A la Une 04/07/2007 à 17h43

Un an après l'élection, le Mexique a deux présidents

Anne Vigna | Journaliste

Les partisans d’Obrador contestent toujours le scrutin remporté par Calderon. Et la mobilisation prend de l’ampleur.



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Les photos ont été réalisées par Anne Vigna

(De Mexico) Au Mexique deux présidents, Calderon et Obrador, se partagent le pays depuis un an. L’un devant les caméras, l’autre dans la rue. Les sympathisants de Lopez Obrador s’organisent massivement. Le ras-le-bol à la fraude est général.

« Nous sommes toujours aussi énervés, las des fraudes électorales à répétition et nous sommes bien décidés à ne plus nous laisser faire » , explique Maria, la cinquantaine, qui est venue depuis Puebla apporter « une preuve de la fraude » pour la présenter lors du Forum sur la fraude électorale en 2006. Sa « preuve » , c’est une vidéo qui montre que lors du recompte partiel effectué en août dernier, tous les votes non comptabilisés étaient pour Lopez Obrador, le candidat de la gauche, déclaré perdant en septembre par les juges.

Vient ensuite une députée du Parti de la révolution démocratique (PRD) qui explique que l’ancien Président Fox a utilisé 430000 spots TV et radio dans les six derniers mois de la campagne pour vanter son action et encourager à voter pour le candidat Calderon. Epinglé par le Tribunal supérieur de justice en septembre, l’ex-Président n’a pourtant jamais été stoppé dans sa course à la promotion par l’Institut fédéral électoral (IFE) en charge de l’organisation des élections.

Lopez Obrador, le « Président légitime »

Pendant deux jours, tout le Mexique a défilé dans ce Forum avec des bouts de papier, des photos, des vidéos, des coups de gueule. Les participants sont des citoyens lambdas, rarement des militants affiliés au parti de la gauche mexicaine (PRD), même si aujourd’hui, ils disent qu’ils veulent tous prendre leur carte de « représentants du gouvernement légitime » . Lopez Obrador a en effet été choisi « Président légitime » lors d’une Convention nationale démocratique en novembre.

Depuis, douze hommes et femmes forment un gouvernement qui comprend un ministère de l’Honnêteté et de l’Austérité républicaine, un ministère du Bien-Etre ou encore un ministère du Patrimoine national, censé empêcher la privatisation de l’entreprise publique chargée de l’exploitation du pétrole Pemex. Les ministres sont d’ailleurs là dans la foule. Mario, venu du Campeche, au sud du pays, interpelle Raquel Sosa, la ministre de l’Education et de la Culture, pour lui expliquer son engagement : « Avant la fraude, j’avoue que la politique ne m’a jamais intéressé plus que ça. Je ne sais comment l’expliquer, mais il s’est passé quelque chose de nouveau l’année dernière. Dans mon quartier, quand on a compris qu’il y avait eu fraude, on a dit : ’Non, là c’est trop, il faut qu’on fasse quelque chose.’ »

« Trop » est précisément le mot qui revient souvent dans la bouche de ces citoyens : « trop de fraudes » , « trop de mensonges » , « trop d’abus » . La surprise de cette élection n’est pas seulement venue des irrégularités : quelques semaines avant le vote, plusieurs évènements avaient déjà mis la puce à l’oreille de beaucoup. La vraie surprise est venue après : personne n’avait prévu que la société mexicaine réagirait, tant habituée qu’elle était à toutes sortes d’irrégularités après soixante et onze ans de pouvoir en continu du PRI.

« Il faut comprendre que nous avons un tel passé de fraudes électorales dans ce pays et que plus personne ne veut d’un retour en arrière. Nous sommes ici pour défendre la démocratie, défendre ce que nous avions conquis ces dix dernières années et qui nous a coûté très cher. C’est pour cela qu’ici, toutes les couches de la société sont représentées et pas seulement les électeurs de Lopez Obrador » , juge Carmen Benitez, sociologue à l’université de Mexico (UNAM).

La réaction, comme souvent, a été spontanée : des hommes et femmes de toutes origines sont descendus dans la rue au soir des élections, ont fini par camper un mois en plein centre-ville, puis ont décidé de ne jamais reconnaître celui qu’ils nomment : « el presidente espurio (’le Président bâtard’) » . Les universitaires ont passé leur mois de juillet 2006 à analyser les différentes irrégularités. Présents ce week-end à « l’expo fraude » , ces physiciens et mathématiciens ont « réexpliqué » au public « les phénomènes inexplicables de l’élection » : la courbe de Lopez Obrador qui s’incline d’un seul coup le soir du 2 juillet quand elle rejoint celle de Calderon, ou alors les justifications maladroites de l’IFE sur 1621188 votes éliminés ou altérés.

Face à eux, un public qui pose des questions, qui s’intéresse, et qui s’indigne. « Pour moi c’est la première fois que je participe à un mouvement politique, mais là, plus personne ne nous arrêtera. Je suis dedans pour défendre mon vote, pas seulement Lopez Obrador. On voudrait juste qu’un jour dans ce pays on puisse choisir notre Président » , explique Dalia, 25 ans, qui a rejoint en janvier « la résistance civile » .

La résistance civile des médias alternatifs

Leur groupe intervient dans le métro pour interpeller et informer les voyageurs sur leur « Président légitime ». A côté d’elle, radio AMLO (les initiales de Andrés Manuel Lopez Obrador) et TV Vote pour vote retransmettent comme chaque jour en direct. Ils sont tous bénévoles et personne n’y connaissait rien avant. La résistance civile s’est développée dans tout le pays en particulier du côté des médias alternatifs.


Le 1er juillet 2007, les sympathisants de Lopez Obrador (DR)

Lopez Obrador, qui est à peine présent à la télévision, est par contre partout sur la Toile et sur les ondes de petites radios locales. Chaque dimanche, les « assemblées citoyennes » ont lieu dans les parcs des grandes villes. Et la résistance s’organise : elle crée une fresque gigantesque sur « les mensonges de Televisa » , juste en face des bureaux de la principale chaîne de TV du pays, fait du théâtre dans les Wal-Mart pour dénoncer l’appui illégal des grandes marques, et surtout mène la vie dure à Calderon.

Partout où le Président se rend, il se retrouve face à des pancartes peu sympathiques : « Président bâtard » , « Président pirate » , « M. Calderon, vous n’êtes pas mon Président » . Et Felipe Calderon n’a guère dû apprécier la photo parue en Une de la presse d’un « zocalo » de Mexico, la plus grande place publique du pays, qui déborde de monde pour « fêter la victoire de la gauche il y a un an ». Comme toujours, le Président n’a pas commenté et comme d’habitude Televisa n’a pas retransmis.

Mais tout finit par se savoir, même au fin fond du pays. Sur un camion en plein milieu de la foule, Laura sort un micro et un casque. Elle vient de l’Etat du Sonora, à 1500 km de Mexico : « Nous avons maintenant huit radios indépendantes dans tout l’Etat. On en a marre de ne jamais exister dans les médias, qu’ils continuent comme si de rien n’était. On sait tous qu’ils ont fait une fraude, qu’ils nient l’existence du mouvement, mais ça ne marchera pas longtemps. » Lopez Obrador a estimé que dans six mois, 5 millions de Mexicains auront leur carte de « représentant du gouvernement légitime » : ce sera en effet de plus en plus dur de les ignorer.

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  • dulconte
    dulconte
    Mordu par un fachogarou
    • Posté à 18h48 le 05/07/2007
    • Internaute 250
      Mordu par un fachogarou

    Le Mexique n’est pas la France, on ne tue pas encore les opposants trop encombrant de part chez nous !
    La corruption n’est pas institutionnalisé comme au Mexique.
    Qu’il faille faire attention en France c’est une certitude, la démocratie n’est jamais acquise, mais comparer la France et le Mexique est tout à fait hors sujet.
    Sans corruption le Mexique serait probablement aussi puissant que les USA, à voir à qui profite le crime !

  • Anonyme

    Vivent les présidents tous les présidents y compris ceux du club de pétanque et de bridge, les mecs si qu’un, les mecs si con (moi ?), les contestataires, les contents d’eux comme moi (toujours), les pas contents, et les filles nues dans......B ! ! ! ! !

    • Anonyme

      retourne dans les Alpes...

      • Anonyme

        les Alpes ? ? ?
        Bon alors pour vous plaire et seulement pour cela.Vivent les Alpes, les Vosges, Le Juras, le Massif Central, Les Pyrénées,le Massif Armoricain,et toutes les montages du monde, et de plus vivent les filles nues sur des montagnes dans .......B ! ! ! ! !

         
        • Anonyme

          Juste passer un peu moins de temps devant ton ordi aiderait à résoudre ton « petit problème »...

          • Anonyme

            Mais j’ai pas de problème petit ou grand et pourquoi spécialement les Alpes ? Vous avez des intérêts financier dans une station de sports d’hiver ?

            • Anonyme

              pourquoi des alpes ? mais à cause de toi crétin !

              • Anonyme

                mais qui est le plus crétin ? celui qui parle a un crétin en pensant lui faire comprendre qu’il est crétin ou les crétin à qui l’on parle ?

  • Anonyme

    La démocratie c’est volatile : ça peut se gagner mais ça peut se perdre !

  • Anonyme

    Petit oubli dans votre article ? ....les ordinateurs de vote « en action »....

  • Anonyme

    Lettre ouverte à Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères

    Monsieur le Ministre, vous êtes perçu comme un humaniste et vous avez fait le choix de servir la France dans un autre camp que le vôtre. Homme d’action cofondateur avec entre autres le Docteur Xavier Emmanuelli, de Médecin Sans Frontières, vous prônez haut et fort un idéal d’« Ingérence Humanitaire » partout dans le monde.

    C’est dans l’optique de toujours servir que vous prétendez avoir répondu « Oui » à la participation d’un gouvernement dit d’ouverture, afin semble-t-il de rester en accord avec votre vision d’un monde plus juste. Votre action en faveur du Darfour peut par certain côté nous laisser à penser que vous commencez à réconcilier notre pays avec une politique étrangère volontariste et humanitaire !

    Cimetière marin Franco-comorien

    Paradoxalement, alors que vous parcourez le monde pour éteindre les incendies, alors que sur les traces de notre Président de la République vous vous voulez hyper médiatique et très actif sur la scène internationale, dans un canal (Le canal du Mozambique) qui sépare l’Afrique de Madagascar, un immense cimetière marin improvisé se remplit chaque semaine de victimes innocentes de l’immigration sociale. Cette situation est l’héritage dû aux inconséquences de la France qui a cru bon, dans les années soixante-dix, de séparer des femmes, des hommes et des enfants en plusieurs entités. La France a agi avec légèreté dans l’affaire de l’Indépendance de l’Archipel Comorien, (après de nombreuses interventions plus que douteuses) semble abandonner cette nation à son triste sort.

    L’archipel des Comores se trouve séparé en deux mondes aux antipodes l’un de l’autre. Les Comores continuent à revendiquer Mayotte, mais ce garde de toute revendication excessive pour pouvoir bénéficier de l’aide financière de la France. L’Archipel des Comores s’articule principalement autour de trois Iles : Grande Comore, Anjouan et Mayotte. Trois îles historiquement et géographiqment soeurs. La quatrième, Moëli, trop petite, ne semble pas intéresser grand monde. Trois îles, trois objectifs radicalement opposés :
    Moroni, capitale théorique de cet ensemble se bat pour retrouver sa suprématie sur un archipel en lambeaux qui va poursuivre sa route dans un climat de corruption, menée par une équipe d’incompétents toujours à l’affût de pouvoir, Anjouan qui continue de revendiquer son « indépendance », une revendication illusoire et pas véritablement sérieuse, avec à sa tête un petit dictateur qui poursuit un long travail de sape de toutes solutions qui permettraient à ses habitants de voir le bout du tunnel et surtout d’arrêter l’hémorragie « immigrationelle » et enfin Mayotte avec une population viscéralement attachée à la France, mais qui submergée par l’immigration n’en peut plus de se retenir et risque, si ce n’est pas déjà le cas, de verser dans une hystérie social-xénophobe.
    Vous, Monsieur le Ministre, qui voulez que partout on puisse agir dès que l’intégrité des Hommes est menacée, vous qui prétendez qu’aucun territoire dans le monde ne doit être interdit pour les artisans de la paix, vous qui enfin, prétendez jouer les redresseurs de torts, pensez vous intervenir pour que cesse l’échouage d’une politique incongrue qui relève de votre ministère, mais aussi de l’ensemble des responsables politiques français ?
    L’île française de Mayotte est gangrenée par l’immigration massive, résultante d’un gâchis politique sans nom, perpétré par des néocolonialistes de bazar qui n’ont pas voulu ou pas su ouvrir les yeux lorsqu’ils ont commis l’irréparable. Si l’on ne peut revenir en arrière, la France doit trouver les solutions pour que dans la zone s’exerce un développement harmonieux à la fois de la fédération des Comores et de l’île de Mayotte, comme quoi ce dossier ne regarde pas seulement votre ministère. La recherche de solutions n’est pas seulement un devoir moral c’est un du à la communauté internationale. La France doit mettre en place un plan qui puisse à la fois voir la fédération des Comores retrouver des conditions humaines de vie et à Mayotte la possibilité de trouver une voie originale aux côtés de sa Métropole puisqu’elle a choisi de lier son sort à ce pays.
    Mais si le chantier est immense, il doit être démarré au plus tôt pour que cesse ce massacre permanent, pour que les « Kwassas Kwassas » ne soient plus des cercueils pour des milliers de Comoriens en quête d’un avenir meilleur ou tout du moins en quête de conditions décentes de vie. Le canal du Mozambique est en passe de devenir le plus grand des cimetières français, alors si l’on peut comprendre, Monsieur le Ministre, que le Darfour soit comme vous le prétendez une priorité, il en existe bien d’autres et s’il facile d’approuver votre démarche, il le serait tout autant dans l’Océan Indien et peut être même plus facile puisque cela touche directement la France.
    Signer un appel pour le Darfour bien sûr, mais que la France assume d’abord ses responsabilités dans le canal du Mozambique !
    Alors je vous retourne votre appel ! !

    Monsieur le ministre, il faut sauver les Comoriens qui chaque jour s’entassent dans des « Kwassas Kwassas » pour finir noyés si proches de la terre promise !
    Monsieur le Ministre, n’entendez-vous pas ces milliers d’hommes de femmes et d’enfants qui crient leur misère parce que la France s’est trompée !
    Pouvons-nous, sans rien faire, laisser mourir les hommes, les femmes, les enfants comoriens ?

    Pouvons-nous, sans rien dire, nous résoudre à l’intransigeance du président Français qui répond par la force et fait venir tous les trois mois des troupes fraîches de métropole avec force primes pour renvoyer ceux qui ne sont pas morts de la misère ? Non ! nous ne le pouvons pas. Non ! nous ne le voulons pas. Nombreux sont les volontaires, les bénévoles qui sur le terrain, dénoncent les conditions inhumaines des expulsions de citoyens comoriens qui n’ont fait que débarquer sur une île qui a été pendant des siècles la leur et qui du jour au lendemain ne l’est plus !
    Il faut Monsieur le Ministre, demander d toute urgence une conférence internationale sur les Comores et en parallèle trouver une solution pérenne entre les îles souveraines de Grande Comore, Anjouan, Moëli et Mayotte pour que se développe une vie harmonieuse dans le canal du Mozambique.
    Il faut demander aux États membres de l’ONU et en priorité à la France, de prendre en son nom, les mesures nécessaires pour que cette région du monde ne voit plus périr en mer ces milliers de gens qui ne font, somme toute, que se rendre dans leurs familles.
    Nous avons les moyens de sauver des centaines de milliers de vies aujourd’hui, ne perdons plus de temps. Ensemble, sauvons-les !

    Philippe Tesseron

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  • Anonyme

    Je trouve l’article pas vraiment en phase avec la réalité mexicaine (où je vis) voire même assez décalé, et ce sur plusieurs points importants, bien que l’état d’espri décrit ici est bien celui de nombreux mexicains décus par la défaite du PRD (il faut dire que l’espoir était énorme à gauche, les sondages ayant pendant longtemps donné AMLO vainqueur) :

    - Lopez Abrador n’est pas aussi populaire que le laisse supposer l’article, notamment au DF, ; je suis aussi surpris de voir un parti pris aussi manichéen quant aux deux acteurs (AMLO et Calderon). De fait, une large majorité de Mexicains approuvent l’action de leur Président (notamment en matière de drogue, même si sur le fond on sait bien que cela ne sert pas à grand chose).

    - La description du processus électoral est également assez tendencieuse : il y a eu un recomptage partiel, il y a eu un processus de contestation auprès des plus hautes instances, et même s’il est vrai que certains - même des scientifiques - clament encore à la fraude massive, d’autres, beaucoup d’autres jugent les théories du complot fantaisistes. L’histoire des courbes en particulier : les résultats arrivant état par état, et les états étant extrêmement hétéroclites politiquement (le PRD est presque inexistant dans certains états), les discontinuites ne sont pas si étranges.

    - Lopez-Obrador n’est pas un ange ou un Robin des Bois. Certains procédés, genre le vote à main levée sur la place du Zocalo sont même anti-démocratiques.

    - Le parti de Lopez-Obrador, le PRD, est présent à l’assemblée et gouverne le Distrito Federal (Mexico). Les députés et les administrations collaborent avec le gouvernement fédéral.

    Bref, je trouve cet article pas équilibré.

    • Anonyme

      D’accord avec ce commentaire. Comment vérifiez vous les articles que vous publiez de l’étranger ?
      Cet article « informe » bien curieusement vos lecteurs. Non « tout le Mexique » n’a pas défilé pour Obrador, et non, le Mexique n’a pas « deux présidents ». Calderon (PAN) et Lopez Obrador (PRD) ont recueilli environ 1 tiers des voix chacun dans cette election effectivement serrée qui a lieu en un seul tour, les autres candidats se repartissant le reste. Oui Lopez Obrador compte des fidèles qui voient en lui le président légitime, mais leurs rangs diminuent. Depuis l’entrée en fonction de Calderon en décembre la contestation des résultats dont l’auteur de l’article laisse dit (en conclusion) qu’elle progresse n’a cessé baisser. On peut le déplorer mais c’est un fait. Au parlement où le PAN (droite) y compte souvent sur l’appuis du PRI, l’ex-parti au pouvoir, les députés et sénateurs du PRD ont d’ailleurs refusé de suivre les consignes de Lopez Obrador qui souhaitait un boycott du gouvernement. Idem pour les gouverneurs du PRD. La majorité, enfin, des Mexicains qui ont voté pour Lopez Obrador ou l’ont soutenu ne sont pas aussi naifs que cet article simpliste le prétend. Une telle lecture « au premier degré » de la complexité de la situation politique mexicaine ne sert pas votre crédibilité.

      • Anonyme

        Réponse de l’auteur,

        Tout d’abord, Rue 89 m’a confié ce sujet sachant que je suis depuis 4 ans correspondante pour les médias francophones dans ce pays. Il a été décidé de le faire comme un reportage et non une analyse des élections. Le principe du reportage est de reproduire tel quel les paroles entendues, les actions menées par les gens. Le reportage se déroulant au milieu de l’expo fraude, et non au siège du PAN, il est évident que nous n’avons pas les propos de tous les Mexicains.
        Il ne s’agit pas d’une lecture au premier degré mais un descriptif de faits. Vous ne pouvez pas nier les radios, blogs et TV créés par ces mêmes personnes.
        Vous estimez que les rangs d’Obrador baissent : sur le terrain, je n’ai pas constaté la même chose et Obrador est le seul homme politique actuellement à pouvoir remplir le zocalo et les avenues autour quand il le décide. Si vous en avez un autre, dîtes le moi.

        N’oubliez pas que Calderon a pris un seul bain de foule en 7 mois de pouvoir. Le reste du temps, il est entouré de militaires. Vous devez savoir qu’il n’a pu inaugurer l’exposition Kahlo qu’en entrant par la petite porte de derrière malgré le dispositif. Ce sont également des faits, qui font penser que la contestation après si peu de temps, ne baisse pas. Et si vous allez demandez à Oaxaca, vous verrez que c’est encore pire.

        J’espère écrire un article qui sera une analyse des élections pour ce même média. Le thème est complexe mais il est impossible de nier les évidences.
        Je me permets de vous conseiller de visionner la vidéo de Greg Palast, journaliste et économiste au Guardian, spécialiste des élections et interrogé par TV ciudadania.
        Vous pouvez visionner également les ouvertures illégales des urnes et les analyses des scientifiques.

        Lien

    • Anonyme

      Réponse de l’auteur,

      Tout d’abord, Rue 89 m’a confié ce sujet sachant que je suis depuis 4 ans correspondante pour les médias francophones dans ce pays. Il a été décidé de le faire comme un reportage et non une analyse des élections. Le principe du reportage est de reproduire tel quel les paroles entendues, les actions menées par les gens. Le reportage se déroulant au milieu de l’expo fraude, et non au siège du PAN, il est évident que nous n’avons pas les propos de tous les Mexicains.
      Il ne s’agit pas d’une lecture au premier degré mais un descriptif de faits. Vous ne pouvez pas nier les radios, blogs et TV créés par ces mêmes personnes.
      Vous estimez que les rangs d’Obrador baissent : sur le terrain, je n’ai pas constaté la même chose et Obrador est le seul homme politique actuellement à pouvoir remplir le zocalo et les avenues autour quand il le décide. Si vous en avez un autre, dîtes le moi.

      N’oubliez pas que Calderon a pris un seul bain de foule en 7 mois de pouvoir. Le reste du temps, il est entouré de militaires. Vous devez savoir qu’il n’a pu inaugurer l’exposition Kahlo qu’en entrant par la petite porte de derrière malgré le dispositif. Ce sont également des faits, qui font penser que la contestation après si peu de temps, ne baisse pas. Et si vous allez demandez à Oaxaca, vous verrez que c’est encore pire.

      J’espère écrire un article qui sera une analyse des élections pour ce même média. Le thème est complexe mais il est impossible de nier les évidences.
      Je me permets de vous conseiller de visionner la vidéo de Greg Palast, journaliste et économiste au Guardian, spécialiste des élections et interrogé par TV ciudadania.
      Vous pouvez visionner également les ouvertures illégales des urnes et les analyses des scientifiques.

      Lien

  • Anonyme

    Quand les électeurs choisissent de suivre les média, et votent à droite c’est de la fraude. Toutes les élections n’ont pas suivi ce modèle, loin de là.
    Pour la gauche, le peuple ne peut pas voter à droite et la démocratie, alors ne vaut plus rien.
    La gauche mexicaine a laissé des exemple particulièrement violents de répression du peuple, le massacre des christeros. Ses manifestations violentes rappellent de bien vilains souvenirs. Lien

  • Kirios
    Kirios
    citoyen
    • Posté à 14h25 le 05/07/2007
    • Internaute 10173
      citoyen

    Merci pour ta lettre,

    J’en prends bonne note, on se casse du Darfour illico et on s’occupe de Mayotte et des comores (z’on qu’a se démerder). J’ai pris contact avec un spécialiste, Bob Denard, pour élaborer un plan. En attendant on peut demander à la SNSM de nous filer le Stéphane Paoli pour assurer la liaison Comores-Mayotte.
    Sans deconner c’est grave, c’est dramatique, et si nos chers journaleux de rue89 nous pondait un petit article là dessus, histoire qu’on s’en fasse une idée...heu disons pas objective, mais presque quoi.
    Quant a Kouchner je suis pas sur qu’i traine ses guettres dans le coin.

  • Anonyme

    Rue89 pourrait-il nous expliquer le problème des Comores et de l’île Mayotte ? Parce que si ce que cet homme raconte est vrai, alors c’est grave pour l’état français !

  • Anonyme

    Cet article est extremement biasé. Cela s’appelle distodre la réalité. Habitant au Mexique, je ne vois en rien cette « mobilisation qui gagne de l’ampleur ». D’une part, des études indépendantes ont prouvé qu’il n’y a jamais eu de fraude (Lopez Obrador n’a jamais vraiment su expliquer ces prétendues preuves : dans un premier temps il criait que c’était une fraude cybernétique lié a une manipulation du systeme informatique de comptage, puis quand il a fallu se rendre a l´evidence que ce n’était pas le cas, la fraude est soudainement devenue une manipulation des bulletins de vote. Le recompte d’un grand nombre d’urne n’a donné qu’une variation insignifiante... ). D’autre part, le même jour que les éléctions présidentielles se sont déroulé les législatives. Or comme les résultats du PRD (le parti de Lopez Obrador) y étaient relativement bon, le PRD n’y a rien eu a redire. Etrange.

    Enfin, si Fox a utilisé ses actions pour faire la pub de Calderon (au demeurant les Mexicains ne sont pas dupes, le bilan de Fox est bien maigre et n’a pas vraiment impressionné), Lopez Obrador n’a pas hésité a utiliser des moyens publiques de la ville de Mexico (dont il était Maire) pour appuyer sa campagne. Mais cela ne le dérange visiblement pas.

    Je crois surtout que Lopez Obrador est d’une terrible mauvaise foi. N’a -t-il pas dit dans les premières heures du dépouillement, quand de manière très préliminaire il était donné gagnant de 500,000 voix, qu’il respecterait le verdict des urnes...

    La théorie du complot est abjecte, quels que soient les bords politiques qui en usent pour manipuler les gens peu informés.