A debattre 09/05/2008 à 11h18

L'affaire de la grotte d'Ouvea, vraiment du passé ?

David Servenay | Ex-Rue89

Retour sur une affaire néo-calédonienne qui fit vingt-cinq morts et dont les assassins n’ont jamais été jugés.


Manif d’indépendantistes lors de la visite de Chirac à Nouméa le 23 juillet 2003 (Ph. Wojazer/Reuters).

Lorsque la droite et la gauche couvrent à tour de rôle les institutions, l’affaire d’Etat n’est jamais loin. Dans un remarquable documentaire, diffusé jeudi soir sur France 2, Elizabeth Drévillon déconstruit les petits et gros mensonges d’une affaire qui fit vingt-cinq morts et dont les assassins n’ont jamais été jugés. Pour couvrir qui ? Une banale occupation qui dérape, vingt-sept gendarmes pris en otages

Le contexte historique est connu : printemps 1988, sur fond de tensions entre kanaks revendiquant leur indépendance et caldoches cherchant à maintenir leurs positions en Nouvelle-Calédonie, un groupe d’indépendantistes de l’île d’Ouvea veut occuper la gendarmerie locale. Face à ces gens armés et menaçants, un officier qui vient tout juste d’arriver, sort son pistolet… le drame commence.

Des coups de feu claquent : quatre gendarmes tombent. Affolé, le commando des Mélanésiens prend peur et s’enfuit en deux groupes, avec le reste des gendarmes comme otages. Nous sommes le vendredi 22 avril, deux jours avant le premier tour de l’élection présidentielle où s’opposent François Mitterrand et Jacques Chirac.

Bernard Pons pris en flagrant délit de mensonge

Dès le départ, montre le documentaire, la gestion de crise est assurée par le gouvernement qui ne veut laisser aucune chance aux ravisseurs. L’armée est envoyée sur place : sept cents hommes des unités d’élite (11e Choc, GIGN) quadrillent l’île. Les Kanaks se sont séparés en deux groupes, l’un vers le Sud, l’autre vers le Nord, avec seize otages, près du village de Gossanah.

Toute l’île est interdite à la presse. Les soldats se mettent au travail, en interrogeant la population du village, par les « méthodes qui nous répugnent » aurait dit le général Massu. Les témoins racontent comment les enfants sont enchaînés aux poteaux des cases et maltraités par les militaires, sous le regard de leur famille.

Bernard Pons, alors ministre des DOM-TOM, a été chargé par le Premier ministre Jacques Chirac de gérer l’affaire. Face caméra, il prétend n’avoir jamais mis les pieds à Gossanah. Faux, répond le général Vidal, patron de l’opération militaire :

-« Il est venu deux à trois reprises. »

-« Il était au courant de ce qui se passait ? “

Sourire de l’officier : ‘Oui, bien sûr. Il était là pour ça, non ?

Premier mensonge, véniel au regard de la suite.

Récit d’une négociation impossible, pour cause d’élection…

Dès le début de l’affaire, Jacques Chirac insiste sur la barbarie, la sauvagerie’ des ravisseurs qui ont tué ‘à l’arme blanche’. Un second mensonge, puisque l’autopsie des corps des quatre gendarmes tués à Fayaoué dit le contraire. Les témoignages des gendarmes capturés sont tout aussi explicites. Une fois dans la grotte, au fin fond de la forêt, ils sont bien traités par leurs ravisseurs qui sont visiblement dépassés par l’ampleur de l’affaire. ‘Il n’y a pas de scène de violence gratuite’, explique le gendarme mobile Alberto Addari.

La négociation commence avec d’un côté le capitaine du GIGN, Philippe Legorjus et le substitut du procureur Jean Bianconi et de l’autre, le chef du commando, Alphonse Dianou. Pour Legorjus, les premiers contacts confirment le flottement des ravisseurs :

‘Dianou ne demande rien. Il réclame l’indépendance de la Kanakie libre socialiste. Comme les autres.’

En fait, les preneurs d’otage sont isolés. Maki Wea, indépendantiste de Gossanah, raconte comment ils ont été abandonnés par le FLNKS, qui ne veut pas assumer politiquement et publiquement la mort des quatre gendarmes. Impression partagée par l’un des ravisseurs, Benoît Tangopi : ‘On s’est senti lâché’.

A Paris, l’attitude du pouvoir est identique, mais pour d’autres raisons. Les candidats à la présidentielle veulent surtout éviter la sortie de route. Ainsi, les kanaks demandent le 28 avril, par le biais d’Edgar Pisani, conseiller à l’Elysée, la nomination d’un médiateur. ‘Personne ne m’a saisi de cette question’, affirme avec aplomb François Mitterrand le soir même dans un débat électoral à la télévision. Encore un mensonge, pour éviter de trébucher.

Parallèlement, l’exécutif prépare le coup de force

Simultanément, les militaires préparent un coup de force. Alors même que les visites du capitaine Legorjus se poursuivent pour tenter de trouver un accord. Le gendarme en est convaincu : les kanaks veulent une sortie de crise honorable :

‘Alphonse Dianou voulait sortir vivant de cette affaire, avec ses camarades. J’expliquai à Bernard Pons que l’idée d’une reddition était possible. Après le second tour de la présidentielle.’

A Nouméa, une réunion rassemble tous les protagonistes pour mettre au point les techniques d’interventions. Un ‘brain-storming’ dit le général Vidal, où il est question de bombe laser, d’hélicoptère avec un canon de vingt millimètres. ‘On a surdosé la réaction’, dit l’un des participants.

Le 1er mai, dans une lettre toute tactique, François Mitterrand propose à son Premier ministre une mission de ‘conciliation’ avec deux médiateurs. Comme s’il s’agissait de ne pas endosser la responsabilité d’un échec toujours possible. Refus de Jacques Chirac.

Sur le terrain, Bernard Pons répercute ce qu’il appelle l’analyse de Legorjus : la situation empire. Faux, répond l’officier : ‘En déconnectant le temps présidentiel et le temps de la négociation, on aurait sorti tout le monde vivant’. Puis le Premier ministre appelle au téléphone le responsable militaire de l’opération Victor. Récit du général Vidal :

Jacques Chirac : ‘Que pensez-vous de l’idée d’intervenir ?

Le général Vidal : C’est possible, mais difficile et risquée.’

Chirac : ‘Que ferait les Israéliens et Margaret Thatcher dans un pareil cas ?

Vidal : Ils la feraient.’

Chirac : ‘Alors, nous allons la faire.’

Détail incroyable, Jacques Chirac demande alors à l’officier de s’engager par écrit sur les pertes envisageables : ‘Un à deux tués, six à huit blessés, minimum’, écrit-il.

Un assaut qui se termine par des éliminations de sang-froid

Initialement, prévu le 4 mai au matin, l’assaut est reporté de vingt-quatre heures, parce qu’au même moment les otages du Liban sont libérés. Pour le déclencher, il est nécessaire d’obtenir l’accord du président de la République. L’ordre est lancé le 5 mai 1988. L’opération Victor va durer huit heures.

Soixante-quinze hommes sont engagés pour délivrer les otages, rassemblés au fond de la grotte, avec les clefs de leurs menottes et un revolver. Le premier assaut dure soixante minutes, un déluge de feu s’abat sur les ravisseurs. Profitant de la mêlée, les otages se libèrent et se réfugient au fond de la cavité. Les kanaks ne les exécutent pas.

A partir de 12h30, c’est le deuxième assaut mené par le GIGN. A 13 heures, tout le monde est libre : les otages qui sont sortis par une cheminée à l’autre extrémité de la grotte et les ravisseurs qui se rendent un à un. Deux soldats du 11e Choc sont morts pendant l’assaut.

Sur dix-neuf cadavres, douze ont une balle dans la tête

La polémique démarre à cet instant. La version officielle est simple : sur dix-neuf cadavres, dix-huit ont été tués au cours du combat. Problème : douze d’entre eux ont, en plus de blessures diverses, ‘une balle dans la tête’. Pour Michel Tubiana, avocat du FLNKS, la responsabilité des assaillants ne fait aucun doute :

‘Il y a eu des exécution sommaires. Par qui ? Des militaires ? Des gendarmes ? Je ne sais pas…’

En tout cas, il y a des témoins de ces scènes. Xavier Tangopi, l’un des ravisseurs :

‘Bianconi était là. Il a été témoin de tout cela. Je ne comprendrais jamais comment un homme de justice peut faire ça.’

Jean Bianconi, aujourd’hui procureur de la République à Tahiti, n’apparaît pas le film. Parmi les victimes, certains ne font même pas partie du commando. Waïna Amossa, 18 ans, apportait le thé aux otages le matin. Il était vivant à la sortie de la grotte à la fin de l’assaut. On le retrouve mort, une balle dans la tête. D’autres sont littéralement passés à tabac, y compris le chef du groupe, Alphonse Dianou.

Les cadavres sont alors ficelés, une corde à chaque pied, puis ils sont traînés à terre et emportés vers l’aéroport de Nouméa, où pendant deux jours ils sont entassés dans un hangar par trente degrés. A ce stade, que penser de la dénégation de Bernard Pons ?

‘Je ne peux pas croire une seconde que des militaires aient pu commettre des exactions.’

Alphonse Dianou est laissé quatre heures sans soins avec une balle dans le genou, la perfusion arrachée par un militaire. Après son transfert, il meurt. Les résultats de l’autopsie sont formels : le chef indépendantiste a été passé à tabac.

Après la réélection de François Mitterrand, les accords de Matignon effacent toute trace judiciaire

Si tous les détails de l’affaire d’Ouvea ne sont pas encore publics, en particulier les archives du gouvernement et de la présidence de la République, les faits rapportés par les protagonites sont suffisamment accablants pour valoir des poursuites judiciaires. Le procureur de Nouméa, Jean-Pierre Belloli, n’hésite pas puisqu’il ouvre deux enquêtes.

La première information judiciaire, pour ‘non assistance à personne en danger’, concerne le cas Dianou. La seconde, pour ‘exécution sommaire’, s’intéresse au sort de deux des ravisseurs. Le nouveau gouvernement de Michel Rocard entame des discussions rapidement et boucle le dossier politique le 26 juin 1988, par la signature des accords de Matignon. Lesquels contiennent une loi d’amnistie qui s’applique à tous les faits de cette affaire. Fin de l’enquête.

Tortures, exécutions sommaires, non-assistance à personne en danger… en ce printemps 1988, la République a perdu beaucoup de ses repères en Nouvelle-Calédonie. Pour quoi ? La réponse tient sans doute dans cette réflexion de l’ancien preneur d’otages, Benoît Tangopi :

‘Dans cette affaire, on est tous victimes, eux aussi les autres… on est tous victimes des politiques.’

A cet instant, le silence des petits mensonges pèsent lourd, très lourd.

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  • Yifu66
    Yifu66 répond à momo29
    • Posté à 14h05 le 09/05/2008
    • Internaute 17698

    Donc vous cautionnez les trolls.

    Chacun appréciera.

    • bloqué le 24.09.09
      • Posté à 14h26 le 09/05/2008
      • Internaute 25106

      C’est toi qui trolle, Yifu.

      Personne ne t’oblige à lire un post, tu peux le passer.

      Et puis tu peux aussi aller sur le site du Figaro, personne ne t’y parlera des luttes en cours dont les médias dominants ne parlent pas.

      Je suis pour que Rue89 reste un média interactif de gauche, sur lequel on rencontre des gens actifs et pas seulement des lecteurs de gauche mais passifs.

       
      • Tophee
        Tophee répond à bloqué le 24.09.09
        en haut a gauche
        • Posté à 14h43 le 09/05/2008
        • Internaute 2159
          en haut a gauche

        Personne ne conteste le droit a Marie75 de donner son avis ou decrire un tribune. Par contre, les copier-coller abusifs perturbent le debat, ils posent de plus un probleme car le reproduction complete d’un article sans l’autorisation du journal a qui il appartient est interdite.

        Peut-etre faut-il creer un rubrique « revue de presse » sur Rue89, avec une reflexion, de commentaires sur les articles et des liens vers ceux-ci.

        On peut etre interactif et de gauche sans tonber dans le n’importe-quoi.

        • marie 75
          marie 75 répond à Tophee
          • Posté à 16h43 le 09/05/2008
          • Internaute 3563

          j’a vais passé 2 dépeches de l’APM .... Peu de media y sont abonnés (entre autre même pas le parisien)... donc rien à voir avec avec copie art. d’un canard.
          Mais si les gens se foutent de leur santé...
          et de la santé publique...
          Je l’avais fait passé ici car il n’y a vait aucun papier sur ce sujet et qu’on m’avait contacté pour faire passer.
          On aurait un dossier aavec news diverses ce serait utile et ca ouvrirait des portes vers ailleurs.
          Evidemment ... rien à voir avec sujet de fond type point virgule !

          • Adarshini
            Adarshini répond à marie 75
            Idéaliste
            • Posté à 17h29 le 09/05/2008
            • Internaute 14044
              Idéaliste

            Puisque le fil du débat est perturbé et qu’il est difficile de se concentrer sur la Nouvelle-Calédonie, j’y vais de mon petit avis...

            Je comprends la position des uns et des autres, et ma première réaction sur tes posts, c’est de lire les 3 premières lignes et zapper, pour (normalement) retomber sur le sujet du débat.

            Ca ne me gène à priori pas plus que ça, sauf au bout de 25 posts sur le bien-fondé (ou pas) de tes hors-sujets, j’en ai perdu le fil du sujet principal...

            Autre chose me gène, c’est ça : « Mais si les gens se foutent de leur santé... »
            Franchement, dire ça, c’est un poil gonflé ! !

            D’abord, je pense que la plupart de tes détracteurs ne s’en foutent pas... alors, mauvaise foi ? ? ils veulent juste suivre le fil principal du sujet, mais je suis persuadée que tu l’as bien compris...

            Et surtout, si tu peux dire avec autant d’aplomb et de provoc « Mais si les gens se foutent de leur santé... », alors je me permettrai quand même de te demander : en as-tu quelque chose à faire, du meurtre de ces kanaks ? ? ? ? ? ? Moi, ce sujet me touche, et poser un message sur les hopitaux ici, c’est quoi ? du mépris ? ...

            • A déménagé le 2 mai 2011
              A déménagé le 2 mai 2011 répond à Adarshini
              Délinquante au coin de la rue
              • Posté à 17h42 le 09/05/2008
              • Internaute 26137
                Délinquante au coin de la rue

              Marie n’est jamais méprisante et si tu la connaissais et si tu connaissais tous ses combats, jamais tu n’aurais dit ça.

              • Adarshini
                Adarshini répond à A déménagé le 2 mai 2011
                Idéaliste
                • Posté à 18h02 le 09/05/2008
                • Internaute 14044
                  Idéaliste

                Je n’éprouve pas le besoin de connaître tous ses combats, mais je veux bien connaître le combat des kanaks par exemple...
                J’espère bien que ce n’était pas du mépris... alors c’était peut-être de la provoc...

                Je la lirais avec plaisir, si la Rue nous emménage un « local de nouvelles à tout-va »...

                Ici, c’est la kanakie.

            • marie 75
              marie 75 répond à Adarshini
              • Posté à 17h51 le 09/05/2008
              • Internaute 3563

              l’art des kanaks m’intéresse bcp et c’est parce que je sais qu’il va être lu que je passe mon info sur sous-traitance ds hosto...
              Par contre, qd je trouve des commentaires qui ne m’intéressent pas je saute ... et puis c’est tout.

              C’est dommage Qu’il n’y est pas une rubrique un peu « fourre tout » qui permette defaire passer des news autre que la ligne R89. On verrait ce qui trouche le public et non seulement des réactions à de sujets imposés.
              Je pense que pour bcp nous avons des réseaux avec des infos utiles à tous. Nous pourrions partager ces infos. Ca pourrait être ca un medium citoyen.
              Il faut que R89 reste réactif ...
              Qd on a une news ... on est obligé de la filer dans une liste ...
              Par contre, il faut faire très attention à ne pas mettre R89 en porte à faux quant à des fausses news. Il en va de notre responsabilité.

              Ecrire à R89 pour faire passer, j’ai fait - au début - pour aucun résultat.
              Ensuite, il était trop tard ! ! !

              Et je ne passe pas le 10ème de ce que je reçois.

              • Adarshini
                Adarshini répond à marie 75
                Idéaliste
                • Posté à 18h13 le 09/05/2008
                • Internaute 14044
                  Idéaliste

                Là, je suis tout à fait d’accord avec toi.
                Peut-être que la rédaction de Rue89 craint les débordements dans une tribune libre ? ! ...

                Mes excuses, pour le choix des mots plus haut ; c’était de la provoc...

              • David Servenay
                David Servenay répond à marie 75
                Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
                • Posté à 19h03 le 09/05/2008
                • Internaute 8946
                  Ex-Rue89

                @ marie 75 et aux autres

                Rue89 essaie tous les jours d’être « réactif », comme vous le souhaitez, de vous donner la parole et de filtrer l’information que vous nous envoyez. Tout cela nécessite du temps, or vous nous faites parvenir de plus en plus d’infos qui, pour être vérifiées, réclament de plus en plus de temps.

                Enfin, nous faisons aussi des choix, comme toute rédaction, en fonction de l’actualité, de l’intérêt du sujet, de sa nouveauté, de ce que nous espérons pouvoir y apporter.

                Rue89 n’est donc pas le déversoir de toutes vos envies et suggestions, mais nous restons ouverts à vos propositions, que vous pouvez nous faire parvenir soit par la boite contact(at)rue89.com, soit par le chat des conférences hebdomadaires, tous les lundis à 15h.

                Petit rappel : la charte des commentaires proscrit les interventions hors sujet...

      8 autres commentaires
  • KGabou
    • Posté à 14h17 le 09/05/2008
    • Internaute 41123

    Faut pas prendre en otage des gendarmes, encore moins en tuer quatre... et lire des réactions comme « le gendarme n’aurait pas du sortir son arme » me dégoute.

    Oui ils n’auraient pas du torturer les personnes du village, mais le fait qu’à la suite de ça ils aient pu localiser le lieu de détention des otages montre bien que c’est une information qu’on ne leur a pas donné de bon coeur. Et quand on trouve 4 gendarmes tués et 16 autres disparus, on a tendance à penser que le temps presse, et le nombre de méthodes pour obtenir des informations diminue quelque peu.

    Bref, dans une certaine frange de notre société, l’agression, voire le meurtre d’un « poulet » ou d’un gendarme, est quelque chose d’acceptable... Tellement acceptable qu’on en trouve beaucoup pour défendre les preneurs d’otage. C’est bien triste. Pour ma part, ils ont franchi la ligne rouge en rentrant armés dans une gendarmerie, et se sont condamnés en tuant les militaires.

    Pour finir, les membres de GIGN, quand ils interviennent pour une libération d’otage, DOIVENT, quand l’angle de tir le permet, tirer dans la tête. Le fait que les assassins aient eu une balle dans la tête ne prouve qu’une chose, qu’ils sont bien entrainés.Seul de grosses traces de poudres sur la tête des individus pourraient faire penser à une exécution, or c’est une information que personne ici n’a.

    • lioe
      lioe répond à KGabou
      berlin
      • Posté à 15h14 le 09/05/2008
      • Internaute 6423
        berlin

      Bonjour KGABOU

      12 sur 19 avec une balle dans la tête c est asse impressionnant comme ratio non ?

      • KGabou
        KGabou répond à lioe
        • Posté à 15h50 le 09/05/2008
        • Internaute 41123

        C’est un métier.

    • Network 23
      Network 23 répond à KGabou
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 17h36 le 09/05/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      KGabou, pour l’apologie de la torture, vous devriez boire un coup avec Aussaresses, je suis sûr que vous pourrez maudire ensemble le droit français, européen et international.

  • Pierre-Dominique
    • Posté à 14h21 le 09/05/2008
    • Internaute 41130

    Beaucoup d’imprécisions dans cet article.
    Au cours de la négociation, les kanaks demandent aux membres du GIGN d’entrer dans la grotte : trois gendarmes, volontaires, le font. Ils sont alors pris en otage.

    Comment pouvez-vous parler d’assassinat des preneurs d’otages ? Ils ont pris des otages, ils ont été tués, c’est normal. C’est comme ça.
    La torture des villageois d’Ouvéa ? Avancez un peu plus d’elements avant de faire des allusions pareils...

    Avez vous rencontré l’un des membres du GIGN pris en otage ? Je l’ai moi-même rencontré, je ne peux bien sûr pas donner son nom sur Internet, mais son témoignage pourrait vous être très utile (il a été contacté par Elizabeth Drévillon).

    • David Servenay
      David Servenay répond à Pierre-Dominique
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 17h48 le 09/05/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      @ Pierre-Dominique

      Tuer des gens de sang-froid, alors qu’ils se sont rendus après avoir combattu les armes à la main, je crois que personne ne trouve cela « normal ». Ce n’est pas « comme ça » la guerre et encore moins une opération de maintien de l’ordre.

      Pour au moins deux raisons : la guerre est encadrée par des textes juridiques que tout soldat est censé connaître et respecter, y compris ceux des forces spéciales : conventions de Genève sur les prisonniers, conventions de l’ONU sur la torture... etc. Sans même parler du respect du code pénal, puisque la moitié des assaillants appartenaient au GIGN, avec comme pour la plupart des gendarmes, une habilitation de police judiciaire.

      L’autre raison est politique. Comment prétendre faire respecter le droit dans un territoire travaillé par la revendication indépendantiste, sans donner soi-même l’exemple ?

      Enfin, la dernière raison est d’ordre moral. Car si vous avez bien regardé ce film, très factuel, vous aurez compris que les acteurs qui ont accepté de répondre au documentariste, qu’ils soient kanak, ex-officier du GIGN ou simple gendarme, et bien ils sont tous choqués par l’implacable logique politique qui mène tout le monde vers une catastrophe.

      Enfin, sur la torture des villageois de Gossanah, là encore, je vous renvoie au film, dont les témoignages sont éclairants.

      • hgo04-
        hgo04- répond à David Servenay
        Citoyen Lambda
        • Posté à 10h15 le 11/05/2008
        • Internaute 40134
          Citoyen Lambda

        oua ! ! les preuves sont dans le film ? ? ?

        Mais alors ET existe ! ! ! ! et aussi mary poppins... ? ?

        Franchement, arrétez de boire et diffuser l’exceptionnel... votre poison, car c’est de cela qu’il s’agit, est fait dans quel but ? ? ? Le film parle de torture ? ? et les habitants de ghossana ? ? ils sont toujours prisonniers ? ? muets ? ?

        Vous rabaissez ce pays, parce qu’il est bon ton de le faire...

        Vous etes de ceux que Max Gallo parle dans son livre : fier d’être français..

        Moi aussi j’ai eu des contacts avec les forces de l’ordre et les calédoniens et kanaks de la nouvelle calédonie aprés ces évènements... aucun acte de « torture » n’a été signalé pas ces gens... donc votre article est fait selon un film ? ? ? quel drôle de journalisme...

        Vous auriez dû aller sur place, intérroger les gens... peut être, peut être auriez vous une certaine objectivité.. peut être....

  • Nutmeg
    • Posté à 14h23 le 09/05/2008
    • Internaute 14140

    J’avais 8 ans à l’époque de ces événements et je n’en connaissais pas les zones d’ombre, intéressantes et consternantes, exposées dans cet article.
    Un bémol tout de même à propos d’un parti pris assez évident exposé dès le début de l’article dans la narration d’une « banale occupation qui dérape [...] », « contexte historique connu ». Pour moi, même si c’est lorsqu’un officier a dégainé que la situation a dégénéré, prendre d’assaut une gendarmerie en vue de prendre des ôtages, abattre 4 gendarmes avant de s’enfuir, « paniqués », avec les autres, c’est pas banal. Une gentille opération de routine menée par de fougueux, mais pacifiques, kanaks, faut peut-être pas pousser. Si les militaire se sont rendus coupables d’exactions et de violence gratuite, c’est de toute façon révoltant, et ça mériterait sans aucun doute d’être jugé.

    • David Servenay
      David Servenay répond à Nutmeg
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 17h38 le 09/05/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Cher Nutmeg,

      Le documentaire est très clair, avec notamment le témoignage des gendarmes qui ont été pris en otages ce jour-là. Au départ, les indépendantistes ont juste l’intention d’occuper la gendarmerie, d’y faire un sit-in en guise de protestation.

      Certes, ils sont armés, mais apparemment pas si menaçants que ça. La situation bascule au moment où un officier sort son arme. Voilà, c’est factuel. Cela ne justifie en rien ce qui va suivre : le meurtre des quatre gendarmes.

      L’un des protagonistes a une expression qui résume bien le sentiment des preneurs d’otages qu’ils deviennent ensuite : ils ont eu l’impression d’avoir fait « une grosse bêtise d’écolier » et donc, de ne pas pouvoir revenir en arrière.

      • Bardamu
        Bardamu répond à David Servenay
        difficile
        • Posté à 18h22 le 09/05/2008
        • Internaute 25491
          difficile

        « une grosse bêtise d’écolier », tuer quatre gendarmes à l’arme blanche...

        C’est vrai, ça, il aurait juste fallu les tancer vertement et leur faire honte à ces vilains garnements !

        Si on ne peut plus découper des gendarmes à la machette ou en prendre en otage pour passer le temps, où va-t-on ?

         
        • parti
          parti répond à Bardamu
          punishment park
          • Posté à 21h51 le 09/05/2008
          • Internaute 36257
            punishment park

          surtout quand on sait qu’ils n’ont pas été découpés à la machette comme cela fut affirmé à l’époque...ils ont été tués de façon horrible...alors n’en rajoutez pas avec vos traits d’humour à deux balles...cela justifierait l’assaut de la grotte selon vous ?

          • Incorrect
            Incorrect répond à parti
            • Posté à 22h31 le 09/05/2008
            • Internaute 27464

            Oui...ma grosse truffe !

            • parti
              parti répond à Incorrect
              punishment park
              • Posté à 22h52 le 09/05/2008
              • Internaute 36257
                punishment park

              de retour le fatfaf menteur ? un béotien (pas un bétotien) qui cofond truffe et morille ne peut être que le gland du chêne qui l’a laissé tombé...t’as bien échancré ta chemise ce soir, spécialiste ès mst ?

              • Incorrect
                Incorrect répond à parti
                • Posté à 09h01 le 10/05/2008
                • Internaute 27464

                Tu m’en fais un beau de béotien...qui ne connaît même pas ce qu’est un adagio, ni Samuel Barber. Va ! je te laisse à ta « danse des canards » c’est de ton niveau. Grosse truffe

        • compte supprimé 24
          • Posté à 21h52 le 09/05/2008
          • Internaute 8330
        7 autres commentaires
  • veran22
    • Posté à 14h57 le 09/05/2008
    • Internaute 41136

    Et ça continue !
    Les méchants blancs, les gendarmes et le gouvernement contre les gentils noirs, les preneurs d’otages...
    On marche sur la tête !

    • lioe
      lioe répond à veran22
      berlin
      • Posté à 15h21 le 09/05/2008
      • Internaute 6423
        berlin

      Bonjour veran22

      ou avez vous lu ou vu un quelconque rapport avec une histoire de mechant blancs ou de gentils noir.
      De quoi parlez vous, connaissez vous au moins les tenants et les aboutissants de cette histoire.
      C est de la pure paranoïa obsessionnelle

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h21 le 09/05/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    La raison d’Etat est capable du pire... Nous le voyons encore pour l’Affaire de la grotte d’Ouvéa. Il y a une nouvelle loi qui devrait sortir sur la divulgation des dossiers des archives. Oh, je ne me fais aucune illusion car il semblerait que la durée pour la divulgation de dossiers sensibles aille au-delà de 20 ans... !

    Lien

  • bloqué le 24.09.09
    • Posté à 15h24 le 09/05/2008
    • Internaute 25106

    Certains commentateurs n’ont pas en tête la situation de l’époque, qui était clairement une situation coloniale : la France était-elle légitimement en Nouvelle Calédonie ? Toutes les richesses étaient dans les mains des blancs, les kanaks étaient une population pauvre et reléguée sur son propre territoire ancestral.
    Dans ce contexte, des opérations violentes contre la France occupante sont légitimes.

    Le pouvoir de l’époque aurait pu négocier. Il a préféré tuer, y compris des jeunes gens porteurs de thé, qui n’avaient aucune responsabilité. On a torturé et assassiné pour conserver le pouvoir aux blancs.

    Plus tard, Rocard a négocié et une Mine de nickel a été rendue aux communautés kanakes (ou partagée, je ne me souviens pas du détail), et ce partage plus équitable des richesses a calmé suffisamment le jeu pour que la revendication d’indépendance s’estompe.

    • KGabou
      • Posté à 16h02 le 09/05/2008
      • Internaute 41123

      « Il a préféré tuer, y compris des jeunes gens porteurs de thé, qui n’avaient aucune responsabilité »

      C’est précisément ce genre de raccourci orienté et irresponsable que je critique : crois-tu réellement qu’un soldat s’est dit « Tiens le petit à la théière je vais me le faire » ?

      Vous critiquez la décision de mener l’assaut en vous basant simplement sur ce qui est dit dans cet article (au parti pris limite honteux). Mais comme cela a été dit plus haut, les terroristes (car c’est bien de cela qu’il s’agit, pas d’un mouvement de libération) ont, durant les discutions, pris en otages des négociateurs !

      • bloqué le 24.09.09
        • Posté à 16h44 le 09/05/2008
        • Internaute 25106

        Non Kgabou, je me base sur mes souvenirs de l’époque. A l’époque, si on suivait l’info sur les évènements en Nouvelle Calédonie, on percevait bien que les kanaks n’étaient pas des « méchants assoiffés de sang », mais des colonisés qui tentaient de préserver leur pays et d’y faire survivre leur culture.
        Et je me souviens de mon sentiment après l’assaut sur la grotte d’Ouvéa : on ne nous disait pas la vérité sur ce qui s’était passé et le racisme de l’UMP et de Pons, qui faisait à l’époque des déclarations guerrières contre les kanaks, avaient conduit à un massacre.

        Je me base aussi sur le documentaire de France 2 d’hier soir où les mensonges de Bernard Pons sont démontrés.

        Bernard Pons est un menteur et un assassin.

      • Adarshini
        Adarshini répond à KGabou
        Idéaliste
        • Posté à 17h42 le 09/05/2008
        • Internaute 14044
          Idéaliste

        « crois-tu réellement qu’un soldat s’est dit “Tiens le petit à la théière je vais me le faire” ? »

        Comme vous le dites plus haut : « c’est un métier »

        Si on leur dit de tirer dans le tas, je suppose qu’ils ne font pas le détail de qui tient la théière ou le jeu de carte...

         
        • hgo04-
          hgo04- répond à Adarshini
          Citoyen Lambda
          • Posté à 10h31 le 10/05/2008
          • Internaute 40134
            Citoyen Lambda

          « » »
          Comme vous le dites plus haut : « c’est un métier »

          Si on leur dit de tirer dans le tas, je suppose qu’ils ne font pas le détail de qui tient la théière ou le jeu de carte...
           » » »

          Le journalisme aujourd’hui, c’est la même chose.. S’il est bon ton de s’en prendre à ceci ou cela, ils ne font pas de détail...

        1 autres commentaires
      • verseau974
        verseau974 répond à KGabou
        • Posté à 13h27 le 12/05/2008
        • Internaute 38841

        Petite question : qu’est qu’un terrorriste ? N’est ce point celui qui se rebelle contre l’aurotité établie ? Mais lui, le terrorriste , de son point de vue , il ne l’est pas . Il se bat pour sa patrie, sa culture. Si je me souviens bien, la Nouvelle Calédonie était deja peuplée avant l’arrivée des Occidentaux non ? donc il y a colonisation et approrpiation entre les mains de colonisateurs des richesses du sous sol néo-calédonien. 2tant né outremer , et ayant vécu dans une ancienne colonie française, je pense un peu savoir de quoi ej parle

  • ZYXXYO
    ZYXXYO
    Ingénieur Informaticien
    • Posté à 16h04 le 09/05/2008
    • Internaute 13909
      Ingénieur Informaticien

    Finalement cela ressemble vraiment à la situation tibétaine : des indépendantistes qui dérapent et sont des assassins en tuant 4 gendarmes métropolitains (au Tibet c’était 20 chinois Han lynchés ou incendiés), un état qui rétablit l’ordre par la force et tue 20 assassins (en Chine des centaines de manifestants).
    Ajoutons à cela des mensonges d’état et les journalistes interdits, cela ne ressemble t-il pas au Tibet ?

    Je ne prends même pas parti pour un camp, qui suis je et quelles informations (complètes) ai-je pour démeler le vrai du faux de ces histoires très graves.

    Pour la nouvelle Calédonie, personne ne s’est opposé aux JO d’Albertville quelques années plus tard, personne n’a parlé d’un badge porté par les athlétes français, pour la cérémonie d’ouverture pour la vingtaine de kanaks tués, personne en France avec une banderole « Free Kanakie ».
    Et puis, pourquoi Delanoë ne fait t-il pas citoyen d’honneur de la ville de Paris un indépendantiste kanak ?

    Vous avez dit hypocrisie ?

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 16h17 le 09/05/2008
    • Internaute 11910

    Ouvéa... C’était il y a si longtemps.
    J’ai vu ce reportage hier soir. Les preneurs d’otages étaient noirs. Si noirs. Et la grotte semblait si insalubre... Si insalubre... Et puis il y avait ces élections... Les gouvernements changent... Les candidats aussi. On a les Karcher qu’on peut. Les dalles d’Argenteuil qu’on mérite. Je me demande même si cette affaire a troubler le sommeil de nos grands hommes un seul instant... Ils étaient si noirs...
    Ce n’est pas une affaire... Ce soir là, la plupart de nos concitoyens, en apprenant la nouvelle, ont repris des moules, pour peu qu’il en restât...

  • Pierre-Dominique
    • Posté à 16h21 le 09/05/2008
    • Internaute 41130

    Affligeant ces commentaires !
    Situation coloniale ? N’utilisez pas des mots comme cela, à tort et à travers... Oui il y a des blancs en Nvlle-Calédonie, comme il y a des kanaks en metropole, des bretons en Alsace ou des noirs dans mon quartier... jusqu’à preuve du contraire, en France, on peut vivre dans une région sans que celle-ci soit « son propre territoire ancestral ».
    Les kanaks avaient le droit de manifester, de faire signer des petitions, d’organiser des meetings, de distribuer des tracts, bref d’agir comme n’importe qui dans une démocratie, mais pas de violer les lois ou de tuer des gendarmes. La comparaison avec le Tibet est sans fondement.

    Rappel : nos gars du GIGN ou des forces spéciales représentent le meilleur de la Nation. Surentrainés, excellents dans leurs domaines, ils sont prêts à verser leur sang pour la Patrie, libérer des otages ou agir dans l’intérêt de la France. Ce ne sont pas des viandards, mais des types qui forcent le respect méritent l’admiration de leurs compatriotes.

    • bloqué le 24.09.09
      • Posté à 17h12 le 09/05/2008
      • Internaute 25106

      Quand il y aura une institution indépendante pour contrôler l’armée et les forces de l’ordre je voudrais bien accepter d’admirer qui vous voudrez. Pas avant.

      Actuellement je pense que les pratiques des forces de l’ordre et de l’armée française sont en plusieurs lieux très loin d’être dignes.

      • Pierre-Dominique
        • Posté à 17h32 le 09/05/2008
        • Internaute 41130

        Cette institution independante existe, elle s’appelle... la justice.
        Lorsqu’un gendarme du GIGN tue un preneur d’otage,un forcené, ou un individu armé qui tire sur quelqu’un par exemple, le procureur de la Republique ou son substitut entend le supergendarme, et determine s’il y a eu legitime defense.
        Si l’utilisation de l’arme est contesté, par les familles par exemple, celle-ci peuvent saisir la justice.

         
        • Pierre-Dominique
          • Posté à 17h34 le 09/05/2008
          • Internaute 41130

          Pour les forces spéciales, une part de secret entoure necessairement leurs actions. C’est à ce prix que l’on peut defendre la France contre ceux qui la menacent.

        • bloqué le 24.09.09
          • Posté à 18h31 le 09/05/2008
          • Internaute 25106

          Pierre-Dominique, Amnesty a protesté il y a quelques mois sur la manière dont la justice française enterre régulièrement les plaintes contre les forces de l’ordre française. Il n’y a qu’infiniment peu de plaintes traitées et la justice croit assez systèmatiquement la version des forces de l’ordre. Ce n’est pas une bonne manière d’éliminer les brebis galeuses.

          Ensuite je ne partage en rien ta foi dans les forces spéciales faisant leur coup dans le secret, pour nous protéger. C’est la transparance et l’éthique qui nous protège, c’est pour cela que l’alliance avec Bush, le tortionnaire assassin, est consternante.

          • wieeinstlilimarleen
            • Posté à 18h13 le 10/05/2008
            • Internaute 6659

            Quand un membre des forces de l’ordre est relaxé d’une accusation portée contre lui, c’est par l’action de la Justice. La Justice respecte les lois, jusqu’à preuve du contraire.

            Une relaxe n’est pas un vague « enterrement ». On pourra prendre Amnesty International au sérieux lorsqu’elle reconnaitra ce fait. Ou alors lorsqu’elle démontrera que la Justice défaille, ce qui n’est pas à présent le cas : être mécontent d’un résultat ne prouve rien. Dans un procès, il y a au minimum une partie mécontente.

        3 autres commentaires
    • Bebert Cassandre
      • Posté à 19h40 le 09/05/2008
      • Internaute 11910

      Mon Pierre Dominique...
      Pascal Sevran est mort...
      Va falloir reprendre des moules encore, au risque d’une indigestion...
      Il n’aimait guère les noirs Pascal Sevran... Enfin, il les aimait peu. Par contre il aimait beaucoup la chanson française notre bon Pascal... Enfin la vraie... Genre « Maréchal nous voilà »... Celle qui vous prend aux trippes !
      Pascal Sevran est mort mon cher Pierre Dominique.Et je suis triste ! Je ne sais plus que faire de toutes ces coques de moules qui m’encombrent la vie. A force d’en reprendre ça en devient même indécent.
      Je suis d’accord avec vous, c’est beau un militaire ! C’est beau et c’est viril. ça vous sauve une patrie pendant qu’on les mange, ces putains de moules. Pascal Sevran, « Dieu ait son âme et surtout qu’il sache quoi en faire » aurait aimé les militaires d’Ouvéa qui, au risque de leurs vies, ont su anéantir cette vermine cavernicole.
      Mon cher Pierre Dominique, une question, êtes vous naturellement ce que vous êtes ou vous entraînez vous à devenir chaque jour meilleur ?

  • elliotness
    • Posté à 16h44 le 09/05/2008
    • Internaute 36312

    De nombreux anciens soldats métropolitains dépêchés sur place pour sécuriser l’île, peuvent témoigner d’exactions comme le lâchage par hélicoptère de prisonniers sans parachute, et de l’atmosphère embrouillée qui a caractérisé cette opération surmilitarisée.

    Il conviendrait de retrouver et compiler les souvenirs de ces jeunes engagés, plus prompts à établir la lumière historique sur cette énième affaire d’Etat.

    D’aucuns se servent de la République comme un Autrichien de sa fille.

  • lioe
    lioe
    berlin
    • Posté à 16h51 le 09/05/2008
    • Internaute 6423
      berlin

    Message a RUE89

    Un echange entre incorrect et moi a disparu, je m etonmne de cette disparition.Notre echange concernait l article et ni lui ni moi n avont utilise un voabulaire agressif et vulgaire

    puis je en connaitre la raison
    Merci de me repondre

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à lioe
      journaleux - blogueur
      • Posté à 17h25 le 09/05/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Pour ma part, il y a aussi un message concertant la rediff de ceci :
      Lien
      qui risque d’être trappée par la mort de Sevran, et ce avec deux (au moins) autres interlocuteurs qui a disparu. ce devait être vers les 15h30. Avant 16h en tous cas.

    • compte supprimé 24
      • Posté à 22h15 le 09/05/2008
      • Internaute 8330

      Idem. Grève de clavier.

  • gérard lambert
    gérard lambert
    travailleur de - pour gagner+
    • Posté à 17h38 le 09/05/2008
    • Internaute 26631
      travailleur de - pour gagner+

    toujours la suffisance du colon pour le colonisé,pourquoi utiliser des moyens disproportionnés pour liberer des otages de « résistants » pour la plus part effrayés par le tournure des évenements,meme les otages ont déclaarés ne pas avoir été maltraités.
    En tout cas une fin affreuse digne des repressions de la soldatesque francaise toujours en mal d’une revanche,toujours raciste,toujours pret a defendre le fort contre le faible.
    Voir a ce sujet le reportage sur les massacres de Sétif le 8 mai 1945 ou un colon se vante d’avoir tué + de 80 « pinsons »,la aussi la balle dans la tete était utilisée (décidemment que de tireurs d’élite dans notre armée ).
    Si un jour la vérité se fait jour , il y a fort a parier que nombre de politiques (et leurs larbins politiciens ou journalistes) n’auront plus que leur chapeau à manger à defaut de condamnation .
    vite du goudron et des plumes ! c’est ce qu’on peut leur souhaiter de « moins pire ».

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