Des sans-papiers se rebiffent contre la CGT
Des travailleurs sans-papiers ont investi vendredi la Bourse du travail à Paris pour protester contre la CGT qui les a « menés en bateau » dans les négociations sur la régularisation au cas par cas.
Lire sur Liberation.fr- 1585 visites
- 19 réactions















7







/seccotine
/seccotine
On peut aisément comprendre la réaction des Sans-Papiers qui se sont vus triés sur le volet par la CGT. Dans les faits, ne pouvaient être admis à s’inscrire que ceux qui pouvaient justifier de 3 bulletins de salaire, d’une syndicalisation en bonne et due forme (avec paiement à l’avance de plusieurs cotisations). Nombre d’entre eux se sont vus rejetés et priés de retourner chez eux. Pour les autres, arrivés trop tard, le leader médiatique de la CGT (article paru dans le Parisien) leur disait d’attendre l’interview de Sarkozy. On a vu ce que ça a donné. Des personnes présentes sur le lieu d’occupation ont entendu l’une des responsables s’exprimer « Vous allez nous faire foirer nos mille dossiers ». Ceci aurait donc tendance à confirmer qu’il y a eu entente entre le Ministère de l’Immigration et la CGT. Que deviennent, ceux qui n’ont pas eu l’heure de plaire au syndicat ? Est-ce le rôle d’un syndicat de devenir partenaire du Ministère (en brisant une lutte qui prenait déjà beaucoup d’ampleur). Est-ce le rôle d’un syndicat de marcher main dans la main avec les patrons qu’elle présentait comme « négriers, etc. » il y a peu de temps ? La Préfecture renvoyant les Sans-Papiers à la CGT. Est-ce le rôle d’un syndicat d’être transformé en « Annexe de la Préfecture ». Les 296 personnes rejetées dans l’Essonne après leur occupation qui a duré 5 mois, ont eu tout le temps d’apprécier ce que pouvait faire la CGT pour eux (dont certains étaient syndiqués). Le mouvement récent fut extraordinaire parce qu’il a mis en exherbe la stupidité de ces Lois, mais hélas trop vite jugulé. Pour quelles raisons ? A qui profite le crime ? Je comprends donc la colère légitime des Sans-Papiers à qui l’on a demandé d’attendre pour ensuite leur dire que c’était trop tard. Il n’est donc pas étonnant qu’ils se sentent floués et qu’ils aillent demander des comptes à l’un des partenaires de cet accord qu’ils ne souhaitaient pas et dont ils ne connaissent d’ailleurs toujours pas la teneur, la CGT ne s’étant pas exprimée depuis l’arrêt de cette action, bien qu’elle se soit trouvée souvent mise en accusation. Elle n’a pas apporté de démenti.




Partager