Enquete 14/06/2008 à 18h35

BTP : les congés ouvriers encore dans les caisses patronales



Un chantier à Biarritz (Kerarno/Flickr).

Ils sont dépités et en colère, les patrons rebelles aux caisses de congés payés du BTP. Malgré les promesses du gouvernement précédent, l’actuel ministre du Travail refuse de faire le ménage dans ce système opaque. En cause : les cotisations patronales, prélevées automatiquement avec les congés payés des ouvriers, mais aussi l’étrange gestion des fonds, pour partie placés dans des paradis fiscaux. Droit de suite.

Un an après avoir signé un protocole d’accord, les adhérents de l’Association de défense des entreprises pénalisées par l’affiliation à une caisse de congés payés du bâtiment (Adepaccopab) sont amers.

Composée de PME de la plasturgie, de la construction en bois, des industries du froid ou de la sécurité électronique, l’association tente depuis l’an dernier d’obtenir la publication d’une circulaire interdisant la collecte des cotisations patronales sur les bordereaux des caisses de congés payés. Promesse faite par Hubert Martin, le directeur de cabinet de Gérard Larcher, précédent ministre du Travail. Pour le président de l’Adepaccopab, Pascal Sanchez, l’actuel ministre du Travail, Xavier Bertrand, défenseur régulier des petits patrons sur les plateaux télé, fait preuve d’une grande désinvolture. (Voir la vidéo)

Peu d’entreprise le savent, mais lorsqu’elles cotisent aux caisses du bâtiment pour payer leurs ouvriers, elles financent aussi les fédérations patronales (FFB, FNTP, Capeb, FNSCOP). Tous les salariés du bâtiment seront aussi surpris d’apprendre que l’argent de leurs vacances est en partie placé en trésorerie dans une sicav gérée par la banque d’affaires Lazard.

Une sicav gérée par Lazard pour gérer l’argent des congés payés du BTP

Voir le document

(Fichier PDF)

En 2007, le rapport de gestion d’Euro bâtiment plus (ci-contre) validé par les fondées de pouvoir de Lazard et le conseil d’administration, affichait un actif net de 354 199 098,79 euros. Soit une partie seulement des cinq milliards d’euros collectés chaque année par les trente-trois caisses de France.

Mieux : ce rapport indique (p. 35) qu’une partie des encours sont déposés dans deux paradis fiscaux, les îles Caïmans et Jersey. Le tout pour une grosse dizaine de millions d’euros. Pourquoi ? Comment ? Des questions que les patrons de l’Adepaccopab posent depuis des années. En vain. Pour justifier leur refus, les caisses arguent que rien ne les oblige à publier leurs comptes. Pourtant, au titre des statuts, les adhérents sont juridiquement « solidaires » en cas de banqueroute. Autrement dit, responsables mais incapables de vérifier la bonne gestion de ces drôles d’associations.

Autant de points de crispation pour les chefs d’entreprises, surtout ceux qui réclament depuis l’an dernier leur désafilliation du système, parce qu’ils n’ont pas une activité centrée autour du bâtiment. Philippe Roy, du Syndicat national des entreprises du froid, d’équipements de cuisines professionnelles et du conditionnement de l’air (SNEFCA), dresse un bilan mitigé de l’application du protocole de désafilliation signé il y a un an. (Voir la vidéo)

Dernier détail qui agace les chefs d’entreprise : la mention de jetons de présence accordés aux administrateurs de la sicav. De 1600 euros la participation au conseil d’administration, pour Gérard Agnésina, président de la caisse région nord-est et président de la sicav, à 800 euros pour les autres administrateurs (dont 21 représentants de caisses régionales), on découvre aussi l’identité d’administrateurs n’ayant, a priori, rien à voir avec les congés payés du BTP : l’Opac de Haute-Savoie, le groupe SMABTP qui assure les professionnels ou encore le groupe Vinci...

Ultime précision apportée par ce document : un bénéfice net de 8,7 millions d’euros, preuve que l’argent des congés payés rapporte. Pour quel bénéficiaire ? Réponse dans la septième résolution, adoptée à l’unanimité :

« L’Assemblée générale approuve le montant des sommes distribuables arrêté à 8 748 051,83 euros et décide de son affectation comme suit : 8 748 051,83 au capital social.
Aucun dividende ne sera donc mis en paiement au titre de cet exercice. »

Au moins, les bénéfices restent dans la caisse.

Le réseau des caisses organise sa contre-attaque juridique et médiatique

Depuis la publication de l’enquête de Rue89, en février, le réseau des caisses a déclenché un plan de sauvetage à plusieurs étages. D’abord, un audit de l’ensemble du réseau. Dans un mail envoyé dix jours après une demande d’entretien, l’Union des caisses de France (UCF) précise :

« Depuis 2003, un travail de modernisation a été entamé par le réseau Congés Intempéries BTP. Il vise à adapter son fonctionnement et son organisation aux besoins actuels des entreprises et des salariés.
Dans ce contexte, de nouvelles pratiques (mise en commun de moyens informatiques, par exemple) et de nouvelles missions (la lutte contre le travail illégal et la concurrence déloyale soutenue par les pouvoirs publics) ont vu le jour au sein du réseau.
Afin de finaliser et de structurer ce travail, le réseau a décidé de s’appuyer -tout comme une entreprise- sur le savoir faire de sociétés de conseil, expertes dans tel ou tel aspect technique (système d’information) ou organisationnel. »

Face à l’impossibilité de poser la moindre question à la directrice de l’UCF, Claudine Metz, le cabinet de communication Strategicom, mandaté par le réseau, est aussi chargé de rassurer les adhérents qui viendraient à se plaindre de l’opacité de son fonctionnement. Il suffit pour ce faire de composer un numéro (0 810 227 287) réservé aux entreprises et aux caisses. S’agissant de l’audit, le mail de l’UCF précise aussi :

« In fine, cet audit sera donc examiné par les instances élues du réseau et les organisations professionnelles. Ensemble, elles décideront des évolutions qu’elles souhaitent ou non apporter au fonctionnement du réseau. »

Derrière l’expression « les instances », comprenez les gros bonnets du BTP. A moins que l’ultra-actif ministre du Travail ne mette son nez dans le dossier. Au cabinet de Xavier Bertrand, personne ne semblait au courant de l’existence d’un audit.

David Servenay


Articles suivis :
Les congés des ouvriers du BTP financent le Medef
Des patrons du BTP confirment les dérives des caisses de congés
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  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 18h56 le 14/06/2008
    • Internaute 16256

    Le véritable problème c’est que les entreprises qui veulent sortir de ce système ne sont pas prêtes à engager des procédures à l’échelle de l’Europe voire plus. Elles obtiendraient gain de cause et la France serait condamnée. Alors qu’attendent-elles ? La peur de perdre des marchés ou de la vindicte des clans mafieux ?

    • Les Chats
      Les Chats répond à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 21h44 le 14/06/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Clans mafieux, le mot est lâché, j’ai comme l’impression que ce pays est pourri par la mafia.
      Il y a vraiment trop de magouilles et pas des petites.

      La seule chose à faire c’est d’engager une procédure.
      A quel niveau ? Je ne sais pas mais rien ne les empêche d’alerter les instances européennes.
      De toute façon il faut qu’ils fassent du bruit.

      comptecourant c’est quoi au dessus de l’Europe ?
      (engager des procédures à l’échelle de l’Europe voire plus) Je ne comprends pas.

      Encore un sujet dont seul Rue89 parle.

      • lms-couturasp
        • Posté à 19h32 le 16/06/2008
        • Internaute 34773

        @ Les Chats,

        Comme vous le savez, l’Etat est une personne morale de droit public. Comme n’importe quelle personne, elle est capable de violer la loi. Pour forcer le trait, souvenez-vous des gendarmes sur le quai des gares qui refermaient les portes des trains qui partaient vers l’est. Ils obéissaient aux lois de Vichy.
        Rappeler-vous peut-être de ce juge qui disait à René Bousquet : « Appliquer une loi illégale est illégal ! »

        Et bien, je crois que la France qui a déjà été condamnée à de nombreuses reprises par la Cour Européenne des Droits de l’Homme maintient des décrets fondateurs des caisses de congés qui sont selon la belle formule, « inconventionnels. »

        Mais pour avoir une idée précise de cette inconventionnalité, il faut étudier la loi, les décrets, les statuts et le règlement intérieur des caisses, le droit international des droits de l’homme en particulier, le rôle et la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme à savoir par exemple le célèbre arrêt Chassagnou et autres contre France du 29 avril 1999 : Lien
        Vous pouvez aller sur le site de la Cour EDH : « HUDOC » mot à utiliser dans le moteur de recherche.
        Il ne suffira pas de lire. Il faut assimiler ! La tâche est rude.

        Le préalable de la présentation de la requête en Cour EDH exige l’épuisement des voies de recours internes.
        Ce qui signifie que c’est le juge français qui doit statuer d’abord. Il est le juge naturel des droits de l’homme qui a le pouvoir de dire qu’une loi ne s’applique pas parce qu’elle est contraire à la Convention européenne des Droits de l’Homme. Il doit tenir compte de la hiérarchie des normes.

        Mon entreprise va bientôt comparaître devant le juge du Tribunal de Commerce de Limoges. Son Président, mon ancien patron, a été Vice-Président pendant 12 ans de la Caisse de congés de Limoges, mon adversaire. Celle-ci se plaint parce que je refuse de lui payer l’ « impôt révolutionnaire. »
        Le Président du Tribunal, Frère René Dufour, sera-t-il le juge de l’inconventionalité ? Sait-il que l’article 55 de la Constitution dit que : « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celles des lois, (…) »
        La Franc-maçonnerie, c’est la combinaison de : « la recherche de la vérité, l’étude de la morale, la pratique de la solidarité. » Je ne peux qu’avoir confiance dans le destin judiciaire de mon entreprise.
        Un tribunal a l’obligation de motiver ses décisions, article 455 du Code de procédure civile. Ce tribunal pourra montrer que les valeurs francs-maçonniques dont est issue la Ligue des Droits de l’Homme sont bien réelles ou bien il condamnera mon entreprise à être privée de sa trésorerie par un jugement peut-être digne du temps des parlements d’avant 1789.
        Et je pourrais m’écrier : « Marianne se meurt, Marianne est morte ! »

        Si je perds, mon entreprise va être condamnée à payer les frais de justice de la Caisse. Il faudra aussi que je paye une deuxième fois les congés à la Caisse même si je les ai déjà payés directement à mon salarié. Ensuite si elle est encore debout, Cour d’appel, puis Cour de cassation. Puis, requête auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Soit une procédure très longue.

        Rue89, Les Chats, Charles Mouloud, le Journaleux, les juristes et les autres aidez-moi !
        Les collègues du BTP qui veulent des conclusions clés en mains pour assigner leur caisse peuvent m’écrire : Sarl LMS, 87220 Eyjeaux.

        Je vous invite à lire :

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    • Henri Maillot
      • Posté à 19h16 le 16/06/2008
      • Internaute 35611
        Chef d'équipe

      @ Comptecourant

      Voici le mail que j’ai adressé au Député de la Haute-Vienne, Daniel Boisserie

      « Subject : La trésorerie des entreprises du BTP confisquée par les caisses de congés
      Date : Mon, 10 Mar 2008 21 : 12 : 30 +0100

      Henri Maillot à Daniel Boisserie, député de la Haute-Vienne

      Monsieur le Député,

      Vous êtes en première ligne au regard de cette affaire, “caisses de congés payés du bâtiment”, car vous êtes aussi architecte.

      Normalement votre corporation aurait dû “confier” l’argent social des congés de ses salariés à ce système, la caisse de congés.
      Mais la vieille nomenclature de 1947 a été corrigée. Votre profession avec celle de géomètre ont été rayées de la liste.

      La matière grise est sortie des griffes du prédateur.
      Les autres professions du BTP ont été obligées de s’affilier aux caisses dans la mesure où, vraisemblablement, elles n’ont pas été capables de comprendre ce qui leur arrivait !

      Le phénomène “caisse de congés” est une forme perverse du capitalisme :
      Confisquer l’argent des autres, en feignant de poursuive un but social pour effectuer des placements afin de profiter des intérêts, s’installer dans les conseils d’administration des banques, mener grand train, financer, entre autre, les organisations professionnelles du BTP, tout cela est inacceptable même du point de vue d’un libéral.

      Pour vous-même qui êtes profondément ancré à gauche, accepteriez-vous d’être un suppôt de ce type de capitalisme ?

      Et pourtant, vous savez. Mais vous ne dites rien !

      Est-ce que votre silence est une manière d’approuver les agissements des patrons du BTP qui siègent dans les caisses de congés ?

      Est-ce que les organisations professionnelles, FFB, FNTP, CAPEB, FNSCOP, imposent aux politiques le maintien des décrets fondateurs des associations loi 1901 caisses de congés dans lesquelles elles sont membres de droits ?
      Ces caisses, ne financeraient-elles pas tous les partis politiques de la gauche à la droite ?

      Après avoir pris connaissance des articles suivants avec leurs commentaires :

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      ainsi que
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      car ces deux derniers articles relancent l’affaire des caisses de congés ;

      je vous demande de vous prononcer publiquement et d’intervenir en particulier dans le dossier de votre administrée la sarl LMS à Eyjeaux dont le patron est questionné dans le premier article.

      Certes, le législateur n’a pas à intervenir dans les décisions de justice. Mais vous pouvez demander au gouvernement d’abroger les décrets D. 732-1 et suivants du Code du travail.

      Ces décrets sont contraires à la Convention EDH.
      Ils ne respectent pas :
      - la liberté d’association (droit d’association négatif),
      - le principe d’égalité,
      - le respect du bien des chefs d’entreprise du BTP.
      Ne s’agit-il pas d’un abus de clause d’ordre public ? (art. 18 de la Convention EDH)

      J’ajoute que la doctrine a désapprouvé un arrêt de la Cour de cassation du 22 février 2006. Celle-ci avait donné tort à un misérable artisan et raison à une puissante caisse de congés.
      L’arrêt de cette cour, réputée impartiale et indépendante, affirme que l’affiliation obligatoire à une caisse de congés est nécessaire à la protection de la santé et des droits des salariés... Ce qui justifie par voie de conséquence la confiscation de l’argent social des congés aux entreprises du BTP.
      Donc, l’automobile, le textile, la grande distribution, la banque, l’assurance et d’une manière générale les entreprises privées doivent ouvrir des caisses de congés. Que d’emplois en perspective !

      Que cette autorité normative cesse de ternir l’image de la justice de mon pays !
      Ce n’est pas parce que c’est un peu compliqué qu’il faut en profiter pour exploiter l’ignorance des adhérents des caisses de congés, c’est-à-dire les artisans et PME du BTP !

      Ils peuvent parfois être débiteurs et par conséquent payer des agios. Pendant ce temps, des administrateurs de la banque qui le sont aussi dans les caisses de congés raflent les intérêts créditeurs sur les comptes rémunérés de ces mêmes caisses.
      Beau travail, Monsieur le Député !

      Il va donc falloir choisir.
      Ou vous êtes du côté de ceux qui confisquent, ou vous êtes surtout politiquement, (parce que professionnellement informé), en faveur de ceux qui produisent et qui en ont assez d’être privés de leur outil de travail.

      Vous avez principalement contribué à l’obtention de la TVA à 5,5 % pour les travaux de rénovation.
      Pouvez-vous être l’artisan de gauche qui va mettre en œuvre ce qui est nécessaire pour remettre l’argent social des congés entre des mains légitimes ?

      Vous avez là une magnifique occasion de faire en sorte que 5 milliards d’euros soient enfin versés dans la bonne caisse, celle des partenaires des architectes : les artisans et PME du BTP !

      Monsieur le Député, la parole est à vous !

      Cordialement.

      Henri Maillot
      Associé et ouvrier dans une entreprise de gros oeuvre
      Citoyen qui vit dans une République fondée sur un état de droit »

      Je lui ai renvoyé un second mail le 18 avril 2008. A ce jour, pas de réponse.

      Parmi les internautes qui sont intervenus sur le sujet, Jean-Claude Ponson, ex chauffagiste se pose, lui aussi, la question de savoir si les caisses n’auraient pas financé les partis politiques ! Ce qui pourrait expliquer que les parlementaires ne manifestent pas un grand empressement pour demander l’abrogation des décrets D. 3141-12 à D. 3141-37, anciennement D. 732-1 à D. 732-11 du Code du travail. Ce serait, sans doute, une bonne hypothèse de travail.
      D’ailleurs on remarquera que si la Cour des comptes est allée voir ce qui se passe à la Caisse des Congés Spectacles, elle se déclare incompétente pour examiner les comptes des Caisses de Congés du BTP. Alors que ce sont aussi des associations de droit privé qui ne sont pas chargées d’une mission de service public.

      Dites la Caisse, Stratégicom, votre boîte de com., vous la payez avec quel argent ? Les patrons du BTP vous ont-ils donner le feu vert en Assemblée Générale ?

      On comprend que vous ayez besoin d’une boîte de com. ! Votre spécialité habituelle, c’est le silence !

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 18h59 le 14/06/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    N’importe comment, d’après le MEDEF, c’est sur les chantiers que peuvent se trouver en toute tranquilité les ouvriers. Là au moins, il y a très peu de contrôles au faciès... ! !

    Lien

    • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
      • Posté à 19h10 le 14/06/2008
      • Internaute 16256

      C’est surtout là, du moins ce fut là pendant plusieurs décennies, qu’on décédait le plus rapidement et le plus jeune. C’est pourquoi ce système mafieux s’est développé et que les congés payés ont fini en Sicav, car les ouvriers n’avaient pas le temps, parfois, de les demander.

  • compte désactivé 2
    • Posté à 19h11 le 14/06/2008
    • Internaute 29938

    Quels mensonges éhontés ! On sait très bien que l’argent des caisses noires du MEDEF est allé dans les caisses des syndicats... QAssez d’imposture ! ! !

  • oscar clandot
    • Posté à 19h55 le 14/06/2008
    • Internaute 16545

    A voir le grand nombre de commentaires, on se rend compte que beaucoup de monde s’en balance des congés payés du bâtiment. Pourtant les gars, c’est vos sous !
    C’est vrai,vous pensez que les petits patrons du bâtiment ne sont pas assez adultes pour donner directement les congés payés a leurs ouvriers. Continuez a vous gaver Mesdames Messieurs les caisses, il y a encore du marbre a Carrare pour vos immeubles, du teck et de l’acajou pour vos bureaux et de pauvres cons pour transpirer a votre place. Moi, Clandot, je plante du chanvre. Pas celui qui se fume, l’autre pour les cordes.
    Au fait je prend pas de congés cette année.
    Gardez les sous,
    Portez vous bien.
    Ne dites plus congés payés.
    Dites « con ! ! j’ai payé »

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 21h26 le 14/06/2008
    • Internaute 38523
      patati et patata

    une fois un salarié que j’avait, voulait prendre les congés plus tot , j’ai donné un chèque , je ne vous explique au rappel de cotisation j’avait beau leur expliquer que c’est déja fait ils voulaient rien savoir huissier et tout ,ha ils ne lachent rien .Imaginer tout les artisans et pme qui cotisent la manne considérable d’argent forcément ils doivent spéculer avec , mais ils ne l’emporteront pas au paradis.

  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 21h52 le 14/06/2008
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Tous ces gens qui râlent, ont-ils rempli leur devoir le plus élémentaire de bon citoyen, être ami de Sarkozy, pote avec Bouygues, Lagardère ou Bolloré,être conseillé par Balkany, bref avoir des amis convenables ? NON ? Eh bien de quoi se plaignent-ils ?

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 21h59 le 14/06/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    C’est quel Lazard dans tout ça :

    Lien

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 22h08 le 14/06/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Et ça c’est vraiment pas mal dans le genre :
    « ce rapport indique (p. 35) qu’une partie des encours sont déposés dans deux paradis fiscaux, les îles Caïmans et Jersey. Le tout pour une grosse dizaine de millions d’euros. Pourquoi ? Comment ? Des questions que les patrons de l’Adepaccobab posent depuis des années. En vain. Pour justifier leur refus, les caisses arguent que rien ne les oblige à publier leurs comptes. Pourtant, au titre des statuts, les adhérents sont juridiquement “solidaires” en cas de banqueroute. Autrement dit, responsables mais incapables de vérifier la bonne gestion de ces drôles d’associations.

    Comment peut-on être responsable et ne pas avoir un droit de regard sur les comptes ?
    Une loi générale sur la transparence. Sans la transparence nous ne sommes pas un pays démocratique.

    J’espère vraiment qu’ils vont donner un bon coup de pied dans cette fourmilière.

  • fatalyst
    • Posté à 23h18 le 14/06/2008
    • Internaute 24368

    j’ai creer une entreprise informatique (SSII) en 2000, en réponse à mes statuts, un code NAF du BTP (je ne me rappelle plus duquel),... BIEN ! ! ! j’attends et BOUM ! ! ! un type d’une caisse du BTP commence à me dire qu’il faut que je cotise au BTP (avec env 10% de plus pour la caisse du BTP, et oui c’est le tarif) etc.... j’essaye de rectifier le tir auprès des instances administrative (INC, je crois) ; enfin j’ai réussi à avoir un code 725Z (dépannage de machine bureautique...) OUFFFF ! ! ! ! .

    Je crée une seconde entreprise en parallèle de la première en 2004 (pose de cuisine « haut de gamme »). Là ils ne me prennent pas au jeux du code NAF puisque j’ai directement déclaré l’entreprise (ébénisterie industrielle) ; chat échaudé craint......

    Enfin, je viens de créer ma troisième entreprise( d’électricité générale en avril 2008) et encore une fois je vais passé par « la bande » pour éviter le BTP ( en première activité : réseau informatique).
    Je vous conseille, entrepreneur et employé du BTP, de faire un blocus sur ces caisses immondes car l’employeur paye un service cher qui est inexistant et le salarié n’a même pas le fruit de son travail payé intégralement. Qui peu me dire si il a bénéficié d’une indemnité d’une caisse du BTP pour intempérie ces dernières années, qui ! ! ! ! .
    Comme l’UIMM (dont je faisait partie pour mon entreprise informatique, et oui l’informatique cotise comme les télécom à la caisse de la métallurgie ! ! ! pourquoi, ça ? ! ? ! ? .... donc comme l’UIMM la caisse du BTP est plus que opaques, elle a en plus une odeur de WC mal lavé. Bertrand fait l’étonné ? ? ? tiens ! ! ! bizarre moi qui suis une toute petite crotte, je sais cela et pas lui ? ? ? ? Alors deux choses, soit ....... ou soit il est ...... (remplacer les ... par ce que vous voulez).

    • jcs03
      jcs03 répond à fatalyst
      PME LILLE 59
      • Posté à 07h17 le 15/06/2008
      • Internaute 31790
        PME LILLE 59

      @ fatalyst JE REPRENDS VOS LIGNES :

      « Je vous conseille, entrepreneur et employé du BTP, de faire un blocus sur ces caisses immondes car l’employeur paye un service cher qui est inexistant et le salarié n’a même pas le fruit de son travail payé intégralement. Qui peu me dire si il a bénéficié d’une indemnité d’une caisse du BTP pour intempérie ces dernières années, qui ! ! ! ! . »

      Il y a 2 années j’ai crée une entreprise de Déco intérieure, mon opposition au système a fait que j’ai refusé de payer les cotisation , écrivant a NS et à XB, pour dénoncer l’ineptie qui nous rend soit disant incapable de provisionner et payer nous même les cp de nos salariés ! ! ! ! Le résultat, est que 3 semaines après les réponses des interressés j’ai subit un contrôle des ++ sévères. et le paiement direct des cp que j’avais éffectué est complètement illégal je vous passe le retour de baton. Depuis le 1er janvier j’ai aussi viré mon inscription à la CAPEB et j’attends le « emmerdes » à venir.
      et pourtant, j’ai embauché des chomeurs longues durées que j’ai formé ( et c’est pas rapide je vous le confirme ..) également embauché des salariés sans discrimination d’ethnie, ( 60 % de mon personnel ) les aides : peanuts ! ! ! suis jamais dans le bon créneau
      mais engagé vis a vis des mes salariés je les confirme en CDI, on a qu’une parole !
      Ma banque c’est a mourrir de rire, Un jour je croise mon directeur d’agence qui me dit : « Ah ! Monsieur .... j’ai jetté un coup d’oeuil sur vos comptes ? ça marche super bien la “plomberie” ! ! ! ! ! ! ! je fais de la déco intérieure uniquement,

      Je suis désabusé devant tout ces gens qui promettent de : , qui soit disant se penchent sur :
      Depuis j’ai acheté le CD de DALIDA avec “ paroles et paroles...” - j’avais prévu 2 nouvelles embauches en septembre, ce qui portait à 6 depuis l’élection de NS, eh bien je préfère désormais ou rallonger mes délais d’interventions, ou refuser le travail.
      Façon de voir me direz vous !
      Désormais je me dis qu’il me reste une douzaine d’années, j’irai pas au delà ! ! pas de succession donc peu d’espoir de continuité... , de revente ? suis septique. Alors BASTA !

      • Les Chats
        Les Chats répond à jcs03
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 09h11 le 15/06/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        - « j’ai crée une entreprise de Déco intérieure, mon opposition au système a fait que j’ai refusé de payer les cotisations, écrivant à NS et à XB, pour dénoncer l’ineptie qui nous rend soit disant incapables de provisionner et payer nous même les congés payés de nos salariés ! ! ! ! Le résultat, est que 3 semaines après les réponses des intéressés j’ai subi un contrôle des ++ sévères et le paiement direct des congés payés, que j’avais effectué, est complètement illégal, je vous passe le retour de bâton »

        Abus de pouvoir pour décourager les plus tenaces. Il faut donc une réaction groupée.
        Révoltant quand on sait que se sont les PME qui créent le plus d’emplois.
        Et que disait la réponse de sarko et Bertrand ?

         
        • jcs03
          jcs03 répond à Les Chats
          PME LILLE 59
          • Posté à 11h26 le 15/06/2008
          • Internaute 31790
            PME LILLE 59

          en gros la réponse : mes excuses je ne les ai pas sous les yeux, elles sont au bureau « j’ai même failli les encadrer, mais ma comptable me l’a déconseillé, vous avez assez donné en emm....es » en gros c’est nous avons transmit aux services concernés et vous tiendrons au courant ....... effectivement j’ai vu ! ! ! »
          bon maintenant je me limite à mes 80 hoo en moyenne par semaine, ( paperasse compris... ! !) je n’ai pas de barque pour naviguer et aller me changer les idées, pas de résidences d’état ou je puisse aller me reposer ( et pourtant tout est compris dans mes impots et cotisations ,,,, ) et mes frais de fonctionnement personnel et familliaux ont été revus à la baisse ces derniers temps, chercher l’erreur ! ! ! ! ! !

          • Les Chats
            Les Chats répond à jcs03
            En grève du zèle contre le (...)
            • Posté à 12h15 le 15/06/2008
            • Internaute 24526
              En grève du zèle contre le (...)

            Puisque le contrôle fiscal a eu lieu, personnellement je répondrais à sarko bertrand, avec beaucoup de courtoisie et de condescendance, ... suite à votre courrier du « .... » .... se terminant pas les termes « nous vous tiendrons au courant », je n’ai toujours pas eu de réponse de vos services, sans doute s’agit-il d’un oubli ou d’une surcharge de travail, aussi je me permets de réitérer ma demande........ ; -))

            Je suis du genre petite peste avec des gens comme eux !

            Mais on peut comprendre ce besoin de tourner le dos, d’où l’intérêt de se regrouper.
            Tenez-nous au courant jcs03 et bon courage à vous !

            • jcs03
              jcs03 répond à Les Chats
              PME LILLE 59
              • Posté à 12h27 le 15/06/2008
              • Internaute 31790
                PME LILLE 59

              pas de soucis, si la pression devient trop .... j’irai me ballader Grand place à Lille, déguisé en homme sandwich ( photocopies des différents courriers sur les panneaux ) dans le meilleur des cas M6 et FR3 Lille, sinon je ferai connaissance avec le central de la police de Lille, pour trouble sur la voie publique.
              Peut être cela me rappelera une actualité chinoise identique

              • Les Chats
                Les Chats répond à jcs03
                En grève du zèle contre le (...)
                • Posté à 12h32 le 15/06/2008
                • Internaute 24526
                  En grève du zèle contre le (...)

                Si vous faites cela surtout prévenez Rue89 et nous ici par la même, Charles Mouloud et tous ceux qui sont proches de Lille, viendront vous soutenir.

                • jcs03
                  jcs03 répond à Les Chats
                  PME LILLE 59
                  • Posté à 15h22 le 15/06/2008
                  • Internaute 31790
                    PME LILLE 59

                  Rassurez vous rue 89 aura la primeur

        5 autres commentaires
    • perlin et pinpin
      • Posté à 09h09 le 15/06/2008
      • Internaute 31591

      @ fatalyst

      « Qui peu me dire si il a bénéficié d’une indemnité d’une caisse du BTP pour intempérie ces dernières années, qui ! ! ! ! . »

      - tous les salariés de chantier de boîtes de BTP qui sont exposés à des conditions météorologique qui empêchent de travailler. Ces conditions météorologiques sont très précisément définies dans le décret de janvier 1965, versé depuis dans le nouveau code du travail applicable au 1er mai 2008

      Cordialement

      • DonQuichotte
        DonQuichotte répond à perlin et pinpin
        pdg PME à Laval
        • Posté à 22h13 le 15/06/2008
        • Internaute 31611
          pdg PME à Laval

        Perlin pinpin, vous me semblez parfaitement connaître les dispositions des caisses de congés du bâtiment en matière d’intempéries.
        Pensez-vous qu’un menuisier qui fabrique des escaliers en bois par exemple, puisse bénéficier pour ses salariés d’indemnités pour cause d’intempéries ?

        Non bien sûr, car même si des intempéries ont pu retarder certains de ses chantiers, les conditions pour que ses salariés puissent en bénéficier ne sauraient s’appliquer, n’est-ce pas ?

        Et pourtant il paiera, durant toute sa vie de labeur, des cotisations intempéries à sa caisse de congés et cela pour l’ensemble de ses salariés, sans que ceux-ci ne puissent jamais en bénéficier ne serait-ce qu’une seule fois.
        Dans le jargon des caisses, on appelle cela « la mutualisation du risque » !

        C’est beau ! N’est-ce pas ?

        En d’autres termes les caisses de congés payés du bâtiment assurent obligatoirement certains de leurs adhérents pour un risque totalement virtuel.

        S’il y a des menuisiers qui ont pu bénéficier d’indemnités pour cause d’intempéries, ne vous faites surtout pas connaître (utilisez un bon pseudo), c’est sûrement une erreur de votre caisse, car en principe, vous n’êtes autorisé qu’à payer...

        D’ailleurs quand sonnera l’heure de votre retraite, vous pourrez dire à l’instar d’Oscar Clandot « Ah con ! j’ai payé ! »

        Naturellement, il n’y a pas que les menuisiers, il y a aussi les plâtriers, les plaquistes, les carreleurs, les peintres (sauf ceux qui ne peignent qu’à l’extérieur ?). Bref, sauf erreur, tout le second oeuvre en général.

        Alors tous ensemble, vous pourrez dire « Ah con ! j’ai payé ! »

        Merci à Oscar Clandot.

  • perlin et pinpin
    • Posté à 09h24 le 15/06/2008
    • Internaute 31591

    @ l’auteur

    Je ne saisis pas bien où vous voulez en venir avec votre article.
    Suggérez-vous que ces caisses sont illégales ? frauduleuses ? opaques ?

    Je vous rappelle qu’elle sont prévues par la loi, qu’elles se justifient par la prise en charge des intempéries spécifiques aux métiers du BTP (sujet que vous n’abordez pas), qu’elles sont fondées à gérer au mieux les fonds qui leurs sont confiés (et donc que tout placement qui rapporte est conforme aux intérêts des adhérents, à l’instar de la caisse des dépôts) et qu’elles sont gérées par des administrateurs issus d’entreprises du BTP.

    Je ne vois pas où est le problème.

    S’agissant de l’ignorance des artisans sur ce sujet ou de leur impuissance, c’est une autre question mais qui se pose dans toutes les branches professionnelles où il y a des gros et des petits. De ce point de vue, votre article est à classer dans les marronniers.

    Cet article ne sert qu’à exciter la véhémence de quelques artisans qui refusent d’appliquer la loi. Stérile.

    • David Servenay
      David Servenay répond à perlin et pinpin
      Ex-Rue89
      • Posté à 10h12 le 15/06/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Tout d’abord, quelques précisions : les caisses de congés payés ne sont pas issues de la loi, mais de décrets qui remontent à la période du Front populaire.

      Ce sont des associations qui, contrairement à toutes les autres, ne publient pas leurs comptes.

      Leurs adhérents n’y ont d’ailleurs pas accès, malgré leurs demandes répétées.

      Effectivement, elles assurent un certain nombre de prestations tout à fait utiles et bénéfiques aux salariés du BTP (nous avions abordé cette question dans les précédents articles).

      Le problème est qu’elle assure aussi des prestations aux bénéfices des organisations patronales, sans que cela ne soit vraiment explicité.

      Enfin, elle pratique l’affiliation d’office sur de nombreuses PME évoluant en périphérie du bâtiment (il suffit de faire plus de 10% de votre chiffre d’affaires annuel en « activité bâtiment »), alors même que l’activité réelle de ces sociétés est très éloigné de ce secteur (pose d’antenne TV, pose de circuits frigorifiques, électroniques... etc).

      Dernier point : ce système, qui apparaît anachronique eu égard aux réalités d’aujourd’hui, est très coûteux pour ses adhérents qui n’en profitent pas vraiment en retour. C’est le sentiment qu’ils expriment.

      J’oubliais : si ce sujet était un « marronnier », alors on en parlerait partout. Ce serait une excellente chose.

      • Les Chats
        Les Chats répond à David Servenay
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 10h38 le 15/06/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        - « Ce sont des associations qui, contrairement à toutes les autres, ne publient pas leurs comptes. »

        - « Leurs adhérents n’y ont d’ailleurs pas accès, malgré leurs demandes répétées. »

        - « Le problème est qu’elle assure aussi des prestations aux bénéfices des organisations patronales, sans que cela ne soit vraiment explicité. »

        Bien résumé David ! Merci.

    • oscar clandot
      • Posté à 19h27 le 15/06/2008
      • Internaute 16545

      Monsieur perlin pimpin
      De quelle véhémence parlez vous ? De nos jours, c’est un luxe que peu d’artisans peuvent encore s’offrir. Bien entendu, si la loi est respectée faut rien dire.
      Je me tais donc, c’est bientôt les congés, et je ne voudrai pas que vexées les caisses ferment en embarquant la monnaie s’il n’est pas trop tard. Que la morale vous garde, que la bonne conscience vous borde, que la loi vous nourrisse. Allez en paix les gens comme vous ne risquent rien.

  • Ponson Jean-Claude
    Ponson Jean-Claude
    ex chauffagiste
    • Posté à 21h45 le 15/06/2008
    • Internaute 36066
      ex chauffagiste

    @ Les Chats,
    @ Perlin et Pinpin (stratégicom) et
    @ David Servenay

    Je dois remercier David Servenay, pour son article concernant les Caisse de Congés Payés du Batiment et Travaux public. La presse, en général, est assez frileuse pour dénoncer une escroquerie d’une telle envergure.

    En tous cas avec les Caisses on se fait bien marronner..... Et j’en sais quelquechose ! ! ! ! ! !

    Mais votre titre n’est pas juste, puisque les sommes astronomiques collectées ne sont plus dans les
    caisses des entreprises, mais ...........dans les caisses de congés, propriétés des organisations professionnelles !
    Ce qui n’est pas tout à fait la même chose, tout le monde le comprendra, surtout les entreprises elles mêmes ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    Votre titre aurait dû être :
    « Les congés ouvriers encore dans les caisses des organisations professionnelles du BTP »
    Les patrons attendent que cet argent revienne dans leur caisse.

    Seuls les élus de ces organisations ( CAPEB, FFB) deviennent membres de droit, des Caisses de Congés Payés, et ce, à l’insu des patrons des entreprises qui n’ont aucun pouvoir, puisqu’elles ne sont jamais convoquées aux assemblées générales.
    Les comptes sont donc seulement approuvés par les membres du fameux conseil d’administration
    constitué principalement des représentants de banques illustres.
    A ce titre je précise que :
    BTP Banque est filiale du Crédit Coopératif
    Crédit Coopératif est propriété de Banque Populaire,
    et Banques Populaires rachètent HSBC ( cette dernière fait de la pub sur rue89) .
    Vous saurez ainsi qui gère, réellement, l’argent des Caisses de Congés Payés et qui a intérêt à entretenir l’opacité des comptes ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    Par ailleurs, vous avez omis un lien très important :

    Lien

    Le but initial des Caisses de Congés Payés a tout simplement été détourné.
    En 1937, les congés de l’époque, n’étaient jamais payés du fait de la situation exclusivement précaire des salariés du bâtiment.
    En effet les patrons se déplaçaient pour réaliser les ouvrages commandés. Ils embauchaient, sur place, la main d’œuvre, juste le temps nécessaire à l’achèvement des travaux, pour, ensuite, passer à un nouvel ouvrage dans un autre village, avec le concours d’une autre main d’œuvre locale.
    Cette main d’œuvre était surtout constituée de paysans qui vivaient essentiellement de leurs produits, et à la recherche de liquidités pour leurs achats.

    Les Caisses de Congés Payés, crées sous la forme d’associations loi 1901, ne sont en aucun cas investies des prérogatives de la puissance publique. Elles n’en demeurent pas moins des organismes de droit privé »
    « les décisions qu’elles prennent (...) notamment en ce qui concerne
    la délivrance ou le retrait de la qualité de membre, sont des actes de droit privé qui ne relèvent pas de la juridiction administrative » (TA Bordeau 1989 Chassagnou),
    Pour le juge de Strasbourg ( Cour Européenne des Droits de l’Homme ), cela n’ a aucune importance de savoir si une association dispose des prérogatives de la puissance publique ou si elle est considérée, en droit interne comme une organisation para-administrative.
    La Cour se préoccupe de savoir s’il s’agit d’une association ayant une portée autonome.

    Les Caisses de Congés Payés collectent par le biais des cotisations obligatoires :
    l’argent social pour congés payés en violation de l’article 1 du Protocole n° 1, :

    « Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international. »

    Une mesure d’ingérence doit ménager un « juste équilibre » entre les impératifs de l’intérêt général et ceux de la sauvegarde des droits fondamentaux de l’individu ( ARRÊT Chassagnou et autres - Cour Européenne des Droits de l’Homme).

    La situation des salariés du bâtiment est identique aux autres secteurs d’activité.

    Les garanties de salaire et de congés sont assurées, pour tous, par le Fond de Garantie des Salaires.

    Et l’association de Caisse de Congés Payés, ne garantit absolument rien ( voir D.732-6 plus loin et D.3141-31 du nouveau code du travail).

    Les Caisses de Congés Payés osent prétendre :
    « Dans des secteurs ou dominent les TPE, dont certaines à la fiabilité très
    aléatoire dès le départ. La caisse représente une garantie, un peu comme l’AGS
    [Association pour la gestion du régime d’assurance des créances salariés, ndlr]
    pour les salaires, quand les boites fondent les plombs et laissent les salariés
    dans la nature : sans paiements ni même licenciement, pour toucher les Assedic ».

    Et l’article D. 732-6 du Code du travail précise que :
    « Toutefois, en cas de défaillance de l’employeur dans le paiement des
    cotisations, elle verse l’indemnité de congés payés au prorata des périodes pour lesquelles les cotisations ont été payées, par rapport à l’ensemble de la période d’emploi accomplie pendant l’année de référence (…). »

    Une entreprise en difficulté n’est jamais à jour de ses cotisations. On peut donc imaginer à quelle hauteur sera le versement des Caisses de Congés Payés ! ! ! ! ! ! ! ! !

    Une entreprise non affiliée aux Caisses de Congés du Bâtiment qui connaît des difficultés
    dépose le bilan et ne paye pas ses salariés, l’AGS (l’association pour la Garantie des Salaires), prendra la relève et les salariés recevront l’intégralité de leurs salaires et de leurs congés ! ! ! ! !

    Mieux, lorsqu’un salarié travaille moins d’un mois complet (un mois moins un jour
    ou deux) au cours de l’année. Ce qui est le cas souvent pour des étudiants l’été.
    La Caisse absorbe les cotisations MAIS NE REVERSE RIEN AU SALARIE.
    Et réfute son objectif principal.
    Dans ces conditions, où se trouve l’objectif premier des Caisses de Congés Payés ? ? ? ? ? ? ? ?
    Je vais même dire que ces Caisses précipitent vers la liquidation, les entreprises en difficultés
    puisqu’elles aggravent les cotisations de pénalités exorbitantes.
    Sinon, pour les administrateurs, de profiter outrageusement, du bénéfice de placements
    des sommes énormes collectées et redistribuées un an plus tard.

    Par ailleurs, les entrepreneurs confirment les pratiques scélérates des Caisses de Congés Payés, mandatées pour collecter, d’autorité, les cotisations de la FFB ou de la CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment).

    Pas de publication des comptes, pas de mécanisme de contrôle fiable.
    Les Caisses de Congés placent des milliards dans des établissements financiers… où l’on retrouve des présidents des Caisses, ( très souvent Juges au Tribunal de Commerce....) ou des organisations professionnelles du BTP.

    La CADA est incompétente pour demander la comptabilité des Caisses de Congés Payés,
    car elle déclare dans un avis n° 20054286-OH du 20 octobre 2005 que :
    « La commission constate qu’il ne ressort ni des textes applicables en l’espèce,
    ni des pièces du dossier, que les Caisses de Congés Payés du Bâtiment, constituées en application des articles D. 732-1 à D. 732-11 du code du travail, qui sont des organismes de droit privé, soient chargées d’une mission de service public au sens de l’alinéa 2 de l’article 1er de la loi du 17 juillet 1978.
    Les documents élaborés ou détenus par ces caisses ne peuvent donc être considérés
    comme des documents administratifs au sens de cet article. »

    La Chambre régionale des comptes de Limoges dans sa réponse du 19 septembre 2006
    s’exprime en ces termes :
    « En réponse, je vous informe que la chambre régionale des comptes du Limousin n’est pas compétente pour examiner les comptes de caisses de congés payés, ces organismes étant constitués sous la forme d’associations déclarée, c’est-à-dire d’organismes de droit privé ne ressortant pas de la compétence d’une chambre régionale des comptes. »

    La Chambre Sociale de la Cour de cassation s’est prononcée par un arrêt du 22 février
    2006 (n° 559 F-P + B.) sur le point de savoir si l’adhésion aux Caisses
    de Congés Payés imposée aux employeurs par l’article D. 732-3 du Code du travail
    est conforme aux exigences de l’article 11 : La Chambre Sociale a estimé que la restriction à la liberté d’association des employeurs était justifiée, au regard de l’article 11-2 de la Convention, par la nécessité de protéger les droits et la santé des salariés.
    Mais la Cour de Cassation a bien entendu évité de vérifier s’il n’existait pas
    déjà les moyens d’assurer la protection des droits des salariés ! ! ! ! ! ! !

    Si ce qu’affirment la Cour d’Appel de Dijon et le Tribunal de Commerce de Vannes est
    vrai, des Caisses de Congés Payés doivent être créées pour toutes les entreprises privées et en particulier pour les intérimaires.
    Si ce n’est pas le cas, n’y aurait-il pas discrimination ? Voir l’article 14 de la Convention EDH.

    Les entreprises sont privées de l’usage et du fruit de l’argent de leur
    travail, deux des trois attributs du droit de propriété.

    Ainsi une entreprise de 35 salariés perd, en moyenne 130 000€. Si ces Caisses de Congés cessaient de la ponctionner, cet argent reviendrait définitivement dans la trésorerie de l’entreprise.

    Pendant ce temps les associations Caisses de Congés placent environ 5 milliards
    d’euros dans divers établissements financiers comme, par exemple BTP Banque
    dans laquelle on retrouve les présidents des Caisses ou des organisations
    professionnelles du BTP.

    Les cotisations payées 1 an à l’avance
    5 MILLIARDS
    Placés à 4%
    RAPPORTENT :
    200 MILLIONS D’EUROS CHAQUE ANNEE ! ! ! ! ! ! ! ! ! (en ce moment ! ! ! ! !)

    Les entreprises et les salariés payent cher leurs prétendus droits,
    Le pactole ne servirait-il pas à gaver certains dirigeants sous formes de grosses primes accordées en millions d’euros, mais aussi à financer les (et il faut être très clair) : « Tous les partis politiques ? »
    D’où le blocage radical des députés et sénateurs de tous bords ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

    Raison pour laquelle tout ministre restera « très prudent » en ce qui concerne la remise en question de ces caisses scélérates.

  • maxi
    maxi
    ouvrier
    • Posté à 08h27 le 16/06/2008
    • Internaute 42849
      ouvrier

    encore une association de malfaiteurs proche du medef et
    des patrons richissimes. allez travailles plus pour leur donner plus !

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 15h46 le 16/06/2008
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    Ayant lu ce rapport ( combien révélateur des combines des grands groupes et pas différentes de tous les systèmes que l’on qualifie de « mafieux “ ) et écoutant X.Bertrand sur C+ déclarer à propos des ‘parachutes dorés’...

    _soit je rigole franchement...
    _soit j’appelle de tous mes voeux à un 1789 bis !