A la une 25/05/2008 à 00h50

Delanoë choisit d'attendre avant de contrer Royal

Julien Martin | Ex-Rue89

Les deux favoris au poste de Premier secrétaire du PS adoptent des stratégies différentes, malgré des profils qui convergent.


Bertrand Delanoë samedi à Paris (Rue89)

Il s’en est tiré avec une pirouette linguistique. Réunissant samedi ses amis à la Maison de la Mutualité à Paris, Bertrand Delanoë savait que la question de la course au leadership du PS allait se poser. Il a préféré l’éclipser dès la fin de la matinée :

« Si je dis ’je ne veux vraiment de responsabilités qu’à la Mairie de Paris’, eh bien je me fous de vous ! “

Il faut dire que sa fin de semaine ressemblait fort à un lancement de campagne. Et la prochaine bataille programmée n’est autre que celle pour le poste de Premier secrétaire du PS, que François Hollande laissera vacant après le congrès de Reims en novembre.

Une fin de semaine fignolée mercredi soir Chez Julien, restaurant branché de la capitale. Réunissant huit de ses plus proches soutiens, Bertrand Delanoë y a parlé idées, stratégie médiatique et adversaires... L’offensive pouvait commencer.

Jeudi, sortie de son livre ‘De l’audace’ (Robert Laffont). Vendredi, manifestation sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Samedi, meeting à la mutualité. Trois occasions de déclarer sa candidature que Delanoë n’a délibérément pas saisies.

Décryptage de son entourage : se déclarer une semaine après Ségolène Royal serait perçu comme une contre-attaque. Or, le maire de Paris ne veut pas paraître se positionner en fonction de la présidente de la région Poitou-Charente et entend au contraire marquer nettement sa différence avec elle.

Pour Delanoë et Royal, les militants d’abord

Une différence pourtant pas si flagrante jusqu’à présent. Si l’une s’est bien déclarée et pas l’autre, leurs discours sur ce point se ressemblent, laissant d’abord l’initiative du choix aux militants :

Ségolène Royal, vendredi 16 mai : ‘Si les militants en décident ainsi et l’estiment utile pour le Parti socialiste, j’accepterai avec joie et détermination d’assumer cette belle mission de chef du parti.’

Bertrand Delanoë, samedi 24 mai : ‘Nous devons tous prendre des responsabilités. Comme vous, j’ai bien l’intention d’en prendre ma part. Mais quelle part ? Vous en déciderez.’

Le procédé illustre à merveille la démocratie participative dont Ségolène Royal se revendique depuis la dernière campagne présidentielle. Mais son rival pour la tête du PS ne veut plus lui en laisser le monopole. ‘Bertrand, c’est depuis 1995 qu’il fait de la démocratie participative, avec les réunions d’habitants dans chaque arrondissement de Paris’, martèlent même ses proches.

Semblables se révèlent également leur liste de soutiens. Pour tous deux, leurs soutiens oscillent entre militants socialistes de bases, jeunes apparatchiks du PS (François Rebsamen ou Vincent Peillon pour Royal, Harlem Désir ou Anne Hidalgo pour Delanoë) et caciques des années où le parti était au pouvoir (Jean-Louis Bianco ou Michel Sapin pour Royal, Lionel Jospin ou Daniel Vaillant pour Delanoë).

Peut-on être libéral et socialiste ?

Même leur divergence sur la stratégie d’alliance avec le MoDem s’étiole. Au cours de la campagne des municipales de mars, elle avait réclamé un tel partenariat ‘partout’, quand il refusait à Paris la main tendue par Marielle de Sarnez, numéro 2 du MoDem. Pourtant, en se déclarant ‘libéral’ dans son livre, beaucoup y ont vu le souhait de séduire l’électorat centriste.

Bertrand Delanoë se refuse cependant à accréditer cette analyse sur ce passage qui a assuré le succès médiatique de l’ouvrage. Il se définit avant tout comme ‘un homme de gauche’ qui accroît ‘les espaces de libertés’. (Voir la vidéo)



Reste que l’explication n’est pas recevable pour Benoît Hamon, qui entend avoir aussi son rôle à jouer dans le changement de direction au PS et espère bien pouvoir incarner l’aile gauche du parti. Selon le député européen, interrogé jeudi dans France Soir, cette sortie ‘confirme en tout cas’ qu’il n’y a ‘pas de grande différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë’.

Pas de grande différence peut-être, mais les deux protagonistes ont besoin de se démarquer. Alors Ségolène Royal a sorti l’artillerie ce samedi pour s’engouffrer dans le début de polémique. ‘Ma conviction, c’est qu’au XXIe siècle être libéral et socialiste, c’est totalement incompatible’, a-t-elle déclaré à l’AFP.

Juste retour de bâton, diront les supporteurs de Ségolène Royal qui ont lu le livre de Bertrand Delanoë. Le maire de Paris ne prend pas de pincettes pour critiquer le projet de l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle. Un projet ‘ni bien identifié ni suffisamment crédible’, sans ‘relief’ et manquant ‘de clarté, de cohérence’ ! Deux entreprises de séduction et de différenciation

C’est justement pour se concentrer sur l’édification du ‘débat d’idées’ qu’il n’est pas encore l’heure de la déclaration de candidature, assure Harlem Désir, député européen et bras droit de Bertrand Delanoë. ‘Ce n’est que s’il y a une majorité autour d’idées que ça a un sens de se poser la question.’ (Voir la vidéo)



En attendant peut-être des débats directs entre les différents prétendants socialistes au premier secrétariat, les deux favoris tentent de poursuivre leur entreprise de séduction et de différenciation. L’une de candidate déclarée, l’autre de candidat assuré.

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  • moulinette
    moulinette
    Peintrice Illustrateuse
    • Posté à 01h16 le 25/05/2008
    • Internaute 12255
      Peintrice Illustrateuse

    Favoris de qui, au juste ?

    Des journalistes ? Des sondeurs ?

    • Gallifrey
      Gallifrey répond à moulinette
      Ecrivain
      • Posté à 02h01 le 25/05/2008
      • Internaute 8709
        Ecrivain

      Le probleme, c’est que lorsqu’un candidat du PS est le chouchou des sondages, il peut être d’office soupsoné d’avoir été choisi par l’UMP et Sarkozy.

      Enfin, apres Royal qui desavoue son programme, Delanoé qui s’avoue libéral, le PS qui affirme qu’il est pour l’économie de marché, Sarkozy n’a plus guerre d’adversaire.

      Lien

      • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
        • Posté à 06h30 le 25/05/2008
        • Internaute 16256

        Si Delanoé s’avouait libéral économiquement, alors au contraire Sarkozy aurait un vrai adversaire pour les années à venir. Mais il me semble qu’il parlait de libéralisme politique et de socialisme économique.

         
        • Unstern
          • Posté à 12h50 le 25/05/2008
          • Internaute 26295

          @ comptecourant

          Plutôt intrigué et un peu agacé par les « bonnes feuilles » qui en ont été publiées, j’ai acheté (dans un supermarché) le bouquin de Delanoë et je suis en train de le lire.

          J’y trouve ceci, qui semble répondre à votre interrogation :

          p. 45 : « Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser-faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste. »

          pp. 43-44 : « Non, je ne suis pas social-libéral : je n’adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, “libéral”. Et quand il s’applique à une doctrine politique, au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer . En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le libéralisme au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial. »

          p. 39 : « Comme Lionel Jospin, je suis hostile à la société de marché. Mais pour ce qui est de l’économie, le débat est derrière nous. L’Histoire montre que toutes les expériences progressistes réussies ont intégré ou se sont intégrées à l’économie de marché. Les autres expériences, fondées sur une économie dirigée, ont débouché au mieux sur l’inefficacité, au pire sur un désastre humain. […] Seule l’économie de marché crée des richesses nécessaires au progrès social. Cela ne veut pas dire que l’économie de marché n’a pas de conséquences négatives, voire cruelles, sur la santé, les conditions de travail, les inégalités, la précarité… Mais c’est le cadre dans lequel nous évoluons. Il faut l’accepter comme un fait, tout en le réformant. »

          p. 42 : « Pour réussir politiquement, il faut réussir économiquement. L’économie n’est pas de droite ou de gauche. L’économie est. C’est la politique économique qui est de droite ou de gauche. On peut dépenser quinze milliards d’euros pour favoriser la rente et le patrimoine, comme Sarkozy, ou bien les investir dans la formation, l’emploi, la recherche. C’est un choix. Mais l’économie comme système reste ce qu’elle est. Les économies dirigées, répétons-le, ont abouti à des échecs tragiques. »

          p. 43 : « Pour lutter contre l’injustice, il faut créer des richesses. On ne peut pas distribuer ce qu’on ne produit pas. La gauche radicale devrait méditer cet axiome élémentaire. Il est vrai qu’elle refuse toute idée de responsabilité gouvernementale. C’est plus confortable… »

          Et aussi (p. 48) ceci, sur un sujet assez voisin : « — [L. Joffrin : ] Sarkozy parle beaucoup de réformer l’État. — [B. Delanoë : ] Oui, mais il ne le fait pas. Ou bien il le fait mal, en se contentant de sabrer dans les effectifs. Ce n’est pas une méthode. En fait, l’obsession sarkozyenne, c’est le recul de l’État et non sa réforme. Cela n’a rien à voir. »

          • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
            • Posté à 13h51 le 25/05/2008
            • Internaute 16256

            J’aime bien le p43. Sans aller jusqu’à la gauche radicale, il semble que certains socialistes soient totalement imperméables à cette évidence. Merci de votre résumé.

          • kestiontoi
            kestiontoi répond à Unstern
            travailleur forcé
            • Posté à 20h57 le 25/05/2008
            • Internaute 30798
              travailleur forcé

            « Seule l’économie de marché crée des richesses nécessaires au progrès social. »
            A condition que ces richesses soient redistribuées au plus grand nombre ?
            Est-ce le cas actuellement ? ?
            Est-ce que le futur programme socialiste prévoira des idées neuves qui redistribueront les richesses sans nuuire à l’économie de marhé ?
            Le mouvement social ne devrait-il pas être internatiional puisque l’économie de marché est mondiale ?

            • Unstern
              Unstern répond à kestiontoi
              • Posté à 22h30 le 25/05/2008
              • Internaute 26295

              @ kestiontoi

              « Prenons l’exemple de la défiscalisation des stock-options. Je pense que cette mesure aurait été une grave erreur. C’était une dépense fiscale inutile et une injustice à l’égard de tous ces salariés qui n’auront jamais de stock-options.

              De la même manière, nous avons refusé de mettre les allocations familiales sous condition de ressources. C’est-à-dire de ne plus verser de prestations aux familles aisées pour les réserver aux foyers modestes et aux classes moyennes. Martine Aubry l’avait proposé.

              Eh bien, il faut se reposer la question à l’avenir. Faut-il que l’État, dirigé par la gauche, fournisse les mêmes prestations à tout le monde ? Non. C’est une conception inefficace et injuste. La mise sous conditions de ressources est évidemment plus redistributive que l’égalité formelle : elle défavorise les favorisés, qui ne touchent plus d’allocations familiales. Autrement dit, elle est plus à gauche. Vous voyez que lorsqu’on modernise la pensée, on ne va pas nécessairement vers la droite !

              Est-ce pour autant irréaliste, utopique ? En aucune manière. Comme maire de Paris, j’ai appliqué cette réforme aux contributions versées aux familles. »

              (B. Delanoë, « De l’audace ! », Paris, Robert Laffont, 2008, p. 47.)

            • Unstern
              Unstern répond à kestiontoi
              • Posté à 13h50 le 26/05/2008
              • Internaute 26295

              @ riverain(e)s intéressé(e)s par le bouquin de Delanoë

              On trouve une sélection (beaucoup plus étendue que la mienne) d’extraits du bouquin sur le site De Source Sure :

              Lien

              Bonne lecture : -)

        5 autres commentaires
      • Marine 2012
        Marine 2012 répond à Gallifrey
        Hymen troué par neuf hymen (...)
        • Posté à 21h22 le 25/05/2008
        • Internaute 22071
          Hymen troué par neuf hymen (...)

        « Ma conviction, c’est qu’au XXIe siècle être libéral et socialiste, c’est totalement incompatible »

        Elle a raison, et elle a tranché au 2nd tour de 2007 avec Bayrou. Elle n’est plus socialiste.

        La rebelle, celle-là....Pas bien.

    • Mobile
      Mobile répond à moulinette
      • Posté à 03h43 le 25/05/2008
      • Internaute 27554

      Des sondeurs ? Non, mais ! Z’avez pas honte ?

      • karlM
        karlM répond à Mobile
        Précaire
        • Posté à 18h56 le 25/05/2008
        • Internaute 21378
          Précaire

        Peut on faire confiance aux socialistes ? L’histoire prouve qu’ils se sont souvent préférés s’ adaptés aux lois des puissants plutôt que d’être franchement du côté du peuple. Par exemple, ils participèrent à l’élimination de l’exceptionnelle démocratie que fut la Commune de Paris. Ils ont toujours été trop attachés à la propriété ou à la transmission de monumentaux héritages. Les socialistes sont des souverainistes, ils ont donc souvent préféré pencher du côté du droit plutôt que du côté d’une économie de type communiste ou anarchiste, par exemple... Les Ferry (colonisateur infatigable), Clémenceau (tueur de grévistes refusant la guerre de 14-18) étaient des socialistes très consensuels, ils ont une historique responsabilité de l’incroyable injustice d’une tel inégale dans la répartition des richesses en France et sur Terre.
        Parfois, ils ont accompagnés les luttes du peuple, les avancés historiques des congés payés, des 4o heures, des 35 heures, les progrès salariaux, la sécurité sociale, la limitation du travail des enfants, l’égalité relative, homme-femme se sont inscrits dans la loi grâce à eux...
        Depuis 1983, ils ont surtout accompagné la folie capitaliste.(privatisation de la Monnaie, par exemple... mais en parallèle ils nationaliseront à 100% de manière purement idéologique alors que ce fut très couteux... pour ensuite privatiser ! !).
        Les socialistes revendiquent leur côté « libéral ». C’est indiscutablement beaucoup plus avec eux que les droits ont progressé, qu’ils se rapproprient ce mot, volé par les riches qui eux profitent de liberté tout en votant des lois liberticides, est plutôt une bonne idée.
        Un des problèmes des socialistes est que leurs cadres sont des nantis, que la République fut pour eux une bonne mère. Ils sont donc toujours très décalés des urgences quotidiennes. La haute administration et les privilégiés de l’ENA ne se sont pas sentis menacés durant les gouvernements socialistes ; le sénat des élus à vie est toujours là, et depuis toujours très à droite ; dans les ambassadeurs français il y toujours beaucoup de nobles...Réclamer le pouvoir puis dire que l’on ne peut rien changer risque de devenir endémique.
        Les socialistes ménagent toujours la chèvre et le chou, comme avec les 35 heures pour certains... et pas pour les autres ; comme avec leurs leaders DSK, Valls, les chèvres à droite... Fabius, Emanuelli, les choux à gauche.
        Aujourd’hui, ils veulent ratisser au centre, les claques des travaillistes anglais, des Veltroni italiens, le sauvetage de justesse de Zappatero malgré son alliance avec le centre ne leur servent pas d’exemple. Ils semblent donc prêts à assumer l’indigne aimantation de la droite capitaliste. Hélas, ainsi, ils renforcent l’idée que sans le capitalisme, sans le management, l’esprit d’entreprise, il n’y a point d’issue. Ce discours de droite et de droite à gauche est tellement omniprésent que les électeurs deviennent fatalistes, ne votent plus (record historique d’abstention aux municipales) ; ou vote pour le vrai plutôt que pour le clone.
        Avec ce choix, ils installent notre démocratie dans un bipartisme exacerbé qui élimine toute pensée alternative, le droite et ses médias (du style TF1) jubilent mais toutes les classes sociales « d’en bas » ont à y perdre.

        Les socialistes sont donc favorables à l’économie de marché...encore un poncif, une généralité qui les empêche de définir certains domaines qui ne peuvent pas être livrés à cette loi de l’offre et de la demande : la nourriture de base, les énergies fondamentales, l’éducation citoyenne, la presse d’investigation, la culture humaniste, ...
        Ponctuellement, à certains moments, l’urgence économique impose d’être interventionniste (les EU ne s’en sont jamais privé quand Edison s’est approprié l’invention des frères Lumière). Aujourd’hui, la seule loi du marché est destructrice d’environnement (OGM, viande aux hormones, engrais, ...l’obsession du rendement contre la vie). Si nous laissons les responsables fascistes Chinois entrer en compétition avec nous, il faudra beaucoup perdre pour gagner ce match contre eux. Les propriétaires de pétrole auront toujours les compagnies aériennes les plus performantes... leurs fonds de pensions rachèteront les fleurons de notre pays.
        Les sujets d’innovation qui participeraient à la création d’une nouvelle société sont pourtant connu : l’apprentissage de la solidarité, de la coopération, le soutien des SCOOP, la ré-appropriation d’une partie de la création de monnaie, les référendums d’initiative populaire, la révocabilité et l’unicité des mandats, une armée de défense qui provient de la conscription (une armée de spécialistes de la guerre, c’est trop dangereux), la re-localisation (industrie, agriculture, démocratie), une justice citoyenne, des élus louant leur logement...On aimerait vous entendre sur ces sujets plutôt que dans vos querelles.
        De trop nombreux socialistes n’ont pas compris la Re-évolution nécessaire, le changement de paradigme réclamée par les foules. Ils n’ont pas compris que cette pensée unique productiviste entraine un délitement social et environnemental majeur.
        L’histoire les jugera sévèrement car ils auraient pu agir, ils sont aux commandes des régions et ne nombreuses villes.
        Pas de confiance donc dans l’appareil socialiste, heureusement les militants de base commencent à exiger que leurs représentants s’imposent des les représenter dignement, c’est urgent en face de cette droite extrême.

    • Alec Sandre
      Alec Sandre répond à moulinette
      • Posté à 12h08 le 25/05/2008
      • Internaute 26308

      Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, c’est blanche capote et capote blanche.

      La question qui se pose est : Y a-t-il encore des socialistes au PS ?

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Alec Sandre
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 14h51 le 25/05/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Le temps ne fait rien à l’affaire chantait Georges mais là ça ne marche pas.
        Quand vous dites « Y a-t-il encore des socialistes ici ? »
        oublier le temps, la date de votre réflexion est terrible.

        Peut-on poser cette question de la même façon aujourd’hui
        qu’il y a cinquante ou cent ans ?
        Peut-on la poser dans les mêmes termes
        sans se rendre compte que l’histoire a enregistré
        beaucoup d’échecs et d’expériences différentes ?
        La réponse est dans la question…

        Pourriez-vous reprendre votre formulation en précisant quel contexte vous avez à l’esprit ?

        Pour vous aider voici quelques débuts de réponse et merci de cocher votre option.

        1—« Y a-t-il encore des socialistes à la mode soviétique actuellement
        avec une économie dirigée par des plans censés satisfaire les besoins humains selon l’analyse a priori faite par un parlement représentatif ? »

        2—« Y a-t-il encore des socialistes à la mode chinoise ici et maintenant ? »

        3—« Y a-t-il encore des socialistes à la mode cubaine ici et maintenant ? »

        4—« Y a-t-il encore des socialistes à la mode …XXXXXX ? »

         
        • Alec Sandre
          • Posté à 18h22 le 25/05/2008
          • Internaute 26308

          La réponse est 5- : Y a-t-il encore des socialistes qui posent en priorité la question sociale, la répartition entre les revenus du travail et les revenus du capital (excusez ce gros mot) plutôt que les questions sociétales, la défense de modes de vie « plusse modernes », et des minorités victimaires ?
          L’absence de culture politique (encore un gros mot) chez les adhérents socialistes réduit leur engagement à une « sensibilité » politique sociétale très superficielle et manipulable. Leurs seuls courants sont des adhésions à tel ou tel dirigeant présidentiable.
          Cela dit, c’était une provocation. Il en reste quelques-uns, notamment dans le courant Mélenchon (qui n’est pas un présidentiable).

        1 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à moulinette
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h50 le 25/05/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      favoris des deux, les sondeurs vendent aux journaux et les journaux essayent de vendre les sondages ,plus leur commentaires, et pour les meilleurs un peu de prospective..
      donc pour la recette : il faut beaucoup de sondages, de retournement de situations, un doigt de coup de théâtre, une pincée de scandale, voir un peu de cul.

      et le public achète, et croit.
      Un peu comme un bon roman à ressort et à tiroir mâtiné d’horoscope (la prospective).

      c’est ainsi que dans nos cœurs naissent, vivent, meurent , ressuscitent , re meurent, des dirigeant ou pseudo dirigeants. Je pense que tout le monde est dindon de la farce.

  • Perjovem
    • Posté à 01h21 le 25/05/2008
    • Internaute 5477

    //« Ma conviction, c’est qu’au XXe siècle être libéral...//

    Certes pour beaucoup Bécassine est une cruche et une incompétente, mais j’crois bien qu’elle a dit XXI ème siècle, enfin d’après l’AFP...

    Perjo

    • Julien Martin
      Julien Martin répond à Perjovem
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 03h46 le 25/05/2008
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      Il s’agit effectivement du XXIe siècle. C’est corrigé. Merci.

  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 01h57 le 25/05/2008
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Ça devient difficile de parler politique. On ne peut plus se fier aux mots. Et certains mots sont devenus tellement vagues et fourre-tout qu’il faudrait presque commencer par en donner sa propre définition avant de se mettre à bavasser.

    En ce moment, au Panthéon des mots dont il faut préciser le sens, il y a libéral et libéralisme. Sans parler de socialiste, participatif, …… (liste non exclusive).

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Claude PELLETIER
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 05h30 le 25/05/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Si on ne voit pas que travailleur et entrepreneur c’est le même combat, avec capitalistes et rentiers dans l’autre coin du ring, on ne comprend pas l« élection de Sarko et on ne remettra pas la société et le travail sur le rail.

      Pierre JC Allard

      Lien

    • Unstern
      • Posté à 14h23 le 25/05/2008
      • Internaute 26295

      @ Claude Pelletier

      « …Et certains mots sont devenus tellement vagues et fourre-tout qu’il faudrait presque commencer par en donner sa propre définition avant de se mettre à bavasser. »

      Très juste. Ce que vous dites rejoint un célèbre propos de Confucius (je cite de mémoire) : « Pour bien gouverner un État, il faut commencer par rétablir le sens des mots. »

      C’est en effet indispensable si l’on veut éviter les manœuvres politiciennes, l’hypocrisie et les procès d’intention. Entre autres choses.

      Tiens, un autre mot dont on aurait bien fait d’élucider le sens, l’an dernier : RUPTURE…

  • zoblugubre
    • Posté à 02h55 le 25/05/2008
    • Internaute 4511

    Quelles sont les (vraies) différences entre Royal, Delanoë et Sarkozy ?
    Il n’y en a pas. Ces trois-là (et bien d’autres de l’UMPS) sont interchangeables.

    • Perjovem
      Perjovem répond à zoblugubre
      • Posté à 03h33 le 25/05/2008
      • Internaute 5477

      Interchangeable, bof pour les bourges et les p’tits bourges.
      Par contre pour la france du « bas », des banlieues, les sans papiers, les femmes, les filles, les postiers, les SNCF, les gaziers etc... Ben, ça aurait ètè bien mieux Royal que Sarkozy.

      Le slogan UMPS c’est vachement bien pour ceux qui ne se battent pas, ne se syndiquent pas, ne font jamais grève... Car UMPS disent-ils... Mais bon, veulent pas perdre une ou deux journée et ne pas pouvoir se payer le dernier home-video, les vacances d’été en crète, la traite du pavillon, la Laguna et la Clio etc... Bien pratique l’UMPS...
      Si nos ancêtres avaient été aussi lamentable et con, on vivrait encore dans des bidonvilles... Relisez Germinal !

      Perjo

    • pingouin_force_attak
      pingouin_force_attak répond à zoblugubre
      Albator le corsaire de l'espace
      • Posté à 15h33 le 25/05/2008
      • Internaute 41057
        Albator le corsaire de l'espace

      vous croyez que Delanoë est homophobe ? que ségolène royale est ségrégationniste ?

  • Mobile
    • Posté à 04h03 le 25/05/2008
    • Internaute 27554

    B.O.F. Y’a que ça qui compte en ce moment. Bertrand en 2012 ? Y’a des limites à ne pas franchir, les cocos ! Pâris n’est pas la France.

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 06h41 le 25/05/2008
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    on a le droit de s’en foutre un peu, voire complétement ?

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 07h42 le 25/05/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Et pendant ce temps de nombreux français vivent dans la misère.
    La gauche plus que d’une refondation à plutôt besoin d’opérer une véritable révolution ; en devenant de gauche !

    Lien

  • loller
    • Posté à 07h57 le 25/05/2008
    • Internaute 25841

    Moi je laisse tomber la rue89, car ça sent le pipeau un peu plus chaque jour.

    C’est devenu france-dimanche, si si souvenez-vous, y’avait même des dessins du pseudo humoriste charb à un moment.

    Et puis il recrutent « d’école d’ingénieur », « d’école de commerce », « avec 2 ans minimum d’expérience ».
    En gros, pas prêts à donner leur chance à n’importe qui, ça me rappelle mes entretiens d’embauche pour les boîtes du cac40.

    Arrêtez de vous faire avoir, les riverains, ces gens ne travaillent pas pour vous. Les articles scientifiques sont à chier, les journalistes « modérateurs » postent 0.0128 commentaire par article, la politique devient people, aucune question de fond traîtée, les intellectuels avec des vraies démonstrations, connaît pas, aucune référence bibliographique sauf quand c’est pour faire de la pub aux copains, etc etc... Bref, j’ai été un peu long à la détente, mais marre qu’on se foute de ma gueule.

    C’est pas parce qu’on choisit la couleur rouge et qu’on se la pète ’on s’est cassé de libé’ qu’on vaut mieux.

    Aux fondateurs : c’est bon, vous avez une audience, pourquoi ne pas vendre à TF1, vous avez la même stratégie d’abrutissement.

    Bref moi je retourne à tous ces petits blogs de passionnés, au moins pas de pognon = liberté d’information.
    Bye

    • pingouin_force_attak
      pingouin_force_attak répond à loller
      Albator le corsaire de l'espace
      • Posté à 11h51 le 25/05/2008
      • Internaute 41057
        Albator le corsaire de l'espace

      au revoir

    • Julien Martin
      Julien Martin répond à loller
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 13h09 le 25/05/2008
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      @ Loller

      Je crois que vous vous trompez. Non pas que ce soit une erreur de ne pas aimer nos articles, même si nous essayons toujours d’être le plus pertinent et le plus original possible. Mais vous faîtes erreur, me semble-t-il, quand vous concluez « pas de pognon = liberté d’information ».

      C’est le contraire ! Pour avoir pleine liberté d’informer, il faut en avoir les moyens. Et les moyens financiers en font parti, comme les moyens humains, matériels... Bien informer a un coût. C’est justement quand on n’a plus d’argent pour le faire que l’on se retrouve à la merci d’industriels ou de publiciaitaires peu scrupuleux, qui avec quelques millions d’euros peuvent influer sur la ligne éditoriale.

      J’espère ne pas vous avoir perdu définitivement en tant que lecteur/commentateur. On est là pour débattre, c’est bien mieux que de s’ignorer.

      Cordialement.

      PS : Oui, nous aimons beaucoup Charb.

      • TARPON
        TARPON répond à Julien Martin
        • Posté à 15h21 le 25/05/2008
        • Internaute 27263

        Quand on pense qu’il n’y a meme pas une seule ligne sur la comparution devant le CSM du procuereur Lesigne,le bourreau d’OUTREAU .....Les preoccupations du sieur Delanoe,la France s’en tamponne,si je peux me permettre cette expression.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 08h24 le 25/05/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    DÉRISOIRE

    Avec la crise du pétrole, que chacun s’accorde à qualifier d’irréversible, l’Empire libéral, et toutes les sociétés humaines à sa suite, entre dans une phase critique de leur lente désintégration. Tout ce monde est articulé autour de cette matière matière polluante et surtout en voie de raréfaction. Comme d’habitude, où il faut des catastrophes pour éveiller les consciences, rien n’a été anticipé pour pallier à cette défaillance pourtant bien prévisible. Or, et je cite un commentaire que l’excellent Lien a laissé sur mon site :

    « En effet, le pétrole est la base de notre organisation socio-économique. Une fois qu’il est trop cher, les salariés ne peuvent plus se rendre à leur boulot, les marchandises ne peuvent plus traverser 4 fois l’Europe pour limiter les coûts, les cadres ne peuvent plus jouer à saute-mouton entre les continents, les vacanciers ne peuvent plus traverser la France pour aller s’entasser sur la même plage ou sur les même pistes, rien ne circule plus, ni les matières premières, ni les hommes, ni les marchandises. Les usines délocalisées deviennent inatteignables, le plastique n’est plus bon marché, les emballages doivent se conserver et beaucoup ne peuvent plus ni se chauffer, ni se déplacer... »

    De tout cela, c’est dans les mois, que dis-je, les semaines qui suivent que nous allons en mesurer les graves conséquences.

    Alors à côté, franchement, la bisbille Delanoé/Royal, tout deux « socialistes » avec des pincettes, ça tient du pipi de chat amuse-gogos. Dérisoire et totalement sans importance.

    • Numerosix
      Numerosix répond à Le Yéti
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 08h33 le 25/05/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Hors sujet le Yéti .
      Je te donne le prix du commentaire hors sujet le plus intéressant du jour ..

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Numerosix
        yetiblog.org
        • Posté à 09h22 le 25/05/2008
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        La perspective, Numerosix, tout dépend de la perspective dans laquelle on se place. Bonne journée à toi (et à tout le monde).

        Ah si, une dernière remarque à l’attention de nos amis de Rue 89, parfois un peu susceptibles : le qualificatif de « dérisoire et totalement sans importance » s’applique à la bisbille entre nos deux zozos, pas à l’article qui rend compte d’un fait de société (même si celui-ci est « dérisoire et totalement sans importance »).

         
        • kawouede
          kawouede répond à Le Yéti
          • Posté à 10h35 le 25/05/2008
          • Internaute 27995

          Moi le Yéti, j’aurais tendance à dire que du coup l’article aussi est un peu « dérisoire ».

          Mais je ne peux pas faire le coup du « Tu quoque, Julien Martin » je vais passer pour un vieux râleur.

          Pour reprendre ton (hors-)sujet : décroissance ou développement durable ? Le débat existe chez les Verts mais on n’en parlera JAMAIS dans les journaux papier ou internet (sans parler de la télé), on se contente des petites phrases des positionnements et des tactiques.

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à kawouede
            yetiblog.org
            • Posté à 10h58 le 25/05/2008
            • Internaute 6095
              yetiblog.org

            Ben pas complètement « dérisoire », kawouede. Je trouve qu’il (l’article) illustre parfaitement un travers du comportement humain. Cette façon de vaquer à des occupations que je qualifierai de « routinières » (la quête du pouvoir en l’occurrence), mais totalement déconnectées et sourdes aux réalités. C’est hélas un tragique exemple de notre impuissance congénitale : notre vision du monde par le petit bout de la lorgnette.

        2 autres commentaires
    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
      • Posté à 23h12 le 25/05/2008
      • Internaute 22426
        ....

      Quand je lis ca, je me rappelle les commentateurs des grands quotidiens en 1968. Je me rappelle de ts ceux qui surs deux (parce quen force) vannait raymond aron « le conservateur ». 50 ans plus tard, les idées aroniennes ont pénérté avec force la société, et ses opposants d’alors (morin, sartre, bourideu, wolton,missika, cohn bendit...) ont tous mis de l’eau ds leur vin. Il n’était pas conservateur mais raisonnable et estimaitr que penser librement cétait penser sans passions. L’opium des intellectuels, les désillusions du progrès, ...Il est un passage vers notre société post moderne ou les hommes se méfient des systemes globaux d’interprétation, se méfie des utopies millénaristes, de l’égalitarisme forcené (tyrannie de la majorité tocquevillienne) car l’histoire du 20 eme siecle leur a appris l’importance de la politique (la guerre) et de la lucidité (munich, Soljenytsine, Mao, le niveau de vie des pays communistes, les mutations du capitalisme, la prospérité relative et l’agrandissement des classes moyennes apres la guerre 1939/45). Vos propos, je les lis ts les jours ds les pages du « MOnde en 1968 ». Toujours une seule cause, tout parait simple, identifié. Vos remèdes serait parfait. La voie a suivre vers le paradis sur terre. « empire libéral »...Vous passez a coté du réel. Le marxisme est une religion qui certes, comme toute religion crée du sens (ca va mal parce que...) dc du confort, mais qui aliène lesprit en l’aliénant. « Empire libéral ». Quest ce qune bonne société pour vous ? existe telle ? Comment y parvenir ? Comment faire passer les mesures. Il ne suffit pas detre le nouvel apotre du religion séculaire, mais l’expert du champ politique, au milieu des tensions des rapports de force, des conséquences négatives de l’action souhaité (tte action entraine des trucs positifs mais aussi des effets secondaires). Les pieds sur terre. ON parle ici de Delanoe et de Royal, ceux qui ont pour linstant le plus de chances detre au congres vu leur soutiens (du coup les médias s’intéresse a eux. Lexplication techniciste de la moutinisation par les médias ne tient pas car elle écarte l’homme en tt que récepteur ds son interprétation). Question intéressante tant on aimerait connaitre ce qui les différencie. SUur le plan des moeurs notyamment, sur le plan international, sur les affinités intellectuelles....Bref se faire un avis. Et vous, en bon apotre, vs nous refaites le coup de « oh non cest des merdeux ces deux la, cest lempire du mal, ...). Mais on est plus ds les années structuralistes Soyez crédibles : quest ce que vs avez en tete, quelle ce formidable pays ou il a lair de faire si bon vivre, et que vs avez en tete, puisque lempire libéral nest empire que par rapport a quelque chose...

    • Ponson Jean-Claude
      Ponson Jean-Claude répond à Le Yéti
      ex chauffagiste
      • Posté à 00h14 le 26/05/2008
      • Internaute 36066
        ex chauffagiste

      Le Yéti :
      « De tout cela, c’est dans les mois, que dis-je, les semaines qui suivent que nous allons en mesurer les graves conséquences.

      Alors à côté, franchement, la bisbille Delanoé/Royal, tout deux “socialistes” avec des pincettes, ça tient du pipi de chat amuse-gogos. Dérisoire et totalement sans importance. »

      Faudrait-il se contenter de subir les éléments ?
      Je pense plutôt qu’il faut se bouger les méninges.
      Et l’ensemble des français devrait se les bouger réellement.
      Les politiques et les français en général ont le devoir de débattre sur des sujets préoccupants et non pas de gaspiller leur énergie à des guéguerres dont le seul but est de protèger des acquis ou une notoriété.
      Comment peut on faire avancer l’économie si ce n’est par l’ambition, l’ardeur, mais aussi la clairevoyance.
      Les dirigeant socialistes ont compris ça depuis longtemps.
      Mais comment faire comprendre et admettre cette dure réalité aux militants de gauche ? ? ?
      Comment admettre des budgets de fonctionnement de l’état, votés à la louche ? ?
      Comment admettre des budgets en déficit perpétuel,
      par crainte des décisions impopulaires ? ? ?
      Voilà, entre autres, des réponses aux quelles les dirigeants socialistes doivent faire face.
      Mais, malheureusement, s’il devaient aborder certaines réponses évidentes, il ne seraient plus crédibles devant une grande partie de leur base qui préfère rester sur un nuage.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 08h18 le 25/05/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Chez Julien est un restaurant qui attire immédiatement le regard par son décor et son allure romantique.
    Cette première impression passée l’exploration de la carte fut aussi assez agréable.
    Il faut immédiatement noter que les ris de veau sont la spécialité de chez Julien. Le ris de veau est un met qui ne supporte guère la médiocrité. Chez Julien, on le prépare sous sa forme Godart. Si les cinéphies tendent l’oreille, c’est surtout les gastronomes qui demeurent heureux. En effet, cette manière d’accomoder le ris de veau exige, un temps de cuisson parfait, où la viande est saisie avant d’être reprise avec son jus dans une sauce à la crême et aux morilles de quoi fondre immédiatement.

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 08h24 le 25/05/2008
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Il sert à quoi au juste cet article ?

  • LeZorro
    • Posté à 08h52 le 25/05/2008
    • Internaute 40941

    Clarté, Courage, ... nous dit Bertrand Delanoë...

    Où se trouve la clarté dans l’utilisation du mot « libéral » dont on connait la connotation et qui est utilisé pour son ambigüité (libéralisme politique ou libéralisme économique) ?
    Est-ce là la clarté qu’attendent les ouvriers de Gandrange ou les enseignants en lutte ?

    Où se trouve le courage dans cette mise en scène de celui qui ne se déclare pas tout en faisant comme si...

    « eh bien je me fous de vous ! » Oui, il ne croit pas si bien dire, ...

  • Mobile
    • Posté à 09h04 le 25/05/2008
    • Internaute 27554

    Basta !
    Kiki était cocotte, et Koko concasseur de cacao. Kiki la cocotte aimait beaucoup Koko le concasseur de cacao. Mais Kiki la cocotte convoitait un coquet caraco kaki à col de caracul. Koko le concasseur de cacao ne pouvait offrir à Kiki la cocotte qu’un coquet caraco kaki mais sans col de caracul. Or un marquis caracolant, caduque et cacochyme, conquis par les coquins quinquets de Kiki la cocotte, offrit à Kiki la cocotte un coquet caraco kaki à col de caracul. Quand Koko le concasseur de cacao l’apprit, que Kiki la cocotte avait reçu du marquis caracolant, caduque et cacochyme un coquet caraco kaki à col de caracul, il conclut : je clos mon caquet, je suis cocu !
    Je vais me coucher !
    Bertrand ? Dans le c... les pains de sucre !

  • chomsky
    • Posté à 09h17 le 25/05/2008
    • Internaute 10840

    Une fois encore le processus médiatique se déroule avec son lot de faux problèmes et de débats inutiles. C’est une sorte d’écume qui se dépose à la surface de la réalité.
    Reprenons les enjeux du débat : en gros, si j’ai bien compris, il s’agirait de savoir si on peut être socialiste et libéral. C’est par excellence le type de débat fourre tout et cela n’est pas sans évoquer la scolastique qui s’interrogeait sur le sexe des anges.

    1 .Si on se réfère aux origines de la doctrine dite « libérale », il faut rappeler que pour les philosophes issus des « Lumières », il s’agissait d’une pensée de gauche visant l’établissement de libertés individuelles inaliénables , laquelle pensée a directement inspiré la Déclaration de Droits de l’Homme et du Citoyen. A ce titre le terme « libéral » n’est pas un gros mot.

    2. Si on se réfère à l’acception économique du terme, là le débat devient plus compliqué. On se retrouve alors face à une idéologie relevant de la croyance Vous savez, la « main de dieu qui régule tout », et bla bla bla....Sur cette question, il ne faut pas oublier les liens entre le protestantisme et le capitalisme (cf. Max Weber).

    En conclusion, nous ne pouvons que constater que le terme de « libéral » peut susciter à la fois adhésion et rejet. Pour ma part, je suis très attaché à la reconnaissance de l’individu et de sa liberté, et je ne peux que constater l’échec majeur qu’a constitué le socialisme autoritaire. Toutefois, je ne puis, à l’inverse que reconnaître que le libéralisme économique, dans sa version hyper financiarisée, conduit inéluctablement aussi à la guerre, à la destruction de l’environnement.
    Aussi (revenons à nos moutons), pourquoi ce débat entre Royal et Delanoé ?
    Vraisemblablement pour se positionner de manière tactique face au PS et à l’opinion. Alors je me demande :
    Delanoé et Royal savent bien que ce débat est un faux débat, alors pourquoi le lancent-ils ?
    Et je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est parce qu’ils ne savent plus quoi faire face à l’immensité et à la complexité des questions qu’il faudrait traiter : coût des matières premières, problèmes environnementaux, démographie, etc...Précisons que l’UMP ne sait pas plus quoi faire des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Pour noyer le poisson, le président s’agite...
    Et, en plus de tout ça, nous sommes dimanche et il ne fait pas beau !

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à chomsky
      yetiblog.org
      • Posté à 09h31 le 25/05/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      @ chomsky

      Tout à fait d’accord avec votre analyse : « Ils ne savent pas quoi faire. » Sauf que ce désarroi ne s’arrête malheureusement pas à notre hexagone tricolore, mais concerne tous les pays de notre planète. Vont pourtant bien être contraints de réagir.

      (Ceci dit, il fait beau de mon côté. Venez donc faire un tour. Apéro gratis.)

      • Numerosix
        Numerosix répond à Le Yéti
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 10h15 le 25/05/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        J’ apporte des cahouettes, on pourrait se faire un débat au soleil ..
        J’ aurais bien pris ma bagnole pour repondre à ton invitation , mais à 140 $ le baril , ca fait trop cher le paquet de cahouettes importé ..

         
        • kawouede
          kawouede répond à Numerosix
          • Posté à 10h37 le 25/05/2008
          • Internaute 27995

          On m’appelle j’accours. Ah non c’est « cahouette » que tu disais. Dont acte.

          « N’agissons pas, communiquons »
          Slogan de la campagne socialiste de 2012

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à kawouede
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 15h04 le 25/05/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            Ici, dans le S.E. il pleut si doucement que c’est un plaisir
            et l’on sent monter la jouissance des plantes du jardin.
            Navré de trouvé ce temps beau !

            S’il y a une place avec vous,
            j’enfourche mon vélo,
            j’apporte quelques escargots au beurre de pétrole.

        2 autres commentaires
    • Alexad
      Alexad répond à chomsky
      • Posté à 13h12 le 25/05/2008
      • Internaute 8145

      Excellente analyse Chomsky et hélas, bonne conclusion.

      En effet ils ne savent pas quoi faire et nous refilent un peu plus chaque jour leur « embarras », que nous ne manquons pas au passage de transformer en « spleen » (mais, avons-nous le choix ?) et de plus, comme vous le dites, il ne fait pas bien beau ...

      Qu’est-ce que j’peux faire ? J’sais pas quoi faire....

    • zorbec
      zorbec répond à chomsky
      retraité
      • Posté à 12h19 le 26/05/2008
      • Internaute 9945
        retraité

      @chomsky,
      « c’est une sorte d’écume qui se dépose à la surface de la réalité »
      Quelle entrée en matière !
      Je passe sur les « Lumières » et la petite contradiction du point 2 : « main de dieu qui régule tout » et les liens du protestantisme et du capitalisme,un peu d’anti américanisme ?
      heureusement que dans votre conclusion vous rejoignez Delanoe et Royal,vous ne savez plus comment vous en sortir !
      quant au final« ils ne savent plus quoi faire » appuyé en celà par le yéti,si vous savez,vous,ne vous gênez
      pas,donnez la solution, tout le monde vous en sera gré
      meme $arko ! ! !

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