07/06/2008 à 15h04

Etats-Unis : pourquoi Barack Obama est-il noir ?

Guillemette Faure | Journaliste

Métis, le candidat démocrate à la présidentielle est perçu et se définit comme un Noir. Décryptage d’une spécificité américaine.


Photomontages de Barack Obama. L’original est au centre (DR).

Barack Obama est né d’une mère blanche du Kansas et d’un père africain, venu, du Kenya, étudier aux Etats-Unis. « Il n’est pas noir, il est métis », nous écrit Molto sur un article de Rue89.

Plusieurs d’entre vous avaient déjà fait la remarque. Pourquoi dit-on de lui qu’il est noir ? Pourquoi vu ses origines ne dit-on pas qu’il pourrait être le premier président métis aux Etats-Unis ?

1

Parce qu’Obama lui même se définit comme noir.

Barack Obama rappelle souvent que la famille de sa mère est blanche et que celle de son père est noir. Sa demi-sœur, née du second mariage de sa mère avec un Indonésien est elle aussi métisse.

Obama revendique son héritage maternel, y a fait référence au Kansas à plusieurs reprises en allant notamment sur la tombe de son grand-père, mais il n’emploie jamais le mot « biracial » (métis) pour parler de lui. « Un Noir avec un drôle de nom, on me donnait peu de chances », écrit-il par exemple dans son livre à propos de sa candidature au Sénat.

2

Parce que c’est ainsi que la société américaine le définit.

Il l’explique dans une interview à l’émission 60 Minutes. Le journaliste lui fait remarquer que, son père kenyan ayant quitté le domicile quand il avait deux ans, il a grandi, avec sa mère et ses grands-parents maternels, dans un environnement essentiellement blanc.

« A un moment, vous avez décidé que vous étiez noir ? “ ‘Hé bien, je ne suis pas sûr que je l’ai décidé… Je pense, vous savez, que si vous avez l’air afro-américain dans cette société, vous êtes traité en afro-américain.’

3

A cause de son parcours politique.

George W. Bush s’est redéfinit en brave gars texan après avoir été assimilé à un ‘élitiste de Nouvelle-Angleterre’ par son adversaire, lors d’une tentative ratée d’être élu au Congrès, en 1978. De même, Barack Obama apprendra d’un échec, après sa campagne infructueuse pour être élu représentant au Congrès en 2000.

Son adversaire d’alors, Bobby Rush, un Noir et ancien Black Panther, laisse entendre que c’est dans les livres que Barack Obama, dîplomé d’Harvard, a appris ce qu’était le mouvement des droits civiques et la ségrégation. Cette année-là, Obama perd les élections de ce district de Chicago en ayant gagné le vote blanc... mais perdu le vote noir. Il en tirera les leçons et apprendra à cultiver lui aussi ses liens avec la communauté noire –des églises aux associations- de Chicago.

4

Parce que le métissage n’est pas valorisé aux Etats-Unis.

L’actrice Halle Berry, dont la mère est blanche, a estimé que son Oscar était une victoire pour toutes les femmes noires. Le gouverneur du Nouveau Mexique Bill Richardson, métis latino et blanc, se considère comme hispanique. A l’inverse, en 1997, Tiger Woods s’était fait allumer aux Etats-Unis en se qualifiant de ‘Cablinasian’ (résumé de caucasian, black, american indian, indian).

Si Barack Obama se disait métis, il pourrait donner l’impression de rejeter sa part noire, entend-on dans cette séquence de la chaîne publique NPR consacrée à la question.

C’est l’héritage paradoxal de la ‘one drop rule (règle d’une seule goutte), en vigueur au début du XXe siècle et qui voulait que soit considérée noire toute personne qui ait une goutte de sang noir.

Dans une société communautariste, les associations représentantes de groupes ethniques sont plutôt opposés à l’étiquette métis’, craignant qu’elle ne dilue leur influence. On s’en est aperçu lors du recensement de 2000. L’administration, qui jusque là demandait aux résidents américains de s’inscrire dans seulement quatre groupes ethniques, a envisagé d’ajouter une casse ‘multiracial’ (métis). Les associations noires s’y sont pour la plupart opposées, craignant que cela ne diminue leur poids dans la société

. En guise de compromis, le recensement de 2000 a proposé plusieurs cases ethniques, et autorisé les personnes identifiées à en cocher plusieurs, mais sans qu’il n’y ait de case ‘métis’. Autrement dit, aux Etats-Unis on peut appartenir à plusieurs groupes... mais ‘métis’ n’est pas une identité.

Malgré toutes ces explications, la remarque des internautes reste très pertinente. Ce n’est pas parce qu’Obama a décidé de préférer l’étiquette noire à l’étiquette métis que les journalistes doivent en faire autant. Nous tacherons d’y veiller désormais sur Rue89.

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  • jmleray
    jmleray
    Traducteur-Interprète-Blogueur
    • Posté à 15h12 le 07/06/2008
    • Internaute 25117
      Traducteur-Interprète-Blogueur

    Métis, métissé à la rigueur, mais certes pas métisse : -)
    JML

    • el_communiste
      el_communiste répond à jmleray
      • Posté à 15h20 le 07/06/2008
      • Internaute 15455

      Il est en effet bizzard qu’il revendique ainsi sa couleur de peau. Mais je pense qu’il faudrait plus regarder son programme qui semble plutot ambitieux que sa couleur.

      Lien

      • Marine 2012
        Marine 2012 répond à el_communiste
        Hymen troué par neuf hymen (...)
        • Posté à 18h35 le 07/06/2008
        • Internaute 22071
          Hymen troué par neuf hymen (...)

        Je suis consternée de voir qu’un article distinguant une personne par sa race fasse la une d’un site comme Rue89. Honteux...

         
        • caro
          caro répond à Marine 2012
          délinquante avérée
          • Posté à 18h45 le 07/06/2008
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          vous n’avez rien compris, comme d’hab. Il n’est pas question de « race » mais de couleur de peau.

          • pablico
            pablico répond à caro
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 19h10 le 07/06/2008
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            exact. La couleur de peau n’est pas un critère d’intelligence, heureusement.
            Ce qui compte dans un homme de quelle couleur qu’il soit c’est l’intelligence, enfin plutôt les intelligences !
            Je préfère un coloré intelligent, qu’un soit disant blanc idiot.
            Mais les noirs américains, ne sont-ils pas tous métis ? la loi de la progression géométrique joue aussi pour eux. Ils doivent tous au moins avoir une goutte de sang blanc.

            • le _grand_clown_malade
              le _grand_clown_malade répond à pablico
              if 6 was 9
              • Posté à 11h01 le 08/06/2008
              • Internaute 27069
                if 6 was 9

              Hmm, moi les noirs qui sont cons me dérangent pas plus que les cons blancs ou jaunes, a priori les dégâts sont les mêmes...

              Mais je voulais réagir sur votre idée de la « progression géométrique » qui me semble un poil naïve, je peux me tromper.

              La « one drop rule » ne marche que dans un sens. Le problème serait une équation barycentrique ou la valeur blanche serait fortement pondérée, la noire, toujours un peu moins.
              Je ne sais pas ce qu’il en est de ces métis, quelle serait leur valeur dans cette équation... ? L’article donne des indices mais je ne sais pas.

              Je ne sais pas non plus si la culture du racisme aux Etats-Unis laisse une goutte de sang blanc dans un noir résoudre le problème de la discrimination.
              Pas partout, pas pour tout le monde.

              La question « est-ce que la discrimination renforce l’appartenance à une minorité ? » m’anime beaucoup.
              Et l’article rebondit sur cette question, cela me donne une occasion de m’exprimer.

              Qu’est-ce que le racisme génère chez ses victimes ? En quoi change-t-il sa forme et la perception que nous en avons au jour d’aujourd’hui ? Quels intérêts sert-il ?

              Et puis pablico, je n’ai pas compris... on devrait se battre pour l’intelligence des noirs ? ou pour eux ?

              • pablico
                pablico répond à le _grand_clown_malade
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                • Posté à 12h57 le 08/06/2008
                • Internaute 14278
                  À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                on a pas à se battre ! on a à respecter, même les cons si ils respectent aussi.

        4 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à el_communiste
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 01h46 le 08/06/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Communautarisme pragmatique. Obama a pris 93% du vote noir aux primaires. Metis, il n’en aurait eu que des miettes, face à Clinton déja étiquettée « amie des Noirs ». Ce vote lui a donné la nomination.

        De même, Richardson n’a pas d’autre intérêt que d’être latino et c’est ce qui lui vaudra la vice présidence.

        Pierre JC Allard Lien

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à jmleray
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 15h35 le 07/06/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      C’est corrigé, désolé pour cette faute...

      • ART MONIKA
        • Posté à 16h15 le 07/06/2008
        • Internaute 10855

        Yann Guégan, j’aime beaucoup votre phrase :
        « C’est l’héritage paradoxal de la “one drop rule” (règle d’une seule goutte), en vigueur au début du XXe siècle et qui voulait que soit considérée noire toute personne qui ait une goutte de sang noir ».

        La plupart des personnes « métisses » noir/blanc que je connais ont finalement « opté » pour la partie « sombre », car elles ont bien ressenti que, quoi qu’elles fassent et disent, le « one drop rule » infléchit le regard qu’autrui porte sur elles. Yannick Noah, dont la mère est blanche et blonde, met plus en avant la culture camerounaise ou afro que celle qui lui vient de son côté maternel.

        Si c’est ce qu’on appelle « la couleur » qui l’emporte, c’est bien-sûr lié à l’histoire de l’esclavage, à l’oppression des noirs par les blancs. Et également aux représentations du « sang mêlé », ce sang « impur » qui, dans notre Marseillaise, se répand dans les sillons.

         
        • Nikoko
          Nikoko répond à ART MONIKA
          Chercheur...d'emplois
          • Posté à 16h40 le 07/06/2008
          • Expert 39930
            Chercheur...d'emplois

          Le sang impur auquel fait référence la Marseillaise est le sang de la tyrannie, il ne fait pas d’allusion à des races ou ethnies.
          Attention à ne pas déformer le sens (certes extrêmement violent) de ce texte, avant tout révolutionnaire.

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à Nikoko
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 17h21 le 07/06/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            Hum ! C’est à vérifier ! Se rappeler que les aristocrates se réfugiaient à l’étranger et pouvaient revenir comme élément de troupes étrangères. Pourquoi cette « impureté » inscrite dans les paroles originelles (et bien rédhibitoire aujourd’hui) ?

            • FabiendeMénilmontant
              FabiendeMénilmontant répond à Claude PELLETIER
              journaleux - blogueur
              • Posté à 18h59 le 07/06/2008
              • Internaute 14145
                journaleux - blogueur

              Les aristocrates (genre Sarközy de Nagy-Bocsa), n’est-ce pas à La Lanterne qu’ils vont ?

              Paraît qu’un jour, JPR a appelé Fillon en lui disant « tu perds ce qu’il y a de mieux dans le job » (en parlant du pavillon…).

              • marie 75
                • Posté à 09h40 le 08/06/2008
                • Internaute 3563

                HON GROIS SKON VEUT ! ! !

                Quand la hongrie sera française, Nagy Bosca s’appellera la Courneuve ...

          • ART MONIKA
            ART MONIKA répond à Nikoko
            • Posté à 18h42 le 07/06/2008
            • Internaute 10855

            Dabord, toutes mes excuses à Guillemette ! C’est à cause de la repentance orthographique que je me suis trompée.

            Ensuite, Nikoko, je sais bien à quoi fait allusion le sang impur : celui des « ennemis » qui « violaient nos filles et nos compagnes » (petite remarque en passant : ce chant est très « mâle » puisque le « nos » ne peut, sauf en cas de XXXX, que renvoyer à des hommes).

            Il n’empêche : le « sang mêlé » est au plan sémantique du « sang impur » puisque justement la « goutte » noire l’a transformé. C’est pourquoi je les ai associés. Nothing else, nada mas.

        • Yann Guégan
          Yann Guégan répond à ART MONIKA
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
          • Posté à 17h24 le 07/06/2008
            éditeur
          • Journaliste 1836
            Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

          Merci merci, mais c’est Guillemette l’auteur de l’article : -) C’est vrai qu’on nous confond souvent.

        • athénaïs
          athénaïs répond à ART MONIKA
          • Posté à 21h56 le 07/06/2008
          • Internaute 30637

          @ Art monika
          Sur le « sang impur » de la Marseillaise, il y a d’autres interprétations que celle qui voudrait que la marseillaise soit finalement raciste (le sang impur) en fait, il s’agirait plutôt du sang des révolutionnaires (qui n’était pas le sang pur et bleu des aristocrates, mais celui impur et rouge des roturiers) qui était voué à arroser nos sillons.
          Autrement dit, les révolutionnaires, ne pensaient qu’à verser leur propre sang pour défendre leur rêve de liberté.
          Avec cette interprétation, tout à coup,les choses reviennent dans l’ordre, ce sont les aristo qui étaient bel et bien racistes en se prétendant du sang bleu et en crachant sur le sang rouge du Peuple.

          Mais à une époque où l’on glorifie Marie Antoinnette et charlotte corday, évidemment, on travestit les révolutionnaires en affreux crapaux racistes.

          • CAUSTICUM
            CAUSTICUM répond à athénaïs
            désabusé de plus en plus ...
            • Posté à 02h12 le 08/06/2008
            • Internaute 29966
              désabusé de plus en plus ...

            Vous pensez, Athénais, qu’avec les « féroces soldats » qui venaient « égorger nos fils et nos compagnes », il fallait rajouter encore du sang révolutionnaire au point d’en abreuver nos sillons ! cette explication me surprend ; je pense plutot qu’il convient de ne pas se voiler la face et d’admettre avec le recul, la férocité révolutionnaire à l’égard des ennemis de la Révolution.
            Pour mémoire, je vous renvoie au rapport fait à la Convention par le général Westermann, après les guerres de Vendée (on le trouve facilement avec Google) ; c’est plus qu’édifiant quant à la mentalité de l’époque.

            • athénaïs
              athénaïs répond à CAUSTICUM
              • Posté à 20h00 le 08/06/2008
              • Internaute 30637

              Je ne doute pas qu’il y ait des sites et des sites pour se livrer à des attaques anti révolutionnaires, beaucoup de livres aussi s’y livrent...LA révolution française fait toujours aussi peur !

              De mon côté, cher CAUSTICUM, je vous renvoie à la lecture du Robespierre de Jean MASSIN (musicologue spécialiste de Beethoven)et aussi à la manière dont fut traité Damiens (qui effleura Louis XV avec un petit canif) et dont la justice barbare aristocrate réduisit le corps en une charpie immonde. Charlotte Corday, elle, eut droit à un procès et à une défense que pas un roi n’avait permis dans aucun pays jusqu’alors ...
              Je n’ai pencore jamais vu de film sur l’histoire de Damiens, en revanche on se repait du sort fait à corday ou à marie antoinette.
              Et je ne parle pas de ce neuneu de louis XVI

        • CAUSTICUM
          CAUSTICUM répond à ART MONIKA
          désabusé de plus en plus ...
          • Posté à 02h00 le 08/06/2008
          • Internaute 29966
            désabusé de plus en plus ...

          Euhhh ... si je peux me permettre, ART MONIKA, le « sang impur » (prononcer sanC’impur) de notre hymne national, ne désigne absolument pas le sang mêlé, mais bien celui des tyrans et obscurantistes, d’où qu’ils viennent ...

          • ART MONIKA
            ART MONIKA répond à CAUSTICUM
            • Posté à 04h04 le 08/06/2008
            • Internaute 10855

            Causticum, je crois m’être expliquée plus haut. C’est la « goutte » de sang noir qui m’a fait évoquer le « sang mêlé » et, par extension, le « sang impur qui abreuve nos sillons ».

            Pour autant, je ne déclinais pas l’identité des « impurs » nommés par la Marseillaise et je suis donc ébahie que plusieurs personnes m’aient répondu là-dessus. J’ai eu quelques mauvais points, je subodorre que c’est parce que (a) certains ont cru que j’attaquais les révolutionnaires, (b) certains n’ont pas apprécié ma remarque féministe sur le caractère masculino-centré de « NOS filles et nos compagnes », énoncé qui exclut de fait les femmes en tant que sujets d’énonciation.

            OK ?

        11 autres commentaires
  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 15h23 le 07/06/2008
    • Internaute 16256

    Métisse/métis, féminin masculin.

    Barak se voit noir comme n’importe quel métis (ou métisse) se voit noir(e) c’est à dire comme les voient les autres. Un métis me disait que sa peau sombre le disqualifiait pour la couleur blanche et que quoi qu’il en soit, en France, du moment qu’on ne nait pas blond avec les yeux bleus on ne saurait se faire passer pour un « souchien » (mdr j’ai découvert cette expression il y a peu).

    Je ne peux que lui donner raison, mes cheveux sombres me disqualifiant pour le prix du terroir normand. Je ne me vois pas moi non plus comme un celte mais comme un européen. Se voir comme un noir plutôt que comme un blanc ou un blanc cassé me parait presque logique.

    Se voir et être vu comme un être humain me parait plus important que ces considérations de couleur de peau ou de téguments.

    De toute façon il doit s’en ficher comme de sa première liquette, il présente bien et il est plutôt sexy, ça le dispense de se chercher des arguments. D’ailleurs, regardez chez nous, Sarkozy, une femme lui dit « toujours beau parleur » et il lui répond « parleur suffira » : il a pris conscience de l’essentiel. Hein ? ^^

    • Pascal Riché
      • Posté à 17h23 le 08/06/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Cette discussion rappelle un peu la problématique de « l’authenticité » posée par Sartre dans Réflexion sur la question juive Lien

      « Sartre y affirme le poids du regard d’autrui, qui façonne le Juif (“ c’est l’antisémite qui fait le Juif ”), et écrit que le seul lien qui unit finalement tous les Juifs français, c’est “ qu’ils vivent au sein d’une communauté qui les tient pour Juifs ” ; il les encourageait alors “ à se choisir comme juifs, c’est-à-dire à réaliser [leur] condition juive”

  • ex-riverain
    • Posté à 15h23 le 07/06/2008
    • Internaute 35098
      x

    « “métisse” n’est pas une identité. »
    un petit article, mais intéressant. je ne connaissais pas cette « one drop rule ».

    « Ce n’est pas parce qu’Obama a décidé de préférer l’étiquette noire à l’étiquette métisse que les journalistes doivent en faire autant. »
    exactement. merci d´avoir poursuivi la rélexion.

  • Glam
    Glam
    juste ce type, vous savez ?
    • Posté à 15h24 le 07/06/2008
    • Internaute 40852
      juste ce type, vous savez ?

    Le problème, quand on se dit métis, c’est qu’on reste un noir aux yeux des blancs mais qu’on devient blanc aux yeux des noirs.

    ... pour résumer.

    • Anonyme répond à Glam

      Pas tout à fait dans ce cas précis puisque si on analyse correctement l’article, un Métis est bien moins considéré qu’un Noir aux USA.

      Je pense qu’en France c’est « just little » pareil entre un Arabe et un Noir. Par contre, le Métis a une postion sociale bien meilleure qu’un Noir si on réfléchit.

      J’aime pas du tout utilisé ces termes mais bon....

      En tout cas un grand bravo à Guillemette pour le suivi de ce dossier car cela faisait un moment qu’elle nous parlait de revenir sur la couleur de peau d’Oby.

  • ex-riverain
    • Posté à 15h26 le 07/06/2008
    • Internaute 35098
      x

    il me semble qu´en France on parle plus facilement de métis...seraient-ils proportionnellement plus importants en France qu´aux USA ?

    • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
      • Posté à 15h43 le 07/06/2008
      • Internaute 16256

      Peut-être mais pas évident. La majorité des afro-américains sont descendants d’esclaves, eux ne se disent pas métis pour autant. Peut-être que les américains emploient ce terme pour les métis à 1 génération ?
      En France on n’en parle pas vraiment parce que le métissage s’impose comme une évidence presque partout, tant en France qu’en outre-mer.

    • Gotch
      Gotch répond à ex-riverain
      • Posté à 16h09 le 07/06/2008
      • Internaute 15306

      Peut-être la chose vient-elle du fait qu’en France on ne pense pas systématiquement dans une optique communautariste. Le métissage y est donc plus naturel. On n’y attache pas d’importance.

  • Anthropia
    • Posté à 15h47 le 07/06/2008
    • Internaute 17441

    Rue89, si vous entrez dans cette finesse, pourquoi ne pas reprendre l’arc-en-ciel du foncé, quarteron, etc., tel qu’il est pratiqué dans les DOM-TOM, les mille nuances qu’on utilise là-bas pour désigner le degré de métissage.

    Elles sont, je pense, une forme aboutie du racisme des noirs entre eux, comme si la proximité du blanc était le but à atteindre (cf. les crèmes de dépigmentation visant ce but dans la minorité black).

    Cela me rappelle un livre, Blanc dehors, noir dedans ( ? ?), écrit par une femme d’origine black, mais blanche de peau ; elle décrivait sa douleur, quand elle s’asseyait à côté d’un blanc dans le train, quand son mari foncé de peau s’asseyait un peu plus loin, et que son voisin de siège lui faisait des commentaires racistes à propos de son mari : elle disait alors combien elle se sentait noir dedans, rougissant des remarques racistes, comme si le simple fait d’être blanche lui faisait honte de trahir son origine, sa couleur de peau ne correspondant pas à la réalité de la couleur intérieurement ressentie.

    Je pense qu’on doit aux personnes de les accepter pour ce qu’elles se donnent.

    Un peu comme on devient Juif par le regard de l’autre, on se sent noir par le regard de l’autre. Mais dès lors qu’on le « devient » et qu’on l’assume, puisque c’est ce qu’on vit, qu’on n’aie pas à vivre l’affront d’une fausse pitié, qui tenterait de nous réintégrer dans cette course à la blancheur.

    Rue89, en introduisant cette catégorie métisse, il me semble que vous faites un contresens idéologique, un peu comme si vous décidiez de vous faire redresseur de torts, de rétablir un préjugé social.

    Cela vous honore, mais de fait, vous n’y pouvez pas grand-chose et le simple fait que vous introduisiez cette nuance peut se retourner contre ceux qui ont fini par vivre correctement leur négritude quelque soit la teinte exacte de leur peau.

    Et si votre but est de contester ce positionnement d’Obama, je me demande au nom de quoi vous le feriez.

    Lien

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Anthropia
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 17h27 le 07/06/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Et si votre but est de contester ce positionnement d’Obama, je me demande au nom de quoi vous le feriez.

      Il ne s’agit pas de le « contester », de nier le droit qu’a Obama à se revendiquer noir. Il s’agit juste d’expliquer ce qui l’a amené à le faire (en réponse à des commentaires sur ce thème laissés par des internautes de Rue89).

      • Anthropia
        Anthropia répond à Yann Guégan
        • Posté à 18h18 le 07/06/2008
        • Internaute 17441

        Si Rue89 décide de décrire désormais Obama comme métisse, il s’agit bien d’une négation de son positionnement, puisqu’il se revendique comme noir.

        Qu’on en explique les sources, les causes, c’est le mérite de cet article.

        Ce que je conteste pour ma part, ce serait la décision de ne pas tenir compte de son point de vue, au titre par exemple de ce qu’il « serait conditionné par la culture américaine ».

        Ne sommes-nous pas tous conditionnés par notre culture ?

        Lien

         
        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à Anthropia
          journaleux - blogueur
          • Posté à 19h29 le 07/06/2008
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          Anthropia,

          cela fait bientôt dix ans que les Territoires d’outre-mer n’existent plus.

          il n’est donc plus convenable de parler des DOM-TOM, mais de l’Outre-mer, à moins que vous ne fassiez référence à une date précise et une fonction précise (par exemple le Docteur Pons en 1986).

          en revanche, les TAAF ont été partiellement remises au goût du jour. et désormais existent quatre DOM-ROM (dont trois DFA) et des collectivités d’outre-mer, à statut variable, dont deux vont encore changer avant les sénatoriales de septembre.

          Fabien
          Lien

          • Anthropia
            • Posté à 09h59 le 08/06/2008
            • Internaute 17441

            Donc si je vous ai bien compris, il faudrait dire DOM-TAAF-ROM-DFA, etc.

            Dire l’Outre-mer me fait inévitablement penser à l’occidentalo-centrisme, c’est outre, parce que ce n’est pas ici.

            Enfin, il me semble qu’on avait compris.

            Lien

            • FabiendeMénilmontant
              FabiendeMénilmontant répond à Anthropia
              journaleux - blogueur
              • Posté à 12h52 le 08/06/2008
              • Internaute 14145
                journaleux - blogueur

              Le terme techniquement juste est « Outre-mer ».

              Cela ne me plaît pas non plus, mais c’est comme cela. Sinon, vous êtes à côté de la plaque et parlez de choses qui n’existent plus.

              De même, combien de fois Saint-Pierre et Miquelon ont changé de statut ?

              Moi qui fais partie de ceux qui ne respectent pas le 10 mai, mais le 23 et le 28, sachez que je regrette cette forme de néocolonialisme, mais il faut appeler les choses par leur nom. De même que, depuis Giscard, il y a deux départements en Corse !

              Fabien
              Lien

        3 autres commentaires
      • Ponson Jean-Claude
        Ponson Jean-Claude répond à Yann Guégan
        ex chauffagiste
        • Posté à 22h55 le 07/06/2008
        • Internaute 36066
          ex chauffagiste

        L’article ne conteste évidemment pas le positionnement de Barak.
        Et B.O explique simplement, que pour beaucoup d’américains, il y a les Blancs, et les autres.
        Alors que nous français, pour la plupart, ne voyons la-bas que Blancs d’un côté et Noirs de l’autre.
        Le constat n’est finalement pas si erroné que ça ! ! ! !
        Mais B.O revendique le fait d’être Noir surtout parce qu’il a été élévé par sa seule mère noire.
        Il n’a sûrement pas envie de se positionner par rapport à un père blanc qui l’a abandonné tout jeune.

         
        • Lohiel
          Lohiel répond à Ponson Jean-Claude
          http://twitter.com/Lohiel
          • Posté à 23h25 le 07/06/2008
          • Internaute 38391
            http://twitter.com/Lohiel

          >>> Mais B.O revendique le fait d’être Noir surtout parce qu’il a été élévé par sa seule mère noire.
          Il n’a sûrement pas envie de se positionner par rapport à un père blanc qui l’a abandonné tout jeune.

          sauf que c’est le contraire... son père était noir (kenyan) et sa mère blanche... et c’est bien papa qui a quitté le domicile lorsqu’il était petit pour rentrer au pays, après ses études aux USA

          Lienenvoyé par Lien

      • MarcTibo
        MarcTibo répond à Yann Guégan
        « Change Can Happen », (...)
        • Posté à 23h53 le 07/06/2008
        • Internaute 36143
          « Change Can Happen », (...)

        Est-il bien utile de se plonger un peu plus dans la controverse et de capituler sous « la remarque très pertinente des internautes » ? On vous a bien compris, et même si tout pointe vers le contraire, on fera attention de ne pas froisser votre sensibilité la prochaine fois.

        Si on se penche sur le thème principal de la campagne du candidat Obama et ce qu’il incarne auprès des ses électeurs, c’est le changement (et l’espoir d’y parvenir ensemble), une coupure aussi nette que précise non seulement par rapport à l’administration élitiste de Bush (establishment) mais aussi - et c’est lié - par rapport à ce qui a longtemps définit l’Amérique et son peuple, les clivages sociaux, idéologiques, économiques et surtout raciaux. A ce titre, il est important de noter que Barack - et c’est une des raisons de sa popularité auprès de sa base, les 18-35 ans - se définit autant par ses expériences que par celles de son électorat.

        « Obama se définit comme noir » - Non, Obama exprime la difficulté des métis à trouver une identité (et je partage avec lui cette difficulté). Le passage de son livre qui est repris dans l’article ci-dessus traite justement de la manière dont une frange importante de la société le perçoit (ou le percevait en 1980). Il ne se définit pas comme noir, une partie de lui l’est. Si tel était le cas (et vous parler de Bobby Rush, mais vous pouvez parler de la tentative de Jessie Jackson de devenir président), il n’aurait pas gagné contre Hillary. Et là, à mon avis, la subtilité est à creuser : comparer les parcours et les discours de Jessie Jackson et Barak Obama. Toujours est-il que BO parle souvent de ses difficultés à trouver racines, en rappelant volontier les passages de sa vie en Indonésie et Hawaii.

        « L’Amérique le définit comme noir ». Une partie, une partie seulement. Mais son életorat est en train de le définir autrement. La ségrégation raciale ici ne va pas disparaitre du jour au lendemain. N’oubliez pas qu’il a 46 ans et quand bien même il n’a pas participer au « Civil Rights Movement » des années 60, les évennements de cette époque l’ont marqué lors de sa découverte et de sa réalisation de sa conscience noire.

        « Son parcours politique » : juste une petite correction, il a perdu contre Rush, simplement parce que Rush était - et est toujours - une icone que même le Barak d’aujourd’hui aurait du mal à battre dans une circonscription de Chicago encore très encrée dans le mouvement d’émancipation Noir des années 60-70. D’ailleurs, on peut interpréter un peu comme on veut cette défaite (que de conjectures), certains - et votre commentaire peut contribuer à cette vue - ont trouver Obama pas assez Noir. Ou trop Blanc. Toujours est-il que c’est un moment charnière dans sa carrière politique. Mais son parcours politique se définit aussi et surtout par la coalition multiraciale qui s’est batit autour de lui : David Axelrod, David Plouffe, Steve Hildebrand, Cornell Belcher, Cassandra Butts ...

        Le métissage pas assez valorisé ... Si vous vous basez sur le fait qu’il a du choisir d’être Noir pour en être là où il en est aujourd’hui, alors oui. Si c’est justement ce qui lui a permis d’attirer une aussi importante frange de l’électorat jeune, cette faculté à s’adresser à tous parce qu’il peut justement dire « Je vous ai compris » ...

        Ce qui est à retenir, c’est la prise de conscience grandissante d’une large partie - encore minoritaire - de l’électorat Américain de la nécessité d’abolir - ou en tout cas de surpasser - les clivages de toute sorte. Pour ce qui est du métissage, je crois qu’il faut l’être ou avoir un enfant métis pour vraiment avoir une idée de ce qu’on peut vivre, ici ou en France. J’aime beaucoup le rapport avec la négritude, c’est exactement cela ...

         
        • Anonyme répond à MarcTibo

          Slt MarcTibo,

          Peux-tu nous parler de cette fameuse admiration qu’aurait Oby vis-à-vis de sarkozy ?

        • MèreEvé
          MèreEvé répond à MarcTibo
          témoin
          • Posté à 11h18 le 08/06/2008
          • Internaute 10713
            témoin

          Très bonne remarque, à propos du fait de vivre le métissage au quotidien pour le comprendre. Mon fils a 13 ans, métis. Et justement, nous parlions des élections américaines et du fait qu’aux Etats-Unis on ne se définit pas comme métis, et je lui posais la question, à lui l’ado très intéressé par beaucoup d’aspects de la culture américaine, s’il devait se définir comme Noir ou Blanc, que dirait-il ? Il a réfléchi et a dit Noir.
          Nous étions au Congo il y a deux ans, et les enfants l’appelaient dans la rue par « mundele », c’est-à-dire Blanc, et il se fâchait en disant, « mais je ne suis pas Blanc, je suis métis ».
          Je crois qu’en effet, le regard de l’autre est important dans ce qu’il nous renvoie, mais je pense que le parcours personnel aussi, le lien qu’on entretient avec ses racines.

          On parle de descendants d’esclaves pour les Noirs américains, et je trouve très étrange qu’on ne le reconnaisse pas pour les Noirs français, du moins une très grande partie d’entre eux. En fait, l’inconscient collectif joue toujours son rôle complémentaire au déni institutionnel de la France par rapport à son histoire, bien soutenu par une historiographie extrêmement négationniste. On n’est pas sortis de l’auberge.

        2 autres commentaires
    • virgo
      virgo répond à Anthropia
      Education Nationale
      • Posté à 19h04 le 07/06/2008
      • Internaute 38959
        Education Nationale

      C’est pourtant ce qu’on apprend en classe de 5ème ! Faudrait-il revoir nos copies ?
      votre démonstration, Anthropia, est un peu « tirée par les cheveux » !

      • Anthropia
        Anthropia répond à virgo
        • Posté à 10h01 le 08/06/2008
        • Internaute 17441

        Qu’apprend-on en classe de 5ème, Virgo ?
        J’avoue que c’est un peu derrière moi et comme je ne suis pas prof, je n’ai pas le programme.

        Lien

  • renlog
    • Posté à 15h48 le 07/06/2008
    • Internaute 15212

    Bizarre cette fixation des Français sur la race d’Obama.
    Aux States, sans doute à cause d’une histoire raciale brutale et incontournable, la société est depuis longtemps obligée de confronter ces questions et les mentalités ont beaucoup évolué (certainement plus qu’en France, où on marche plutôt au bromure).
    Pour ce qui est de la question du métissage, la quasi totalité des Noirs américains est métissée de toute façon.

    L’immense majorité des Américains n’accorde qu’une importance très limitée à la race d’Obama, n’y pense pratiquement pas et se concentre au contraire sur son programme et ses chances de battre McCain (je ne dis pas non plus que le racisme n’existe pas, qu’on m’entende bien).

    Ce qui sidère chez Obama, c’est plutôt le fait que c’est un être exceptionnel, qu’il s’agisse de son intellect (considérable), de son charme (considérable), de sa capacité à écouter (considérable) et de ses talents d’orateur (extraordinaires).. en plus il écrit lui-même ses livres et ses discours... et avec quel brio.

    • skalpa
      skalpa répond à renlog
      actif et militant ?
      • Posté à 19h07 le 08/06/2008
      • Internaute 7181
        actif et militant ?

      Ah je croyais que c’était à cause de Mac Cain qui a la frite !

      Lien

  • ysengrimus
    • Posté à 15h57 le 07/06/2008
    • Internaute 12674

    Tout à fait d’accord avec rentog. Métis ou noir, la société américaine est prête pour lui.

    Lien

    Paul Laurendeau

  • desbois
    desbois
    commerçant
    • Posté à 15h58 le 07/06/2008
    • Internaute 36797
      commerçant

    Voilà comment un article détourne l’attention de ce qui est le plus important en parlant de blanc ou noir : ce qui est important c’est que Obama est soutenu par les grands milliardaires américains qui ne sont pas des philantropes ,sachant qu’une fois élu le candidat favorisera leurs interets et non ceux des défavorisés états-uniens,qu’ils soient blancs,métissés ou noirs.Amis blogueurs ne vous laissez pas détourner du principal(riches contre pauvres) par des articles douteux sur la couleur de peau ! !

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à desbois
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 16h26 le 07/06/2008
      • Internaute 34
        Journaliste

      Desbois,
      Il ne s’agissait pas de détourner l’attention mais de répondre à une question qui avait été souvent posée sur rue89.
      Guillemette

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Guillemette Faure
        journaleux - blogueur
        • Posté à 16h39 le 07/06/2008
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        Guillemette,

        dans la mesure où il est le cousin de George Dobeuliou (geneanet), il est logique qu’il soit métissé, non ?

         
        • Guillemette Faure
          Guillemette Faure répond à FabiendeMénilmontant
          Auteur(e) de l'article Journaliste
          • Posté à 16h44 le 07/06/2008
          • Internaute 34
            Journaliste

          Non, il aurait Dick Cheney en cousin très éloigné, pas W.

          • FabiendeMénilmontant
            FabiendeMénilmontant répond à Guillemette Faure
            journaleux - blogueur
            • Posté à 17h42 le 07/06/2008
            • Internaute 14145
              journaleux - blogueur

            ah, désolé pour la confusion des gen(d)res.

            Rue 89 a parlé de ceci ?
            Lien
            qui a peut-être été le coup fatal, au moins dans le retard de la décision de Hillary ?

        2 autres commentaires
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