12/06/2008 à 00h23

Europe : cinq questions sur le référendum irlandais

Pascal Riché | Redchef Rue89

Seul Etat à avoir soumis le traité de Lisbonne au référendum, l’Irlande vote ce jeudi. Peut-elle bloquer le projet ratifié par les autres ?


Affiche pour le oui, à Dublin, le 11 juin (Andrew Winning/Reuters).

L’Irlande vote ce jeudi sur le traité de Lisbonne, qui vise à réformer l’organisation des institutions européennes, pour les rendre plus efficaces. C’est le seul Etat à avoir choisi de soumettre le traité au référendum. Les autres, échaudés par les « non » français et néerlandais de 2005, ont préféré passer par la plus prudente voie législative.

Le vote aura lieu toute la journée, mais les résultats officiels ne seront connus que vendredi après-midi. Dans toute l’Europe, les responsables politiques s’inquiètent : si l’Irlande (1% de la population européenne) vote non, la réforme des institutions, sur laquelle ils planchent depuis huit années, devra-t-elle être de nouveau remise sur le métier ?

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Quelles sont les chances du oui et du non ?

Au début de la campagne, le oui était largement en tête. Mais le non a pris petit à petit de l’ampleur. Jusqu’à ce qu’un sondage, à la fin de la semaine dernière, le donne gagnant. Selon cette enquête d’opinion publiée par le Irish Times, le nombre de personnes en faveur du « non » a presque doublé, passant de 17 à 35% en trois semaines, alors que le nombre des oui a décrû de cinq points pour s’établir à 30%. D’autres sondages ont donné le oui gagnant. Mais le camp du oui craint une faible participation, qui jouerait en faveurs des « nonistes » , généralement plus motivés que les « ouistes » .

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Quels sont les camps en présence ?

On retrouve un clivage proche de celui qu’on pouvait constater en France lors du référendum de 2005, avec d’un côté un camp du « oui » animé par les élites et les principales organisations politiques et syndicales du pays, et de l’autre une coalition hétéroclite de petits partis et associations :

Côté oui : le gouvernement de Brian Cowen, la plupart des partis politiques, le patronat, le puissant lobby agricole, les responsables des syndicats.

Côté non : le Sinn Féin, parti nationaliste, est le seul mouvement politique représenté au parlement (4 députés sur 166) à appeler à voter « non » (voir la vidéo)

Quelques associations catholiques antiavortement (qui craignent une harmonisation des législations), animent également la campagne du non. A noter le rôle joué par l’association ultralibérale Libertas fondée par le milliardaire Declan Ganley : catholique pratiquant, père de quatre enfants, il s’est juré de faire dérailler le traité de Lisbonne. Il a fait fortune dans le commerce avec la Russie et les pays de l’est de l’Europe.


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Quels sont les arguments des « nonistes » ?

Démocratie : le traité est abscons, pesronne ne peut comprendre ses enjeux, il est antidémocratique.

Place de l’Irlande dans l’UE : avec la limitation du nombre de commissaires européens,il n’y aurait de commissaire irlandais que pendant 5 ans tous les 15 ans.

Fiscalité : selon les nonistes, une plus grande intégration de l’Europe risque de nuire à l’Irlande : l’UE ne manquera pas selon eux de chercher à harmoniser les fiscalités. Or le pays a en effet profité du faible niveau de son impôt sur les entreprises (12,5% des bénéfices). Le traité de Lisbonne ne dit pas un mot sur le sujet.

Neutralité : l’Irlande est un pays traditionnellement neutre, pour des risons historiques (la proximité avec la Grande Bretagne). Les partisans du non mettent en garde contre un rapprochement de l’UE et de l’OTAN, contraire selon eux aux intérêts de l’Irlande. L’Irlande a toujours eu une rétiscence vis à vis d’une trop grande intégration européenne en matière de défense ou de sécurité, comme l’explique Bernadette Andreosso-O’Callaghane, professeure d’économie internationale à l’University of Limerick : (Ecouter le son)

Avortement : il est interdit par la Constitution Irlandaise. Selon les opposants à l’avortement, la Charte des droits fondamentaux du traité risque (ce qui est très discutable) d’affecter cette disposition constitutionnelle qui « reconnaît le droit à la vie de l’enfant à naître » . Le traité de Lisbonne reconnaît le droit à la vie des « personnes » , et confie à la Cour européenne de Justice le droit d’interpréter cet article.

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Pourquoi le « non » a-t-il mordu sur l’opinion ?

Les partisans du traité de Lisbonne fustigent, non sans mauvaise foi, l’ingratitude des nonistes irlandais . Après tout, disent-ils, le pays est l’un de ceux qui ont le plus profité de l’Union européenne et de ses fonds structurels pour se développer. Dans les années 1990, les aides européennes représentaient jusqu’à 3% du PIB !

Quand l’Irlande est entrée dans la Communauté européenne en 1973, son PIB par habitant était d’un tiers inférieur à la moyenne euopéenne. Aujourd’hui, il se situe dans le peloton de tête européen, en seconde position juste derrière celui du Luxembourg... Et le « tigre celtique » est devenu contributeur net au budget européen.

Mais l’économie traverse cette année une mauvaise passe. Le taux de croissance a chuté (de 5,3% l’an dernier, il pourrait terminer à 2.5% cette année) et le nombre de chômeurs a atteint son plus haut niveau depuis dix ans... L’ambiance n’est plus à la fête dans l’économie irlandaise.

Selon Bernadette Andreosso-O’Callaghan, le non a progressé lorsque les Irlandais ont pris conscience des enjeux du référendum et pointé la question du déficit démocratique de la construction européenne : (Ecouter le son)

Elle trouve certains points de comparaison avec la campagne française, même si les Irlandais ne se sont pas plongés, à la différence des Français, dans une lecture passionnée du texte du traité de Lisbonne : (Ecouter le son)

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Quelles seraient les conséquences d’un « non » ?

Avec ses 4,5 millions d’habitants, l’Irlande peut-elle bloquer un projet que doivent ratifier tous les autres pays, représentant 480 millions d’habitants ? C’est un cauchemar agité par le camp du oui, redouté à Bruxelles. José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a prévenu : « Il n’y a pas de plan B. » En cas d’échec du oui, trois solutions sont possibles :

Abandon du traité de Lisbonne, retour au cadre actuel (traité de Nice)

Renégociation générale du traité (mais les héros commencent à être fatigués de jouer les Sisyphe)

Octroi de clauses dérogatoires, réservées aux Irlandais, suivi d’un second vote. C’est l’option qui avait été retenue en 2002 pour le traité de Nice, que les Irlandais avaient rejeté, dans sa version initiale, par référendum.

C’est la troisième option qui est la plus probable : des protocoles peuvent ainsi prévoir des dérogations irlandaises sur les questions de l’avortement ou de l’intégration de la défense européenne. La technique de l’ « opting out » existe, et elle a déjà servi pour éviter des clashes. Mais les défenseurs du traité en parlent le moins possible car pour dramatiser l’enjeu du référendum, mieux vaut cacher la possibilité d’un « plan B » .

Ce qui est certain, en tout cas, c’est qu’un non irlandais gâcherait la fête de Nicolas Sarkozy, qui s’apprête à prendre, le 1er juillet, la présidence de l’Union européenne pour six mois.

A lire aussi : Quand Bernard Kouchner apporte sa contribution au non irlandais, l’édito de Pierre Haski.

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  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 09h32 le 12/06/2008
    • Internaute 29846
      menuisier

    Le jour où l’aricle 1er de la constitution européenne ressemblera à ça :

    « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. “

    Non seulement je voterai certainement OUI, mais je pense qu’à gauche et extrème gauche je ne serai pas le seul.

     
    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 14h15 le 12/06/2008
      • Internaute 41144

      Le traité constitutionnel européen y ressemblait énormément, et il la respectait à la lettre : il faut croire que vous ne l’aviez pas lu.

      « Article I-1 Établissement de l’Union »

      « 1. Inspirée par la volonté des citoyens et des États d’Europe de bâtir leur avenir commun, la présente
      Constitution établit l’Union européenne, à laquelle les États membres attribuent des compétences
      pour atteindre leurs objectifs communs. L’Union coordonne les politiques des États membres visant à
      atteindre ces objectifs et exerce sur le mode communautaire les compétences qu’ils lui attribuent.

      “2. L’Union est ouverte à tous les États européens qui respectent ses valeurs et qui s’engagent à les
      promouvoir en commun.”

      “Article I-2 Les valeurs de l’Union”

      “L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité,
      de l’État de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes
      appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société
      caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité
      entre les femmes et les hommes.”

      Ces valeurs sont manifestement intolérables autant pour l’extrême gauche que pour l’extrême droite, mais ce n’est pas un scoop.

      • léo solo
        • Posté à 17h06 le 12/06/2008
        • Internaute 2483

        « valeurs(...)de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. “

        Mon voisin prétend qu’il est évident que vous ne voyez pas ce qui se passe pour les demandeurs d’asile.

        Dès lors tout votre strict argumentaire tombe comme un château de cartes, se dégonfle comme un soufflé au fromage raté, s’essouffle comme un ancien grand fumeur de mauvaise humeur.

        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 17h32 le 12/06/2008
          • Internaute 41144

          « Mon voisin prétend qu’il est évident que vous ne voyez pas ce qui se passe pour les demandeurs d’asile. »

          Donc il faudrait rejeter un texte qui protège les minorités au prétexte qu’elles ne sont pas assez protégées ? C’est un raisonnement intéressant... Car grâce au non français, la Charte des Droits Fondamentaux n’est PAS passée.

          • léo solo
            • Posté à 00h37 le 13/06/2008
            • Internaute 2483

            Béatrice

            ce qui suit est un peu long

            mais indispensable :

            Lettre d’ Evo Morales à l’ Union Européenne

            Mercredi 11 juin 2008

            Lettre du Président Evo Morales à l’Union Européenne

            Jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

            Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite « directive retour ». Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

            Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

            Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

            Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas – vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

            Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

            Il est regrettable que le projet de « directive retour » complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou « éloignement » selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

            « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

            2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

            Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la « liberté de circuler », la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

            Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un « Accord d’association » qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la « protection juridique », on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la « sécurité juridique » pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?

            Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

            Dans ces conditions, si cette « directive retour » devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

            Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

            Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la « directive retour ». Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos « politiques d’intégration » comme vous avez échoué avec votre supposée « mission civilisatrice » du temps des colonies.

            Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les « clandestins ».

            Evo Morales Ayma

            Président de la République de Bolivie (traduction - Juin 2008)

            • Compte supprimé le 4 janvier 3
              • Posté à 02h15 le 13/06/2008
              • Internaute 41144

              Mais alors raison de PLUS pour voter oui à un texte qui protégeait les libertés fondamentales, au lieu de voter non ! Car la Charte des Droits Fondamentaux, je vous le rappelle, a été REJETEE en France par référendum !

              C’est totalement illogique.

              Cependant, Evo Morales, qui n’est pas un spécialiste du droit international, fait un contresens total sur les points de la DUDH qu’il cite :

              « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. »

              A l’INTERIEUR d’un Etat. C’est-à-dire qu’un Etat ne doit pas exiger de « passeport intérieur », comme le faisait l’URSS pour se rendre de Moscou à Vladivostok, et comme le fait encore la Chine - et toutes les « démocraties » dites « populaires ».

              « 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

              C’est-à-dire que tout le monde a le droit de VOYAGER, qu’un Etat ne doit pas exiger de « visa de sortie » comme le faisait l’URSS et comme le fait encore la Chine - et toutes les « démocraties » dites « populaires », pour empêcher leurs ressortissants de quitter le pays et, s’ils ont quand même réussi à sortir, d’y revenir.

              En ce qui concerne l’immigration, la Bolivie fait comme TOUS les pays du monde : elle la CONTRÔLE, ça fait partie de la souveraineté nationale (elle fait même mieux : elle rackette les touristes avec un système de visa à la tête du client).

              • léo solo
                • Posté à 10h08 le 13/06/2008
                • Internaute 2483

                urss
                urss

                répétez vous.

                Candide prétend que
                parler d’un état qui n’existe plus et ressasser s’appelle une névrose.

                • Compte supprimé le 4 janvier 3
                  • Posté à 14h41 le 13/06/2008
                  • Internaute 41144

                  Candide prétend surtout que refuser de parler d’Etats qui existent TOUJOURS (toutes les « démocraties » dites « populaires » qui existent encore aujourd’hui) et de voir en face le problème, de botter en touche quand on apporte des réponses précises, s’appelle de la psychose et du déni.

                  Car Morales CONTRÔLE son immigration comme tout le monde, et ça c’est gênant pour les gens comme vous.

                  Et le TCE que VOUS avez rejeté aurait permis de GRANDEMENT améliorer le sort de tous ces pauvres gens.

                  Illogique, irrationnel.

                  • léo solo
                    • Posté à 14h53 le 13/06/2008
                    • Internaute 2483

                    You say yes (you say yes), I say no (I say no),
                    You say stop (you say stop), and I say go, go, go.
                    Oh no.

                    Candide, mon voisin prétend qu’il adoooore les Beattles

      • Gotch
        • Posté à 04h03 le 13/06/2008
        • Internaute 15306

        « valeurs(...)de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. “

        Voilà justement une chose à dénoncer ! Tous les citoyens ont exactement les mêmes droits, et il est clair à mon sens que faire intervenir l’appartenance à une majorité (laquelle ?) ou à une minorité (communautarisme ?) va brutalement à l’encontre des grands principes qui sont notre fierté à juste titre. On appartient à soi-même, et on est citoyen du grand ensemble de la nation européenne. Ou alors, pas d’Europe !

        C’est clair : entre les valeurs de l’Union et celles qu’on nous a appris à aimer et promouvoir quand j’étais petit, il y a comme un hiatus. Voilà pourquoi des gens comme moi ont voté NON en 2005 (entre autres raisons)

        • léo solo
          léo solo répond à Gotch
          • Posté à 10h11 le 13/06/2008
          • Internaute 2483

          Entièrement d’accord avec la remarque sur le communautarisme.

        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 15h02 le 13/06/2008
          • Internaute 41144

          « Tous les citoyens ont exactement les mêmes droits, et il est clair à mon sens que faire intervenir l’appartenance à une majorité (laquelle ?) ou à une minorité (communautarisme ?) va brutalement à l’encontre des grands principes qui sont notre fierté à juste titre. »

          Il est clair que - comme je le disais plus haut - vous auriez voté non à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui prône EXACTEMENT les mêmes principes.

          Quelle majorité ? Par exemple les Serbes en ex-Yougoslavie.

          Quelle minorité ? Par exemple les Roms en Roumanie, les homosexuels en Pologne, les non-musulmans en Turquie, les Turcs en Allemagne, les Noirs et les Arabes en France - en dépit des « grands principes qui font notre fierté » (car vous confondez le monde tel qu’il est avec le monde tel qu’il devrait être, ça ne marche pas comme ça en droit) ...

          On a l’embarras du choix quand il s’agit d’énumérer les minorités victimes de discriminations en Europe.

          Alors voilà encore une belle INCOHERENCE : rejeter un texte qui affirme des droits égaux pour tous les citoyens au prétexte que tous les citoyens doivent avoir des droits égaux ! Je crois franchement qu’il y a un côté pathologique chez les nonistes.

          Cette charte affirmait clairement qu’aucun pays de l’UE ne pouvait tolérer de discriminations envers une partie de ses citoyens, et que tout pays la tolérant (ou la pratiquant) ne pouvait prétendre entrer dans l’UE. Même chose pour la peine de mort : vous pourriez affirmer que la peine de mort ayant été abolie EN FRANCE, il est inutile d’indiquer dans un traité européen qu’un pays la pratiquant ne peut pas entrer dans l’UE, ou qu’aucun pays de l’UE ne peut la rétablir... Or on a vu récemment quelque chose d’INOUÏ : la Turquie abolissant la peine de mort pour entrer dans l’UE.

          Vous devriez consulter quelques grands textes, traités et pactes internationaux, pour avoir une petite idée de ce que vous racontez.

    13 autres commentaires
  • kane85
    kane85 répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
    Dort avec toutes ses dents
    • Posté à 10h21 le 12/06/2008
    • Internaute 35160
      Dort avec toutes ses dents

    Bonjours.

    Si vous arrêtiez de sortir des âneries du style « alors qu’il avait été élu avec 82% des suffrages exprimés » vous seriez plus crédible dans vos propos.

    C’est être d’une mauvaise foi crade que de dire cela alors que vous savez que le résultat de ce vote (digne d’une république bananière) n’est que le fait que les gens ont voté contre Le Pen et non parce qu’ils étaient pour Chirac.

    Les votes Le Pen du premier tour, hors le pourcentage fait au deuxième tour, étaient des votes sanction contre Chirac et vous le savez ! !

    J’en ai ras le bol qu’on veuille absolument faire oublier cela pour balancer n’importe quoi à la figure de toute personne qui ne serait pas d’accord avec la politique de la personne au pouvoir ! !

    C’est comme : notre Grand et Merveilleux Timonier Actuel a été élu à 53 % des suffrages exprimés alors maintenant les 47% vous dites oui oui oui qu’il est beau et intelligent et vous acceptez tout en la fermant ! ! hé bien non ! ! je fais partie des 47% et je suis toujours pas d’accord avec lui et je le dis et on ne me fera pas taire ! j’accepte qu’il soit élu démocratiquement ça ne m’oblige pas à un mariage avec ses idées ! !

     
    • siko
      siko répond à kane85
      capitaliste révolutionnaire
      • Posté à 13h21 le 12/06/2008
      • Internaute 38962
        capitaliste révolutionnaire

      Présentez-vous dans ce cas... Je crois que vous aurez du mal à faire au-dessus des ... 0.001% mais bon qui ne tente rien n’a rien...

      • kane85
        kane85 répond à siko
        Dort avec toutes ses dents
        • Posté à 20h07 le 12/06/2008
        • Internaute 35160
          Dort avec toutes ses dents

        La recherche du pouvoir est la chose qui détruit le plus l’être humain et de ce fait ne fait pas partie de mes aspirations profondes.

        Je n’ai donc rien à faire de 0,001%, je préfère encore moins d’ailleurs. Pour vivre heureux vivons inconnu ! !

        Ce n’est d’ailleurs pas obligatoirement quant on est au pouvoir que l’on peut vraiment agir sur la société : tout bon banquier ou financier vous le dirons...

        Je laisse donc la course au pouvoir à ceux qui savent cela, font croire aux autres qu’ils sont capables de faire quelque chose et courent chercher leurs ordres en cachette chez les grands bailleurs de fonds mondiaux... Tout cela pour nourrir leur petit cerveau malade à la recherche de l’ultime domination : le pouvoir sur un peuple ! !

        C’est très primaire : n’importe quel mâle dominant dans une troupe de singe n’aspire qu’à se battre contre le chef du moment pour prendre sa place...

        Peut être que l’humanité pourrait commencer à penser autrement qu’avec son cerveau primaire ? Après tout l’évolution nous a donné autre chose pour réfléchir je crois ! !

        Je ne tente rien et n’ai donc rien effectivement... heureusement !

        j’entreprends des choses constructives à mon niveau qui petit à petit font réagir mes voisins etc etc... pas besoin de se taper sur la poitrine avec les poings pour cela.

        L’action d’aujourd’hui n’est plus à la manifestation ou au discours sans suite, elle est à la prise de conscience des individus et à l’action individuelle réfléchie intelligente et surtout légale ! !

        En cela, j’apprécie le boycott quel qu’il soit : c’est légal et ça casse les pieds aux actionnaires et spéculateurs.

        - Je n’achète pas certaines choses et j’explique aux autres pourquoi.
        - Je refuse les emballages pléthoriques et je vais commencer à les laisser sur place au moment de mes achats parce que je n’accepte pas d’être taxée au kilo d’ordure ménagères alors que les vendeurs nous les imposent. Sans compter la gabegie de matière qu’ils représentent.
        - Je ne vais plus qu’une fois par semaine en ville (16 KM de chez moi) en regroupant mes achats pour ne pas dépenser d’essence et je pousse mon voisinage à faire pareil en attendant d’organiser des co-voiturages.
        - Je n’habiterais plus que dans deux pièces de ma maison cet hivers pour ne pas utiliser ma chaudière à fioul. Nous allons installer notre chambre dans le séjour et vivrons dans la cuisine qui est assez grande de manière à n’utiliser que les cheminées de ces pièces (minimum 1500 euro d’économie pour l’année)...
        Et il y plein d’autres choses encore, ce serait trop long à en faire la liste...

        Je n’ai pas l’intention de laisser la politique actuelle de la France me mettre sur la paille financière ! J’ai travaillé dur et il n’est pas question qu’on me prenne ce que j’ai gagné honnêtement ! !

        C’est ce que cherche à faire l’ultra libéralisme actuel et là je rentre directement en résistance...

        Je laisse donc aux autres l’illusion qu’il y a des grands qui nous veulent du bien... je n’y croit plus du tout depuis l’âge où j’ai cessé de croire au père noël !

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 14h28 le 12/06/2008
      • Internaute 41144

      Je ne fais rien oublier du tout - je fais également partie des 82% strictement contre Le Pen, et des 47% contre Sarkozy, et je suis comme vous toujours en profond désaccord avec lui - je souligne l’INCOHERENCE, l’IRRATIONALITE qui peuvent entrer dans l’acte de voter, surtout quand on doit apporter une réponse simple (oui ou non) à une question complexe. Je suis cependant beaucoup moins optimiste que vous sur la motivation des votes Le Pen au 1er tour de 2002, et je suis convaincue que les motivations de ce vote se sont retrouvées dans le non de 2005 (xénophobie, peur, repli nationaliste).

    3 autres commentaires
  • sefero49
    sefero49 répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
    Soldat mugissant
    • Posté à 11h16 le 12/06/2008
    • Internaute 12260
      Soldat mugissant

    « si le Premier ministre irlandais (ou Sarkozy) soumettait la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à référendum le non l’emporterait ! »
    Lors du référendum, je me suis donné la peine de lire le projet du début à la fin... ça ressemblait plus à un traité commercial qu’à une déclaration des droits de l’homme.

     
    • siko
      siko répond à sefero49
      capitaliste révolutionnaire
      • Posté à 13h38 le 12/06/2008
      • Internaute 38962
        capitaliste révolutionnaire

      Ah et vous y avez compris quelque chose peut-être ? Laissez-moi rire. Tout le monde peut lire, comprendre c’est pas la même chose !

      • Yasha
        Yasha répond à siko
        internaute
        • Posté à 20h22 le 12/06/2008
        • Internaute 33373
          internaute

        Hé, monsieur l’étudiant des remarques assassines, si votre commentaire apportait quoi que ce soit au débat, peut-être qu’on ferait attention à vous sans que vous soyez obligé de descendre en flèche (et sans un seul argument autre que la mise en doute des capacités d’autrui) ceux qui ne sont pas d’accord avec vous.
        Quant au racisme de ceux qui ont voté « non » à la première proposition de constitution européenne, il reste à prouver, surtout lorsqu’on vous répond le contraire. Prendre en compte ce qu’on vous répond, c’est aussi ça, le débat démocratique.

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 14h49 le 12/06/2008
      • Internaute 41144

      C’est que vous n’avez pas lu la Charte des Droits Fondamentaux, qui en faisait intégralement partie, et qui a permis à l’extrême gauche comme à l’extrême droite de délirer dans des sens opposés (ce qui est bien la preuve qu’il s’agissait d’un délire, genre : on va nous obliger à rétablir la peine de mort / on va nous interdire de rétablir la peine de mort ; on va nous obliger à interdire l’avortement / on va nous interdire de repénaliser l’avortement, etc...)

      • Gotch
        • Posté à 02h44 le 13/06/2008
        • Internaute 15306

        Eh bien, si vous avez lu la charte des droits fondamentaux, vous aurez pu constater qu’à côté de la déclaration universelle des droits de l’homme elle est bien pâle. A force de précautions oratoires, la plupart de ses propositions sont vides. Elle est contraignante, mais ne contraint pas à grand-chose !

        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 15h09 le 13/06/2008
          • Internaute 41144

          C’est parce que je connais TRES BIEN et la DUDH et la Charte des Droits fondamentaux que je peux vous affirmer que vous racontez n’importe quoi.

          • Schtroumpf perplexe
            • Posté à 15h45 le 13/06/2008
            • Internaute 22547
              physicien

            Le problème de cette Charte, c’est qu’il s’agit bien d’une charte : c’est un texte sur lequel on s’engage, mais sans contrepartie juridique ni sanction en cas de non respect. Autrement dit, signer une charte équivaut à déclarer sa bonne volonté. Ce n’est pas un engagement ferme.

            Les autres parties du traité (le projet de constitution ou le traité de Lisbonne) ne sont pas des chartes. Ne pas les suivre peut entraîner des sanctions.

    6 autres commentaires
  • Warp
    • Posté à 01h04 le 12/06/2008
    • Internaute 26414

    to win the YES needs the NO to win against the NO @ Raffarrin

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 01h15 le 12/06/2008
    • Internaute 25391
      Flat4

    Quelle idée de laisser ces imbéciles de citoyens voter, ils ne comprennent rien à rien ! Heureusement chez nous les gens qui savent ce qui est bon ont repris ça en main.

  • Servais-Jean
    • Posté à 01h29 le 12/06/2008
    • Internaute 4591
      43

    « Les héros commencent à être fatigués de jouer les Sisyphes »

    « Il faut imaginer Sisyphe heureux » A. Camus

    La correspondante de la TSR à Dublin disait aux infos d’hier soir que le résultat des élection dépendait du temps.
    S’il fait beau le non est en tête mais s’il pleut, comme les nonistes ne sont pas trés convaincus et qu’ils ne se forceront pas à sortir pour aller voter, ce sera le oui qui passera.
    Ainsi va la vie.

    • Pierre973
      Pierre973 répond à Servais-Jean
      désanusseur de porcs
      • Posté à 01h38 le 12/06/2008
      • Internaute 21836
        désanusseur de porcs

      A l’inverse, un certain 21 avril 2002, la journée était radieuse ... jusqu’à la nuit tombée.
      Ce jour là, les pêcheurs ont plombé ce qui restait de la gauche française, qui n’a jamais su s’en remettre ...

      • nipivime
        nipivime répond à Pierre973
         ; -
        • Posté à 01h50 le 12/06/2008
        • Internaute 503
           ; -

        Elle avait commencé bien avant à se perdre elle même, allez...

         
        • DBL8
          DBL8 répond à nipivime
          Retraité
          • Posté à 07h11 le 12/06/2008
          • Internaute 19562
            Retraité

          Sûr ! !
          Elle c’est plombé toute seule, et elle continue, comme une grande qu’elle n’est plus ! !
          Que cela fasse plaisir ou non.

        1 autres commentaires
  • siko
    siko
    capitaliste révolutionnaire
    • Posté à 03h20 le 12/06/2008
    • Internaute 38962
      capitaliste révolutionnaire

    Si ils votent non, je crains que l’Europe ne rentre dans une impasse. C’est tout à fait ridicule. Peur du changement ? Je crois que c’est cela qui fait peur à pas mal d’européens, ils croient qu’en refusant toute avancée, ils garderont leur niveau de vie tel qu’il est aujourd’hui.

    Vous ne comprenez pas ? Comme l’a dit Bayrou aujourd’hui, nous sommes dans une période de changement, c’est la fin de l’énergie à gogo et pas cher. Votre pouvoir d’achat baisse, que voulez-vous c’est comme ça, aucun politique ne peut rien y changer, alors s’attaquer à l’Europe c’est facile.

    De toute façon, ce texte passera que les irlandais le veuille ou non, si ils ne le veulent pas, ce sera sans eux. Ou avec eux, mais leurs politiques ne leur diront pas, comme on a du le faire avec les français. Il faut aller de l’avant que les peuples le veuillent ou non.

    • Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse
      • Posté à 03h40 le 12/06/2008
      • Internaute 10712

      « Il faut aller de l’avant que les peuples le veuillent ou non. »
      C’est ça la démocratie… à la Sarko.

      Est que généraliser le libéralisme à tout crin c’est aller de l’avant ?

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à siko
      yetiblog.org
      • Posté à 07h58 le 12/06/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      CITATION À ENCADRER

      « Il faut aller de l’avant que les peuples le veuillent ou non. »

      Je sais mettre un texte en italiques, en gras... Mais quelle est la formule html pour encadrer une grasse connerie ? Mes félicitations à Monsieur l’étudiant.

      • Sylap
        Sylap répond à Le Yéti
        Citoyen
        • Posté à 09h59 le 12/06/2008
        • Internaute 40810
          Citoyen

        C’est pas une connerie...
        c’est juste la poursuite du déni de démocratie entourant cette question Européenne.
        une dictature démocratique c’est amusant non ?

         
        • glaurent
          glaurent répond à Sylap
          ingénieur info
          • Posté à 14h48 le 12/06/2008
          • Internaute 1516
            ingénieur info

          L’idée initiale de l’Europe ne vient pas des peuples, elle vient d’une « élite ».

          Concernant ce « déni de démocratie » : quand une majorité de gens achètent des clopes, des 4x4 (quand ils en ont les moyens), de la musique de chiotte et regardent TF1, qu’y voyez-vous ? La démocratie en action, ou les effets du marketing dans un marché sans règles ?

          Et donc, la victoire du ’non’ en France, était-ce vraiment la démocratie, ou un marketing qui a mieux marché d’un coté que de l’autre ? N’est-il pas normal que le gouvernement régule ce « marché » ?

        1 autres commentaires
      • siko
        siko répond à Le Yéti
        capitaliste révolutionnaire
        • Posté à 13h22 le 12/06/2008
        • Internaute 38962
          capitaliste révolutionnaire

        Je vous remercie. :)

    • Elpueblo
      Elpueblo répond à siko
      Etudiant d'en bas
      • Posté à 09h48 le 12/06/2008
      • Internaute 43976
        Etudiant d'en bas

      Il faut aller de l’avant que les peuples le veuillent ou non.

      Tkt pas , sarko et ses potes l’appliquent déja.
      Le peuple, tu votes une fois tous les 5 ans pr renouveller ton stock de vaseline

    • syaranosui
      syaranosui répond à siko
      • Posté à 10h29 le 12/06/2008
      • Internaute 27163

      « Peur du changement ? Je crois que c’est cela qui fait peur à pas mal d’européens, ils croient qu’en refusant toute avancée, ils garderont leur niveau de vie tel qu’il est aujourd’hui. »

      De mon point de vue, c’est justement une peur de la continuité et une envie de changement que veulent certains opposants au non.

      Une Europe encore plus libérale n’est peut-être pas la solution que les citoyens veulent car ils se rendent de plus en plus compte que le système actuel n’est plus ce qu’il était il y a 20 ans et qu’il est sur un posible déclin, que l’Europe se borne à continuer sur cette voie semble une hérésie à leurs yeux (à tort ou à raison).

      Les petits pays s’inquiètent de la perte de représentation, laisser les pays poids lourds (actuellement à droite, et pas vraiment axés sur le social de manière générale) décider de l’avenir économique de plus petits (qui n’ont pas forcément les mêmes objectifs et les mêmes problèmes) ne les enchante pas.

      Au final, ça ressemble presque à un système purement majoritaire, dans lequel les minorités n’auront justement plus leur mot à dire.

      C’est en tout cas ma crainte, je suis fervent partisan d’une Union Européenne, mais pas de cette manière.

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 14h32 le 12/06/2008
        • Internaute 41144

        « Une Europe encore plus libérale n’est peut-être pas la solution que les citoyens veulent »

        1) L’Europe ne sera PAS « encore plus libérale » avec le traité de Lisbonne, c’est le contraire.

        2) Les Irlandais s’apprêtent à voter non car ils craignent que l’Europe soit MOINS libérale avec le traité de Lisbonne.

        Ca ne vous amène pas à vous poser quelques questions ?

    • sefero49
      sefero49 répond à siko
      Soldat mugissant
      • Posté à 11h25 le 12/06/2008
      • Internaute 12260
        Soldat mugissant

      « Vous ne comprenez pas ? Comme l’a dit Bayrou aujourd’hui.. »
      C’est bien, retournez donc étudier les « pensées de Monsieur Bayrou »...
      et à bientôt...

      • siko
        siko répond à sefero49
        capitaliste révolutionnaire
        • Posté à 13h27 le 12/06/2008
        • Internaute 38962
          capitaliste révolutionnaire

        Euh, je ne me permets pas de vous dire de dégager, donc je vous prierais de faire de même vis-à-vis de ma personne. Bayrou n’est évidemment pas le seul à le dire, c’est quelque chose qui se sait depuis 20 ans maintenant, je reprenais juste la citation du plus grand président que la France aura. :)

    • asozial
      asozial répond à siko
      Bobo reprazent - aus Berlin.
      • Posté à 11h31 le 12/06/2008
      • Internaute 2273
        Bobo reprazent - aus Berlin.

      « Il faut aller de l’avant que les peuples le veuillent ou non. »

      Napoléon ? Hitler ? Staline ? Mao ? non, la jeune garde sarkozienne... vous ne direz plus que vous n’étiez pas prévenus...

      • siko
        siko répond à asozial
        capitaliste révolutionnaire
        • Posté à 13h39 le 12/06/2008
        • Internaute 38962
          capitaliste révolutionnaire

        +1 Godwin

         
        • asozial
          asozial répond à siko
          Bobo reprazent - aus Berlin.
          • Posté à 15h51 le 12/06/2008
          • Internaute 2273
            Bobo reprazent - aus Berlin.

          voici un argument bouleversant de profondeur et de pertinence...

          tu ne voudrais pas plutôt commenter la phrase : « Il faut aller de l’avant que les peuples le veuillent ou non » et les résonnances que cela peut avoir - tu peux risquer le point goodwin, on te pardonne d’avance...

          et mon pseudo étant lui même un point goodwin comme tu n’as pas manqué de le noter, cher étudiant, je marque sans états d’âme à chaque fois que je poste !

        1 autres commentaires
    • demilune
      demilune répond à siko
      • Posté à 11h38 le 12/06/2008
      • Internaute 22444

      Il faut aller de l’avant que les peuples le veuillent ou non.

      Je trouve cette phrase assez inquiétante ! Si je vous suis bien, la construction européenne doit se faire contre la volonté des peuples ?
      L’Union Européenne je suis plutôt pour (difficile d’être contre une coopération entre divers pays dans différents domaine) mais je suis parfaitement contre la direction que l’UE est en train de prendre.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 07h31 le 12/06/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Un beau traité sur le sol irlandais
    On ne le verra jamais.
    Un jour de neige embaumé de lilas
    Jamais on ne le verra.
    Qu’est-ce que ça peut faire ?
    Qu’est-ce que ça peut faire ?
    Tu dors auprès de moi
    Près de la rivière
    Où notre chaumière
    Bat comme un coeur plein de joie.

    • léo solo
      léo solo répond à Numerosix
      • Posté à 08h43 le 12/06/2008
      • Internaute 2483

      Rivière :
      privatisation d’un bien commun mondial (eau) à l’ordre du jour (agcs)

      Dormeur, attention : réveil difficile.

  • Erbeddie
    • Posté à 08h18 le 12/06/2008
    • Internaute 17088

    Il serait bien temps que les peuples d’Europe comprennent que c’est le choix des députés europeens qui devient important maintenant et qu’il faut que les élus se bagarre pour nous doter d’une structure politique (que perso je souhaite sociale, démocratique,généreuse,écolo,laique,intelligente,et.... bien organisée...un rêve » quoi). Les députés qui se battent pour rester des petits marquis dans leur régions sont des nuls à 80%,qui ne parlent aucune langue étrangére correctement,qui n’ont pas de grandes vues,et sont souvent gravement incultes. Soutenons les bons, les meilleurs et que les luttes politiques se developpent au parlement européen, non de Dieu. Dépéc hez vous, j’en ai plus pour 20 ans moi, et je voudrais bien m’éclater sérieux avant mon décollage !

    • siko
      siko répond à Erbeddie
      capitaliste révolutionnaire
      • Posté à 13h34 le 12/06/2008
      • Internaute 38962
        capitaliste révolutionnaire

      Je crois que vous n’avez fondamentalement pas tort. Mais quand-même un peu, tous les politiques au parlement européen ne sont pas des idiots (certainement beaucoup moins que la plupart des internautes fréquentant ce site, pour prendre une référence que nous connaissons tous) et sont assez (peu) qualifiés. Mais, rappelez-vous que fondamentalement le parlement adopte des lois qui sont de la couleur de l’hémicycle. La France est un pays de droite, désolé mais allez gueuler contre les vieux qui votent à droite pas sur l’Europe ! Vous imaginez les pauvres pays qui eux n’ont pas une tradition de droite et qui doivent supporter votre idéologie traditionnelle ? Alors, je sais pas moi, allez militer pour le PS (par exemple) si l’Europe tel qu’elle est construite actuellement vous déplaît, NON MAIS !

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