Le CyberCarpet, un tapis qui nous roule dans la farine
La réalité virtuelle cherche à nous emmener « ailleurs », à nous immerger dans un monde inventé, calculé. Mais voilà, en vérité nous sommes toujours bien quelque part dans le monde réel. C’est pourquoi il faut tromper nos sens. Et certains sont plus coriaces que d’autres.
Ainsi, nous pouvons porter un casque capable de convaincre nos yeux que nous marchons sur la Lune. Mais il suffit de se cogner sur un mur bien réel pour revenir sur Terre. Et réaliser que nous sommes toujours dans la même pièce, trop petite.
Au Max Plank Institute, Marc Ernst et son équipe travaillent sur une solution assez élégante à ce problème, dans le cadre du projet CyberWalk. Le CyberCarpet est un tapis sur lequel on peut marcher dans n’importe quelle direction sans jamais arriver au bord. Tout simplement parce qu’il ne cesse d’évoluer en sens inverse. Une imperfection de notre équipement sensoriel fait que l’on n’y voit que du feu. L’arpenteur de CyberCarpet a l’impression d’avancer alors qu’il fait du surplace.
Techniquement, c’est tout simple : il s’agit d’un large tapis roulant constitué de plaques, qui sont elles-mêmes… des tapis roulant perpendiculaires au premier. Le tout est piloté par un ordinateur doté de capteurs repérant en permanence la position du marcheur, et régulant la vitesse des tapis roulants afin qu’il reste toujours au centre du dispositif. Il peut ainsi déambuler des heures entières, sans jamais rencontrer le moindre obstacle. Visiter des kilomètres de paysage virtuel… plat. Pour simuler la troisième dimension, ça va être plus coton…
Roland Piquepaille en dit plus (en anglais) sur son excellent blog Primidi.
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Expert en management
Expert en management
J’ignore combien a coûté le développement de ce machin, mais je me pose une question : quelqu’un s’est il demandé à quoi cela peut bien servir ? A entraîner des soldats à se déplacer dans un environnement hostile virtuel ? A permettre à un quidam de faire son jogging sur place en s’imaginant qu’il est sur la place Saint Marc ?
Marre du virtuel ! Quand je me promène, j’aime sentir les odeurs de la nature, toucher l’écorce des arbres, parler avec les autres promeneurs. J’ai pitié des pauvres zombies qui se laissent enfermer dans un mode d’illusions et ne savent plus voir et apprécier la réalité qui les entoure. Si vraiment c’est ça, l’avenir, je plains les futures générations qui consommeront des sensations virtuelles jusqu’à la déhumanisation.




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