Enquete 21/05/2008 à 22h39

Les dessous du procès de Ségolène Royal

Julien Martin | Ex-Rue89


Ségolène Royal en janvier à Paris (Philippe Wojazer/Reuters).

(De nos archives) « L’UMP demande à Mme Royal de dire pardon à ses anciennes salariées victimes de sa non application de la loi de la République. » Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti majoritaire, n’a pas loupé ce lundi la présidente de Poitou-Charentes, qui vient d’être définitivement condamnée à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires, qui réclamaient le paiement de plusieurs semaines de salaire. Ainsi en a décidé la chambre sociale de la Cour de cassation le 8 avril dernier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

Retour sur plus de dix années de procédures, attaques et contre-attaques devant les instances prudhommales et pénales, revirements de décisions… Le chemin judiciaire a été tortueux. La Cour d’appel de Poitiers, dans son arrêt du 24 juillet 2003, parle même de « difficultés d’interprétation d’une situation juridique exceptionnelle ».

Pour y voir plus clair, Rue89 a enquêté, rassemblé des pièces du dossier et retrouvé tous les jugements et arrêts, tantôt favorables à l’actuelle présidente de la région Poitou-Charente, tantôt déboutant ou condamnant cette dernière. En voici le résultat, qui se borne aux faits et interprétations des juges. Afin que chacun puisse se forger son opinion, en toute connaissance de cause.

Les faits

21 avril 1997, l’Assemblée nationale est officiellement dissoute par Jacques Chirac, alors président de la République. Le décret publié ce jour entraîne nombre de conséquences, concernant notamment les collaborateurs parlementaires, assistants et secrétaires qui travaillent aux côtés des députés. Le premier jugement du Conseil des Prud’hommes de Poitiers, en date du 15 février 1999 et en charge d’établir les faits, relève :

« La cessation du mandat de député et la dissolution de l’Assemblée nationale constituent une juste cause de résiliation du contrat de travail et une obligation à laquelle l’employeur est contraint de procéder. »

L’employeur ici en cause se nomme Ségolène Royal. Députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle emploie cinq collaborateurs, le nombre maximum autorisé par le règlement de l’Assemblée nationale. Des collaborateurs dont le statut est également rappelé par le Conseil des Prud’hommes de Poitiers :

« Les collaborateurs de députés sont des salariés de droit privé auxquels s’appliquent les dispositions du droit du travail. Ils sont rémunérés par l’Assemblée nationale qui met à cet effet à disposition du député un crédit collaborateur. Ce crédit collaborateur est retiré au député sortant se représentant aux élections. »

Par courrier en date du 24 avril 1997, Ségolène Royal convoque notamment une de ses secrétaires, Claude Fouchier, et une de ses assistantes, Evelyne Pathouot, à un entretien préalable à leur licenciement. Dans un autre courrier du 30 avril 1997, elle leur précise que la date de notification de leur licenciement est fixée au 10 mai 1997, et les dispense d’effectuer leur préavis. Deux mois pour la première, un mois pour la seconde, en vertu de leur ancienneté. Une dispense qui signifie qu’elles continueront à être payées pour leurs fonctions à l’Assemblée nationale sans devoir les exercer.

Licenciées conformément au droit, comme leurs trois collègues, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot vont cependant agir en justice pour contester les suites données à ce licenciement. Car, après la dissolution de l’Assemblée nationale, commence immédiatement la campagne électorale pour les législatives des 25 mai et 1er juin 1997.

Voir le document

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Pour se faire réélire, Ségolène Royal constitue son équipe de campagne et réembauche notamment Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. Par l’intermédiaire de son mandataire financier Bernard Couturier, la députée sortante signe avec ses désormais anciennes collaboratrices deux contrats de travail à durée déterminée pour l’exécution de tâches de secrétariat du 12 au 31 mai 1997.

1er juin 1997, Ségolène Royal est réélue. Quatre jours plus tard, elle est nommée ministre déléguée à l’Enseignement scolaire. En vertu de l’incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions de ministre, elle est contrainte d’abandonner son siège à l’Assemblée nationale au profit de son suppléant, Jean-Pierre Marché.

Toutefois, le code électoral exige qu’un délai d’un mois s’écoule entre la nomination au gouvernement du député élu et la prise de fonction de son suppléant à l’Assemblée nationale. A l’expiration de ce délai, ce dernier peut alors recruter les collaborateurs du premier. Ce que fait Jean-Pierre Marché qui signe courant juillet 1997 deux contrats de travail à durée indéterminée avec Claude Fouchier et Evelyne Pathouot.

C’est sur cette période que porte le conflit opposant Ségolène Royal à ses deux anciennes collaboratrices. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot considèrent ne jamais avoir cessé leur activité pour Ségolène Royal durant la période du 12 mai au 31 juillet 1997 et n’avoir pourtant pas été rémunérées. Elles réclament donc deux mois et demi de salaire, ainsi que des dommages et intérêts.

Ségolène Royal ne fait évidemment pas la même analyse de la situation. Elle demande à la justice de constater l’inexistence d’un contrat de travail à durée déterminée entre elle et ses anciennes collaboratrices, et considère qu’elles n’ont subi aucune perte de rémunération. En outre, l’élue socialiste réclame des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi.

Devant le Conseil des Prud’hommes de Niort

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Reçue le 29 juillet 1998 par le Conseil des Prud’hommes de Niort, la demande en justice de Claude Fouchier et Evelyne Pathouot constitue le point de départ juridique du conflit qui les oppose à Ségolène Royal sur le terrain du droit du travail.

La première décision survient près de sept mois plus tard, par un jugement du 15 février 1999. La juridiction paritaire condamne Ségolène Royal à payer à ses deux anciennes collaboratrices les sommes réclamées au titre des CDD courants du 12 au 31 mai 1997, ainsi qu’au remboursement des frais de justice.

En revanche, le Conseil déboute Claude Fouchier et Evelyne Pathouot de leurs autres demandes. Il considère que les éléments fournis n’attestent pas d’une relation de travail existante à partir du 1er juin 1997, pas plus qu’ils ne prouvent un quelconque préjudice moral imputable à Ségolène Royal.

Devant la Cour d’appel de Poitiers

Insatisfaites, les deux parties décident alors de faire appel. Claude Fouchier et Evelyne Pathouot réclament toujours un paiement intégral de la période allant du 12 mai au 31 juillet 1997, en plus de dommages et intérêts. Ségolène Royal demande de nouveau qu’elles soient déboutées et estime également avoir droit à des dommages et intérêts.

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La chambre sociale de la Cour d’appel de Poitiers mettra six ans pour rendre son arrêt. En cause, les procédures pénales engagées par les deux parties entretemps (voir l’encadré). Et un principe du droit édicte l’autorité de la chose pénale sur le civil. Il a donc fallu atteindre la fin de ces procédures pénales avant de poursuivre le litige prudhommal.

L’arrêt de la Cour d’appel de Poitiers a été rendu le 1er février 2005. Un arrêt qui développe un argument nouveau de Ségolène Royal pour tenter de justifier l’inexistence des CDD signés :

« Madame Royal soutient que l’existence d’un contrat de travail au cours de cette période [du 12 au 31 mai 1997] était juridiquement impossible et concrètement inutile puisque Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] était rémunérée au titre du préavis qu’elle avait été dispensée d’exécuter, de sorte que subsistait le lien contractuel initial.

Elle affirme que si son mandataire financier avait préparé un projet de contrat à durée déterminée pour la période litigieuse, c’est parce qu’il ignorait cette circonstance [...]. »

Mais les juges des Prud’hommes persistent : il n’est pas « contestable qu’un contrat de travail a été signé » et que « ce contrat a été régulièrement déclaré ». La Cour d’appel de Poitiers confirme donc ce point, mais aussi tous les autres énoncés par le Conseil des Prud’hommes de Niort, ni plus ni moins, si ce n’est qu’une partie des frais de l’appel sont imputés aux deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal.

Devant la Cour de cassation

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Toujours partiellement satisfaites, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot décident de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation ne jugeant que le droit et non le fond des affaires, les deux anciennes collaboratrices de Ségolène Royal font valoir que la Cour d’appel de Poitiers a statué « sans examiner les pièces nouvelles produites devant elle ». Pièces servant à prouver qu’elles avaient bien travaillé pour le compte de l’élu socialiste du 1er juin au 31 juillet 1997.

Par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16 janvier 2007, l’arrêt de la Cour d’appel de Poitiers est cassé et annulé :

« Mais seulement en ce qu’il a débouté Mme Fouchier [comme Mme Pathouot] de ses demandes de rappel de salaire pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d’indemnités liées à la rupture du contrat de travail. »

Claude Fouchier et Evelyne Pathouot conservent donc leur salaire correspondant à leur CDD et obtiennent le droit de demander de nouveau, cette fois devant la chambre sociale de la Cour d’appel de Rennes, d’être rémunérées et indemnisées pour la période courant du 1er juin au 31 juillet 1997.

Devant la Cour d’appel de Rennes

Les deux parties en profitent pour développer encore leur argumentation. Ségolène Royal avance qu’en tant que ministre elle ne pouvait plus rémunérer de collaborateurs parlementaires, qu’une relation de travail entre elle et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot n’est pas prouvée, et que cette relation s’est plutôt « faite dans les mêmes conditions que de nombreux militants bénévoles ».

Voir le document

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Mais, dans son arrêt du 10 avril 2008, la Cour d’appel de Rennes ne reprend pas ces arguments principaux, alors qu’elle abonde presque totalement dans le sens des deux anciennes collaboratrices. Elle écrit notamment :

« Il résulte des attestations versées aux débats que Madame Pathouot [comme Madame Fouchier] a poursuivi au-delà de cette date [le 31 mai 1997] son activité de secrétariat administratif à l’issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l’usage du numéro de téléphone de la permanence ; qu’elle a participé à la préparation et à l’organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des Amis du Chabichou ; qu’il n’est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de conseiller général, lors de l’inauguration du festival le 8 juin 1997 avait publiquement déclaré qu’elle ’conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous’. »

La Cour d’appel de Rennes a alors analysé le travail réalisé par Claude Fouchier et Evelyne Pathouot du 1er juin au 31 juillet 1997 comme la continuité des tâches réalisées sous CDD et a considéré que les deux collaboratrices étaient passées de fait sous CDI. Elles obtiennent donc le droit à deux mois de salaire, aux indemnités correspondant à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi qu’à des dommages et intérêts.

Le nouveau pourvoi en cassation

L’affaire n’était cependant pas finie. Convaincue que la Cour d’appel de Rennes a mal apprécié la décision de la Cour de cassation, Ségolène avait décidé le 7 mai 2008 de se pourvoir à son tour en cassation. Son avocat, Jean-Pierre Mignard, avait expliqué la teneur du motif de ce pourvoi à Rue89 :

« Nous pensons que la Cour d’appel de Rennes a été au-delà de ce que lui demandait la Cour de cassation. La Cour de cassation ne disait pas que les pièces nouvelles produites et non examinées prouvaient ce lien de subordination, mais simplement qu’il convenait de les examiner également. Et, c’est évident, Ségolène Royal étant devenue ministre, il ne pouvait plus exister de lien de subordination entre Ségolène Royal et Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. »

Un pourvoi que la chambre sociale de la Cour de cassation a donc rejeté, lundi 8 avril, confirmant ainsi la condamnation de Ségolène Royal à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires selon les termes de l’arrêt de la Cour d’appel de Rennes.

En parallèle de cette procédure, Ségolène Royal a toujours continué de se défendre des attaques de l’UMP par les voies médiatique et pénale (voir l’encadré). Elle a notamment déclaré qu’elle n’avait jamais commis « aucune infraction au code du travail », comme elle en était accusée publiquement.

Effectivement, une infraction relève des juridictions pénales (et elle n’a jamais été punie sur ce terrain), alors que ces condamnations ont eu lieu devant les juridictions prudhommales. Et les Prud’hommes, c’est du civil.

► Voir l’encadré : Calomnie, diffamation... Royal et la justice pénale

► Article déjà publié le 21/05/2008 et mis à jour le 20/04/2009.

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  • Red_XIII
    Red_XIII
    Chercheur en expression (...)
    • Posté à 22h56 le 21/05/2008
    • Expert 30332
      Chercheur en expression (...)

    Les dessous de Sego çà c’est du titre.

    • Sous-Militant
      Sous-Militant répond à Red_XIII
      Activiste Inactif
      • Posté à 23h00 le 21/05/2008
      • Internaute 41972
        Activiste Inactif

      J’attends avec impatience un procès avec Carla, hu hu hu...

      • kawouede
        kawouede répond à Sous-Militant
        • Posté à 00h05 le 22/05/2008
        • Internaute 27995

        @si a sorti un article un peu plus court la semaine dernière sur le même sujet. Il aurait peut-être fallu le citer ? sa conclusion était à peu près la même.
        Lien

        Est-ce que ça valait tant d’énergie ? Il faudrait mutualiser vos efforts, journalistes du net...

         
        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à kawouede
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 04h58 le 22/05/2008
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          l’entêtement n,est pas toujours une vertu en politique... Ça me rappelle quelque chose.

          Pierre JC Allard

          Lien

          • pablico
            pablico répond à pierrejcallard
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 12h31 le 22/05/2008
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            Quand on pense avoir une destinée présidentielle, on se doit de trainer le moins de casseroles possible.
            Donc si elle traine celles là, ce doit être par obligation ou calcul, je pense qu’elle n’est pas si bête pour commettre une faute aussi grossière..

        • kusanar
          kusanar répond à kawouede
          • Posté à 09h30 le 22/05/2008
          • Internaute 36311

          Oui, tu as raison, il faudrait qu’au lieu de chercher les journalistes apprennent a simplement recopier ce que d’autres journalistes ont fait sans vérifier par eux-meme...

          Celà valait tant d’énergie comme tu le dis...meme si les conclusions sont « a peu près les même »

        • Arnaud Aubron
          Arnaud Aubron répond à kawouede
          Les Inrocks (et ex-Rue89)
          • Posté à 09h41 le 22/05/2008
          • Internaute 77
            Les Inrocks (et ex-Rue89)

          C’est une idée, nous y penserons. Mais comme ça, vous pouvez confronter les choses et vraiment vous faire votre idée. Au cas où l’un ou l’autre eut été biaisé.

          • Les Chats
            Les Chats répond à Arnaud Aubron
            En grève du zèle contre le (...)
            • Posté à 15h54 le 22/05/2008
            • Internaute 24526
              En grève du zèle contre le (...)

            Jolie réponse Arnaud, pertinente ! ! : -)

        5 autres commentaires
    • fabinet
      fabinet répond à Red_XIII
      • Posté à 23h17 le 21/05/2008
      • Internaute 20044

      et quand je pense que j’ai voté pour une marchande de sommeil .... j’ai honte.

      • Chipek
        Chipek répond à fabinet
        • Posté à 05h46 le 22/05/2008
        • Internaute 9870

        moi je n’ai pas honte, c’était la candidate et je ne l’ai pas personnellement choisie........
        mais ce n’est pas grave, à la place on a eu l’ apprenti dictateur ! ! !
        considérons éventuellement notre vote de 2007 comme celui de 2002.......... un barrage
        et qui peut objectivement (excepté les UMP purs et durs) me soutenir qu’avec Mme Royal à la présidence, la situation serait pire que l’actuelle ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

         
        • Stephane MOT
          Stephane MOT répond à Chipek
          Author & Chief AtoZ Officer
          • Posté à 07h07 le 22/05/2008
          • Internaute 17943
            Author & Chief AtoZ Officer

          @chipek :

          quelques elements de reponse a votre question : Lien

          a prendre au 11eme degre qui tache...

        • jissé
          jissé répond à Chipek
          Ingé retraité
          • Posté à 10h15 le 22/05/2008
          • Internaute 23393
            Ingé retraité

          Bonjour.

          Avec PERSONNE à la présidence, ce serait encore mieux (et beaucoup plus économique).

          On peut rêver ?
          Non ?

          @plouche

          Jc

          • InitiativeDharman
            InitiativeDharman répond à jissé
            Berger dans les nuages
            • Posté à 19h10 le 20/04/2009
            • Internaute 56651
              Berger dans les nuages

            Dans un système sans présidence, c’est qui qui va faire les lois pour te payer ta retraite ? Et ta chimiothérapie ?

        • Oeillet rouge
          Oeillet rouge répond à Chipek
          rêve générale
          • Posté à 18h55 le 20/04/2009
          • Internaute 72489
            rêve générale

          LienLien « 

        4 autres commentaires
      • kkadim
        kkadim répond à fabinet
        service public rhone alpes
        • Posté à 07h30 le 22/05/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        bah les politiques ne pensent qu’à nous endormir de toute maniére...

         
        • InitiativeDharman
          InitiativeDharman répond à kkadim
          Berger dans les nuages
          • Posté à 19h17 le 20/04/2009
          • Internaute 56651
            Berger dans les nuages

          Si tu ne crois pas en la politique, ne viens pas ici polluer la rue de tes commentaires populistes, essaies le café du commerce.

        1 autres commentaires
      • ART MONIKA
        ART MONIKA répond à fabinet
        • Posté à 08h09 le 22/05/2008
        • Internaute 10855

        Quel rapport, Fabinet, entre votre « honte » de ne pas avoir voté Sarkozy... et cet article montrant que la prétendue « affaire » qui, selon Raffarin et l’UMP, aurait dû valoir à S. Royal une exclusion du Poitou-Charentes, a été montée en épingle pour des raisons politiques ?

        Il faudrait peuut-être lire les articles avant de nous jeter votre mauvaise humeur sous le nez.

        A Libération, c’est la même chose : certaines internautes voient le mot « Royal », ne lisent pas l’article et jettent leur venin. Parfois, ils arrivent même à écrire contre elle alors qu’elle n’est pas citée. Cela devient vraiment extrêmement lassant.

      • berco
        berco répond à fabinet
        père au foyer
        • Posté à 09h15 le 22/05/2008
        • Internaute 24530
          père au foyer

        Ca me rappele, Guy Bedos, à qui on demandait, pour
        qui il allait voter aux présidentielles.
        Ca réponse fut : « pour le moins pire des deux ».
        A méditer...

         
        • spartacus1
          spartacus1 répond à berco
          • Posté à 10h40 le 23/05/2008
          • Internaute 26095

          Quoique humoriste grinçant, Buy Bedos a parfaitement raison : la sagesse populaire dit qu’entre deux maux, il faut choisir le moindre. Malheureusement le peuple français a choisi le pire.

        1 autres commentaires
      • Les Chats
        Les Chats répond à fabinet
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 15h56 le 22/05/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Marchande de sommeil ? On va lui dire d’exercer ses pouvoirs sur sarko alors ! Moi ça m’arrangerait bien ; -)

  • G2G
    G2G
    • Posté à 23h06 le 21/05/2008
    • Internaute 17663

    Super boulot.
    Merci de ces précisions.
    Bref, au final, l’affaire ne porte « que » sur un mois de salaire, en gros... Sachant qu’en plus elles ont donc été réembauchées derrière, et indemnisées.
    Donc certes, ce n’est pas bien de ne pas respecter le code du travail, mais on ne peut quand même pas crier à la délinquance sociale, ni même à l’exploitation.
    Enfin, si. à l’exploitation politique par l’UMP !
    Quand je pense qu’en plus ils s’en prennent à l’AFP de ne pas assez relayer leur fiel ! Cet article permet également de mieux comprendre la réaction lassée de l’AFP.

    • vincicom
      vincicom répond à G2G
      Responsable « informatique » (...)
      • Posté à 23h12 le 21/05/2008
      • Internaute 24211
        Responsable « informatique » (...)

      imagine : tu travailles 3 mois ... et le deuxieme mois on te paye pas ! ! !

      Que je sache, ton loyer, tes assurances, etc ... doivent etre payé chaque mois ! Ben 3 mois de factures a payer avec 2 mois de salaires ... ca passe pas forcément !

      Et puis c’est par principe ! ! ! Si la Royal fait ca avec ses amis, qu’est-ce que ca pourrait etre a plus grande echelle ! La malhonneteté ca commence par des détails !

      • pyr
        pyr répond à vincicom
        • Posté à 02h24 le 22/05/2008
        • Internaute 2555

        avant de cracher votre fiel apprenez a lire ; les salaires étaient payé pour congés de fin de contrat sans obligation de travail, elle ont participé comme bénévole (payé en réalité )a la campagne pour être embauché par suites,En faite c’est l’Ump qui les a embauché est qui les manipules,comme le figaro et c’est calomnies (voir le site du Point : l’affaire SR)

    • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
      • Posté à 23h32 le 21/05/2008
      • Internaute 21776

      Salut G2G,

      Ils sont déchainés contre Ségolène....
      Ordre de fermer tous les posts douteux ! ! ! ! !

      J’ai voté pour elle et même si elle ne représente pas tout à fait ce à quoi j’aspire,il n’y a pas photo avec celui qui a été élu...

      • Tu donnes des ordres ?
        T’es quoi, commissaire politique ?

         
        • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
          • Posté à 09h39 le 22/05/2008
          • Internaute 21776

          simple citoyen.
          Je ne donne pas d’ordres, à personne..
          C’est de vous que je parlais...
          Vous qui la détestez.....

          • Je ne l’aime pas c’est sûr.
            C’est une femme de droite qui a voulu se faire un plan de carrière à gauche.
            Avec elle on est sûr de pédaler dans la semoule.

            • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
              • Posté à 21h56 le 23/05/2008
              • Internaute 21776

              Je préfére pédaler dans la semoule que dans la merde...
              Même si ce n’est pas un exercice quotidien pour moi..

              Sans vouloir être grossière...

            • InitiativeDharman
              InitiativeDharman
              Berger dans les nuages
              • Posté à 19h20 le 20/04/2009
              • Internaute 56651
                Berger dans les nuages

              Mon lapin, y’à pas un site d’information interactif d’extrême-gauche où tu pourrais discuter avec tes pairs, parce que là, tu nous sâoules...

            • Mandoline
              Mandoline
              demain peut-être...
              • Posté à 19h41 le 20/04/2009
              • Internaute 69328
                demain peut-être...

              Et Sarko, c’est un mec d’extrême droite qui a fait croire qu’il était de droite républicaine.

        • moré
          moré
          traitement des sols
          • Posté à 23h56 le 21/05/2008
          • Internaute 37875
            traitement des sols

          G2G, je comprends pas qu’ils aient viré ton post.

          Participer au festival du Chabichou bénévolement, y a de quoi être révolté

        6 autres commentaires
    • jeclaude33
      jeclaude33 répond à G2G
      • Posté à 11h10 le 22/05/2008
      • Internaute 24446

      Effectivement, mais si elle doit les salaires, il faut qu’elle paye ; d’ici a en faire tout un fromage comme le fait l’UMP, il y a de la marge ; par contre, en parlant d’effraction a la loi, personne a ce « grand parti démocratique » qu’est l’UMP-devedjan ancien d’extème droite .....- donc personne ne parle que Nicolas 1er c’est inscrit sur les listes électorales début janvier en falsifiant les dates ! ! Comme c’est beau tout ça ! demain, s’il reste un bulletin d’inscription, je vais allé m’inscrire.

    • on_comment
      on_comment répond à G2G
      (no_comment)
      • Posté à 11h10 le 22/05/2008
      • Internaute 42269
        (no_comment)

      Oué tout à fait d’accord, c’est de la faute à l’UMP et à l’AFP si SG a pour le moment été reconnu plutôt coupable par la justice.

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à on_comment
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 12h00 le 22/05/2008
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        On n’est *coupable* de rien si - de bonne foi - l’on se contente de ne pas payer un salaire ou un prix qu’on pense ne pas devoir à celui qui le reclame.

        Les mots ont un sens. La communication passe mieux si on se sert des mots correctement.

        Celui qui ne paye pas une somme due s’appelle non pas « coupable », mais « débiteur ».

        Et cet excellent article montre que sur le fond il n’est pas question de la moindre culpabilité de Royal, mais d’ différent portant sur des questions juridiques auxquelles visiblement il n’y a pas de reponse facile.

        Au pire elle se serait donc trompée. Pas de quoi en faire tout un plat, à moins de vouloir la dénigrer à tout va.

         
        • on_comment
          on_comment répond à leconcombrevert
          (no_comment)
          • Posté à 13h07 le 22/05/2008
          • Internaute 42269
            (no_comment)

          On est coupable de rien si de bonne foi on ne paye pas un salaire qu’on pense ne pas devoir.

          Il y a beaucoup de personne de bonne foi qui on fait des choses qui leurs semblaient légitimes tout en étant illégales.

          Je me confronte à la réalité et j’ai utilisé le mot juste, sur ce coup. Des prud’hommes, une cour d’appel et une cour de cassation l’ont reconnu, je n’ai pas à m’excuser d’employer le terme coupable.

          Celui qui ne paye pas une somme due et qui est condamner par la justice à verser cette somme est reconnue coupable de quelque chose ? Ou la justice ne condamne-t-elle que des innocents qui n’ont pas respecté la loi ?

          Je suis tout à fait d’accord que Cgo était trés certainement de bonne foi et qu’il n’y a pas de raison d’en faire un plat. Mais en refusant sa condamnation, la mauvaise foi a pris le dessus et elle a elle-même contribuée à remplir son plat.

          Il ne faut pas soutenir les gens aveuglément.

          • leconcombrevert
            leconcombrevert répond à on_comment
            La vraie vérité > : -))
            • Posté à 14h04 le 22/05/2008
            • Internaute 8843
              La vraie vérité > : -))

            Le jugement en droit civil ne porte sur une quelconque « culpabilité » que si les faits concernent un délit.

            Jusqu’à nouvel ordre, le fait de devoir une somme x et de le contester ne constitue aucun délit.

            La condemnation de Royal au payment des sommes xx aux plaignantes ne comporte auqu’un jugement d’ordre morale et ne part pas du constat d’un délit qu’elle aurait commis.

            Je ne suis pas aveugle, et pour preuve de ma bonne foi : je porte des lunettes : -)

          • Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse
            • Posté à 15h40 le 22/05/2008
            • Internaute 10712

            L’article précise bien que SR N’A PAS ÉTÉ CONDAMNÉE AU PÉNAL (car il n’y avait aucune raison).
            Donc elle n’est pas « COUPABLE ».
            Elle est juste condamnée à payer des salaires. Point barre.
            Il faut lire l’article (et avoir un minimum de culture juridique) avant d’écrire des conneries.

            • on_comment
              • Posté à 16h45 le 22/05/2008
              • Internaute 42269
                (no_comment)

              Je dois admettre mon ignorance en matière de justice et me reposer sur votre culture.
              Pour résumer :
              - lorsqu’on est condamné au civil, on est pas coupable
              - lorsqu’on est condamné au pénal, on est coupable
              La distinction est trop subtile pour les profanes.

              Je devrais suivre des cours du soir au lieu de lire des articles sur rue89 :)

            • jacques-andré
              • Posté à 17h42 le 23/05/2008
              • Expert 42327
                avocat

              On peut se rendre « coupable » de ne pas respecter des obligations légales, sans pour autant qu’une sanction pénale soit encourue.
              De la même manière on peut commettre une « infraction » non seulement à une obligation même si elle n’est pas sanctionnée pénalement, mais aussi à un simple engagement (voir définition du ROBERT)

  • vincicom
    vincicom
    Responsable « informatique » (...)
    • Posté à 23h07 le 21/05/2008
    • Internaute 24211
      Responsable « informatique » (...)

    Mouais, en gros Royal dit qu’elle n’a pas a payer les 2 femmes PARCE QUE elle les faisait bosser sans en avoir le droit car devenue ministre ...

    • Gotch
      Gotch répond à vincicom
      • Posté à 07h23 le 22/05/2008
      • Internaute 15306

      Non, elles ont continué à bosser « bénévolement », mais payées par leur fin de contrat, tout en se disant qu’ainsi elles seraient reprises dès le nouveau Parlement constitué. Où est la rouerie ? je pencherais à dire du côté des collaboratrices....

      • kkadim
        kkadim répond à Gotch
        service public rhone alpes
        • Posté à 07h34 le 22/05/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        ou alors on leur à demander de bosser bénévolement en leur faisant croire qu« on les embaucherait.... dans cette histoire il y a de l’affectif, comme dans les histoires de familles, si bien qu’à la fin plus personne ne s’y retrouve, et tout le monde est de mauvaise foi.

      • DBL8
        DBL8 répond à Gotch
        Retraité
        • Posté à 07h49 le 22/05/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        « bénévolement » ? ? Je ne pense pas qu’elle l’ait dit.

        Mais, Royal ou pas, elle n’est pas au-dessus des lois qu’elles quelles soient.

      • Dominique M
        Dominique M répond à Gotch
        en colère depuis mai 2007
        • Posté à 18h23 le 22/05/2008
        • Internaute 4584
          en colère depuis mai 2007

        En résumé, ça signifierait qu’elles voulaient un salaire PLUS le montant du préavis qu’elles n’ont pas effectué ? C’est très moral, mais ça cadre bien avec ce que l’UMP prône : « travailler plus pour gagner plus ». En fait, dans le cas présent, c’est « ne pas travailler plus mais gagner quand même plus ». Ceux dont les salaires n’ont pas bougé depuis nombre d’années, voire qui diminuent, seront ravis de l’apprendre.

        Ce que l’article ne mentionne pas, c’est que Ségolène Royal leur avait proposé depuis longtemps d’arrêter la procédure et de leur verser une indemnité correspondant à ce que le tribunal vient de la condamner à payer. Une autre manière de leur signifier que leur attaque n’est pas vraiment justifiée mais tout le monde fait semblant de ne pas le savoir.

         
        • jacques-andré
          jacques-andré répond à Dominique M
          avocat
          • Posté à 17h49 le 23/05/2008
          • Expert 42327
            avocat

          Il est totalement faux de dire que Madame ROYAL aurait proposé des sommes couvrant les seuls salaires dus.

        1 autres commentaires
  • hagalma
    • Posté à 23h29 le 21/05/2008
    • Internaute 8451

    Pas de quoi fouetter un chat cette affaire, j’espère que les salariées plaignante ont eu leur argent. Sarkozy, lui, n’a jamais commis la moindre petite et minuscule faute. Ca l’interesse pas une affaire comme celle-là, enfin ça devrait pas...

  • Jaùsep
    • Posté à 23h30 le 21/05/2008
    • Internaute 37396

    Je serais curieux de connaître les sommes engagées par l’émulation de ces procédures judiciaires en rapport avec les sommes revendiquées comme dûes à l’origine.

    Pfff ! ... Qu’est-ce qu’on balance comme fric !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 23h45 le 21/05/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Oh, les efforts que font les médias pour tenir la tête de cette gourde (SR) hors de l’eau !

    (PS : le fait que Foutriquet ne vale pas mieux ne change rien à l’affaire.)

    • Gotch
      Gotch répond à Le Yéti
      • Posté à 07h27 le 22/05/2008
      • Internaute 15306

      Hi ! Hi ! Hi ! Le Yéti, la gourde CONTIENT l’eau, on peut toujours avoir besoin d’une gourde par les temps qui courent....

      Foutriquet ferait bien d’y penser, lui qui ne boit pas de vin !

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Le Yéti
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 09h46 le 22/05/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Si c’est de cet article que vous parlez, nous ne faisons absolument aucun effort pour tenir la tête de Ségolène Royal hors de l’eau (on nous le reproche assez souvent), mais des efforts non comptés pour tenir nos lecteurs informés et leur permettre de se faire une idée par eux-mêmes dans une affaire où tout et son contraire a été dit. C’est l’idée que nous nous faisons de notre métier.

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