Explicateur 25/05/2008 à 01h21

Pourquoi l'Afrique du Sud « arc en ciel » est gagnée par le racisme

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Manif’ contre le racisme le 24 mai à Johannesburg (Mike Hutchings/Reuters).

Pas eux, pas ça... Les réactions sont virulentes, dans le monde, face aux images de chasse aux étrangers en Afrique du Sud qui ont fait voler le mythe de la « nation Arc en ciel » né après l’élimination de l’apartheid. Même si, dans la réalité, cette image de coexistence harmonieuse appartenait déjà au passé.

L’armée sud-africaine a fait sa réapparition ces derniers jours dans les townships sud-africains, comme aux pires heures de l’apartheid, cette fois pour mettre fin aux scènes de lynchage des immigrants africains qui ont fait officiellement une cinquantaine de morts, des centaines de blessés et au moins 25.000 sans abris.

Après le Transvaal, les violences ont gagné la province du Cap, tandis que, samedi, des manifestants défilaient dans les rues de Johannesburg, à l’appel des églises et des syndicats, pour condamner ces scènes de pogromes contre les immigrés africains.

Le président Thabo Mbeki, critiqué pour sa lenteur à réagir à ces graves événements qui se déroulent depuis deux semaines, a finalement décidé de faire appel à l’armée en raison de l’incapacité de la police à rétablir l’ordre. Et, ce weekend, il a enfin prononcé des paroles fortes pour condamner ces scènes qui ont profondément choqué, en Afrique du Sud comme ailleurs : des hommes battus à mort et auxquels personne ne vient en aide, pas même des policiers présents sur les lieux, ou des habitants des townships riant devant des scènes de lynchage.

Xénophobie au pays de Nelson Mandela

Comment de tels événements sont-ils possible dans le pays qui a souffert de trois siècles de discrimination raciale culminant avec le racisme institutionnalisé de l’apartheid, dans le pays qui a su mener, avec des hommes comme Nelson Mandela et Desmond Tutu, une lutte digne et exemplaire contre la pire forme de deshumanisation ? Pour répondre à cette question douloureuse -elle l’est pour moi qui ai vécu quatre ans en Afrique du Sud dans les années 1970 et ai été le témoin de la répression brutale des opposants à l’apartheid-, il faut oublier l’euphorie des premières années de l’ère Mandela, celles de la « nation arc en ciel » et de la fraternisation interraciale, et revenir aux dures réalités de la transition.

Pour comprendre cet échec cuisant, il suffit de constater que les pires violences se sont produites dans les lieux qui, déjà à l’époque de la lutte contre l’apartheid, étaient les plus durs, les plus ingrats, les plus violents. Tel Alexandra, townhsip du nord de Johannesburg, aux conditions de vie bien plus difficile que Soweto, au sud-ouest de la principale métropole du pays, ou Kayelitsha, township de la province du Cap. Quinze ans après la fin de l’apartheid et la victoire du Congrès national africain (ANC), les conditions de vie, pour les habitants de ces deux townships, n’ont guère changé.

Les immigrés africains, pour beaucoup venus du Zimbabwe voisin, fuyant la ruine du pays sous le règne de Robert Mugabe, mais aussi de beaucoup plus loin, jusqu’au Sénégal, sont devenus les bouc émissaires de la lenteur de la transformation sud-africaine. Les habitants des townships ont dirigé contre plus faibles qu’eux leurs frustrations de ne pas avoir connu de rééquilibrage de richesse depuis la fin de l’apartheid.

Les inégalités sociales n’ont pas disparu

La domination blanche était perçue, par la majorité noire, comme la cause de tous les maux, et sa disparition devait automatiquement, à leurs yeux, générer plus de justice sociale, et notamment une amélioration de l’habitat, de l’éducation, de la santé… Les progrès ont été trop lents, trop inégaux, trop sélectifs. S’il ne faut pas nier les changements, il faut bien reconnaître que le plus spectaculaire a été l’enrichissement d’une nouvelle élite noire, génératrice de rancœurs et de frustrations.

Un humoriste blanc, invité à se produire au Congrès de l’ANC quelques années après le changement de régime avait fait rire les délégués en soulignant qu’il s’était perdu en venant, mais qu’il avait compris qu’il était au bon endroit en voyant le parking de Mercedes… Les Sud-Africains ne rient plus.

Deux facteurs supplémentaires expliquent la toile de fond de ces violences. D’abord l’afflux massif de réfugiés économiques et politiques en Afrique du Sud, en particulier ceux du Zimbabwe. La complaisance du président Mbeki vis-à-vis de Robert Mugabe est en partie à blâmer, et il récolte aujourd’hui les fruits amers de sa fidélité à un ancien héros des luttes de libération nationale, qu’il n’a pas su condamner alors qu’il a tourné au despote incompétent.

La deuxième raison est interne à l’ANC, avec la montée en puissance d’un populisme incarné par l’homme qui a défait Thabo Mbeki au dernier congrès de l’ancien mouvement de libération : Jacob Zuma. Les émeutiers d’Alexandra attaquaient les étrangers en entonnant le chant de ralliement des supporters de Zuma, même si ce dernier a catégoriquement condamné ces comportements.

Jacob Zuma, inculpé après avoir été accusé d’évoir bénéficié de la corruption d’un groupe d’armement français, et relaxé après avoir été accusé de viol, prétend incarner la base contre l’élite, agitant un discours un peu démago aux accents populistes. [Il se trouvait la semaine dernière à Paris, où il vantait le style de Nicolas Sarkozy...]

Une crise morale difficile

Cette crise place les Sud-Africains face à un miroir peu agréable à regarder. Elle leur renvoie l’image d’un pays certes le plus puissant et le plus influent du continent africain, mais qui est loin de la success story et du miracle absolu qu’il aimerait incarner. Les années magiques des débuts de l’ère Mandela, et en particulier celles de la transition magique qui a suivi les années de sang et de honte de l’apartheid, ont été suivies d’une banalisation progressive, et d’une montée en puissance des problèmes (sida, violence criminelle, corruption…) dont le plus grave est sans doute la frustration sociale et raciale.

Ces événements peuvent provoquer un réveil salutaire pour un pays qui ne manque pas d’atouts, en particulier une société civile qui a su montrer, tant à l’époque de la lutte contre l’apartheid que face aux tergiversations du pouvoir sur le sida ou face à la criminalité galopante, qu’elle ne manquait pas de ressources. Il lui en faudra pour dépasser cette bouffée de haine xénophobe qui est venue rappeler aux Sud-Africains que la fin de l’apartheid ne signifiait pas la fin de tous leurs maux.

Lire aussi : Chasse aux étrangers dans les townships d’Afrique du Sud

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  • thierry reboud
    • Posté à 02h30 le 25/05/2008
    • Internaute 20923

    Mais c’est nous qui avons fait de l’Afrique du Sud un symbole de la lutte contre le racisme ! Pour le reste, les Sud-Africains sont exactement comme tout le monde : ils sont, autant que n’importe qui, perméables à l’imbécillité raciste et xénophobe.
    D’ailleurs, je ne suis pas loin de croire que l’universalité même du racisme et de la xénophobie est la meilleure démonstration de la bêtise des racistes et des xénophobes.

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à thierry reboud
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 02h45 le 25/05/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Sur l’écran blanc de nos nuits blanches,
      on a l’esprit drôlement clair
      et la vie n’est pas cirrhose
      à deux heures 40 du matin.

      Tous nos symboles foutent le camp.
      C’est abominable quand d’anciens dominés,
      sèment la haine, lynchent et dominent.
      Faut se méfier de ses symboles !

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à thierry reboud
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 05h54 le 25/05/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Thierry Reboud : Mais oui, c’est toujours comme ça. Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, qu’est-ce que vous suggérez ? C’est une question qui devient sérieuse, car le systeme actuel est en perdition. Il va vraiment falloir rebâtir le monde...

      Pierre JC Allard

      Lien

      • thierry reboud
        • Posté à 10h08 le 25/05/2008
        • Internaute 20923

        Eh bien on fait exactement le contraire de ce que dit Bois-Guibert un peu plus bas : on continue le boulot. Mais il faut garder à l’esprit que ça n’avance pas vite et que le boulot est ingrat.
        Après tout, la nature humaine n’est déjà plus ce qu’elle était il y a quelques siècles. (Est-ce bien une question de nature d’ailleurs ? Pas sûr.)

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à thierry reboud
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 11h13 le 25/05/2008
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Cette nature humaine au ventre bien gras me débecte un tantinet. Sans trop insister sur le jeu de mots, elle a même bon dos. Selon que vous porterez telles ou telles lunettes, vous y verrez de quoi espérer ou de quoi vous lamenter.

          Pour aller contre le sens du vent, on peut dire que rien n’est très naturel dans la vie humaine sauf à fixer de ses yeux de myope le socle de nos besoins vitaux. Une particularité de l’homme par rapport à ses cousins de la jungle est d’avoir interposé des couches culturelles et d’avoir créé tout un monde autour de ses besoins, émotions.

          C’est un peu comme la soupe de légumes. Au début, les morceaux de pommes de terre, carottes, poireaux que vous avez coupés et plongés dans l’eau tournent en tous sens, tout change de place mais on voit bien qu’au fond rien ne change et si vous croquez un bout de pomme de terre, pour voir, elle n’a pas bon goût.

          À la fin, sans qu’on sache quand a eu lieu la transformation, les morceaux de légumes ont disparu, se sont fondus ; ils ont créé votre soupe ; on est ailleurs, en dehors de la nature. La cuisson, le feu nous font sortir de l’état de nature. Rien n’est plus artificiel qu’une bonne soupe aux légumes bien chaude et veloutée.

          • Bois-Guisbert
            Bois-Guisbert répond à Claude PELLETIER
            Rédacteur
            • Posté à 11h57 le 25/05/2008
            • Internaute 38285
              Rédacteur

            « ...si vous croquez un bout de pomme de terre, pour voir, elle n’a pas bon goût. »

            Dans ce cas, il faut changer de variété de pomme de terre, parce que c’est à ce niveau-là que se situe l’origine du « pas bon goût » !

            Faut être circonspect avec le maniement des métaphores...

            • Claude PELLETIER
              Claude PELLETIER répond à Bois-Guisbert
              Retraité dans son jardin
              • Posté à 15h53 le 25/05/2008
              • Internaute 10710
                Retraité dans son jardin

              Croquer une pomme de terre crue
              est une expérience désagréable.
              Sans doute un effet de l’amidon non cuit ?
              [Quelle variété recommandez-vous ? ]

        3 autres commentaires
      • Bois-Guisbert
        Bois-Guisbert répond à pierrejcallard
        Rédacteur
        • Posté à 10h37 le 25/05/2008
        • Internaute 38285
          Rédacteur

        « Il va vraiment falloir rebâtir le monde... »

        Comme vous êtes sensiblement moins sectaire que les autres, je vous conseille vivement de commencer par lire, ou relire, les « Réflexions sur la politique », de Jacques Bainville*

        Vous y trouverez des bases solides pour « rebâtir » sur le roc, plutôt que sur le sable des théories de nos zinzintellectuels, tout rationalisme et existentialisme – la peste et le choléra de la pensée européenne -, qui voient toujours le monde comme ils voudraient qu’il soit et jamais comme il est ! ! !

        On le constate d’emblée avec la négation de la nature humaine – dont l’existence est un démenti à toutes les utopies de nos « progressistes » - par Thierry Reboud.

        Deux perles de la plus belle eau, parmi cinq cents autres :

        « Ce qui nous oblige à remettre nos pas dans les pas de nos prédécesseurs, ce sont les éternels besoins de la politique. C’est la nature humaine. Qu’on se conforme à ses lois, que l’on consulte l’expérience. On n’a jamais trouvé d’autre moyen de réussir dans les affaires, et les hommes de génie eux-mêmes ont reçu leurs meilleures inspirations de l’intelligence profonde et de l’application opportune des précédents qu’ils avaient étudiés. »

        « L’homme, à toutes les époques et dans tous les siècles, se ressemble, il a les mêmes passions, il raisonne et se comporte de la même manière dans les mêmes cas. C’est le point capital. Hors de là, il n’y a qu’erreur et fantaisie ».

        Vous entendez, M. Allard` ? « Erreur et fantaisie » : cochez la case correspondant à Thierry Reboud... : o)

        * Lien

         
        • A déménagé le 8-10 2
          • Posté à 12h26 le 25/05/2008
          • Internaute 41917
            nc

          « L’homme, à toutes les époques et dans tous les siècles, se ressemble, il a les mêmes passions, il raisonne et se comporte de la même manière dans les mêmes cas. C’est le point capital. Hors de là, il n’y a qu’erreur et fantaisie ».

          « Hors de là, il n’y a qu’erreur et fantaisie ».

          Dit autrement : j’ai raison et vous avez tort.

          Reprocher aux autres d’être sectaires, ça vous va bien ; -)

        1 autres commentaires
    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à thierry reboud
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 22h46 le 25/05/2008
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Je ne suis pas tout à fait d’accord. Ce n’est pas nous qui avons fait de l’Afrique du Sud un symbole, c’est eux qui ont mis à bas l’apartheid et ont réussi, grâce à la personnalité de Mandela, une transition assez exemplaire ; c’est encore eux, grâce à l’autre personnalité exceptionnelle de Desmond Tutu, qui ont mis en place le processus Verité et Reconciliation, unique en son genre. Ils sont devenus un symbole avec toutes ses fragilités comme on le voit, mais cela n’enlève rien à ce qu’ils ont accompli dans les années 90.

      • Bois-Guisbert
        Bois-Guisbert répond à Pierre Haski
        Rédacteur
        • Posté à 23h14 le 25/05/2008
        • Internaute 38285
          Rédacteur

        « ...c’est encore eux, grâce à l’autre personnalité exceptionnelle de Desmond Tutu, qui ont mis en place le processus Verité et Reconciliation... »

        Il faut bien voir le truc pour ce qu’il est : un bidule d’intellos dont les noirs n’avaient rien à battre, et auquel il n’a rien compris, si tant est qu’il ait connu son existence.

        Quant aux Blancs, à ce que j’en sais par ceux qui ont foutu le camp en Nouvelle-Zélande, avant de finir comme de vulgaires fermiers zimbabwéens, ça les a fait bien rigoler, cette turlupinade en forme de happening...

         
        • Pierre Haski
          Pierre Haski répond à Bois-Guisbert
          Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
          • Posté à 18h47 le 26/05/2008
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          Bonjour la source... des « blancs qui ont foutu le camp en Nouvelle-Zelande » ! Vous feriez un super journaliste avec des sources aussi fortes !

        1 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Pierre Haski
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 05h11 le 26/05/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        J’ai connu la ZA avant, pendant et après. ll faut être prudent sur la notion de « c’est eux qui ont mis à bas l’apartheid et ont réussi ». Ils ont fait plus qu’ailleurs, parce qu’ils étaient mieux éduqués et plus riches, mais on a une vision bien incomplète de ce que s’est passé si on néglige le rôle que des élements exogènes ont joué. Un peu comme expliquer le climat sans tenir compte de l’influence du soleil.

        Pierre JC Allard

        Lien

  • thierry reboud
    • Posté à 02h54 le 25/05/2008
    • Internaute 20923

    Petit complément littéraire : La Bête qui sommeille de Don Tracy (Folio Policier n° 27, traduit par M. Duhamel et J.-L. Bost) date de 1938, refusé aux Etats-Unis, a d’abord paru chez un éditeur anglais (source Dictionnaire des littératures policières).

    Tracy raconte comment un Noir accusé de viol va être lynché par une petite ville. Vers la fin, nous assistons à un dialogue entre Bradding et Lou, deux militants communistes : le premier vient de la capitale, le second habite la petite ville.

    « Bradding refit le même geste brusque.
    - Un jour viendra, dit-il. Un jour viendra où le peuple se lèvera pour venger cette injustice. Un jour viendra où le régime qui permet ces sortes de choses sera abattu.
    Lou rentra la tête dans les épaules.
    - Qui est-ce qui se lèvera ? demanda-t-il. Qui est-ce qui va renverser le régime ? Où est-ce qu’on prendra notre armée ?
    - Les travailleurs. La classe ouvrière.
    D’un geste, Lou désigna la foule [qui vient de lyncher le Noir].
    - Ils sont là, tes travailleurs, dit-il. Il n’y a pas un seul capitaliste là-dedans. La plupart de ces hommes travaillent autrement plus dur que des ouvriers d’usine. Si tu ne le crois pas, essaie de sortir en mer sur un bateau huîtrier un petit matin d’hiver, ou encore de travailler dans un champ de tomates au mois d’août. Essaie un peu de travailler toute l’année et de voir le marché dégringoler brusquement ou ’avoir une mauvaise saison ou pas d’argent. Ce sont ces hommes-là qui devraient être d’accord avec notre politique. Dieu sait qu’on leur en promet assez. On s’y connaît en fait de promesses ! Mais est-ce qu’ils nous écouteraient ? Essaie un peu de leur parler en ce moment, tu verras. » (page 167)

  • ysengrimus
    • Posté à 03h01 le 25/05/2008
    • Internaute 12674

    Ici c’est vraiment un pur cas de racisme-capitalisme.

    Lien

    Paul Laurendeau

    • Thiery
      Thiery répond à ysengrimus
      • Posté à 13h49 le 25/05/2008
      • Internaute 17021

      Il est ou le racisme ? A part dans le titre de l’article !
      Des noirs tuent d’autres noirs, alors, a moins de creer un système de sous races dans le système de races déjà bien sujet à caution, je ne voie pas très bien comment justifier cette explication par le racisme.
      L’explication est confortable. Comme d’hab !
      Je ne voie la que des « avant derniers » sur l’échelle sociale qui tuent des « derniers » par peur de les voir prendre leur place. Explication valable pour les blancs, les noirs, les jaunes...... ;
      Tant que les « premiers », les « tout en haut » de l’échelle organiseront les rivalités entre « avant derniers » et « derniers » ce monde là aura de beaux jours devant lui.
      Les quotas d’Hortefeux, les lois italiennes a venir sont du même acabit : repousser plus pauvres que nos pauvres parce qu’ils contrarient le bel ordonnancement de notre société, ce que n’a pas fait l’Afrique du sud.
      Un pauvre : il a sa pauvreté, ça, au moins, ça lui appartient, c’est même sa seule richesse si je puis dire ! alors si un super pauvre vient la lui prendre il se rebiffe tout comme un nabab se rebiffe quand tu squattes sa piscine. Le pauvre, lui n’appelle pas la police ou la justice à son secours celles ci ne sont pas à son service, alors il fait le boulot lui même.......Comme il peut .. ;
      Alors les « premiers », tout en haut ; ils laissent faire dans un premier temps. Ca va faire fuir les autres, les super pauvres pas encore zigouillés. Ca sera ça de moins à faire...... Eh puis, au bout d’un moment, faut bien y aller, alors on envoie la police.
      Voila .... reste plus qu’a dire que c’est du racisme et tout continue comme avant....comme d’hab ...
      Salauds de pauvres .... et salauds de super pauvres....Qui viennent prendre la pauvreté des pauvres .... voleurs....

      C’est bien connu : Les pauvres c’est raciste ... non ? ? ?

  • pousse manette
    pousse manette
    située comme vous voulez
    • Posté à 09h00 le 25/05/2008
    • Internaute 41999
      située comme vous voulez

    Texte supprimé par moi même (je me suis plantée de sujet). Voilà, maintenant j’ai l’air d’un troll... Si ce message peut être supprimé définitivement, ce serait bien.

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 08h43 le 25/05/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Inégalités sociales,éducation au rabais,racisme...
    La mondialisation de l’injustice se porte à merveille !
    Lien

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 09h48 le 25/05/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Je suis triste.Profondément triste.

    Merci à P.Haski pour son anlayse et la mise en perspective des évènements actuels.

    L’intelligence de Mandéla et celle des sages de l’ANC, n’ont pas suffit à produire de miracle.

    Ce pays , qui a su avec la commission « vérité et reconciliation », transformer le paysage clivé de ce pays, nous montre s’il le fallait que l’apartheid économique est plus fort que tout.

    Lorsque des hommes sont réduits à partager la misère, l’esprit tribal l’emporte sur la raison.

    Thierry Rebout a raison de dire que c’est nous qui avons fait de ce pays un symbôle contre le racisme.
    Mandela est devenu une icone , il est le Gandhi de ce siècle.

    Alors , lorsque son pays nous montre le miroir des limites de l’espoir et de l’intelligence sur la bétise et la haine de l’autre, c’est une blessure pour chacun d’entre nous.

    La guerre pour la survie, pour un sac de riz , un litre d’essence,un toit, de l’eau, je crois que celà ne fait que (re)commencer.

    Cette bataille planétaire existe déjà, mais elle se fait à la bourse, dans les salons feutrés des grands hotels, dans les officines des multinationales.

    Elle tue chaque jour des milliers de personnes, victimes « collatéralles“des guerres économiques.

    A l’heure où nos zélites politiques se braluchonnent la sémantique pour savoir si socialisme s’écrit devant ou près libéralisme, nous assistons, impuissants( ?) au repli sur soi, à l’individualisme , à la haine de l’autre.

    Putain de mauvais temps !

    • Bois-Guisbert
      Bois-Guisbert répond à Charles Mouloud
      Rédacteur
      • Posté à 10h01 le 25/05/2008
      • Internaute 38285
        Rédacteur

      « A l’heure où nos zélites politiques se braluchonnent la sémantique pour savoir si socialisme s’écrit devant ou près libéralisme, nous assistons, impuissants( ?) au repli sur soi, à l’individualisme , à la haine de l’autre. »

      Eh ouais, Charles Mouloud, c’est comme ça que les choses se passent dans le Vrai Monde, qu’elles se sont toujours passées et qu’elles se passeront toujours. Ce que savent bien tous ceux qui ne se laissent pas berlurer par les théories à la con qui envahissent les livres et les médias !

      « Putain de mauvais temps ! »

      Mais non, mais non... Temps changeant avec nébulosité variable, comme de toute éternité et pour l’éternité. Dans le Vrai Monde, je veux dire !

      • sccber
        sccber répond à Bois-Guisbert
        • Posté à 11h23 le 25/05/2008
        • Internaute 27851

        « Le vrai monde », cher Bois-Guisbert, c’est aussi de l’idéologie. En d’autres termes, vous êtes dans la marmite commune (aux deux sens du terme), et je veut bien accepter que vous m’y mettiez aussi.
        « comme de toute éternité et pour l’éternité » : là vous faites fort ! Vous vous prenez pour dieu (je veut dire : avec ce que l’on attribue à la divinité, quand on y croit).

         
        • Bois-Guisbert
          Bois-Guisbert répond à sccber
          Rédacteur
          • Posté à 11h46 le 25/05/2008
          • Internaute 38285
            Rédacteur

          « L’homme, à toutes les époques et dans tous les siècles, se ressemble, il a les mêmes passions, il raisonne et se comporte de la même manière dans les mêmes cas. C’est le point capital. Hors de là, il n’y a qu’erreur et fantaisie ».

          Jacques Bainville, « Réflexions sur la politique », par quelque bout que vous preniez la question, vous ne sortirez jamais de là. Et tant pis si vos rêveries progressistes et universalistes en crèvent.

          Ou plutôt tant mieux, car elles ont déjà conduit à bien trop de conneries et de massacres !

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à Bois-Guisbert
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 12h31 le 25/05/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            On serait tenté par votre point de vue
            en pensant à toutes ces maladies en -isme
            mais beaucoup d’humains (voyez cette prudence, je refuse de pousser la généralisation)
            par nature semble-t-il (prudence encore…)
            préfèrent se focaliser sur leurs propres idées générales
            (et leurs intentions + ou - généreuses)
            portées comme des lunettes
            plutôt que de fixer le monde réel.

            Il y a comme un goulot d’étranglement, un vice de construction
            mais n’intentez pas de class-action
            car le constructeur a mis la clé sous la porte.
            Vous allez parler de nature humaine.

            Il me semble que vous ne réalisez pas la difficulté de votre position.
            Notre cerveau fabrique de l’idéologie comme du mixer coule la chair à saucisse.
            Pouvez-vous certifier que votre point de vue ne comporte pas lui aussi
            l’option « Idéologie Inside » ? À votre place je ne prendrai pas de pari …

            La nature humaine est comme une prison certes
            mais une cellule, tant qu’il y a de la vie,
            on cherche à en sortir !

            Et tout est là
            dans cet effort …

            • Bois-Guisbert
              Bois-Guisbert répond à Claude PELLETIER
              Rédacteur
              • Posté à 16h22 le 25/05/2008
              • Internaute 38285
                Rédacteur

              « La nature humaine est comme une prison certes
              mais une cellule, tant qu’il y a de la vie,
              on cherche à en sortir ! »

              C’est au nom de cette recherche que le communisme a fait cent millions de morts. En vain ! ! ! Trois générations de bolcheviques n’ont pas réussi à secréter l’Homme Nouveau. Je ne parle évidemment pas de la Chine, de Cuba ou de la Corée du Nord...

              « Et tout est là
              dans cet effort »

              Chassez le naturel, il revient tout au galop.

              Et tout est là, quant à l’inanité de l’effort.

              • Claude PELLETIER
                Claude PELLETIER répond à Bois-Guisbert
                Retraité dans son jardin
                • Posté à 18h40 le 25/05/2008
                • Internaute 10710
                  Retraité dans son jardin

                Vous ne lâchez pas facilement votre os. Le problème est que je ne parlais pas de cela. Relisez-moi.

                Je ne cherchais pas d’homme nouveau et ne vantais aucune expérience historique. Et comment empêcher un bipède de retapisser son salon…

      • adaunis
        adaunis répond à Bois-Guisbert
        • Posté à 11h32 le 25/05/2008
        • Internaute 4255

        « Mais non, mais non... Temps changeant avec nébulosité variable, comme de toute éternité et pour l’éternité. Dans le Vrai Monde, je veux dire » !
        Attention mesdames et messieurs, dans un instant on va commencer !
        Voilà une nouvelle lumière qui s’annonce sur votre site, m’sieurs dames, un nouveau penseur moderne !
        Alors décryptons la formulation.
        On fait un copier coller de la dernière phrase, ou pensée, ou conclusion d’un commentateur précédent, on pseudo analyse, en nous fourrant une contre déclaration frappée du sceau de l’éternité de l’espèce humaine, de ses maux et méfaits, occultant les mots et faits depuis le début des temps, et l’évolution due à la « civilisation », aux acquits, aux fragiles progrès, sans négliger pour autant les « miasmes » et la fragilité de l’âme, mais on assène des vérités (que dis je, ce qu’on prétend être des vérités) et sentencieusement on décide ; que vous êtes des cons, de doux rêveurs, des hurluberlus, car on sait nous Monsieur, ce qu’est le « vrai monde », parce que nous Môssieur, on a vécu, on vie dans le « vrai monde » !
        TATATATA.....roulements de tambours !
        Nous monsieur, on a même des avis et connaissance sur le temps, mais on fait sans le vouloir un « lapsus » !
        « Temps changeant avec nébulosité variable » !

        Oui nébuleux comme votre discours, qui se veut être une contribution à cet excellent article, au discours et pensées de Thierry Rebout, Charles Mouloud, et Caro, et je crois que manifestement puisque vous êtes nouveau sur ce site, vous n’allez pas tarder, à vous faire affubler, du titre « de pître penseur en la vraie vie » !
        Pour d’éventuelles réponses, passez votre chemin, les « riverains », du moins ceux qui me connaissent, savent que je ne participe que très rarement aux débats, forums etc...
        Je n’ai pas un avis sur tout, n’ai pas envie de discussions sur tout et rien, par contre vous, avez réussi ce tour de force, à sortir de ma « tanière », moi également doux rêveur, à côté de la plaque, utopiste, que sais je encore, « rigolo » ! (ce n’est pas une insulte en Italie !)

         
        • Bois-Guisbert
          Bois-Guisbert répond à adaunis
          Rédacteur
          • Posté à 11h43 le 25/05/2008
          • Internaute 38285
            Rédacteur

          « ...on sait nous Monsieur, ce qu’est le “vrai monde”, parce que nous Môssieur, on a vécu, on vie dans le “vrai monde” ! »

          Si vous le saviez, vous et les vôtres, ce qu’est le Vrai Monde, on imagine qu’au lieu de vous vautrer dans vos délires utopiques, vous auriez apporté de vraies solutions aux vrais problèmes qu’ont dû affronter ceux qui vous ont représenté aux commandes d’un certain nombre de pays.

          Au lieu de cela, vos prétendues solutions vont de faillites en fiascos, d’où je déduis qu’elles ne sont pas synchrones avec la marche du Vrai Monde. Ca se tient comme raisonnement, hein dis ? : o)

          • adaunis
            adaunis répond à Bois-Guisbert
            • Posté à 12h50 le 25/05/2008
            • Internaute 4255

            Puisqu’il faut y revenir, j’y reviens s’il est possible de claquemurer votre verbe qui a l’air bien pendu, comme le reste j’imagine, de même que votre diatribe répétitive au niveau du mot et de la syntaxe, donc et certes, ainsi que je l’exprimais précédemment pour ne pas m’ épancher plus longuement, je mettais en exergue votre façon de mettre en scène votre argumentation en citant la phrase ou les mots de votre interlocuteur virtuel, car n’oubliez pas, même si un homme ou une femme est derriere le clavier, nous sommes dans le virtuel !
            Heureusement pour vous aussi car tout serait différent au « café du commerce » probablement !
            Mais en dépit de vos dénégations (en tout cas sur ce que je lis de vos pensées sur l’espèce humaine), puisque personne ne connaît votre « vécu », votre « moi profond », (lourd passif peut être), qu’importe, ainsi que je le disais, nous sommes dans le virtuel !
            Par contre le sujet qui anime ce débat est lui réel, et P. Haski, en a décrit les « contours » !
            De vous, nous n’avons que des « billevesées » et des considérations à peine métaphysiques sur la condition humaine et d’une manière générale, si j’ai bien compris (ais je droit à un joker), sur ce que nous sommes ; donc des rêveurs, des utopistes qui nous » vautrons » (je reprends votre style), dans nos délires, qui n’avons jamais apporté de solutions aux problèmes ....(ça me fatigue de vous citer), enfin nous ne sommes pas synchrones avec la marche du vrai monde et tata tata ...
            Pour le vrai monde, le votre je me répète, vous nous fatiguez, car le répétitif, devient superfétatoire, et vous allez si vous vous continuez, car je sens implicitement chez vous une influence « Romaine », vous allez vous transformer en « clone » de Roberto Bénigni, dans le pire de l’outrecuidance !
            Pitié, si vous désirez me répondre, allez y, je ne répondrai pas, vous aurez gagné par abandon !
            Il y a autre chose à faire pour nous les utopistes rêveurs, hors des réalités à vous entendre, d’autre auront plus de désirs et même de facultés à vous répondre, tel on répond à un nouveau « troll“de sevice !

            • Bois-Guisbert
              Bois-Guisbert répond à adaunis
              Rédacteur
              • Posté à 14h36 le 25/05/2008
              • Internaute 38285
                Rédacteur

              C’est tellement commode de parler de moi, pour n’avoir pas à entrer en matière sur le contenu du vrai monde. Ca ne valait vraiment pas la peine de sortir de votre réserve (d’Indiens ?)...

        3 autres commentaires
    • désinscrit-
      • Posté à 11h27 le 25/05/2008
      • Internaute 736

      Pas grand chose à rajouter à Mr Mouloud, beau post.

      Lorsque des hommes sont réduits à partager la misère, l’esprit tribal l’emporte sur la raison.
      Pour moi le fond du problème est bien là, qu’elle solution pour les gens dans la misère, peuvent ils s’en prendre « aux nantis » ? Non, trop riches, trop protégés.
      Ils ne leur reste que les étrangers qui viennent partager leur misère mais leur en prennent un petit morceau du coup. Tout ça monté en mayonnaise par quelques ledears politique irresponsables, sur fond de populisme.

      C’est le même racisme qu’ici, de ce que j’en ai compris la base du FN était plutôt dans les milieux populaires. Les riches arrivent à faire croire aux pauvres que c’est les misérables étrangers qui leur prennent tout leur pognon ! ! C’est quand même incroyable.

      • Bois-Guisbert
        Bois-Guisbert répond à désinscrit-
        Rédacteur
        • Posté à 11h35 le 25/05/2008
        • Internaute 38285
          Rédacteur

        « Les riches arrivent à faire croire aux pauvres que c’est les misérables étrangers qui leur prennent tout leur pognon ! ! “

        On va aller loin dans la solution du problème migratoire - qui est la grosse affaire politique de ce début de millénaire - si on bâtit des ‘raisonnements’ à partir d’âneries de ce genre : o)

         
        • désinscrit-
          • Posté à 12h09 le 25/05/2008
          • Internaute 736

          Quel problème migratoire ?

          SI on payait les richesses que l’on prend dans les pays « pauvres » au juste prix, si on exportait pas des denrées à prix cassé pour soutenir nos productions, si on soutenait de vrais régimes démocratique dans ces pays et pas des despostes à la botte de nos « grandes entreprises ». Il n’y aurait pas de « problème migratoire » même si ça ne signifierait pas la fin des migrations (mais il en faut d’après Sarko).

          Je reprends un passage de l’article :
          Les immigrés africains, pour beaucoup venus du Zimbabwe voisin, fuyant la ruine du pays sous le règne de Robert Mugabe, ...

          Je maintiens que les riches (entendez les entreprises qui exploitent les ressources, matière première et main d’oeuvre, des « pays pauvres » pour les revendre chèrement en occident), n’agissent que pour leur développement personnel et comme ce sont eux qui tiennent majoritairement les médias (et les politiques, bref tous les pouvoirs) ce sont bien eux qui font croire aux populations que leurs problèmes viennent de l’immigration ! !

        1 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 10h51 le 25/05/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Merci pour cet article qui met en exergue le racisme lié aux problèmes politiques et économiques.

    On ne nait pas raciste, on le devient.

    Tant que le Monde sera dirigé par des amateurs (dans le sens de « aimer ») du dieu argent + pouvoir, le racisme, les tueries, ont encore de beaux jours devant eux. On trouvera toujours des étrangers sur qui faire porter la cause de nos maux.

    L’Afrique du Sud arc-en-ciel n’y a pas échappé. Tout un symbole qui s’effondre et ça fait mal.

    • Bois-Guisbert
      Bois-Guisbert répond à caro
      Rédacteur
      • Posté à 11h12 le 25/05/2008
      • Internaute 38285
        Rédacteur

      « Tout un symbole qui s’effondre et ça fait mal. »

      Il ne s’effondre jamais que pour les utopiques et les naîfs qui y ont cru. A l’annonce de la fin de l’apartheid, j’ai dit que les choses tourneraient mal, le jour où les Noirs se rendraient compte qu’ils n’en étaient pas devenus « blancs » pour autant...

      Il y a eu la criminalité pulvérisant tous les records mondiaux, il y a eu du racisme anti-Blancs dans les campagnes, des morts occultés par les médias haxagonaux, maintenant le racisme anti-zimbabwéen, mais tout ça, CE N’EST ENCORE QU’UN HORS D’OEUVRE ! ! !

      Parce que cela s’inscrit sur un fond de dramatique régression générale du pays qui, entre 1990 et 2006, a passé du 86e au 121e rang dans l’indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement...

      • zorbeck
        zorbeck répond à Bois-Guisbert
        • Posté à 17h33 le 25/05/2008
        • Internaute 9110

        « A l’annonce de la fin de l’apartheid, j’ai dit que les choses tourneraient mal, le jour où les Noirs se rendraient compte qu’ils n’en étaient pas devenus “blancs” pour autant... »

        Car selon vous, les choses tournaient bien « avant » ?

  • athénaïs
    • Posté à 11h49 le 25/05/2008
    • Internaute 30637

    Mais pourquoi « pas eux “ ? Qu’ont-ils de plus sinon justement, la longue expérience de la discrimnation et de la répression...

    Pensons aux palestiniens qui subissent un génocide qui ne dit pas son nom, mais par qui est-il perpétré ce génocide ? Ah, non pas eux, pas après tout ce qu’ils ont enduré..Et ben oui, justement eux aussi.

    Mais au fait, qui a fait souffrir tous ces gens àl’orgine ?

  • brazz
    • Posté à 12h08 le 25/05/2008
    • Internaute 40271

    Je ne comprends pas pourquoi tout le monde, auteur de l’article en tête, parle de racisme au lieu de xénophobie. C’est comme les gens qui mélangent génocide et crimes de guerre, etc... Ce n’est pas en mélangeant tout qu’on fait avancer les choses. Maintenant, en ce qui concerne donc la haine de l’étranger, on sait bien que cela vient de sa crainte, quelle qu’en soit la raison (économie, religion, politique...) et contre cela il n’y a qu’une solution, c’est une politique intelligente et volontariste afin d’éviter justement cette crainte. Mais cela ne fait pas forcément l’affaire des gens au pouvoir, en Afrique du Sud comme ailleurs, et ce n’est pas d’aujourd’hui, « Homo homini lupus ». Mais nous mêmes, si nous réagissons bêtement avec des clichés pleins de bons sentiments mais irréfléchis, nous mettons le pied sur la première marche de la grande descente !

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à brazz
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 19h41 le 25/05/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Merci pour ce point de vue, je partage sa méfiance des excès de langage qui vident les mots de leur sens et nous privent de la possibilité de graduer nos idées mais à mes yeux, il ne règle pas la question de la situation sud-africaine.

      La notion de race est toujours douteuse ; elle ne renseigne que sur celui qui en parle. Le monde savant a plutôt donné des arguments pour nier son existence scientifique. Mais une chose reste : pour de nombreuses personnes les races existent de façon évidente. C’est une croyance qui s’appuie sur des typologies. Et quand à des critères d’identification, on mêle des valeurs de supériorité ou d’infériorité, le racisme est là.

      Les anciens maîtres de l’Afrique du Sud, histoire de diviser pour régner, avaient développé un système de cloisonnement des Africains de souche avec des nations, plusieurs ethnies, des zones géographiques, plusieurs langues…… Et aujourd’hui, il s’agit d’Africains plus lointains, venant hors frontière : qui sont ces « étrangers » malmenés par des Sud-Africains ?

      Doit-on parler de racisme ou de xénophobie quand se développent des tensions inter-ethniques ? Franchement, je ne suis pas suffisamment au courant des réalités de ce coin de planète ……

      Comment les auteurs de ces violences voient-ils leurs victimes ?
      Comme des étrangers ? ou comme des êtres inférieurs ? ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à brazz
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 22h42 le 25/05/2008
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Puisqu’on se dit tout, vous remarquerez que le mot racisme n’est pas utilisé dans l’article, et que j’emploie au contraire le mot de xenophobie. Mais... xenophobie est un peu long comme mot et ne tenait pas dans la ligne, et a été remplacé par racisme dans le titre ! Ce qui introduit une nuance qui n’est pas négligeable. Voilà l’explication ! Je suis d’accord, xenophobie est plus approprié.

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 12h10 le 25/05/2008
    • Internaute 41917
      nc

    L’Afrique du Sud est à jamais pour moi associé à un livre extraordinaire (qu’on trouve dans tous les vide-greniers et chez tous les bouquinistes) : Pleure ô Pays bien-aimé, de Alan Paton. En voici le début, d’une sacrée qualité d’écriture. Croyez-en quelqu’un qui l’a étudié jusqu’à l’os.
    .......................................................

    Il y a une jolie route qui mène d’Ixopo dans les collines. Ces collines sont couvertes de prairies, vallonnées et plus charmantes qu’on ne saurait dire ou chanter. La route y monte pendant douze kilomètres jusqu’à Carisbrooke et, de là, lorsqu’il n’y a point de brouillard, l’on découvre à ses pieds une des plus belles vallées d’Afrique. Alentour s’étendent herbages et fougères et l’on entend au loin le cri du titihoya, l’un des oiseaux du veld. Plus bas coule l’Umzikulu qui vient du Drakensberg et s’en va vers la mer et, de l’autre côté du fleuve, les hautes chaînes de collines se dressent les unes derrière les autres jusqu’aux montagnes d’Ingeli et d’East Griqualand.

    La prairie est riche et touffue, l’on ne voit pas le sol. Elle retient la pluie et le brouillard qui pénètrent dans la terre, alimentant des ruisseaux dans tous les ravins. Elle est bien entretenue, et il n’y a pas trop de troupeaux pour la paître, pas trop d’incendies pour la dévaster. Déchaussez-vous pour y marcher, car cette terre est sacrée et telle qu’elle sortit de la main du Créateur. Protégez-la, gardez-la, nourrissez-la car elle protège les hommes, garde les hommes, nourrit les hommes. Détruisez-la et l’homme est détruit.

    L’herbe alentour est riche et touffue et l’on n’aperçoit pas le sol. Mais les riches collines vertes s’interrompent. Elles descendent vers la vallée et, en descendant, changent de nature. Elles deviennent rousses, elles se dénudent ; elles ne retiennent plus la pluie ni le brouillard, et les ruisselets sèchent dans les ravins. Trop de troupeaux en paissent l’herbe et trop d’incendies les dévastent. Chaussez-vous bien pour marcher sur cette terre, car elle est rude et dure et les pierres sont coupantes sous les pieds. Elle n’est point entretenue ni gardée ni nourrie, elle ne protège plus les hommes, ne garde plus les hommes, ne nourrit plus les hommes. Et il y a bien longtemps qu’on n’entend plus ici le cri du titihoya.

    Les grandes collines rousses se dressent, désolées, et la terre s’en arrache comme de la chair. Les éclairs flamboient au-dessus d’elle, les nuages se déversent sur elle, et les ruisseaux morts se remettent à couler gonflés du sang rouge de la terre. En bas, dans les vallées, les femmes grattent ce qui reste de terre arable et le maïs atteint à peine la hauteur d’un homme. Ce sont des vallées de vieillards, de femmes et d’enfants. Les hommes sont partis, les jeunes sont partis. Le sol ne peut plus les nourrir.

    (fin du livre)

    Oui, c’est l’aurore. Le titihoya s’éveille et commence à jeter son cri mélancolique. Le soleil touche de lumière les montagnes d’Ingeli et d’East Griqualand. La grande vallée de l’Umzikulu est encore plongée dans l’obscurité, mais la lumière y pénétrera aussi. Car c’est l’aurore qui s’est levée comme elle se lève depuis un millier de siècles sans jamais y manquer. Mais quand se lèvera l’aurore de notre libération, celle qui nous délivrera de la peur de l’esclavage et de l’esclavage de la peur, cela est un secret.
    .......................................................

    Livre écrit dans les années 50. Sa fin est pessimiste. Sans doute, au vu de ce qui se passe, et qui confirme que les pauvres s’en prennent toujours moins aux riches qu’à plus pauvre qu’eux, Paton serait-il encore plus pessimiste…

  • mechante langue
    • Posté à 12h33 le 25/05/2008
    • Internaute 28480

    Il y a plusieurs causes dans l’explosion du racisme en RSA.
    Certaines n’ont pas été abordé.
    En premier le racisme est omnipresent en Afrique , du nord au sud
    Ensuite meme lorsque l’ANC etait interdite cette organisation était rongé par le racisme .
    Mais le plus grand crime de l’ANC a été le slogan « La révolution avant l’éducation “

    • mechante langue
      • Posté à 18h09 le 25/05/2008
      • Internaute 28480

      Il y a plusieurs causes dans l’explosion du racisme en RSA.
      Certaines n’ont pas été abordé.
      En premier le racisme est omnipresent en Afrique , du nord au sud
      Ensuite meme lorsque l’ANC etait interdite cette organisation était rongé par le racisme .
      Mais le plus grand crime de l’ANC a été le slogan « La révolution avant l’éducation “

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 13h09 le 25/05/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    @Bois Guisbert.

    Contrairement à vous, je suis un démocrate.

    Contrairement à vous , je ne puise pas mes références dans les marigots de la pensée fasciste, qu’elle soit mussolinienne ou maurassienne , matinée de Bainville.

    Contrairement à vous, je daigne lire les liens que vous proposez.

    Contrairement à vous, mon vrai monde ne ressemble pas, et ne ressemblera jamais à un horizon brunâtre.

    Contrairement à vous, je ne fais pas l’éloge de Bainville, tout comme votre ami Maurras sait si bien le faire , en préface posthume de 1937 de votre bible du jour.

    Pour rappel ci-dessous le « beau texte de Maurras »

    « Charles Maurras, au lendemain de la mort de Jacques Bainville, a tracé de ce grand esprit “un rayon sommaire du système de ses options qui fait désespérer de jamais dire mieux en si peu de mots”.
    -Qu’est ce que Jacques Bainville aimait le plus ?
    -Le vrai
    -Après le vrai ?
    -La langue française
    -Et qu’est ce que Bainville mettait au dessous de rien ?
    -Le faux
    -Et immédiatement au niveau du rien ?
    La démocratie. “
    Merci , monsieur Guisbert de nous informer aujourd’hui aussi clairement de la véritable ‘nature’ de votre ‘culture’ et de vos convictions réelles.
    Vos provocations nauséabondes ne pouvaient masquer plus longtemps vos idéaux.

    • mechante langue
      • Posté à 13h16 le 25/05/2008
      • Internaute 28480

      Manquait plus que le procés stalinien !

      Quand Bainville execrait la démocratie il visait la démocratie parlementaire.
      Pas plus ni moins que le Che , Trotsky , l’anarchie ect ...qui sont les references d’un certain nombre de contributeurs ici sans que cela ne vous inspire quelques diatribes sur le coté « nauséabond » de leurs « convictions réelles »

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 14h09 le 25/05/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        Ben voyons ! Mauras était un démocrate pendant que vous y êtes ! et l’action française un journal démocrate chrétien pour faire bonne mesure !

        Et puis vous commencez à être fatigant avec le rappel incessant à Staline !

        C’est stalinien de rappeller qui était ce Bainville ?
        Ce serait stalinien par contre d’ooculter ce qu’il fut.
        A moins que vous ne soyiez adepte de l’effaçage de photo ?

         
        • mechante langue
          • Posté à 18h05 le 25/05/2008
          • Internaute 28480

          « Mauras était un démocrate pendant que vous y êtes ! et l’action française un journal démocrate chrétien pour faire bonne mesure !
           »

          J’ai dit cela ?
          Pas du tout . J’ai écrit que Bainville ou d’autres étaient anti démocrates tout comme le ché , Trotsky ou les théoriciens anarchistes

          « C’est stalinien de rappeller qui était ce Bainville ? »

          Pas du tout . Mais il est stalien de faire un procés non pas a partir de ses propos , mais en lui collant des etiquettes

        2 autres commentaires
    • Bois-Guisbert
      Bois-Guisbert répond à Charles Mouloud
      Rédacteur
      • Posté à 14h33 le 25/05/2008
      • Internaute 38285
        Rédacteur

      « Contrairement à vous, je suis un démocrate. »

      Ca me fait vraiment une belle jambe !

      *mdr* de chez *mdr*

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