Revue de commentaires 15/06/2008 à 20h24

Europe : vos dix idées pour vous réconcilier

David Servenay | Ex-Rue89

Après les récriminations, les coups de cœur. Malgré le flot de reproches que l’UE inspire aux riverains de Rue89, il reste des motifs d’espérer un avenir à la construction européenne. A la différence de celle de 2005, la crise de confiance due au non irlandais fait émerger des idées nouvelles. Rue89 reprend dix des vôtres pour se réconcilier avec l’Europe.


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L’Europe peut porter un vrai projet de société harmonieuse

L’idée que l’Union européenne doit incarner un projet de société idéale est très ancrée dans nos imaginaires. Que l’on soit partisan du oui ou du non, les buts définis par les pères fondateurs doivent rester au centre du processus de la construction européenne. Anny Paule, docteur en sciences de l’éducation, s’en fait ainsi l’exégète :

“Il serait grand temps que tout soit remis à plat, qu’on cesse d’agglutiner des pays sans demander aux peuples ce qu’ils souhaitent, qu’on réfléchisse à ce que serait une Europe harmonieuse, une Europe de paix sociale… Nous allons droit vers une dictature de l’argent et nous nous éloignons chaque jour davantage des idéaux démocratiques.”

Comme Essem, qui pousse une sorte de cri du cœur :

“L’espoir de l’Europe était que tous ensemble on puisse créer quelque chose de nouveau, de meilleur que ce que l’homme avait fait jusque-là, de devenir enfin adulte ! ‘

De même, Candide, cultivateur de jardin, vient nous rappeler que le non de 2005 n’était pas une réaction de rejet de l’idée européenne, bien au contraire :

Pourquoi laisser entendre que les partisans du non au traité de Lisbonne n’aiment forcément pas l’Europe ? Une partie importante du non français avait été relayé par Laurent Fabius. Il a toujours exprimé que c’est justement parce qu’il aimait l’Europe, qu’il ne voulait pas que celle-ci se définisse un cadre social réducteur.’

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L’Europe propose un Parlement plus démocratique

Pour Francisc, l’Union européenne a aujourd’hui l’immense avantage de proposer un Parlement bien plus moderne que celui des institutions bicamérales de la Ve République. Une avancée à la fois sur le plan de l’équilibre des pouvoirs et de la démocratie :

C’est tout de même incroyable, ce déversement de récriminations alors même que le parlement européen est dix fois plus démocratique dans son fonctionnement et même dans son élection que le parlement français (avec son croupissant Sénat anti-démocratique, son cumul des mandats, sa non-maîtrise de l’ordre du jour, le manque de pouvoir de ses commissions, etc.). Renseignez-vous : le parlement européen est beaucoup plus moderne, sérieux et travailleur.’

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L’Europe peut promouvoir de fortes valeurs communes

Et si le débat européen était d’abord une bataille des idées ? Cette analyse est présente dans de nombreuses contributions des riverains. Valdo Lydeker, partisan du non, s’en fait l’écho en prônant un retournement spectaculaire, par rapport aux thèmes traditionnellement avancés par les responsables politiques siégeant à Bruxelles :

Mais quand on proposera un traité clair proposant coopération politique, projets de coopération économique entre pays et avec le Sud, accueil humain des immigrés, harmonisation fiscale, minimums sociaux à respecter pour chaque pays, et affirmant clairement que définitivement santé, éducation, culture, environnement sont exclus des biens marchands et des accords commerciaux, je réviserai peut-être ma position.’

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L’Europe peut offrir à la gauche un vrai renouveau conceptuel

Dans le marasme intellectuel où la gauche s’est engluée, Jmal estime que l’Europe peut aussi être une opportunité de mener le combat politique. Autrement dit, comment renverser une tendance de fond qui préside depuis plusieurs années à la rédaction des traités européens…

Les traités que l’on nous propose veulent imposer, quasiment à jamais, les politiques économiques les plus à droite que l’on ait vu à ce jour. C’est inadmissible, cela devrait l’être même pour les gens de droite, à condition qu’ils aient un minimum d’honnêteté.
Que l’on nous propose une vraie constitution, politique et non économique, et on verra alors vraiment les gens se prononcer sur la question suivante : veulent-ils ou non une Europe politique ? La question que l’on nous pose aujourd’hui est : voulez-vous pour les cent ans à venir vivre dans une Europe régie par la seule et unique loi de la concurrence (qui s’assimile à la loi du plus fort).’

Vue sous cet angle, l’Europe ne peut susciter un enthousiasme débordant.


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L’Europe permet d’aborder la mondialisation en position de force

Dans un monde agité par des mutations aussi rapides que profondes, l’espace européen est aussi une garantie de défendre une communauté d’intérêts face aux grands ensembles mondiaux. Gandijyn s’en fait l’écho, persuadé qu’il est temps d’agir.

Les tectoniques des plaques terrestres, il en est de même en géopolitique. Il semblerait qu’il y ait urgence à ce que l’Europe se construise rapidement, car en Asie, ils’ ne nous ont pas attendus. Ni les Etats-Unis avec le Canada et le Mexique. M. Sarkozy et Angela Merkel veulent agir ‘dans l’urgence’ et dans la précipitation -contraire à l’esprit des européens qui pensent (encore) être victorieux, et supérieurs sur tous les fronts (dont l’économie)… et se croient (encore) dans les années royales des Trente glorieuses. C’est fini, nous allons déchanter, et il est bon d’ouvrir les yeux avec discernement.”


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L’Europe va nous permettre de bâtir un modèle politique inédit

Malgré les non référendaires successifs, malgré les maladresses des politiques, malgré le gouffre séparant aujourd’hui élus et électeurs, chacun a envie de croire à la possibilité d’un nouveau modèle politique à l’échelle du continent. Observateur attentif de la vie publique, Nicolas Cadène, collaborateur parlementaire du député socialiste Jean-Louis Bianco, le dit à sa façon, tirant les leçons du non irlandais :

‘Il est plus que temps de promouvoir une véritable Union politique, ambitieuse, proposant une alternative crédible et attrayante (modèle social, environnemental, etc.) et non une simple union économique qui, au final, ne satisfait ni les plus libéraux (au vrai sens du terme) ni les plus sociaux-démocrates et socialistes. En réalité, l’Union d’aujourd’hui satisfait essentiellement le corporatisme d’une certaine élite.’

Quel modèle ? La question reste entière. Pour Berserk11, les dernières consultations populaires incitent à se pencher de nouveau vers le modèle historique :

‘L’Europe, la vraie, celle des peuples, ne veut pas d’une fédération du type Etats-Unis et n’en a jamais voulu. Nous avons toujours rêvé d’une confédération, culturellement et politiquement, c’est selon ces termes que les premières fondations européennes avaient été posées.’

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L’Europe peut nous permettre de maintenir un modèle social fort face à la crise

Face à la triple crise financière, immobilière et énergétique, la perspective d’un ensemble supranational cohérent est réelle. Elle offre l’avantage de résister aux pressions libérales de l’économie. Un habitué de Rue89, Jean Bachèlerie, en fait la démonstration en soulignant avec conviction :

L’heure est au réveil : construisons une Europe indépendante, respectueuse des hommes, des peuples, une Europe fière d’elle-même et croyant en son avenir, investissant en infrastructures : TGV, autoroutes de l’information, recherche, éducation publique.’

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L’Europe est inscrite dans notre quotidien

C’est un aspect qui échappe trop souvent au débat politique : l’Europe est désormais dans nos vies quotidiennes. On la parle, on la mange, on s’y rencontre et on y fonde une famille, bien plus régulièrement que les générations précédentes. Perjovem, Antiquus facturum à Divodorum, est attentif à cette dimension :

Ben, moi je l’aime l’Europe ! Etant Lorrain, je peux acheter une voiture française, l’essence et des cartouches de cigarettes, vachement moins chers au Luxembourg, qu’en France. C’est kif-kif avec les englishs qui viennent acheter de l’alcool et des baraques en France…’

Idem pour Anthropia, qui décrit l’Europe comme une donnée consubstantielle :

‘L’Europe, je l’aime. Plus jeune, j’en ai appris trois langues, juste parce que je souhaitait pouvoir me balader en comprenant mes voisins.’

Les mentalités sont donc peut-être bien plus en avance qu’on ne le pense sur les résultats électoraux.


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L’Europe va réhabiliter le référendum d’initiative populaire

A part nos amis suisses, qui ont une vieille et régulière pratique de la consultation par référendum, ce mode de consultation électorale n’est pas vraiment en vogue dans les pays européens. Les stratèges de Bruxelles vont-ils réussir l’exploit de réhabiliter cette forme d’expression politique ? En tout cas, de nombreux riverains réclament l’idée d’un référendum. A commencer par DBL8 :

Ce qu’il faudrait : faire un référendum dans tous les pays en même temps ; pour ceux qui ont une Constitution qui les en empêche, il est surement faisable d’en changer.
Comme ça, ce serait la majorité de tous les Européens votants qui serait pris en compte.’

Idée reprise a contrario par Pierrejcallard, qui voit dans le non les prémices d’un oui :

‘Le vrai message en filigrane, c’est que si tous les Européens étaient appelés à se prononcer, ils rejetteraient sans doute la Communauté dans sa forme actuelle. Et c’est ce rejet qui est un espoir pour la création d’une véritable Europe.’

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L’Europe peut nous éviter le pire

Pessimistes ou optimistes, les internautes de Rue89 ont tous conscience qu’une large part de notre avenir collectif se joue autour de la question européenne. Un enjeu ainsi résumé par Survivant, qui y voit le risque d’une explosion sociale beaucoup plus dévastatrice :

Le plan C, c’est l’Europe sociale ou l’éclatement de l’Europe. Une fois que les pays de l’Est auront épuisé toutes les subventions pour redresser l’économie du pays, que les peuples à leur tour se rendront compte qu’ils sont restés sur le carreau puisque les subventions seront partagées pour les entreprises, l’agriculture… La grogne se fera encore plus forte et plus dangereuse surtout.’

Laissons le dernier mot à Churchill, en le paraphrasant : finalement, l’Europe ne serait-elle pas le moins pire des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres ? ► Lire aussi : Europe : vos dix raisons de ne pas l’aimer

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  • 120 réactions
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  • léo solo
    • Posté à 20h29 le 15/06/2008
    • Internaute 2483

    « Le bonheur est une idée neuve en Europe »
    StJ.

    • léo solo
      léo solo répond à léo solo
      • Posté à 21h04 le 15/06/2008
      • Internaute 2483

      Au delà
      considérons que nous avons jusqu’à mi-octobre
      pour participer au débat public européen sur la directive cadre européenne sur l’eau ayant pour objectif de retrouver un bon état (des eaux) d’ici 2015.

      Voilà un bien commun patrimonial qui concerne chacun d’entre nous.

      Tant qu’à s’y mettre, lisons aussi
      « poèmes fluviaux » d’Holderlin.
      Mon voisin prétend qu’il n’y a pas meilleur support pour réactiver notre sentiment d’appartenance.

      • léo solo
        léo solo répond à léo solo
        • Posté à 10h34 le 16/06/2008
        • Internaute 2483

        idée 2

        abroger l’article 56 du traité de Lisbonne qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société.

        cf appel
        spéculation et crises : ça suffit !

      • jcb29arz
        jcb29arz répond à léo solo
        Retraité
        • Posté à 10h03 le 17/06/2008
        • Internaute 24331
          Retraité

        Idée 1
        Sarkozy doit démissionner...
        Idée 2
        Sarkozy doit se mettre en disponibilité à vie...
        Idée 3
        Sarkozy doit prendre du repos... Il en a « besoin »...
        Idée 4
        Sarkozy risque un infarctus à se « démener » ainsi...
        Idée 5
        Sarkozy est trop faible dans les sondages pour influer le cours de l’histoire...
        Idée 6
        Sarkozy doit se faire porter pâle...
        Idée 7
        Sarkozy est attendu les bras ouverts à Budapest...
        Idée 8
        Sarkozy n’a jamais été crédible...
        Idée 9
        Sarkozy n’a pas la stature d’un président...
        Idée 10
        La récréation est terminée... DEHOOOOOORS !

    • Beryl
      Beryl répond à léo solo
      • Posté à 03h59 le 16/06/2008
      • Internaute 25737

      L’Europe est une idée vieille sans bonheur

      NOUS AUTRES EUROPEENS, NOUS SAVONS QUE NOUS NOUS TROUVONS DEVANT UN AMAS DE DECOMBRES - F. NIETZSCHE

      Tant que le parlement européen ne permettra pas aux peuples européens d’avoir un poids électoral au suffrage direct, l’Europe des 27 restera un « club restreint » (Junker) et les crises la feront périodiquement caramboler.

      Qui est partant pour créer un parti européen ?
      Encoyez vos contacts en réponse.

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Beryl
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 11h27 le 17/06/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Que les partis existants commencent par exclure leurs membres
        qui se servent de l’Union Européenne pour se tirer d’un mauvais pas !
        Eh eh !

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 11h29 le 17/06/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Que les partis existants commencent par exclure leurs membres
          qui se servent de l’Union Européenne pour se tirer d’un mauvais pas !
          Eh eh !

          …………… La voilà, la ONZIÈME IDÉE !

        1 autres commentaires
    • ROI DAGOBERT-CULOTTE A L ENDROIT
      ROI DAGOBERT-CULOTTE A L ENDROIT répond à léo solo
      cadre retraité
      • Posté à 08h46 le 16/06/2008
      • Internaute 44245
        cadre retraité

      les délégués européens qui ménent grand train de vie à Bruxelles devraient méditer :

      « Il n’est point d’éloge flatteur sans la liberté de
      blamer ! »

      vive l’Irlande !

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 20h57 le 15/06/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    postulat : il n’y a pas d’avancées sociales sans la Paix.
    (postulat tiré de l’histoire)

    donc construisons d’abord une Europe politique puissante et diplomatique qui ait une seule voix. (pour la paix)

    après essayons de faire une Europe sociale.

    ne mettons pas la charrue avant les bœufs.

    commençons nous protéger collectivement pour pas être à la botte,et nous laisser entrainer dans des guerres de la grande puissance belliqueuse US (Afghanistan, Iraq, bientôt Iran etc).
    des pays européens qui ont été obligés à envoyer leur armée en Iraq. Le notre a eu d’énormes pressions avec boycott organisé etc.En ce moment il faut en remettre pour L’Afghanistan et à fonds perdus.
    La guerre coute cher, et qui paye ? ? notre pouvoir d’achat, et nos avancées sociales.
    Je n’appelle pas cela une force politique européenne.
    avec une bonne Europe politique, moins de frais de guerre en tant que pays seul. donc peut-être avancées sociales.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 09h16 le 16/06/2008
      • Internaute 33755

      On parle de guerre, d’économie, de politique, et de guerre encore, d’accord ! Mais jamais de pratique et d’idées du progrès.

      La logique de l’Europe se trouve dans l’individualisme conquis de ses citoyens. Dans sa société civile. Dans ceux qui la construisent chaque jour sur le terrain de l’échange permanent.

      Une idée : faire apprendre aux enfants européens (et surtout français au vue de leur retard) les langues européennes. En France les statistiques le montre (un rapport du Sénat en 2005), l’apprentissage des langues européennes est en chute libre, seul l’anglais progressant bien évidemment.

       ! ! ! Ce fait est beaucoup plus grave qu’un non irlandais au référendum ! ! !

      C’est le quotidien de la citoyenneté européenne et plurielle qui est en danger. Lorsque vous engagez une conversation en anglais avec un polonais par exemple, observez sa triste mine et son rechignement à poursuivre plus la conversation. Alors que si vous amorcez dans sa langue, ne serait-ce que trois mots, la largesse de son sourire et son aptitude à poursuivre la conversation (même en anglais) est décuplée : RÉALITÉ DU TERRAIN.

      Nous connaissons de moins en moins les langues de nos voisins, nous en apprenons de moins en moins alors même que nous élargissons l’Europe : c’est une question fondamentale pour créer une Europe du rassemblement des hommes, et la réponse que nous apportons relève de l’absurde, proposant même une régression et ceci, avec ou sans Constitution.

      En France, aucune initiation aux langues slaves : c’est grave, très grave.

      • jeclaude33
        • Posté à 11h25 le 16/06/2008
        • Internaute 24446

        Bof ! ! ! la misère est beaucoup plus grave ; vous manger tous les jours a votre faim, apparemment ! ! ! ! ! ! ! To be hungry ! ! la vraiment ça change tout, d’un seul coup 100 millions d’européens se trouvent sortis de leur difficultés ! ! ! ! Au fait, pourquoi le Polonais ne parle t’il pas le français ? serait ’il lui aussi en retard pour l’apprentissage des langues ?

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 11h33 le 16/06/2008
          • Internaute 33755

          Excellente réponse. Ce que j’attendais. Parfait, merci jean-claude.

          Si le gamin développe ses savoirs, son cerveau avec et du coup, son cercle intime, croyez-moi que la faim ne sera pas son souci. Prendre le mal à la racine et créer les conditions d’un savoir vivre ensemble, qui permettra lui une meilleure gestion individuelle de la vie des citoyens européens.

          J’habite en Europe Centrale. Nous pratiquons tous le libéralisme non égoïste. En europe de l’ouest, il y a trop de chacun pour soit, l’individualisme est biaisé et l’on a oublié la notion de partage. Les gens ne se connaissent plus. Donc forcément, quand ils ont faims, l’aide, autre que par des organismes adéquates, est nulle : ça aussi, c’est grave.

          Jean-Claude, je mange à ma faim car je m’en donne les moyens. Ni plus, ni moins. Mon salaire est celui d’un ouvrier français, je ne vis pas comme un nabab loin de là. Si la faim se fait ressentir, ici, les gens aident spontanément. Ça n’existe plus du tout en France, c’est lamentable.

          La France est un pays malade qui pratique un capitalisme des familles, ou libéralisme rime avec égoïsme. Sarkozy n’arrange rien à l’affaire par sa politique du pont vers l’ultra-libéralisme, et pire, tenta de l’imposer à l’europe par ce TCE à la mort-moi-l’âme.

          Donc la misère est grave, bien entendu, mais elle peut être supportable et surtout oubliée si les individus ou citoyens réapprennent à se connaître. C’est pour cela que la question d’apprentissage des langues européennes est fondamentales. C’est un investissement plus que rentable pour l’avenir. Croyez moi Jean Claude.

          • jeclaude33
            • Posté à 12h09 le 16/06/2008
            • Internaute 24446

            @ blaise 11 ; ce que vous dites n’est pas faux, mais, a mon avis, il y a inversement des priorités ; Comment un « pauvre » peut il envisager de voyager ? s’il n’a pas de quoi manger, il n’aura pas de quoi se déplacer ; C’est vrai que l’égoïsme est devenu la panacée de nos sociétés moderne, mais l’exemple ne vient il pas d’en haut ? Tout cet argent, amassé par ces multinationales, gaspillé en des futilités au détriment de ce qui souffrent ? C’est vrai aussi, que dans les sociétés ou la misère est le lot quotidien, la solidarité est de mise ; mais nous vivons dans la 5em puissance mondiale et le problème est différent quand même ! Alors, allez dire aux mal logés, aux gens qui n’ont pas de travail - parce qu’il n’y a pas de travail pour tout le monde - que s’il parlait une autre langue ça irait mieux pour lui, hé bien, il vous rira au nez, avec raison, je crois.
            Vous vous donnez les moyens ? sous entendu que les autres sont des fainéants et se complaisent dans leur misère..... désolant ! Vous pratiquez le libéralisme non égoïste, la je crois qu’il y a une énorme contradiction entre libéralisme et le non égoïsme( apparemment, vous êtes un ouvrier et vous dites nous pratiquons !) Quand on connaît le niveau de vie des pays que vous citez, on comprend, a vous lire qu’ils ne sont pas prêt de s’en sortir ! ah si, apprenons leur les langues, il pourront toujours dire : help me, dans tous les pays du monde ! quel progrès ce sera.......

            • A déménagé le 25 octobre
              • Posté à 12h33 le 16/06/2008
              • Internaute 33755

              Non, Jean Claude, vous vous méprenez sur mon compte et celui du libéralisme que je pratique.

              Je me donne les moyens parce que je veux vivre coute que coute et dignement. L’État ne veux pas m’aider, ne peut pas, s’y prend mal ? Alors j’assume, et me demmerde par moi-même et avec mon cercle intime que j’élargis en apprenant des langues et en voyageant, en allant à la rencontre des individus.

              « je crois qu’il y a une énorme contradiction entre libéralisme et le non égoïsme »
              Le libéralisme se fonde sur l’individualisme assumée des citoyens. L’égoïsme est l’effet pervers de l’accès à la propriété. Le libéralisme ne veut pas forcément dire « accès à la propriété ». Un vrai libéral doit pouvoir s’en détacher. « Louer c’est rester libre » dit Miss Tic. J’applaudis et je pratique.

              Tout comme le levier de la dette : il n’est pas libéral. C’est un pervertissement dégueulasse de l’égoïsme des propriétaires.

              Pour ce qui est des niveaux des pays que je cite, vous venez de me vexer Jean Claude.
              La jeunesse polonaise, tchèque, slovaque, serbe, croate, monténégroise et j’en passe, est plus moderne que les jeunesses d’europe de l’ouest en bien des points.

              La France : 5 eme puissance mondiale. Ahahaha.
              Pardon, j’ai cru entendre le chant du coq...

              Jean Claude ; les oiseaux volent, les hommes s’envolent.

              Cordialement et bon courage.

        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 11h53 le 16/06/2008
          • Internaute 33755

          Pour ce qui est des polonais et les langues étrangères, alors là ! , il faut que le pékin français moyen se regarde dans un mirroir ou s’enregistre.

          Nous avons un retard dans les langues étrangères pour deux raisons :
          - un choix politique
          - une aptitude de notre oreille (via la langue française) très limitée : sur une échelle en dB, il est montré que les oreilles des langues slaves ont plus d’amplitude de compréhension des sons que les langues latines. C’est scientifique, tant pis pour nous.

          Donc réaction logique des pouvoirs politiques actuels : développer les langues européennes à l’école. Constat : ni la France, ni l’Europe n’impose ceci et la courbe inverse ne fait que croître.

          C’est NUL et totalement irresponsable.
          Europe frileuse, dirigeants à l’ambition unique, celle dite personnelle, peuples recroquevillés sur eux-mêmes, échanges oui, mais seulement économiques (heureusement erasmus peut changer la donne. Attendons 5-10 ans).

          Europe qui s’endort.

        4 autres commentaires
  • BA
    BA
    -
    • Posté à 20h40 le 15/06/2008
    • Internaute 41511
      -

    Deux poids, deux mesures.

    En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés sur la Constitution Européenne ? 9 peuples devaient être consultés par référendum.
    Les peuples luxembourgeois et espagnols ont bien été consultés : ils ont voté OUI. Les peuples français et hollandais ont bien été consultés : ils ont voté NON.
    Mais que s’est-il passé après le NON français et après le NON hollandais ?
    Les 5 référendums qui étaient prévus ont été suspendus !
    - Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    - Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    - Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    - Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    - Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    On veut bien consulter les peuples par référendum, mais si les peuples votent NON, on suspend les référendums !

    En revanche, que s’est-il passé en 2008 ? Un seul peuple est consulté sur le traité de Lisbonne : le peuple irlandais. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais dit NON au traité de Lisbonne. La ratification va-t-elle être suspendue ?
    Bien sûr que non ! Cette fois-ci, la ratification doit continuer ! Toute l’aristocratie européenne l’a dit : « la ratification du traité de Lisbonne doit continuer malgré le NON du peuple irlandais ! »

    Mais alors, pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?
    Pourquoi, en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a-t-elle été suspendue après le NON français et le NON hollandais ?
    Et pourquoi, au contraire, la ratification du traité de Lisbonne doit-elle continuer après le NON irlandais du 12 juin 2008 ?

    Réponse :

    - en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a été suspendue car les peuples danois, irlandais, portugais, tchèques et anglais auraient peut-être répondu NON par référendum ! L’aristocratie européenne n’a pas voulu prendre ce risque !

    - En 2008, la ratification du traité de Lisbonne peut continuer car les parlements répondront OUI ! Les parlements, eux, votent bien !

    • pablico
      pablico répond à BA
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h45 le 16/06/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      la limite de L’Europe actuelle :
      aucune réaction collective sur le pétrole et les matières premières.
      aucune politique commune sur l’énergie collective.
      aucune réaction collective sur une armée en état de marche. J’ai entendu ce matin sur france-info, l’état lamentable de notre armée. 4o% des hélicoptères et avions et des tanks sont HS, sans parler des bateaux HS et ceux qui marchent ne sortent plus , ou très peu, faute de carburants.
      L’union fait la force, mais en Europe on n’en ait pas conscient.Chacun vivote dans son coin, en roulant des mécaniques complètement hors service.
      Alors on essaye de donner le change et sauver la face avec un peu de chirurgie esthétique...

      • A déménagé le 25 octobre
        • Posté à 14h25 le 16/06/2008
        • Internaute 33755

        « 4o% des hélicoptères et avions et des tanks sont HS, sans parler des bateaux HS et ceux qui marchent ne sortent plus »

        Applaudissements !

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à BA
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 21h21 le 16/06/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Mais le non irlandais bat le rappel. Cette constitution ne passera pas.
      Lien

      Pierre JC Allard

  • quetzal2012
    quetzal2012
    enseignant précaire
    • Posté à 21h07 le 15/06/2008
    • Expert 26736
      enseignant précaire

    Comment NS et Merkel peuvent-ils se foutre du monde...des européens avec un tel aplomb ?

    Combien de fois devront-ils encore cracher sur ce qu’il reste de démocratique en ce monde avant que les gens ouvrent enfin les yeux ?

    Lien

  • compte supprimé 22 janvier
    • Posté à 21h04 le 15/06/2008
    • Internaute 24826

    Le respect des citoyens.

  • Jean Bachèlerie
    Jean Bachèlerie
    marié un chat
    • Posté à 21h11 le 15/06/2008
    • Internaute 11540
      marié un chat

    L’Union Européenne doit se libérer des tabous :

    1/la concurrence libre et non faussée : nous a donné les oligopoles dans l’énergie, les transports, les télécoms, toute intégrisme est dangereux celui là comme les autres.Une politique industrielle est nécessaire.

    2/Le tabou de l’équilibre budgétaire déjà dénoncé dans les années trente par Pierre Mendès france, doit laisser la place à l’avenir, les investissements pour l’avenir.Ce tabou est la préférence pour le chômage.

    3/Le tabou technocratique, se méfier des peuples, une Europe sans l’accord des peuples n’est pas possible. une constituante doit être élue et son projet soumis à tous les peuples européens par référendum.

    4/le tabou de la compétitivité grâce aux bas salaires et à la baisse des impôts.

    nous ne produirons jamais mpoins cher que les Chinois et les indiens.Nous aurons de plus en plus de salariés pauvres !
    5/ la chasse aux services publics et la ciourse aux privatisations qui conduisent aux oligopoles, aux gaspillages et à l’accroissement des inégalités. (chemins de fers en Grande bretagene, énergie en Allemagne, télécoms partout, le service postal, ..)

    6/Notre force l’intelligence, le savoir faire a un prix la paix socaile aussi.Une répârtition équitable des profits entre les actionnaires et les salariés est indispensable pour obtenir l’adhésion des peuples européens.
    7/le tabou de l’imigration et le nouveau mur de la honte que l’europe veut ériger. Cela aussi nous ramènne aux années trentes, une société à la natalité déclinante doit faire appel à m’émigration pour bâtir son avenir et s’enrichir de nos différences.
    le tabou de l’Europe indépendante, n’ayaons pas peur de nous affirmer et de prendre nos distances avec les le gouvernement américain et ses faux ennemis , mais ses intérêts réels, qui ne sont pas les notres.

    8/le tabou de la défense, il n’y a pas d’indépendance sans défense commuune et indépendante. A quoi sert l’Alliance Atlantique, qui menace l’Europe ?

    Bâtissons une Europe sociale, fraternelle et indépendante.
    Une Europe libérée des lobbies, des oligopoles, une Europe démocratique.

    une autre Europe est possible et nécessaire.

    Jean Bachèlerie

    • glaurent
      glaurent répond à Jean Bachèlerie
      ingénieur info
      • Posté à 01h25 le 16/06/2008
      • Internaute 1516
        ingénieur info

      1/la concurrence libre et non faussée : nous a donné les oligopoles

      Si il y a des oligopoles, c’est précisément que la concurrence est faussée : -).

      4/le tabou de la compétitivité grâce aux bas salaires et à la baisse des impôts.
      nous ne produirons jamais mpoins cher que les Chinois et les indiens.

      Curieusement, je pense que si on se met à dire aux gens qu’il va falloir « acheter Européen » et donc beaucoup plus cher, ils vont tout d’un coup se sentir beaucoup moins enclins à supporter une Europe sociale.

      • Terence
        Terence répond à glaurent
        • Posté à 02h11 le 16/06/2008
        • Internaute 15208

        La concurrence des oligopoles n’est pas faussée elle est organisée par la liberté de circulation des capitaux, nuance !

        Ce que l’Europe appelle une concurrence faussée : c’est une concurrence faussée par des aides publiques. Une concurrence faussée par des opa ou des mouvements de capitaux n’intéresse pas Bruxelles.

        Si on dit aux européens qu’avec des salaires beaucoup moins cher ils pourront acheter des choses moins chers ça le ferait aussi ?

        Le problème c’est la plus-value qui va au capital. On veut bien du social, mais le plus bas possible pour réserver une part au capital.

      • jeclaude33
        jeclaude33 répond à glaurent
        • Posté à 10h19 le 16/06/2008
        • Internaute 24446

        @ l’ingénieur de l’info ; un vrai réactionnaire cet ingénieur de l’info, Dans la droite ligne des Pernot, Elkabach et cie ; une seule pensée véhiculée : l’Europe est la seule solution a tous nos maux ; mais on ne dit pas comment on va s’y prendre ! Les bénéfices des grosses sociétés augmentent sans cesse en proportion inverse du niveau de vie des citoyens ; Mais c’est vrai ce que l’ingénieur de l’info nous raconte la, si l’on continue avec cette europe le niveau de vie sera proche de celui des chinois, avec bien entendu, des prix européens ! Quand on voit la misère grandissante en France et en Europe, seul les égoïstes ou les nantis-même les deux-peuvent ne pas comprendre le rejet de cette constitution par les Français, les Hollandais et dernièrement les Irlandais ; On nous rabache les oreilles sur le fait que quelques dizaines de milliers d’Irlandais vont faire capoter l’Europe et que c’est un déni de démocratie, encore un mensonge des classes dirigeantes, car d’abord les règles étaient bien établies, a savoir la ratification par tous les Pays de l’Union, même des plus petits, et ensuite la privation de la voix populaire dans d’autres ; Les amoureux de la démocratie a la Sarko sont sans doute déçus.

      • Jean Bachèlerie
        Jean Bachèlerie répond à glaurent
        marié un chat
        • Posté à 21h09 le 16/06/2008
        • Internaute 11540
          marié un chat

        G Laurent

        On peut rêver d’un monde parfait, d’une concurrence parfaite, d’un marché parfait d’une économie parfaite, où l’addition des égoïsmes feraient société, et satisferaient tout le monde.

        Ce que vous refusez de voir c’est la réalités, vous êtes les nouveaux intégristes, la concurrence libre et non faussée n’existe pas, nulle part au monde. Soyons sérieux..
        Croyez vous que ce soit un idéal pour bâtir l’avenir, croyez vous un instant que des hommes et des femmes donneraient leur vie pour la concurrence libre et non faussée, seul horizon offert par le traité. En effet tout est soumis à la concurrence libre et non faussée y compris le droit social comme le montre les décisions de la cour européenne.

        La compétitivité par les bas salaires n’a aucun sens pour des pays développés, nous devons utiliser le savoir faire, la compétence de notre main d’oeuvre, la recherche, la fiormation.. c’est cela qui fait la force de pays comme l’Allemagne ou les pays scandinaves et leur compétitivité..

        Une Europe responsable rappeleerait aussi aux Multinationales que les profits se partagent et que l’on ne peut faire des profits records et n’augmenter que les revenus des dirigeants et des actionnaires, tout en payant de moins en moins d’impôts et de côtisations sociales..

        La mondialisation fondée sur le marché,(loi du plus fort) le dumping social : exploiter la misère des pays pauvres pour faire plus de profits, le dumping fiscal, le pouvoir aux hmultinaltionales (autorégulation) et aux marchés financiers n’ a pas d’avenir. Lisez La globalisation le pire est à venir par Patrick Artus et M.P Virard.

        Jean Bachèlerie

  • TARPON
    • Posté à 21h19 le 15/06/2008
    • Internaute 27263

    L’europe ? Hypochrites que nous sommes ,on envie les irlandais ....

  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 21h48 le 15/06/2008
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    Pour une Europe partenaire plutôt que concurrente. Sortons du dogme libéral de la concurrence libre t non faussée et rentrons dans l’ère de l’Europe partenaire. A plusieurs nous sommes plus forts.
    On peut imaginer des états européens choisir de mettre en commun leur savoir faire, leur outil industriel pour faire progresser la société européenne tout en se serrant les coudes au niveau international. Par exemple on peut imaginer une coopération européenne pour lutter contre le cancer plutôt que de voir des entreprises nationales tenter leur chance dans leur coin. La même chose peut être envisagée sur l’éco-industrie,la recherche,la santé, les technologies,etc... Plutôt que de nous faire concurrence, mettons en commun.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 07h52 le 16/06/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    UNE IDÉE

    « ... pour vous réconcilier. »

    Pour nous réconcilier comment, pour qui, avec qui, contre qui ? ? ? ? ? ? ? ...

    Ah si, j’ai une idée : FAIRE VOTER (OU REVOTER) TOUTES LES POPULATIONS D’EUROPE.

    Ainsi toutes auront l’occasion de se réconcilier autour d’un NON mordant jeté à la face de ceux qui ont salopé leur Europe à eux.

  • XavXav
    • Posté à 22h00 le 15/06/2008
    • Internaute 28444

    Existe-t-il réellement un non de gauche, pro-européen ?

    J’y croyais en 2005, je n’y crois plus aujourd’hui.
    Les arguments du non de gauche pro-européen en 2005 tournaient beaucoup autour du mode de rédaction du texte de l’époque. Et en parallèle de la place trop grande donnée au libéralisme économique dans le modèle de construction européen.

    Mais les autres pays que pensent-ils ? Comme l’Irlande : qu’ils est stupide d’augmenter les impôts sur les grands groupes et qu’il faut au contraire créer des paradis fiscaux partout ?
    Comme les pays-bas, qui n’a pas eu de non de gauche, même en 2005, et qui refusait de donner plus de pouvoir à l’UE ?
    Comme la France, qui fait des professions de foi fédéralistes, mais refuse d’en appliquer les résultats quand ils sont contraires à ce que nous décidons égoïstement dans notre coin (ex : surpêche, réforme PAC) ?

    Pour info ou pour mémoire : les scndinaves (vous savez, le modèle danois), et bien ils refusent de mettre le social au niveau européen, parce qu’ils ont peur que nous français leur foutions le bordel dans leurs systèmes sociaux.

    Chacun son modèle et ses objectifs, donc soit on reste chacun dans notre coin (c’est le non souverainiste), soit on accepte le compromis, et c’est le oui...

    Depuis 3 ans, je n’ai vu aucun homme ou femme politique défendre un autre choix.

    • XavXav
      XavXav répond à XavXav
      • Posté à 22h11 le 15/06/2008
      • Internaute 28444

      J’ajoute un truc sur la concurrence « libre et non faussée ». On voit tous les problèmes que ça apporte, mais pas forcément la raison de ce choix.

      Imaginez : vous êtes en France, y’a EDF, société nationale. En Italie, Enel, en Allemagne EON.

      Question : si on fusionne tout ça dans une société publique européenne, qui c’est qui commande ? et si c’est les italiens ou les allemands, ça vous gêne pas de voir partir le siège social d’EDF, et disparaître les emplois associés ?

      Et si c’est nous les chefs, que croyez vous qu’il se passera coté allemand ou italien ?

      La libre concurrence, c’est une façon de dire que tous les pays d’Europe ont les même chance, les même règles et que personne ne sera privilégié.

      • Network 23
        Network 23 répond à XavXav
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 22h57 le 15/06/2008
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        La « libre concurrence » n’a rien à voir avec un quelconque souci d’égalisation des chances entre les pays européens !

        Il s’agit tout simplement d’un dogme de la théologie économiste, qui s’applique à des entreprises, pas à des pays.

        Vous êtes incroyablement naïfs de ne pas vous demander ce que représente le fait d’inclure les services, l’éducation, la culture, etc., dans le domaine des biens marchands et de la « libre concurrence »...

        Les dégâts économiques et sociaux causés par l’ALENA devrait pourtant vous apporter quelques indications...

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Network 23
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 00h44 le 16/06/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Est-ce que vos livres d’école ne sont pas un peu vieillis ?

          Reprenons deux hypothèses :

          1] Soit vous souhaitez la confiscation et ou la nationalisation des moyens de production ; une fois réalisé, il il devient plus aisé d’effacer l’économie de marché et de la remplacer par une économie planifiée comme dans la bonne vieille URSS (j’arrête la suite de ce développement ; si c’est cela que vous souhaitez, dites-le mais moi je me retire de la discussion parce que c’est idiot de vouloir refaire des erreurs du passé !)

          2] Soit vous ne le faites pas, et vous êtes obligé de conserver le marché. Aïe !

          Les premiers économistes libéraux ne voulaient aucune règle pour contraindre le marché. La concurrence devait être complètement libre. Mais ça c’était au temps des diligences puis des trains à vapeur.

          Mais depuis le capitalisme a changé de forme. Aujourd’hui, les grands groupes capitalistes cherchent à éliminer la concurrence pour être seul sur le marché et faire leur beurre. De fait le marché a besoin d’être encadré, régulé
          pour éviter que les renards les plus forts confisquent les clés du poulailler.

          Ce qui fait que défendre la concurrence libre (et non faussée) dans le cadre européen n’a pas le même sens que défendre la concurrence il y a cinquante ans !
          La concurrence peut être faussée par les très grands groupes, les cartels et aussi par divers dumpings.

          Dans le cas du vote irlandais, il semble que des Irlandais aient lu que l’Europe voulait s’attaquer à leur fiscalité légère apte à attirer des entreprises. Comprenez-vous que lutter contre le dumping fiscal des paradis fiscaux c’est lutter pour que la concurrence soit libre et non faussée ? ? ? ? ? ?

          À moins que vous ne préfériez la concurrence faussée par les cartels ou les paradis fiscaux ou d’autres moyens ?

        1 autres commentaires
      • Asse42-
        Asse42- répond à XavXav
        Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
        • Posté à 23h10 le 15/06/2008
        • Internaute 25124
          Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

        Tiens encore un qui veut faire croire que la gauche serait pour le collectivisme égalitariste à outrance. Non. On est pour le service public. On est pour que la collectivité garantisse à tous ses membres un service uniforme à tous quelles que soient nos situations pour permettre à tout le monde de vivre dignement.
        Et cet objectif on sait qu’il ne sera jamais partagé par une entreprise privée qui, elle, cherchera le profit pour ses actionnaires voire ses salariés si elle est bien lunée...

        Mais qu’ensuite il y ait des entreprises privées qui tentent de rafler une part de marché pourquoi pas ? Le marché ne doit pas être bétonné. Mais il doit y a voir un pôle fort de service public.
        Regarde même sarko se rend compte qu’il faut nationaliser si on veut sauvegarder notre outil industriel avec les chantiers de l’atlantique. On est en train de sortir du dogme libéral mais pour ça il faut qu’on pousse fort ! Qu’on l’impose ! Et on a besoin d’un leader audible, respecté et populaire pour diffuser ce message dans l’opinion. Et d’un parti à fond derrière lui (elle) !

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Asse42-
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 00h49 le 16/06/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Oh la belle astuce langagière !
          Remplacer nationalisation, confiscation des grands moyens de production par service publique. Super.

          Des choses, on peut toujours changer les mots
          mais en fin de compte, nous connaîtrions les mêmes maux !

          • asozial
            asozial répond à Claude PELLETIER
            Bobo reprazent - aus Berlin.
            • Posté à 13h43 le 16/06/2008
            • Internaute 2273
              Bobo reprazent - aus Berlin.

            OK gros malin, explique nous le mal de mettre les entreprises privées en concurrence avec le service public ?

            pourquoi est-ce que cela effraye les libéralistes sinon que cela se révèlerait sans doute au bénéfice du service public qui n’a pas à payer les coûts des dividendes aux actionaires et de la guerre économique ?

            il y a 20 ans on parlait d’économie mixte, personne ne hurlait à la soviétisation... le terme a hélas perdu la bataille sémantique que livre la droite à la réalité.

            • Claude PELLETIER
              Claude PELLETIER répond à asozial
              Retraité dans son jardin
              • Posté à 21h57 le 16/06/2008
              • Internaute 10710
                Retraité dans son jardin

              Navré, vous n’y êtes pas, n’étant ni chef d’entreprise, ni bourgeois, je ne défends pas le « libéralisme ». Et l’économie mixte c’est bien.

              Vous connaissez sans doute l’histoire du garçon qui criait au loup. C’est un conte célèbre. Un garçon s’amuse à effrayer les villageois en criant au loup. Au bout de plusieurs de ces farces, ils finissent par ignorer ses fausses alertes. Le loup à ce moment, arrive et le mange, et ses cris n’attirent l’attention de personne.

              Pas mal d’anti-libéraux lancent étourdiment des alertes hors de propos
              (et en dehors de toute stratégie)
              …et cela nous coûtera cher. Bonsoir.

        3 autres commentaires
    • marie 75
      marie 75 répond à XavXav
      • Posté à 11h00 le 16/06/2008
      • Internaute 3563

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      Si vous ne souhaitez plus recevoir la lettre d’information de la Fondation Copernic, cliquez ici :
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      Nous avons besoin de votre soutien : adhérez !

      La pétition européenne « Spéculation et crises : ça suffit ! » a atteint 38 500 signatures.

      Pour poursuivre sur cette lancée, le collectif initiateur organise un premier séminaire européen qui se tiendra à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de 9h à 17h le 21 juin 2008.

      (Pour vous inscrire, il suffit d’envoyer un mail à l’adresse suivante : caroline.robert@attac.org avant le mardi 17 juin en indiquant vos nom, prénom ainsi que votre pays.)

      La crise financière confirme les analyses et les pronostics les plus pessimistes. C’est la plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale. Elle est l’aboutissement de l’évolution du capitalisme vers sa logique la plus pure et en même temps la plus sauvage : rendre de la valeur aux actionnaires, finalité suprême de la libéralisation du mouvement des capitaux, de la déréglementation, de la prolifération des produits financiers, de la titrisation et de la dépolitisation des banques centrales pour qu’elles servent mieux les marchés financiers.

      La pétition européenne initiée par une cinquantaine d’économistes pour demander :
      l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société ;
      la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs. ... a recueilli à ce jour plus de 38 500 signatures.

      Pour élargir la prise de conscience de la gravité de la situation et de la nécessité d’élaborer de toute urgence des propositions propres à juguler les méfaits de la finance, le collectif « Stop-finance », initiateur de la pétition, organise à Paris le 21 juin un séminaire européen, le lendemain du Conseil européen et à la veille du G8 au Japon où se rendront les chefs d’Etat et de gouvernement européens.

      Ce séminaire portera sur quatre thèmes. Chacun d’eux sera introduit par deux intervenants et sera suivi d’un débat avec la salle.

      PROGRAMME

      9h : Introduction : Jean-Marie Harribey, Frédéric Lordon

      9h15-11h. Session 1 : Genèses de la crise.
      Présidente de séance : Stéphanie Treillet Interventions :
      Isaac Johsua
      Gérard Duménil

      11h15-12h30. Session 2 : Les banques centrales face à la crise.
      Présidente de séance : Hélène Tordjmann Interventions :
      Esther Jeffers
      Robert Guttmann (à confirmer)

      12h30-13h45 : Pause déjeuner

      13h45-15h. Session 3 : Les suites de la crise : credit crunch, ralentissement, crise spéculative des matières premières
      Président de séance : Jacques Cossart Interventions :
      Jacques Sapir
      Peter Wahl

      15h-17h. Session 4 : Et maintenant ? Des propositions pour contrer la finance
      Président de séance : Jean-Marie Harribey Interventions :
      Frédéric Lordon
      Dominique Plihon

      Conclusions : Jean-Marie Harribey

      Plus d’informations sur le site : Lien

    • jeclaude33
      jeclaude33 répond à XavXav
      • Posté à 11h22 le 16/06/2008
      • Internaute 24446

      @ xavxav ; « Pour info ou pour mémoire : les scndinaves (vous savez, le modèle danois), et bien ils refusent de mettre le social au niveau européen, parce qu’ils ont peur que nous français leur foutions le bordel dans leurs systèmes sociaux » C’est certainement vrai ce que vous dites la, nous les français , on est des fouteurs de Bordel ; j’irai même plus loin, ils ont peur que ce soit vous.............

    • asozial
      asozial répond à XavXav
      Bobo reprazent - aus Berlin.
      • Posté à 13h40 le 16/06/2008
      • Internaute 2273
        Bobo reprazent - aus Berlin.

      faux, j’étais au Pays-Bas en 2005, tous les gens que j’y connais étaient de gauche et anti-TCE.

      et en Irlande le principal parti pro-non est le Sinn Fein, de gauche.

      et ce n’est pas la France de gauche qui refuse les règles de Bruxelles c’est juste une expression de plus du clientélisme de l’UMP et de son chef de gang.

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à asozial
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 00h13 le 17/06/2008
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        Oui, comme moi qui était en France en mai 2007, tous les gens que je connaissais était de gauche et allait voter Royal.

        Je me demande encore qui a bien pu voter Sarko dans mon dos !

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à leconcombrevert
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 11h32 le 17/06/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Moi, par contre, j’ai senti de drôles de manœuvres dans mon dos et j’ai été cloué par des regards fuyants.

        • asozial
          asozial répond à leconcombrevert
          Bobo reprazent - aus Berlin.
          • Posté à 17h45 le 17/06/2008
          • Internaute 2273
            Bobo reprazent - aus Berlin.

          de gauche et votant Royal ?

          • leconcombrevert
            leconcombrevert répond à asozial
            La vraie vérité > : -))
            • Posté à 19h36 le 18/06/2008
            • Internaute 8843
              La vraie vérité > : -))

            Noniste, abstenue de gauche ?

            Sarko vous dit : Merci. Fière ?

            Et fière aussi d’avoir « contribué » un vote en moins pour un référendum ?

            Logique éblouissante, en effet.

        3 autres commentaires
    • marie 75
      marie 75 répond à XavXav
      • Posté à 10h45 le 17/06/2008
      • Internaute 3563

      De passage à Prague lundi, le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assurera la présidence de l’UE dans moins de quinze jours, a évité de rencontrer son homologue tchèque, toujours en convalescence après une opération de la hanche.

      (...)

      Quant à la population tchèque, qui ne sera consultée ni sur le radar américain ni sur la réforme des institutions européennes, elle est loin d’être débordée par une vague d’« europtimisme ». Selon un récent sondage, quatre ans après l’élargissement à dix nouveaux pays membres, moins de la moitié des Tchèques considère comme positive leur adhésion à l’Union européenne.
      le temps (suisse)

  • Peureux anonyme
    • Posté à 22h23 le 15/06/2008
    • Internaute 24415

    Le Parlement Européen serait démocratique !

    « Les bras m’en tombent » dirait la Vénus de Milo.

    Le Parlement Européen est élu à la proportionnelle :

    Des têtes de listes font des campagnes de Pub et disparaissent après l’élection. L’« élu » ne connait pas ses électeurs (et pour cause), et l’électeur n’a pas d’« élu » auquel il puisse transmettre ses points de vue. L’« élu » ne représente pas d’électeurs, mais doit tout au parti politique qui l’a mis en position éligible.
    Ledit parti politique n’a quasiment plus d’adhérents et ne vit que de l’argent public : subventions votées par les « élus » ou trafics d’influence.

    C’est ça la Démocratie ?

    • Network 23
      Network 23 répond à Peureux anonyme
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 22h59 le 15/06/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Ajoutons que de toute façon la Commission possède un pouvoir autocratique et technocratique, que l’Europe souffre de « commissionnite » (l’abus de commissions spéciales qui décident de tout & n’importe quoi), qu’elle ne publie pas tous ses documents (ce qui est scandaleux), etc.

    • Luk
      Luk répond à Peureux anonyme
      • Posté à 03h16 le 16/06/2008
      • Internaute 13394

      N’importe quoi.

      En Suisse, on élit le parlement cantonal et une des deux chambres fédérales à la proportionnelle (pour l’autre chambre, on élit deux représentants cantonaux, selon le même mode que les présidentielles françaises.)

      Ca empêche la création d’une majorité automatique, comme en France, qui permet aux parlementaires d’arrêter de réfléchir et de voter oui quand le gouvernement propose un truc.

      De plus, afin de ne pas voter uniquement selon les têtes de liste et les programmes des partis (ce qui suffit, cela-dit, quand les parlementaires votent selon la logique partisane), il y a des outils comme Lien, où les candidats donnent leurs opinions politiques, en répondant à des questionnaires, permettant ainsi de déterminer de quel candidat je suis le plus proche.

      Evidemment, pour des gens qui sont habitués à élire un dictateur tous les 5 ans, l’idée est difficile à comprendre.

      • Peureux anonyme
        Peureux anonyme répond à Luk
        • Posté à 08h08 le 16/06/2008
        • Internaute 24415

        Je suis probablement inapte à comprendre, comme vous le dites si aimablement, mais je crois que la force de la Suisse réside plus dans son système de référendum que dans l’élection de ses députés. Les Suisses ont pu ainsi, entre autres, imposer le ferro routage et éviter d’entrer dans l’Union Européenne, malgré l’avis de leurs parlementaires.

        Quand à nous causer des programmes des partis, c’est mettre au pinacle l’Obscurantisme. Le parti et ses candidats prophétisent que le pouvoir d’achat va augmenter, l’Europe redémarrer, les retraites diminuer... L’électeur est supposé croire en ces inepties, voter pour en bloc, et les réaliser, car elles seraient devenues paroles d’évangile. On a là une variante de l’Obscurantisme religieux qui se retrouve malheureusement au pays de Calvin comme dans ceux de Torquemada.

    • jeclaude33
      • Posté à 11h16 le 16/06/2008
      • Internaute 24446

      Et ça coûte combien au contribuable ?

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