Jacques Diouf : « La faim n'est pas un problème de pays pauvres »
Jacques Diouf, directeur général de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) depuis 1993, répond aux inquiétudes d’Ibrahima Diop, un paysan sénégalais de Thiès, près de Dakar, qui s’interroge sur les façons de résoudre de la crise alimentaire mondiale.
Selon le diplomate, qui a reçu madmundo à Bruxelles fin mai, peu avant le sommet qui s’est ouvert le 3 juin à Rome, son compatriote fait la même analyse de la crise alimentaire que la FAO. (Voir la vidéo)
Face à la crise actuelle -et au-delà de l’urgence et d’une réponse humanitaire- qu’est-ce qui ne va pas dans la manière dont le monde a géré son agriculture ? Comment expliquer que l’on ne puisse satisfaire les besoins vitaux des populations ? Et que peut-on attendre du sommet de la FAO ? (Voir la vidéo)
► Voir aussi :
- Jacques Diouf commente une carte mondiale de la crise alimentaire ;
- Déplorant l’impuissance de la FAO, il rappelle tous ses cris d’alarme ;
- Citant Xénophon, il dit comment il s’agit peut-être d’une crise civilisationnelle.
► Réagissez en vidéo
► Lire aussi le script complet de l’entretien exclusif.
► Ibrahima au Sénégal : premier volet de notre enquête sur la faim.
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La preuve de vie de Roméo Langlois, bientôt libéré par les Farc ? 








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Pour les multinationales la faim est une source de revenus car elle fait monter le prix des matières premières et les bénéfices sont bien plus importants que les victimes.
Il n’est donc pas question d’intervenir tant qu’il reste un peu d’argent à ramasser.
Ainsi va le monde capitaliste.




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