27/04/2008 à 12h40

Travailleurs, travailleuses, il va falloir se démotiver

David Servenay | Ex-Rue89

Selon le philosophe Guillaume Paoli, la motivation est devenue le Graal des entreprises : aux salariés de ne pas se faire piéger.


Le monde occidental est-il à la veille d’une nouvelle révolution ? En refermant « Eloge de la démotivation », cette question prend une nouvelle tournure. Depuis des années, Guillaume Paoli, philosophe exilé en Allemagne, s’interroge sur le monde du travail. Celui où l’on perd son âme, à force de désillusions. Propos noirs, mais pas sans pertinence où l’auteur démontre qu’il faut « mettre les freins ».

Il faut attendre la 80e page avant d’être convaincu que, décidément, cette plongée dans l’univers de la « démotivation » est un exercice périlleux mais nécessaire. Périlleux, parce que sa description est très analytique et fractionnée... pas toujours facile à suivre.

En résumé, le monde du travail d’aujourd’hui est confronté à l’impérieux besoin de canaliser la « motivation » des salariés. Faute de quoi, l’entreprise est condamnée à terminer sa course au cimetière des « marchés ».

Dans une économie où cette logique des « marchés » est omniprésente, la motivation conduit en fait les travailleurs à simuler. Lettre de motivation simulée, comportement de travail simulé, implication simulée... la « motivation » est « pervertie » explique le jeune philosophe français. (Voir la vidéo.)

La deuxième partie du livre montre que cette vision de l’univers économique est nécessaire. A quoi ? D’abord à mettre des mots sur un « malaise », un « mal-être » au travail, apparu depuis quelques années. Paoli développe une analogie éclairante avec les mécanismes de la toxicomanie : l’addiction dont souffre les cadres motivés se manifeste de plusieurs manières. Pour le meilleur et le pire : les cas de suicide au travail relèvent aussi de cette catégorie, estime l’écrivain.

Que faire ? « Je n’ai pas de solution », prévient Guillaume Paoli, sinon de préconiser une « prise de recul ». L’autre enjeu, à l’échelle collective, est ce « développement non maîtrisé » qui « nous mène tout droit vers le mur ». Comment articuler les deux dimensions ? Là encore, pas de réponse toute faite pour le « poseur de questions ». (Voir la vidéo.)

Dans les dernières pages de l’essai, l’ancien participant du mouvement berlinois des Chômeurs heureux prend nettement ses distances avec les néo-marxistes habitués de sa maison d’édition. Il ne sent pas plus d’affinités que ça avec la prose d’un Alain Badiou ou les nostalgies marxistes des penseurs de la Ligue. Il n’aime pas les « Français donneurs de leçon », bien éloignés des humaines préoccupations d’inactifs.

A l’appui de sa démonstration, il cite Etienne de la Boétie, Alexis de Tocqueville et Walter Benjamin qui, en voyant les Insurgés de 1830 tirer sur les horloges, écrit :

« Marx dit que les révolutions sont les locomotives de l’Histoire. Mais peut-être en est-il autrement. Peut-être les révolutions sont-elles le moment où le genre humain voyageant dans ce train tire le frein d’arrêt d’urgence. » (Voir la vidéo.)

Et si la France s’ennuyait tellement en 2008, que certains songeraient à tirer le « frein d’arrêt d’urgence » ? ► Eloge de la démotivation de Guillaume Paoli - Nouvelles éditions lignes - 189 p., 14€.

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  • Servais-Jean
    Servais-Jean répond à Elosurlalune
    43
    • Posté à 15h42 le 27/04/2008
    • Internaute 4591
      43

    Elosurlalune
    « c’est beaucoup de travail pour les dominants que de rester dans une position dominante »

    Ben oui et il n’y a qu’à voir dans quel état ça les met !

  • kane85
    kane85
    Dort avec toutes ses dents
    • Posté à 15h09 le 27/04/2008
    • Internaute 35160
      Dort avec toutes ses dents

    Bonjours à tous

    C’est chouette la motivation :
    Il y a quelques années, une de mes connaissances briguait un poste de « technicien de surface »

    Je met entre guillemets pour ne pas dire homme de ménage car j’adore la langue de bois qui veut qu’un chat soit un « felin domestique ».

    Bref, on lui demandait une lettre de motivation.

    Je lui ai dit qu’il fallait qu’il écrive qu’il adorait nettoyer les chiottes, surtout ceux d’une université qui sont top deg tous les jours et qu’il n’a jamais eu d’autre envie de toute sa vie. Que tout petit déjà, il passait sont temps à ripoliner les gogues chez ses géniteurs et que c’est pour ça qu’après avoir fait un bac + 3 et être arrivé à l’âge fatidique de 50 ans, avoir été licencié pour cause de délocalisation et avoir subi 2 ans de chômage sans retrouver le travail pour lequel il avait bêtement fait des études, il s’est subitement rappelé de son amour pour le nettoyage et que c’est pour ça qu’il demandait, à genoux, de lui octroyer ce merveilleux privilège de nettoyer la merde de ceux qui faisaient aujourd’hui leurs études pour, peut être, le remplacer dans quelques années.

    Il m’a dit qu’il pouvait pas écrire ça !

    Pourquoi puisqu’il lui était impossible de dire que c’était alimentaire et qu’il en avait tout simplement besoin ?

    Motivation vous avez dit ? ...

    • zipaboris
      zipaboris répond à kane85
      • Posté à 02h15 le 28/04/2008
      • Internaute 36564

      Bonjour, Kane85

      Délectable, votre truc sur la lettre de motivation !

      « Lavorare stanca » ( travailler fatigue ) a écrit Cesare Pavese.
      Travailler plus, on se demande où ça peut mener. Au Japon (et ailleurs, probable), des gens meurent d’ hyper-motivation au travail.

      Proposition d’ajout aux dictionnaires :

      MOTIVER v.tr., MOTIVATION n.f. Du latin « motus », mouvement, à ne pas conf. avec ’fermez vos gueules’.
      (phys.)Pour un corps, passage de l’immobilité au mouvement, résultant de l’application au dit corps d’une force externe appelée ’motivante’(ex : réveil-matin)
      (entr.)« Lettre de motivation » (syn. : « Moi d’abord, plus que les autres ») : Exposé obligatoire pour tout candidat à une tâche salariée (cf.« boulot »)des motifs censés le rendent plus propre qu’un autre à ladite besogne. (ital. ’bisogno’, besoin. adj. « besogneux » : se dit en mauvaise part de quelqu’un qui oeuvre par besoin, sans autre motivation déclarée. Ex : « Les pauvres mettaient encore à profit le repos dominical pour s’acquitter de la besogne conjugale. » (Marie-Antoinette Marx, « C’était hier »)
      etc. etc.

      Se motiver, c’est positif !

    • guerzit-
      guerzit- répond à kane85
      Incomprenant majeur
      • Posté à 09h08 le 29/04/2008
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Je connais un gars de londres un peu détective qui disait souvent à son assistant corvéable à souhait : « Alimentaire mon cher Watson »...

  • Servais-Jean
    • Posté à 15h34 le 27/04/2008
    • Internaute 4591
      43

    Et s’il suffisait de définir le sens du mot « travail », ou plus simple encore ressortir de l’armoire du temps son sens premier qui est l’acte de créer ou modifier un objet (matériel ou immatériel) dans le but de le rendre plus apte à sa destination finale.
    Un charpentier trvaille le bois, un potier travaille la terre comme le paysan mais dans un autre but, etc.

    Le travail est vu de plus en plus comme le moyen de gagner et de faire gagner de l’argent.
    Nous ne sommes plus contents du travail que l’on vient de faire mais de l’argent qu’il nous a rapporté.
    Cette perte de sens est la litière où se vautre le mal-être de notre civilisation.

    Et ne sachant à quoi attribuer ce mal-être le mot de révolution se présente comme l’ultime solution.

    Et encore une fois il convient de penser à la révolution copernicienne pour calmer un peu les esprits.

    Travail à effectuer par tous nos philosophes.

    • Nyati
      Nyati répond à Servais-Jean
      Etudiant
      • Posté à 12h40 le 01/05/2008
      • Internaute 24079
        Etudiant

      Petite précision concernant l’étymologie du mot travail : « Travail », du latin « tripalium », instrument à 3 pieux utilisé pour aider au « travail » des bêtes et du latin « trabicula », chevalet de torture.
      Retrouvons donc, en effet, le sens premier de ce mot barbare et cessons de nous voiler la face quant au caractère aliénant de l’immense majorité des formes de travail.
      Bien sûr que le travail peut souvent être épanouissant, mais
      connaissez-vous quelqu’un qui ne soit soulager à l’arrivée de la fin de semaine ?
      À raison de 35h par semaine, même un loisir devient corvée !

  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 15h48 le 27/04/2008
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    ne pas croire que la décroissance ou le refus de l’aliénation - ça c’est une révolution - seraient un coup de frein ; s’agiter dans tous les sens n’est pas avancer (n’est-ce pas not’bon maître ?)... c’est si facile de simplement s’écouter - jeter sa télé, laisser sa radio sur FIP, ne prêter attention qu’aux gens qui ont fait la preuve que ce qu’ils préconisent les rend heureux... pas riches ou enviables, mais heureux... moi on m’a appris que ce n’est pas bien de mentir, alors avec mon CV et ma motivation, personne d’a envie de me faire travailler - dommage...

  • hagalma
    • Posté à 15h50 le 27/04/2008
    • Internaute 8451

    Société schizophrénique : le postulant à l’emploi est aussi un consommateur de « toujours plus ». Il faut donc produire avec ce zig pour le gugusse consommateur. Le même doit donc être un dévoué à la cause de l’Entreprise ET un « consummateur » de toutes les bonnes choses produites par ces mêmes entreprises. Société parano : le postulant à l’emploi est un petit jouisseur potentiel ; il faut donc s’assurer qu’il souscrive mot pour mot (MOTivation !) au credo de la boîte.
    Ce sont des variables propositionnelles. Et puis il y a les variables de la financiarisation, les seules depuis longtemps à mettre un coup d’arrêt à cette (ébauche) de logique de faux-culs : fermeture, délocalisation, disparition, etc !
    Où sont passés les gens, où est passé le travail (éventuellement interessant) pour faire vivre les siens, partager du temps avec les amis, faire oeuvre de quelque chose ?
    Il faut se motiver ?
    Comment se sortir des mots de l’asservissement à la plus-value ?

    • Elosurlalune
      Elosurlalune répond à hagalma
      Apprentie so...ciologue
      • Posté à 16h21 le 27/04/2008
      • Internaute 32501
        Apprentie so...ciologue

      En fait, on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait une « société schizophrène », une « société parano »... En sociologie aujourd’hui, on a des cours, des bouquins, des colloques etc, sur la difficulté que pose la notion de « société ». Il y a des individus qui tous donnent du sens à leurs vies, actions, êtres, qui psychologisent, qui sociologisent eux-mêmes (et après on viendra nous dire que nous sommes de moins en moins lettrés ou cultivés et que l’école est un échec, bref).
      Tout ça pour dire : oui, il y a des gens qui bossent dans le privé et qui sont contents parce qu’ils croient à leur truc, qui cherchent à se dépasser et à grimper pour gagner plus parce que « ça va de soi, c’estça la réalité de la vie maintenant » (donc qui croient en l’entreprise et jouent le jeu sincèrement), d’autres qui au contraire pensent que c’est du vent mais qu’il faut bien vivre de quelque chose, parmi eux il va y avoir des cyniques qui vont chercher du coup à faire un max de blé, il va y avoir également des gens aux ambitions plus humbles qui vont chercher à gagner correctement leur vie mais à garder leur vie privée à part et faire attention à ne pas passer trop de temps au travail ; il y a ceux qui sont conscients de se faire exploiter (par rapport à un ratio temps de travail/intérêt de l’activité/salaire etc) et qui choisissent de militer, se syndiquer, bref de se faire entendre, y a ceux qui subissent en silence, y a ceux qui voient pas le problème parce que c’est comme ça... Y a ceux qui bossent dans le public et qui ont aussi des profils divers. Y a ceux qui donnent à leur travail un sens éloigné de la tâche à effectuer : je pense à une étude faite sur les éboueurs et justement leurs motivations, qui montre (c’est assez triste) que la motivation à aller au boulot, c’est les pauses à picoler avec les collègues.
      Et quand le travailleur sort du boulot, il peut devenir le consommateur. Il ne l’est pas forcément dans l’âme, il l’est aussi par défaut (parce que chasser le mammouth et cueillir des baies c’est plus possible), qu’il consomme bio, équitable ou ED, made in China etc ; y a celui qui va essayer de cultiver le plus possible son jardin parce qu’il trouve ça sain, parce que ça l’occupe, ou par conviction politique ; mais y a celui qui se fait livrer chez lui sans se rendre compte que le livreur se fait chier dans son boulot lors qu’il l’engueule parce qu’il a un quart d’heure de retard, parce que chacun fait son travail, lui a fait le sien toute la journée « sinon faut en changer hein, si vous êtes pas content ! » (comme si c’était aussi facile)...
      La société est faite de tous ces gens-là et plein d’autres encore, c’est très difficile de faire des raisonnement généraux...
      C’était juste pour dire ça.

      • hagalma
        hagalma répond à Elosurlalune
        • Posté à 19h26 le 27/04/2008
        • Internaute 8451

        Merci de votre commentaire, rappellant que la réalité est infiniment plus riche que ce qu’un discours veut bien en extraire, et la sociologie à ce propos nous enseigne beaucoup. En même temps, ce que vous dites me semble participer de quelque chose de très prégnant aujourd’hui, l’expression catégorielle. C’est à dire que si des discours particuliers à des groupes ou des sous-groupes revendiquent des choses (par exemple : ceux qui sont contents de travailler dans le privé, ceux qui militent,etc), rien ne fait lien, ou sens, entre les catégories. Rien ne fait sens, et ainsi que vous l’écrivez : « on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait... UNE société ».
        Il n’y a pas unité de sens (la gauche le sait, et reste médusée, tandis que la droite enfonce le clou en disant : « pas d’alternative »). Mais s’il n’y a pas de sens partagé qui fasse société, et donc vecteur d’une promesse, il y a de partagé le fait que « chaque Un » dans son coin (et avec quelques autres, d’où les catégories) peut bien (ou essayer de) prendre son pied comme il veut (ou peut). Entre cette unité de consommant, et l’abstraction, par exemple, d’une variable d’ajustement qui peut chambouler sans aucun égard pour quiconque l’environnement de vie quotidienne (emploi,salaire, prestation sociale,etc) il y a un grand écart qui n’est pas que sociologique, mais aussi mental (voyez par exemple le phénomène des suicides en entreprise).

      • Servais-Jean
        Servais-Jean répond à Elosurlalune
        43
        • Posté à 13h25 le 28/04/2008
        • Internaute 4591
          43

        Elosurlalune
        Votre commentaire me semble trés bon et je ne comprends pas les deux « nul » qui m’ont précédé.

      • asozial
        asozial répond à Elosurlalune
        Bobo reprazent - aus Berlin.
        • Posté à 18h23 le 28/04/2008
        • Internaute 2273
          Bobo reprazent - aus Berlin.

        il y a aussi ceux qui travaillent le moins possible, gagnent le minimum d’argent pour consommer le moins possible (plus nombreux qu’on ne le pense, mais nécessairement invisibles), bref refusent de collaborer à un système mortifère - et qui le font bien sûr par choix personnel mais aussi et surtout parce que cela s’avérera tôt ou tard au bénéfice de tous.

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 16h10 le 27/04/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    GRAINE D’ANANAR

    Si j’avais des sous
    On m’d’manderait : « Où
    Les as-tu gagnés
    Sans avoir trimé
    Pour la société ? “
    Mais comm’ j’en ai pas
    Faut lui dir’ pourquoi
    C’est jamais peinard
    La grain’ d’ananar.

    (Léo Ferré et dans la version Léotard de préférence)

  • Yakafersa
    Yakafersa
    retraité consentant
    • Posté à 16h15 le 27/04/2008
    • Internaute 30148
      retraité consentant

    @ ellosurlalune

    « Guillaume Paoli nous dit finalement ici que nous sommes tous des prostitués, dans le monde du travail. On vend notre corps, ainsi que nos cerveaux ajoute-t-il à raison ! »

    D’où la simulation, nous sommes bien d’accord.

    Mon propos n’a rien de machiste.Je le traite par l’absurde, c’est tout !
    Pour la ménagère vertueuse, c’est un clin d’oeil à ma défunte mère bourgeoise catho s’il en fut,qui faisait son « devoir » conjugal dans l’esprit de la bonne éducation de l’époque, dispensée aux jeunes filles
    . Vous savez : quand le mari rentre le soir, son épouse doit l’accueillir avec un sourire, pour lui faire oublier ses tracas de la journée, lui qui travaille dur pour nourrir sa famille, alors qu’elle s’amuse toute la journée avec un aspirateur, une machine à laver, à torcher les mômes etc...etc...Et, le soir, elle devait passer sur ses maux de tête...faute de quoi elle commettait un péché.
    Me serais-je trompé de sujet ? Pourtant :
    « Dans une économie où cette logique des “marchés” est omniprésente, la motivation conduit en fait les travailleurs à simuler. »
    Les prostituées sont des travailleuses, les femmes au foyer aussi, même si ce dernières ne sont pas rémunérées pour ce « vrai » travail.En tant que « travailleuses », elles sont soumises, elles aussi, à la simulation...
    Elles sont parties prenantes (si j’ose dire) dans l’économie...
    Le papy, vous salue bien et souhaite que vous ne soyez pas une femme au foyer, ou alors libérée des contraintes religieuses...

    • Elosurlalune
      Elosurlalune répond à Yakafersa
      Apprentie so...ciologue
      • Posté à 16h30 le 27/04/2008
      • Internaute 32501
        Apprentie so...ciologue

      (Alors il faut mettre un gros PS à chaque fois pour ceux comme moi qui ne suivent pas !) ;) Désolée pour le vol dans les plumes, je crois que c’est parce que c’est sujet sensible de ce côté-ci de l’écran, veuillez m’excusez... Pour venir d’une lignée de femmes pas toujours très émancipées sur la question et peiner à me faire comprendre, parfois, j’ai tendance à m’emporter. Je n’avais pas compris l’ironie...

      D’ailleurs, la question du travail pour les femmes, quand on voit également à quel point le temps de ménage/cuisine/à s’occuper des enfants etc, a très peu baissé depuis la moitié et la fin du siècle dernier, alors que le temps passé au travail a considérablement augmenté... Les mentalités ont dû s’adapter dans un sens (notamment du côté des femmes, les efforts à faire pour travailler ; et pas toujours récompensés puisque le salaire moyen est toujours inférieur à celui des hommes, et qu’à diplômes et compétences égaux, les hommes sont toujours plus embauchés en moyenne parce que pas de risque de congé maternité), mais dans le privé, donc les moeurs, ça a pas tellement suivi. Décidément, à qui profite le marché tel qu’il est ?

  • TARPON
    • Posté à 16h22 le 27/04/2008
    • Internaute 27263

    Paoli simule etre philosophe ,c’est une larve.La philosophie est expression de la vie pas une negation.

    • Jean-Jacques Louis
      • Posté à 21h53 le 27/04/2008
      • Internaute 2277

      La philosophie est la conscience que prend d’elle-même la culture d’une époque. Paoli peut donc être considéré comme un philosophe.
      Et en plus, il a, hélas, raison.

  • wam
    wam
    mwa
    • Posté à 16h25 le 27/04/2008
    • Internaute 11861
      mwa

    Les commentaires prônant le marxisme, le retour à l’âge de pierre ou la libération du peuple asservi, c’est marrant, ça ressort souvent en période de crise. Quand tout va bien, on y pense pas trop à tous ces trucs hein ?

    Soyons lucide, c’est de l’intérieur que les choses peuvent changer. Les entreprises doivent en effet plus motiver leurs salariés, afin d’augmenter la productivité et fidéliser leurs meilleurs éléments.

    Les salariés, eux, doivent savoir apprendre à prendre du recul, prendre par exemple tout ça pour un jeu, qui dure quelques heures par jour, en semaine. Cela permets de se détendre, de faire baisser la tension entre collègues aussi, et finalement, d’augmenter le rendement et la qualité du travail.

    Je trouve dommage qu’en France l’on ne puisse plus tirer fierté de son travail, et que la notion de « valeur du travail » ait été récupérée par la droite.

    à force de crier au loup on en oublie que nous sommes tous dépendants les uns des autres, il n’y a pas d’ennemi à vaincre, juste des interlocuteurs à rencontrer et à convaincre.

    Mais là je crois que c’est trop en demander aux Français, c’est tellement plus facile de râler, de critiquer. C’est en effet difficile de négocier, de participer, ça demande de se mettre au même niveau, d’écouter, de poser des questions, de faire des concessions, de penser au long terme.

    Je ne perds cependant pas espoir. De même que j’admire la vitesse à laquelle les Français sont en train de remonter leur niveau en Anglais, que le monde admire la vitesse ils ont rattrapé le reste en matière de couverture Internet, je suis sur qu’un jour, on pourra se dire que la France a réussi à changer de culture d’entreprise. Mais pour ça il faudrait arrêter d’avoir peur du modèle anglo-saxon, entre autres.

    « If you can’t beat them, join them »

    • Lohiel
      Lohiel répond à wam
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 16h37 le 27/04/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      >>>Les commentaires prônant le marxisme, le retour à l’âge de pierre ou la libération du peuple asservi, c’est marrant, ça ressort souvent en période de crise. Quand tout va bien, on y pense pas trop à tous ces trucs hein ?

      -_O

      c’est sûr, en 1968, dans les trente glorieuses, plein emploi, découverte du bonheur de consommer et tout ça, les gens ne pensaient pas du tout à se révolter... mais alors pas du tout... d’ailleurs, c’est bien connu, ça a été l’année la plus calme de l’après-guerre, dans le monde entier.

      • wam
        wam répond à Lohiel
        mwa
        • Posté à 16h48 le 27/04/2008
        • Internaute 11861
          mwa

        Bon je vais pas me faire d’amis en disant ça tout haut mais tant pis, c’est un forum et l’échange d’idées est nécessaire.
        J’ai comme qui dirait un léger malaise, une gêne, voire un peu honte lorsque je lis tous ces commentaires prônant le marxisme, le retour à l’âge de pierre ou la libération du peuple asservi. Pourquoi ? Je pourrais juste trouver ça marrant. Non, je trouve que c’est en fait très égoïste ; quand tout va bien, on en parle pas, ça me semble donc assez hypocrite.

        Je serais plutôt lucide, enfin je crois, en pensant que c’est de l’intérieur que les choses peuvent changer.

        En 1968, il y a avait aussi les drogues, le sexe, et on pensait encore que Mao était un gentil héros. Dans les années 80, c’était une autre histoire.

        Je sais que le passé renferme des choses intéressantes, et je pense quand même que c’est ici, maintenant et au plus près des évênement que l’on peut changer les choses.

         
        • jissé
          jissé répond à wam
          Ingé retraité
          • Posté à 21h39 le 27/04/2008
          • Internaute 23393
            Ingé retraité

          Wam bonsoir. « tuyau » valable pour tous.

          Faites sur Google : Cyberpresse canada.
          (Jen’ai pas mémorisé le ’lien web)
          Il y a un article intéressant sur Mai68.

          Mai 68, Internationalement. (*)

          En France même les coureurs cyclistes professionnels s’étaient mis en grève. Pour Mao ?

          (*) Avec des photos d’archives de l’époque. Au Canada, En France, à Prague, à Varsovie
          Mai 68, c’était mondial (les chars à Prague, Dubcek)

          Lisez et regardez, c’est pas TF1, cela ne vous empêchera pas d’écrire des çonneries, mais ce sera en connaissance de cause.

          Avant de parler sans savoir de drogués, de sexe et de Mao !

          Bonne fin de soirée, faites ça et vous vous coucherez moins bête que quand vous vous êtes levé.

          Jissé

        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à wam
          menuisier
          • Posté à 22h00 le 27/04/2008
          • Internaute 29846
            menuisier

          Vous êtes certain qu’en 68 il y avait de la drogue (incroyable, l’usage de drogue étant un trait immémorial de l’espèce humaine), du sexe ?

          Mon dieu serait-ce possible ?

        3 autres commentaires
    • kane85
      kane85 répond à wam
      Dort avec toutes ses dents
      • Posté à 16h38 le 27/04/2008
      • Internaute 35160
        Dort avec toutes ses dents

      Joli, mais : I don’t want to join them...

      And why beat them ? for what please ?
      Run like them, eat like them (beark), live like them and die like them ?

      no thanks !

      I’m a lonesome woman that whant’s the systeme to let her live...

      Traduction :

      Joli, mais : je ne veux pas les rejoindre...

      Et pourquoi les battre ? Pourquoi s’il vous plait ?
      Courir comme eux, manger comme eux (beark), vivre comme eux et mourir comme eux ?

      Non merci !

      Je suis une femme solitaire qui veut que le système la laisse vivre...

      see you later Alligator

      • wam
        wam répond à kane85
        mwa
        • Posté à 16h51 le 27/04/2008
        • Internaute 11861
          mwa

        Pourquoi les battre ? pour qu’ils n’aient pas le dernier mot, et certainement pas sans qu’on ai pu donner notre avis. Négocier, argumenter, atteindre un consensus et recommencer au besoin. Mais pour ça, il faut être à la même table qu’eux, parler le même langage.

        Z’êtes pas obligés de manger comme eux, ça fait grossir ; -)

        In a while, crocodile.

         
        • kane85
          kane85 répond à wam
          Dort avec toutes ses dents
          • Posté à 17h20 le 27/04/2008
          • Internaute 35160
            Dort avec toutes ses dents

          On vote et on a le contraire (référendum),
          On négocie et on obtient rien (réformes),
          On manifeste et on nous dit qu’on a rien compris,
          On refuse et on nous l’impose (OGM)

          A quelle table faut-il s’asseoir ?
          Quand les yeux qui devraient voir se détournent,
          Quand les oreilles qui devraient entendre n’écoutent pas ?
          Quand les accords signés ne sont pas suivis ?
          Quand les promesses se perdent dans le passé ?

          No my boy this world is not for me.

          Il y a d’autres façon de résister.

          • wam
            wam répond à kane85
            mwa
            • Posté à 17h30 le 27/04/2008
            • Internaute 11861
              mwa

            Vous parlez de politique, qui ne me concerne pas, moi et les petites gens ; -)

            Il y en effet d’autres façons d’agir, mais il faut d’abord cesser de se croire en résistance. Encore une fois, il n’y a pas d’ennemi, juste des voisins, des collègues, des interlocuteurs, des amis, des connaissances. Il y a déjà suffisamment de personnes qui font le jeu de ce dualisme imposé par les médias et les vendeurs d’idées. J’aime les gens têtus, soyez-le donc en toute individualité.

            • kane85
              kane85 répond à wam
              Dort avec toutes ses dents
              • Posté à 17h51 le 27/04/2008
              • Internaute 35160
                Dort avec toutes ses dents

              Mais justement !
              On peut résister (je maintien le mot) autrement et ensemble, avec les voisins, les collègues, les interlocuteurs, les amis, les connaisances.

              Continuer à s’assoir à des tables où l’on ne sert que de faire-valoir c’est perdre à court, moyen et surtout long terme. Car une fois les décisions prise et mises en place... bonjours la galère pour revenir en arrière.

              Accepter un monde Anglo-saxon qui a montré ses limites tout simplement pour dire voyons voir si ça va nous aller...

              Mon grand père (qui était un sage) disait : la politique du laisse faire on verra bien ce que ça donne c’est pour les couillons parce qu’une fois que c’est fait et que ça plait pas ... tu fais quoi ?

              • wam
                wam répond à kane85
                mwa
                • Posté à 18h55 le 27/04/2008
                • Internaute 11861
                  mwa

                C’est sur que pour s’asseoir à table et négocier, il faut un peu de savoir-faire, d’expérience et, désolé de remettre ça sur le tapis, d’ouverture vers l’interlocuteur.

                Votre propos me semble aussi malheureusement un peu désinformé, je regrette que vous n’ayez pas une meilleure compréhension du modèle anglo-saxon en matière de culture d’entreprise. Le meilleur exemple en est votre tendance à le confondre avec la politique, Française, en plus.

                Ennemi, résistance, que de terme guerriers sans champ de bataille ! Vous serez quand même d’accord qu’on ne peut se clamer résistant, si on n’a pas le courage ou l’envie de rencontrer son « ennemi ». Cela reste sinon assez littéraire.

                Une dernière fois, il n’y a pas d’ennemi, car même dans vos proches, voisins famille etc, il y aura toujours quelqu’un qui est lié d’une manière ou d’une autre à ce qui vous semble être englobé dans votre vision de l’ennemi. Le plus tôt vous le remarquerez, le plus proche votre pouvoir d’action vous semblera, et de là, le pas est sauté vers d’autres personnes, qui à un premier abord pourraient sembler éloignées. Mais comme vous savez, nous dépendons tous les uns des autres, et avec un peu de toupet et de savoir-faire, on peut faire des miracles, localement.

                • kane85
                  kane85 répond à wam
                  Dort avec toutes ses dents
                  • Posté à 20h19 le 27/04/2008
                  • Internaute 35160
                    Dort avec toutes ses dents

                  Vous avez raison.
                  Effectivement, il n’y a aucun ennemi.

                  Ne jugez pas de mon savoir faire et de mon « ouverture » vers l’interlocuteur... vous ne me connaissez que par ces écrits et c’est peu.

                  Voyons le modèle anglo-saxon que j’ai déjà vu à l’oeuvre (ne vous déplaise).

                  la loi du marché :

                  - Travaillons beaucoup pour la même chose.
                  - Payons notre retraite par capitalisation et si le marché s’effondre et que l’on perd tout, y plus qu’à retourner bosser.
                  - Ayons une médecine à l’anglaise et payons nous des assurances maladies privée (si on peut se les payer bien sûr). Ne parlons même pas du principe d’économie de soins sur les hospitalisations.
                  - Payons pour nos études (si on peut le faire bien sûr).
                  - Acceptons de faire deux sinon trois boulots différents dans la journée pour pouvoir joindre les deux bouts.
                  - Ne prenons pas de vacances parce que c’est du luxe qu’on ne peut pas se payer.
                  - Acceptons de faire des centaines de kilomètres pour aller travailler (déménager est impossible à cause des prix du loyer)
                  - Privatisons tout ce qui est social et « non rentable » comme les chemins de fer ce qui permettra d’avoir des retards permanents sinon des déraillements ou des accidents.

                  Mais aussi :

                  - Permettons que l’entreprise privée soit valorisée dans le sens de la liberté de marché qui existe ailleurs et qu’on nous refuse. C.A.D. permettons à qui que ce soit de s’inscrire au registre du commerce pour la modique somme de 30 euro et ne demandons aucune autre charge de manière à ce que celui qui veut cirer des pompes sur la place publique puisse le faire et que celle qui veut vendre ses tartes aux pommes faites maison puisse gagner un tout petit peu d’argent avec ses propres capacités (et ça, on ne veut surtout pas nous le donner).

                  La culture d’entreprise que vous prônez, à quel échelon l’avez vous testée s’il vous plait ?

                  Expliquez moi aussi les « miracles » dont vous parlez ?

                • cabral amilcar
                  cabral amilcar répond à wam
                  peureux célèbre
                  • Posté à 20h04 le 27/04/2008
                  • Internaute 29973
                    peureux célèbre

                  allez dire qu’il n’y a pas d’ennemis au palestiniens, aux irakiens, aux afghans, aux somalis, aux africains en général, aux mexicains, aux chiliens, la résistance n’est pas un gros mot, résister n’est pas un acte honteux, c’est le contraire, c’est votre aptitude à collaborer avec l’innommable qui est choquante.

                  • FF23
                    FF23 répond à cabral amilcar
                    • Posté à 09h47 le 28/04/2008
                    • Internaute 38572

                    N’oublions pas les Shadoks et les Gibis !

        7 autres commentaires
    • kkadim
      kkadim répond à wam
      service public rhone alpes
      • Posté à 20h30 le 27/04/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      les marxistes de l’age de pierre c’est les néanderthaliens ou les sapiens sapiens ?

      • kane85
        kane85 répond à kkadim
        Dort avec toutes ses dents
        • Posté à 22h12 le 27/04/2008
        • Internaute 35160
          Dort avec toutes ses dents

        Bonne question.
        Faut entamer une recherche là dessus.
        Faut que les choses soient claires sinon comment va-t-on savoir qui accuser ?

    • Network 23
      Network 23 répond à wam
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 02h16 le 29/04/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      « Les salariés, eux, doivent savoir apprendre à prendre du recul, prendre par exemple tout ça pour un jeu, qui dure quelques heures par jour, en semaine. Cela permets de se détendre »

      Vous venez de donner la définition du cynisme, induit par la propagande socialiste, selon le philosophe Slavoj Zizek, slovène de son passeport (donc ex-citoyen de l’ex-Yougoslavie).

  • JAMS
    • Posté à 16h30 le 27/04/2008
    • Internaute 32301

    Le plus grand désastre : on apprend à travailler à l’envers. Peut-on faire autrement dans cette « Marchétocratie » ?

    Succombant au principe de PETER, au culte de la performance individuelle, Les pauvres travailleurs se transforment en juristes, passant la majeur partie de leur temps à réunir des arguments, des indices, des faits pour se justifier devant leur supérieur. Ils excellent dans l’art de reporter le problème sur autrui en trouvant de fausses bonnes solutions sur papier glacé, et en inventant des concepts surréalistes.

    Au risque de passer pour rétrograde on se met à regretter certains dirigeants d’antan, autodidactes, qui réussissaient à s’imposer, par leur force de caractère, leur courage, leur technicité et leur intégrité. Pour eux, c’est la mise en préretraite forcée, ou le placard, pas toujours doré.
    Parfois à la limite de la légalité, mais sachant faire confiance, prendre des risques mesurés et les assumer, ils mettaient tout en œuvre pour atteindre un objectif donné. Rien à voir avec nos relations contractualisées, réglementées à outrance qui bloquent l’initiative, où il faut des liasses de papier pour utiliser un tournevis et surtout pour bien définir qui est responsable du support ou de la vis au cas où l’accident arriverait. Nous sommes dans le monde du nul : zéro défaut, zéro stock, zéro risque et maintenant zéro croissance. On occupe plus de gens pour se protéger, que pour produire et le monde industriel souffre, abreuvé de chiffres, de courbes, de statistiques d’où il ressort que les accidents du travail et les suicides sont en augmentation et que le pouvoir d’achat baisse.
    Si seulement c’était pour une bonne cause : une meilleure répartition des richesses sur la planète. Zéro espoir !

    • wam
      wam répond à JAMS
      mwa
      • Posté à 16h56 le 27/04/2008
      • Internaute 11861
        mwa

      C’est une description assez réaliste j’en ai peur. Mais pourquoi en avoir peur ?

      Il faut faire avec, et trouver ce qui n’y va pas tout en restant toujours aussi réaliste : on ne peut pas tout changer.

      La culture d’entreprise à la Française, autoritaire et verticale, me semble un objectif de changement pratiquement raisonnable, non ?

  • Réveil des consciences
    • Posté à 16h52 le 27/04/2008
    • Internaute 40182

    Mai 2008, 40 ans après, le combat continue
    Appel à Mai 2008

    Nous chômeurs à la recherche active d’un emploi, nous voulons un vrai travail qui valorise nos formations et nos compétences, que les critères de sélection soient justes, que l’état dévérouille le marché de l’emploi, que les actionnaires cessent de suite leurs pressions sur les dirigeants pour atteindre des niveaux de rentabilité démesurés au détriment du peuple, que cesse la propagande et la désinformation à outrance (Non, il n’existe pas 500.000 offres d’emploi sur le marché du travail, les offres ne sont pas réelles, et celles qui sont déjà pourvues ne sont pas retirées).

    Nous devons paralyser le pays pour être entendu, pas de violence, mais une paralysie totale du pays :

    - Pistes d’aéroport
    - Trains, métros
    - Autoroutes
    - Les Ports

    Empêcher le travail de tous ceux qui nous empêchent de travailler en maintenant la précarité et la lutte entre nous.

    A mort la société du mépris et du chacun pour soi.

    Prendre exemple sur les mouvements de Greenpeace car la protection de l’environnement ou celle de nos emplois sont des mesures qui sont justes et vitales.

    Les riches paient moins d’impôts (Loi Tepa : en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat, je me tords de rire) et les pauvres doivent accepter de gagner moins alors que la conjoncture économique est au plus bas et que les privilégiés n’hésitent pas à s’augmenter de 140% et 40%. Les salaires sont augmentés au cas par cas selon les entreprises pour éviter un emballement général mais dans l’ensemble les prix augmentent plus vite que la hausse des salaires : « Confrontés à une hausse des prix supérieure à celle des salaires, les ménages doivent faire preuve d’astuce. »

    Exemple : « Les tarifs grand public du gaz devraient bientôt augmenter de 5,5%, après une hausse de 4% en décembre. »

    Alors accepter de travailler à 70% de votre salaire antérieur. Moi je serai dans la rue. Et même si nous sommes peu nombreux à revendiquer ce qui nous semblent justes, d’autres personnes se joindront à nous impressionner par notre courage et notre farouche détermination à vouloir changer le monde, balayant d’un revers de la main le mépris et la société du chacun pour soi pour évoluer vers un monde plus soucieux du besoin collectif des individus.

    Mai 2008, 40 ans après, le combat continue.

    Lien

    • wam
      wam répond à Réveil des consciences
      mwa
      • Posté à 17h12 le 27/04/2008
      • Internaute 11861
        mwa

      C’est bien joli tout ça, je trouve juste que vous avez quelques petites choses que vous devriez revoir avant :

      « Nous devons paralyser le pays pour être entendu »

      -Ne savez-vous pas faire autrement pour vous faire entendre ? Ne pensez-vous pas que la communication à deux sens ça existe aussi ? En bref : N’y a t’il pas dans le rang des chômeurs des légions d’experts-négociateurs, de juristes et de gens formés adéquatement pour avoir un réel impact ?

      « Empêcher le travail de tous ceux qui nous empêchent de travailler en maintenant la précarité et la lutte entre nous. »

      -sans commentaire

      « Exemple : “ Les tarifs grand public du gaz devraient bientôt augmenter de 5,5%”

      -N’y a t’il donc que l’argent qui importe ?

      “d’autres personnes se joindront à nous impressionner par notre courage et notre farouche détermination à vouloir changer le monde”

      -Vous auriez un bon boulot bien payé, il y a de bonnes chances que vous ne vous rejoindriez pas.

      Voilà, c’est dit. J’en ai un peu marre de ces hypocrites et égoïstes “révolutionnaires” qui veulent changer le monde quand ça les arrange.

      Mon respect va plutôt à ceux qui prennent des risques sur le terrain, qui n’ont pas peur d’aller rencontrer des gens arrogants et intraitables ou qui donnent de leur temps pour aider des gens qui en ont réellement besoin.

      A vous lire, corrigez-moi si je me trompe, vous ne correspondez pas à ces critères.

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à wam
        menuisier
        • Posté à 22h13 le 27/04/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        Eh ben voilà, si vous aviez commencé comme ça, je suis certain que ça aurait facilité la compréhension de votre discours.

        C’est curieux que vous projetiez à priori sur votre interlocuteur vos propre travers. A savoir que vous ne concevez de motivations qu’égoïstes, d’intérêt queforcément bien compris (à votre bénéfice s’entends).

        Je ne chercherai pas à vous convaincre qu’il peut exister un idéal commun, fait d’entraide, de solidarité, de soucis de l’autre, vous savez tous ces archaïsmes qui bloquent la croissance et entrave les initiatives.

        Restez à votre calculette.

      • FF23
        FF23 répond à wam
        • Posté à 14h09 le 28/04/2008
        • Internaute 38572

        D’accord avec vous avec l’exception de votre remarque sur l’importance de l’argent : Quand on en a pas assez pour vivre, c’est normal de remarquer ces choses !

  • marabbeh
    marabbeh
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 17h05 le 27/04/2008
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    Selon mon expérience (bientôt retraité), il y a du vrai dans ce que dit Paoli, mais avec de sérieux bémols quand même. C’est vrai que c’est ubuesque d’imposer aux candidats à un poste de prétendre que « j’ai toujours rêvé de travailler dans votre société », surtout si celle-ci n’est connue ni d’Eve ni d’Adam... Ce n’est que plusieurs années après qu’on peut ressentir une communauté d’intérêt avec sa boîte : si la boîte marche bien, j’ai un boulot, sinon c’est le chômage.

    Evidemment plus la boîte est importante, plus cette communauté d’intérêt s’estompe. D’autre part, la structure des administrations est telle que la plupart des gens qui y travaillent sont peu motivés. Avec des exceptions notables.

    J’ai remarqué aussi que les équipes de direction sont beaucoup moins motivées que la base. C’est probablement pour cette raison que ces cadres bénéficient grassement d’intéressements.

  • heterogene
    • Posté à 17h29 le 27/04/2008
    • Internaute 40183

    Bonjour,
    avec toute la réserve que l’on peut avoir pour un travail non lu, il me semble tout de même que l’emploi du terme de motivation (dont je n’ai pas la definition exact du concept) me paraît en deçà de ce que l’on exige aujourd’hui dans les entreprises et, dans les instances de l’ANPE et de ses satellites qui le relaient avec force.C’est le terme de CROYANCE qui me semble le plus appropié, soutenu en cela par tout un front philosophique dont Bernard Stiegler est un des chefs de file du moment , ainsi que michel Onfray avec la laïcité dont il fait un presque fond de commerce exclusif , on « réenchante » le monde mais cette fois c’est promis plus d’erreurs.
    Evidemment les chefs d’entreprises friants d’idées simples se sont jetés dessus , mais ils ne sont pas les seuls , les politiques aussi .
    Gare a la contagion mes amis , restons ferme et matérialiste .

    • Unstern
      Unstern répond à heterogene
      • Posté à 01h34 le 28/04/2008
      • Internaute 26295

      @ heterogene

      Ce que vous avancez me semble très intéressant, mais un peu général.

      Pourriez-vous préciser vos objections/critiques à l’égard de Stiegler, d’une part, et d’Onfray, d’autre part ?

      Merci d’avance…

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 17h40 le 27/04/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Voilà ce que veux faire Sarkozy et sa bande de libéraux : Isoler le chômeur, le montrer comme un parasite : Vous voyez, nous lui faisons deux propositions de travail, et il les refuse l’ingrat, ce n’est vraiment qu’un parasite qu’il faut éradiquer...

    On pouvait, auparavant, trouver une certaine motivation à aller au « chagrin » car il y avait plus de collectif entre nous et les postes de travail étaient moins autonomes qu’aujourd’hui, avec des objectifs de rendement qui sont dirigés à la hausse quand ils sont réalisés. Comment voulez-vous être motivés, alors que tout est fait pour que vous rentriez dans une course à la carotte qui ne demande qu’une chose : être meilleur que le collègue dans la politique de la boîte...

    D’ailleurs les cas de stress, de suicides touchent aujourd’hui de nombreux cadres qui, ne pouvant plus prendre du recul nécessaire (beaucoup amènent du boulot à faire à la maison), n’en peuvent plus et tombent dans la dépression...

    Nous ne sommes pas sur terre pour travailler... il est nécessaire pour apporter « du beurre dans les épinards », mais ce qui est important c’est de pouvoir relativiser ce qu’on nous demande au boulot. L’humour et la dérision sont une bonne thérapie et l’avantage est qu’il n’y a rien de chimique là dedans, à condition de respecter l’adage de Pierre Desproges : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde... ».

    Lien

  • NuklearCocroach
    NuklearCocroach
    ex GeneralSubverciòn
    • Posté à 18h07 le 27/04/2008
    • Internaute 36938
      ex GeneralSubverciòn

    Un philosophe,c’est un type qu’est payé pour penser ? et il appelle ça un travail d’étaler sa « science » ? c’est un beau travail de feignant ça ! Alors je suis contre le travail ! ! !

    • Compte supprimé le 24 aout 2
      • Posté à 10h06 le 28/04/2008
      • Internaute 34749

      Mais c’est qu’il baisse à vue d’oeil, mon gars cocroach...
      Pas grave, vu qu’à c’t’heure il devrait pas être loin de toucher le fond de la piscine.
      Ensuite, ça remontera... inévitablement... enfin, si tout va bien.

  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 18h59 le 27/04/2008
    • Internaute 32845
      La france inquiète

    Il y à 30 où 40 ans, quand on « entrait » dans une entreprise, on faisait « corps » avec elle, avec son environnement professionnel.
    Le patron « jaugeait » le postulant sur son devenir ; la motivation se mesurait à l’aune de la capacité du candidat à s’adapter et se développer dans l’entreprise dont la plupart, à cette époque étaient familiales,de petites dimensions et gérées en « bon père de famille »..

    Aujourd’hui tout à changé ; dès l’entretien d’embauche, à la pression de la poignée de main, le DRH estime combien le postulant va rapporter à l’entreprise, car en plus de ses diplômes, il doit être immédiatement productif... Quant à la motivation, elle plait à l’employeur si elle traduit la disponibilité du salarié (celui qui ne compte pas ses heures), une prétention mesurée du salaire et autant que faire se peut, une compréhension des nécessaires impératifs de restructurations ; accessoirement, une relative souplesse de mobilité si cela s’avérait profitable à l’entreprise !
    A partir de là peut commencer l’ère de la précarité,et du travail à temps très partiel.
    Il est des dictatures qui cachent leur nom !

    • Network 23
      Network 23 répond à DANJOU
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 02h51 le 29/04/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Là-bas, dans les commentaires, ils sont motivés en tout cas :

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