04/06/2008 à 10h01

Et si Bill Clinton était le vrai perdant des primaires ?

Guillemette Faure | Journaliste

Défaite par Obama aux primaires, Hillary reste sénatrice de l’Etat de New York. Bill, lui, a perdu la crédibilité qu’il avait regagnée.


Bill Clinton en meeting en janvier (Rick Wilking/Reuters)

Dans leurs derniers discours, Obama tout comme le candidat républicain John McCain ont salué sa « ténacité » , son « courage » et sa puissance de travail. A entendre Hillary rappeler, jusqu’à la dernière heure de la campagne, qu’elle avait gagné « les Etats clés et les électeurs clés que les démocrates doivent gagner pour emporter la Maison blanche » , on ne savait plus bien si elle tentait encore de convaincre les super délégués de basculer en sa faveur ou Barack Obama de la prendre en colistière. Peut-être sera t-elle numéro deux du « ticket ». Peut-être obtiendra t-elle un poste au sein d’un gouvernement Obama, peut-être se représentera t-elle en 2012 en cas de victoire de McCain. Peut-être, deviendra-t-elle un poids lourd du sénat, référence du parti démocrate, sur le modèle de Ted Kennedy après sa défaite contre Jimmy Carter en 1980.

Le bilan et les perspectives de Bill Clinton après quinze mois sont moins reluisants. Un sondage du Washington Post indique qu’en février 2007, à l’époque de l’entrée en campagne de son épouse, Bill Clinton bénéficiait de 61% d’opinions favorables. Elles n’étaient plus que de 47% le mois dernier. Les opinions négatives, ont, elles grimpé de 37 à 51%.

Qu’est-il arrivé au génie politique du parti démocrate ?

Qu’est-il arrivé au politicien hors pair, au génie de la politique du parti démocrate ? Le 3 janvier, lors des premières primaires d’Iowa, on a vu Hillary Clinton, arrivée seulement troisième, faire son discours flanquée de Bill Clinton, Wesley Clark et de Madeleine Albright, l’équipe des années 1990, pendant qu’Obama parlait d’avenir et de changement porté par des foules de jeunes électeurs. Bill Clinton avait-il perdu son instinct ? Sur-estimé la nostalgie de son gouvernement ? Comment a t-il pu attaquer Obama au point de convaincre Ted Kennedy de rallier le sénateur d’Illinois ? Faire l’erreur d’accuser de déloyauté ceux qui, comme le gouverneur Bill Richardson, rejoignaient le camp Obama ?

Certes, il reste bien plus charismatique que sa femme. Mais dans les petites villes où il a été dépêché, on l’a entendu, captivant certainement, mais dans des dérapages à la première personne, parler de ce qu’il avait accompli d’Arkansas en Afrique plus que de son épouse.

Ces meetings de campagne ont aussi été l’occasion d’explosions de colère à l’attention des médias, que Bill Clinton accuse de biais en faveur d’Obama : « La campagne la plus biaisée de l’histoire », selon lui. « Ils essaient de vous empêcher » de désigner Hillary comme candidate du parti, a t-il dit aux parterres qui venaient l’écouter, en prenant bien soin de ne pas préciser qui était ce « ils ». Ces techniques de victimisation ne sont pas sans rappeler le « vaste complot » dénoncé par Hillary à l’époque de l’affaire Lewinksy. Dix ans plus tard, l’argument d’un acharnement injuste contre les Clinton, surtout au vu du déséquilibre des forces de départ, a perdu de son impact.

Les mensonges d’Hillary Clinton se souvenant des tirs des snipers dans les Balkans ? Bill Clinton a assuré à la presse que c’était un dérapage un soir de fatigue (en fait répété à plusieurs reprises le matin). Qu’il ait accusé Obama d’avoir « utilisé la carte raciale » contre lui ? Bill Clinton assure qu’il n’a jamais dit ça (c’était enregistré et diffusé sur Internet). Comme l’a expliqué son ancien porte-parole Mike McCurry à Vanity Fair, les temps ont changé, et à l’époque des vidéos virales, quand on dit quelque chose, on ne peut pas assurer qu’on ne l’a pas dit le lendemain.

C’est lui qui donne les coups

Comme Bill Clinton en 1992, Barack Obama est en 2008 le jeune candidat talentueux et plein de promesses, celui qui promet un changement générationnel, une réconciliation bipartisanne. En campagne, la colère de l’ancien président, 61 ans à present, semble authentique. Amertume et jalousie, suppose t-on.

C’est lui, et non pas Hillary, qui attaque son rival le plus férocement. L’opposition d’Obama à la guerre en Irak est un « conte de fée » dit-il. Il reproche à la presse d’être trop indulgente.

Plus préjudiciable, celui qui avait été surnommé le « premier président noir » (par l’écrivain Toni Morrison) se met l’électorat noir à dos lorsqu’il laisse entendre, entre autres en comparant la victoire d’Obama en Caroline du sud à celle de Jesse Jackson en 1988, qu’Obama n’est jamais que le candidat des noirs. Le Révérend Al Sharpton, célèbre activiste noir, en arrive à declarer qu’il est « temps qu’il la ferme ». Le vieux James Clyburn, élu de Caroline du Sud et parlementaire noir le plus influent du Congrès, déplore, dans une interview au New York Times, que ce comportement « bizarre » provoque « une brèche irréparable entre Clinton et l’électorat africain-américain qui le vénérait autrefois » .

La vie dissolue de Clinton dans Vanity Fair

La nostalgie de Bill Clinton fonctionnait mieux lorsque l’ancien président était loin des yeux. En campagne, il a fait l’objet de nouvelles enquêtes. Dans une grande fresque publiée par Vanity Fair, le journaliste Todd Purdum qui a suivi l’ancien président depuis seize ans pour le New York Times et a épousé son ancienne secrétaire de presse, Dee Dee Myers, fait le portrait d’un homme incapable de se discipliner dans l’intérêt de la campagne de sa femme ou de sa fondation. Il « voyait apparemment beaucoup trop de femmes sur la route » , s’était soucié un proche.

L’article, qui hésite à mettre sa nouvelle irritabilité sur le compte de son quadruple pontage il y a deux ans, raconte un ex-président qui vit dans un monde de jets privés et de showbiz, mélange ses activités philanthropiques et commerciales, incapable de transparence sur ses revenus (109 millions de dollars de fortune, d’après la déclaration d’impôts des Clinton, alors qu’ils avaient quitté la Maison blanche avec une dette de 12 millions...).

Bill Clinton a réagi en accusant le journaliste d’être « visqueux » , « malhonnête » , « une ordure » … Des déclarations enregistrées du plus mauvais effet (surtout dans un pays où les présidents ne disent pas « casse toi pauv’ con » ) qui ont assuré au contenu de l’article une couverture maximale sur les télévisions.

Des dégâts pour sa fondation ?

Bill Clinton avait quitté la Maison blanche respecté dans le monde entier, sorte d’anti-Bush, luttant avec sa fondation contre le sida, la pauvreté et d’autres maux du Sud. Aux Etats-Unis, il s’était chargé de récolter des fonds pour les victimes du tsunami ou de Katrina aux côtés de George Bush père, un duo de réconciliation politique pour les bonnes causes.

Que vont devenir ses activités pour sa fondation ? Peut-on réduire Barack Obama au « candidat des noirs » et fracturer l’électorat en fonction des groupes ethniques un jour et s’afficher le lendemain, aux côtés de Nelson Mandela, pour des grandes œuvres internationales ? D’une certaine manière, Barack Obama a pris la place de Bill Clinton à l’étranger, en icone de « l’Amérique qu’on aime » . Les donateurs et les grandes figures qui soutenaient sa fondation seront-ils d’aussi bonne volonté maintenant que le nom de Bill Clinton est associé à de basses tactiques politiques pour miner les chances de celui que beaucoup dans le reste du monde voient comme un espoir ?

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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 10h14 le 04/06/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    d’une envoyée spéciale aux amériques
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    • citoyensly
      • Posté à 10h53 le 04/06/2008
      • Internaute 24690

      Et si Obama était le vrai gagnant pour la paix ! ! ! !

      Et si Obama était le seul capable de stopper les faucons de la maison Blanche !

      Et si obama etait le seul a denoncer la censure médiatique en Europe en France à propos de la nouvelle guerre en préparation contre l iran qui risque d enflammer le proche orient et le monde !

      le dossier complet censuré par tous les médias Français , meme rue 89, afin d’ eviter que les peuples sunissent contre ce projet guerrier :

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      ps : sachez que Vigilance citoyenne tente d informer par tous les moyens des risque de ce nouveau conflit nucléaire malgre le mépris que l on subit !
      En effet la seule réponse à notre désir d informer ! Vous etes un troll ! Est ce juste rue89 ? Pourquoi aucun article au sujet de cette guerre à venir ?

      • Martin D
        Martin D répond à citoyensly
        • Posté à 11h30 le 04/06/2008
        • Internaute 31736

        parce que les medias occidentaux veulent la guerre ? c’est leur gagne-pain ?

  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 10h22 le 04/06/2008
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bonjour à toutes et tous,

    Lorsqu’une élection dans un pays démocratique se joue sur la capacité pour un candidat de générer des fonds, de faire du markéting et du populisme ... le vrai perdant c’est le pays dans une premier temps et la démocratie toute entière dans un second !

    Je plaint ce système, tout en regardant d’un très mauvais œil son arrivé très discrète en France .

    Le pire reste à venir.

    Reprenons le pouvoir ! ! !

    Bésitos

    Eric Bloggeur Citoyen

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  • Gotch
    • Posté à 10h31 le 04/06/2008
    • Internaute 15306

    Pour se sauver, s’il se rend compte de la situation où elle l’a mis, Bill Clinton n’a plus qu’un solution à ce niveau de la compétition (puisque celle-ci est le facteur obligé de toute chose aux States, hélas !) : charger à fond son épouse qui de toute façon est détestée par les media en raison de son caractère hautain, méprisant et méchant. Le fera-t-il ? Je pense que non. Et dans ce cas, il sera effectivement la victime de cette candidature.

  • manu13
    • Posté à 10h44 le 04/06/2008
    • Internaute 37915

    On découvre que Clinton est d’une honnêteté douteuse, et qu’il a du mal à retenir...sa colère.
    Rien de nouveau sous le soleil de l’Arkansas.

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  • Gringo
    • Posté à 10h45 le 04/06/2008
    • Internaute 24805

    Dans l’hypothèse où hillary était la candidate démocrate, Bill aurait eu quel rôle (vice-président, gouvernement...) ?

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à Gringo
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 11h26 le 04/06/2008
      • Internaute 34
        Journaliste

      Hillary disait qu’elle voulait en faire un ambassadeur dans le reste du monde, pour redorer l’image des Etats-Unis à l’étranger.

      • Gringo
        • Posté à 12h12 le 04/06/2008
        • Internaute 24805

        Merci.

      • léo solo
        • Posté à 15h05 le 04/06/2008
        • Internaute 2483

        Et si Bill Clinton était le vrai perdant des primaires ?
        ...

        « ça n’empêchera pas la terre de tourner »
        avait dit élégamment Ch de Gaule lors de la mort de Kroutchev.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 10h47 le 04/06/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Allez , terminé ,plus la peine de reflechir : la Société du Spectacle à gagné . Obama en super héros de serie sur tous vos ecrans ! Jouant de la guitare sur MTV ! Surtout pas un plan de plus de 3 secondes, les telespectateurs pourraient zapper ..
    Et il est en couleur !

    George Lucas : le vrai héros, c’est Obama !

    Le cinéaste américain George Lucas a beau avoir créé « La guerre des étoiles » et « Indiana Jones », pour lui le vrai héros c’est Barack Obama.

    (figaro.fr)

  • Jean Dumas
    • Posté à 10h51 le 04/06/2008
    • Internaute 40840

    Barack vient de l’emporter, et Hilary commence à penser à son avenir politique...

    Alors qu’il y a encore quelques jours de cela, les pro clinton se refusaient à voter Obama, et vis et versa,
    C’est l’ancienne première dame qui se dit prête à accepter un poste de vice présidente ! ! (ou, en tout cas, s’associer à Obama pour vaincre Mc Cain)

    J’ai lu ça dans un article du site contre-feux (pas mal fait, d’ailleurs ! !)

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  • Alexad
    • Posté à 10h54 le 04/06/2008
    • Internaute 8145

    Mais, Les vrais perdants risquent surtout d’être les américains et le reste du monde, si, après cette interminable, très très coûteuse et belliqueuse pré-campagne, MacCain, comme on peut le craindre, est élu en novembre.

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à Alexad
      roturière : -)
      • Posté à 11h27 le 04/06/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      C’était déjà la crainte que j’avais exprimée lors d’un précédent article sur Obama. Ce n’est PAS un bon candidat, tout n’est qu’apparence chez lui, belle gueule, mais rien dedans...dommage car Mc Cain, qui est loin d’être idiot joue sur çà. Et Mc Cain, c’est l’Amérique profonde...le vieux militaire, le « sage », et je pense malheureusement qu’il sera élu... Et les Républicains continueront à tenir le haut du pavé...avec toutes les dérives qui vont avec : bondieuseries, armes, conservatisme, etc...

      Et les Américains seront encore plus détestés dans le monde. Et cet idiot de Bush va jubiler....

  • isidore
    isidore
    professeur d'économie à Paris
    • Posté à 10h54 le 04/06/2008
    • Expert 31453
      professeur d'économie à Paris

    L’histoire ne repasse jamais les plats comme on dit : Bill Clinton est un homme du passé, et malgré ses qualités et son charisme, les américains le voient comme cela, un « has been ». Et sa femme en a d’ailleurs aussi souffert. Sa dernière chance : un ticket avec Obama ? (Lien)

  • le _grand_clown_malade
    • Posté à 11h03 le 04/06/2008
    • Internaute 27069
      if 6 was 9

    Ce mode d’élection repose essentiellement, comme l’a dit Eric citoyen, sur la capacité à vendre. C’est une campagne de pub à grande échelle. On aura remplacé le dentifrice et le shampooing par un système de valeurs...

    C’est relativement évident que nous copions ces méthodes en france, de manière collective. Même si Royal et Sarkozy ont cette « carrure » de politique américain, il fallait bien que les médias donnent le ton et lance une machine qui se rôde.

    Machine qui, au final, coûte plus cher en frais de coiffures et de maquillages qu’en débats télévisés ou débats tout court. Et c’est bien dommage ; c’est quand même le grand gagnant qui a empêcher le débat Royal-Bayrou sur les grandes ondes.

    C’est bien anti-démocratique que d’empêcher un débat, surtout lorsqu’il s’agit de gens qui ne sont pas d’accord avec vous, obviously.

    Bon je dérive, en même temps, le titre de l’article qui s’intéresse au sort de Bill Clinton me laisse de marbre...Il se présente même pas, pourquoi devrait-il gagner ? :)

    J’ai eu été intéressé par le dénouement Clinton/Obama au début, mais tout ce pognon foutu en l’air pour convaincre les badauds, toute cette énergie, ce temps...ça me déroute, s’il en faisait le quart pour empêcher la guerre en Irak.. ? ! quoique qu’Obama a l’air d’être contre. (pour la com’ ?)

    Il y aurait des parallèles intéressants à faire entre Clinton/Obama et Royal/Sarkozy ! Enfin, il y a toujours Mc Cain qui traîne, ce salaud... lui est normal, homme blanc, militaire, libéral jusque dans l’immigration, voire un homophobe ou raciste... mais je ne fais ressasser mes impressions, rien de bien intéressant.

    Que sera sera, whatever will be !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 11h07 le 04/06/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Ah quelle vie de chien

    Lien

  • La Congolaise
    La Congolaise
    Cultivons le manioc !
    • Posté à 11h15 le 04/06/2008
    • Internaute 41461
      Cultivons le manioc !

    Bonjour,

    Je peux comprendre Bill, s’agissant de son avis biaisé sur Barack. Il s’agissait de soutenir sa femme Hill.

    Cependant, il s’est trompé en pensant que Barack est NOIR, il est METIS ! ! ! Par conséquent, Barack ne peut être réduit au rôle de CANDIDAT NOIR POUR UN ELECTORAT NOIR AMERICAIN. Et d’ailleurs, pourquoi un métis(noir+blanc) serait-il systématiquement NOIR ?

    Si, l’espace d’un instant, Bill avait fait allusion au fait que Barack était tout simplement Candidat ni blanc ni noir (même en bon démago), il aurait pu récolter pour sa femme Hill quelques voix de Noirs qui lui ont fait défaut.

    Bon, il est trop tard !

    • unagi-
      unagi- répond à La Congolaise
      卑語
      • Posté à 15h47 le 04/06/2008
      • Internaute 24252
        卑語

      Vous avez tort aux USA la société est classifiée en groupes ethniques. Voire recensement de 2000 :
      Lien

      « Premièrement, le recensement de 2000 permettait pour la première fois aux immigrants de s’identifier avec plus d’une race (tableau 2). La question sur la race comportait six grandes catégories : Blanc ou Caucasien ; Noir ; Afro-Américain ou Noir ; Amérindien ou natif de l’Alaska ; Asiatique ; Hawaiien et natif d’autres îles du Pacifique ; et “ Autre race ”. En donnant aux immigrants la possibilité de cocher plus d’une catégorie, on faisait passer à 63 combinaisons possibles les quelques catégories raciales initiales. »

      Si les quelques goutes de sang noir que vous avez remontent à trois générations vous êtes noir et pas métis.
      Barack Obama est un candidat noir, ce qui ne préjuge en rien de la composition de son électorat ou de la destination de sa politique.

  • JeanBavedeRage
    JeanBavedeRage
    Acharniste Défroqué
    • Posté à 11h34 le 04/06/2008
    • Internaute 37536
      Acharniste Défroqué

    On s’en fout non ?

  • jeveuxunevraigauche
    • Posté à 13h19 le 04/06/2008
    • Internaute 22928

    et merde ! ! ! on est parti pour encore huit ans de républicains va t en guerre ! !

    bravo encore une fois à la sacro sainte « com » qui fait oublier le fond ! !

    j’avais un peu d’espoir en Mme Clinton je n’en ai aucun dans Mr Obama.

    je suis déçu mais c’est la démocratie ! oups ! non aux USA il n’y a pas de démocratie que des magouilles pour faire gagner le candidat le plus apte à faire plaisir aux lobbies.

    A quand un vote du président US au suffrage universel ?

  • GillesLeBear
    • Posté à 13h26 le 04/06/2008
    • Internaute 41644

    Une bien triste constatation, l’image et la communication qui l’emporte sur le fond et les idées...ca ne nous rappelle rien...
    Et cela va malheureusement finir pareil que chez nous...c’est le monsier des frites qui va gagner.

  • ysengrimus
    • Posté à 13h29 le 04/06/2008
    • Internaute 12674

    Bill Clinton est en soi un drame ethnologique. l’Histoire le dira.

    Lien

    Paul Laurendeau

  • El Co
    El Co
    internacionalista
    • Posté à 15h36 le 04/06/2008
    • Internaute 35393
      internacionalista

    Rien n’est à jamais fini en politique, surtout avec un couple qui a le réseau des Clinton, et surtout dans un système comme l’étasunien où tout s’achète et tout se vend. Attendons l’élection, le gouvernement, la composition du Congrès, et 2012, avant de tirer un trait sur cet embryon de dynastie.

  • Mobile
    • Posté à 16h06 le 04/06/2008
    • Internaute 27554

    Charles De Gaulle, léo. Deux L. Mitterrand : 2 « thés », 2 « zères ». Ces « orthogaffes », je les adore. Bill n’a pas perdu les primaires. Bill a perdu au jeu des « préliminaires ». Pôv con ! Maintenant pour les initiés. « Obama is now a precedent, but not yet a president ! » Alors, on se calme l’hexagone !

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 17h03 le 04/06/2008
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    Bill a les Boules...

  • drzz
    • Posté à 18h06 le 04/06/2008
    • Internaute 39951

    La vision d’Obama qu’ont les Français est puérile.

    Barack Obama était proche de Louis Farrakhan, le LePen américain.

    Personne n’en parle :
    Lien

  • fatalyst
    • Posté à 23h38 le 04/06/2008
    • Internaute 24368

    Et si ma tente en avait, mon oncle n’existerait pas... avec des si..... A cœur vaillant, rien d’impossible. de toute les façons je m’en fous ! ! ! ! qu’ils aient la fritte ou le reste, nous ont a le petit..... et sa, sa fait mal, très mal.... Bonsoir les gens....

    Ps : je suis un peu caustique ce soir à cause du vol de ma moto ; -(

  • Luca
    Luca
    • Posté à 00h40 le 05/06/2008
    • Internaute 13612

    En tous cas, un grand coup de chapeau à Guillemette pour la couverture de ces primaires, avec des articles souvent intéressants et passionnants. Je garde de très bons souvenirs des premières soirées interminables mais passionnantes de live blogging. Vivement la nuit d’élection et d’ici là on s’intéressera avec intérêt à cette campagne dont les controverses triviales qui fleuriront ne devront pas nous faire oublier l’enjeu crucial qu’il y a au bout.

  • Valéry
    • Posté à 13h16 le 05/06/2008
    • Internaute 27086

    Une précision : Hillary n’a pas tout à fait les mêmes options à sa disposition que Ted Kennedy en son temps. En effet, les postes clefs au Sénat sont attribués « à l’ancienneté ». Lorsqu’il a perdu les primaires, Ted Kennedy était déjà un vieux briscard au Sénat et pouvait donc briguer les postes en vue. Ce n’est pas le cas d’Hillary.

  • MarcTibo
    MarcTibo
    « Change Can Happen », (...)
    • Posté à 21h34 le 05/06/2008
    • Internaute 36143
      « Change Can Happen », (...)

    Très bon article Mme. Faure. Je ne suis pas convaincu que les interventions publiques ou retransmises de Bill C. ont contribué significativement l’échec de la campagne d’Hilary.
    Il y a un signe qui annonce peut-etre le prélude de la chute de la maison Clinton. Les superdélégués. Hilary Clinton avait en effet 100 superdelegates d’avance en Février. Depuis Mars, Barack Obama n’a cessé de ralier les pontes du parti Democrates autour de lui pour égaler puis dépasser Hilary pour compter au soir du 3 Juin une centaine de superdélégués d’avance (Lien). Autant la défaite d’Hilary est honnorable au niveau des votes populaires, autant elle est amère et personnelle au niveau des votes des officiels du parti tant elle comptait sur ses vieux « amis ». Bill et Hilary n’ont pu retenir leur animosité à plusieurs reprises tout au long de la campagne, et la pression qu’ils exercent actuellement pour qu’elle devienne VP ne laissent rien présager de bon. Tentative de sabotage ?

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 16h43 le 06/06/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Le pauvre Bill a tout perdu dans l’affaire. Des ames peu charitables ont evoque ses problemes de sante (qui s’accompagnent generalement d’une destruction massive de neurones) et de fait, il est souvent apparu assez eteint en arriere plan sur les podiums.

    Hillary n’a clairement pas ete aidee. On a beaucoup cite le desamour des media, mais c’est dans son propre camp qu’a reside le principal probleme.

    Pour moi, c’est un cas d’ecole strategie / management : Obama a fixe des guidelines precises pour la campagne et a tenu ses equipes de bout en bout. Pas une tete n’a depasse et chaque hors jeu a ete siffle (un peu tard pour Wright mais il roulait pour la concurrente - aucun hors jeu a relever parmi les insiders).

    Inversement, Hillary a laisse la bride sur le cou de ses proches, des aboyeurs style McAuliffe & co, et personne ne l’a vraiment aide a eviter ses propres derapages, a remettre en cause une strategie de campagne a la fois trop classique et sans recul.

    Barack et Hillary ont des qualites de chef d’etat, mais HRC se la joue plus chef de meute la ou Obama semble pouvoir deleguer en toute serenite, s’usant beaucoup moins et prenant plus le temps de la reflexion.

    HRC a mene les Primaires a la Karl Rove a toujours maintenir un temps d’avance pour mener l’actualite. Elle n’a pas su laisser Obama patauger sur le cas Wright et lui a tendu une belle perche en reprenant la mesure demago de McCain sur l’essence. C’est a mon avis le moment ou la campagne a bascule.

    Un a un, les gens les plus sains l’ont quittee pour Obama et ne restaient qu’une core team trop agressive remontant pour l’essentiel a l’age d’or de Bill. Obama a au contraire renouvele les visages autour de lui, s’entourant de conseils complementaires, etudiant differents sons de cloche avant de decider avec un certain bon sens et un sacre flair.

    Je crois que le public a fini par comprendre qu’il avait affaire a un autre genre d’animal politique et un fameux decision maker. Sa strategie est pour le moment sans faute.