18/04/2008 à 11h09

Après tout, pourquoi déteste-t-on tant l’inflation ?


On le sentait venir, l’Insee l’a confirmé : l’inflation est de retour… 3,2% en mars (hors tabac et loyers). Alimentée par la flambée des prix du pétrole (+20% en un an) et des produits alimentaires (+5,6 % en un an), cette hausse des prix touche tous les postes de consommation courante (alimentation, énergie, services, produits manufacturés…). Inédite depuis 1991, cette bouffée d’inflation devrait se poursuivre jusqu’en juin, selon les prévisions de l’Institut national de la statistique (Insee). « Il faut remonter à janvier 1987 pour trouver une progression mensuelle au moins aussi importante » , relève l’institut. Au secours, l’inflation revient, mais faut-il vraiment en avoir peur ?


1

Pourquoi l’inflation est-elle mauvaise pour l’économie ?

La question peut paraître naïve, mais la réponse est loin d’aller de soi. Imaginez que l’on multiplie par 100 tous les prix, tous les salaires, et la masse monétaire en circulation. Ce serait une simple convention, qui n’aurait aucune incidence pour l’économie (la France avait d’ailleurs réalisé l’opération inverse en 1958, en créant le franc « lourd » ). Mais l’inflation n’est pas une simple convention orchestrée à l’avance. C’est un phénomène avec des gagnants et des perdants, où chacun -entreprise, salarié, épargnant, fournisseur- essaye de tirer son épingle du jeu, d’éviter de prendre du retard. Et ce phénomène a toujours tendance à s’emballer. Tôt ou tard, la banque centrale ou le gouvernement doit intervenir pour stopper cet emballement, par des hausses de taux d’intérêt douloureuses pour l’économie et/ou une politique d’austérité. Le coût principal de l’inflation, c’est ce retour de bâton, qui fait chuter la croissance. L’autre coût, c’est la déformation de la structure des prix relatifs. Les prix évoluent les uns par rapport aux autres. Si leur évolution est imprévisible, les entreprises prennent de mauvaises décisions. Ils renoncent par exemple à des projets d’investissements qui deviennent trop risqués.

2

L’inflation est-elle forcément mauvaise pour les salariés ?

C’est ce que suggère le bon sens (les prix grimpent, donc mon pouvoir d’achat baisse). Historiquement, pourtant, les salariés se sortent plutôt bien des périodes d’inflation. Car leurs salaires augmentent aussi. Le partage de valeur ajoutée de l’économie, pendant les années 1970, a ainsi évolué en faveur des salaires, et au détriment du capital. C’est pendant la désinflation que ce partage s’est déformé au profit du capital.


Aujourd’hui encore, certains économistes jugent que les salariés ne devraient pas compter parmi les perdants. C’est le cas de la directrice des études économiques et de la stratégie des marchés de HSBC France, Mathilde Lemoine. Interrogée par Le Monde, elle parle d’une « corrélation positive » de l’inflation sur les salaires.

Comme le prévoit la loi, le Smic sera relevé de 2,3% dès le 1er mai pour plus de 2 millions de personnes. D’habitude, la revalorisation n’a lieu qu’au 1er juillet. Mais cela ne signifie pas forcément une bonne nouvelle pour les smicards comme répond Jacques Le Cacheux, professeur à l’université de Pau et des pays de l’Adour, et à la tête du département des études de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :

Malgré le mécanisme d’indexation du salaire minimum, les smicards perdent au jeu de l’inflation, parce qu’ils consacrent une part plus importante de leur revenu à l’achat d’énergie ou de produits alimentaires.

3

Quels sont les gagnants de l’inflation ?

L’inflation a-t-elle des vertus ? « Quelques-unes » , admet Jacques Le Cacheux. Certes, l’inflation, qui ronge les créances, est crainte par les épargnants. Mais symétriquement, elle est bénie par les ménages qui empruntent à taux fixe. Normal : si votre salaire augmente (pour suivre les prix) mais que vos mensualités ne changent pas, vous faites une très bonne affaire. De très nombreux Français sont ainsi devenus propriétaires à la faveur de l’inflation des années 1970. Autre grand bénéficiaire de l’inflation, l’Etat, parce qu’il est un gros débiteur, et parce que sa principale ressource est la TVA, qui grimpe avec les prix :


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4

Les français ont sentiment d’un recul de leur pouvoir d’achat, qui n’apparaît pas dans les chiffres de l’Insee. Pourquoi ?

Selon la définition de Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux de l’Insee, le pouvoir d’achat, “ c’est ce qui reste aux ménages une fois qu’ils ont payé leurs prélèvements obligatoires, leurs impôts et leurs cotisations. C’est le revenu qu’ils ont à leur disposition, pour soit pour consommer, soit pour épargner.”

Les Français sont de plus en plus nombreux à dénoncer une baisse de leur pouvoir d’achat depuis des mois. Pourtant, selon l’Insee, si le pouvoir d’achat devrait “ ralentir” en 2008, “ il s’est très bien comporté en 2007 et il a progressé” . Pourquoi un tel décalage ? L’insee avance plusieurs facteurs pour l’expliquer :

  • Premièrement, l’Insee fournit une moyenne du pouvoir d’achat, alors que les ménages en ont “ une perception individuelle” , avance Fabrice Lenglart :
  • Certains Français voient leur pouvoir d’achat augmenter, d’autres baisser. Ainsi, tous les Français ne vivent pas de la même manière la hausse actuelle des prix des produits alimentaires. Pour les ménages les plus modestes, qui consacrent une part plus importante de leur revenu à l’alimentation, celle-ci a un impact bien plus lourd.
  • Deuxièmement, les ménages ne considèrent pas l’évolution de leur pouvoir d’achat comme l’écart entre la hausse de leurs revenus et celle des prix. Ce qu’ils prennent en compte, c’est ce qui leur reste à dépenser, une fois qu’ils ont réglé toutes les dépenses “ contraintes” . De quoi s’agit-il ? De frais prélevés tous les mois comme le loyer ou le remboursement des prêts immobiliers, les charges, les impôts, les abonnements Internet ou de téléphonie mobile… Or, la part des dépenses contraintes ne cesse de grimper. Au début des années 1960, elles représentaient un sixième du revenu des ménages. Aujourd’hui, elles en représentent un tiers. La part des dépenses sur lequel on a une marge de manœuvre, elle, ne cesse de décroître.
  • Troisièmement, selon l’Insee, la prise en compte des évolutions démographiques -et particulièrement du dynamisme des naissances- permet également de mieux comprendre la perception qu’ont les ménages d’un ralentissement de leur pouvoir d’achat. Or, “ la population française s’accroît. (…) La croissance du pouvoir d’achat par tête s’en trouve amputée d’autant” . Ainsi, alors que, ces dernières années, le pouvoir d’achat augmentait de 2% par an pour l’ensemble de la population, sa hausse par ménage était limitée à 1%.

Marion Mourgue et Pascal Riché
Lire aussi : Rapport Insee sur la mesure du pouvoir d’achat et sa perception par les ménages

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  • levraidebat
    • Posté à 11h24 le 18/04/2008
    • Internaute 25720

    Il faudrait le dire à cette folle et dogmatique Banque centrale européenne de Francfort, qui refuse de baisser ses taux au nom de l’inflation, et qui embourbe ainsi encore davantage la non-croissance européenne !

    = du chômage et de la précarité en plus.

    Et dire que PS UMP et Modem ont renforcé l’indépendance absolue de cette folle BCE en faisant passer en catimini contre notre avis exprimé en référendum la Constitution européenne. C’était en février dernier via le parlement.

    Changeons, enfin.
    Lien

    • NicolasLeBelge
      • Posté à 12h08 le 18/04/2008
      • Internaute 25705

      Franchement vous préférer un taux d’inflation à 6 % et une croissance économique à 1.5% par une baisse des taux...

      Les grands bénéficiaires d’une baisse des taux seront les parieurs en bourse pas l’économie française...

      Regarder les EU, Ils ont baissés énromément et cela ne dure qu’un temps... (une journée...)

      • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
        • Posté à 13h09 le 18/04/2008
        • Internaute 22426
          ....

        tt a fait d’accord. N’est ce pas carricatural ce genre de propos. Qarko ou Ségo, surfant sur la vague de démagogie, en font tomber plus d’un ds le panneau.

         2 autres commentaires
      • psyche
        psyche répond à NicolasLeBelge
        Agitateur d'inconscience
        • Posté à 18h24 le 18/04/2008
        • Internaute 33336
          Agitateur d'inconscience

        Bonsoir à tous,

        Dans pouvoir d’achat il y a « POUVOIR » !

        Et le « POUVOIR » se fout pas mal du pouvoir d’achat des ménages les plus modestes !

        En Juillet 2007 Sarkozy a refusé d’augmenter de manière significative le SMIC, au premier Mai le SMIC par un mécanisme automatique, sera relevé de 2,3%.

        JE VOUS FICHE MON BILLET QUE Sarko NE REEVALUERA PAS LE SMIC EN JUILLET CETTE ANNEE OU ALORS DE MOINS DE 1% FAISANT VALOIR QU’IL « A ETE AUGMENTE LE 1 MAI » !

        Sans parler des retraites qui vont devoir attendre l’année prochaine pour êtres augmentées dans une mesure moindre que le SMIC selon le mode de calcul des pensions vieillesse.

        Dans quelle mesure les minimas sociaux vont t’ils êtres réhaussés ? (RMI, API, AAH, minimum vieillesse).

        J’ai souvent entendu les économistes expliquer que les périodes d’inflation sont favorables aux salariés, car les salaires augmentent dans la même proportion que le taux d’inflation, c’est peut-être vrai mais SEULEMENT lorsque les politiques au pouvoir sont relativements corrects ; cette fois-ci nous avons affaire à des « voyoux financiers », des « affairistes » qui n’ont que faire du « petit peuple » du moment qu’ils font de confortables bénéfices » !

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à NicolasLeBelge
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 02h53 le 19/04/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        N’est-il pas évident qu’une baisse de la valeur de la monnaie nuit à ceux qui en détiennent et non à ceux qui n’en ont pas ?

        Il n’est pas possible de discuter sérieusement de ce sujet dans les limites que la bienséance impose è la taille des interventions sur un site comme celui-ci.

        Lien

        Pierre JCA llard

    • pablico
      pablico répond à levraidebat
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 17h23 le 18/04/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      On peut retourner le problème dans tous les sens, il n’y a qu’une cause (présentement) : LA SPÉCULATION.
      Tout le reste n’est que blabla pour endormir les gens qui en souffrent.

      Il y a des gens qui s’en mettent pleins les poches, et qui s’en foutent des souffrances, et des morts induits par leur gout du gain.

      pensée : le prix du gaz indexé sur le prix du pétrole, c’est pas du vol ?
      pourquoi pas indexer le prix du blé sur celui du riz ?
      Ou le prix de la lentille sur celui du chocolat ?
      PERSONNE DE DIT RIEN, tout le monde s’en fiche en payant consciencieusement, et pourtant il y a vol et ça génére de l’inflation.

      • pedro66
        pedro66 répond à pablico
        informaticien bon à rien
        • Posté à 21h35 le 19/04/2008
        • Internaute 25616
          informaticien bon à rien

        Mais qui vous empêche, Pablico de vous passer de gaz si vous vous sentez volé ? ? ?
        Bien sur que l’on ne peut malheureusement rien faire, sauf à déclarer la guerre à la Russie ou l’Algérie .

  • clive
    • Posté à 11h32 le 18/04/2008
    • Internaute 27908

    « Certes, l’inflation, qui ronge les créances, est crainte par les épargnants »
    C’est pas un peu court ?
    L’inflation n’est-elle pas la hantise des financiers ? les banques centrales n’ont-elles pas comme seule préoccupation la stabilité des prix ? Même si ce n’est pas tout à fait le sujet de l’article, évacuer comme cela les plus gros perdants de l’inflation...

    • Louis Gohier
      Louis Gohier répond à clive
      Robespierriste
      • Posté à 11h35 le 18/04/2008
      • Internaute 38917
        Robespierriste

      l’inflation lamine surtout les classes moyennes salariées. Et si ces classes là se paupérisent (désolé de faire mon marxiste de base), c’est la République qui est menacée.
      D’ailleurs, ça a déjà commencé.
      Et dans le même temps notre cohésion sociale est mise à mal par de furieux idéologues (plus de carte famille nombreuse, plus de remboursement de médicaments, plus d’impôts pour les riches, plus de droit du travail...) qui feraient passer les néocons US pour de doux agneaux.

      • Lohiel
        Lohiel répond à Louis Gohier
        http://twitter.com/Lohiel
        • Posté à 14h39 le 18/04/2008
        • Internaute 38391
          http://twitter.com/Lohiel

        Marxiste de base ? Je ne vois pas ce qu’il y a de marxiste à regarder autour de soi ? ^^

        Je ne me suis jamais rangée sous aucune bannière, ayant peu d’aptitude à la pensée de masse, mais votre intervention me semble pertinente.

        Cet article, quant à lui, est ... étonnant. Le souci « d’objectivité chiffrée » mène régulièrement à des contresens, quand ce ne sont pas des contre-vérités.

        Enfin, il suffit d’examiner notre vie.

        En 1978, avec mon compagnon, par rapport aux standard de l’époque, nous avions « très peu d’argent ». Et pourtant je me souviens que nous mangions souvent des escalopes de veau à la crème. Il adorait ça, et il me demandait souvent d’en préparer pour les copains. Donc, nous pouvions.

        En 2008, j’ai selon les standard de mon époque « plus d’argent » que beaucoup de gens. Pas énormément plus non, mais je peux lire les chiffres des revenus moyens des français.
        Et je m’inquiète pour ceux qui ont encore moins.

        Parce que là, moi, je commence simplement à avoir du mal à nourrir mes deux enfants, et ça, ça fait mal. La viande c’est devenu du haché, des saucisses... enfin tout ce qui parfume sans trop coûter. Et mon budget est constamment déséquilibré, voire explosé - souvent par des taxes, des impôts, des « obligations réglementaires »...

        D’ailleurs, je pense qu’à terme, c’est cela qui va tuer ce système économique conçu pour que l’argent attire l’argent, pour que les riches gagnent toujours plus (en pillant/détruisant notre planète au passage) : la pompe-à-fric aspirante va bientôt atteindre le fond de la cuve, ici aussi.

        Car dans nos pays, nous pensions être « à l’abri », nous regardions le malheur des autres à la télé avec un sentiment de sécurité compassionnelle... Mais désormais, beaucoup d’entre nous, et de plus en plus nombreux chaque jour expérimentent le manque, puis la faim.

        Nous ne nous en doutions pas mais nous n’étions qu’un des derniers îlots d’aisance relative, qu’un océan de cupidité rongeait déjà sous nos pieds.

        Il y a peu de temps encore, la honte empêchait « les citoyens lambda » de s’exprimer à ce propos : la télé est très bien faite pour ça, avec ses pubs qui martèlent les images d’un monde qui n’existe pas, mais où tout va si bien et où même le malheur est drôle... et cette idéologie du « gagnant » et de la division sociale (alors que l’union fait la force :), qui est distillée sans cesse, en sous-discours... Cet éparpillement de l’attention causé par le passage permanent d’un sujet à l’autre, comme si tout se valait - et sans laisser une seconde de répit, en un flot hypnotique.

        Personnellement, depuis que je ne l’ai plus, cette étrange lucarne, je me sens les idées plus claires. Je crois qu’elle est toxique... plus que l’écrit qui permet de s’arrêter, de revenir, de réfléchir sur tel ou tel événement.

        Mais même cette propagande d’un type nouveau, inédite (puisqu’elle se réclame de la liberté), cette « police de la pensée », ne va plus suffire. Et même se retourner contre le système, je le crois sincèrement...

        « Pourquoi pas de la volaille cinq fois par semaine ? »... C’est une pub qui passait en boucle récemment sur France Info. Et qui commençait, à mon goût, à avoir un aspect terriblement provocant, genre « s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! »

        Et puis il y a tellement de gens dans les rues désormais. Dans un réflexe désespéré une partie des Français ont élu celui qui avait le meilleur bagout de vendeur à la sauvette - et qui prétendait pouvoir les tirer de l’ornière - et glorieusement, avec ça ! Mais derrière, il n’y a rien. Une girouette... (tout son gouvernement doit commencer à avoir le vertige, là ^^)

        Ou peut-être si, il y a quelque chose : un trouble de la personnalité, de ceux qui font les beaux-parleurs, les charmeurs, les enjôleurs, les manipulateurs... dont on découvre trop tard qu’ils étaient dangereux.

        Mais de mémoire (historique), quand le peuple a l’estomac vide, cela ne pardonne jamais. Et là, on y est presque, sauf pour la toute petite minorité qui a amassé l’essentiel de la richesse (et du pouvoir, hélas !). Je parle pour nous, en occident, bien sûr... ailleurs, ils en sont déjà aux émeutes de la faim.

        Sans aucun doute, une époque intéressante - et périlleuse. Et dans la mesure où cette mécanique d’oppression s’est peu ou prou mondialisée, il n’y a plus grand chose à faire, sinon souhaiter que le basculement inévitable se passe avec le moins de casse possible pour un maximum d’êtres humains...

         
        • Feu
          Feu répond à Lohiel
          • Posté à 23h25 le 18/04/2008
          • Internaute 31051

          J’applaudis des 2 mains et des 2 pieds , votre analyse est très sensée et juste. La révolte qui gronde dans le monde démunis devrait venir petit à petit vers nous qui sommes nanti par rapport à eux. Ce n’est pas que je l’espère (et encore, pourquoi pas ?) pour ceux qui chez nous souffrent déjà, mais le pouvoir d’achat rogné, le pouvoir d’apprendre rogné, le pouvoir d’enseigner rogné, le pouvoir de travailler entravé etc.... devrait, DOIT nous unir pour EXIGER un revirement COMPLET de la politique de réforme, annoncée certes pendant la campagne mais détournée de façon partisane vers les plus riches.

          Tout le monde veut la REFORME, des réformes mais certainement pas les mêmes.

          TOUS derrière les Lycéens (= génération future), les enseignants ( leur formateurs), la justice (pour son égalité d’accès), les salaries des ports autonomes ( qui assurent notre approvisionnement à tous).

          RASSEMBLONS NOUS derrière 2 mots RÉSISTANCE et DÉTERMINATION !

          • BARTGER
            BARTGER répond à Feu
            • Posté à 12h01 le 19/04/2008
            • Internaute 39490

            Ceci est un comportement d’arrière garde. Saluer la résistance des dockers constitue pour moi un défaut de compréhension. Il faut en effet comprendre que le monde a évolué et évoluera de plus en plus vite.
            La nuisance que cause les dockers en refusant le moindre micro changement est néfaste à l’économie locale de régions comme celle de Marseille. Ceci induit un coût économique et social lourd pesant directement sur les habitants de cette zone économique.
            Quant à la révolte des lycéens que je comprends partiellement, bien que j’ai le sentiment que ce mouvement est au moins aiguillonné par les syndicats d’enseignants au demeurant très versés dans l’idéologie figée, elle ne m’apparaît guère constructive au vu des circonstances.
            Une réorganisation de l’ensemble du secteur public s’impose à nous. Elle est actuellement menée de haut en bas et sur des déterminants idéologiques alors qu’elle devrait être menée de bas en haut sur des déterminants pratiques, mais il est illusoire de croire que le changement ou mieux la réforme si elle est bien dirigée ne sont pas devenus indispensables.

        • charlotte cordier
          • Posté à 12h36 le 20/04/2008
          • Internaute 14287

          manger a sa faim , ce n’ est pas manger de la viande tous les jours et encore moins des escalopes de veau
          ( d’ ailleurs comment a t il été élevé ce veau )
          en 1978 , c’ était certainement du veau de batterie , engraissé aux hormones il me semble )
          quant aux dépenses actuelles , elles sont trés différentes de 1978 , entre les telephones portables , tous les produits issus de l’ électronique ) , une bagnole pour chaque gamin etc , c’ est sur qu’il nous faut beaucoup plus de sous pour bien vivre

          rappelez vous que vers 1970 le revenu moyen était équivalent au seuil de pauvrété actuel
          mais , il est certain que la croissance à profité à quelques uns , voir les augmentations faramineuses des patrons entre les années 70 et 2008

        3 autres commentaires
      • Tibow
        Tibow répond à Louis Gohier
        • Posté à 18h50 le 19/04/2008
        • Internaute 13956

        Si je puis me permetre les Neoconservateur américain n’ont quasiment aucun interet pour les probleme de politique interieur, ce mouvement intellectuel hérité de la lutte contre l’urss ne se préoccuppe que du role primordial(à leurs yeux) des etats unis dans la pacification et la démocratisation d’un monde en proie à de multiples menaces...

        Voila.

         
        • Louis Gohier
          Louis Gohier répond à Tibow
          Robespierriste
          • Posté à 10h44 le 20/04/2008
          • Internaute 38917
            Robespierriste

          Je sais bien mon bon, je ne parlais - est-il besoin de le préciser ? manifestement oui- que de leur dogmatisme aveugle.

          Voilà donc

        1 autres commentaires
    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
      • Posté à 13h12 le 18/04/2008
      • Internaute 22426
        ....

      oui, cet article est CARRICATURAL. Il se base, en plus, sur un article du monde mais n’en reprend que les cotés positifs, ceux du court terme ou on explique que ds un premier temps (2008) l’inflation ne nous touchera pas trop, renchérissera les caisses de l’Etat, montera les salaires....Mais le journaliste de rue 89 ignore totalement les effets de long terme.
      C’est quand meme, je dis cela sans méchanceté car ce site de débat est une aubaine et une grande idée, un peu léger et c’est nous prendre pour des cons, a moins, évidemment, qu’on veuille nous manipuler a des fins politiques.... Raymond Aron, au secours ! ! ! !

      • Pascal Riché
        • Posté à 14h38 le 18/04/2008
          éditeur
        • Journaliste 7
          Redchef

        Je ne comprends pas cette critique. Nous indiquons clairement que l’inflation est un phénomène cumulatif, qui se termine toujours mal (austérité, hausse des taux, rigueur salariale...)

        Qu’est-ce qui vous choque ? Que l’on dise qu’il y a des gagnants et des perdants ?

         
        • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
          • Posté à 15h02 le 18/04/2008
          • Internaute 22426
            ....

          pour le coté perdant, faut vraiment lire entre les lignes....

        • Lohiel
          Lohiel répond à Pascal Riché
          http://twitter.com/Lohiel
          • Posté à 18h08 le 18/04/2008
          • Internaute 38391
            http://twitter.com/Lohiel

          >>Qu’est-ce qui vous choque ? Que l’on dise qu’il y a des gagnants et des perdants ?

          Mettre la misère grandissante des vrais gens en chiffres pour leur dire « voyez, en fait, tout est normal... » c’est devenu de la provocation. Rien de plus.

          Je crois que quand vous écrivez, il faudrait vous rappeler que certains de vos lecteurs, désormais, ne peuvent même plus se nourrir correctement. Et ceci, qu’ils travaillent ou pas.

          D’ailleurs si cet article est vraiment inspiré de la manière dont les infos sont traitées dans le Monde... (des années que je ne le fréquente plus celui-là, désolée) eh bien ce n’est pas étonnant que le quotidien en question perde sans cesse des lecteurs et soit lui-même, en conséquence, dans une situation financière totalement dégradée.

        2 autres commentaires
  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 11h37 le 18/04/2008
    • Internaute 16256

    Dans les années 70, sous Giscard notamment, l’inflation a atteint des sommets, mais elle était dûment compensée par une hausse immédiate de salaire. Or depuis Maastricht, ça n’est plus le cas, les efforts de maîtrise de l’inflation ont été certes couronnées de succès, mais au prix d’une perte réelle et bien concrète du pouvoir d’achat. D’autant plus que les taxes, cotisations et impôts ne cessaient de s’accumuler en cascade.
    Aujourd’hui, l’inflation est dite à +/- 3%, pas un drame, sauf qu’elle n’est pas compensée, et encore moins en temps réel par une hausse de salaire. Idem pour les prestations sociales.

    • Autre raleur
      • Posté à 12h37 le 18/04/2008
      • Internaute 39310

      Hors-sujet : c’est tout de même curieux cette utilisation (courante) de « +/- » pour dire « environ ». Ce +/- sert (ou servait à l’origine...) à donner une fourchette. Par exemple 3% +/- 0.1%. Ainsi +/- 3% signifie : entre -3% et 3% !

      Amicalement,

      Raleur, qui se bat vaguement pour que les mots (et autres symboles) aient un sens (s’ils n’en n’ont pas pour N.S., ils en ont pour moi).

      • karlM
        karlM répond à Autre raleur
        Précaire
        • Posté à 16h03 le 18/04/2008
        • Internaute 21378
          Précaire

        Enfin on se questionne sur la pensée unique « l’inflation est néfaste »...
        L’inflation (qui à 3,4% est le signe d’un dynamisme)a des avantages sauf si le particulier ne devient pas la « variable d’ajustement » (bloquer son salaire permettrait de stopper la hausse des prix car les pauvres salariés ne pourraient plus suivre).
        Par exemple, ses emprunts lui coutent moins cher( inflation à 4% crédit à 4% = crédit gratuit, moins juteux pour les banques,les banques font moins de bénéfices sur son dos car se sont-elles redeviennent « variables d’ajustement »).
        De plus l’argent qui est stocké par perd de la valeur (plus on en a plus on en perd, tant mieux ça fera moins de spéculations et plus liquidités pour tous)...

        Les émeutes de la faim n’ont aucun rapport avec l’inflation mais sont dus à la spéculation(transfère de l’immobilier vers l’alimentaire, les OGM amplifierons se phénomène) des rentiers qui nous dirigent.

    • charlotte cordier
      • Posté à 18h06 le 18/04/2008
      • Internaute 14287

      dans les années 70 , ceux qui avaient des emprunts étaient les vrais gagnants ,
      par contre , pour les épargnants ce n’ etait pas la meme chose , ils voyaient leur capital se réduire comme peau de chagrin
      on ne peut pas contenter tout le monde , mais je crois qu’il serait bien , que les revenus du travail reprennent un peu plus d’ allure pour la grande majorité de nos concitoyens ,

      • nono le simplet
        nono le simplet répond à charlotte cordier
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)
        • Posté à 05h17 le 19/04/2008
        • Internaute 9767
          nihil scio nisi scio quod nihil (...)

        le problème était pour ceux qui ont acheté dans les années 80 (dont je fais partie).

        ayant eu un prêt PAP à taux progressif, j’ai remboursé au bout de 6 ans , quand j’ai vendu ma maison, un peu plus que j’avais emprunté car j’ai eu la « chance » de prendre en plus 4% de pénalités pour remboursement anticipé.

        Pour ceux qui ont de la mémoire, les années 80, au plus haut de l’inflation, chére à notre grand Raymond l’économiste, ce n’était vraiment pas de bonnes années.

        j’avais, en fin de prêt, un taux de 13.8%, un vrai bonheur

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché répond à nono le simplet
          Redchef Rue89
          • Posté à 19h33 le 19/04/2008
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          Les grands gagnants sont ceux qui se sont endettés au début des années 70, à l’âge de 30 ans, puis qui ont épargné dans les années 80, profitant à fond des « années fric »... Pour cette génération, cela a été le jackpot. Ils viennent de prendre leur retraite.

        1 autres commentaires
  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 11h51 le 18/04/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    DÉLIRANT !

    Mais qu’est-ce que c’est que cet article ? Qu’est-ce que c’est que ce délire de réflexions creuses, de courbes ridicules, de pia-pia irresponsables ? Dans quelle bulle fumeuse êtes-vous enfermés pour nous inonder de pareilles âneries ?

    Les émeutes de la faim, dûes à la montée vertigineuse des prix des matières premières, ça ne vous suffit pas ? Les risques de catastrophes planétaires et même de guerre qui en découlent, désormais évoqués ouvertement par le FMI et autres organismes économiques mondiaux, ça ne vous suffit pas ? Dans quel monde confiné vivez-vous ? Ouvrez vos volets !

    « Après tout, pourquoi déteste-t-on tant l’inflation ? » N’IMPORTE QUOI !

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Le Yéti
      Redchef Rue89
      • Posté à 12h06 le 18/04/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      L’article porte sur l’inflation en France, et se propose de montrer que le sujet est plus complexe qu’on ne l’imagine généralement, qu’il y a des perdants et des gagnants. La courbe sur le partage de la VA n’est pas « ridicule », tous les économistes la connaissent bien.

      Aujourd’hui, la hausse des prix frappe surtout les ménages les plus modestes, parce qu’elle touche les produits alimentaire et des dépenses contraintes (énergie, etc.) C’est aussi ce qui est dit dans l’article.

      • désinscrit-
        • Posté à 12h26 le 18/04/2008
        • Internaute 736

        Je suis pas entièrement d’accord, la hausse des prix ne touche pas aujourd’hui les ménages modestes, elle touche tout le temps les revenus modestes.

        Je pense même que c’est parce qu’elle touche maintenant les revenus moins modestes (les classes « moyenne ») que l’on en parle plus.

        C’est pas de maintenant que les revenus modestes se plaignent de l’augmentation des prix ! Depuis quand les caissières de carrouf vont chez lidl ?
        Seulement jusqu’à maintenant on nous a dit, mais non regardez le panier de la ménagère n’a pas augmenté ! ...

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché répond à désinscrit-
          Redchef Rue89
          • Posté à 12h31 le 18/04/2008
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          Par le mécanisme du SMIC, les salariés les plus modestes sont mieux protégés contre la hausse des prix que les salariés gagnant 1,5 à 2 fois le SMIC : la hausse des prix n’est pas répecutée dans les même proportions sur les salaires de ces derniers.

          • désinscrit-
            • Posté à 12h44 le 18/04/2008
            • Internaute 736

            Ben va pour le smic, mais quand il n’y a qu’un smic à la maison ! ! l’augmentation compense pour 1 par pour deux !
            Qu’en est il des minimas sociaux ? Et le décalage (entre l’augmentation et la re évaluation du smic) ?

            Ce qui gène aussi c’est votre vocabulaire.
            les salariés les plus modestes sont mieux protégés
            Avant cela ils sont les plus exposés et pas qu’un peu. Ils ne sont pas « les mieux protégés » (à mon avis), ils sont ceux qui ont peut être le moins mauvais amortissement, c’est pas pareil.
            C’est pas parceque leur revenu va plus vite augmenter à la suite de l’inflation, que l’inflation ne va pas durement les toucher. Les 1,5 ou 2 fois le SMIC, vont la subir plus longtemps peut être, mais leur revenus supplémentaires les mettaient justement à l’abri.

            Je dirai que l’on a dans un cas un amortissement par anticipation (2 fois le smic), et un amortissement à retardateur (le SMIC). perso je trouve plus confortable, donc mieux protégé, la première ! !

            • NicolasLeBelge
              • Posté à 13h19 le 18/04/2008
              • Internaute 25705

              tout à fait d’accord...

              Je pense fairer partie des moyen revenu et j’ai vu mon panier augmenté ... ca me fait raler au moment des courses et puis j’oublie...

              Les revenus modestes ne peuvent pas oublier... Les smicards comme vous les appelez passe tout le mois avec en tête cela...

            • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
              • Posté à 13h49 le 18/04/2008
              • Internaute 22426
                ....

              Et toc. Rien a dire. Ces paroles sont le « Lucie in the Sky with Diamands ». Les pauvres, pendant que vos revenus supplémentaires vs mettront a l’abri, eux, seront a la merci du moindre regain d’inflation. Le long terme, cher journaliste, le long terme....C’est ce qui compte en politique et en économie et ds nos porte monnaie aussi. Vs avez vraiment mal plagié l’article du monde.
              Au fait, ce genre de propos est aussi tres dangereux : il fait le nid de ceux que vs combattez (ou prétendez), vs savez, ceux quii disent a bas l’aide aux pauvres, nous, qui sommes au milieu, sommes comme eux en fait. Mais peut etre est ce votre situation que vs défendez....

          • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
            • Posté à 13h19 le 18/04/2008
            • Internaute 22426
              ....

            Cela est vrai, mais, a lé vérité, vous ne faites que plagier l’article du monde. Sur le long terme, l’inflation n’est bénéfique ni a l’état, ni aux modestes. Plus elle dure plus les bénéfices quelle permet touche une petite caste de populasse (comme les emprunteurs a tx fixe).

            Aron, qui fut un grand journaliste et un immense penseur écrivit un jour que le piege du métier de journaliste c’est d’oublier le long terme qui nécessite les rigueurs de la réfléxion et une connaissance approfondie en économie politique sociologie géoplitique. Je pense que cet article n’aurait pas du etre publier comme tel, il est tres partial et n’évoque pas la complexité dune telle question. plutot que, maintenant, défendre bec et ongles votre articles face a des lecteurs qui ont le mérite d’en pointer les insuffisances,il aurait été plus simple den faire un plus riche et plus honnete.

            PS : évidemment, les « adorateurs », indépendamment de leurs connaissances économiques, diront que cet article est génial puisqu’il confirme leurs présupposés : méchants politiques, il faut la révolution, les riches sont des voleurs. J’imagine évidemment qu’ils vous en faut plus.

            Cordialement

          • Autre raleur
            • Posté à 14h17 le 18/04/2008
            • Internaute 39310

            <<
            Par le mécanisme du SMIC, les salariés les plus modestes sont mieux protégés contre la hausse des prix que les salariés gagnant 1,5 à 2 fois le SMIC
            >>

            Les personnes touchant le SMIC sont vraiment d’odieux privilégiés !

            • kk
              kk répond à Autre raleur
              au vert
              • Posté à 09h09 le 20/04/2008
              • Internaute 13480
                au vert

              Pas d’odieux privilégiés mais juste pris en compte par un article du code du travail : L. 141-2 et L. 141-5
              « Le code du travail prévoit qu’au-delà d’un seuil de 2% d’inflation depuis le dernier relèvement du SMIC, celui-ci est revalorisé dans les mêmes proportions le premier jour du mois qui suit la publication de cet indice. »
              celà veut dire que mon compagnon verra son salaire augmenté le 1er mai (puisqu’il n’y a pas eu de coup de pouce au SMIC au 1er juillet), alors que moi, qui ai un salaire brut de 2407,70 € mensuel depuis février 2007 sans augmentation, je ne serai pas augmentée.
              Lequel de nous deux est un gros privilégié ?

              • Autre raleur
                Autre raleur répond à kk
                • Posté à 00h40 le 21/04/2008
                • Internaute 39310

                Un second degré est apparemment passé inaperçu...

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Pascal Riché
        yetiblog.org
        • Posté à 12h25 le 18/04/2008
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        L’inflation en France est un pendant de l’inflation mondiale sur les matières premières, aggravée par la spéculation sur ces matières premières due aux capitaux chassés par les subprimes.

        Distinguer l’inflation française sans la mettre en perspective avec la situation mondiale n’a aucun sens. Et cette situation mondiale est aujourd’hui explosive.

        Quant aux « économistes », je suis persuadé qu’ils connaissent toutes les courbes. Mais combien ont prévu et anticipé l’effondrement économique international auquel nous assistons aujourd’hui ?

        « Elle [l’inflation] devrait se poursuivre jusqu’en juin, selon les prévisions de l’Institut national de la statistique (Insee). » Rendez-vous en juin, et même surtout à la fin de l’année 2008...

         
        • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
          • Posté à 13h21 le 18/04/2008
          • Internaute 22426
            ....

          et toc. Ce qui me fait plaisir, c’est que des internautes se démarquent, a l’occasion des articles de rue 89. Ce qui veut dire que ns ne sommes pas ds la catégorie des « adorateurs » mais que ns réflechissons. Continuez dc a bien noter le « Yeti » car il a tt a fait raison, ; en tte objectivité ! ! !

        • Tibow
          Tibow répond à Le Yéti
          • Posté à 19h23 le 19/04/2008
          • Internaute 13956

          Je vous rejoins sur le point que l’inflation en France et en europe est bien un pendant de l’inflation mondiale...
          Néanmoins je me permet d’apporter quelque précisions ou perspectives.
          Effectivement l’inflation àlaquelle nous assistons est en grande partie due à l’augmentation des prix des matiere premieres dans le monde. C’est un inflation importée. Mais il est à noter que cette augmentation n’est pas que le fait de la spéculation mais également de l’engouement pour les bio carburant qui constitue une véritable catastrophe pour une grande partie d ela population mondiale.
          Mais ce n’est pas seulement ça, l’inflation à longtemps été contenue par les baisse de couts permis par les importations en provenance de chine...Or les chinois commencent à voire leur salaire augmenter...Et ils n’ont pas de smic eux. Certe ça nous fait un peu mal...finalement ce n’est qu’un juste retour de baton.

          « Quant aux économistes » je pense que quand vous parlez d’éffondrement vous faite référence à la crise des subprimes...Les crises de ce types sont théorisées depuis les années 70 par hyman minsky...L’utilisation des subprime mortage est dénoncé par nombre d’économistes depuis deja un moment, mais il faut bien se rappeler que ce fut pour les états unis un des moyens de se sortir de la crise dramatique engendré par le 11 septembre, si on a pas mis un terme à l’utilisation risqué de ce genre de produit c’est essentiellement pour des raison politique.(je ne peux maintenant m’empecher de citer N.Sarkozy en 2004 alors ministre de l’économie« il faut developper le credit hypothécaire pour favoriser la consomation des ménages les plus modestes... »)

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à Tibow
            yetiblog.org
            • Posté à 10h38 le 20/04/2008
            • Internaute 6095
              yetiblog.org

            @ Tibow

            Non, non, « l’effondrement » dont je parle ne se limite pas à la seule crise des subprimes. La crise des subprimes n’est qu’un révélateur d’un effondrement bien plus général : celui d’un système économique bâti autour et sur la seule idée de CROISSANCE. Une idée de croissance, qui ne repose plus sur rien, mais de plus conduit à des catastrophes sociales et écologiques qui mettent en péril jusqu’à notre propre existence. (Pour plus de développement, cf. Lien)

            L’effondrement de ce système suicidaire n’est pas seulement un constat ou une anticipation, mais un souhait profond, une réaction de survie.

            Le Yéti (ex-étudiant en Sciences éco à Assas)

        3 autres commentaires
    • désinscrit-
      désinscrit- répond à Le Yéti
      • Posté à 12h11 le 18/04/2008
      • Internaute 736

      Ben voilà vous nous avez énervez le Yéti (avec qui je suis assez d’accord quand même ; -)

      Alors je sais pas pourquoi « on » déteste l’inflation, mais je sais pourquoi je déteste l’inflation ! !

      Déjà je la déteste parce que je la prend en pleine poire avant que les organismes ne la reconnaissent et ça déjà ça m’énerve. Quand je rempli à peine la moitié du caddy de course où je le remplissais complètement un an avant, sans que les revenus aient changés ça m’énerve.

      Quand mes revenus augmentent ils ne rattrapent pas le décalage, du coup je me suis fais avoir entre le temps où j’ai constaté l’inflation et l’augmentation des revenus.

      Ensuite je déteste l’inflation, parce que si l’on voulait elle serait maîtrisé ou atténué par une baisse de la TVA instantané sur les produits de premières nécessité. Un président du pouvoir d’achat pourrait faire cela, sans difficulté et sans que personne ne l’en empêche.

      Enfin je déteste l’inflation, parce que les pauvres (catégories de laquelle je m’approche à grand pas) doivent tout le temps se passer un peu plus du minimum et quand les uns ou les autres la commentent c’est toujours la faute d’un autre. ça aussi ça m’énerve.
      Tout les pauvres diables qui vont à l’affrontement pour une bouchée de pain, allez leur raconter que l’inflation va au final être bénéfique en faisant augmenter leur salaire, c’est maintenant qu’ils ont faim,
      dans un an ils seront peut être crevés ! ! tiens je m’énerve comme le Yéti, j’arrête ....

      • Pascal Riché
        Pascal Riché répond à désinscrit-
        Redchef Rue89
        • Posté à 12h33 le 18/04/2008
          éditeur
        • Journaliste 7
          Redchef

        Mais on peut aussi détester la phobie radicale de l’inflation : c’est elle qui pousse la Banque centrale européenne à ne pas toucher à ses taux d’intérêts, malgré la crise financière qui a eu lieu depuis l’été dernier, malgré la hausse de l’euro...

         
        • désinscrit-
          • Posté à 13h00 le 18/04/2008
          • Internaute 736

          Ben moi j’y connais pas grand chose et peut être ils m’ont mentis (dans ce cas veuillez pardonner mes erreurs ; -), mais si j’ai bien compris les arguments « pro-BCE » les taux n’étaient pas spécialement élevés, les baisser soutiendrait la consomation, mais la demande toujours forte ferait encore augmenter les prix ! ! En plus si l’on consomme des biens importés, ça n’aide pas vraiment la zone influencé par la baisse de taux.
          ça ne me paraît pas un raisonnement idiot.

          Je crois que l’on peut ne pas avoir la phobie de l’inflation dans une société assez riche, où les pauvres ont un peu plus que le minimum. ça ne me semble pas être le cas, déjà en France et surement pas chez les « nouveaux entrant ». Il me semble que réclamer la baisse des taux à la BCE c’est dans un intérêt « Franco-Français » (et les pays assez riches de la zone), pour les autres ça m’interpelle ! !

        • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
          • Posté à 13h25 le 18/04/2008
          • Internaute 22426
            ....

          je vs rappelle tt de meme que si la BCE avait augmenter ses taux plus tot la marge de manoeurvre pour lutter aurait été plus étroite aujourdhui et surtt fin 2008. Puisque que vs pompez tt le monde, un article dil ya un ou deux mois disat : « le retour de l’inflation, et si la BCE avait raison » (ou un truc comme ca)

          Diaboliser la BCE estextrememnt dangereux, non seulement pour des raisons psychologiques, mais aussi politiques, puisqu’elle tend a diminuer le sentiment dappartenir a l’europe. Cela fait le nid des extremes. D’ailleurs, il n’y a que la France, pratiquement, pour remmetre en cause la politique de la BCE. « Ns ne sommes pas seul », comme dirait le beau David Duchovny ds X files.

        3 autres commentaires
      • charlotte cordier
        • Posté à 18h17 le 18/04/2008
        • Internaute 14287

        le problème , c’ est que les besoins en général ce sont beaucoup modifié
        et la part qui reste pour l’ alimentaire , ce qu’on achète tous les jours est de plus en plus réduite
        par contre , il faut savoir que le revenu du seuil de pauvreté d’ aujourdhui , est égale au revenu moyen des années 70
        mais en 70 , il y avait 3 fois moins de voitures , pas ou peu de telephone meme fixe , pas de canal+ et autres abonnements et on mangeait tout à fait différemment également , pas de tomates ni de fraises hors saisons , beaucoup moins de viande , ect
        un mode de vie , bien plus simple ,
        et des pauvres il y en avaient et dans les pays sous développés la grande majorité mangeaient encore moins à leur fain que maintenant

    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
      • Posté à 13h12 le 18/04/2008
      • Internaute 22426
        ....

      tt a fait Yéti.

    • CAUSTICUM
      CAUSTICUM répond à Le Yéti
      désabusé de plus en plus ...
      • Posté à 19h29 le 19/04/2008
      • Internaute 29966
        désabusé de plus en plus ...

      Yeti,
      ne mélangez pas les CONSEQUENCES avec les CAUSES.
      L’inflation est essentiellement un gonflement enflement) anormalement élevé de la masse monétaire.

      - Ce gonflement est dû essentiellement à une hausse des coûts (coûts d’extraction du pétrole par exemple ...) et/ou concomitamment, à un accroissement de la demande (consommation de nos amis chinois par exemple ...). Ce gonflement peut être dû aussi à la planche à billets ou plutot à sa version moderne : l’injection de lignes de crédit, pour maintenir les créanciers (banques prêteuses) à flot.
      - Ce gonflement de la masse monétaire a une conséquence logique : la perte de valeur de la monnaie ; plus il y en a et moins elle vaut ; d’où la nécessité d’en avoir toujours plus pour maintenir son pouvoir d’achat, ce qui engendre la hausse des prix.

      Ce qui devrait vous choquer, ce n’est donc pas tant l’inflation, mais ce sont les CAUSES profondes de l’inflation.
      Celà étant, il est vrai que l’inflation enrichit les emprunteurs (à taux fixe) et appauvrit les créanciers (prêteurs à taux fixe).
      L’inflation appauvrit aussi les épargnants, tout au moins les moins avertis ...

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