Droit de suite 17/04/2008 à 22h33

Martinique : le chlordécone, « comparable au sang contaminé »



A Sainte-Marie, en Martinique (Jean et Nathalie)

La dernière fois que nous vous parlions du chlordécone, Patrick Lozes venait de claquer la porte, le 30 novembre, d’une mission que Jean-Louis Borloo lui confiait en Martinique pour dresser l’état environnemental de l’île après le cyclone Dean.

« Scandale écologique majeur », dénonçait alors le président du Cran, affirmant que le ministre de l’Environnement lui avait expressément demandé de mettre sous le tapis celles de ses observations qui concernaient ce pesticide hautement toxique, autrefois utilisé dans les plantations de bananes et considéré comme « potentiel cancérogène ».


Patrick Lozes affirmait même que les services de Jean-Louis Borloo l’avaient encouragé à communiquer allègrement sur tous les volets de son enquête environnementale... à l’exception notable du chlordécone. Pour lui, cette consigne était en fait liée au lobby de la production de banane, comme il l’expliquait alors à Rue89.

La dangerosité du chlordécone ne fait pourtant aucun doute. Aux Etats-Unis, il était ainsi interdit dès 1976. Contre 1993 dans les Antilles françaises. Un document de la Direction générale de la Santé, daté du 10 janvier, affirme du reste :

« Le chlordécone est un pesticide qui a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon du bananier. Cette substance très stable persiste dans les sols et peut contaminer certaines denrées végétales ou animales, ainsi que les eaux de certains captages. »

Or ce même document du 10 janvier, remis à des acteurs locaux, posait les jalons du premier plan d’envergure contre cette menace. Destiné à montrer que l’Etat français prenait la mesure du problème, le « plan chlordécone 2008-2010 » tarde pourtant à démarrer. Comme le montre la lettre INC Hebdo dans son édition du 21 avril, les retards s’accumulent et les mesures phares du plan national n’ont toujours pas été prises.

A commencer par un arrêté national, dont le document de la DGS de janvier indiquait qu’il devait être publié au mois de février. Cet arrêté représente un enjeu de taille : c’est ce texte qui doit fixer le seuil maximal au-dessus duquel la population ne doit pas être en contact avec le produit.

Du côté de la Direction générale de la Santé, on s’étonne de notre étonnement. Pour Patrick Brasseur, directeur de la communication, « le plan n’est pas vraiment en retard et des annonces auront lieu bientôt » :

Quant aux accusations de Patrick Lozes, qui dénonçait précisément l’absence de transparence ?

« Non, je ne suis pas au courant. En quoi Patrick Lozes est-il concerné ? Vous savez, le mois de novembre, c’est loin... »

Pour les acteurs locaux, le volet prévention souffre aussi beaucoup des lenteurs de la réponse gouvernementale, alors que la contamination se poursuit, à travers les sols notamment. Le cahier des charges du plan 2008-2010 indiquait à cet égard qu’un site devait justement voir le jour début 2008. A la DGS, on affirme que c’est toujours dans les cartons. Pour Patrick Lozes, cette attitude de l’administration est dans la droite ligne de ce qu’il dénonçait l’hiver dernier.

Pire : le président du Cran estime que l’Etat est en train de passer à côté d’une crise qu’il estime être du même niveau que l’affaire du sang contaminé :

Chloe Leprince et David Servenay

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  • dalun
    • Posté à 00h15 le 18/04/2008
    • Internaute 29964

    merci pour cette suite ..inquiétant cette absence de protection de la part des autorités ..nous attendons les « annonces ». !

  • FdT
    FdT
    En pleine décroissance
    • Posté à 03h40 le 19/04/2008
    • Internaute 24641
      En pleine décroissance

    La vie humaine n’a de valeur qu’à l’aune du rapport coût/bénéfice. Ainsi la mise sur le marché d’un produit quelconque n’est pas fonction de son inocuité pour la santé publique mais d’un savant calcul statistique servant à déterminer le manque à gagner pour l’entreprise et la société en cas de problème sanitaire et procès consécutifs.
    Par exemple si les chercheurs au service d’un industriel déterminent qu’environ 10% d’une population donnée contractera diverses pathologies en raison d’un produit x l’industriel ne tiendra pas compte du coût humain mais économique de ce drame. Si on parvient à calculer que le manque à gagner en vaut la chandelle le produit sera commercialisé sans hésitation et l’on en arrive souvent à cette décision de mise sur le marché pour les raisons suivantes :
    La plupart de ces produits induisent que peu d’effets négatifs notables en cas d’absorbtion de petites doses sur le court terme. Leur toxicité se manifeste bien souvent qu’après plusieurs décennies de contact chronique. Ayant la particularité d’être difficilement métabolisables, et lorsqu’ils sont métabolisés c’est bien souvent en sous-produits parfois plus toxiques que l’original et non éliminables par l’organisme, ils s’accumulent alors progressivement dans nos tissus, or en raison de cet étalement sur le temps de leur effet il est particulièrement difficile de déterminer si ce sont bien ces produits qui sont à l’origine de telle ou telle maladie et non pas d’autres facteurs. Ainsi sur le plan légal il devient impossible d’apporter les preuves irréfutables que son cancer soit dû à ce produit et non pas un autre. La défense pourra toujours arguer que votre maladie était dû à votre hygiène de vie ou bien en raison de la présence d’un autre produit potentiellement toxique (nous avons tous des traces détectables de plus de cent produits chimiques toxiques différents dans notre organisme)
    Idem pour les maladie neuro-dégénératives à composante génétique où là il devient également impossible de prouver de manière définitive que le facteur déclencheur de sa maladie fut un produit quelqueconque et non pas sa prédisposition génétique...ainsi sur une augmentation de 10% de cas de diverses pathologies probablement moins de 1% des malades parviendront à prouver la responsabilité d’une molécule précise dans leur mal. Et après des années de bataille juridique harassante ils peuvent parfois espérer une petite compensation financière sans aucune conséquence sensible sur les empoisonneurs qui pendant ce temps ont eu le loisir d’amortir largement les coûts liés à la mise au point et à la commercialisation de leur produit. Notons qu’il a fallu parfois jusqu’à près d’un siècle pour voir interdire certaines substances pourtant facilement identifiables comme directement responsable de maladies bien spécifiques ! Par exemple l’amiante...

    Voilà comment ces gens considèrent notre vie ! Alors un seul mot : boycott !

    NB : La dangerosité de ces produits ne fait effectivement aucun doute en revanche là où le bât blesse c’est qu’il est extrêmement difficile de prouver à titre individuel lors d’un procès qu’il y a un rapport directe de cause à effet entre sa maladie et un contact chronique à un produit quelconque car en dehors de pathologies bien spécifiques qui ne sont attribuables qu’à certaines substances d’autres maladies peuvent être le résultat d’autres facteurs...nous avons un bel exemple de ceci avec les cas de cancer de la thyroïde consécutifs au passage du nuage de Tchernobyle. Statistiquement il est prouvé une augmentation significative de cas notamment chez de jeunes adultes qui ne peut être que lié à Tchernobyle, or le problème c’est qu’il est impossible de prouver sur le plan individuel que son cancer est bien lié à cet évènement car ne perdons pas de vue qu’avant Tchernobyle cette maladie n’était pas inconnue et de ce fait la défense peut toujours arguer que Tchernobyle ou pas on aurait de toute façon quand même eu un cancer ; comment prouver le contraire pour la défense ?

  • Robert de Prades
    • Posté à 06h30 le 18/04/2008
    • Internaute 39005

    Il est à noter qu’il ne fait, depuis des années, plus aucun doute que le chlordégone soit extrêmement dangereux. Les Ricains l’ont interdit dès 1976,aux US bien sûr, en France métropolitaine il est interdit depuis 199O et aux Antilles en 1993.

    Il est produit aux USA, mais pour polluer les autres.

    Donc comme pour « le 22 à Asnières », l’info met 4 ans à aller de Washington à Paris et 3 ans de plus pour finir à Pointe à Pitre.

    7 ans en tout, pour les Antilles, tu as le temps de « pourrir » toute la région et dans ce cas pour très longtemps. La pollution ne devrait disparaître que dans 7 000 ans, compte tenu de son emploi exagéré.

    Paris––Pointe à Pitre 3ans : 3 questions pour une seule réponse.

    Les Antilles sont françaises ou non ?
    Un Antillais est-il plus « résistant » qu’un métro ?
    La bio diversité des Iles est-elle plus résistante ?

    Réponse : en France Métro il n’y a pas de bananiers, de grand producteurs de bananes et leur lobby.

    Et voilà les lobbies montrant encore le bout de leur nez. Et encore des parlementaires manipulés, en tête le député de la Martinique, Guy Lordinot .

    Ca ne vous rappelle rien ?
    Les OGM ont entre autres : Bizet.

    Euh, rappelez moi qui gouvernait dans les années 80...9O.
    Bizet a une excuse le pauvre, il est UMP.
    Guy Lordinot était Apparenté Socialiste. Mériterai un procès celui-là.

    HUM....

    A force peut-être arriverons nous à les mettre tous dans le même sac, non ?

    Et au fait, Schuttt…….Il ne faut pas trop parler de cette pollution, la banane antillaise se vendrait moins bien. Pourvu que cela dure et que les ventes se maintiennent………

    • Robert de Prades
      • Posté à 06h35 le 18/04/2008
      • Internaute 39005

      Euh, excusez mais le voyage Chlordégone Air Lines c’est : Washington ....Paris.....14 ans

      donc Washington ....Pointe....17 ans

      Trop c’est trop, je ne sais plus compter.

      • Argos
        Argos répond à Robert de Prades
        • Posté à 09h41 le 18/04/2008
        • Internaute 17902

        et en arrivant surtout à Fort de France (et non Pointe à P) puisque c’est surtout la Martinique qui est concernée

         
        • jissé
          jissé répond à Argos
          Ingé retraité
          • Posté à 09h55 le 18/04/2008
          • Internaute 23393
            Ingé retraité

          Argos.

          Bonjour.

          Pour les bananeraies, c’est kif-kif, Martinique ou Guadeloupe.

          Bonne journée.

          Jissé

          • Anonyme répond à jissé

            Bonjour Jissé
            La Martinique, c’est 8.300 ha de bananeraies ; la Guadeloupe, moins du tiers de superficie (2,510 ha) - chiffres de 2006.

            • Robert de Prades
              • Posté à 13h46 le 18/04/2008
              • Internaute 39005

              Je pense qu’avec le « régime » qu’on a fait subir AUX ANTILLES, on est pas à quelques hectares près.

              L’essentiel n’est-il pas qu’il ya pollution et que personne n’a rien fait.

            • jissé
              jissé
              Ingé retraité
              • Posté à 16h21 le 18/04/2008
              • Internaute 23393
                Ingé retraité

              Armando.

              Bonjour.

              La toxicité des produits utilisés serait donc, à vous en croire, proportionnelle au nombre d’hectares de bananeraies.
              Trois fois moins forte en Guadeloupe ?

              Et un seul ’régime’, presque de l’agriculture ’bio’.

              N’importe quoi.

              Banane. (humour gentil)

              Jissé

              • tizzi
                tizzi répond à jissé
                • Posté à 18h05 le 18/04/2008
                • Internaute 29726

                T’as pas fini d’agresser les riverains, comme ça, gratuitement ? Faut pas oublier de prendre ton calmant,« Papy Jissé » !

                • Les Chats
                  Les Chats répond à tizzi
                  En grève du zèle contre le (...)
                  • Posté à 19h30 le 18/04/2008
                  • Internaute 24526
                    En grève du zèle contre le (...)

                  Comment ça ? Jissé fait parti des gens courtois, il n’agresse personne en donnant son avis. C’est vous qui êtes désobligeant.

                  • Adéménagé le 3 janvier 2011
                    • Posté à 23h16 le 18/04/2008
                    • Internaute 29846
                      menuisier

                    « Désobligeant » Tizzi ? Je pense Les Chats, que c’est l’adjectif à la fois le plus inexact et le plus plus loin de la réalité.
                    Merdeux ? Même pas.

                    Tizzi n’est pas une merde.

                    Non.

                    C’est la maladie de la merde.

                • Anonyme répond à tizzi

                  Je ne me suis pas senti réellement agressé, même s’il n’admet pas la mise au point et me fait dire des choses que je n’ai pas dites. C’est sans doute ça la culture du débat de nos jours : tapez plus fort sur la table et vous aurez raison.

          • Argos
            Argos répond à jissé
            • Posté à 09h43 le 19/04/2008
            • Internaute 17902

            je sais jissé ... : -)

            c’était juste une remarque par rapport à l’article qui parle (surtout) de la Martinique.

            en plus je soutiens les martiniquais puisque j’y étais il y a une semaine, et que j’y ai mangé des bananes ... tant pis pour le chlormachin
            peut être même que ça va éradiquer le roundup que j’ai avalé avec la bouffe OGM ! ! ! !

            • jissé
              jissé répond à Argos
              Ingé retraité
              • Posté à 20h49 le 19/04/2008
              • Internaute 23393
                Ingé retraité

              Argos et Armando.

              Bonsoir.

              Je connais les Antilles de deux sources différentes.

              Le récit de ses souvenirs écrit par un ancien de mes profs qui y fut affecté de nombreuses années, (il y en a qq dizaines qui se sont écoulées depuis) et il est maintenant décédé) Affecté donc à un poste de responsabilité Antilles/Guyane et digne de foi.

              L’autre, personnelle, un voyage d’une semaine il y a environ huit ans.

              Pour ce dernier trois réactions, ou « états d’âme ».

              Celle, enthousiaste, du touriste ’plage-cocotiers-langouste’.

              Celle du visiteur : Bidonvilles et mini-super market hors de prix (produits à 75% importés de France) hors de prix surtout pour la population locale.

              Côté visiteur aussi : Une alerte rouge ’tornade’ apprise juste en débarquant à l’alors toute neuve aérogare de Pointe-à-Pitre.

              Obligé de reeter enfermé dans le bungalow de la résidence pour touristes.

              Autre idée ’toute faite’ : je ne m’attendais pas rencontrer la « Cie Créole » le samedi/dimanche dans les rues, mais de là à ces rues totalement désertes et boutiques tous les rideaux de fer tirés. (la tornade c’était qq jours avant, qq arbres cassés, l’était passée plus au large).

              Réflexion « humaine » : Visite très (trop) ’encadrée’ d’une bananeraie, curieusement appelée « Plantation café » (ou qq chose comme ça. Sans plantation de caféiers). Ou un, en décoration.

              Visite en chars aménagés pour, tirés par des chevaux, avec les explications d’un ’guide’ mais aucun contact de possible - à part un échange de regards, et encore - avec les hommes ’au travail’.

              Le sort - (semi-esclavage) - des employés n’ayant semble-t-il pas vraiment été amélioré depuis la description faite par mon ex prof’.

              Même impression que lors de la visite des usines Simca, à Poissy vers 1958/1959, aussi très très « encadrée ».

              Ceci dit ne prétend pas être un spécialiste du coin.

              Mais c’est du VECU.

              Au moins pour le voyage perso.

              Cordialement et bonne fin de soirée.

              Jissé

        10 autres commentaires
  • compte supprimé 23.01.09
    • Posté à 06h57 le 18/04/2008
    • Internaute 31991

    Est-ce que monsieur Lozes , qui est pharmacien , sait que sur les 8000 médicaments recensés en France , la moitié n’aurait aucun effet pharmacologique démontré .

    Est-ce qu’il sait que la Françe est le pays au monde qui consomme le plus de cochonnerie nommée anti-dépresseurs .

    Est-ce qu’il sait que l’industrie pharmaceutique vole de scandale en scandale , avec chaque fois des victimes toujours plus nombreuses

    Est-ce qu’il sait que l’Afrique est la région du monde qui est la plus utilisée par les laboratoires pharmaceutiques pour tester leur produit . On peut acheter un gosse pour 20 dollars , pourquoi s’en priver ...

    Mais bon , comme tout ça rapporte beaucoup de tunes à monsieur Lozes , allons plutôt gambader joyeusement dans les bananeraies .

    Bon , moi à chaque fois que j’entends ce gros hypocrite , ça me met ... à cran

  • www.laguerredesmots.com-yannick
    • Posté à 08h19 le 18/04/2008
    • Internaute 24872
      pays de gex

    Ca me fait rire, tout ça. Arrêtez d’agiter les mains, vous allez dissiper l’écran de fumée.
    Considérons dès maintenant le gouvernement (entier) comme un menteur, arrêtons tout de suite de lui donner quelque pouvoir que ce soit et instaurons une démocratie participative, nous prenons la direction de la Chine au niveau de la censure, attention...on va finir par s’habituer.

  • marie 75
    • Posté à 11h55 le 18/04/2008
    • Internaute 3563

    les bananes de la martinique ... j’ai laissé tomber, voilà un bon moment !
    Mais ... quoi encore ?
    On n’a pas toujours les origines !

    • Les Chats
      Les Chats répond à marie 75
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 19h34 le 18/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Le problème c’est qu’en France il n’y a pas d’autres bananes vu que la France refuse d’importer des bananes d’Amérique du Sud.
      Donc idem pour moi je ne mange plus de bananes depuis longtemps.

  • clive
    • Posté à 12h02 le 18/04/2008
    • Internaute 27908

    Y a-t-il des études sur la présence de la substance dans les bananes ?

    • adrak
      adrak répond à clive
      • Posté à 12h31 le 18/04/2008
      • Internaute 31361

      Si j’ai bien compris, ce sont avant tout les travailleurs dans les plantations et tout l’écosystème local qui sont menacés par les engrais et les pesticides chimiques.

      Une raison de plus pour consommer des produits bio. Le bio n’est peut-être pas meilleur pour la santé des consommateurs, il l’est assurément pour celle des travailleurs agricoles.

      • C C
        C C répond à adrak
        • Posté à 14h40 le 18/04/2008
        • Internaute 37587

        Les travailleurs mais surtout les gens qui vivent au milieu des bananes. Les avions d’épandage passent en rase motte au dessus de chez nous et on en bouffe de ces saloperies.

         
        • solstice
          solstice répond à C C
          pigiste
          • Posté à 17h29 le 19/04/2008
          • Internaute 38451
            pigiste

          Je suppose que pour les antillais, manger « bio » ce n’est cetainement pas bouffer ce que l’on a planté dans son potager... Vraiment ignoble !

        1 autres commentaires
    • Les Chats
      Les Chats répond à clive
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 19h59 le 18/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Les bananeraies sont traitées il y en a donc forcément dans les bananes, voilà pourquoi beaucoup n’en consomment plus.
      Peut–être que si plus personne n’en consommait, les politiques daigneraient s’occuper enfin sèrieusement de ce problème.

    • solstice
      solstice répond à clive
      pigiste
      • Posté à 17h26 le 19/04/2008
      • Internaute 38451
        pigiste

      Rassuez-vous, vous ne risquez rien... C’est le paysan du coin qui est contaminé alors...

  • E K
    E K
    quelqu'un quelque part
    • Posté à 13h00 le 18/04/2008
    • Internaute 25872
      quelqu'un quelque part

    Il y a qq mois un grand chercheur avait parlé de ce problème, je l’avais entendu à la radio, dans la même émission il était contredit par un autre qui, on le sentait bien, voulait rassurer mais mentait.

    Depuis je n’achète plus de bananes d’aucune île française. Je n’achète que des bananes d’Amérique du Sud ou d’Afrique. Mais qui sait ? peut-être qu’elles sont mauvaises aussi.

    Pas assez d’information. Le gouvernement est du côté des lobbys.
    On nous fait bouffer n’importe quoi. Le bio est trop cher.

    • Désinscrit le 15-7
      Désinscrit le 15-7 répond à E K
      nc
      • Posté à 15h46 le 18/04/2008
      • Internaute 992
        nc

      Pas assez d’information. Le gouvernement est du côté des lobbys.
      ===================================================

      Les lobbies payent les notes de campagnes electorales de ces gouvernements qui à la fin disent ou signent ce que les lobbies veulent voirs/entendre...etc

      Le risque pour nous les « citoyens » ils s’en tapent ; rappelle toi la replique au salon de l’agriculture : « cass’toi pov’con » il disait notre (f..) premier...
      donc je ne donne pas cher de notre peau quand lui et ses cliques de chequier ambulants discutent entre 2 murs a l’abri des micros et cameras cachées...

      Mais le plus triste de l’histoire c’est de savoir que quelqu’un bien en place dans l’echelle des decisions a fermer son nez et continue à avoir sa petite vie tranquille...2 iles, 2 departements (+ de 800 000 pers/vies) qui claquent une mort lente...tres lente et ceci pour une poignée de « biff’tons de plus », une belle berline, un tour de yatch avec les copains...

      Quel fut le prix d’un tel « massacre »...combien le silence de ce/ces individus ont coutés ? ? ? ?

      • zénon denon 84
        • Posté à 11h40 le 20/04/2008
        • Internaute 30028
          Bonne

        Je vous signale ,pour ceux
        qui veulent approfondir le sujet (tres profond...)
        un livre sorti en 2004 !
        Au Seuil
        de Thierry Souccar et Isabelle Robard

        « SANTE MENSONGES ET PROPAGANDE “
        ça vaut le coup : ters documenté,imparable !
        à mon avis et à bcp d’autres experts

  • NuklearCocroach
    NuklearCocroach
    ex GeneralSubverciòn
    • Posté à 14h49 le 18/04/2008
    • Internaute 36938
      ex GeneralSubverciòn

    La dangerosité du chlordécone ne fait pourtant aucun doute. Aux Etats-Unis, il était ainsi interdit dès 1976. Contre 1993 dans les Antilles françaises...comment se fait -il qu’on publie des arrêtés pour réglementer un produit interdit depuis 15 ans ? ? ? ?

    • DANJOU
      DANJOU répond à NuklearCocroach
      La france inquiète
      • Posté à 18h12 le 18/04/2008
      • Internaute 32845
        La france inquiète

      Peut-être tout simplement parce que ce produit est encore en ...service !
      Il n’y a pas de petits profits...

      • jissé
        jissé répond à DANJOU
        Ingé retraité
        • Posté à 11h29 le 20/04/2008
        • Internaute 23393
          Ingé retraité

        Bonjour pomme.(*)

        En lisant je me souviens de les avoir vus ces avions.

        Est-ce propre à l’insularité ?

        Le lobby des Békés - comme celui des caldoches - est aussi puissant que la maffia corse.

        CQFD

        Bon dimanche.

        Jissé

        (*) pas « Golden », j’espère (Humour)

  • g.aston
    g.aston
    Assistant
    • Posté à 15h33 le 18/04/2008
    • Internaute 39318
      Assistant

    Eh oui, on nous prends pour des veaux ...

    On a trop longtemps accepté de négliger les animaux de ferme au point de transformer la vie animale juste en produits industriels élevés sans état d’âme de façon concentrationnaire ...
    Nous passons désormais au stade du citoyen élévé industriellement, pour qu’il produise le max en la fermant ...

    Plus de dépenses inutiles en éducation, santé, loisirs, culture
    la loi de la schlag arrive...

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à g.aston
      Bonne
      • Posté à 16h36 le 20/04/2008
      • Internaute 30028
        Bonne

      Que les vaches bouffent des farines animales !

      Comment ,pardon , c’est déja fait on me dit
      je retarde ! ! !

  • kane85
    kane85
    Dort avec toutes ses dents
    • Posté à 18h20 le 18/04/2008
    • Internaute 35160
      Dort avec toutes ses dents

    NS au grenelle ? ? de la poudre aux yeux.

    Ses déclarations étaient tellement en dehors de son personnage que j’y ai pas cru un seul instant.

    Les pays nantis ont toujours fait leurs « essais » chez ceux qui ne l’étaient pas et continuent. Ils y ont aussi toujours revendu les produits qui étaient devenus interdit chez eux. Faudrait quand même voir à ne pas perdre les stocks ! ! Ignoble mais hélas réel.

    Les populations des Antilles ne sont pas considérées comme ayant autant de valeur que celles de l’hexagone et quant on voit ce qu’on prépare à celles là...

    En fait, pour eux, on est rien.

    Conseil : ne jamais jamais jamais croire ce que dit un homme politique, un grand ponte de société ou un scientifique payé par la dite société.

  • Lechat
    Lechat
    esprit critique
    • Posté à 08h01 le 19/04/2008
    • Internaute 23925
      esprit critique

    Ce n’est que l’arbre qui cache la foret

    Pesticides : 30 molécules dangereuses retirées du marché

    Lien

    Des trafics de pesticides interdits viennent d’être révélés en Allemagne et en France (Alsace).
    Une enquête de Greenpeace Allemagne révèle des trafics de pesticides interdits et dangereux pour usage agricole en France et en Allemagne

    Lien

    19 septembre 2006
    Deux pesticides interdits par l’Union Européenne
    Lien

    On se demande pourquoi les enfants ont de plus en plus de maladies cancers........réponse ils se nourrissent en autres de pesticides dans le ventre de leurs mères

    TRES INTERESSANT
    Toxiques en héritage
    Lien

    Avant de vous faire du souci pour les OGM je vous conseille de vous faire du souci pour les produits toxiques que vous utilisez ......tous les jours
    Bonne journée

  • Lechat
    Lechat
    esprit critique
    • Posté à 08h56 le 19/04/2008
    • Internaute 23925
      esprit critique

    Résidus de pesticides dans le vin

    Lien

    Chaque échantillon contenait en moyenne plus de quatre résidus de pesticides , les plus contaminés d’entre eux en contenaient jusque 10.

    Le niveau de contamination noté fut 5.800 fois plus élevé que celui de l’eau potable. Les niveaux de contamination dans cette étude ont été variables et n’ont pas dépassé les limites maximales autorisées. Cependant il est à noter qu’il n’existe pas de limites maximales autorisées pour le vin mais que l’on se réfère à celles utilisées pour le raisin qui sont très élevées.

    Ces nombreux résidus témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi les résidus trouvés il y avait de nombreuses molécules reconnues comme cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques.

    Les vins biologiques analysés ne renfermaient pas de résidus de pesticides à l’exception d’un échantillon de vin de Bourgogne dans lequel il fut trouvé des quantités faibles d’un seul produit. Cette présence a été expliquée par les dérives des pulvérisations en provenance de parcelles voisines

  • zénon denon 84
    • Posté à 11h52 le 20/04/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    LE NOMBRE DES JOURNALISTES (...)EST EN FRANCE
    INSUFFISANT- ENVIRON DEUX CENTS SUR QUELQUE
    VINGT HUIT MILEE JOURNALISTES (...)DE CETTE
    SITUATION PREOCCUPANTE RESULTENT
    DES PHENOMENES REDOUTABLES DE DEPENDANCES
    EN CHAINE PAR RAPPORT A DES INFORMATEURS
    REPUTES ET DES CAS TROP NOMBREUX DE
    MESINFORMATION FLAGRANDE.

    « COMITE CONSULTATIF NATIONAL D ETHIQUE
    POUR LES SCIENCES DE LA VIE DE LA SANTE “ 1995 ! ! !

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à zénon denon 84
      Bonne
      • Posté à 21h01 le 20/04/2008
      • Internaute 30028
        Bonne

      Je parlais du nombre des journalistes scientifiques,
      c’est quand meme plus comprehensible !