A debattre 08/06/2008 à 23h51

Minitraité européen : et si l'Irlande disait non ?

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Consultés jeudi, les Irlandais pourraient rejeter le traité de Lisbonne. Preuve de l’ampleur du déficit démocratique dont souffre l’UE.


Bureau de vote à Dublin, lors du référundum sur le traité de Nice (Jeff J Mitchell/Reuters).

L’Europe a un problème majeur : elle n’arrive toujours pas à se rendre légitime aux yeux de ses citoyens. Le paradoxe irlandais en est la nouvelle illustration, qui menace de faire replonger l’Union européenne dans une crise de confiance si le « non » l’emporte au référendum sur le minitraité européen jeudi.

L’Irlande est le seul pays parmi les 27 à être tenu, par sa constitution, de ratifier le texte par la voie référendaire et non parlementaire. Mais s’il y a un pays où on pouvait imaginer que la cause du « oui » s’imposerait sans difficultés, c’est bien la République irlandaise (même si les électeurs irlandais avaient déjà rejeté en 2001 le traité de Nice, avant de l’approuver un an plus tard).

Un PIB par habitant désormais supérieur à celui de la France

L’Eire est l’une des vraies « success stories » européennes, un pays dont le décollage économique spectaculaire doit beaucoup au soutien financier de l’UE : 30 milliards d’euros entre 1973 et 1999. L’Irlande est ainsi devenue l’un des pays les plus riches de l’Union, avec un PIB par habitant supérieur à celui de la France : pas mal pour le pays de la Grande Famine du milieu du XIXe siècle.

Pourtant, la campagne du référendum du 12 juin n’a pas été une partie de plaisir pour le gouvernement irlandais et les partisans du « oui », jusqu’à ce sondage du quotidien Irish Times de vendredi, donnant cinq points d’avance au « non » (35-30) -avec, il est vrai, plus du quart de la population encore indécise.

Dimanche, un nouveau sondage, dans le Sunday Business Post, inversait les rôles entre le « oui » et le « non » (42-39), avec, toujours, un nombre important d’électeurs indéterminés. Les derniers jours de campagne sont donc acharnés, pour rallier ces « indécis » qui pèsent si lourd.

Dans le camp du « non », une coalition hétéroclites d’inquiétudes

Voilà un pays où, ça rappellera quelques souvenirs, la majeure partie de la classe politiques (les trois principaux partis s’apprêtent à lancer ce lundi un appel commun en faveur de la ratification) et des médias sont pour le « oui ».

Et pourtant, lentement mais sûrement, le « non » a fait son chemin dans ses esprits, regroupant une coalition informelle extrêmement hétéroclite qui s’entend sur un point : l’Europe est le point de ralliement de leurs colères et de leurs inquiétudes.

Parmi les partisans du « non », des agriculteurs inquiets des réformes de la Politique agricole commune (PAC) des catholiques qui redoutent de se voir imposer l’avortement, des racistes qui reprochent à l’Europe l’afflux d’immigrants... toutes sortes de problèmes qui n’ont pas grand chose à voir avec le traité soumis au vote.

Si les Irlandais ont tout pour se féliciter de leur appartenance à l’UE, qui a permis le décollage de leur pays, ils n’en comprennent plus, tout comme les autres Européens, les contours, le fonctionnement, et la finalité. Le marché unique était clair comme une zone de libre échange, l’euro aussi, malgré ses effets pervers sur l’inflation, mais la construction politique ne l’est plus depuis bientôt deux décennies.

Après l’échec du TCE, les dirigeants ont voulu éviter de nouveaux référundums

On aurait pu croire que le coup d’arrêt des électeurs français et néerlandais de 2005 aurait provoqué une prise de conscience parmi les dirigeants des pays membres et ceux des institutions européennes. Il n’en est rien.

Au lieu de rendre la construction européenne plus transparente ou lisible, ils se sont empressés de retirer la ratification du nouveau traité du suffrage universel, pour le cantonner aux enceintes parlementaires, acquises d’avance. Sauf en Irlande, où la constitution exige un référendum.

Daniel Cohn Bendit a certes raison quand il souligne dans Le Monde de ce week-end que nos sociétés sont dans des « logiques égoïstes ».

« Les Irlandais qui disent non à l’Europe, c’est comme la Ligue lombarde qui rassemble 40% des électeurs dans le nord de l’Italie pour ne pas payer pour le sud du pays. Pourquoi dire oui à quelque chose qui oblige à partager ce qu’on reçoit avec les nouveaux membres de l’Union que sont les pays de l’Est ? “La réaction basique est de protéger ses propres acquis. Dans le processus qui existe aujourd’hui avec la réforme de la PAC, les Irlandais savent, comme les Français, qu’ils ne seront plus protégés comme avant, qu’ils devront faire un effort pour renflouer les caisses de l’UE, qu’ils devront payer et non plus recevoir.”

Mais l’explication ne suffit pas. Elle serait en tout cas plus facile à surmonter si la construction politique de l’Europe avait une direction claire. Il n’y a plus un seul dirigeant européen aujourd’hui -Sarkozy ? Berlusconi ? Brown ? Merkel ? Barroso ? ...- pour offrir une perspective politique européenne qui “parle” aux citoyens.

L’argent venu de “Bruxelles” ne provoque pas l’adhésion à l’Europe politique

Il y a quelques années, la grande idée était de mettre des panneaux partout pour mettre en valeur les financements européens de routes ou de voies ferrées. Mais le doute irlandais montre que ce n’est pas la quantité d’argent venu de “Bruxelles” (c’est-à-dire celui des citoyens européens...) qui provoque l’adhésion à l’Europe politique.

Dans le monde multipolaire qui se dessine, avec l’émergence des puissances chinoise, indienne, russe, brésilienne, au côté de l’ex-hyperpuissance américaine, quel est le rôle, l’ambition, la vision et les valeurs de cette Europe ? Est-ce d’être l’allié fidèle des Etats-Unis dans un monde en tension, ou de faire émerger un “pôle” européen avec ses propres valeurs ? Y a-t-il consensus parmi les 27 sur ce sujet ? Dans tous les cas de figure, que le “oui” l’emporte à Dublin ou que ce soit le “non”, l’Europe ne fera pas l’économie d’une mise à plat de ces questions. Si c’est “non”, cela se fera dans la douleur pour sauver ce qui peut l’être -un scénario catastrophe pour Nicolas Sarkozy qui prend le premier juillet la présidence tournante de l’UE...

Si c’est “oui” et que le traité passe, la tentation sera forte de mettre tous ces doutes sous le tapis. Mais cette politique de l’autruche n’aura qu’une seule conséquence : les questions et les doutes ressurgiront à la première occasion.

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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 00h05 le 09/06/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Quelles tètes de mules , ces Irlandais. ils n’ ont pas encore compris : Il n’est a absolument plus questions de demander l’ avis des peuples concernant l’ Europe .
    Cette disposition sera bientôt prise a la majorité des 3/5 em par tous les parlements de traitres à leurs races. .

    • napakatbrax
      napakatbrax répond à Numerosix
      • Posté à 00h07 le 09/06/2008
      • Internaute 23966

      Jean-Luc Dehaene, ancien premier ministre belge, et anciennement vice-président de la Convention du Traité constitutionnel européen disait, avant même le référendum français : « Si le résultat est non, il faudra revoter, car il faut absolument que ce soit oui ».

      Alors, la question a-t-elle encore un sens ?

      Lien

      • nipivime
        nipivime répond à napakatbrax
         ; -
        • Posté à 07h17 le 09/06/2008
        • Internaute 503
           ; -

        Les Irlandais avaient en effet déja voté non à un Traité européen, en 2001 (c’était pour Nice). Un deuxième référendum avait été organisé, quelque mois plus tard.

        Il y avait eu, alors, pression de toute l’Europe, notamment sur le mode « ils ne sont que 4 millions, les Irlandais, ils ne vont pas bloquer la construction européenne », comme si la taille d’un pays avait une importance dans la souveraineté, comme si le nombre d’électeurs influait sur la légitimité démocratique.

        Et surtout, il y avait eu une superbe phrase du Président du Parlement européen de l’époque, destinée à montrer qu’il fallait voter « oui » : « Si le non l’emportait, il serait absurde de vouloir soumettre une troisième fois aux irlandais le Traité actuel ».

        Comme quoi, dans sa tête, il n’était pas absurde de faire « re-voter ».

        La légitimité du vote est une chose bien variable, ma bonne dame.

         
        • Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
          • Posté à 14h50 le 09/06/2008
          • Internaute 42903
            nc

          bonjour nipivime | ; - , l’Europe ne peut se faire sans le peuple , ils peuvent forcer la main, mais cela ne changera rien.

          • Claude PELLETIER
            • Posté à 17h41 le 09/06/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            -NIPIVIME a tort quand il dit que le nombre d’électeurs n’a pas d’importance. IL me semble qu’en dessous d’un certain SEUIL le scrutin n’a plus de sens. Mais quel seuil ?
            50 % d’abstention ? 10 % ? plus ou moins ? J’imagine que ça dépend alors de règles locales et je ne connais pas les règles irlandaises.

            Si le Non l’emporte cela ne voudra pas dire que plus de 50 % des citoyens européens sont contre la ratification.

            Si le processus de ratification se poursuit jusqu’à son terme, cela voudra dire qu’un vingt-septième des pays sont contre. 1/27. Pas plus.

            Votre affirmation que l’on veut forcer la main du peuple est fille de l’imagination.

            • nipivime
              nipivime répond à Claude PELLETIER
               ; -
              • Posté à 17h58 le 09/06/2008
              • Internaute 503
                 ; -

              A ma connaissance, les référendum n’ont pas de participation minimale pour être valides (mais cela dépend sans doute des pays et des cas). En France, les référendums sur la Nouvelle Calédonie ou le quinquennat n’ont eu qu’une faible participation.

              1/27e des pays serait contre : certes. Mais
              - il faut que tous les pays soient pour. Donc, Traité non validable dans ce cas.
              - c’est un peu « amusant » que, si les Irlandais votent non, le seul pays qui refuse le Traité soit le seul ou l’on ait fait un référendum. S’ils votent oui, d’ailleurs, la question de la légitimité « populaire » du Traité restera à mon avis posée (la légitimité « démocratique » serait, dans ce cas, indéniable, sauf que le fait d’avoir fait voter deux fois les Irlandais en 2001 ou les Danois pour Maastricht annule, à mon avis, la légitimité démocratique des Traités en cours).
              - Ce qui me gène aussi, c’est l’argument « c’est un petit pays ». Si l’Allemagne votait non, on dirait quoi, « on se passe des Allemands » ? Et la, on semble dire « on se passe des Irlandais ». Ca ne pose pas des questions sur le projet européen, cette capacité à laisser de côté ceux qui doutent ? .
              -Selon vous, si 1/27 des pays est contre, le Traité est valable ? Ou mettez vous la barre ? à 14/27e ?

              • Claude PELLETIER
                Claude PELLETIER répond à nipivime
                Retraité dans son jardin
                • Posté à 18h59 le 09/06/2008
                • Internaute 10710
                  Retraité dans son jardin

                J’ai connu une demi-douzaine (pardon pour l’imprécision) de référendum dans ma vie et j’ai très vite tenu en piètre estime cette méthode de consultation car à côté de la question explicite, il y en avait toujours une autre. Quand on me dit qu’il s’agit de « démocratie directe », ou de « vraie démocratie », cela me faire rire. Cette sanctification du référendum est comique.

                Les élections sont des piliers de la démocratie et il faut les respecter en tant que tels. Quand les élections régulières existent ert que chaque citoyen sait qu’il bénéficie d’un système de délégation pour travailler à sa place, on est en démocratie mais cette dernière n’est jamais en très bonne santé car les candidats pipent les dés ; ils sont bien obligés ; il y a tellement d’attentes différentes, de sous-groupes chez les électeurs. Et il faut le dire, ces derniers ne sont pas toujours à la hauteur. Certains votent pour le plus beau, d’autres pour le plus canaille, d’autres pour celui qui n’utilise qu’un vocabulaire limité. C’est le règne de la langue de bois, des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent.

                Malgré le mauvais côté des choses publiques, il faut qu’elles avancent, qu’on ait le sentiment d’un mouvement pour ne pas désespérer. Heureusement, la plupart d’entre nous gardons quelques espoirs. Ceux qui ont raison, ce sont ceux qui conservent un peu de naïveté. J’ai pas dit qu’il faut être con * ! Non le con* c’est celui qui jette le bébé avec l’eau du bain. Le con* sait qu’en écarquillant les yeux, on n’y voit pas grand chose alors les yeux, il se les garde fermés. Et il préfère regarder à l’intérieur de sa tête. C’est plus sexy dans sa propre tête. Y’a des rêves, des horizons propres, des utopies oh dieu qu’elles sont jolies. Quelques-uns préfèrent les cauchemars aux rêves en vertu du principe qu’il faut de tout pour faire un monde. J’ai souvent le sentiment de rencontrer des adeptes de cette grande fraternité des rêveurs et cauchemardeurs en venant dans la rue numérotée 89.

                Le rapport avec l’Europe ? Il y en a un.

                (Navré j’ai de la visite, je dois filer…

        4 autres commentaires
      • quetzal2012
        quetzal2012 répond à napakatbrax
        enseignant précaire
        • Posté à 13h46 le 09/06/2008
        • Expert 26736
          enseignant précaire

        oui, oui et oui. La question a un sens car si on ne respecte pas la réponse, le déni de démocratie est flagrant comme avec le mini-traité, cela permet une prise de conscience, l’entourloupe prend corps. Les irlandais peuvent et doivent dire non, pas seulement pour la beauté du geste mais pour pousser les dirigeants à tricher cartes sur table ! ! !

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      • millesime
        millesime répond à napakatbrax
        retraité
        • Posté à 22h13 le 10/06/2008
        • Internaute 26299
          retraité

        hihihi....
        il y a des élections en 2009, et personnellement je voterai pour le candidat présenté par NEWROPEANS (seule entité à ma connaissance à présenter des candidats dans « tous les pays européens »)
        leur site à visiter : Lien

        Lien

    • lamichael
      lamichael répond à Numerosix
      • Posté à 01h52 le 09/06/2008
      • Internaute 20431

      Les Irlandais ,des têtes de mules ? ? ? ?
      pas si sur...mais quoique bien réfléchi ;
      Ce peuple a souvent tendance à faire le contraire de ce qu’on lui demande.Il vous dira oui mais n’en fera rien.
      Beaucoup de ceux que je rencontre au quotidien,des ouvriers,des petits patrons,des fermiers,des hippies,des émmigrés deuxième génération voteront non.
      Les sondages sont a l’image de ceux qui sont contactés.Le simple fait de sonder un panel de citoyen issue de même catégorie fait basculer la balance des opinions.Pas la leur a mon aviS.
      Et pas plus que la nôtre,Français,qui avons déjà dit non.Oui a l’Europe,mais pas entre de sales mains.
      Tout le monde est désormais conscient de la pourriture qui régne dans les sphères dirigeantes.
      L’Irlande ma permit de rencontrer des Européens de l’Est,du Nord,du Sud et de l’Ouest.Des gens fier de leurS histoireS.Des gens heureux de pouvoir rencontrer et travailler avec d’autres races.Des gens conscient que leurs vies est manipulés par les décisions politiques.Des gens simples,avident d’un futur meileurs que le présent...pour leurs enfants.
      Ce qui ce passeras le 12 juin importe peu.
      C’est ce qui se viendra ensuite qui fera de Nous des moutons,des mules ou des béliers.
      Et peut-être mêmes des humains si tout va bien.

      • kebra
        kebra répond à lamichael
        Bisounours killa
        • Posté à 02h31 le 09/06/2008
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Auto-analyse citoyenne ou barbarie

      • DBL8
        DBL8 répond à lamichael
        Retraité
        • Posté à 06h25 le 09/06/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        Tout à fait d’accord avec vous ! !
        Et nous ? Aurions-nous votés OUI ? !
        Je doute fort que l’opinion des Français aient changés avec le temps, c’est d’ailleurs pour ça que les deux prétendants à la présidence, au deuxième tour, l’avait dit, c’est le parlement qui décidera, pas de référendum !
        Tous pourris ses messieurs dames ? ? !
        NON... mais beaucoup trop !

      • peut-être
        peut-être répond à lamichael
        • Posté à 07h34 le 09/06/2008
        • Internaute 26676

        Cette phrase me fait froid dans le dos Lamichael « Des gens heureux de pouvoir rencontrer et travailler avec d’autres races. » D’autres races saperlipopette d’autres hommes tout simplement.

         
        • Lohiel
          Lohiel répond à peut-être
          http://twitter.com/Lohiel
          • Posté à 08h43 le 09/06/2008
          • Internaute 38391
            http://twitter.com/Lohiel

          C’est extrèmement inquiétant, oui, comment ce concept de « race » semble actuellement revenir dans le lexique instinctif alors qu’il ne correspond dans la réalité qu’à un fantasme diviseur.

          Comme je le disais sur le sujet Barack Obama :

          génétiquement, (la race) est un non-sens oui

          il n’y a qu’une seule race humaine... et un chinois x peut avoir un adn beaucoup plus semblable à celui d’un breton y ...que son voisin vendéen z

          le reste, ce sont seulement des différences « d’enveloppes » résultant des adaptations à des condition géo-climatiques différentes sur un grand nombre de générations, plus des différences culturelles résultant de conditions de vie variées

          Les mots ont un sens, comme disait l’autre... et leur emploi montre à quel grand courant sémantique nous sacrifions, même parfois sans nous en rendre compte... actuellement, en France, on est en plein dans le « diviser pour régner » et apparemment, la mayonnaise prend bien.

          • micke
            micke répond à Lohiel
            utopiste
            • Posté à 10h06 le 09/06/2008
            • Internaute 13094
              utopiste

            « ce sont seulement des différences “d’enveloppes” résultant des adaptations à des condition géo-climatiques différentes sur un grand nombre de générations »

            houlà attention, il n’y a aucune preuve concrète, ce n’est que théorie que je nommerai politiquement correcte, donc darwiniste.

            Car au contraire alors que cela fait plusieurs siècles que l’on trouve par exemple des populations noires dans les pays du nord, on n’observe absolument aucun changement génétique dans ces groupes, éclaircissement de la peau ou autre via autre chose que le métissage.

            il y a un grand mystère qui entoure le gênome humain, notamment ces 223 gênes qui le différencie du chimpanzé et arrivés horizontalement ( ! ! ! nb : et non pas verticalement, par descendance) d’on ne sais où ni comment...

            la théorie officielle parle de transmission par bactérie, hors ce n’est là encore qu’une très hypothétique et peu fondée théorie qui a surtout l’avantage d’être, encore, politiquement correcte. et darwiniste redonc.

            l’absence de race chez les humains est une réalité génétique, là oué, mais l’évolution du gênome humain reste un mystère entier.

          • kebra
            kebra répond à Lohiel
            Bisounours killa
            • Posté à 10h13 le 09/06/2008
            • Internaute 8550
              Bisounours killa

            Salut Lohiel,

            Les mots ont un sens pour flatter la fainéantise intellectuelle et citoyenne. En glorifiant la bêtise et le plaisir sans effort même (surtout) d’imagination, le sage est certain de complaire à la masse panurgienne . En semant la zizanie chez ceux qui pensent encore, le sage repousse aux calendes grecques l’organisation d’une résistance et d’une rébellion contre lui.

            Cela fait 13 ans que la technique du faux con (un vrai film) est utilisée au sommet de l’Etat. Elle rapproche les élites du peuple par les artifices de communication d’un discours simpliste et racoleur. Cela fait 30 ans que le concept de races pollue à nouveau la politique, la trêve fut brève. Pourtant la génétique moderne démontre l’absurdité profonde de la théorie raciale. Mais des leaders jeunes comme Kemi Seba l’utilise couramment.

            Et ce n’est pas près de changer, regarde le score minable de ma proposition d’auto-analyse citoyenne comme seule alternative à la Barbarie.

          • DBL8
            DBL8 répond à Lohiel
            Retraité
            • Posté à 19h28 le 09/06/2008
            • Internaute 19562
              Retraité

            MERRRDE ! ! ! Je serai, tout comme nous tous, une erreur du à une bactérie qui a fait des sienne ? !
            Et de plus en MERDIFIANT dans les colonnes ? !
            Dois-je regarder un peut mieux une guenon au zoo ?
            Faut-il que j’en épouse une ? Quitte à divorcer, car c’est plus... ?
            Je ne sais pas comment je vais dire ça à mon épouse.
            Ma chère (et oui, nous ne nous mouchons pas avec les pieds)nous allons divorcer, car mon égal du point de vu génétique et plus un singe que vous !
            Pas sûr que demain je sois là pour continuer à faire des commentaires !
            je vais réfléchir, « tranquillement ».

        • lamichael
          lamichael répond à peut-être
          • Posté à 18h51 le 09/06/2008
          • Internaute 20431

          Humblement pardon a la race humaine d’avoir utilisé ce terme diviseur.« Culture » aurait été plus approprié car se rapprochant le plus de la réalité.Vous m’en voyez désolé et vous présente mes excuses les plus simples et sincères.

        5 autres commentaires
      • charlotte cordier
        • Posté à 12h06 le 09/06/2008
        • Internaute 14287

        Tout a fait d’ accord avec vous
        ,oui à l’ Europe des peuples , non à l’ Europe des financiers et des rapaces , toujours plus riches , alors que le peuple est de plus en plus pauvre ........
        quand vont-ils comprendre cela ?

         
        • jojo1er
          jojo1er répond à charlotte cordier
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day
          • Posté à 16h24 le 09/06/2008
          • Internaute 10521
            27 mars 2010 - No Sarkozy Day

          Ils l’ont compris depuis longtemps...mais temps que personne ne vient les en empêcher...manu militari...ils s’en foutent royalement.

          Jojo1er, encore des chiffons SVP, ça deviens bon.

        1 autres commentaires
    • jcb29arz
      jcb29arz répond à Numerosix
      Retraité
      • Posté à 00h39 le 12/06/2008
      • Internaute 24331
        Retraité

      Sur le forum du site « politics.ie »... The Irish Politics Website

      Lien
      -
      A la question :
      How will you vote in the Lisbon Treaty referendum ?
      Les internautes sondés donnent le « No » à 59% !

  • napakatbrax
    • Posté à 00h05 le 09/06/2008
    • Internaute 23966

    La question a-t-elle un sens ?

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 00h08 le 09/06/2008
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Transparence. Les Européens veulent une Europe, mais celle qu’ils veulent, pas celle des fonctionnaires, du brouillard administratif qui cache l’irresponsabilité et de l’infeodation financiére à la BC, elle même sous tutelle du capitalisme américain. Que l’Irlande dise oui ou non, il faudra faire de ’Europe un PROJET et que la population l’accepte avec enthousiasme. On en est encore loin.

    Lien

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    Pierre JC Allard

    • jojo1er
      jojo1er répond à pierrejcallard
      27 mars 2010 - No Sarkozy Day
      • Posté à 16h27 le 09/06/2008
      • Internaute 10521
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day

      antifonctionnarisme primaire ?

      fonctionnaires
      BC(E ?)
      capitalisme européen

      Cherchez l’intrus...

      Jojo1er, l’Europe n’est pas un 1 mais 712 millions de projets et certains ont de meilleurs mécènes....

  • thierry reboud
    • Posté à 00h20 le 09/06/2008
    • Internaute 20923

    Tout est dans la première phrase : « [l’Europe] n’arrive pas à se rendre légitime aux yeux de ses citoyens ».
    Le problème, c’est bien que nous ne sommes pas des citoyens européens. Sous cet angle, il est frappant de constater que les débats européens ne portent guère que sur des questions techniques, et pratiquement jamais politiques.
    Qu’il en aille pour une part de notre responsabilité, c’est certain. Mais une part non négligeable (me semble-t-il) en revient aussi aux institutions qui ont trop longtemps trouvé bien commode que nous ne nous mêlions d’Europe que pour approuver des décisions prises entre techniciens.

    • jojo1er
      jojo1er répond à thierry reboud
      27 mars 2010 - No Sarkozy Day
      • Posté à 16h30 le 09/06/2008
      • Internaute 10521
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day

      Détrompez-vous, l’Europe s’occupe de question très politiques au sens le plus littéral et cette constitution est truffée de choix politiques, dont celui de ne reconnaitre comme alternatives que le libéralisme ou le social libéralisme...donc le libéralisme.

      Jojo1er, un traité qui n’en est pas un cache une constitution qui n’en a pas les qualités.

      • thierry reboud
        thierry reboud répond à jojo1er
        • Posté à 08h51 le 10/06/2008
        • Internaute 20923

        Eh bien, où voyez-vous un problème ? Je suis parfaitement d’accord avec vous.
        Ce que je dis, c’est que les questions politiques ne sont pas soumises au débat, pas qu’elles n’existent pas.

         
        • jojo1er
          jojo1er répond à thierry reboud
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day
          • Posté à 11h36 le 13/06/2008
          • Internaute 10521
            27 mars 2010 - No Sarkozy Day

          Au débat public alors. Car en privé elles sont soumises au débat. Mais qui contrôle le débat public ? Pas les institutions...la presse, les citoyens...

          Jojo1er, un peuple a la constitution qu’il mérite...fier d’être européen ?

        1 autres commentaires
  • Terence
    • Posté à 00h49 le 09/06/2008
    • Internaute 15208

    Finalement ils ont voulu faire comme Napoléon en 1814 : « court et obscur »,

    le parlement européen c’est comme le tribunat, il discute des lois mais ne les vote pas,

    et la commission européenne c’est comme le conseil des anciens ou le sénat, elles vote sans discuter.

    Et derrière : mettre les peuples en concurrence pour que le plus bas prenne le dessus, au besoin en s’appuyant sur les décisions de la cour de justice qui proclame qu’il est normal que ce soit le plus bas salaire qui soit appliqué lorsqu’un salarié va dans un autre pays.

    C’est pas mal fait si on réfléchit. Pour écraser les volontés socialistes en 1914 on faisait la guerre, aujourd’hui on fait « l’Europe », avec la guerre au bout.

    La constitution française garantit la liberté individuelle.

    La constitution européenne et ses avatars garantit la liberté du capital par la libre circulation et la libre concurrence des hommes des marchandises et de l’argent.

    Les hommes de la troisième République se retourneraient dans leur tombe.

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à Terence
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 01h11 le 09/06/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      1) Terence, je vous cite (en italique c’est plus, lisible) :
      Et derrière : mettre les peuples en concurrence pour que le plus bas prenne le dessus, au besoin en s’appuyant sur les décisions de la cour de justice qui proclame qu’il est normal que ce soit le plus bas salaire qui soit appliqué lorsqu’un salarié va dans un autre pays.

      De quoi parlez-vous ? Où avez-vous trouvé cela ?

      Je vous le demande car cela me paraît contradictoire avec ce que je croyais savoir.

      2) À la fin, qu’est-ce qui ferait se retourner les hommes de la 3° République dans leur dernière demeure ?

      • Terence
        • Posté à 00h31 le 10/06/2008
        • Internaute 15208

        Voir le site : Lien

        La Cour de justice européenne vient de rendre une décision qui va faire date : elle a débouté de ses demandes un syndicat allemand qui demandait que des Polonais venus travailler en Allemagne au nom de la libre prestation de service soient payé au salaire minimum prévu par la convention collective allemande. La cour de justice a tranché en disant que même en Allemagne, il était normal que les travailleurs Polonais fassent concurrence aux salariés Allemands en étant payé aux salaires Polonais.

        Ce qui ferait se retourner Waldeck-Rousseau, Jaurès, et tant d’autres c’est qu’on piétine la liberté, l’égalité et la fraternité de concert en invoquant la « libre concurrence » et la libre circulation du fric, des hommes, des marchandises et des services.

        Que le plus bas gagne. Si vous n’avez pas encore compris à quoi sert cette Europe... S’il faut vous faire un dessin...

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Terence
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 15h23 le 10/06/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          TÉRENCE,

          Je découvre le site référencé et j’apprécie mais il faudra que je relise (je fatigue).

          J’avais lu ailleurs une lecture bien différente de cette décision de justice. Je ne sais plus si c’est dans le blog de Lipietz ou dans celui de J. Quatremer que j’apprécie souvent. Je chercherai.

          Quant à la « libre concurrence », à force de trouver cette expression utilisée à tort et à travers, je finis pas ne plus savoir ce qu’elle veut dire.
          Quelle en est votre définition ?

        1 autres commentaires
    • jjezfm
      jjezfm répond à Terence
      Internaute
      • Posté à 10h56 le 09/06/2008
      • Internaute 9633
        Internaute

      « le parlement européen c’est comme le tribunat, il discute des lois mais ne les vote pas,

      et la commission européenne c’est comme le conseil des anciens ou le sénat, elles vote sans discuter. »

      je vois pas trop le rapport avec les institutions de l’UE ?

      1) la Commission a l’initiative des textes, y compris législatifs, mais ne vote pas (ce qui ne l’empêche pas d’intervenir dans le résultat du vote)

      2) le Parlement discute ET vote (ben quand même) et c’est sans nul doute le plus représentatif et le plus « honorable » des 3 têtes institutionnelles

      3) le 3ème membre décisif, c’est le conseil (des ministres concernés par le sujet en débat), temple de la schizophrénie où des ministres nommés (pas toujours très représentatifs de leurs peuples) prennent une décision puis, rentrés chez eux, hurlent contre les « diktats et les oukazes de Bruxelles », alors qu’ils les ont écrit et votés...

      • Terence
        Terence répond à jjezfm
        • Posté à 00h39 le 10/06/2008
        • Internaute 15208

        « 1) la Commission a l’initiative des textes, y compris législatifs, mais ne vote pas (ce qui ne l’empêche pas d’intervenir dans le résultat du vote) »

        Et comme le sénat sous l’Empire, elle n’est pas élue. On la nomme et elle fait, elle impose.

        Ma comparaison au contraire me semble tout fait pertinente, les eurocrates se sont inspirés des idées de Napoléon sur les institutions. Et pour rétablir ce que les guerre avaient mis à bas, il a demandé à Benjamin Constant de faire « court et obscur ».

        2) le Parlement discute ET vote (ben quand même) et c’est sans nul doute le plus représentatif et le plus « honorable » des 3 têtes institutionnelles

        Il vote AHAHAHAHAHHHAA.

        Il vote HAHAHAHAHA ! ! ! C’est la meilleure celle là.

        Toujours le mot pour rire.

        Disons qu’on leur fait mettre un bulletin dans l’urne et quand la commission, ça ne lui plait pas, elle fait ce qu’elle veut. Donc le parlement est bien le corps législatif sous l’empire autoritaire, ou le tribunat sous le consulat, on discutaille mais on ne décide pas vraiment. C’est tout sauf un vrai parlement.

        3) le 3ème membre décisif, c’est le conseil (des ministres concernés par le sujet en débat), temple de la schizophrénie où des ministres nommés (pas toujours très représentatifs de leurs peuples) prennent une décision puis, rentrés chez eux, hurlent contre les « diktats et les oukazes de Bruxelles », alors qu’ils les ont écrit et votés...

        Sous l’Empire, on l’appelait l’archichancelier, c’était Cambacérès et il faisait appliquer ce que Napoléon lui disait de faire appliquer quand il était ailleurs en utilisant le télégraphe Chappe pour aller plus vite. Aujourd’hui, ce n’est plus Napoléon, c’est pire, c’est le capital, le capital le plus froid, l’argent en d’autres termes, l’argent accumulé qui a pris possession de tout et qui ne veut pas qu’on touche à son pouvoir et qui pour cela dissout les états et les institutions.

        Ça ne peut pas bien finir.

         
        • millesime
          millesime répond à Terence
          retraité
          • Posté à 22h07 le 10/06/2008
          • Internaute 26299
            retraité

          @terence
          tout à fait d’accord
          il y a des élections en 2009, et je voterai pour une entité nommée NEWROPEANS (seule entité « européenne » à ma connaissnce) elle présentera des candidats dans tous les pays d’EUROPE
          leur site à visiter : Lien

          http : / : millesime.over-blog.com

        1 autres commentaires
  • Julien Marot
    • Posté à 00h49 le 09/06/2008
    • Internaute 18193

    Toutes ces remarques prouvent bien que ce n’est pas de cette Europe dont nous rêvons. Celle qui se bâtit actuellement est trop éloignée de la vie quotidienne de chacun. Faire voter ce nouveau traité par le parlement comme l’a fait le Président français est l’image même d’une construction européenne qui se fait en dehors de l’ensemble des citoyens qui vivent les décisions de Bruxelles comme des atteintes à leurs droits et leurs libertés...Et le gouvernement accentue le phénomène en rejetant sur les décisions européennes l’impossibilité de traiter les problèmes internes afférents aux pêcheurs, aux transports, aux services publics etc...etc...Mais enfin qui les vote ces décisions ce sont bien nos ministres non ?

    • Compte supprimé 5
      Compte supprimé 5 répond à Julien Marot
      Locataire du 35370
      • Posté à 21h57 le 09/06/2008
      • Internaute 35370
        Locataire du 35370

      - Tout à fait, Clément, pardon Julien, nos Ministres, Ministres choisies par notre Président élu, élu pour mettre en oeuvre la politique de son programme, il le claironne assez le nain !
      - On peut reprocher plein de choses à Sarkozy, sauf de pas avoir annoncé la couleur avant !
      - Vous en croisez beaucoup, vous, des électeurs de Sarko qui assument ?
      - La libération va arrivé et on aura personne à tondre...

    • désintox.com
      • Posté à 21h19 le 11/06/2008
      • Internaute 40708

      J’ai voté oui à l’Europe et je le regrette bien !
      Lorsque nous disons oui à l’Europe, nous donnons, en réalité, un chèque en blanc à des technocrates et à des hommes d’affaires souvent sans scrupules .

      L’UE vue de Bruxelles, c’est une adolescente qui n’a pas droit à la parole et à qui on doit au besoin taper sur les doigts.C’est un immense marché, la politique de l’UE semble consister pour l’essentiel à adapter les législations aux lois du marché. Bref, l’UE est ultralibérale même si parfois elle fait semblant d’être écolo.L’Europe sociale et humaine dont certains rêvaient n’existe pas aujourd’hui.

      Les citoyens de base sont tellement bornés et égoïstes, mais bien sûr ! Bruxelles va-t-elle infliger une de ces amendes dont elle a le secret à L’Irlande pour passer en force ? La citoyenne bornée et égoïste de base que je suis s’étonne que peu de démocrates s’émeuvent de ce type de procédés.

      Rappelons que C’est parce que L’UE menaçait la France d’une amende de 38 millions d’euros
      que malgré une vive opposition, les OGM ont été légalisés en France en mai dernier ! La directive européennne a été adoptée par une assemblée dont je ne connais pas les membres (j’ai déjà du mal à suivre les parcours des politiques français), dont je connais mal le fonctionnement et qui ,pour faire plaisir aux lobbies industriels et agricoles, a voté une loi qui met en cause ma santé et mon environnement. Si de telles procédures étaient appliquées dans des pays lointains totalitaires, on crierait au scandale...

      Vive le bon sens des Irlandais ! Non aux diktats d’un super pouvoir centralisé et technocratique, éloigné des peuples ! Vive une Europe fédérale qui préserve la souveraineté des nations !

  • toots
    toots
    void
    • Posté à 01h09 le 09/06/2008
    • Internaute 15123
      void

    mince alors, une constitution qui vient gripper l’adoption à marche forcée..

    Quelle plaie alors ces démocraties...

  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 02h03 le 09/06/2008
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Regrouper des régions, des États pour en faire quelque chose de plus, une entité plus grande ne peut pas être une affaire facile à réaliser entre partenaires égaux. L’histoire montre que cela s’est fait très souvent par la violence, et dans une logique militaire d’extension. Pas de partenaires mais des ennemis puis des vaincus et des vainqueurs.
    Quelles sont les conditions pour que cela se fasse pacifiquement ? Pas d’ennemi mais des partenaires. Les acteurs devant avoir un esprit de négociation et être disponibles pour les concessions. Il serait intéressant d’étudier l’histoire de situations apparentées. Peut-être la formation des États Unis d’Amérique ……. Cela nous aiderait peut-être à mieux comprendre.
    J’adhère à l’idée de rendre plus proche, plus légitime l’Europe auprès des citoyens ; des signes montrent qu’on irait pas dans cette direction. Mais je trouve prématuré de jeter la pierre comme certains le font.

    Arrivez-vous à imaginer les efforts qu’il faut faire pour que des États aussi nombreux et aussi divers puissent travailler ensemble ? Comment exiger que les choses aillent plus vite ? C’est déjà bien heureux que le train n’ait pas déraillé et versé dans le fossé. En ce moment, il fait du surplace car ce sont toujours le traité de Nice et celui de Maastritch qui sont en cours de validité. Ce train est dans l’attente de nouvelles règles de circulation et des pièces détachées pour son moteur essoufflé. Optimisation lente avec un calendrier ou une échelle de temps qu’un particulier ne peut trouver qu’insupportables.

    Exemple de ces durées étonnantes :
    En 2004, l’ouverture des frontières à des trans-communautaires (ressortissants des pays de l’Est plus ceux de Malte et Chypre et moins ceux des deux derniers entrants) a été planifiée en trois étapes prudentes.
    —Une première phase de 2 ans pour s’y préparer.
    —Une autre de 3 ans où certains pays pouvaient maintenir la fermeture s’il le souhaitaient.
    —Une dernière de 2 ans jusqu’en 2011 donc.

    Dans la pratique certains pays ont ouvert leurs frontières et levé toute restriction à la circulation d’emblée (Grande-Bretagne, l’Irlande et la Suède). D’autres ont observé.
    La France a attendu 2006 en n’ouvrant qu’à certaines professions. Sarkozy vient d’annoncer l’ouverture totale plus tôt.
    Comme nulle part on a constaté de ruées de plombiers polonais invasives (ils préfèrent rester chez eux), beaucoup de pays ont accéléré ces transformations. Exit la peur du plombier polonais !

    • peut-être
      • Posté à 07h40 le 09/06/2008
      • Internaute 26676

      Trop long.

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à peut-être
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 13h20 le 09/06/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Il n’y a pas cinq ou six personnes qui se connaissent bien autour de la table …… mais 27 et elles apprennent à se connaître ! En réfléchissant à cette réalité, ils ne chôment pas ! Pas vrai ?

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à peut-être
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 13h22 le 09/06/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Il n’y a pas cinq ou six personnes se connaissant bien, des familiers quoi, autour de la table …… mais elles sont 27 — et elles doivent apprendre à se connaître !

        En réfléchissant à cette réalité,
        ils ne chôment pas !
        Pas vrai ?

    • dijou
      dijou répond à Claude PELLETIER
      Esclave d'une SSII
      • Posté à 16h29 le 09/06/2008
      • Internaute 803
        Esclave d'une SSII

      Qui peut être assez naif pour croire que l’Europe telle qu’elle se dessine aujourd’hui pourrait être autre chose qu’un espace permettant surtout le dumping social, la marchandisation à outrance, l’éradication des services publics , l’ouverture des sociétés privés y comprit au marché des assurances santé ? ?
      Le gâteau de la sécu en France c’est peu ou prou 350 Milliards d’euros. Vous imaginez bien que ça ne laisse pas indifférent les sociétés en question, ça n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.
      Nous assistons impuissant au dépeçage de nos économies sous l’impulsion des pays les plus libéraux, la dérégulation aveugle, la radicalisation du marché du travail. Les sommes en jeux sont colossales, les appétits financiers également et les tractations et pressions sur les fonctionnaires Européens comme sur les députés doivent être à la mesure et ils ne sont pas tous de bois.. Quand on voit la corruption ambiante dans notre pays et le clientélisme érigé en système politique à droite comme à gauche on imagine ce que ça doit être au niveau Européen !
      Lors du référendum en France nous avons pu constater à quel point le débat politique avait pu ,de façon sans précédent, être riche et à quel point les citoyens de ce pays avaient débattus sur les forums, lors de réunions publiques , interpeler leur élus etc..
      Nous avions une réponse claire et très majoritaire sur ce que proposait dans la forme et le fond une vraie-fausse constitution. Mais il est apparu qu’en raison de ce refus pourtant largement partagé ceux qui avaient choisis le camp du refus ne pouvaient être que des rétrogrades et des imbéciles.
      Sur ce point l’article a raison de s’interroger sur la nécessité d’un débat sur la finalité de l’Union qui reste à ouvrir ,enfin. Si l’on doit rester éternellement dans le champ économique il y a bien lieu de craindre que les « imbéciles » qui ne comprennent rien à la politique des technocrates bruxellois ne finissent par couper la branche eux même et de manière plus radicale.
      Qu’ils aient raison ou tort.

    • Compte supprimé 5
      Compte supprimé 5 répond à Claude PELLETIER
      Locataire du 35370
      • Posté à 22h00 le 09/06/2008
      • Internaute 35370
        Locataire du 35370

      @ Claude,

      - Très bien ton exposé, si cela avait été la volonté des peuples, préparés, éduqués à cette opportunité, alors OK !

      - Bien sûr, l’Europe des peuples est une idée excitante, mais ce n’est pas de cela dont il s’agit...

      - « Ils » sont en train de construire un entité capable de faire face à ce qu’ils croient être l’horizon indépassable, la confrontation des économies mondiales...
      - L’Europe que l’on veut nous vendre, est une machine de guerre capable de tenir tête aux futures puissances venues de l’Asie...

      - Qui a bâti ces puissances « hostiles » ?

      - Le libéralisme !

      - Qui nous a fourgué le libéralisme ?

      - Ceux-là même qui sont en train de nous refiler cette Europe de merde dont personne ne veut !

      - Cette partie, « ils » l’a jouent avec les « blancs », les peuples européens n’ont précisemment pas l’unité qu’ils leur permettraient de faire face à cette menace et surtout, nous n’avons aucuns projets alternatifs crédibles à proposer à cette construction...

      Notre Gauche de pantins, ferait bien de se réveiller au plus tôt, sous peine d’être dépassée par les événements qu’elle ne pourra bientôt plus contrôler...

  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 02h27 le 09/06/2008
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    Just say NO ! ! !

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 15h11 le 09/06/2008
      • Internaute 33755

      Existe-t’il un traité simple ou un texte long, qui définirait la vision européenne et le projet d’Europe des NONISTES ? Ou des informations là-dessus ?

      Une contre-attaque, s’il vous plaît. Car « Just say NO », yo no kapish, ich kein nein versteht, I complitely ne understood.

      (no passaran, ça je comprends mieux...)

      • jojo1er
        jojo1er répond à A déménagé le 25 octobre
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day
        • Posté à 16h47 le 09/06/2008
        • Internaute 10521
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day

        Ce n’est pas le principe d’une constitution, à la limite celui d’une loi...

        Le principe d’une constitution c’est de ne contenir que ce qui fait consensus et dont on pense qu’il le fera encore demain.

        Le reste rentre dans le cadre de la Loi, qui est adoptée par voie parlementaire.

        Si une constitution n’est pas adoptée au suffrage universel qu’importe que le suffrage universel continue à exister puisque ce n’est pas le suffrage universel qui a désigné ce à quoi il s’applique.

        En clair ce n’est pas le peuple qui a choisi ce sur quoi il peut donner son avis, donc ce n’est pas de la démocratie.

        Jojo1er, les nonistes ont leurs défauts, mais oui-ouiïstes...

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 17h12 le 09/06/2008
          • Internaute 33755

          Heu, Jojo, vous êtes légèrement à côté de ma plaque.

          J’ai voté « oui » car les libéraux d’angleterre ne la trouvait pas assez libéral et que les nonistes du parti socialiste ne la trouvaient pas assez social...
          J’ai voté « oui » car il apportait ce consensus et qu’il sera toujours possible par la suite d’améliorer le texte. Bref, cela a été rejeté, la soupe est resservie dans notre dos, je m’en offusque aussi.

          Cela dit, ce que je cherche à connaître, c’est le texte des nonistes, si, pour eux, besoin d’un il y en a.

          Alors, je répète ma question, y-a-t’il une ébauche quelquepart de ce texte ? Et si les nonistes n’en voient pas l’utilité, quelles méthodes sont envisagées pour structurer la Société Europe ?

          Si je pose cette question, c’est parce que des ouïstes acceptent fort volontiers de discuter avec les nonistes.

          • jojo1er
            jojo1er répond à A déménagé le 25 octobre
            27 mars 2010 - No Sarkozy Day
            • Posté à 11h42 le 13/06/2008
            • Internaute 10521
              27 mars 2010 - No Sarkozy Day

            Etablir un consensus ce n’est pas mettre un peu de tout pour plaire un peu à chacun...ce serait plutôt le contraire, retirer tout ce qui semble inacceptable à quelqu’un...

            Comment faire consensus sur un texte aussi lourd ? Réponse : c’est impossible.

            C’est bien pour cela qu’il faut absolument séparer ce qui est l’institutionnel et qui vaut constitution pour le soumettre au suffrage universel de ce qui est législatif et qui pourra être décidé par ceux qui en auront le pouvoir selon les règles fixées par la constitution.

            Jojo1er, c’est ma contreproposition.

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