Entretien 20/04/2008 à 08h51

Marché du travail : un projet de loi « en trompe-l'œil »


Pierre Mériaux, inspecteur du travail, dénonce « l’idéologie » de la loi de « modernisation du marché du travail » examinée à l’Assemblée.




Chaine de construction de voitures chez Renault à Douai (Olivier Culmann).

Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et syndicaliste, dénonce « l’idéologie » qui articule flexibilité et relance de l’emploi dans le projet de loi de « modernisation du travail » que les députés ont examiné cette semaine. Ce texte est issu d’un accord conclu à l’arrachée par les partenaires sociaux, le 21 janvier.

A l’époque, cet accord avait été signé par quatre syndicats côté salariés (la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC) et le Medef et la CGPME côté patronat. Seule la CGT avait refusé de le parapher, arguant que le nouveau contrat de travail qui en émergeait « aggravait la précarité des salariés ».

Le texte (voir PDF) examiné par les députés instaure en effet davantage de flexibilité dans le contrat de travail. Parmi les principaux changements, on relèvera notamment la création d’un nouveau type de contrat, le « contrat de projet » chez les cadres, qui peut durer jusqu’à trois ans. Ou encore l’allongement de la période d’essai, qui pourra aller jusqu’à quatre mois chez les cadres.

Enfin, le nouvel accord avalise la rupture à l’amiable entre un salarié et son employeur. La nouveauté de cette rupture à l’amiable réside dans ce qu’une telle interruption ouvrirait tout de même droit à indemnisation pour l’ex-salarié au chômage. Cette mesure avait été plébiscitée au nom de la « flexicurité », néologisme associant flexibilité et sécurité de l’emploi ou de la prise en charge.

La flexibilité sans la sécurité

Pourtant, de nombreuses voix se sont élevées, depuis la signature de cet accord, contre ce surcroît de flexibilité. Les inspecteurs du travail sont notamment montés en première ligne de la contestation, déplorant qu’on privilégie la flexibilité au détriment d’une réelle sécurité.

Parmi eux, seuls ceux qui ont un mandat syndical sont autorisés à s’exprimer publiquement. C’est le cas de Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et syndicaliste FSU. Habitué des colonnes de Rue89, il revient cette semaine sur ce qu’il estime être « un accord en trompe l’œil » et dénonce « l’idéologie » qui articule flexibilité et relance de l’emploi, à l’heure où l’INSEE situait le taux de chômage au quatrième trimestre 2007 à hauteur de 7,8% de la population active.

Pour Pierre Mériaux, « cet accord est essentiellement ’donnant donnant’… sans aucun gain véritable ».

« Si ce qu’on avait voulu faire, c’était aussi de sécuriser les parcours professionnels, il aurait fallu s’y prendre autrement. Or dans ce domaine, les avancées sont extrêmement minces. Alors qu’il y a aujourd’hui 930 000 licenciements par an, soit plus de 2 500 licenciements par jour ! “


Pour Pierre Mériaux, l’Etat reste encore en capacité d’exercer son contrôle sur le marché du travail, même si la réglementation tend à précariser les salariés.

Des contre-pouvoirs existent

Inspection du travail et syndicats font partie de ces contre-pouvoirs, même si le taux de syndicalisation reste plutôt faible, en France. On estime ainsi qu’à peine 8% des salariés de l’Hexagone sont aujourd’hui syndiqués, soit deux fois moins qu’il y a vingt-cinq ans. Dans le privé, il ne dépasse d’ailleurs même pas 5%, et reste trois fois plus faible que dans la fonction publique, comme le montre le dernier rapport sur la question, publié par le ministère du Travail, mi-avril.

A titre de comparaison, ce même rapport relève que 25% des salariés en moyenne sont syndiqués en Europe. Souvent, on lie cette spécificité française au fait que le paysage économique national est composé d’une kyrielle de petites et moyennes entreprises. La représentation syndicale étant moins forte dans les PME, c’est logiquement par des salariés de PME que les inspecteurs du travail sont les plus sollicités, indique Pierre Mériaux.

Pour l’inspecteur du travail, le nombre des PME et la filialisation de l’activité économique ont morcelé le rapport de forces. Sachant que le nombre de PME ne cesse de progresser : le dernier rapport de la documentation française en 2007 indiquait que les nombre de PME s’était lesté de 16% en l’intervale de 6 ans. Pourtant, Pierre Mériaux, des contre-pouvoirs existent encore :


Inspecteur du travail depuis près de 25 ans, Pierre Mériaux constate sur le terrain que le nombre de sollicitations par des salariés pour cas de stress explose. Les instituts de sondage confirment d’ailleurs cette tendance : une enquête Opinionway réalisée pour la CGC indique que les cadres n’ont jamais été aussi stressés depuis quatre ans.

Stress : les salariés assument seuls le risque du marché

Les pouvoirs publics semblent avoir décidé de prendre le stress au travail à bras le corps : pour la toute première fois, une négociation interprofessionnelle sur la question a démarré, début avril, entre les partenaires sociaux. Toutefois, si l’on se penche sur les détails du dernier sondage Opinionway, on constate que c’est la surcharge de travail et le manque de temps pour l’accomplir que les salariés interrogés mettent en avant (respectivement à hauteur de 78% et 66% des cadres sondés).

Or Pierre Mériaux avance, lui, l’hypothèse que c’est toute ‘une organisation du travail pathogène’ qu’il faut revoir s’il l’ont veut résoudre le stress. Il estime qu’on a déresponsabiliser les employeurs en ‘faisant assumer aux salariés le risque du marché’.


Après son passage devant le Palais Bourbon, où les modifications devraient n’être que de pure forme, le projet de loi sur le nouveau contrat de travail est annoncé au Sénat, les 6 et 7 mai prochains.

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  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 09h18 le 20/04/2008
    • Internaute 8783
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    La « flexicurité »,le mot en lui même est déjà stressant.
    Plus de sécurité pour les employeurs et les risques du marché pour les salariés ; une organisation du travail bien pensée pour éviter le stress aux... capitalistes !
    Quant aux syndicats signataires, merci pour ce bel exemple de flexibilité !
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    • Les Chats
      Les Chats répond à Infovite
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 09h43 le 20/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Voilà un bon résumé de ce qui nous attend et qui devrait tous nous mobiliser :

      29 mars 2008
      Flexi-sécurité = foutaise.
      Loi de modernisation du contrat de travail = loi de régression sociale.
      Accord prétendument majoritaire de 4 syndicats sur 5 le 11 janvier 2007 = mensonge.

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      « Tout ce qui est dit sur la loi que François Fillon et Xavier Bertrand font voter au Parlement repose sur des manipulations, de la désinformation volontaire, pour masquer une offensive scélérate anti droit du travail !

      Il ne s’agit pas d’une loi de modernisation mais de régression sociale »

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      • compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
        • Posté à 09h53 le 20/04/2008
        • Internaute 35776
          bye bye....

        Je crois que ce n’est même pas la peine d’en discuter : au(x) pays de la novlangue, « modernisation » signifie toujours « régression » - voire « destruction » , de même que « réforme ». Quelques exemples quand même pour ceux qui ont de la merde dans les yeux (ce n’est pas de vous que je parle, bien sûr) : hôpitaux, éducation, tribunaux.

      • Infovite
        Infovite répond à Les Chats
        info-espress.over-blog.com
        • Posté à 09h58 le 20/04/2008
        • Internaute 8783
          info-espress.over-blog.com

        Merci et en avant pour la mobilisation !

    • marie 75
      marie 75 répond à Infovite
      • Posté à 10h02 le 20/04/2008
      • Internaute 3563

      Relire Gzérard Filoche !

      La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ? : Faut-il brûler le Code du travail ?
      de Gérard Filoche

      –––––––––––––––––––

      « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? “ proclame Laurence Parisot, présidente du Medef. Nicolas Sarkozy est ovationné par le Medef lorsqu’il défend une ‘ rupture avec le modèle social français . Ensemble ils veulent mettre à bas le droit du travail et généraliser la précarité. Madame Parisot veut même changer l’article 34 de la Constitution française pour enlever aux élus du peuple le pouvoir de légiférer souverainement sur le droit du travail et la protection sociale. Elle défend un système corporatiste où domineraient employeurs et actionnaires, au détriment des salariés. Ce livre analyse la déconstruction de 150 ans d’histoire républicaine et sociale. Avec l’instauration du CNE, qui permet de licencier sans motif, le rétablissement de l’apprentissage pour les jeunes à 14 ans, MM. Villepin et Larcher avaient mis en chantier la réécriture des 3 851 articles du Code du travail, à droits très allégés. Leurs buts ? Mettre à mal le CDI, le droit du licenciement, la durée légale du travail, le droit de grève, les droits syndicaux, l’inspection du travail... Mais la formidable mobilisation des jeunes et des salariés contre le CPE, appuyée par une écrasante majorité de l’opinion, les a contraints à reporter leur projet après la présidentielle. Si la droite gagnait avec Nicolas Sarkozy en 2007, communautarisme et corporatisme seraient les deux mamelles de la France d’après . À tous les citoyens de découvrir l’ampleur de cette menace. A la gauche de défendre une véritable alternative.

      Biographie de l’auteur
      Gérard Filoche, socialiste, syndicaliste, inspecteur du travail, publie son quinzième livre, plus percutant que jamais pour défendre les droits des salariés.

      –––––––––
      autres ouvrages :

      Carnets d’un inspecteur du travail de Gérard Filoche

      Salariés, si vous saviez... de Gérard Filoche

      • Axior
        Axior répond à marie 75
        Citoyen
        • Posté à 11h18 le 20/04/2008
        • Internaute 26085
          Citoyen

        La vie, la santé, l’amour, le travail sont précaires, pourquoi le poste de Mme Parisot, le quinquénat de Sarko, les grosses fortunes amassées par la spéculation sauvage ne le seraient pas ?
        A flexibilité, annualisations, répondons pavés et barricades.

    • Les Chats
      Les Chats répond à Infovite
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 10h13 le 20/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Un autre lien :

      Lien

      « Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire.
      Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous.
      Il paraît que c’est “trop compliqué” pour “intéresser les gens” alors que la vie de 16 millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués. »

      • I.P
        I.P répond à Les Chats
        Flat4
        • Posté à 16h38 le 20/04/2008
        • Internaute 25391
          Flat4

        Vous voyez vraiment Télé Bouygues, grand copain de Sarkozy, ou l’ORTF avec Pujadas lancer un débat là dessus en pleine phase finale de la champions league et de la L1 ?

  • compte désactivé 2
    • Posté à 09h18 le 20/04/2008
    • Internaute 29938

    Ah ! Le stress au travail, la belle blague : c’est la dernière trouvaille de tous ces syndicats qui présentent les patrons comme des voyous, qui ne cessent de présenter le travail comme une malédiction.Péguy, au début du XIX° siècle leur reprochait d’inciter les travailleurs à saboter leur travail.On n’hésite pas à exploiter le suicide de certains travailleurs, on décrète qu’ils se sont suicidés à cause de leur travail ! Quelle infamie ! On ne respecte donc plus rien ? On est prêt à exploiter même ce qu’il y a de plus sacré pour permettre à certains syndicats de se faire mousser ! Si l’économie va mal en France, c’est essentiellement parce qu’en 1945, le PCF et ses sbires ont fait main basse sur des secteurs entiers de l’économie, comme EDF et la SNCF et ils ont défendu en priorité les salariés de ces secteurs au détriment des salariés du privé, des travailleurs pauvres, des femmes seules avec enfants... Quand Balladur a réformé les retraites du privé, en imposant des conditions odieuses, la CGT n’a pas remué le petit doigt. Dès qu’il a été question de réformer les régimes spéciaux de salariés suravantagés, cela a été une levée de boucliers... Voilà l’énorme imposture ! ! ! !

    • Les Chats
      Les Chats répond à compte désactivé 2
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 09h31 le 20/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Mon message c’est mal placé.

      @Gaétan
      Je ne suis pas du tout d’accord avec vous sur cette phrase : « On n’hésite pas à exploiter le suicide de certains travailleurs, on décrète qu’ils se sont suicidés à cause de leur travail ! Quelle infamie ! »

      Discutez donc avec ceux qui ont failli passer à l’acte. Pour les autres c’est trop tard.

    • Bebert Cassandre
      • Posté à 09h44 le 20/04/2008
      • Internaute 11910

      Vous avez mille fois raison ! Il n’y a pas de stress au travail... Ou si peu... Parfois des accidents... Par distraction... Ce que des syndicats nomment « suicides »... En fait rien de tout cela n’est vrai. Un cadre distrait teste la corde qu’il fabrique en se la passant autour du cou... Il n’a pas bien mesuré les conséquences de son geste l’imbécile et c’est l’accident... Stupéfaction ! Et ces cons de syndicalistes de s’en prendre aux cadences de travail infernales, eux qui ne savant même pas ce qu’est le travail ! bravo Gaétan ! Et merci de nous avoir éclairer de vos lumières ! ce qui me navre dans cette histoire, c’est le nombre d’imbéciles qui postent sur Rue 89... Au début, on se sentait un peu chez soi, entre amis...

    • compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
      • Posté à 09h46 le 20/04/2008
      • Internaute 35776
        bye bye....

      Péguy au début du XIXème siècle ? Ca c’est de l’information documentée !

    • marabbeh
      marabbeh répond à compte désactivé 2
      au comptoir du café du commerce
      • Posté à 11h31 le 20/04/2008
      • Internaute 20412
        au comptoir du café du commerce

      C’est-à-dire que Gaétan croit aux vases communicants. Ce qu’on donne aux uns est retiré aux autres. Et il a peur pour sa retraite. Ben non, au contraire, lorsqu’il y a des avancées sociales, elles se répandent souvent, comme par capillarité, vers toutes les catégories professionnelles. Et lorsqu’il y a régression sociale, comme actuellement, toutes les CSP sont touchées.

  • Acis81
    • Posté à 09h22 le 20/04/2008
    • Internaute 39554

    De tous les syndicats présents lors des négociations débutées en octobre 2006 et finalisées par l’accord du 11 janvier 2008, seule la CGT a refusé de signer. La FSU, considérée comme non représentative en l’état actuel de la législation (ce qui devrait évoluer rapidement !), n’a pas pris part au processus.
    Il faut le rappeler, la CFDT, CFTC et FO ont négocié et abouti à un accord que l’on peut considérer équilibré. Car il y a des avancées non négligeables. Mais peut-être la logique du « tout ou rien » et du bloquage est-elle privilégiée par certains ?

    • Grums
      Grums répond à Acis81
      à bâbord + +
      • Posté à 10h13 le 20/04/2008
      • Internaute 36859
        à bâbord + +

      @ Acis81

      Ah oui mieux ne rien signer que de signer n’importe quoi !
      Vous appelez ça des avancées ? Pour moi ce sont des compromis.
      Gardons le pantalon bien haut et battons nous, tous unis !

      • Acis81
        Acis81 répond à Grums
        • Posté à 12h33 le 20/04/2008
        • Internaute 39554

        C’est vrai. Car le résultat d’une négociation est un compromis, rien d’autre. Comment pourrait-il en être autrement ? Et s’il faut lister les avancées, comme le doublement des indemnités, comme la conservation de l’intégralité des droits à formation et à la complémentaire santé lors de la rupture de contrat...

        L’opposition stérile et systématique valide in fine les méthodes détestables de non concertation pratiquées ces derniers temps par le gouvernement (justice, éducation, retraites, etc.).

        La politique de la chaise vide, du tout ou rien, n’apporte rien, ni aucune avancée.

         
        • Grums
          Grums répond à Acis81
          à bâbord + +
          • Posté à 14h54 le 20/04/2008
          • Internaute 36859
            à bâbord + +

          @ Acis81

          Ce sont des avancées quand celles-ci améliorent les conditions de travail. Ce que vous citez ce ne sont que des adaptations aux exigences du patronat. On s’accroche à ce qui existe en essayant de perdre le minimum, sinon rien de nouveau en terme d’améliorations de la condition sociale, mis à part les 35h qui ne sont qu’un passage obligatoire.
          Sous la menace du licenciement, d’une délocalisation, on signe, on signe et on perd toujours un petit peu plus.
          Quelle est la limite du sacrifice de nos acquis ? Que sommes nous prêts à laisser sur l’autel du grand capital, qui lui soit dit en passant se porte à merveille. Que léguerons nous aux générations futures ?
          Le paronat a en ce moment deux ou trois coups d’avances. Il est plus visionnaire que ne l’est le peuple qu’il a su berner et diviser(c’est ce qui me navre le plus), alors que lui parle le plus souvent d’une seule voix.
          Rassemblons nous et luttons !

        • Forrest Gump
          Forrest Gump répond à Acis81
          • Posté à 14h36 le 21/04/2008
          • Internaute 32802

          Le doublement des indemnités et la conservations des droits pourrait être une avancée si elle n’était pas parallèlement assortie de l’obligation faite au demandeur d’emploi d’accepter une offre valable d’emploi.

          Tiens, regarde la belle carotte afin que je puisse mieux te mettre un coup de bâton !

        2 autres commentaires
    • boissonzyskind
      boissonzyskind répond à Acis81
      • Posté à 16h33 le 20/04/2008
      • Internaute 14871

      D’une part Solidaires et l’UNSa n’étaient pas présents non plus.
      D’autre part au sein de la CFDT de nombreuses voix s’élèvent contre cette signature (j’en suis)
      Enfin, et sans vouloir m’étendre, non cet accord n’est pas équilibré. En ne parlant que de la rupture pseudo amiable, elle fait fi du principe fondateur de la relation de travail : le lien de subordination juridique dans lequel est maintenu le salarié vis à vis de son employeur. Pour qu’il y ait un véritable équilibre et puisque le patronat veut parler de relation contractuelle, il faudrait que les représentants des travailleurs aient le même pouvoir de décision en matière disciplinaire et de choix de gestion que le dirigeant. Là on pourrait envisager la relation de travail comme une relation contractuelle c’est à dire se situant au point de rencontre de deux volontés.

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 09h28 le 20/04/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Je ne suis pas du tout d’accord avec vous sur cette phrase : « On n’hésite pas à exploiter le suicide de certains travailleurs, on décrète qu’ils se sont suicidés à cause de leur travail ! Quelle infamie ! »

    Discutez donc avec ceux qui ont failli passer à l’acte. Pour les autres c’est trop tard.

    • Révolutiona
      Révolutiona répond à Les Chats
      Hawwah
      • Posté à 19h12 le 20/04/2008
      • Internaute 31103
        Hawwah

      Où k’elle est cette phrase ?
      Qui profère de pareilles horreurs ?

      C’est comme en cours de latin, un de mes camarades s’était trompé avec la forme « infinitif futur »... Cette phrase que les gladiateurs prononçaient dans l’arène face à César : « Caesar, morituri te salutant ! »... Il avait traduit par : « César, ceux qui sont morts te saluent ! »... Dans le cas de figure, le passé au lieu du futur, c’est dommageable !

      Il faudrait faire tourner les tables pour interroger les esprits de ceux qui se sont donnés la mort, pour connaître la « vraie vérité » avec huissier à l’appui ! Les mots qu’ils ont laissés à côté de leurs dépouilles sont souvent subtilisés, et quand l’entreprise a de l’argent, elle indemnise la famille qui ne porte pas plainte, donc l’affaire s’éteint toute seule, comme cette petite flamme de vie !

      Et ce ou cette « suicidée », croyez-vous qu’en laissant le message, c’est ce qu’ils voulaient ? que leur mort demeure impunie ?

  • Nino602
    • Posté à 09h32 le 20/04/2008
    • Internaute 39370

    « l’allongement de la période d’essai, qui pourra aller jusqu’à quatre mois chez les cadres » ?
    Personnellement, j’ai été cadre dans une vie antérieure, et ma période d’essai était déjà de six mois, prolongeable une fois...

    • boissonzyskind
      boissonzyskind répond à Nino602
      • Posté à 16h34 le 20/04/2008
      • Internaute 14871

      c’était illégal, sauf si il s’agissait d’un CDD renouvelé une fois (et encore c’est limite)

    • Révolutiona
      Révolutiona répond à Nino602
      Hawwah
      • Posté à 19h18 le 20/04/2008
      • Internaute 31103
        Hawwah

      Tout à fait, et certains employés ont des périodes d’essai de 3 mois... (cela dépend de la convention collective). Et les CDI dits de « chantier » peuvent durer jusqu’à 5 ans... Quelle nouveauté ! Vive la Révolution !
      Donc bancal !
      Ils réinventent la pompe à bicyclette !

    • Forrest Gump
      Forrest Gump répond à Nino602
      • Posté à 14h50 le 21/04/2008
      • Internaute 32802

      La grande mode en ce moment, est d’utiliser la période d’essai chez les cadres, comme outil flexible pour remplacer un CDD dont on ne saurait estimer la durée.

      Je suis patron, j’ai une mission à confier à un salarié, elle va durer moins de 6 mois mais je ne sais pas réellement combien.

      J’embauche un cadre en CDI en lui faisant mirroiter un superbe poste et quand la mission est accomplie, et bien, je suis désolé mais vous ne convenez pas, au revoir ! ! !

      Et le pauvre salarié peut aller ensuite devant les prud’hommes pour prouver que la rupture est abusive quand on sait que l’entreprise n’a pas besoin d’argumenter pour mettre fin à une période d’essai.

      Alors avec désormais une période d’essai de 4 mois renouvellables, c’est Byzance pour les patrons voyoux.

      Vive la flexisécurité !

  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 09h40 le 20/04/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    « on a déresponsabilisé les employeurs... »

    Employeur... quel vilain mot pour des entreprises dont le but n’est pas d’employer mais de faire des profits. L’emploi n’est pas une fin en soi, mais juste un moyen de gagner de l’argent.

    En quelques années, on a accordé aux entreprises et aux capitalistes tous les avantages sans les inconvénients, les profits sans la crainte de pertes.
    Pourtant, la base du capitalisme c’est « j’investis, je peux gagner gros, mais je peux aussi perdre mon investissement ». Un gros gain n’est justifié que par l’incertitude du résultat.

    Pour compenser le fait que les pertes ne sont plus possibles, on prend l’argent correspondant ailleurs. La « main invisible » si chère aux libéraux ne s’abat plus que sur les salariés, qui doivent supporter le cout des échecs pourtant naturels dans une économie capitaliste.
    Une entreprise perd un gros marché, on la subventionne. Une banque se plante dans le crédit, on la nationalise.

    Cette réforme du code du travail n’est qu’un élément de plus pour rassurer les tenants du capital que leur argent ne pourra jamais disparaitre.
    En revanche, l’argent du salarié est promis à diminuer, de plus en plus.

    Lien

    • compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
      • Posté à 09h57 le 20/04/2008
      • Internaute 35776
        bye bye....

      « Capitalisme » ? Quel vilain mot aussi ! Extrême-gauchiste, va ! Combien de fois faudra-t-il vous répéter qu’on doit dire « libéralisme », cela sonne tellement mieux ! Et puis c’est vrai que pour certains la liberté n’a plus de bornes.

  • patdu49
    patdu49
    chomiste du maine et loire
    • Posté à 10h07 le 20/04/2008
    • Internaute 34595
      chomiste du maine et loire

    salut,

    c’est un partage des richesses qu’il faut dans ce pays, ou elles ont été multiplié par 5 ces 30 dernières années.

    la vraie flex-sécurité, s’inspirerait plutot du système Danois.

    ou aucun salarié, ne peut se retrouver d’une façon ou d’une autre dans la précarité, donc dans ces conditions, logique d’accepter + facilement de la fléxibilité.

    par exemple le RMI danois pour une personne célibataire est à 1200€ NET + allocations logement.

    un salaire bas au Danemark, c’est 1700€ NET d’impots sur le revenu + allocations logement (à savoir que seulement 4% des travailleurs, sont à ces salaires bas)

    allocation chômage danoise = 90% du salaire antérieur, pendant 4 ans.

    budget formations : l’état danois consacre 4 FOIS + par demandeur d’emploi, à la formation (un budget du double de la France pour 2 fois moins de chomeurs)

    pour faire simple, les riches au Danemark, sont moins riches, et les moins riches ne sont pas pauvres, et tout va pas trop trop mal ainsi, ça ne fait pas fuir la population la + aisée.

    par contre pas comme en France des centaines de niches fiscales, pas comme en France une république bananière, par exemple à l’UMP ou au PS ils seraient quasi tous déjà en taule et inéligibles à vie, je ne parle même pas du MEDEF ... et de l’UIMM etc ...

    car là bas, emplois fictifs, abus de bien sociaux, réélir des escrocs déjà condamnés, petits fours sur le dos de la collectivité, chauffeurs, tapis rouges, voyages en JET, etc etc c’est même pas imaginable ...

    là bas il ne serait pas envisageable d’imaginer, offrir des allocations familiales à des multimillionnaires en fortune et patrimoines, pendant qu’on laisse un jeune de moins de 25 ans à la rue sans droit, se prostituer pour bouffer, ou une mère de famille mendier de la boufffe pour son unique enfant en etant sous le seuil de pauvreté, elle, sans droit à un centime d’ allocation familiale ...

    bref et j’en passe et des meilleurs, la France c’est le Pays de l’esclavagisme, de la fraude fiscale, de la magouille, un jeu d’enfant d’entuber le fisc pour un patron, etc etc ...

    le pays des arnaques, en toutes impunités .. marchands de sommeils, marchands de listes, publicités mensongères, annonces bidons qui regorgent dans les journaux gratuits avec des appels surtaxés ect etc ..

    en France c’est le bonheur :

    du mérite du privilège de naissance
    du piston
    des héritiers
    des rentiers
    des banquiers
    des assureurs
    des spéculateurs
    de la jet set, des publicitaires
    des artistes ou sportifs ou journalistes peoples
    des gros patrons
    des notables du milieux medical (22€ pour un renouvellement de pilule 3 minutes montre en main, pots de vin pour des chirugiens, courronne ceramique 50€ sortie labo facturée jusqu’a 1500€ au patient chez certains dentistes etc etc)
    des multiproprios qui s’engraissent sur le dos des locataires, ça ne leur coute pas un radis (leurs patrimoines offerts à 100% par les plus pauvres, et les APL, ensuite ça leur assure des revenus à vie, parfois de générations en génération à ne rien faire d’autre que de jouer au monopoly et d’heriter)
    des esclavagistes aidés par l’état et les collectivités locales (on peut exploiter des femmes de chambre, de ménage jetables, pour un prix de revient de 40 CENTIMES de l’HEURE en 2008 en France ! ! grace à des contrats CAE etc ..)

    il faut une bonne revolution

    nos vies valent + que leurs profits.
    mes vidéos ci dessous de chomiste parasite :
    patrick

    • Erbeddie
      Erbeddie répond à patdu49
      • Posté à 11h59 le 20/04/2008
      • Internaute 17088

      @ pour Pat49.
      Parfaite analyse et conclusions imparables.Démarrons le 1er mai, c’est le bon mois.

  • ninadulez
    ninadulez
    a travaillé plus et en a (...)
    • Posté à 10h05 le 20/04/2008
    • Internaute 39556
      a travaillé plus et en a (...)

    Or Pierre Mériaux avance, lui, l’hypothèse que c’est toute « une organisation du travail pathogène » qu’il faut revoir s’il l’ont veut résoudre le stress. Il estime qu’on a déresponsabiliser les employeurs en « faisant assumer aux salariés le risque du marché ».

    Tout a fait d’accord avec cet article et avec cela en particulier . Je pense aussi ,que cette phrase est valable pour le gouvernement actuel et nos gouvernants en général a l’égard des citoyens que nous sommes.

    • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
      • Posté à 10h27 le 20/04/2008
      • Internaute 16256

      A contrario, je pense que M. MERIAUX oublie que c’est le stress qui facilite le turn-over, par les licenciements qu’il dénonce plus haut. Quitte à dénoncer, enfoncez les portes ouvertes de la langue de bois et de l’hypocrisie.

    • Les Chats
      Les Chats répond à ninadulez
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 10h56 le 20/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Il n’y a qu’une forte mobilisation qui pourra changer les choses, pour cela il faut inviter les gens à consulter Rue89, car à part ce site, leurs quelques liens comme Bakchich et Daniel Mermez dans « là-bas si j’y suis » PERSONNE n’en parle.

      Signer l’appel est le moins que l’on puisse faire :

      Lien

      Texte de l’appel
      Sécurité pour le patronat, flexibilité et précarité pour les salarié(e)s : nous disons NON !

      vendredi 14 mars 2008 

      Sécurité pour le patronat, flexibilité et précarité pour les salarié(e)s : nous disons NON !

      L’accord signé le 11 janvier 2008 avec le patronat par 4 syndicats « représentatifs » n’apporte aucune sécurité aux salarié(e)s.

      BIEN AU CONTRAIRE, il aggrave fortement leur précarité en prévoyant :

      - de nouvelles facilités pour modifier le contrat de travail sans leur accord ;
      - un allongement considérable de la période d’essai,
      - une « séparation à l’amiable », porte ouverte à toutes les pressions et contournements des procédures de licenciement ;
      - un nouveau CDD pour les ingénieurs et cadres se terminant automatiquement à la fin de d’une unique mission et pouvant aussi être rompu, avant cela, au bout d’un an ;
      - des entraves sans précédent au droit d’accéder aux prud’hommes…

      Cet accord annonce la dégradation des droits des chômeurs indemnisés pour la négociation de l’assurance chômage (UNEDIC) qui s’ouvre prochainement. Il prévoit pour eux des « devoirs » renforcés ouvrant la porte à l’acceptation de n’importe quel emploi et une nouvelle augmentation des contrôles et radiations…

      Les salariés sont déjà confrontés à un chômage de masse et à un développement de la précarité sous de multiples formes qui favorisent les inégalités. Moins de la moitié des chômeurs officiellement décomptés sont indemnisés par l’UNEDIC.

      Les moins de 25 ans sans emploi ont rarement accès à l’assurance chômage et, sauf exception, sont exclus du RMI.

      De nombreux salariés en poste sont soumis à des statuts précaires, y compris dans la fonction publique. Aussi l’urgence est-elle d’indemniser toutes les formes de chômage, de faire la chasse à toutes les formes de précarité et de discriminations et de permettre aux salariés avec ou sans emploi de conserver leurs droits et un revenu leur permettant de vivre décemment.

      Loin de répondre à cette exigence, cet accord crée un nouveau palier de la précarité pour les salariés, ouvriers et employés, mais aussi cadres.

      En même temps, des salarié(e)s en position de moindre défense vis-à-vis des employeurs, femmes, jeunes, malades, chômeur(se)s, subiront d’autant plus les pressions individuelles.

      En détruisant les protections du droit du travail et en condamnant le CDI, le patronat et le gouvernement poursuivent leur offensive CONTRE LE DROIT DU TRAVAIL et la protection sociale pour une BAISSE TOUJOURS PLUS GRANDE du « coût » du travail.

      Nous nous opposons fermement à la mise en œuvre de cet accord sous quelque forme que ce soit (loi, extension, décrets, accords de branche).

      Nous voulons au contraire une extension des droits, une garantie de revenu décent et la continuité des droits (formation, retraite, carrière, logement, santé, papiers) pour tous et toutes, avec ou sans emploi.

      Nous vous invitons à signer cet appel et à participer aux mobilisations nécessaires, à l’occasion de l’examen du projet de loi au Parlement et de la négociation sur l’assurance chômage

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 10h15 le 20/04/2008
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    je retrouve dans cet article bien de mon quotidien : indéniablement le stress monte : faire toujours plus en moins de temps et cette impression qui vous englue de mal faire son travail. j’ai mis des années à l’accepter ( je suis un emmerdeur perfectionniste qui ne supportait pas que le travail soit baclé ), mais aujourd’hui une tache est inachevée, et bien tant pis. je suis passé à deux doigt de l’ulcére, celà m’a mis du plomb dans la tête : une vie je n’ai qu’une, pas de rechage et si je créve au boulot, ma direction sera géné uniquement par la paperasse, pas par ma perte.
    le deuxiéme point que j’ai noté : l’absence de responsable. impossible de trouvé un interlocuteur responsable ; pourtant dans des discussions vous trouverez des directeurs vous affirmant qu’ils méritent leur salaire ( et surtout leur prime qui peuvent dépasser parfois votre traitement annuel, pour un seul mois ) PARCE QU ILS ONT DES RESPONSABILITE. pourtant plus le temps avance plus c’est moi qui assume les responsabilité : je ne sais combien de formulaires j’ai du signer pour endosser la responsabilité en cas de manquement aux régles ( même si dans la pratique elles sont inaplicables, ou complétement irréalistes ). mais il y a un autre pan de la résponsabilité : le décideur. là encore impossible de mettre la main sur un responsable qui décide : vous avez l’initiative, alors qu’on ne cesse de me répéter que je n’ai qu’une tache d’éxécution.... il m’arrive de plus en plus souvent d’effectuer des opérations et pendant plusieurs jours attendre pour voir si rien ne se passe, car j’ai pris un risque et si probléme il y a ce sera pour ma pomme.
    dans le passé, pour de tels problémes on s’expliquait en interne, avec des « professionnels » c’est à dire des personnes qui connaissaient les contraintes, aujourd’hui des petits cons sortis d’école de com, de gestion ou de management, vous colle un procés au cul pour nuissance à l’image de l’entreprise.

    • William Tel
      William Tel répond à kkadim
      à Lille
      • Posté à 10h53 le 20/04/2008
      • Internaute 24846
        à Lille

      On appelle cela aliénation. Avez-vous l’impresion d’être le seul à en avoir en conscience ou pouvez-vous en discuter avec des collègues ?

  • compte désactivé 2
    • Posté à 10h18 le 20/04/2008
    • Internaute 29938

    Oulla ! On a déjà masqué mon post ? Le politburo du KGB s’est déjà réuni pour statuer sur mon cas ? ? ? Cela fleur bon la liberté d’expression façon Staline ou façon Mao, qu’on fait semblant de combattre... Sacrés imposteurs ! ! !

    • patdu49
      patdu49 répond à compte désactivé 2
      chomiste du maine et loire
      • Posté à 10h35 le 20/04/2008
      • Internaute 34595
        chomiste du maine et loire

      ça ce masque automatiquement quand plusieurs lecteurs te notent en « inutile » ou « naze »

      et pour info, si je ne suis pas suicidé moi même, c’est bien grace à l’existence de partis d’extrèmes gauches et de syndicats comme la CGT ou autres groupes de gueux resistants.

      sinon c’est effectivement pas en ayant bossé dans + de 40 boites pour engraisser des merdes, que j’aurais pu puiser un epanouissment au boulot, si j’avais su, j’aurais même arrété avant ! ! que je suis con ... comme beaucoup je rentrais dans le moule destructeur de bosser pour survivre encore pire qu’en etant aux minimas sociaux une fois tout les frais otés.

      • JIEM 92
        JIEM 92 répond à patdu49
        • Posté à 11h28 le 20/04/2008
        • Internaute 30614

        ça ce masque automatiquement quand plusieurs lecteurs te notent en « inutile » ou « naze »
        Comment peut-on faire ça ?

         
        • Les Chats
          Les Chats répond à JIEM 92
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 12h52 le 20/04/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Il suffit de voter JIEM .
          Il y a 5 pastilles de naze à top, en passant la souris dessus la valeur s’affiche, puis cliquer sur votre choix.
          Le nombre de votant peut faire augmenter ou diminuer jusqu’au replie. Dans ce cas le carré rouge à côté du pseudo devient noir, mais on peut le déplier (en cliquant sur ce carré) pour le lire ou pour répondre.

        1 autres commentaires
    • compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
      • Posté à 10h33 le 20/04/2008
      • Internaute 35776
        bye bye....

      Si vous voulez relire votre passionnant message, vous pouvez le rouvrir. Si d’autres veulent profiter de votre prose, ils peuvent le faire également. Conseil : n’invoquez pas Staline et Mao n’importe comment, ou vous allez encore vous faire replier.

    • Les Chats
      Les Chats répond à compte désactivé 2
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 12h34 le 20/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Comment qualifiez-vous alors la presse qui en dehors de Rue89 en parle ?

      Lien
      Juillet 2007 

      Recrudescence des suicides et des cancers professionnels

      « Le travail, lieu de violence et de mort
      Triste record pour la France, qui vient en tête des pays dans lesquels le suicide – notamment chez les hommes actifs.
      Leur nombre a atteint onze mille par an en 2000, “ soit plus de un par heure”...

      Lien Avril 2008

      Chez Renault suicidés :
      4 suicides au compteur pour le seul Technocentre de Renault à Guyancourt ces derniers mois, plusieurs suicides chez PSA, 2 cadres qui se donnent la mort pour la période de Noël au sein de la banque HSBC, un salarié de BNP Paribas qui met fin à ses jours au début de l’année sur son lieu de travail dans l’Aveyron et encore ce trader de la Société Générale dont on apprend (avec 6 mois de retard) qu’il s’est jeté d’une passerelle.
      Un informaticien se plaignait auprès de ses collègues de travail lui d’être “surmené”. Mais pour sa direction tout allait bien :
      “salarié apprécié par son entourage professionnel et son management, (…) bien intégré dans l’entreprise. Ses entretiens d’évaluation faisaient apparaître un ressenti positif sur son intégration”

      A quelques mois de la retraite, Pierre Maillard, qui affichait 30 ans de maison au sein de la banque, a laissé un courrier dénonçant avec vigueur ses conditions de travail.
      Mais, pour sa direction, là aussi tout allait parfaitement bien et cet employé vivait en parfaite harmonie avec sa hiérarchie et ses collègues avec lesquels il déjeunait “tous les jours à la cantine”.
      - Pierre Maillard a disparu pendant 12 jours et l’on a retrouvé son corps dans les toilettes de la banque sans que personne ne s’inquiète un instant de savoir pourquoi il ne venait plus déjeuner avec ses chers collègues.

      ESCLAVAGE :
      “J’ai aimé mon métier et je ne sais rien faire d’autre. Je ne vois pas d’avenir”, A AINSI ECRIT L’EMPLOYE DE LA BNP, selon des extraits dévoilés par la CGT, qui précise que CET HOMME AVAIT ETE SERMONNE QUELQUES JOURS plus tôt par sa direction pour ne pas avoir atteint ses objectifs. (19,13 milliards de dollars de bénéfices mais toujours plus avec votre concours de grè ou de force, sa passe ou sa casse)

      ET POURTANT 21% de BENEFICES !
      Pour 2007 un bénéfice net en hausse de 21% de 19,13 milliards de dollars.

      Et on ne parle ici que des grosses boîtes ! !

      • Révolutiona
        Révolutiona répond à Les Chats
        Hawwah
        • Posté à 19h25 le 20/04/2008
        • Internaute 31103
          Hawwah

        Mais, mon pauvre « Les Chats »... Je connaissais cet article, mais qui croyez-vous qui sont les premiers à assister la famille et lui conseiller d’accepter la « généreuse allocation » de la société, plutôt que de porter plainte ?

        Hors débat public, je me suis « coltinée » avec un de ceux qui disaient être l’ami de Pierre (la mémoire de leur ami ne vaut pas chère, enfin je ne sais pas combien ils paient...). En gros, il a fini par me traiter de « folle », mais je préfère être « folle » que d’être ce qu’ils sont ! Y a des limites à la compromission !

        Là, je suis remontée comme une penduble... Je passe en « conciliation » la semaine prochaine, et cela crépite comme un feu d’artifices !

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 10h32 le 20/04/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Merci Cloé pour cet article et bonjour à P. Mériaux, que j’ai rencontré à Grenoble lors de forum.

    Il y a un aspect infect de cette nouvelle loi, qui est juste suggéré par l’expression « donnant-donnant ». Or, elle est un rouage essentiel de machinerie infernale :

    il n’y a plus de lien de subordination entre l’employeur et l’employé

    exemple : jusqu’à maintenant, c’est un employeur qui licencie, or le licenciement à l’amiable qui était exeptionnel, va devenir la règle. Pratiquement plus de possibilités d’aller contester aux Prud’hommes, amenés à disparaître.
    autre exemple : un salarié a un accident parce qu’il ne porte pas de chaussures de sécurité. Jusqu’à maintenant, c’est à l’employeur de s’assurer que les règles de sécurité sont respectées. Avec la nouvelle loi, le salarié sera responsable, même si l’employeur qui a l’obligation de les fournir ne l’a pas fait etc

    Cette nouvelle loi est une belle régression et dans tous les aspects du travail salarié.

    Le XIXe pointe sous le XXIe siècle.

    Quelques articles intéressants :
    Lien

    Bon dimanche ... tant qu’il existe !

    • dalun
      dalun répond à caro
      • Posté à 10h43 le 20/04/2008
      • Internaute 29964

      @caro , dans ton idée de « machinerie » il y a engrenage ..chaque loi pondue par ces types ,est un petit clic vers un non retour , un verouillage , inquiétant tant pour ceux qui bossent ,que l’ensemble de cette société ..de l’enfance à la vieillesse ..clic ,clic ,clic clic ! ! il va etre utile de sortir des écrans...

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 10h32 le 20/04/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    La prise de conscience des dégâts provoqués par le stress ne doit pas empêcher nos gouvernants de dormir. Sinon, comment expliquer que les entreprises publiques, réputées préservées des effets pathogènes de la concurrence sur les conditions de travail, vont avoir droit à la même potion amère grâce à la RGPP (Révision générale des politiques publiques).
    A moins que ce ne soit le souci de loger tout le monde à la même enseigne.

    Toujours plus de la même chose produisant toujours plus des mêmes effets, le stress a encore de beaux jours devant lui.

  • Grums
    Grums
    à bâbord + +
    • Posté à 10h33 le 20/04/2008
    • Internaute 36859
      à bâbord + +

    La force d’un contre pouvoir existe mais elle n’est pas utilisée ou mal utilisée.
    Grève et solidarité, voilà les maîtres mots.
    Aujourd’hui le peuple français est timoré et nombrilisé. voire ses réactions quand la sncf fait grève !
    Il suffirait simplement soutenir des grèves par des financements collectés auprès de ceux qui continuent à bosser et le tour est gagné !
    Je n’ai rien inventé c’est Zola dans Germinal qui me l’a soufflé.
    Le patronat lui plus soudé l’a fait, voir l’UIMM !

    • compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
      • Posté à 10h38 le 20/04/2008
      • Internaute 35776
        bye bye....

      D’accord avec vous sur tout, sauf sur le « il suffirait simplement ». Si la pratique des contre-pouvoirs était simple, cela se saurait. Pour ceux qui n’ont pas encore lu « Germinal », c’est le bon moment, effectivement.

      • Grums
        • Posté à 15h17 le 20/04/2008
        • Internaute 36859
          à bâbord + +

        A vrai dire on ne l’a pas vraiment essayé. Nous sommes encore en démocratie, sur le fond ça me parraît simple. Nous avons vu récemment les CGT et CFDT porter le fruit d’une collecte aux ouvriers de DACIA en Roumanie. Pourquoi pas pour nous en France.
        Ma crainte est que les dirigeants eux-même de nos instances syndicales soient appeurées par ce système, jamais je n’ai entendu ces propositions à l’échelon national, à peine balbutiées dans certaines reunions locales.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 10h52 le 20/04/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Revoir l’organisation du travail....
    Ah la belle idée....
    Le travail ne serait plus aliénation contrainte mais activité émancipatrice...

    « A chaque minute nous sommes écrasés par l’idée et la sensation du temps. Et il n’y a que deux moyens pour échapper à ce cauchemar : le plaisir et le travail. Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie. Choisissons. »
    Disait Baudelaire...
    A-t-on malheureusement toujours le choix ?

    Lien

    • Les Chats
      Les Chats répond à skalpa
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 15h08 le 20/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Bonjour skalpa ! Tu pourrais nous mettre direct la vidéo que tu avais déjà mise. Grace à toi j’ai gardé le lien
      Lien

      Les patrons c’est comme les cochons
      Ça ne mérite, oui qu’une volée de plombs
      Et la seule chose, que ça s’est faire
      C’est de voler ses propres frères

      Alors arrêtons de nous laisser faire
      On en a marre, oui de la misère
      Allons reprendre, ce qu’on nous doit
      A ces salopards de bourgeois.

      Oui on les flingue citoyens, bottons le cul à ces crétins
      Ce sont des bâtards en costard
      Qui assassinent à coup de dollars
      Oui on les flingue citoyens, bottons le cul à ces crétins
      Bottons le cul à ces crétins !

      Oui les patrons, c’est comme les cochons
      Ça ne mérite, que la pendaison
      Ce sont des gens, sans foi ni loi
      Des mouches à merde qu’on n’a pas

      Alors arrêtons de nous laisser faire
      Soyons plus fort, oui que la misère
      Crois-moi ils tueraient père et mère
      Pour une poignée de billets verts

      Oui les patrons, c’est comme les cochons
      Ça ne mérite que la pendaison
      Les patrons c’est comme les cochons
      Ça ne mérite qu’une volée de plombs

    • Grums
      Grums répond à skalpa
      à bâbord + +
      • Posté à 16h33 le 20/04/2008
      • Internaute 36859
        à bâbord + +

      Je veux mourir complétement usé ! ! !

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