Serge dassault faire à peu près le même discours à lé télé l’autre jour.
         ; -D)
        () ()
        (+.+)
        ( »)_( »)

      1 autres commentaires
  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 20h50 le 17/06/2008
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Ils sont dehors parce que tout va au diable, que les moyens de contestation eux-mêmes sont désuets, qu’il n’y a rien ni personne à qui l’on puisse faire confiance et qu’on est donc a vivre une fin de civilisation. C’est le moment d’une prise de conscience. Une vraie rupture.

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    Pierre JC Allard

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 23h50 le 16/06/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    il y a un petit syndicat, dont on ne parle jamais, mais il appelle aussi à manifester (je n’y suis pas syndiquée, mais j’aime bien que les infos soient complètes)

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    et un petit film : c’est dans la rue que ça se passe

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    • karlM
      karlM répond à caro
      Précaire
      • Posté à 09h38 le 17/06/2008
      • Internaute 21378
        Précaire

      Les grands syndicats se sont organisés pour que l’on ne soit dans la rue qu’à tour de rôle...C’est une question ! !

      • JP Arrachis
        JP Arrachis répond à karlM
        Conseil en marketing et (...)
        • Posté à 10h12 le 17/06/2008
        • Internaute 39579
          Conseil en marketing et (...)

        Bonjour,
        Nous sommes nombreux à nous poser la même question...
        Les entrepreneurs battent le pavé, mais les organisations syndicales de salariés (93% de la population active) n’agissent que modérément, en ordre dispersé alors que même chez les cadres la mauvaise humeur gagne.
        Situation vraiment étrange...

        Moi j’aimerais vraiment qu’ici sur Rue89 des membres des grands syndicats nous expliquent pourquoi ils n’entrent pas dans la danse de la revendication ? Lorsque la partie adverse est en difficulté n’est ce pas à ce moment là qu’il faut demander plus ?
        C’est la base de la négociation !

        Personnellement, quitte à être em... lors de mes déplacements professionnels je préfère savoir pourquoi.

         
        • andriouchka
          • Posté à 13h24 le 17/06/2008
          • Internaute 34387

          bof, les syndicats ont toujours eu peur d’être dépassés par leur base ou pas les non-syndiqués -> surtout pas d’unité dans les luttes -> chacun pour soi (et le patronnat pour tous ?)

        • Jaùsep
          Jaùsep répond à JP Arrachis
          • Posté à 21h27 le 17/06/2008
          • Internaute 37396

          Je suis de ceux que cette question tourmente et à vrai dire énerve !

          J’étais au défilé encore ce matin à Bordeaux. Malgré l’ordre donné issu de la division (seulement cgt et cfdt sont entrés en action) bien d’autres étiquettes étaient dans la rue.
          C’est vrai qu’au niveau fédéral ça coince sérieux. Des pantins qui friment dans les salons des politiques au pouvoir.
          Mais sur le terrain la tension monte, le feu se répand comme dans une mèche d’amadou.
          Je crois que le mécontentement va passer un point de non retour, un stade d’auto inflammation, et là, il sera difficile de stopper l’incendie.

        2 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à karlM
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 20h55 le 17/06/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Karim : Les grands syndicats sont une partie intégrante du pouvoir. Rien à en sortir.

        Lien

        Pierre JC Allard

    • DBL8
      DBL8 répond à caro
      Retraité
      • Posté à 13h24 le 17/06/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Ah... l’anarchosyndicalisme... le chat noir...
      Vous avez oubliez donner une fréquence ou nous pouvons avoir des infos sur eux : 89.4
      Bonne écoute, même si tout ne vous plait pas ; d’ailleurs y a t-il un média qui plaise du début à la fin ?

  • Servais-Jean
    • Posté à 23h48 le 16/06/2008
    • Internaute 4591
      43

    Vous oubliez l’Académie Française qui a fait porter à l’Elysée par sa Secrétaire Perpétuelle Hellène Carrère d’Encausse un courrier dénonçant le projet d’inscrire dans la Constitution les langues régionales.
    Entendu sur France-Inter samedi 14 après midi.
    Même les académiciens si mettent.

    • citoyensly
      • Posté à 11h56 le 17/06/2008
      • Internaute 24690

      les automobilstes tentent également de se mobiliser contre l’ explosion du prix de l ’essence qui est du a 60°/° a des taxes ! cette flambée liée à une spéculation financiere et des tensions géopolitiques n’ a pas à plomber un peu plus le pouvoir d’achat des Français !
      des infos ici Lien...

  • Anonyme

    NS joue au sourd le temps qu’arrive le mois de juillet avec vacances/congés et sa nouvelle intronisation européenne à coups de millions d’€ en festivités !

    Arlette a raison, seule une grève générale pourra bloquer définitivement l’asticot de l’Elysée !

    • quetzal2012
      quetzal2012
      enseignant précaire
      • Posté à 13h09 le 17/06/2008
      • Expert 26736
        enseignant précaire

      Bien-sûr qu’elle a aison, ça fait 20 piges qu’elle a raison mais personne ne veut écouter les partis de la vraie gauche, les grands syndicats plutôt que chier dans la colle comme à leur habitude devraient prendre exemple sur ces partis qui se sont mis d’accord pour agir comme un seul homme...seulement voilà comme le dit très justement Mme Laguilliers,la grève général leur fait peur car ils n’auraient plus aucun contrôle sur le mouvement...

      Lien

  • zoblugubre
    • Posté à 23h54 le 16/06/2008
    • Internaute 4511

    Arrêtez avec ce terme injurieux de « grogne » ! Ce sont les porcs qui grognent, et les cabots. Pas les êtres humains fussent-ils syndicalistes.

    Daniel Mermet l’a dit deux fois et vous persistez. C’est fou. Vous ne captez pas france inter dans votre petite mansarde de rue89 ?

    • demayner
      demayner répond à zoblugubre
      www.consommateurendanger.org
      • Posté à 01h12 le 17/06/2008
      • Internaute 43222
        www.consommateurendanger.org

      C’est vrai quoi.
      On ne grogne pas là, on sonne l’alarme.

      • 3880
        3880 répond à demayner
        ancien étudiant, nouvel employé (...)
        • Posté à 08h13 le 17/06/2008
        • Internaute 3880
          ancien étudiant, nouvel employé (...)

        Pour moi il y a rien de choquant c’est notre société. Elle n’est pas prête pour le changement. Chacun pense à sa gueule est personne ne veux sauver notre FRANCE.

        Pourquoi tout les syndicats ce tape dessus ? Pourquoi la gauche, le Ps, le PC sont divisé ? Pour que tout le monde puisse défendre son lopin de terre.

        Résultat :
        – un message très flou, incompréhensible.
        – le droit de grève complètement discrédité. Avec une opposition qui n’a plus aucun moyen d’être crédible pour les Français de TF1.

        Reste une question : Que faire ?

         
        • Lurker
          Lurker répond à 3880
          Neant
          • Posté à 10h10 le 17/06/2008
          • Internaute 43564
            Neant

          Apprendre a écrire le français, tout d’abord. Quelles que soient vos idées, vous voir bafouer les règles les plus basiques de notre langue me fait sourire quand vous écrivez « FRANCE ».

          • 3880
            3880 répond à Lurker
            ancien étudiant, nouvel employé (...)
            • Posté à 11h18 le 17/06/2008
            • Internaute 3880
              ancien étudiant, nouvel employé (...)

            C’est la limite des médias coopératifs. Tout le monde peux venir parler, quelque soit sont niveaux :
            - social,
            - culturel,
            - éducatif,
            - en orthographe

            Après je suis d’accord qui y a quelque fois besoins de faire de la gymnastique de cerveau pour comprendre tout le monde. Il faut savoir ce que l’on veux.

            • léo solo
              léo solo répond à 3880
              • Posté à 16h42 le 17/06/2008
              • Internaute 2483

              Reste une question : Que faire ?

              Apprendre ses conjugaisons (et autres) n’est pas un passe temps honteux.

              • Les Chats
                Les Chats répond à léo solo
                En grève du zèle contre le (...)
                • Posté à 19h08 le 18/06/2008
                • Internaute 24526
                  En grève du zèle contre le (...)

                Vous êtes durs Lurker et léo solo, j’ai vu pire sur Rue89, il y a même 5mn sur « pouvoir d’achat et sondage »

          • Unstern
            Unstern répond à Lurker
            • Posté à 19h55 le 17/06/2008
            • Internaute 26295

            @ Lurker

            « Apprendre À écrire le français, tout d’abord. » À avec accent, car dans votre phrase c’est une préposition.

            C’est pourtant là une des règles FONDAMENTALES, voire ÉLÉMENTAIRES (plutôt que « basiques », qui sent un peu le fagot) de notre grammaire.

            Vaste programme que celui que vous esquissiez là, cher monsieur. Rien ne vous empêche d’être le premier à vous y efforcer…

        5 autres commentaires
    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à zoblugubre
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 10h39 le 17/06/2008
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      @ zoblugubre
      Ah ben si Daniel Mermet l’a dit...
      Mon Larousse, lui, me dit :
      Grogne = n.f. Mécontentement, insatisfaction. La grogne des commerçants.
      Nulle mention d’un chien ou d’un porc mais je vous laisse la paternité de cette association. Ou à Daniel Mermet.

      • Sutpen
        • Posté à 12h07 le 17/06/2008
        • Internaute 34981

        Certes, mais en poussant votre investigation jusqu’au bout, vous réaliserez (semble-t-il avec surprise)que grogne vient de grogner et est de la même famille que le grognement, tous deux associés au cochon. On trouve également grognon, grognasse et grommeler dans la même famille. Suis-je le seul à penser que ces termes sont légèrement péjoratifs ?

        Moi je trouve également ce mot assez laid, bien qu’utilisé partout aujourd’hui pour désigner le mécontentement lorsqu’il s’agit d’une minorité quelconque.
        En revanche, je n’ai encore jamais lu « la grogne du Medef », « la grogne des députés » ou même « mouvement de grogne au conseil de ministre ». Étrangement, il ne semble pouvoir qualifier que le mécontentement des « petites gens », c’est ce qui rend ce terme gênant à mon avis.

    • Jaùsep
      Jaùsep répond à zoblugubre
      • Posté à 10h54 le 17/06/2008
      • Internaute 37396

      @ zoblugubre
      Bé, en plus, même si ça fait référence aux ongulés, çà prouve bien que cette grogne est l’objet d’êtres sans la soue !

      Bon, ceci dit, j’y vais dans la grogne populaire !

      A plus...

  • ADCR
    • Posté à 00h14 le 17/06/2008
    • Internaute 14797

    Cher Zineb Dryef, c’est quoi ton problème ?
    Ceux qui défendent ce pourquoi nos arrière grands parents et nos grands parents se sont battus, ce pourquoi des types se sont décidés de faire un programme alors qu’ils n’étaient que des resistants au fascisme, ceux qui défendent la démocratie et la liberté de travail dans de bonne condition, ceux là donc, ils ne grognent pas bordel. Ces gens là se battent maintenant pour que tes enfants vivent pas dans un monde de merde, voila ce qu’ils font quand « ils grognent ».
    ça veut dire quoi ce mépris des journalistes vis à vis des types qui se défoncent le cul a bosser et qui se battent pour eux, tout comme pour les autres voire les prochaines générations.
    Ok on casse les 35h, ok on casse la sécurité sociale, ok on privatise tout, la santé, les flics et le reste.
    Et les pauvres, les plus faibles, iront crevés.
    Voila ce qu’il va se passer a force que la presse et la presse en ligne travaillent d’arrache pied à tirer sur la foule des manifestants avec des mots aussi violents.
    Un bon conseil a te donner Zineb Dryef prend ton porte monnaie et va te payer deux bouquins :
    LQH d’Eric Hazan
    La Stratégie du Choc de Naomi Klein.
    Si tu es journaliste tu dois connaitre le sens des mots et leur puissance.
    N’utilise pas la grogne pour ceux qui se battent pour notre futur.
    Mis a part ça, tu peux tout de même dénigré le fait de faire grève une fois par semaine, ce qui ne sert pas à grand chose et le combat que mène ceux qui luttent en est affaibli. Là on peut effectivement tiré a vue sur ce genre de mobilisation inoffensive.Mais ce n’est pas ceux qui seront demain dans la rue qui en sont le plus responsable : mais les gros syndicats qui craignent plus que tout se faire dépasser par le mécontentement général.
    Zineb Dryef fais un peu plus attention a ton vocabulaire et je pourrais faire les mêmes remarques à bien d’autres journalistes en france. D’ailleurs si tu en croise il faudrait que vous vous reposier des questions sur l’emploi des mots « grognes » « réforme » « démocratie » etc... etc...

    • Eden
      Eden répond à ADCR
      Allosexuel polyglotte
      • Posté à 01h28 le 17/06/2008
      • Internaute 14568
        Allosexuel polyglotte

      ADCR : Modestement : 1) il est de bon en démocratie de vouvoyer son interlocuteur, signe de respect, même et surtout quand les opinions divergent. Respect. 2) Il est de bon ton de ne pas faire usage de la menace - la menace verbale est une forme de violence tout aussi idiote que la violence physique 3)On ne s’excite pas niveau lexique - le terme de grogne est tellement galvaudé qu’il a perdu toute connotation négative, du moins dans le langage des médias 4)Quant au problème du prix de l’essence lui-même, toute personne un tant soit peu informée sais que l’augmentation des prix des carburants n’est pas le résultat de la mauvaise volonté des gouvernements mais d’un problème particulièrement complexe,à savoir le peak oil ou « pic pétrolier. »

      • vient de déménager 25 oct
        • Posté à 07h15 le 17/06/2008
        • Internaute 23692

        ADCR : Modestement : 1) il est de bon en démocratie de vouvoyer son interlocuteur, signe de respect, même et surtout quand les opinions divergent. Respect.

        // N’est-ce pas ? Entre gens de « bonne famille ». Et puis ça fait chic !
        A la tienne, camarade !

        2) Il est de bon ton de ne pas faire usage de la menace - la menace verbale est une forme de violence tout aussi idiote que la violence physique

        // Quelle menace ? Où ? A moins que vous ne preniez peur pour votre pré carré ?

        3)On ne s’excite pas niveau lexique - le terme de grogne est tellement galvaudé qu’il a perdu toute connotation négative, du moins dans le langage des médias

        // Comme quoi les « médias » ont encore réussi leur coup !

        4)Quant au problème du prix de l’essence lui-même, toute personne un tant soit peu informée sais que l’augmentation des prix des carburants n’est pas le résultat de la mauvaise volonté des gouvernements mais d’un problème particulièrement complexe,à savoir le peak oil ou « pic pétrolier. »

        // Il ne faut pas oublier de dire que plus l’essence augmente, plus la taxe liée à l’essence augmente, ni que les pétroliers se font des bénéfices colossaux sur notre dos !
        C’est pour quand, le goudron et les plumes ? Ca urge ! !

         
        • Sylap
          Sylap répond à vient de déménager 25 oct
          Citoyen
          • Posté à 07h49 le 17/06/2008
          • Internaute 40810
            Citoyen

          « C’est pour quand, le goudron et les plumes ? Ca urge ! ! »

          ben vu le prix du goudron pas pour demain ; -)

        • Lurker
          • Posté à 10h16 le 17/06/2008
          • Internaute 43564
            Neant

          1) Le vouvoiement n’a rien a voir avec la politique. Démocratie ou pas.

          2) Que penser de vos points d’exclamations, qui, sans apporter quoi que ce soit à votre prose, me semble être une violence textuelle. Bouh.

          3) Sans interêt

          4) Le problème du pétrole est comme vous le dites bien compliqué. Plus que votre definitif « peak oil ». La spéculation n’a pas attendu le peak oil.

      • Carmagnole
        Carmagnole répond à Eden
        retraité de l'Education (...)
        • Posté à 08h41 le 17/06/2008
        • Internaute 44234
          retraité de l'Education (...)

        « Problème particulièrement complexe “
        Expression particulièrement méprisante pour signifier aux ‘ pauv’con d’en bas qu’il est incapable de comprendre,analyser et porter un jugement sur ce qui se passe dans le monde.

      • ROI DAGOBERT(la culotte à l'endroit)
        ROI DAGOBERT(la culotte à l'endroit) répond à Eden
        cadre(guidon)retraité
        • Posté à 09h43 le 17/06/2008
        • Internaute 44317
          cadre(guidon)retraité

        att EDEN

        d’accord la courtoisie est utile dans les echanges

        mais qui a montré l’exemple en disant :

        « CASSE TOI , PAUVRE CON “

        ( utilisation du tutoiement + menace veralo/physique)

      • ADCR
        ADCR répond à Eden
        • Posté à 12h43 le 17/06/2008
        • Internaute 14797

        je me suis un peu excité, mais le manque de respect vient au départ du journaliste. Je n’ai fais aucune menace, même verbale. (en dehors de survoler les menaces réelles qui se dissimulent derrières les « réformes », mais là ce n’est pas moi qui menace.). On ne s’excite pas niveau lexique ? C’est sur pourquoi s’exciter quand les journalistes utilisent sans même sans rendre compte un vocabulaire qui est celui que l’on applique aux animaux contre ceux qui se battent contre ces fameuses « réformes » et contre également Total ou les autres multinationales du pétrole tout comme contre les spéculateurs qui ont également un grand rôle à jouer dans la montée du prix du pétrole et contre le monopole que cette matière énergétique à vis à vis des autres. Pourquoi s’exciter lorsqu’on parle d’éloignement et de centre de rétention là ou il y a bastonnade, torture et déportation. Si les journalistes qui utilisent les euphémismes pour cacher les crimes contre les droits de l’homme en France et qui comparent le combat social à une meute d’animaux qui grognent, reprenaient un peu leur dictionnaire ils pourraient se rendre compte que même si ils se disent contre le gouvernement actuel, ils utilisent les mots qui confortent la politique actuelle.Et la puissance des médias est tel que les mots de ces journalistes sont ensuite repris par l’homme de la rue, qui se retrouve embarqué sans même s’en rendre compte à accepter l’inacceptable. Il faut lire Eric Hazan vraiment.
        Alors voila, moi quand on m’insulte je réagis vivement c’est peut être « bête », mais c’est également « humain ».

         
        • Eden
          Eden répond à ADCR
          Allosexuel polyglotte
          • Posté à 16h46 le 17/06/2008
          • Internaute 14568
            Allosexuel polyglotte

          Ma remarque concernait uniquement le ton employé à l’égard de la journaliste, que je trouve inutilement agressif, pas vraiment courtois et limite blessant, d’autant que cette dernière, elle, ne se cache pas derrière un pseudo.

          Sinon : étant donné que je viens de passer la journée (et une partie de la nuit dernière) à traduire bénévolement une pile dossiers de demande d’asile très complexes eux aussi (chuis traducteur assermenté, autant me rendre utile), j’apprécie très moyennement les propos ci-dessus (« lisier », « pré carré », et j’en passe), c’est peut-être la fatigue qui me rend susceptible...

        1 autres commentaires
    • marie 75
      marie 75 répond à ADCR
      • Posté à 10h36 le 17/06/2008
      • Internaute 3563

      Une lettre de rentrée, Bellaciao, septembre 2008

      Mes grands parents chéris,

      J’ai pu intégrer finalement l’unique classe de première scientifique qu’il reste au lycée. Par chance le lycée a fait de la place ça tout le monde et nous sommes 43 dans la classe. Nous n’avons pas depuis 2 mois de professeur de langue car le poste a été supprimé, mais le proviseur a passé une annonce dans une boite de soutien privé à domicile (ACADOMIA) pour en recruter un à temps partiel, comme le permet désormais la nouvelle loi (RGPP) de modernisation de la fonction publique. Cela coûtera moins cher à notre proviseur (manager) que d’en embaucher un à temps plein, même si au passage nous n’aurons pas de dédoublement de classe, ce qui est pratique pour apprendre l’anglais.

      Les cours de soutien scolaire ont été également supprimés cette année, mais vu que papa et maman gagnent bien leur vie, ils bénéficient de réductions fiscales pour me payer des cours à l’agence ACADOMIA qui a ouvert à 2 rues du Lycée. Les parents d’Hakim et de Momo eux ne peuvent pas payer, mais ma copine Marie Cécile vient avec moi, donc je suis content tout de même.

      Ma sœur Elsa de son côté va bien. Elle souhaitait intégrer un B.E.P coiffure, mais vu qu’il a été supprimé, elle n’a trouvé qu’une place en B.E.P Vente. Ce n’est pas tout à fait ce qu’elle voulait faire, mais c’est toujours mieux que ce que lui avait proposé le collège initialement, un BAC Pro Comptabilité. Elle s’est dit qu’avec 7 de moyenne en Math, elle risquait d’échouer dans cette voie, comme sa copine Natacha et qu’il valait tout de même mieux ça. Dans son Lycée, il n’y a pas de cours de langue, mais après tout elle pourra toujours apprendre le C’hti en venant vous voir à Calais.

      Je vous embrasse très fort,

      Votre petit fils Fredéric.

      • yvee
        yvee répond à marie 75
        • Posté à 13h43 le 17/06/2008
        • Internaute 29730

        La journée d’Enzo

        3 septembre 2012 

        Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande.
        Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d’une grande marque.
        La maîtresse parle, mais il a du mal à l’entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu’elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille.
        Plus gentille que l’intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.
        Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.
        On l’a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l’a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
        Il a commencé l’école l’an dernier, à 5 ans. L’école maternelle n’est plus obligatoire, c’est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.
        Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l’école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.
        La sieste, l’accueil et le goûter n’existent plus, place à la morale, à l’alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.
        Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L’école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
        Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l’école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l’aider pour les devoirs, ils font trop d’heures supplémentaires.
        Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l’école, pour aider son grand-père, qui n’a presque pas de retraite.
        Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide.
        Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n’oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu’il n’avait pas de papiers...
        Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère. Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau.
        Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l’assurance, et ses parents n’ont pas les moyens.
        L’an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l’école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L’EPEP (établissements publics d’enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d’enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons.
        Les filles sont dans une autre école.
        Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu’il n’y a plus de travail, que ça ne sert à rien.
        Le père d’Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l’usine est partie là-bas. Il ne l’a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s’appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c’est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse.
        Ils sont fous, ces Roumains !
        Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l’école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c’était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
        Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n’est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c’est épuisant. » Surtout qu’elle dort dans le salon chez Enzo, elle n’a pas assez d’argent pour se payer un loyer.
        Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l’abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d’Arc et les dix commandements par coeur. C’est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien.

        Enzo se demande pourquoi il est là.

        Pourquoi Saïd a dû partir.

        Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.

        Pourquoi et comment les usines s’en vont en emportant le travail.

        Pourquoi ils sont si nombreux en classe.

        Pourquoi il n’a pas une maîtresse toute l’année.

        Pourquoi il devra prendre le bus.

        Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages.

        Pourquoi on le punit ainsi.

        Pourquoi il n’a pas de lunettes.

        Pourquoi il a faim.

        Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Est-ce l’école que nous voulons ? Le gouvernement a-til reçu un mandat populaire pour cela ? Qu’attendons nous pour réagir ?

        Et pour ceux qui veulent s’informer, et peut-être rejoindre la lutte :

    • marie 75
      marie 75 répond à ADCR
      • Posté à 10h38 le 17/06/2008
      • Internaute 3563

      wouaf : wouaf ! ! ! ! bravo pour ton papier !

      • marie 75
        marie 75 répond à marie 75
        • Posté à 10h59 le 17/06/2008
        • Internaute 3563

        c’était une réponse à ADCR, mais ca c’est mis n’importe où.

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à ADCR
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 10h52 le 17/06/2008
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      @ ADCR
      Face à des messages de ce type, je plains Zineb Dryef qui doit regretter d’avoir passé sa soirée à écrire ce papier récapitulatif, elle aurait mieux fait d’aller s’en jeter un derrière la cravate à la santé des grévistes.
      Quant aux titres des articles, ils ne sont quasiment jamais l’œuvre des rédacteurs mais des éditeurs-webmestres.
      Relisez donc le papier en omettant son titre : mérite-t-il tant de mépris ?

      • ADCR
        • Posté à 12h59 le 17/06/2008
        • Internaute 14797

        Les manifestants méritent ils tant le mépris qu’expriment les médias contre eux ? (tous les journalistes n’expriment pas autant de mépris vis à vis de ceux qui luttent, mais ils travaillent tous dans des organes qui mettent en avant le mépris contre ceux qui se battent et s’opposent à la destruction des acquis sociaux et à la précarisation de la vie imposée par les politiques néo-conservatrice de gauche comme de droite, contrôlé par des corporations de riches individus.)
        Effectivement si Zineb Dryef n’est pas responsable du titre je vais la laisser tranquille. Juste savoir si elle a son mot a dire sur le titre de son papier. Et si elle a protesté contre la formule méprisante.
        Encore une fois utilisez les mots qui sont appropriés a une situation. Et lisez un peu Eric Hazan. (et même Victor Klemperer).
        Les mots ne sont pas anodins.
        Je n’exprime que rarement mon énervement vis à vis des rédacteurs ou des créateurs de Rue89, car en général je suis plutot content de vous lire.
        Peut être aussi pour ça que je me montre aussi passionné lorsque je vous trouve méprisant.

    • parti
      parti répond à ADCR
      punishment park
      • Posté à 15h00 le 17/06/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      LQR , le livre d’hazan...

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 00h37 le 17/06/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Affiche de mai 68 ! 40 ans déjà !

    • skalpa
      skalpa répond à caro
      actif et militant ?
      • Posté à 08h07 le 17/06/2008
      • Internaute 7181
        actif et militant ?

      Contrairement à 40 ans en arrière, on a peu de chances de tendre vers une grève générale

      vu le climat corporatiste dans l’air...
      dans une société où même les socialistes sont libéraux, on ne peut aussi espérer le ou la

      alors à nous d’inventer une ou des

      Sous quelle(s) forme(s) ?
      a nous de faire preuve d’imagination ! ! !

      Lien

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 00h38 le 17/06/2008
    • Internaute 25391
      Flat4

    Et n’oubliez pas le bon vocabulaire :
    - un prof qui fait grêve hypothèque l’avenir des enfants.
    - un routier qui bloque des dépots d’essence et flingue le bitume des ronds points en y cramant des pneus défend son travail.
    - un cheminot qui défile dans la rue prend le pays en otage.
    - un pêcheur qui fait brûler le parlement de Rennes exprime une colère juste.

    C’est important de ne pas confondre, sinon on risquerait par exemple de dire au 20h que les pêcheurs se sont mis eux même dans la m**** en pillant les ressources côtières ce qui les oblige à aller plus loin et donc à consommer plus (pour gagner moins).
    Peut-être même qu’entre deux interviews d’un membre du gouvernement on aurait droit à un commentaire comme quoi que ce n’est pas à nous de sauver des entreprises déficitaires via des subventions tirées des économies faites sur le dos des services publiques.

    • JP Arrachis
      JP Arrachis répond à I.P
      Conseil en marketing et (...)
      • Posté à 10h26 le 17/06/2008
      • Internaute 39579
        Conseil en marketing et (...)

      Bonjour I.P.,
      La différence de traitement entre les manifestations d’entrepreneurs (routiers,...) et celles de salariés est choquante. Peut-être que si le message diffusé par les médias lors des manifestations de chefs d’entreprises (routier, pécheurs,...) est si positif pour leur image (le sous-entendu est clair : ce sont des professions qui travaillent énormément, mais qui ne s’arrêtent que parce que leur survie est en jeu contrairement aux autres corporations où l’on fait grève pour défendre des privilèges) cela peut s’expliquer par le professionnalisme de leur communication.

      Les organisations syndicales de salariés consacrent beaucoup de ressources à leur cohésion interne alors que les syndicats professionnels utilisent ces ressources pour communiquer vers l’extérieur (et accessoirement s’offrir les services de spécialistes).

      • I.P
        I.P répond à JP Arrachis
        Flat4
        • Posté à 22h27 le 17/06/2008
        • Internaute 25391
          Flat4

        Sans doute avez vous raison.
        D’un autre coté je m’attends à ce que les journalistes soient capables de faire la part des choses entre les faits et le lobbying et traitent les informations équitablement.

        Bon ok je peux toujours courir...

         
        • JP Arrachis
          JP Arrachis répond à I.P
          Conseil en marketing et (...)
          • Posté à 14h28 le 18/06/2008
          • Internaute 39579
            Conseil en marketing et (...)

          Bonjour I.P.
          Votre remarque repose sur du bon sens. Après tout les journalistes sont bien les professionnels du traitement de l’information. Mais peuvent-ils trier et ont-ils le temps, les moyens et l’envie ?

          Le temps
          Certains chiffres indiquent qu’aux E.U., où la profession est très structurée, depuis longtemps, il y a environ 30 attaché de presse pour 1 journaliste. Retenons juste cet ordre de grandeur. Les journalistes sont bombardés d’informations orientées par de véritables professionnels de la propagande. Comment trier lorsque on dispose de moins en moins de temps pour boucler articles et sujets ?

          Les moyens
          Les lobbys les plus puissants s’offrent des experts prestigieux (centre de recherche en mal de financement) qui produisent une information orientée d’un très haut niveau technique. Le journaliste peut-il s’attaquer à la méthodologie d’une étude épidémiologique sur l’innocuité des téléphones portables ou l’intérêt nutritif du saumon de xxxx ? non, ceux qui produisent le message maîtrisent ces techniques à un niveau très élevé (exemple : polémiques autour de certains articles publiés dans Nature ou The Lancet, rien que ça). Comme le journaliste ne veut pas passer pour un ignare, il répercute l’information sur le grand public. Cela nous donne les articles (les Unes parfois) édifiants du genre : « boire un peu de vin n’est pas nuisible pour la santé » autrement dit : ne pas abuser c’est bien, quelle information !
          Je recommande à ce sujet un article récent de Dr Panel sur Rue89.

          L’envie
          Aujourd’hui, la presse est tellement concentrée que celui qui est déclaré personna non grata dans une rédaction n’a que peu de chances de retrouver du travail (sauf PPDA bien sûr). Dès, lors comme des millions de salariés et de cadres, ils font ce que leur patron leur dit de faire. Qu’y a-t-il de condamnable à cela ?

          Attendre un traitement impartial des journalistes me paraît illusoire.
          C’est aussi pour cela que j’aime Rue89 ; -)

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