16/06/2008 à 17h16

Des parents condamnés pour un projet de classe de neige

Rémi Leroux | Rue89


L’école

Ainsi donc s’achève le procès des parents d’élèves de l’école La Paix. Depuis un an et demi, cette affaire opposait l’Inspection d’académie des Bouches-du-Rhône à trois parents d’une école située dans le centre-ville de Marseille, dans le quartier du tribunal et des cabinets d’avocats, pourtant classée en Zone d’éducation prioritaire (ZEP). Et c’est l’institution qui a eu le dernier mot…

Jeudi 12 juin, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné les parents à des amendes, certes moins élevées que ce qu’avait requis le ministère public, pour « entrée illégale dans un établissement scolaire » (600 euros par personne) et, pour l’un des trois parents, à une amende supplémentaire pour « outrage » (400 euros) envers une personne dépositaire de l’autorité publique, en l’occurrence un inspecteur-adjoint d’Académie. Le procès s’était tenu à la mi-mars et la manière dont il s’était déroulé ne laissait guère de doute quant à l’issue des débats. « Une parodie de justice » , avait même estimé Pascale Mazel, défenseur des parents.

« Leur problème, c’est l’instituteur, voilà la vraie raison... »

Un petit retour en arrière s’impose. Décembre 2006, l’association des parents d’élèves et un instituteur de l’école La Paix organisent un séjour en classe de neige, programmé pour le début de l’année suivante. A la veille des vacances de Noël, ils sont toujours dans l’attente du feu vert de l’Inspection d’académie, afin d’en informer les enfants et leurs familles. Mais la réponse tarde à venir. Le matin du 19 décembre, à la veille des congés, ils interpellent la directrice de leur établissement.

N’ayant pu obtenir de réponse par les voies classiques de communication, trois des parents présents ce jour-là décident d’attendre dans l’école l’inspecteur de circonscription (IEN) censé leur délivrer ou non leur autorisation. Il arrive dans l’établissement, accompagné de l’inspecteur adjoint d’académie, Alain Yaiche. Après une brève entrevue dans le bureau de la directrice, au cours de laquelle les représentants de l’Etat font savoir que leur réponse est négative, les parents décident de rester dans la classe le temps de fixer une date pour la tenue d’un conseil d’école extraordinaire. Ils estiment également que le véritable motif du refus n’est jamais évoqué. Au procès, leur avocate, Me Mazel, l’a rappelé, s’adressant notamment aux représentants de l’Education nationale :

« Vous avez interdit cette classe de neige parce que l’instituteur qui l’organisait avait refusé de se soumettre à une inspection et que ses supérieurs hiérarchiques étaient en lutte contre lui depuis plusieurs semaines. Leur problème, c’est l’instituteur. Voilà, la seule, la vraie raison... Quant aux enfants, ici, tout le monde s’en fout. »

Inavouable pour les représentants de l’Education nationale. Suite à cette affaire, l’instituteur en question a été suspendu et changé d’établissement…

A l’école de la Paix, ce 19 décembre, l’affaire va encore se corser. Les parents se rendent dans la classe, l’Inspecteur d’académie adjoint leur emboîtant le pas. S’en suit une situation confuse au cours de laquelle l’inspecteur aurait refermé la porte de la classe sur les doigts d’un des parents qui, pour se dégager, l’aurait repoussée, provoquant la chute du représentant de l’Education nationale. Celui-ci, pour faire revenir le calme dans l’école, fait alors appel non pas au bon sens mais à… la Brigade anti-criminalité (BAC). Fin du premier acte.

« La hiérarchie n’est pas portée à l’innovation »

Quatorze mois plus tard s’est donc tenu le procès. A sens unique. Les parents n’ont pas eu voix au chapitre et leurs témoignages n’ont visiblement jamais intéressé la présidente du tribunal, Yvonne Daurelle. A plusieurs reprises, elle a même manifesté une impatience surprenante. S’adressant au père poursuivi, qui lui demandait si elle voulait bien le laisser finir, elle avait répondu : « Oui, j’espère bien que cela va finir » . Quelques minutes plus tard, interrompant sèchement une des deux mères d’élèves : « Vous êtes juriste, Madame ? Votre point de vue n’a rien à faire ici » . Et alors que Me Mazel débutait sa plaidoirie, la présidente Daurelle s’était même permis de faire venir le greffier à ses côtés pour fixer une date pour rendre le jugement.

Quelques minutes plus tard, le substitut du procureur Pierre Couttenier enfonçait le clou, provoquant dans la salle d’audience des murmures de colère et d’indignation : « Cette affaire-là se teinte quand même de beaucoup de ridicule » , avait-il commencé, avant d’évoquer tour à tour le « réchauffement climatique » (sic), « la sexologie » (re-sic) mais, surtout, le respect de la hiérarchie. À ce propos, il
était même allé très loin :

« La hiérarchie ? elle sert loyalement, c’est comme cela que ça marche dans un Etat constitué. Pourvu que ça dure L’organisation sociale est ainsi faite, même si nous savons tous que la hiérarchie n’est pas portée à l’innovation. »

Avant de conclure :

« On n’en a pas grand-chose à faire que des parents se battent pour une classe de neige. Ils nous disent : ’Je suis un militant, je suis un combattant…’ Arrêtons ce cirque, les faits sont délictueux car ce n’est pas l’ordre des choses. »

C’était pourtant bien là tout l’enjeu du procès. L’ordre des choses, précisément, faire bouger les lignes pour permettre à 18 enfants, dont 16 n’avaient tout simplement jamais vu la neige, de pouvoir profiter d’une sortie scolaire. Ce malgré « le réchauffement climatique » . C’était l’occasion aussi d’impliquer des familles socialement fragiles dans l’organisation d’une telle aventure. Une bourse aux vêtements avait même permis de récolter du matériel de ski pour les plus défavorisés. Le projet pédagogique avait du sens. La hiérarchie, « loyale » , a estimé le contraire.

Au cours de sa plaidoirie, Me Mazel avait remis un peu d’humanité dans un procès qui en manquait cruellement :

« Comment pouvez-vous dire qu’un voyage scolaire n’a aucun intérêt, que cela ne représente rien pour ces enfants ? Nous sommes en centre-ville, dans une école très sensible. Combien de parents, parmi ceux qui habitent et travaillent dans ce quartier, ont mis leurs enfants à l’école La Paix ? Aucun, je suis sûre. Ils auront préféré aller de l’autre côté de la rue, dans une école privée. »

Avant de répondre au substitut du procureur :

« Heureusement qu’il y a, dans ces écoles, des parents comme ceux-là pour faire évoluer la société. La justice et l’éducation... voilà des pouvoirs en place qui ont de sacrées prérogatives et qui ne devraient pourtant pas en abuser. »

Les parents et leur conseil n’ont pas encore décidé s’ils faisaient ou non appel de la condamnation.

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  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 17h24 le 16/06/2008
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Parodie de justice de plus en plus !

    Et selon que vous soyez puissant ou misérable etc....etc...

    • LB
      • Posté à 19h12 le 16/06/2008
      • Internaute 12995

      Coucou,
      En l’occurence, il s’agit plutot d’une parodie d’article...
      Que l’avocate des accusés pigne, dise n’importe quoi et déplace le sujet du procès est plus qu’habituel...
      Que celui qui écrit cet « article » fasse la même chose est aussi très habituel.. Il faut quand même reconnaitre que certains faits sont énoncés (un petit paragraphe)...

      Quel est le chef d’accusation ? ? ? Quels sont les motifs de la décision du juge ? ? ?
      Tout le reste est la pour déplacer le problème...

      LB

      • mechante langue
        mechante langue répond à LB
        • Posté à 11h16 le 17/06/2008
        • Internaute 28480

        « Coucou,
        En l’occurence, il s’agit plutot d’une parodie d’article... »

        C’est un probléme recurent dans RUE89. La trés grande inégalité dans la qualité des articles , dont certains sont d’une trés grande médiocrité .
        Pas de distinction des faits et des commentaires ou quasiment comme ici pas de presentation tellement la présentation parcellaire des faits est tout simplement patisane
        Quand on voit que l’auteur a déjà été a l’origine d’un article catastrophique de médiocrité sur la nomination du consul des Comores a Marseilles , on peut s’etonner de l’absence de briefing au sein de la redaction de Rue 89

         
        • jerome13103
          jerome13103 répond à mechante langue
          Peut encore se(r)vir
          • Posté à 21h42 le 17/06/2008
          • Internaute 25696
            Peut encore se(r)vir

          Tiens, le retour !
          Mech-i-ante langue revient lécher en Sarkozie...
          Et toujours dans le sens du poil, s’il vous plait !

          • mechante langue
            • Posté à 14h46 le 18/06/2008
            • Internaute 28480

            C’est un probléme recurent dans RUE89. La trés grande inégalité dans la qualité des articles , dont certains sont d’une trés grande médiocrité .
            Pas de distinction des faits et des commentaires ou quasiment comme ici pas de presentation tellement la présentation parcellaire des faits est tout simplement patisane
            Quand on voit que l’auteur a déjà été a l’origine d’un article catastrophique de médiocrité sur la nomination du consul des Comores a Marseilles , on peut s’etonner de l’absence de briefing au sein de la redaction de Rue 89

        2 autres commentaires
    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à A déménagé le 2 mai 2011
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 21h07 le 16/06/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Je ne me prononce pas sur les faits que je ne connais pas. Je constate que, de plus en plus, la tendance est à se faire justice soit même. Lassitude face à un système dont on sent qu’il est au mieux dilatoire, qu’on soupçonne souvent d’être corrompu et dont les résultats ne sont pas équitables. On ne peut dire que ça va mal finir, car quand ça finira, ce sera bien.

      Lien

      Pierre JC Allard

  • Gandijyn
    • Posté à 17h34 le 16/06/2008
    • Internaute 30465

    Prochaine inscription à l’école :
    conduisez-directement vos enfants dans l’école des « gardiens de la paix »... Ce sera nettement moins problématique pour leur 40 prochaines années... Et ils pourront à volonté faire des stages de ski en Haute-montagne, avec un équipement complet (espadrille, famas, ...), fourni par la nation ! ... stages gratuits pour les intéresés. Et même que, plus personne ne pourra jamais leur adresser la parole, sans se courber, en étant en état de soumission totale, acceptant d’être humilié, et mis en doute permanent...

  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 17h34 le 16/06/2008
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    J’ai l’impression qu’il manque des éléments …

    Pratiquement, lancer en décembre un tel projet pour le mois suivant,
    cela me semble léger comme préparation.

    Que le refus ne soit pas motivé ne manifeste pas un grand sens de la communication ……

    • profgryzzli
      profgryzzli répond à Claude PELLETIER
      Jeune
      • Posté à 18h00 le 16/06/2008
      • Internaute 42621
        Jeune

      « Un petit retour en arrière s’impose. Décembre 2006, l’association des parents d’élèves et un instituteur de l’école La Paix organisent un séjour en classe de neige, programmé pour le début de l’année suivante. »
      Pour moi, l’année suivante est 2008-2009, soit la rentrée prochaine. A moins que ce soit 2008 et à ce moment là, c’est effectivement très court. Une explication du rédacteur ?
      Ps : J’aurai bien mis en gras, souligné ou autre mais je ne sais pas comment mettre en forme...

      • Rémi Leroux
        Rémi Leroux répond à profgryzzli
        Auteur(e) de l'article Rue89
        • Posté à 18h27 le 16/06/2008
        • Internaute 17622
          Rue89

        Bonjour,
        Effectivement, la formulation peut prêter à confusion. Le voyage était programmé depuis le début de l’année scolaire (septembre 2006) et devait avoir lieu au début de l’année civile 2007. Mais l’affaire a démarré précisément parce que parents et enseignant n’avaient toujours pas obtenu, en décembre, de réponse de l’Inspection d’académie...

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à profgryzzli
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 19h30 le 16/06/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Cher jeune ;

        1) Ç a ne durera pas.

        2) Il est possible d’utiliser des balises du langage standard du web, j’ai nommé le HTML.

        Les codes conseillés sont i pour l’italique, strong pour caractère gras, ……

        Il faut déposer une balise d’entrée au début de la partie de texte à modifier :
        dans l’ordre =
        le signe « plus petit » puis le code voulu puis le signe « plus grand ».

        Mais il importe de poser une balise légèrement différente pour signaler
        la fin de la partie de texte =
        le signe « plus petit » puis le signe slash puis le code voulu puis le signe « plus grand ».

        Bienvenue dans le monde du html…

        Te voilà initié et donc moins jeune !

         2 autres commentaires
    • janpoleroy
      • Posté à 18h43 le 16/06/2008
      • Internaute 17301

      Si tel était le motif du refus, il fallait le dire et trouver une solution ultérieure.
      Cela s’appelle le respect de l’autre, mais l’inspection d’académie ne s’embarrasse pas de telles sentiments pour la population concernée.

      Quant à la « légèreté de la préparation », seriez-vous habilité à juger ?
      Heureusement, il y a des « retraités dans leur jardin » pour remettre les choses à leur place !

      Moi-même retraité « devant son écran », j’eus préféré une réponse positive ou pour le moins reportée, et ce qui pour vous « ne manifeste pas d’un grand sens de la communication » m’apparaît plutôt comme un total manque de considération.

    • kk
      kk répond à Claude PELLETIER
      au vert
      • Posté à 07h29 le 17/06/2008
      • Internaute 13480
        au vert

      vous n’avez pas l’air de bien saisir : un tel projet, il faut des mois pour le monter, trouver un centre d’hébergement avec prstations satisfaisantes, il faut beau coup de temps, de bénévolat, d’imagination pour le financer
      Ces projets fédèrent des classes, sont (étaient avec les nouveaux programmes) le support d’un travail en français, maths, géographie, SVT, sciences pysiques, font adhérer des familles aux activités de l’école, tissent du lien social
      On le comprend en lisant l’article

      Le refus manifeste surtout un grand mépris à l’égard des gosses, des familles et de l’enseignant

      Dans mon école, on a attendu très longtemps l’autorisation pour un projet parfaitement ficelé

    • jcmig
      jcmig répond à Claude PELLETIER
      • Posté à 10h16 le 17/06/2008
      • Internaute 38725

      il faut apprendre à lire

  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 17h36 le 16/06/2008
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Z E P, Zone Prioritaire pour l’ Exclusion, pour être montré du doigt, mis au ban de la société et de ses institutions qui de plus en plus organisent les mises à l’ écart d’ une partie de plus en plus importante d’ une population, qui devient par là même une sous-population. Un seul droit, fermer sa gueule, un seul devoir, fermer sa gueule et faire ce qu’ on vous dit.
    Le Pouvoir était indécent, il devient impitoyable, dépassant toutes les limites du mépris, il ne connaît plus de bornes à ses prégoratives et à celles de ses « amis si chers », pour y mettre un terme vivement un vrai 89 !

    • janpoleroy
      janpoleroy répond à bloozmarch
      • Posté à 18h45 le 16/06/2008
      • Internaute 17301

      Dieu (c’est une « expression ») vous entende !

  • chabouc
    • Posté à 17h42 le 16/06/2008
    • Internaute 38100

    quel outrage à l’ordre public : des parents qui s’interressent à la vie de classe de leur enfant ! enfermez les !
    et des responsables incompétents ! donnez leur une promotion !
    Il vaut mieux une banlieu en feu, au moins personne n’est responsable et surtout pas les officiels et détenteurs de l’autorité publique.
    On en crevera à force de dégouter les gens de bonne volonté.

  • queyrie
    • Posté à 17h44 le 16/06/2008
    • Internaute 31518

    Affaire lamentable au sens propre : à pleurer.
    Triste justice, triste exemple donné aux enfants privés de classe de neige et de leur instituteur !
    Lorsque ces enfants seront plus grands, qui osera exiger d’eux le respect de la loi et des institutions judiciaires ?
    C’est véritablement et sans jeu de mot, une justice de classe. La morgue de cette présidente de Tribunal n’est malheureusement pas une exception chez les magistrats.

    • janpoleroy
      janpoleroy répond à queyrie
      • Posté à 18h47 le 16/06/2008
      • Internaute 17301

      On le constate encore, toutes les institutions tombent tour à tour dans leur propre caricature.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 19h33 le 16/06/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Qu’elle est belle l’éducation nationale....
    Non seulement des parents sont condamnés (outrage, encore !), mais en plus la classe n’est pas partie !
    Et lorsque l’on sait la difficulté qu’il y a à organiser (et financer) des classes transplantées, cela paraît encore plus déplacé ! ! !

    L’institution se plaint parfois de la « démission des parents » mais lorsqu’ils s’impliquent ils sont condamnés...
    Et je ne parle même pas de l’intérêt fortement pédagogique de ce type de projets !

    Oui c’est sûr et même plus que souhaitable

    Lien

  • Eowyn
    • Posté à 18h37 le 16/06/2008
    • Internaute 31766

    Bon, je vais devoir, une seconde, aller à l’encontre du flot de critiques accablant la justice, cette grande aveugle... Cet article me semble engagé, ce qui n’est en rien une critique... mais je vais me faire l’avocat du diable et prendre le contrepied.

    On a des parents qui veulent faire une classe de neige, et cela est fort louable. Cependant l’académie le leur refuse, et au lieu d’obtempérer, ou bien de contester la décision par les voies légales (ce qui est possible, après tout, si elle n’a été prise que pour des motifs sans rapport avec l’intérêt des élèves), mais ont préféré la force.

    Les faits délictueux(l’entrée dans l’établissement scolaire) ne sont pas contestés, même si les prévenus ont essayé de les expliquer. Mais le fait que la hiérarchie administrative ait rendu une décision qui ne leur plaisait pas ne change rien à l’existence de l’infraction (ce n’est pas une cause justificative de l’infraction). D’où la remarque de la magistrate : les parents ne sont pas juristes, ils ont l’impression d’être dans leur droit... sauf qu’ils ont commis une infraction, et que le rôle du juge est de condamner dans ces cas là, en l’absence de cause juridique venant justifier l’infraction. S’il ne le faisait pas, il serait en tort, car il doit appliquer la Loi.
    Ensuite, ce qui est hallucinant, c’est qu’on en soit arrivé à un procès pour si peu.
    Ce qui est

    • janpoleroy
      janpoleroy répond à Eowyn
      • Posté à 18h52 le 16/06/2008
      • Internaute 17301

      Ce qui est encore plus hallucinant, c’est qu’on trouve encore de telles inepties. C’est grâce à des gens comme vous qu’on force les peuples contre leur gré !

      • Eowyn
        Eowyn répond à janpoleroy
        • Posté à 19h01 le 16/06/2008
        • Internaute 31766

        J’aimerais que vous précisiez votre propos, quitte à m’insulter. Je ne vois pas en quoi on « force les peuples contre leur gré » dans mon commentaire. Je suis juriste, et comme tel je pense au contraire que la loi est le siège des libertés, mais passons...

        Quant à moi je dis juste que dans un état de droit, il y a des infractions.
        Que lorsqu’on commet des infractions, on doit être puni, sauf s’il y a une cause justifiant cette infraction (légitime défense, état de nécessité etc).
        S’il n’y a pas de cause juridique, mais des causes qui atténuent la portée de l’acte, on en prend en compte dans la peine (ça a été à mon avis le cas ici, au vu du montant des amendes prononcées).
        Si vous n’êtes pas content de cette infraction, il vous suffit de changer la législation, je vous rappelle que vous disposez du droit de vote.

        Tout ce que je vous demande, c’est de réfléchir à cette décision en regardant les faits et le droit, et non en vous fondant sur votre simple indignation.

        Ce que je vous demande, juste, c’est de faire l’effort de réflechir à cette décision de justice

         
        • janpoleroy
          janpoleroy répond à Eowyn
          • Posté à 19h24 le 16/06/2008
          • Internaute 17301

          Je ne cherchais nullement à vous insulter et ce n’est pas mon genre.
          Ce que je trouve inepte, c’est d’apporter une argumentation de juriste pointilleux à ce qui n’est somme toute qu’un problème d’humanité vis-à-vis d’une population affaiblie.
          Cette décision de justice, elle est bêtement aveugle et inutilement revancharde. En cela au moins, elle est condamnable.

          Quant à « réfléchir à cette décision de justice », à celle-là comme à d’autres, croyez que je m’y emploie constamment et c’est bien pour çà que je suis révolté. Les lois sont établies par et pour une caste et on devrait se taire et obéir ?

          Enfin, le droit de vote ! En effet, avec 53% des Français, j’avais voté « NON » au référendum. Voyez ce qu’il en est advenu !

          • Eowyn
            Eowyn répond à janpoleroy
            • Posté à 20h28 le 16/06/2008
            • Internaute 31766

            Alors, je vais répondre aussi.

            je pense, en juriste pointilleuse, qu’on ne peut pas écarter la loi quand ça nous arrange. En fait, ce n’est pas être pointilleux : c’est appliquer la loi (d’ailleurs, j’insiste, persiste et signe, la décision est plutôt clémente, et a à mon sens pris en compte l’attitude de l’éducation nationale, très regrettable, dans cette affaire).
            Elle n’est pas revancharde (de quoi le juge veut-il se venger ? Il n’a pas d’actions dans l’éducation nationale) ni aveugle (elle me semble plutôt proportionnée). C’est juste qu’en droit pénal (c’est une spécificité, pour le coup) vous ne pouvez pas écarter la loi quand elle vous arrange. Pour le coup, c’est là que ce serait être aveugle...

            Pour le problème d’humanité : en fait il me semble qu’il y a là un décalage, visible également dans l’article. La volonté des parents de faire une classe ne neige est louable, mais ce n’est pas ça qu’on leur reproche : on leur reproche, en gros, d’avoir mal réagi à une décision qui allait contre leur avis. Ce sont des adultes, ils doivent savoir qu’il y a des limites à ce qu’on peut faire, même si on croit être dans son droit. C’est pour ça, et pour ça uniquement, qu’ils sont condamnés. Pas pour avoir voulu organiser une classe de neige : pour avoir pensé qu’ils avaient le droit de contester le refus de cette façon...

            • LG240
              LG240 répond à Eowyn
              • Posté à 21h43 le 16/06/2008
              • Internaute 23978

              Puisque vous êtes un juriste pointilleux, j’aimerai que vous m’indiquiez
              1)le nombre de parents qui entrent chaque année dans une école sans y avoir été officiellement invité (sur 1.2 millions d’enfants scolarisés, s’il y a juste un parent par classe qui rentre une fois dans l’année dans l’école pour parler avec l’instit (hypothèse ridiculement basse), on est déjà à 400 000 « infractions »)
              2)le nombre de ces dangereux délinquants condamnés chaque année... Pardon ? Zéro ? mon dieu, comme c’est étrange... Y aurait-il alors, je n’ose l’écrire....UNE JUSTICE A 2 VITESSES ? ! ! ! !

              • Eowyn
                Eowyn répond à LG240
                • Posté à 21h53 le 16/06/2008
                • Internaute 31766

                juriste PointilleuSE, j’y tiens :)

                Je crois que la question est moins l’entrée dans yn établissement scolaire en tant que tel (plein de parents y rentrent tout le temps) que le fait d’entrer dans la classe elle même, alors qu’on sait qu’on n’a pas de raison légitime d’y être. Un parent qui rentre dans une classe parce qu’il y est invité par le professeur, ou pour une kermesse, n’est pas en faute... ici, les parents sont entrés dans la classe avec le but précis de perturber le fonctionnement normal de l’institution ?

                Pour le nombre des personnes condamnées pour cette infraction, je ne le connais pas, mais je pense que ces statistiques doivent être publiées, donc il faut chercher. Rien ne vous permet de dire que ce nombre est nul avant d’avoir les stats en main.
                Et deux vitesses... par rapport à quoi ?

                • LG240
                  LG240 répond à Eowyn
                  • Posté à 22h39 le 16/06/2008
                  • Internaute 23978

                  Pardon, il fallait lire : 3 vitesses :
                  1er vitesse (dite aussi justice éclair) : quand l’état ou l’un de ses représentants a des chances de gagner son affaire
                  2ème vitesse : affaire qui oppose deux citoyens lambda (deux ans minimum)
                  3ème vitesse : quand l’état ou l’un de ses représentants n’a aucun intérêt à ce que la justice examine l’affaire (comptez une ou deux vie humaines)

        • caro
          caro répond à Eowyn
          délinquante avérée
          • Posté à 19h32 le 16/06/2008
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          croyez-vous que si l’inspecteur d’académie avait fait correctement son boulot en faisant part de sa décision non pas la veille des vacances mais dans les temps « normaux » (1 mois ?), cette irruption des parents aurait eu lieu ?

          Les parents auraient dû donc bénéficier de circonstances atténuantes. Mais il faut bien remettre les récalcitrants dans le droit chemin, il ne faut surtout pas s’en prendre à la hiérarchie, même si elle est incompétente.

          • Eowyn
            Eowyn répond à caro
            • Posté à 20h34 le 16/06/2008
            • Internaute 31766

            Non, je ne le crois pas.
            Cela n’excuse pas les parents pour autant : les parents étaient des adultes, ils pouvaient se comporter comme tels et ne pas commettre une infraction. Désolée, mais il y a d’autres manières de se faire entendre.

            En fait, comme je l’ai déjà dit : je pense que des circonstances atténuantes ont été prises en compte au vu des peines prononcées. Ce que j’explique, c’est que le juge ne pouvait pas dire : l’infraction n’a pas été commise ; il pouvait juste prononcer une peine adaptée, ce qu’il a fait, à mon sens (mais je comprends qu’on puisse la trouver lourde).
            Sur la hiérarchie : le juge judiciaire ne pouvait pas se prononcer dessus (il n’en était pas saisi, et ce n’est pas son rôle). En revanche, il existe des voies internes à l’administration pour contester cette attitude et les décisions qui en découlent (mais nous sommes d’accord pour dire que ce n’est pas la transparence absolue non plus). L’idée, c’est que c’est par ça que les parents auraient du commencer, au lieu de passer à la manière forte !

            • Armelle_Marseille
              Armelle_Marseille répond à Eowyn
              citoyenne à Marseille et (...)
              • Posté à 22h41 le 16/06/2008
              • Internaute 39513
                citoyenne à Marseille et (...)

              @ Eowyn qui me semble bien péremptoire : -)

              Savez vous seulement que ces parents avaient toute légitimité à entrer dans l’école ? en tant que parents certes mais en leur qualité d’élus ( représentants des parents d’élèves) au conseil d’école ?

              Dans cette affaire que je connais bien, l’institution Education Nationale puis l’institution judiciaire ont voulu faire un exemple.

              Place aux parents consommateurs/clients, parents usagers/citoyens, on vous traine en justice et on vous condamne.

              C’est toute la conception du Service Public d’Education Nationale qui disparait peu à peu pour laisser la place à une logique « client » assortie d’un grand retour de la hiérarchie.
              C’est quand même assez invraisemblable d’entendre un magistrat en faire un éloge aveugle.
              Je ne savais pas, je n’ai fait qu’obéir à ma hiérarchie ...que n’a-t-on justifié ainsi .....

              Je préfère saluer la ténacité des parents et la pugnacité de leur avocate.
              On continue !

              • Anonyme répond à Armelle_Marseille

                Bravo !

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 00h04 le 17/06/2008
                • Internaute 41144

                Leur qualité d’élus ne leur donnait absolument pas le droit d’entrer de force dans une salle de classe pour y régler des comptes ! Vous êtes tombée sur la tête !

                • kk
                  kk répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
                  au vert
                  • Posté à 07h53 le 17/06/2008
                  • Internaute 13480
                    au vert

                  de force ?
                  Où avez-vous vu celà ?

                • Armelle_Marseille
                  Armelle_Marseille répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
                  citoyenne à Marseille et (...)
                  • Posté à 19h53 le 17/06/2008
                  • Internaute 39513
                    citoyenne à Marseille et (...)

                  Relisez mieux l’article et allez voir le commentaire de Louise Dubuisson : les parents ne sont pas entrés de force dans l’école !
                  Si cela ne vous convainc toujours pas, procurez-vous les minutes du procès. Cette accusation d’entrée en force n’a pas été retenue.

                  Dernière chose : non chère madame, je ne suis pas tombée sur la tête . Je m’en sers de cette tête pour réfléchir !

              • mechante langue
                • Posté à 11h08 le 17/06/2008
                • Internaute 28480

                « Savez vous seulement que ces parents avaient toute légitimité à entrer dans l’école ? en tant que parents certes mais en leur qualité d’élus ( représentants des parents d’élèves) au conseil d’école ? “

                D’ou sortez vous cela ?

                ‘Dans cette affaire que je connais bien, l’institution Education Nationale puis l’institution judiciaire ont voulu faire un exemple.

                Exemple de quoi ?

                C’est toute la conception du Service Public d’Education Nationale qui disparait peu à peu pour laisser la place à une logique client’ assortie d’un grand retour de la hiérarchie.”

                Il me semble q’il est encore heureux que les fonctionaires soient soumis a une hierarchie. Vous imaginez une administration ou chaque fonctionnaire aurait son petit pouvoir autonome en ayant des comptes a rendre personne : mais ce serait le régne de l’arbitraire !

                En outre il ne faut pas oublier que les principaux “enemis” de l’entré ou de la participation des parents dans l’EN sont les syndicats d’enseignants

                • mechante langue
                  • Posté à 14h48 le 18/06/2008
                  • Internaute 28480

                  « Savez vous seulement que ces parents avaient toute légitimité à entrer dans l’école ? en tant que parents certes mais en leur qualité d’élus ( représentants des parents d’élèves) au conseil d’école ? “

                  D’ou sortez vous cela ?

                  ‘Dans cette affaire que je connais bien, l’institution Education Nationale puis l’institution judiciaire ont voulu faire un exemple.

                  Exemple de quoi ?

                  C’est toute la conception du Service Public d’Education Nationale qui disparait peu à peu pour laisser la place à une logique client’ assortie d’un grand retour de la hiérarchie.”

                  Il me semble q’il est encore heureux que les fonctionaires soient soumis a une hierarchie. Vous imaginez une administration ou chaque fonctionnaire aurait son petit pouvoir autonome en ayant des comptes a rendre personne : mais ce serait le régne de l’arbitraire !

                  En outre il ne faut pas oublier que les principaux “enemis” de l’entré ou de la participation des parents dans l’EN sont les syndicats d’enseignants

                  • YAJ
                    YAJ répond à mechante langue
                    enseignante retraitée, non (...)
                    • Posté à 00h17 le 19/06/2008
                    • Expert 3231
                      enseignante retraitée, non (...)

                    La technique de copier 2 fois le même message alors qu’on sait qu’il va être refermé ne m’impressionne pas. Je referme les 2 et je vote 2 fois.

                    autre chose : les syndicats enseignants ne sont pas les ennemis des parents

              • Eowyn
                • Posté à 20h24 le 22/06/2008
                • Internaute 31766

                Bon, je reviens ici après la bataille (loin de toute connexion adsl pendant quelque temps).

                La place d’un élu est bien entendu dans l’école, cela n’implique pas de perturber les cours dès que vous êtes en désaccord avec l’éducation nationale. Il y a un équilibre à garder : vous pouvez parlementer dans le cadre de l’établissement scolaire, pas entrer dans la salle de cours dès que ça vous chante, parce que vous n’êtes pas contents.

                L’argumentation des gens, dans cette affaire, est : regardez les pauvres parents, condamnés dans leur combat contre l’éducation nationale. Il faut dissocier les deux : oui, leur combat est juste, mais il faut le mener avec les bonnes armes, ce qui, je suis désolée, n’implique pas de rentrer de force dans une classe, et de frapper un inspecteur.
                S’ils ne sont pas contents de la décision, il existe des voies de recours officielles, autre que « je rentre dans une salle pour faire pression ».
                Pour l’éloge de la hiérarchie, je suis d’accord qu’il n’a pas sa place dans un prétoire. Mais ne confondez pas ça avec une infraction.
                Au nom de votre bonne volonté (et aucun de nous ne peut dire ce qu’il y avait précisément dans le dossier des parents, peut-être refusé avec raison), vous ne pouvez pas venir perturber le fonctionnement de l’école.

        16 autres commentaires
    • LG240
      LG240 répond à Eowyn
      • Posté à 21h35 le 16/06/2008
      • Internaute 23978

      Si j’avais dû être condamnée chaque fois que je suis entrée dans l’établissement scolaire de mes enfants, je dormirai sous les ponts. On n’a pas fini de construire des prisons avec des arguments pareils ! ! !
      Ses parents ne sont pas rentrés par effraction dans cette école. Ils y étaient pour attendre l’inspecteur, comme chaque jour des milliers de parents rentrent dans l’école de leurs enfants pour rencontrer un instit ou un directeur. On ne peut pas à la fois hurler à la démission parentale et au racisme des classes moyennes qui fuient les zep et faire sonner la troupe quand, pour une fois, des parents s’investissent bénévolement pour que l’égalité des chances cessent d’être une parole en l’air

      • Eowyn
        Eowyn répond à LG240
        • Posté à 22h14 le 16/06/2008
        • Internaute 31766

        Oui, vous y êtes entrée, mais quand vous y êtes entrée, vous aviez une raison légitime d’y être (vous aviez été invitée, autorisée par l’administration).
        On ne leur reproche pas d’être entrés dans l’établissement scolaire lui même, mais, si j’ai bien compris, dans la salle de classe - ce qui revient à perturber le cours, sans y être invité, sans raison.

        Autant les initiatives des parents dans l’école doivent être encouragées, souhaitées etc, autant on ne peut pas permettre à n’imporet quel parent de perturber une classe à chaque fois que quelquechose lui déplait dans l’éducation nationale (sinon, plus aucune classe ne pourrait avoir lieu).

        Enfin, il s’agit d’une contravention de 5e classe, il ne saurait donc être question de prison ici !

         
        • LG240
          LG240 répond à Eowyn
          • Posté à 22h46 le 16/06/2008
          • Internaute 23978

          N’était-il pas légitime qu’ils aillent prévenir les enfants que la classe de neige n’aurait finalement pas lieu ? N’était-il pas légitime qu’ils aient eu envie que l’inspecteur soit là pour partager la déception des enfants ? Je comprends vos arguments, chèRE juristE pointilleuSE, mais ce qui me désole, c’est que vous ne semblez pas voir que parfois la justice est clairement instrumentalisée au profit de qui détient l’autorité publique (ce qui abaisse et la justice, et l’autorité publique)

          • Eowyn
            Eowyn répond à LG240
            • Posté à 22h54 le 16/06/2008
            • Internaute 31766

            Ils peuvent pour cela utiliser la méthode normalement utilisée par les parents d’élève, qui est un message adressé aux élèves ou à leurs parents. Leur but était clairement de faire de la provocation, de perturber le fonctionnement normale de leur établissement, voire de faire pression sur l’administration...

            Et non, je maintiens : il y a des fois où ma justice est instrumentalisée, utilisée par l’autorité publique (et souvent ça ne soulève pas l’indignation de l’opinion publique, on vient même féliciter la ministre de la justice de « reprendre en main » les juges). En fait - ne me lancez pas là dessus, c’est un de mes dadas - la justice doit constamment résister à des pressions exercées par les instances exécutives.
            Cependant, il me semble qu’ici, les parents étaient en faute. C’est une question d’appréciation, bien entendu, mais je vois plus là la condamnation d’un comportement anormal des parents que la complicité sardonique d’une juge avec l’administration.

            • LG240
              LG240 répond à Eowyn
              • Posté à 23h04 le 16/06/2008
              • Internaute 23978

              On arrivera décidément pas à se mettre d’accord. Je maintiens que c’était la moindre des chose d’annoncer de vive voix à des enfants qui attendaient cette réponse depuis plusieurs mois que leur classe de neige était annulée. Par ailleurs, je ne parviens pas à me rappeler d’une seule fois dans ma vie où je me sois réjouie que la justice ait été reprise en main par la ministre (particulièrement - mais pas uniquement - CETTE ministre)

            • FO le dire
              FO le dire répond à Eowyn
              Nantes
              • Posté à 12h50 le 17/06/2008
              • Internaute 24404
                Nantes

              C’est mignon la naïveté dans le monde actuel.

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 00h06 le 17/06/2008
            • Internaute 41144

            « N’était-il pas légitime qu’ils aillent prévenir les enfants que la classe de neige n’aurait finalement pas lieu ? »

            Bien sûr que non ! Ce n’était pas à eux de le faire.

        • caro
          caro répond à Eowyn
          délinquante avérée
          • Posté à 23h05 le 16/06/2008
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          @ Eowyn

          Dites-moi SVP qui était le plus à sa place dans l’école, les parents d’élèves ou la BAC appelée par l’Inspecteur ?

        6 autres commentaires
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