Zoom sur... 01/07/2007 à 03h30

Énergie : la concurrence n'est pas la panacée


La fin du monopole d’EDF et GDF pour les particuliers suscite la méfiance des consommateurs et des politiques.


A Goulien, dans le Finistère, en 2001 (Mal Langsdon/Reuters)

Aujourd’hui 1er juillet, le marché français de l’énergie s’ouvre à la concurrence pour les 25 millions de particuliers abonnés à l’électricité et les 11 millions d’abonnés au gaz. Dictée par une directive européenne, cette révolution –c’est la fin de soixante et un ans de monopole d’EDF et de GDF– est loin de susciter l’enthousiasme général.

« Tout commence aujourd’hui… Faisons l’histoire ! “ Lorsqu’il présente en mai ses offres de vente d’électricité aux particuliers, le médiatique PDG de Poweo, Charles Beigbeder, est aux anges. Pourtant, sur les 25 millions d’abonnés à l’électricité, seuls 350 clients ont décidé de quitter leur opérateur historique pour participer à l’aventure dès son lancement. Bien sûr, d’autres suivront. Mais ces dernières semaines ont donné lieu à un véritable tir groupé d’associations de consommateurs, syndicats, fédérations de collectivités locales et formations politiques contre l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie aux particuliers.

Surtout pour l’électricité. Ainsi, lorsque Poweo assure, sur son site Internet : ‘ Une énergie moins chère. Vous ne pouvez qu’y gagner ! , l’UFC-Que Choisir répond : L’écart va se creuser entre les tarifs réglementés (fixés par le gouvernement et proposés par EDF, ndlr) et les prix de marché. Vous avez tout à y perdre.’ Le n°2 du gouvernement en personne, Jean-Louis Borloo, a, vendredi, mis en garde les consommateurs : ‘ Informez-vous, réfléchissez ! La sortie du tout réglementé, c’est une fois.’ Car le client qui aurait succombé aux supposés délices du marché mais trouvé la potion amère ne pourra pas revenir au tarif réglementé. ‘ Une conception dogmatique de la concurrence.’

Les professionnels ont, eux, obtenu à titre provisoire la possibilité de faire partiellement machine arrière. Ils s’étaient plaints de la flambée des prix à laquelle ils ont dû faire face après avoir, dans un premier temps, bénéficié d’une baisse. Scénario que redoutent justement les opposants à la mise en concurrence. ‘ Les consommateurs devront se méfier des offres mirobolantes qui peuvent s’avérer, dans un deuxième temps, bien moins intéressantes que ce qu’affirme la publicité’ , avertit l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV).

Une crainte partagée par la grande majorité de la classe politique, droite et gauche confondues. Ainsi, les députés ont autorisé le premier occupant d’un logement à rester au tarif réglementé jusqu’en 2010 pour son électricité (mais pas pour le gaz) alors que la loi lui imposait de basculer dans le marché. Ils l’ont justifié par un risque de ‘ renchérissement de sa facture de 60%’ s’il faisait jouer la concurrence ! L’UMP Jean-Claude Lenoir –par ailleurs médiateur national de l’énergie– a défendu cette mesure au nom du refus ‘ d’une conception dogmatique de la concurrence’ . La Commission européenne, grande prêtresse de la libéralisation des marchés de l’énergie, devrait-elle se sentir visée ?


A voir :
Energie : ce qu’il faut savoir
avant de passer à la concurrence

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  • Anonyme

    Beaucoup de procès en perspective non seulement entre fournisseurs et clients mais entre propriétaires qui seront pénalisés par le choix des tarifs libres d’un locataire et le dit locataire. Choix qui risque de diminuer le prix de revente du bien surtout si les tarifs libres augmentent comme cela est prévisible du fait de la pénurie de pétrole. D’autre part la location d’un bien aux tarifs libres risque d’être plus difficile toujours pour la même cause. Tout cela étant dû à l’irréversibilité du choix. L’État y trouvera son compte, l’augmentation des tarifs implique un accroissement des recettes fiscales par la TVA sur l’énergie.
    Les sujets d’inquiétude ne manquent pas celui ci en est un. Les électeurs pourront peut-être infléchir cette politique qui risque d’être désastreuse pour les plus pauvres. Voir l’inflation progresser ferra peut-être reculer les dogmatiques libéraux. Beaucoup de discutions et de conflits en vue.

    • Anonyme

      On peut effectivement prévoir de nombreux contentieux. Il est à craindre que, prenant prétexte de cette situation, le gouvernement décide plus vite que prévu de supprimer les tarifs EDF réglementés, qui sont de toute façon appelés à disparaître.

      • Anonyme

        La loi est passée, les tarifs sont réglementés et le resteront jusqu’en 2010.

         
        • julien.ente
          • Posté à 19h17 le 01/07/2007
          • Internaute 2999

          Il me semble qu’il y déjà eu de belles promesses dans ce dossier dont une venant de celui qui allait devenir président de la république et qu’elles n’ont « pas vraiment » toujours été tenues.

          Vous pouvez être surs que tous les futurs problèmes seront attribués aux pesanteurs du service public (sic) et du manque de concurrence (re-sic)....

        • Olivier Schneid
          Olivier Schneid
          Auteur(e) de l'article
          • Posté à 21h13 le 01/07/2007
          • Internaute 11614

          Pour votre information, la loi française prévoit le maintien des tarifs réglementés en matière d’électricité jusqu’en 2010 en ce qui concerne ce que l’on appelle les nouveaux sites (autrement dit, les logements qui n’ont jamais été raccordés précédemment). Pour tous les autres (par exemple votre logement actuel), la loi ne fixe aucune date pour la disparition des tarifs réglementés (ni dans l’électricité, ni dans le gaz). Certains affirment qu’ils disparaîtront en 2010 mais c’est là de la pure spéculation.

          • Anonyme répond à Olivier Schneid

            bonjour,
            Ce n’est pas pure spéculation, j’ai cherché les textes de loi (très longs à trouver,sourires) et j’ai écrit à Poweo et surtout à EDF et là enfin j’ai eu confirmation d’une date que le monsieur assure. 2010

            • Olivier Schneid
              Olivier Schneid
              Auteur(e) de l'article
              • Posté à 14h32 le 02/07/2007
              • Internaute 11614

              Poweo affirme sur son site Internet que « Le marché régulé aura complètement disparu au 1er juillet 2010 » mais il s’agit là, soit d’une erreur d’interprétation des textes, soit d’un voeu relevant d’une spéculation. Et si EDF vous a confirmé une telle information, c’est (au mieux) une erreur de la part de cette entreprise. Je ne peux que me référer aux textes : la date de 2010 fait référence à la disparition des tarifs réglementés seulement en ce qui concerne ce que l’on appelle les nouveaux sites - et donc pas votre logement actuel (voir mes commentaires précédents).

              • Sansonnet
                Sansonnet répond à Olivier Schneid
                Fréjus
                • Posté à 18h10 le 02/07/2007
                • Internaute 7896
                  Fréjus

                un extrait du mail reçu d’EDF
                Je me dois de rester neutre sur ce genre de demande mais sachez que l’éxpérience montre que cette ouverture n’a pas que du bon, en ce qui concerne notamment le changement d égibilité c est à dire le fait de partir à la concurrence ou de sortir du tarif historique ( celui qui est actuellement facturé au client et qui est régulé et pour lequel l état a donné sa garantie que le prix jusqu a 2010 n’augmente pas plus
                vite que l inflation ) on parle alors de nouvelles offres ou le
                prix de l énergie est libre ( marché de l énergie déregulé ),
                Mais bien sûr, tout reste possible (sourires) les surprises surtout...

        5 autres commentaires
    • Anonyme

      si je me base sur l’ouverture du marché de l’énergie en Allemagne, je peux dire que ma mère paye plus de 3000 Euro par an pour 5 radiateurs, 1 frigo, 1 congélateur, 1 chauffe-eau, une cuisinière et un aspirateur. Les radiateurs bénéficient d’un tarif nuit. Ces tarifs (de Saarlorlux) sont tout à fait prohibitif et de plus en plus se pose la question pour les retraités notamment « se chauffer en hiver ou manger », faire les deux, ce ne sera plus possible. Il ne faut pas se faire des illusion, la France prendra le même chemin. Je suis d’accord pour dire que rester avec EDF et le tarif règlementé sera bientôt un plus lors de la revente dudit bien.

    • Anonyme

      je comprends rien à tout ça. Je croyais quedfetgdf étaient privatisés déjà ! ! et alors ça change quoi pour moi : me faire plumer par un groupe ou par 5 la différence elle est où ? Beaucoup d’analyses et de réactionneurs qui, comme moi, seront eux aussi plumés ! ! ! !

    • Anonyme

      L’Union Européenne et tout le cirque ne sont qu’une arnaque. Le pouvoir qui se dissimule derrière est celui des représentant de quelques actionnaires richissimes des multi-nationales. La structure et les autres dans le même genre, OMC par exemple, n’ont été construite que pour court-circuiter les droits démocratiques des citoyens de chaque pays, de maitriser et de choisir leur destin. Les traités qui nous dépouillent ne font jamais l’objet de référendum, ni même d’un débat à l’assemblée avant leur ratification.

      • Anonyme

        Pour le coup tu es à coté de la plaque. Dans le cas précis de la libéralisation, on est en face d’une réaction purement idéologique de la commission. Il est vrai que tout part probablement d’une demande des industriels qui croyaient y gagner en s’abstenant une fois de plus de payer leur écot à l’entretien et l’investissement dans les infrastructures. Ca a été vrai dans un premier temps, mais il se sont rendu compte qu’un scénarios à la californienne était tout ce qu’il y a de possible en europe, et ils payent maintenant au prix fort.

        Le gouvernement a donné quittus aux industriels en acceptant deux mécanismes, primo la négociation directe des electro-intensifs( type Pechiney, saint-gobhain, etc..) pour des contrats long terme avec EDF (excelsium), et l’instauration d’un tarif transitoire de retour avec des prix garantis au maximum 20 ou 30% au dessus du tarif régulé(TARTAM).

        En remettant en cause ces deux points, et surtout le dernier, et en engageant une enquête pour vérifier si c’est assimilable à des aides d’état, donc remboursable par les industriels, Bruxelles se coupe clairement de ses mandants (on peut également appeler ça des lobbies) par dogmatisme pur et simple ou parce que accepter une exception pour un secteur de cette taille à la « concurrence libre et non faussée » c’est remettre en cause le pilier principal de la construction européenne et son idéologie sous-jacente.

  • Anonyme

    Vivent l’énergie, l’électricité, le gaz, EDF, la CLVC, M.Borloo et ......les filles nues dans BILT ! ! ! ! ! ! !

  • Anonyme

    Si c’est une directive communautaire qui impose, comment et quand çà se passe dans les 26 autres états ?

    On nous dit que grâce au nucléaire, EDF a des coûts de production plus faibles ; il doit donc pouvoir aller piquer des clients dans les pays voisins, plutôt que de vendre ses surplus sur le marché de gros de Vienne.
    Je n’ai rien vu à ce sujet !

    Y a-t-il un journaliste à Rue89 ?
    Et si je suis là, c’est que je croyais que Oui !

    • Jackpot
      • Posté à 09h49 le 01/07/2007
      • Internaute 11320

      Eh oui, c’est bien le cas... mais Lisbonne est passé par là.

      Jacques

    • CF
      CF
      • Posté à 23h28 le 01/07/2007
      • Internaute 1571

      Ne nous trompons pas. Le fait qu’EDF produise de l’électricité d’origine nucléaire ne peut pas rapporter aux seuls français. Toute offre quelque part doit pouvoir être répétée partout sur le territoire européen. Ce qui explique que l’électricité en gros (celle qu’achètent les grands consommateurs industriels) a fortement augmenté en France. Désormais la production d’électricité nucléaire n’est plus du tout un avantage comparatif pour la France et elle profite à toute l’Europe. Ce qui est un comble puisque de nombreux pays ont refusé le nucléaire.

      • Anonyme répond à CF

        Suis pas sur d’avoir bien saisi.

        En fait, le mécanisme de formation du prix de l’electricité se fait sur ce qu’on appelle le cout marginal du dernier moyen de production appelé.

        En gros, il y a les moyens dits de base, hydraulique au fil de l’eau, nucléaire, qui ne coute pas cher en combustible. En fonction de la demande, hors delestage i.e. coupures de courant dans certains quartier, on appelle d’autres moyens, généralement dans l’ordre centrales au charbons, cycles combinés gaz, cycles simples(turbines à gaz seules) à cout croissant.

        Même si le cout d’un MWh nucléaire est moins élevé, il n’y a aucune raison de le vendre moins cher que celui du MWh d’un CC. (à nuancer par le fait que certains MWh ont été vendus aux enchères des semaines auparavant ou font l’objet de contrat long terme etc..).

        Reste que si tous les pays étaient déconnectés, il y aurait des déséquilibres de prix entre eux, relatifs à la structures de leur mix energetique et des positions plus ou moins oligopolistiques.

        Les pays étaient en partie interconnectés, les tarifs tendent à se rééquilibrer. Comme il n’y a plus de réelle surcapacités en pointe, cela se fait vers le haut du panier, en l’occurence l’allemagne ou l’italie. D’ou grimpette des tarifs de gros en base mais surtout en pointe, en France.
        (On a pu observer un phénomène identique en ce qui concerne le prix du gaz anglais aprés la mise en service au début des années 2000 de leur gazoduc sous la manche).

        Donc, ce n’est pas l’europe qui bénéficie du nucléaire pas cher, c’est le nucléaire pas cher qui bénéficie des tarifs élevés en europe.

        Ceci dit, pas de miracle, avec le tarif du MWh en 2000 aucun investissement n’était rentable. Avec le vieillissement des capacités, il était inévitable que les prix montent, et nous sommes actuellement dans une frénésie d’investissement dans toute l’europe, surtout sur les moyens thermiques.

         
        • Anonyme

          Dans un marché déréguler, comment fait on pour provisionner le futur coût de démentellement des centrales nucléaires dont le montant n’est actuellement pas bien évalué ?

        1 autres commentaires
  • Oursin de pôche
    Oursin de pôche
    décroissant pur beurre
    • Posté à 08h40 le 01/07/2007
    • Internaute 1320
      décroissant pur beurre

    Maintenant il faudra aussi rester vigilant à ce que des ententes entre constructeurs et vendeurs d’énergies, il est annoncé que lorsque qu’un domicile est passé au privé il ne peut plus revenir en arrière, attention que la responsabilité de choisir le fournisseur reste l’apanage du particulier par exemple dans les HLM....

    • Olivier Schneid
      Olivier Schneid répond à Oursin de pôche
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 21h25 le 01/07/2007
      • Internaute 11614

      L’abonnement demeure une affaire strictement privée. Autrement dit, un organisme HLM par exemple ne peut intervenir en la matière, le choix appartient au locataire et à lui seul. En revanche, l’organisme HLM (toujours pour reprendre cet exemple) peut décider de confier le contrat de fourniture électrique et/ou gaz des parties communes (et privées s’il y a chauffage collectif) à l’opérateur de son choix.

  • Jackpot
    • Posté à 09h46 le 01/07/2007
    • Internaute 11320

    Merci qui ? Merci Jospin avec la ratification des accords de Lisbonne consacrant ce que nous vivons aujourd’hui sur l’énergie gaz et électricité.... Alors les larmes de crocodiles ça va bien mais le repère de PS qu’est Rue89 doit maintenant prendre ses responsabilités et dire cela clairement.

    Merci encore... pour tout ce que vous avez fait pour le marché libre et non faussé, je vais enfin pouvoir faire aussi des profits sur l’énergie.

    Au fait, le non retour au tarif régulé n’est pas une invention du gouvernement mais c’est explicitement ce que l’accord de Lisbonne contient et ce que l’Europe impose.

    Jacques

    • Anonyme répond à Jackpot

      Tout à fait d’accord avec Jackpot en ce qui concerne « les larmes de crocodiles » de Rue89 (peut-être) mais plus généralement du PS sur ce sujet de l’électricité mais aussi sur bien d’autres.

      Leurs « larmes » lors des deux dernières défaites aux présidentielles (et législatives) de 2002 & 2007 sont les conséquences de leur choix européens de Lisbonne (2000) et Barcelone (2002 malgré le signal non pris en compte des élections cantonales de 2001).

      En effet, il ne faut pas oublier que pour l’instant c’est Mr. Jospin qui détient toujours le triste record en matière de privatisation même si celle d’EDF a été finalisée en 2005 par MM. Breton et Villepin.

      • Anonyme

        Et alors...
        N’a-t-on pas le droit d’être de gauche et pour autant, d’être insatisfait de certaines décisions prises par ces mêmes gouvernements ?
        Sous prétexte qu’on est du même bord, on a rien à dire, de même on a pas le droit d’être d’accord avec des projets de droite ? On est pas obligé de soutenir ou de s’opposer bêtement !
        Ceci vaut également pour les citoyens de droite...

    • Olivier Schneid
      Olivier Schneid répond à Jackpot
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 21h29 le 01/07/2007
      • Internaute 11614

      Les directives européennes de juin 2003 qui ont instauré le calendrier de l’ouverture des marchés de l’énergie aux particuliers au plus tard le 1er juillet 2007 ne disent rien sur le sujet que vous évoquez de la réversibilité ou non. La responsabilité de la décision de ne pas autoriser le client à revenir au tarif réglementé dès lors qu’il a fait le choix du marché (ce que l’on appelle donc la non réversibilité ou l’irréversibilité) revient par conséquent au législateur français, et à lui seul.

      • CF
        CF répond à Olivier Schneid
        • Posté à 23h34 le 01/07/2007
        • Internaute 1571

        Je ne pense pas que le législateur européen se soit intéressé à la question du retour dans le giron régulé. Pour la bonne raison qu’il en refuse l’idée et je suis certain que dans quelques années, cette question ne se posera plus. Enfin, chacun pense que la régulation par l’Etat est un avantage pour les clients. Oui, à condition que les prix augmentent moins vite que sur le marché libre. Ce qui met en danger le vendeur d’énergie sur le moyen terme. Enfin dans le domaine du gaz le seul intérêt de la régulation est l’instauration d’un délai de report des augmentations à l’achat. Et des diminutions...
        Un seul regret pour moi : les entreprises nationales gardent la main sur la totalité de la chaîne. Et ce la me semble particulièrement dangereux pour une libéralisation des prix.

      • Jackpot
        • Posté à 14h40 le 03/07/2007
        • Internaute 11320

        Faux, ce sont bien les représentants européens dont les français qui ont mis en place le cliquet d’irréversibilité pour empecher le retour vers le tarif régulé. Ce cliquet infernal va nous écraser sur le mur de la concurrence captive et faussée du capitalisme rayonnant telles des mouches prises au piège.

        Jacques

  • Anonyme

    conséquence des traités signés en douce et qui ont fait capoter le projet de constitution. Saurons nous mettre un terme à la libre concurrence non faussée pour imposer une europe sociale, solidaire , écologique ? les bulletins de votes sont entre nos mains sachons réfléchir avant de s’en servir !
    rappelons nous l’époque des carburants à prix imposé par l’état : partout en france le même prix et partout des pompes à essence. Libération des prix pour parait il favoriser la concurrence au profit des consommateurs : seul le nombre de pompes a baissé et certainement pas les prix...

  • sarahappy
    • Posté à 10h07 le 01/07/2007
    • Internaute 9117

    Je viens de faire le calcul : mes factures EDF sur 1 an // estimation Poweo sur leur site ( Lien )

    Mes factures EDF totalisent (tous les taxes, charges et abonnements comprises) 8230 kWh sur un an avec une puissance de 9kVa = 904 Euros

    Sure le site Poweo, j’aurai à payer PLUS cher dans la meme tranche 9kva. Voyez le site et faites les calculs entre les deux forfaits à 9 kva 7600 ou 10000 KwH. Les deux cas sont plus cher. Meme avec le premier mois gratuit...

    Donc, pas intéressant de changer de fournisseur.

    Dommage pour Poweo.

    • Anonyme répond à sarahappy

      Afirmatif ! Et pour d’autres fournisseurs également.
      j’ai comparé les tarifs heures creuses en 12Kw ; le prix promotionel est déjà au dessus de celui d’EDF, idem pour l’abonnement.
      Et en cas de panne compteur ? Qui sera le + rapide ? ?

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 10h18 le 01/07/2007
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)
      Alors, on peut faire de l’anti-gôche et dire que le responsable c’est le parti socialiste…et Rue89 !
      D’ailleurs, il y a du vrai. Le parti socialiste a toujours été pro européen. Nous aussi d’ailleurs. Moins libéraux peut-être. Il faut bien le dire, le pari socialiste est pro-liberal. Mais je ne pense pas que la droite soit très différente. Par contre Rue89 … ?
      Mais, je crois que la vraie question c’est « qu’est-ce qui fait un Etat », si ce n’est une mise en commun de biens et d’énergies, :) ,dans le but d’un confort commun : Poste, secu, energie, transport, education, …
      La fiscalité, pour le moment ça va…Pour le reste…
      Il y a aussi les lois…Et là, il y a l’OMC et des gens, pour lesquels aucun d’entre nous ne vote, mais qui decident de la loi.
      Par exemple si l’on doit ou non importer du bœuf aux hormones américain (oui), du mais transgénique (oui). Qui fixent donc des lois qui nous touchent directement.
      Ce qui gênait le capital c’était l’Etat. Exit donc l’Etat…
      Evidemment, s’il n’y y a plus de contrôle, pour les prix et la sécurité, on verra bien : le plus important , c’est la rentabilité.
    • Anonyme répond à manu2005

      Désolé
      mais ce qui fait un état c’est un territoire, une population, un pouvoir politique détenant des moyens de coercition et le reconnaissance internationale (les autres vous reconnaissent comme un état). C’est aussi le vouloir vivre ensemble ou pour finir des cimetières en commun (unis jusque dans la mort, le sacrifice de sa vie pour une idée commune).

      • manu2005
        manu2005
        Afghanistan,Lybie, la france (...)
        • Posté à 14h32 le 01/07/2007
        • Internaute 1805
          Afghanistan,Lybie, la france (...)
          Hum...Et qu’est-ce qui donne envie à tous ces gens, sur ce territoire de vivre ensemble ?

          A noter aussi que la reconnaissance internationale n’est pas toujours nécessaire, même si elle est un plus.
          Je trouve bizarre de vouloir nier l’intérêt commun dans l’idée nation. Même au temps où seule la force régnait, c’était justement le ralliement au plus fort le ciment social.
         
        • Anonyme répond à manu2005

          il ne faut pas confondre état et nation
          Un état n’est pas toujours égal à une nation voir la Belgique, la chine, etc ...
          D’autre part la reconnaissance internationale est indispensable voir les palestiniens.

          • manu2005
            manu2005
            Afghanistan,Lybie, la france (...)
            • Posté à 16h20 le 01/07/2007
            • Internaute 1805
              Afghanistan,Lybie, la france (...)
              Juste par curriosité, vous ne comprenez vraiment pas où je veux en venir ou vous avez juste envie de jouer sur les mots ?
              Voir Taiwan aussi...
            • julien.ente
              julien.ente répond à manu2005
              • Posté à 19h25 le 01/07/2007
              • Internaute 2999

              Manu a raison :

              La nation c’est la communauté d’individus décidant de se doter d’un futur politique commun et l’Etat est la structure que crée cette communauté pour vivre ensemble. L’Etat est l’ensemble des structures communes, des outils politiques.

    • CF
      CF répond à manu2005
      • Posté à 23h41 le 01/07/2007
      • Internaute 1571

      La question de la sécurité me semble assez mal appréhendée : le risque ne vient pas du commerce de l’énergie mais des outils de transport et de distribution (le réseau et la production). Et pour ces derniers, EDF et Gaz de France gardent le monopole. Alors pourquoi, dans le cadre d’un monopole, il y aurait plus de risques maintenant qu’avant l’ouverture du commerce de l’énergie ? Enfin, la gestion des compteurs me semble rester dans le domaine du monopole. Les pannes et autres difficultés techniques ne seront donc pas gérées différemment. Car ce sont les mêmes hommes et femmes qui interviennent avant et après la libéralisation. Et puis rappelons que la France a 60 Mo d’habitants ce qui ne représente qu’une faible partie de l’Europe. Et il me semble qu’il y a aussi de l’électricité dans les autres pays et le même niveau de qualité. Alors pourquoi refuser une ouverture de la commercialisation ?

      • Oursin de pôche
        Oursin de pôche répond à CF
        décroissant pur beurre
        • Posté à 23h52 le 01/07/2007
        • Internaute 1320
          décroissant pur beurre

        Si la production reste dans l’ensemble le domaine d’EDF, que le transport et la maintenance restent dans le domaine public, qu’apportent ces sociétés privées ? , si je puis exprimer un avis, elle n’apporteront rien mais viendront prendre de la ressource publique pour la reverser dans quelques pôches privées, n’est ce pas une raison suffisante pour être quelque peu mécontent qu’une fois de plus les instances européennes en imposent aux citoyens français ? , alors que ceux ci se sont prononcé à une belle majorité en partie contre cet état de fait en 2005.

         
        • Anonyme répond à Oursin de pôche

          « Si la production reste dans l’ensemble le domaine d’EDF, que le transport et la maintenance restent dans le domaine public, qu’apportent ces sociétés privées ? , si je puis exprimer un avis, elle n’apporteront rien mais viendront prendre de la ressource publique pour la reverser dans quelques pôches privées, n’est ce pas une raison suffisante pour être quelque peu mécontent qu’une fois de plus les instances européennes en imposent aux citoyens français ? , alors que ceux ci se sont prononcé à une belle majorité en partie contre cet état de fait en 2005. »

          C’est exactement ce qui se passe au niveau ferroviaire. L’infrastructure (RFF) est et restera à n’en pas douter dans la domaine de l’état (ça coute bien trop cher pour que le privé y mette ses billes) pendant que l’ouverture au marché ed l’exploitation s’ouvre !

        1 autres commentaires
      • Anonyme répond à CF

        La production n’est en aucun cas un monopole. Electrabel posséde des moyens de production hydraulique (CNR) et a annoncé des investissement dans des centrales au charbon (Nièvre et le Havre). Endesa posséde les moyens de productions de Snet, centrales de Gardanne, Emile Huchet (lorraine) et Bouchain. Même Poweo compte construire un cycle combiné 400 MW à Pont sur sambres et une centrale charbon au havre (même si dans ce cas ça sent un peu l’intox). Je ne parle même pas des dizaines de régie locale type UE de Metz, ou les cogénérations diverses et variées.

        Le transport (RTE) est un monopole naturel, mais il est séparé d’EDF en gestion et moyen d’information.

        La distribution est un service commun EDF GDF (qui sont deux entreprises concurrentes, et le seront tout autant quand la part de l’état dans GDF sera passée sous les 50%) mais géreront les pannes de compteur pour tout les commercialisateurs.

        Pour finir, il faudrait peut être rappeler que ce qui est ouvert à la concurrence depuis le 1er Juillet ne représentait que les 30% de volume de consommation résiduelle non éligible. Pour les autres 70%, le marché était ouvert depuis juillet 2004.

  • Anonyme

    Si je déménage et que mon nouveau logement est raccordé vers une entreprise privée, je ne peux revenir chez le fournisseur historique alors que c’est indépendant de ma volonté ...

    Si je souhaite partir à la concurrence je ne peux pas revenir en arrière ...

    Je n’ai qu’une seule question à poser : Pourquoi ? ?

    Merci à ceux qui se donneront la peine de me répondre :)

    • Alexad
      • Posté à 12h54 le 01/07/2007
      • Internaute 8145

      Bonjour,
      Il me semble que si vous déménagez, vous pourrez faire valoir que votre contrat initial nominatif est signé avec EDF et que par conséquent vous souhaitez le poursuivre dans d’autres lieux.

      Maintenant je me pose également la question suivante : pour une première location, EDF consentira -t-il le tarif réglementé ou le tarif du marché ?
      Y a-t-il un juriste dans la salle ?

      • Olivier Schneid
        Olivier Schneid répond à Alexad
        Auteur(e) de l'article
        • Posté à 21h35 le 01/07/2007
        • Internaute 11614

        Le système retenu par le législateur français lie le contrat au logement et non à la personne. Autrement dit, si vous déménagez et que votre prédécesseur dans le logement dans lequel vous vous installez avait choisi de quitter le tarif réglementé, vous êtes lié par sa décision. Concernant votre deuxième point : la question n’est pas de savoir si c’est une « première location » mais si votre logement a ou non été occupé précédemment. S’il était déjà occupé, je vous renvoie à ma réponse précédente. Si vous en êtes le tout premier occupant, alors vous pouvez opter pour le tarif réglementé en électricité mais vous devez choisir une offre au prix de marché pour le gaz.

         
        • caro
          caro répond à Olivier Schneid
          délinquante avérée
          • Posté à 22h24 le 01/07/2007
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          Je trouve particulièrement « dégueulasse » qu’on puisse choisir pour l’électricité et pas pour le gaz. En fait, cela veut dire qu’il faut « choisir » (si l’on peut dire) l’énergie électrique venant des centrales nucléaires au détriment du chauffage au gaz, reconnu comme moins cher, du moins, tant qu’il est dans les tarifs règlementés auquel on n’aura plus droit en louant un logement neuf qui n’a pas encore été occupé.

          J’appelle ça du « pousse au crime » quand on n’est pas pour le tout nucléaire.

          Oublié le développement des énergies renouvelables ?

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      vous resterez aux tarifs libres ce n’est pas les personnes qui sont prises en compte mais les locaux. Donc faites bien attention avant de louer un nouvel appartement. Attention aussi il y aura deux tarifications pour EDF règlementée et libre. L’irréversibilité est faite pour faire disparaitre à terme le secteur public c’est le libéralisme des plus dogmatiques qui soit il est aussi stupide que le collectivisme à tout va.

      • Anonyme

        Voilà qui est inquiétant, très inquiétant ... Je trouve ...
        Merci cependant pour ces précisions :)

        J’espère seulement que je n’aurai pas un coup de coeur pour une maison qui me reviendra finalement très cher en consommation d’énergie ... Oh là là quel casse tête !

         
        • Oursin de pôche
          Oursin de pôche
          décroissant pur beurre
          • Posté à 14h32 le 01/07/2007
          • Internaute 1320
            décroissant pur beurre

          Ca pourra peut être être l’occasion de penser à s’équiper en générateurs fonctionnant aux énergies renouvelables :)

        • Anonyme

          maitrisez vos coups de coeur pour éviter les coups de bambou derrière la tête

          • Anonyme

            J’en ai bien l’intention :)
            Nous n’avons plus le choix désormais, que c’est triste !

            Merci pour vos conseils !

        • CF
          CF
          • Posté à 23h46 le 01/07/2007
          • Internaute 1571

          Mais pourquoi voulez-vous que sur le moyen terme, les prix libres soient plus élevés que le prix régulé ? Si cela était vrai, alors le prix régulé serait subventionné par les fonds publics. Ou les prix libres seraient alourdis par une volonté de faire « du bénéfice ». Mais alors croyez-vous que les entreprises ne seront pas en concurrence. Faites un tout petit peu confiance au marché. Il a quelques vertus tant qu’il n’est pas faussé par des décisions favorisant un côté ou un autre.

        5 autres commentaires
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