Enquete 20/05/2008 à 23h50

Moi, Philippe R., 39 ans, énarque, smicard

David Servenay | Ex-Rue89

Le parcours kafkaïen d’un diplômé de l’école d’administration, en conflit avec le Conseil d’Etat censé lui proposer un reclassement.

Peut-on avoir fait ses études avec la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, être un virtuose des dérivés de volatilité sur les matières premières et smicard à la fois ? Un tel scénario, improbable, est pourtant celui vécu par Philippe Raphaël, énarque de 39 ans, en bagarre depuis trois ans contre la mécanique du Conseil d’Etat. Une histoire où affleure l’exaspération des haut fonctionnaires, de plus en plus maltraités par la RGPP, Révision générale des politiques publiques, qui réduit leurs perspectives de carrière comme peau de chagrin.

Je vous entends d’ici : on ne va pas s’apitoyer sur le sort d’un énarque. Vrai, ces 4531 anciens élèves de l’Ecole nationale d’administration ne sont pas les fonctionnaires les plus à plaindre de la république. Et pourtant, leur sort nous concerne tous. Pour plusieurs raisons : ils coûtent cher à former, ils sont censés incarner le moteur intellectuel de l’administration et la continuité de l’Etat. Ces gens-là sont donc importants dans la bonne marche de nos chers services publics. Mais sont-ils aussi bien « gérés » ? Lorsque Philippe Raphaël raconte son histoire, il est permis d’en douter.

Fils unique d’immigrés grec et tchécoslovaque, il est le prototype de la méritocratie française : IEP Paris, DEA « Macro-économie et marchés financiers » à l’IEP, thèse sur les « facteurs de détermination de la volatilité de l’indice CAC 40 » et, enfin, l’ENA d’où il sort en 1995, promotion René Char. Avec quelques futures stars… comme Emmanuelle Mignon, actuelle directrice de cabinet du président de la République. Treize ans plus tard, le voici en conflit ouvert avec le Conseil d’Etat qui, après avoir tenté de le placer en retraite d’office (à 36 ans), ne lui a toujours pas proposé de reclassement, alors que la loi donne deux mois à l’administration pour ce faire.(Voir la vidéo)

Tout avait commencé pour le mieux dans le meilleur des mondes. A la sortie de l’Ena, la direction de la prévision (DP) du ministère des Finances le réclame. Mais -première erreur- il choisit le corps des magistrats de tribunal administratif, afin de laisser une place à Bercy à un interne (un énarque déjà fonctionnaire). Un arrangement classique entre énarques. La DP lui a assuré qu’il serait détaché par anticipation… il attendra presque deux ans sa « mobilité ». Entretemps, il fait du trading « en compte propre » sur les matières premières, avec « un minitel et deux téléphones ».

Octobre 1997 : Philippe Raphaël devient stratégiste de la sous-direction Environnement international, dirigée par Philippe Trainar, énarque balladurien, en butte à son supérieur direct, Jean-Philippe Cotis, énarque chiraquien. Les deux hommes ne se font pas de cadeau, confirme Trainar qui trouve Raphaël « atypique ».

Le jeune homme va en faire les frais, alors qu’on lui demande de « surveiller l’ensemble des marchés asiatiques » en pleine crise économique. « Autant écoper l’Atlantique avec un cure-dent », ironise-t-il aujourd’hui. Résultat : au bout de deux ans, Bercy refuse de l’intégrer comme administrateur civil. Lui refuse de retourner vers un tribunal administratif, car, dit-il, « je n’ai jamais été juriste ». Commentaire de Philippe Trainar, aujourd’hui reconverti dans le privé :

« Il est très difficile de sauter d’un corps à l’autre dans l’administration, sans appui, sans filet de sécurité. Les personnes qui font ça prennent un risque. Vous pouvez être génial, un petit con vous dira que vous n’êtes pas bon pour ce service… L’administration est cloisonnée, c’est comme ça. »

Des réseaux pour faire carrière dans la fonction publique

La galère commence. En attendant de trouver un point de chute, on lui conseille de se mettre en arrêt-maladie. Son père est mourant, il accepte, un peu écœuré d’être le dindon de la farce. Il rate aussi deux embauches dans des équipes de trading de haut vol :

« A l’époque, toutes les conneries, je les ai faites, autant par haine de l’argent que par culte de l’Etat. »

En 2003, il touche 929,75 euros par mois, officiellement un « demi traitement », qui remonte en 2006 à 1244,03 euros. Sans explication. Il ouvre alors toutes les portes possibles à ceux qui n’ont « pas de réseau personnel ». Le délégué général de l’association des anciens élèves de l’Ena confirme. Pour Marc Deby, ce fonctionnaire de « grande valeur » est dans une « situation incroyablement étonnante ». Dans le sabir Ena, comprenez : il a été victime de règlements de compte, c’est un vrai gâchis.

Pire : à l’été 2005, à la fin de son congé longue durée, il est déclaré « inapte » par le comité médical des Yvelines, sans jamais avoir été convoqué par le dit comité. Dans la foulée, un arrêté du 27 juillet le place en retraite « pour invalidité non imputable au service ». Une décision parfaitement irrégulière qu’il parvient à faire « retirer », puis casser par un nouvel avis qui, cette fois-ci, le déclare apte à toute fonction, sauf celle de magistrat des tribunaux administratifs ! Depuis janvier 2007, le Conseil d’Etat est censé le « reclasser », sans effet pour le moment. Bienvenue au pays de Kafka.

Officiellement, le secrétaire général adjoint du Conseil d’Etat, Stéphane Verclytte, ne veut pas faire de commentaire sur le cas Raphaël. En dehors d’un classique :

« Le litige engagé par M. Raphaël sera prochainement examiné par le juge. »

La liste des litiges est aussi longue que délicate, car l’énarque futé dénonce un excès de pourvoir en plein contentieux assorti d’une demande d’indemnités. Problème : le juge en question, c’est le bureau d’à-côté, la section contentieux du Conseil d’Etat. Bien sûr, l’homme devenu coureur de fond (sur 50 kilomètres) a alerté la planète entière : du médiateur de la République à Emmanuelle Mignon, des conseillers du Président au Premier ministre. Sans effet.

Postes squattés par les seniors et malaise des énarques

Pour l’association des anciens, Marc Deby, lui aussi énarque, y voit un cas extrême : un « mauvais choix de départ », puis une « difficulté de gestion de son parcours ». Et aussi un archétype de ce malaise des énarques :

« On a conscience d’avoir beaucoup recruté dans le passé. En dépit de la baisse des promotions ces dernières années, on constate un engorgement des positions des anciens élèves à partir de 50 ans. Le phénomène s’accroit avec la Révision générale des politiques publiques et sa diminution des postes de direction. »

D’ailleurs, il existe même, au sein de l’Ena, une association pour la réforme… de l’Ena. Visiblement, la volonté de rupture s’arrête aux portes de cette antichambre du pouvoir.

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  • ex-riverain
    • Posté à 00h11 le 21/05/2008
    • Internaute 35098
      x

    1244,03 euros par mois ? ah, je touche un toute petit smic alors. pauvre chou !
    hé ben, bienvenue dans la France d´en bas, toto ! la France que tu pensais pouvoir regarder de haut...

    • I.P
      I.P répond à ex-riverain
      Flat4
      • Posté à 00h42 le 21/05/2008
      • Internaute 25391
        Flat4

      Quand votre patron vous renverra sous un motif imaginaire, vous harcelera ou vous poussera à la faute on aura le droit de se moquer de vous aussi ?

    • Adibou
      Adibou répond à ex-riverain
      • Posté à 00h43 le 21/05/2008
      • Internaute 19888

      « La France que tu pensais pouvoir regarder d’en haut »...

      J’hallucine... Alors faire l’ENA ça veut dire mépriser ou toiser ceux qui ne l’ont pas faite ? Je ne pense pas..
      Regardez juste le parcours du mec s’il vous plait avant de le traiter avec autant de cynisme !
      Visiblement pas un modèle de reproduction sociale. Je savais pas que certaines personnes se permettaient d’en juger d’autres en fonction de leur fiche de paye...

      Attendez, c’est normal qu’il se sente floué et je ne pense pas que ce sentiment émane le plus de son salaire. Je pencherais plutôt pour sa tentative de mise au placard par l’Administration.

      • kkadim
        kkadim répond à Adibou
        service public rhone alpes
        • Posté à 07h47 le 21/05/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        mais peut être doit il sa situation actuelle à son origine : serait il aujourd’hui là s’il avait été un fils du sérail ? ? ? ?

         
        • Dooley
          Dooley répond à kkadim
          • Posté à 08h54 le 21/05/2008
          • Internaute 34323

          stop la parano

          • Bebs
            Bebs répond à Dooley
            • Posté à 09h12 le 21/05/2008
            • Internaute 40438

            Je pense que les réseaux personnels jouent beaucoup dans ce milieu (comme dans beaucoup d’autres).

        2 autres commentaires
    • daryo
      daryo répond à ex-riverain
      Juriste
      • Posté à 01h21 le 21/05/2008
      • Expert 37402
        Juriste

      vu les années d’études qu’il a pu faire pour en arriver là il y a de quoi avoir les nerfs.

      Après, ceux qui critiquent n’avaient qu’à faire le même parcours.

    • Arnaud L.
      Arnaud L. répond à ex-riverain
      • Posté à 04h04 le 21/05/2008
      • Internaute 21898

      Juste pour conclure la discussion, de longues années d’études cela veut souvent dire (sauf pour ceux qui en ont les moyens) vivre en dessous du smic en travaillant 45 heures par semaine, petits boulots exclus.
      Mais c’est un choix de vie.
      En tout cas je ne vois pas pourquoi ce choix serait honteux ni voudrait dire regarder « la france d’en bas » de haut, au contraire.
      Il est plus facile d’insulter ou de dénigrer que de faire des choix qui peuvent être « difficiles ».

  • starsss
    • Posté à 00h25 le 21/05/2008
    • Internaute 24513

    Effectivement, je m’en tape ! bien vu !

  • Lapin Bleu
    Lapin Bleu
    Journaliste n°89910
    • Posté à 00h45 le 21/05/2008
    • Journaliste 42116
      Journaliste n°89910

    Trop de la chance le gars.
    1200 euros sans travailler : il n’a qu’à s’occuper de son jardin. A supposer qu’il sache faire autre chose que de la finance...

    • Adibou
      Adibou répond à Lapin Bleu
      • Posté à 00h49 le 21/05/2008
      • Internaute 19888

      Si vous pouvez travailler en invalidité faites moi signe..

      • DBL8
        DBL8 répond à Adibou
        Retraité
        • Posté à 06h49 le 21/05/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        Les invalides peuvent faire leurs jardin !
        Depuis quand ne le pourraient-ils pas ? !

         
        • ELCHEKATZO
          ELCHEKATZO répond à DBL8
          Ruminant
          • Posté à 11h54 le 21/05/2008
          • Internaute 36477
            Ruminant

          Oui, le jardins des invalides sont très jolis, côté place Vauban et côté rue de Grenelle... Si vous y êtes pas loin y a les jardins de la Tour Eiffel, celui du Champ de Mars et du Trocadéro.

  • ex-riverain
    • Posté à 00h55 le 21/05/2008
    • Internaute 35098
      x

    « Quand votre patron vous renverra sous un motif imaginaire, vous harcelera ou vous poussera à la faute on aura le droit de se moquer de vous aussi ? »

    on aura surtout le droit de me plaindre, vu que je ne toucherai même pas les Assedic.
    mais comme le dit lapin bleu, si Philippe R a des soucis, il peut planter des carottes...ou adhérer a la LCR !

  • toots
    toots
    void
    • Posté à 00h56 le 21/05/2008
    • Internaute 15123
      void

    Après l’article sur la boite high-tech « blouzé » par les renseignements militaires, rue89 ouvre une rubrique « coup médiatique », une forme de tribune libre pour quiconque souhaite attirer l’attention sur son cas ?

    Je dis ça parceque, finalement, je ne pense pas que ce Monsieur ait quelque chose à craindre pour la suite. On dirait plus qu’il souhaite faire parler de lui.

    • Quixano David
      Quixano David répond à toots
      xénophile errant
      • Posté à 05h27 le 21/05/2008
      • Internaute 33280
        xénophile errant

      La situation personnelle de ce Monsieur n’est pas intéressante en elle-même, mais pour ce qu’elle révèle.

      Tout d’abord, lorsqu’il parle de ’recrutement cooptatif’, il faut comprendre ’si t’es mon pote et que tu viens du même corps, je te trouve une bonne planque’. Peu importe à ce moment-là la compétence du candidat.

      D’après moi, ressort des ses propos l’idée que n’importe quel énarque, moyennant un réseau personnel suffisament étoffé, voit s’ouvrir devant lui une voie toute tracée. Est-ce que réussir un concours à 20 ans guarantit qu’un individu possède les qualités dont il aura besoin jusqu’à la fin de sa carrière ?

      Troisièmement, ’l’engorgement des anciens élèves à partir de 50 ans’ signifie que des hauts-fonctionnaires seront mis au placard car il n’y a pas assez de positions disponibles pour eux.

      Pour finir, je citerais de mémoire un ministre dont j’ai oublié le nom « 80% des énarques sont originaires de 3 arrondissements parisiens ». Bien ingénu qui croit encore que la méritocratie française ne se traduit pas par une reproduction des élites.

      • DBL8
        DBL8 répond à Quixano David
        Retraité
        • Posté à 06h55 le 21/05/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        ayant connu un haut fonct. c’est vrai que cela fonctionne pas réseaux, pas par compétences. Combien d’inutiles sont bien tranquilles dans leurs coins en ayant un salaire confortable ? TROP ! ! Et en me référent à des articles précédent, le logement va avec la fonction, et à bas prix.

        Il fait, peut-être partit des 20% restant.
        Et là... pour eux c’est très dur !

         
        • A déménagé le 2 mai 2011
          A déménagé le 2 mai 2011 répond à DBL8
          Délinquante au coin de la rue
          • Posté à 08h38 le 21/05/2008
          • Internaute 26137
            Délinquante au coin de la rue

          Alors là, je partage tout à fait ton avis !
          je viens de la fonction publique (mairie) et j’ai travaillé 20 ans avec un chef qui nous regardait de haut effectivement, il a brulé toutes les étapes, est arrivé en haut de l’échelle sans jamais vraiment se fouler ! ceux d’en bas (dont je faisais partie) travaillaient pour lui ! il arrivait vers 9 heures et partait à 16 heures et ses pauses déjeuner lui servaient certainement de sieste ! ! ! !

          • Révolutiona
            • Posté à 13h33 le 21/05/2008
            • Internaute 31103
              Hawwah

            Caricatural, Eelisa, mais efficace ! Cela s’appelle « pantoufler » dans l’administration, n’est-ce pas ?

            Ecoeurant, c’est une rente de fonction !

            J’ai failli à un moment donné passer l’ENA : j’ai vu un reportage sur l’enseignement dispensé, du bourrage de crâne, savoir toutes les villes d’Afrique... etc. Et après, que sait-on faire ?

            Les énarques ne font souvent pas qu’une seule école...

            Je me demande toujours si l’enseignement est adapté au métier. Dans mon secteur, les enseignants enseignent un métier qu’ils n’ont jamais exercé et quand on arrive sur le marché de l’emploi, on ne sait pas vraiment de quoi il s’agit...

            En revanche, en formation continue, l’enseignement dispensé par des formateurs qui exercent le métier, là oui, c’est efficace...

            Je le vois essayer de s’exprimer le Monsieur sur ce fil...Il n’a peut être pas été bien orienté dès le départ... Je sais aussi que des Polytechniciens restent sur le pavé... Il vaut mieux parfois être plombier !

        2 autres commentaires
      • toots
        toots répond à Quixano David
        void
        • Posté à 11h06 le 21/05/2008
        • Internaute 15123
          void

        « Pour finir, je citerais de mémoire un ministre dont j’ai oublié le nom “80% des énarques sont originaires de 3 arrondissements parisiens”. Bien ingénu qui croit encore que la méritocratie française ne se traduit pas par une reproduction des élites. »

        Ha mais c’est une toute autre question, et je crois qu’elle est tout aussi valable pour les école d’ingénieur ou de commerce.

        L’éducation *est* et à *toujours* été un moyen de reproduire les élites, cf le très bon article sur le soutien scolaire et la notion de « démocratie » dans l’école de Jules Ferry.

        Maintenant, s’attaquer unilatéralement aux ENArques parceque c’est l’état et nos impots qui les paient, et pas une boite privée, via nos con-somation, je trouve que c’est franchement poujadiste.

        Franchement le parcours de ce gars on s’en tappe, mais vraiment. C’est un cas particulier qui n’instruit pas du tout sur le problème global.

        Après, si vous voulez parler du problème général de l’éducation comme illusion d’échelle sociale, et moyen de reproduction des élites en général, pas de problème.

         
        • jimmy1
          jimmy1 répond à toots
          • Posté à 11h17 le 21/05/2008
          • Internaute 26261

          Bonjour, je suis l’interviewé. Le cas illustre jusqu’à la caricature un sujet dont on ne parle jamais. Le problème est la non gestion des gens, il est à la source de bcp d’inefficacité dans bcp de domaines.

        • Quixano David
          Quixano David répond à toots
          xénophile errant
          • Posté à 17h56 le 21/05/2008
          • Internaute 33280
            xénophile errant

          Vous avez raison, cette dernière phrase était hors-sujet. L’article sur le soutien scolaire est en effet intéressant.

        2 autres commentaires
    • jimmy1
      jimmy1 répond à toots
      • Posté à 11h06 le 21/05/2008
      • Internaute 26261

      Bonjour monsieur, je suis l’interviewé. je ne souhaite pas faire parler de moi, j’y suis obligé par un système autiste.

  • stressman
    • Posté à 01h07 le 21/05/2008
    • Internaute 22665

    Donnez le Sahara à un Enarque et au bout de deux ans, il sera obligé d’importer du sable... C’est finalement assez bien vu. Sur ce je vais voir la France de mon lit.

    • Perjovem
      Perjovem répond à stressman
      • Posté à 01h58 le 21/05/2008
      • Internaute 5477

      C’est à des technocrates, pas à un énarque :

      Lien

      Un des meilleurs ami de Coluche s’appelait Jacques Attali...

      On peut critiquer les énarques, les technocrates etc... Mais faut pas oublier, quand même, que les études c’est vachement de boulot et pas mal de sacrifices.
      Sacrifices pour le jeune qui étudie (par exemple reviser quand ceux de son âge sont en boite, au bistrot, à la plage etc...) et pour les familles quand elles sont ouvrieres ou employées.

      perjo

      • kkadim
        kkadim répond à Perjovem
        service public rhone alpes
        • Posté à 07h52 le 21/05/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        euh combien de fils ou de fille d’ouvrier et d’employés à l’ENA ?
        arretons de faire d’exeptions exeptionnelles le cas général pour justifier la reproduction des élites.

         
        • Network 23
          Network 23 répond à kkadim
          identité perdue dans mes papiers (...)
          • Posté à 13h41 le 21/05/2008
          • Internaute 23367
            identité perdue dans mes papiers (...)

          Kkadim, je suis bien d’accord avec vous : l’arbre ne doit pas cacher la forêt.

          « Entre 1987 et 1996, 64,4% des élèves sont issus de la catégorie socioprofessionnelle (CSP) “cadres et professions intellectuelles supérieures”.

          Au contraire, les enfants d’agriculteurs ou d’ouvriers sont presque absents des effectifs, avec 2,4% des élèves de l’ENA pour les uns, et 5,5% pour les autres.

          Par ailleurs, la plupart des élèves serait originaire, au regard de leur lieu de résidence, de la région parisienne.

          Le rapport De Silguy sur La réforme de l’ENA et la formation des cadres supérieurs des fonctions publiques énonce que 74% des élèves des promotions 1998 à 2003 déclarent une domiciliation en Ile-de-France à la date d’entrée à l’ENA .

          Certes, depuis quelques années, le nombre d’élèves issus de milieux populaires augmente légèrement, mais la “sélectivité sociale ‘ à l’ENA semble bien réelle.

          Il convient de se demander dans quelle mesure, au regard de chiffres relevant des origines sociale et géographique des candidats et des élèves, l’Ecole nationale d’administration a échoué dans son idéal de démocratisation.’

          Lien

          N’empêche qu’il reste intéressant de voir que de tels exemples d’ascension sociale existent encore en France, surtout quand je vois que certains prétextent les inégalités existantes pour détruire tout le système et créer des inégalités encore plus graves (cf Lien)

        1 autres commentaires
  • Jaùsep
    • Posté à 12h44 le 21/05/2008
    • Internaute 37396

    Faut signer la pétition :
    CONTRE LES ARNAQUES AUX ENARQUES ?

    Il y a une manif contre les atteintes à la fonction publique demain. J’espère voir Philippe R en tête du cortège !
    Il faut réduire la dette de l’état, et donc diminuer les effectifs de la fonction publique. C’est Nicolas, Paul, Stéphane De Nagy Bosca qui l’a dit.

    On va pas pleurnicher pour le sort d’un A+ ou A++ de la fonction publique, Alors qu’on vire à la pelle les catégories B ou C rémunérés au SMIG et qui sont eux, nos interlocuteurs derrière les guichets.

    Ce Monsieur aurait dû orienter sa thèse sur « les facteurs de détermination de la volatilité de l’emploi » ça lui aurait plus apporté de recul peut-être plus de clairvoyance que la volatilité du CAC40 !

    Franchement, si vous avez d’autres exemples d’atrocités liées aux pertes d’emplois, je suis preneur ! Celui-là ne m’inquiète pas.
    Ce Monsieur va devenir patron et exploiteur. Au suivant !

    • solstice
      solstice répond à Jaùsep
      pigiste
      • Posté à 17h37 le 22/05/2008
      • Internaute 38451
        pigiste

      Je ne pense pas que ce soit le parcours de ce quidam qui fasse débat, c’est plutôt le mode de formation de nos élites.

      Un bon élève, sans réseaux, n’a aucune chance de réussir au delà de son école. C’est un vrai problème qui touche l’ensemble des formations supérieures de haut vol.

      Il est intéressant de voir les réactions des supérieurs de ce monsieur : c’est là que cela devient édifiant !

  • Révolutiona
    Révolutiona
    Hawwah
    • Posté à 01h39 le 21/05/2008
    • Internaute 31103
      Hawwah

    La réussite devient une « donnée très volatile »...

    Deux échecs sont toujours un bon début... Il faut savoir apprendre des erreurs des autres, car on n’aura pas assez de toute la vie pour les faire soi-même.

    Pourquoi certains partent de rien et arrivent à tout ?

    Pourquoi d’autres partent de tout et arrivent à rien ?

    Ma môman disait que les diplômes ne rendent pas intelligents ; en effet, ce n’est pas un gage de « savoir vivre »...

    On trouve plus de pervers au travail dans les « couches » supérieures... Donc décompensation... Je ne sais pas, comme beaucoup ici, je n’ai pas envie de le plaindre, il a pu faire des études... D’autres n’ont pas pu intellectuellement, financièrement, et s’en sortent aussi bien.

    Je pense que c’est à lui, à cet Enarque, maintenant avec CETTE expérience-là, d’inventer son devenir !

    Il n’est pas authentiquement à plaindre, désolée, mais je n’écraserai pas une larme pour lui, et pourtant, je peux me reconvertir en pleureuse des « tragédies grecques ».

    Il est intelligent, il a des diplômes, de la culture : il DOIT s’en sortir !

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef répond à Révolutiona
      Journaliste Rue89
      • Posté à 02h35 le 21/05/2008
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Bonsoir,

      La virulence de certains commentateurs m’étonne.

      Ce message ne s’adresse pas qu’à vous mais l’article n’est pas là pour faire pleurer mais réfléchir.

      Par ailleurs, un énarque, ou n’importe quel diplômé de grande école, n’est pas forcément un type méprisant et parisien regardant le monde du haut d’une chaire douillette.

      • A déménagé le 13-10-2012
        • Posté à 07h57 le 21/05/2008
        • Internaute 19357
          non connue

        Ne t’inquiètes surtout pas chère Zineb,s’il n’est pas encore méprisant et parisien, il va le devenir .

         
        • jimmy1
          • Posté à 11h24 le 21/05/2008
          • Internaute 26261

          Je suis banlieusard, et du sud est, pas du nord ouest.

          • A déménagé le 13-10-2012
            A déménagé le 13-10-2012 répond à jimmy1
            non connue
            • Posté à 13h41 le 21/05/2008
            • Internaute 19357
              non connue

            Je ne suis pas parisien et ces problèmes de points cardinaux moi ........
            Bon si tu veux être honnète ,parles nous de ce que l’on t’as appris a l’ENA ,des cours de langues de bois ,des cours d’économies magistrales qui nous foutent dans la m...,des cours de politique étrangère qui nous mènent droit à la guerre ,enfin de tout ce qui fait que la France va mieux depuis que les énarques sont aux manettes .

            • Network 23
              Network 23 répond à A déménagé le 13-10-2012
              identité perdue dans mes papiers (...)
              • Posté à 13h53 le 21/05/2008
              • Internaute 23367
                identité perdue dans mes papiers (...)

              Bon, l’ENA langue de bois, formation étatiste libérale, arrogance presque assurée... compétents pour certaine choses, et totalement ignares et dominateurs lorsqu’on les parachutent pour diriger une équipe qui connaît le terrain depuis 20 ans...

              Certes, l’élite n’est pas un modèle !

              Mais est-ce mieux avec des aristocrates aux manettes ?

              Et bon, là, on a quand même un gars qui pourrait bosser pour le ministère des finances, au lieu de taffer à engraisser des banques et lui-même, qui n’est pas un fils-à-papa, et qui est bloqué juste pour une question de manques de réseaux et de règlements de comptes intra-énarques ?

              Cette histoire ne contribue pas à améliorer l’image de marque de l’ENA, dommage, pour une fois qu’ils pouvaient transformer une exception en exemple du caractère méritocratique de l’ENA...

        3 autres commentaires
      • kkadim
        kkadim répond à Zineb Dryef
        service public rhone alpes
        • Posté à 08h10 le 21/05/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        ben oui chér zined on a parfois du mal à se retenir. mais quant on a toutes les chances au départ ( pour ne pas avoir un emploi grassement rémunéré au sortir d’une grande école faut le faire volontairement ) et qu’on se plante on ne doit s’en prendre qu’à soi même.visiblement ce monsieur ne peut pas faire ce qu’il veut, et refuse de le faire. qu’il assume. c’est un probléme d’égo. voilà ce qui m’énerve chez lui, et donc je dois me retenir d’être franchement désagréable, parce que moi si je me retrouve sans boulot je suis SDF en moins de 2 ans, ce qui n’est pas le cas ici. alors on peut être virulent dans un pays où les « miséreux » sont des millions.

         
        • juliettelucie
          juliettelucie répond à kkadim
          Agitée du bocal
          • Posté à 09h46 le 21/05/2008
          • Internaute 4918
            Agitée du bocal

          Ce monsieur a peut-être mal géré sa carrière, mais a surtout été victime d’une guerre des chefs stupide, qui l’empêche de travailler alors qu’il le veut et qu’il est loin d’être idiot (premier gachi) et qui pousse l’Etat à le rémunérer à rien faire (second gachi).
          Ca n’est pas un problème d’égo. Il n’y a pas que des énarques que ça fait enrager de ne pas travailler et de se retrouver au chomage technique. Parce qu’il touche un indemnité, tout le monde ici refuse de se scandaliser.
          Mais il vous faut quoi comme gachi des ressources publiques pour vous mettre en colère ? Quand des ministres utilisent les avions de l’Etat pour rien, colère. Quand on fait des cadeaux fiscaux, colère. Quand on jette de l’argent par la fenêtre en payant quelqu’un de talentueux à ne rien faire, il n’y a plus personne, puisque c’est un énarque, donc un enfoiré dans l’esprit de tout le monde. Mais vous sortez d’où ? Vous rendez-vous compte de vos propres préjugés, et à quel point ils sont honteux ?

          • A déménagé le 13-10-2012
            • Posté à 10h05 le 21/05/2008
            • Internaute 19357
              non connue

            Non Juliette ,ce n’est que tout simplement l’expérience ,combien j’en ai vu de ces petits péteux diplômés bien sympas au début et que le direction avait vite fait de vacciner .
            Mais le plus fort c’est qu’ils prennent la porte eux aussi après avoir éxécuté leur besogne ,immédiatement remplacés par d’autres et ça recommençait ! !

          • ClaireChar
            • Posté à 10h56 le 21/05/2008
            • Internaute 16497

            Mais la guerre des chefs ça existe partout !
            Dans quel monde vivez vous ?
            dans le privé dans le public, partout vous vous retrouvez à nagvguer entre les tumultes des ambitions personnelles, des guerres de chef de personne
            Ca s’appelle la vie ça
            Arès jouer aux martyrs parce que il a pas eu le poste qu’il voulait où il voulait alors qu’il a fait l’ENA
            Il a un chance dingue d’avoir pu faire de longues études contrairement à plein d’autres.
            S’il ne sait pas gérer ce genre de problème effectivement au secours qu’il qutte vite la fonction publique et se trouve un job gentillet et répétitif

            • jimmy1
              jimmy1 répond à ClaireChar
              • Posté à 11h29 le 21/05/2008
              • Internaute 26261

              Chère madame, vous avez l’air très éclairée. Il ne s’agit pas d egfuerre des chefs mais d’un système tout entier organisé sur une base corporatiste et ethnique, qui produit les mêmes effets qu’un système ségrégatif. Vosu ne connaissez manifestement pas ce dont vous parlez.

              • ClaireChar
                ClaireChar répond à jimmy1
                • Posté à 11h36 le 21/05/2008
                • Internaute 16497

                Cher Monsieur,

                Visiblement vous ne connaissez pas le privé et c’est exactement pareil.

                La logique du privé c’est que lorsqu’on est pas content, on s’en va et on cherche ailleurs.
                Après vous avez effectivement une grande partie des gens qui recherchent en « interne » donc souvent aucune évolution de salaire ni d’envergure de poste mais le seul moyen qu’ils trouvent pour fuir un chef qui ne les valorise pas sans prendre le risque de quitter la boite dans laquelle il travaille depuis souvent de nombreuses années.

                Alors je déplore pleinement le sytème de cooptation qui est en vigueur au sommet de la société (public comme privé) mais vous ne pouvez pas imaginer quand intégrant l’ENA ça ne faisait pas partie du deal ?

                J’imagine que le subir sans en bénéficier c’est extrêmement dificile et très sincèrement je comprends votre désarroi mais soyons hônnete sans doute fallait tourner la page avant et vous avez chercher à intégrer coûte que coûte ce système que vous dénigrez tant maintenant.

                Maintenant je tiens à m’excuser si mes propos vous blessent , vous êtes effectivement à plaindre plus qu’autre chose mais peut être pas dans le top des situations les plus scandaleuses en France

                Vous avez encore un espoir de vous en sortir

                • jimmy1
                  jimmy1 répond à ClaireChar
                  • Posté à 09h31 le 22/05/2008
                  • Internaute 26261

                  Chère Madame,

                  Ne vous excusez pas, vous ne me blessez nullement. D’abord parce que, pardonnez-moi, mais l’essentiel vous échappe, à force de tout mélanger.
                  1/ Je n’ai jamais prétendu que ma situiation était la pire qui puisse être. A ce jeu là il n’y a pas de limite, car les rapprochements sont infinis. Il y a pire qu’être sdf en france, l’être en bolivie. Il y a pire qu’sdf en bolivie, être physiqiement torturé dans un régime dictatorial, etc...
                  2/ Il n’y a de droit que celui de l’individu, là où le droit n’est que celui de l’état il n’y a pas d’état de droit. Mon cas en soi est inintéressant. Il illustre jusqu’à la caricature un système inéfficace et inique, à la source de bien des méfaits de l’administration publique.
                  3/ Le problème n’est pas la guerre des chefs, c’est celui d’un système de caste produisant les mêmes effets que la ségrégation sur la base des « corps ». Sans être membre d’un corps vousn’accédez pas à un emploi, quelles que soient vos compétences et ardeur au travail. Et ce contrairement au privé auquel vous le comparez.

          • jimmy1
            jimmy1 répond à juliettelucie
            • Posté à 11h27 le 21/05/2008
            • Internaute 26261

            Bonjour Madame, je suis l’interviewé. Je vous remercie du contenu de votre intervention. Les tulipes, c’est la hollande ?

            • Révolutiona
              Révolutiona répond à jimmy1
              Hawwah
              • Posté à 13h41 le 21/05/2008
              • Internaute 31103
                Hawwah

              Il va de soi, et je tiens à vous l’exprimer, que nous ne pouvons que vous souhaiter de trouver une solution... quelle qu’elle soit pour que vous soyez réinséré !
              L’administration est souvent un piège dont il est difficile de sortir, sauf les inspecteurs des finances qui captent des bons postes de Directeurs Généraux Adjoints dans les Banques...
              Cherchez quels sont vos points forts et rares par rapport aux autres !
              Et une petite création d’entreprise, cela ne vous dirait pas ?

        8 autres commentaires
      • asozial
        asozial répond à Zineb Dryef
        Bobo reprazent - aus Berlin.
        • Posté à 10h55 le 21/05/2008
        • Internaute 2273
          Bobo reprazent - aus Berlin.

        pourrait-on aussi réfléchir à partir du cas d’un gars de la périphérie de Tourcoing, envoyé d’office il y a 10 ans en BEP bâtiment parce qu’il n’a la moyenne dans aucune matière littéraire en troisième - vu que ses parents ne parlant pas français (père arrivé de kabylie dans les années 60 et étant resté 20 ans dans la même usine avec des collègues du même bled, il n’a jamais eu le temps ni le besoin ni les moyens d’apprendre et il est en dépression profonde depuis son licenciement - trop vieux et inemployable) n’ont jamais pu l’aider à faire ses devoirs...

        comme il n’y a pas d’embauche dans le bâtiment à l’époque il est au chômage jusque 26 ans puis au RMI. on l’envoie tous les deux ans en formation obligatoire - les seules disponibles... en chaudronnerie-carrosserie il y a un marteau et un gabarit en bois par personne mais chez Toyota à Valenciennes (installés avec des aides de l’état, de la région et de la ville) ils demandent beaucoup plus de qualifications et il y a 100 demandes pour un poste (mais la formation reste dans les papiers de l’ANPE parce que le responsable est un copain du député et c’est un business qui rapporte).

        Après il y bien plasturgie qui semble offrir des ouvertures mais la formation est à St Etienne et les compensations pour le déplacement et le logement sont de 140 euros par mois... dommage que la filère n’existait pas en BEP - on disait à ce moment que l’industrie n’avait aucun avenir en France et que d’ailleurs il n’y a plus d’ouvriers (la preuve, on en voit jamais à la télé).

        alors on lui propose la formation aide à la personne (le service c’est l’avenir) - formation ultra courte bien entendu - mais c’est un homme et il a déjà passé l’âge alors il sera toujours le dernier sur la liste...).

        etc., etc...

        ce ne serait pas plus représentatif de la société dans laquelle on vit et ne concernerait pas plus de gens que notre ami le pauvre énarque qui n’a pas réussi lui non plus ?

    • DBL8
      DBL8 répond à Révolutiona
      Retraité
      • Posté à 07h06 le 21/05/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      « Les diplômes ne rendent pas intelligents »
      VRAI ! !
      Une tête bien pleine... mais de quoi ? !
      Qu’il élargisse ses recherches.

      • jimmy1
        jimmy1 répond à DBL8
        • Posté à 11h31 le 21/05/2008
        • Internaute 26261

        je suis l’interviewé, je n’arrête pas d’élargir, au point de vous ocntacter.

    • jimmy1
      jimmy1 répond à Révolutiona
      • Posté à 11h23 le 21/05/2008
      • Internaute 26261

      Amen.

  • Alfary
    Alfary
    Ronchon
    • Posté à 05h01 le 21/05/2008
    • Internaute 9751
      Ronchon

    C’est d’abord l’histoire d’un type qui, croirait-on, ne connaissait pas les codes du milieu. C’est ensuite l’histoire d’un homme qui n’avait probablement pas intégré les bons réseaux.

    C’est un gars et un parcours atypiques qui se heurte à des décisions pour le moins discrétionnaires de l’administration.

    Reste que :
    1 - c’est aberrant de former à grand frais et laisser en déshérence ces compétences. Autrefois dans le souci d’un « retour sur investissement » l’Etat s’arrangeait pour vous faire signer un engagement décennal de le servir...
    2 - il s’agit de maltraitance (euphémisme) scandaleuse facilitée par l’origine sociale du monsieur peut-être.
    3 - la situation de ce monsieur en dit long sur la réalité de la gpec dans l’administration publique d’Etat. C’est typiquement du pain béni pour les zélotes du « moins d’Etat ».

    Bon courage.

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