Interview 29/06/2007 à 13h25

Alain Minc : « Les journalistes du Monde tentent un putsch »

Pascal Riché | Redchef Rue89

Alain Minc, qui s’estime légitimement réélu à la tête du conseil de surveillance du Monde estime, dans un entretien à Rue89, que les journalistes veulent remettre en cause le partage traditionnel des pouvoirs entre rédaction et actionnaires extérieurs.


Alain Minc arrive à l’Elysée (Vincent Kessler/Reuters).

Alain Minc, dont le renouvellement à la tête du conseil de surveillance du Monde a été approuvé jeudi par dix de ses vingt membres, considère qu’il a obtenu la majorité des voix. La société des rédacteurs du Monde (SRM), elle, conteste ce résultat (il manque selon elle une voix) et refuse de siéger dans ces conditions.

Cette situation a mis le quotidien dans l’impasse, car elle rend impossible la nomination formelle du nouveau président du directoire du Monde (le patron), Pierre Jeantet. Alain Minc a annoncé qu’il demanderait au tribunal de commerce la nomination d’un administrateur judiciaire si la question de la présidence du directoire n’était pas réglée avant la fin du week-end. Il a expliqué sa position à Rue89, au téléphone, vendredi matin.

Pourquoi tenez-vous tant à rester président du conseil de surveillance du Monde ?

C’est un problème beaucoup plus profond qui est posé. C’est la remise en cause du Yalta qui était respecté depuis des années entre les actionnaires extérieurs et la rédaction : nous respectons leurs droits, eux doivent respecter les nôtres. Parmi ceux-ci, il y a le choix du président du conseil de surveillance.

Dans la pratique, le président du conseil de surveillance est issu des actionnaires extérieurs. Le code de bonne conduite veut que les autres ne s’en mêlent pas. L’enjeu dépasse donc de beaucoup le débat « ad hominem » : on est en présence d’une tentative de putsch.

Mais les statuts parlent d’une majorité des voix...

Lorsqu’il s’agissait, l’an dernier, d’acter le départ de Jean-Paul Louveau [du poste de directeur général, ndlr] et de fixer son indemnité, nous l’avions fait avec dix voix. Maintenant, la SRM veut changer la jurisprudence en fonction de son intérêt... Et elle cherche à empiéter sur des compétences qui ne sont pas les siennes.

Ça suffit ! La scène d’hier était traumatisante. Le représentant de la SRM, en claquant la porte, a mis en danger l’intérêt de l’entreprise pour des histoires de boutique. Mais si ce qu’ils veulent, c’est un mandataire désigné par la justice, ils l’auront. Moi j’ai la responsabilité de le demander si la situation n’est pas débloquée.

Ne serait-il pas plus simple de vous retirer au profit d’un autre, comme le demande la SRM ?

Ils sont sur une autre planète, ils font régner une atmosphère pré-thermidorienne. Mais s’ils forment un bloc, nous aussi. Notre groupe était déjà solide, mais depuis qu’ils ont essayé de sortir de leurs pouvoirs, notre bloc est maintenant indestructible.

Quand comptez-vous convoquer le conseil ?

Quand je saurai qu’ils sont prêts à confirmer la nomination du président du directoire, je le ferai. Et ensuite s’ils contestent ma désignation, qu’ils aillent devant les tribunaux, ils ont toute liberté de le faire.

Addendum 2/7/2007 Un compromis a été trouvé pour que Pierre Jeantet puisse être confirmé officiellement à la tête de l’entreprise : le conseil de surveillance se réunira lundi, mais sera présidé par le doyen Claude Perdriel. Les représentants de la SRM refusent de siéger au conseil sous la présidence de Minc.

A lire :
Alain Minc mis en échec, Le Monde dans l’impasse
Nouveau rebondissement au conseil de surveillance.

A lire :
« Le jour où Alain Minc m’a viré » : l’ex-PDG du Midi libre raconte
Le témoignage de José Frêches.

A lire :
La société des rédacteurs maintient la pression
Le communiqué des journalistes.

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  • Anonyme

    yalta, putsch, thermidor ? On rêve - peut être faudrait-il rappeler que comme son nom ne l’indique pas, « le monde “ n’est ici qu’un journal, de taille, somme-toute, relativement moyenne...

  • Anonyme

    Il est grand temps de renforcer vraiment la presse d’opinion de gauche. Le journal fondé par Jean Jaurès s’y prête. Lisez et faites lire l’Huma.
    Bien amicalement

    Jacques POTIER

    • Anonyme

      L’huma appartient aujourd’hui à lagardère et à Bouygues. Combien d’armes de répressions sociales, de missiles doit vendre lagardère pour maintenir l’huma en survie ? Dire que l’huma est un journal de gauche, c’est un conte de fée

       
      • Anonyme

        bien vu

      • Anonyme

        Sornettes et trompettes de la gloire passée, noyée dans les larmes et le sang de la classe ouvrière.

      2 autres commentaires
    • Anonyme

      Moi je conseille le canard enchainé.il n’est sous la coupe de personne et n’attend pas d’argent de la publicité c’est une presse libre et non aux ordres...

  • Jackpot
    • Posté à 11h18 le 30/06/2007
    • Internaute 11320

    Il s’agit de défendre la presse d’opinion telle l’Huma plutôt que la presse qui mange aux rateliers du capital dont Alain MINC et l’un de ses représentants le plus docile.

    Jacques

  • Anonyme

    Vivent M.Minc, les journalistes, les conseils mêmes d’amis, les éléctions même truquées, Le Monde, les rédactions, la presse, les médias et .........les filles nues dans Bilt ! ! ! ! ! ! ! !

  • Tempus_Fugit
    • Posté à 14h28 le 29/06/2007
    • Internaute 10619

    Mais Monsieur MINC n’a rien compris, on dirait. Ni les actionnaires, d’ailleurs : un journal n’existe pas sans primo ses journalistes, secundo ses lecteurs. S’ils maintiennent leur pression sur les premiers, et qu’ils gagnent, ils vont perdre les seconds. Où cela va les mener ? A mon avis, Monsieur MINC les conduit directement à la ruine... Et si c’était volontaire ? Il faudrait savoir à qui profite le crime.

    • Anonyme répond à Tempus_Fugit

      Il se fait surtout pas sans les personnes qui donnent de l’argent au journal. Et la dans la plus grande majorite les fonds viennent des actionnaires.

  • leonardo
    • Posté à 14h35 le 29/06/2007
    • Internaute 9624

    Faut il que la place soit sensible et les intérèts personnels importants, pour qu’un homme de cette nature, adulé de ses quelques pairs, en arrive à ce type d’attitude...
    Ce qui est effrayant, et pour le coup d’une pure logique stalinienne, c’est le renversement des mots et des valeurs.
    Le camp opposé se voit, renvoyé à une tenttavive putchiste, par celui là meme qui fait son pou-putsch.
    Du grand art.
    Du grand art lamentable à laquelle la SRM répondra par les moyens à sa disposition, et comme Alain Rollat le suggère, par une mise au point ferme, je l’espère, d’Eric Foottorino.

    • Anonyme répond à leonardo

      oui, extraordinaire ce renversement des mots et des valeurs (du pur sarkozy), mais comme je m’y suis déjà habitué avec ce dernier quand il était en campagne présidentielle, il s’agit de bien écouter et bien lire ces mots renversés du premier : où le caractère indestructible du groupe formés par les administrateurs externes devient bien fragile...

    • Anonyme répond à leonardo

      Sur la photo, ’trouvez pas qui ressemble un peu à Wolfowitz ?

      ha ha ha !

    • Alfary
      Alfary répond à leonardo
      Ronchon
      • Posté à 00h58 le 30/06/2007
      • Internaute 9751
        Ronchon

      Oui, en effet, la forte résistance d’Alain Minc révèle, sans risque de sur-interprétation, qu’il y a eu un investissement puissant dans la prise de contrôle du Monde. L’impératif de capter à des fins occultes l’audience rédactionnelle du journal semble bien être central finalement.

      Le regain de vigueur de la SRM affaibli incontestablement la position de M. Minc dans son propre camp. Que les rédacteurs maintiennent encore leur poussée et les « z’investisseurs » devront choisir : soit « lâcher » Alain Minc pour conserver un pouvoir résiduel ; soit l’imposer et alors vider le Monde de ce qui fait son influence : la crédibilité et la fiabilité de sa rédaction.

      La défiance dit déjà que M. Minc a loupé son coup. La raison commande qu’il parte. Que les partenaires financiers se laissent donc gouverner par la raison ... et libèrent Alain Minc de sa sujétion.

  • Anonyme

    Yalta, thermidor... M. Minc croit-il qu’en employant des mots de ce genrte il va entrer dans l’Histoire ?

    juliettelucie (qui n’a pas envie de s’identifier)

  • Anonyme

    La dégringolade continue !
    Nicolas 1er a décidé de tuer le Monde ils vont y arriver car Minc n’est qu’une marionnette de l’UMP

  • Anonyme

    C’est la preuve d’une dérive des enjeux financiers dans un journal et quotidien.. le monde est en danger face au pouvoir financier !

  • Anonyme

    Il fallait 11 voix pour être élu (c’était dans les statuts). M Minc a eu 10 voix, il n’est donc pas élu.

    Il aurait pu être élu s’il avait eu une voix de plus. Il ne l’a pas eu. Point.

  • plak
    • Posté à 15h22 le 29/06/2007
    • Internaute 10107

    je vous rappelle que M. Minc a été élu avec 10 voix pour, 7 contre et 3 abstentions.
    il possède une majorité relative, même si celle-ci n’est pas absolue.
    est-il vraiment intelligent de bloquer une élection, car il y a eu 3 abstentions, la question à poser serait de savoir pourquoi ces 3 personnes n’ont pas pris partie, c’est là où se situe le vrai problème.

    • Traroth
      Traroth répond à plak
      • Posté à 15h59 le 29/06/2007
      • Internaute 11081

      Les statuts prévoient qu’il faut avoir la majorité absolu. Point. Le reste c’est du baratin.

      • Anonyme répond à Traroth

        je rappelle que s’abstenir dans une élection majoritaire équivaux à voter pour le gagnant.
        plutôt que de réagir sur le vif, il serait plus intelligent de s’interroger sur les causes de cette élection

        P.S : ceci est une interrogation en aucun cas un point de vue.

  • yapadebug
    • Posté à 15h29 le 29/06/2007
    • Internaute 840

    Le putchiste qui se plaint d’une tentative de putch ! C’est la meilleure !
    Et si M. Minc voulait mettre le monde en difficulté pour provoquer son rachat par un chevalier blanc (enfin blanc... façon de parler). Si tu ne vas à L...., L.... viendra t’ à toi ! : o)

  • David Mohamed
    David Mohamed
    Illustrateur et auteur de BD
    • Posté à 15h34 le 29/06/2007
    • Internaute 2898
      Illustrateur et auteur de BD

    J’ai été assez choqué par les propos tenus ce matin par Alain Minc chez Colombe Schneck sur Inter. En gros les mêmes que ceux de l’interview mais en plus virulents et avec une suffisance et un mépris à l’égard des journalistes assez révélateurs (ego-trop, Yalta, menaces, du très lourd)...

    A écouter ici : Lien

  • Alain Rollat
    Alain Rollat
    ancien chef adjoint du Service (...)
    • Posté à 15h59 le 29/06/2007
    • Internaute 9409
      ancien chef adjoint du Service (...)

    Minc ne pouvait être plus clair : il exige la soumission des journalistes du Monde qu’il a déjà privés, avec la complicité de Jean-Marie Colombani, du droit de choisir librement leur directeur. Le putschiste, c’est lui ! Quelle est sa légitimité ? Si la Rédaction fait corps derrière Eric Fottorino, le nouveau directeur du titre, et si celui-ci sait dire « merde ! » à Minc, que fera ce fossoyeur ? Il n’est pas propriétaire du titre. Le titre appartient aux héritiers de son fondateur auxquels M. Minc oppose aujourd’hui son souverain mépris. Quant au témoignage de José Frêches, je le confirme en tout point ayant été aux premières loges de ce psychodrame puisque je représentais alors Le Monde au conseil de surveillance du groupe Midi Libre...

  • Anonyme

    Ou va la liberté de la presse ?

  • Anonyme

    Minc = voleur

  • Anonyme

    Minc mérite la prison depuis si longtemps...

  • Anonyme

    Reprocher ses propres défauts à ses adversaires est une des lois de la propagande de feu Goebbels.
    Une technique des plus employées depuis quelques années par la droite européenne (Aznar, Sarkozy, ...).

    Mr Minc fait le crétin.

  • Anonyme

    « Ils sont sur une autre planète, ils font régner une atmosphère pré-thermidorienne. » L’atmosphère qui a permis de passer de la monarchie à la République ? Ca me semble plutôt cool comme programme... faut juste éviter de se rapprocher trop de cette atmosphère thermidorienne, tout le reste est du tout bon. Bravo les gars, on est ave vous !

  • Anonyme

    En France, lorsque l’on a passé brillamment réussi l’ENA ou une autre école on peut sombrer dans la médiocrité à condition d’avoir un réseau. Alors dans les pays, anglo-saxon, sortir de MIT, Havard, Cambridge ou Oxford, n’est qu’une étape et l’on devient influent ou incontournable si on génère des vrais revenus grâce une réussite industrielle ou universitaire... Mr Minc, il faudrait savoir que donner quelques conseils à des amis passer dans les ministères comme conseiller et qui ont récupéré des entreprises publiques devenues privés, n’est pas gage de réussite, raison de plus pour s’accrocher à un fauteuil au journal Le Monde alors que certains méritant le ferait sans se pavaner ou en abuser, juste pour faire triompher l’INDEPENDANCE d’un média même lu par quelques citoyens parisiens. Le « putsch » dont vous accusez les journalistes du Monde d’en être les auteurs montre à quel vous avez besoin de ce strapontin pour exister.

    • Mrs Dalloway
      • Posté à 23h15 le 29/06/2007
      • Internaute 11537

      Je suis depuis longtemps étonnée de la notoriété d’Alain Minc et de sa « réussite » dans le monde des affaires. je ne mets pas en doute son intelligence mais, il semble n’avoir pas en lui ce qui fait un bon stratège : il a quand même été mêlé à bien des échecs financiers. Et l’endettement du Monde qu’il a initié ne prouve-t-il pas qu’Alain Minc ,n’a probablement pas le flair, la prudence et l’audace éclairée indispensables à toute entreprise. Cela peut s’appeler du bon sens, tout simplement. Les journalistes, leur indépendance, la qualité de leur plume, le plaisir que l’on a à les lire et la confiance que l’on a en eux font le journal. les actionnaires financiers devraient être tout le temps convaincus que sans les plumes, le travail d’enquête, il n’y a pas de journal ! ne jamais perdre de vue que le coeur d’un journal est là et que c’est lui qui provoque l’acte d’achat. Alain Minc n’a pas< eu la majorité prévu par les statuts. Qu’il se retire !

  • Anonyme

    « L’enjeu dépasse donc de beaucoup le débat ad nominem »

    Est-ce que le barbarisme « ad nominem » est dû à Minc ? (l’expression correcte est bien sûr « ad hominem », Sarko la mutile lui-même régulièrement).

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 20h57 le 29/06/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      j’ai corrigé, c’est peut-être moi qui ai ainsi « barbarisé »...

  • sanilhac
    • Posté à 17h00 le 29/06/2007
    • Internaute 4727

    Admirable bal des faux-culs ! Ils se liquident les uns après les autres, se font porter le chapeau, font crever un grand journal sous les dettes, et osent encore parler de principes !

    Jusqu’à ce pauvre José Frèches qui ressort de sa boîte pour régler de vieux comptes. Oubliant que s’il a été liquidé, c’est surtout parce qu’il était un incapable qui menait au grand galop Midi Libre à la faillite.

    Colombani l’a viré, puis il a viré Plenel. Puis Louveau. Ensuite il a été viré. Il reste Minc, le plus coriace, le cerveau, le Méphisto de tous ces apprentis sorciers. Lui s’accroche et ça va être dur de le décrocher parce qu’il doit solidement tenir ceux qui le soutiennent.

    Bon courage aux journalistes du Monde. C’est un beau combat qu’ils mènent là. Si seulement leurs prédécesseurs - Noblecourt, Baudet... - avaient été un peu moins lâches et complaisants dans le passé, ils n’en seraient pas là. C’est dès la sortie du livre de Péan et Cohen qu’il fallait rompre. Et sans doute même avant.

    C’est évident depuis l’achat de Midi libre : toute cette stratégie était fondée sur un principe vicieux. On finançait une fuite en avant perpétuelle en vendant par appartements le seul bien réel du Monde, son indépendance.

    Maintenant, il va falloir racheter tout cela, si l’on veut que le Monde redevienne un vrai journal de référence, propre, libre et indépendant.
    Un point incite quand même à l’optimisme : c’est que de tous côtés, les journalistes semblent enfin s’éveiller. Aux Echos, à la 2, dans les Sociétés de Journalistes, cette profession souvent irresponsable et légère semble enfin prendre en considération son rôle essentiel dans la marche de la démocratie. Il était temps.

    • Anonyme répond à sanilhac

      Il faudra peut être descendre dans la rue parceque la situation dans la Presse française est bien vérolée.
      Les journalistes nommées à l’Elysée, Pédriel soutenant Minc, Bolloré prêt à racheter ceque Arnault veut vendre.....Victor doit tousser ça doit lui rappller Bardinguet !

  • Anonyme

    Ces propos de Minc sont tout simplement scandaleux et délirants.

    Il ne mérite que de dégager. Et avec un bon coup de pied au cul.

  • Anonyme

    Les journalistes se rebiffent enfin !
    Minc,conseillé de Sarkozi, n’a cessé de faire la promotion de celui-çi durant toute la campagne. Lorsque Collombani et Minc ont décidé que Bayrou devenait dangereux il l’ont proprement éliminé quand a Royal les portraits au vitriol fait par ce journal ont été absolument scandaleux...Tout ça pour appeler a voter pour elle in fine...Grotesque ! C’est ça le journalisme ?
    Collombani a perdu, Minc aussi ! qu’il parte !
    Vous comprenez quelque chose à Pedriel vous ?
    J’espere que Fortino soutindra les rectateurs du Monde : Minc n’a rien à faire dans la presse.

  • Anonyme

    Les journalistes se rebiffent enfin !
    Minc,conseillé de Sarkozi, n’a cessé de faire la promotion de celui-çi durant toute la campagne. Lorsque Collombani et Minc ont décidé que Bayrou devenait dangereux il l’ont proprement éliminé quand a Royal les portraits au vitriol fait par ce journal ont été absolument scandaleux...Tout ça pour appeler a voter pour elle in fine...Grotesque ! C’est ça le journalisme ?
    Collombani a perdu, Minc aussi ! qu’il parte !
    Vous comprenez quelque chose à Pedriel vous ?
    J’espere que Fortino soutindra les rectateurs du Monde : Minc n’a rien à faire dans la presse.

    • Anonyme

      minc, conseillé de sarkozi
      Conseillé par qui ?
      retourne à l’école, mon petit !

  • Anonyme

    J’ai honte d’être un ancien des Mines comme Monsieur Minc ... et dire qu’il n’y pas si longtemps que cela il parlait de chute des valeurs devant un partaire d’anciens des mines ... quel lâche

  • Anonyme

    Nous devons au moins cela au petit minc, les choses sont maintenant parfaitement clair. Il parle de yalta et point n’est besoin de se demander si il joue le role de roosvelt, churchill ou staline. Avec un tel discour objectivant son adhesion totale à la lutte des classes.. (financiers contres journalistes). Cela commence à bien faire. En democratie, les economistes sont au service de la société. Ils sont maintenant tellement puissants qu’ils ne s’embarrassent plus de faux semblants, et pretendent nous imposer leur ordre, par definition non democratique. Rammenons donc ces gens à ce qu’ils doivent etre : des serviteurs de nos sociétés,et non les rois. Comment ? : modérons notre consommation, c’est à dire minimisons la quantité d’argent que nous injectons dans leurs systemes. Acheter un nouveau livre, un nouveau cd ? .. et pourquoi ne pas se les preter ? .. A chacun d’inventer sa resistance...

  • Anonyme

    j’aime bien alin minc, mais il doit se plier à la volonté de ses confrères et ne pas s’accrocher à son fauteuil, cela va tenir son image...je suis persuadé qu’il a déjà beaucoup d’autres propositions en attente et pas seulement des propositions de repli...on le verrait bien être une sorte de médiateur entre presse et pouvoir...il sait faire et il l’a prouvé.

  • Anonyme

    Le Monde ou Le Minc

    « Ils sont sur une autre planète, ils font régner une atmosphère pré-thermidorienne »

    Bravo Mr Minc, question fair play, vous l’anglophile,
    c’est bon pour les autres, vous préférez stigmatiser les journalistes qui veulent faire leur métier comme ceux des Echos et ne pas dépendre des caprices du conseiller du prince. pour vous c’est trop, c’est préthermidorien.

    Vous n’avez aucun respect la société des rédacteurs c’est « ils », et « ils sont sur une autre planète. » Certainement et c’est bien mieux comme ça, car Mr Minc la mondialisation est heureuse pour les dominants et leurs conseillers, ou leurs admirateurs béat comme Le Boucher du Monde,pour les autres c’est une toute autre planète. mais dans cette planète les mots ont un sens , les valeurs aussi. En fait tout cela vous gêne.

    En souhaitant que Le Monde redevienne ce qu’il était, bon vent Mr Minc.

    Jean Bachèlerie

  • puerta13
    • Posté à 21h53 le 29/06/2007
    • Internaute 10678

    On vous l’avez bien dit que MINC Jong Il n’allait pas lacher la proie pour l’ombre.

    Il est même prêt à aller en justice envers et contre tous.

    Faut croire que la gamelle est bonne.

    Quand je pense que ce type conseille Naboléon, une certaine angoizze me saisit.

  • Anonyme

    Franchement cela fait des années que je trouve cet homme insupportable, méprisant, suffisant et nul ! j’avais déjà été horrifiée par une interviw qu’il avit donné il ya 7 ou 8 ans, méprisante pour les français « moyens » bornés et stupides etc... Depuis, je vois le Monde d’un autre oeil et je suis stupéfaite qu’il faille attendre ce clash pour que tout le monde (et les journalistes surtout) commencent à réagir. Par ailleurs vus les conseils que M Minc a donné à pas mal d’entreprises ces dernières années, je me demande comment on peut encore le payer pour cela. Pour finir, je doute qu’il ait beaucoup conseillé NS car celui ci a gagné !

  • Anonyme

    que veut dire alain minc avec son yalta entre actionnaires extérieurs et journalistes ? y a-t-il un pacte confidentiel qui oblige la srm à accepter le choix des actionnaires extérieurs ? c’est un point du plus haut intérêt à élucider. s’il n’y a pas de pacte, on ne voit pas ce qu’alain minc peut faire, si le pacte existe, la situation se complique un peu et il faudra aller devant le juge ! ! !

  • Anonyme

    M. Frèches raconte par le menu et par le détail la façon dont il s’est fait virer. Il serait intéressant qu’il raconte aussi comment il a organisé un putsch pour virer son propre prédécesseur... Depuis son arrivée en 1998 les journaux du Midi ont connu, quatre PDG. Trois étaient des affidés du trio infernal Plenel, Colombani et l’inénarable Minc, le nain qui confond égo et honneur.
    Alors quand je lis leurs déclarations outragées, j’éprouve le plus grand dégoût vis à vis de gens pour qui Les Journaux du Midi n’ont constitué qu’une pompe à fric pour combler les dettes du Monde.
    Quant à l’avenir du groupe du Sud, à propos duquel je lis beaucoup de choses, sauf la parole des petites mains qui le fabriquent tous les jours, il semble promis, même pour les journalistes du Monde, au rôle de bijoux de famille qui ont encore quelque valeur négociable. Remarquez, la SRM aurait bien tort de s’en priver : elle a élu comme vice-président un homme qui n’a que mépris pour les provinciaux - lisez donc sa lettre de candiature à la présidence - et elle peut compter sur le SNJ de Midi Libre qui depuis le début de la crise a été d’un silence assourdissant.

  • Ferdinand.Bardamu
    • Posté à 00h19 le 30/06/2007
    • Internaute 2975

    Il minc pas de toupet.

  • Anonyme

    A ma gauche, un journal se portant bien financièrement, n’ayant jamais abdiqué sa ligne éditoriale (d’opposition, quelque soit la couler de gouvernement), avec zéro pub (ni interne, ni externe), pas de site web, affichant presque 100 ans, et pouvant se targuer d’avoir fait démissionner plusieurs ministres : Le Canard Enchaîné.

    A ma gauche, une floppée de titres ayant pour principale activité de rechercher de nouveaux partenaires financiers (donc, de la pub’), de commenter les dépêches AFP (sans toujorus vérifier les sources), de s’auto-congratuler quand l’un de leurs journalistes publie une somme, et de laisser la place aux commentaires (plus ou moins intellectuels) de leurs fondateurs, repreneurs, actionnaires, etc. et qui, en plus sont tous dans la merde du point de vue du budget (CF. La Tribune, par ex.) : le PPA (PArti de la Presse et de l’Argent) comme le nomme si bien la bande à Halimi du PLAN B.

    Cherchez l’erreur

    BARSA

    • demba
      demba
      rebelle
      • Posté à 02h36 le 30/06/2007
      • Internaute 11554
        rebelle

      C’est exactement la question que je me pose aussi. Et ce journal -bon, hebdo, c’est pas exactement la même chose- paie très correctement ses journalistes et dessinateurs, en est toujours encore au même design et lay-out qu’il y a je ne sais plus combien d’années sans avoir besoin de mettre photos qui n’intéressent personne mais prennent de la place utile, ni couleurs qui n’apportent rien. Par contre, il n’a pas non plus changé de ligne et fait toujours aussi peur au pouvoir établi, et a gardé une clientèle indégommable !

      Et si le Monde changeait de formule une dernière fois, mais plus en accord avec ce que demandent ses lecteurs et non pas les actionnaires ?

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