decryptage 14/04/2008 à 21h20

Bataille de chiffres autour des suppressions de profs


Alors que la mobilisation lycéenne gagne du terrain, syndicats et ministère avancent chiffres contre chiffres.



Manifestation lycéenne à Paris le 10 avril (Charles Platiau/Reuters)

Une video circule à plein depuis quelques jours sur le Web. Après la règle de trois désastreuse, Xavier Darcos s’est pris les pieds dans un autre cas d’école, la semaine dernière, sur un plateau télé.

Ce cas pratique, c’est celui du lycée Voltaire, à Paris, 900 élèves, bloqué depuis le 17 mars. Le ministre de l’Education nationale déclarait que ce blocus était injustifié car le lycée ne devait connaitre aucune suppression de postes à la rentrée 2008. Problème : le rectorat de Paris venait en fait d’officialiser qu’un poste de CPE et cinq postes d’enseignants ne seraient pas renouvelés en septembre prochain. (Voir la vidéo)

Ce couac illustre la grande confusion qui entoure la question des suppressions de postes. Dans la loi de finances 2008, le gouvernement en a annoncées 11200. L’essentiel de ces postes concernent le second degré, puisqu’à la prochaine rentrée, le ministère vante même « la création nette de 800 emplois » dans le premier degré.

Parmi ces 11200 postes supprimés dans le secondaire, seuls 8300 correspondent à des départs en retraite d’enseignants non-remplacés, soit un départ sur deux. Depuis le début du conflit, le ministère de l’Education nationale justifie ces suppressions de postes par la démographie scolaire :

« Ces trois dernières années, nous avons perdu 145000 élèves dans le second degré. Et pour la rentrée 2008, nous savons qu’ils seront encore 40000 de moins. »

La bataille des heures supplémentaires

Or, ce sont précisément ces chiffres que les syndicats contestent, à l’heure où le mouvement s’intensifie de plus belle, comme le montre cette nouvelle journée de mobilisation nationale, ce mardi.

Une enseignante de Seine-et-Marne -un département très touché par les suppressions de postes- s’est adressée à Rue89 pour raconter que, dans son lycée, Emily Brontë, à Lognes, cinq postes d’enseignants seront supprimés pour dix élèves de moins si l’on regarde ce que l’on peut savoir de la démographie à la rentrée prochaine.

Pour le Snes, ce ne sont pas 40000 élèves mais seulement 13000 que l’Education nationale comptera en moins dans les collèges et les lycées en septembre. Côté SE-Unsa, Guy Barbier relève des chiffres plus proches de celui du ministère, avec 34000 élèves de moins escomptés à la prochaine rentrée. Mais le secrétaire national SE-Unsa n’en conteste pas moins la calculatrice gouvernementale :

« On crée trois fois moins de postes qu’il en faudrait en primaire, alors que la démographie repart. Et on supprime trois fois trop de postes dans le secondaire. »

De plus, syndicats et ministère ne font pas le même décompte. Ainsi, le ministère met en valeur 5000 postes qui seraient reconvertis en heures supplémentaires « sur la base du volontariat ». Un mécanisme qui doperait le pouvoir d’achat du monde enseignant, vantent les services de Xavier Darcos.

Mais, là encore, les syndicats font une autre lecture. Monique Abellard, prof de sciences économiques et sociales à Courbevoie, en région parisienne, est chargée des relations avec la presse au Snes. Elle précise que son organisation « ne pourrait certainement pas accepter la transformation de 5000 postes en heures supplémentaires » :

« Quand vous savez que les temps partiels ou encore les profs qui ont des enfants en bas âge sont dispensés d’heures supplémentaires, vous pouvez être sûr que de deux par enseignant, on arrive très vite à trois ou quatre heures supplémentaires. Or ce n’est pas abstrait : dans mon lycée, les profs d’espagnol ont fait leurs comptes et ils auraient jusqu’à 250 élèves par an à s’occuper s’ils ne refusent pas les heures supplémentaires. »

Pour Guy Barbier, secrétaire national SE-UNSA, « Xavier Darcos joue sur les mots » en maniant les chiffres à sa façon :

« En équivalent temps plein, il affirme que ces suppressions nettes ne représentent que 1500 équivalents temps plein. Mais en fait, il renonce aussi à 1700 TZR (Titulaires de zones de remplacement, ndlr) en rognant sur les brigades de remplacement. Et on modifie le statut des actuels profs stagiaires, ce qui revient de facto, sur le terrain, à supprimer 1000 équivalents temps plein de plus. Au total, faites les comptes : nous sommes déjà à 5200 suppressions de postes. »

La mise à mort de certaines filières ou matières

Dans cette bataille de chiffres, toutes les régions ne sont pas concernées à la même échelle, avec une plus forte baisse de la démographie dans le croissant nord-est de la France. Toutes les matières, non plus : près de Toulouse, le proviseur d’un gros lycée, à Muret, a d’ores et déjà annoncé que les options musique et arts plastique seraient supprimées l’an prochain.

Alors que la carte scolaire s’assouplit, les syndicats dénoncent enfin la mise à mort, sous couvert de rationalisation sur la base de la démographie, de certaines filières ou de certaines matières, qui ne seront plus enseignées que dans un périmètre éloigné. Là où, en région parisienne, il devrait rester plus aisé de trouver un établissement qui enseigne telle ou telle option dans un rayon inférieur à 15 kilomètres.

Du côté du ministère, on veut rappeler que « le budget de l’Education nationale a été multiplié par deux en 20 ans » et qu’il est « temps d’utiliser les fonds autrement ».

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  • pollutor
    • Posté à 21h29 le 14/04/2008
    • Internaute 35612

    Devaquet reviens !

    • parti
      parti répond à pollutor
      punishment park
      • Posté à 22h22 le 14/04/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      signé malik ?

    • skalpa
      skalpa répond à pollutor
      actif et militant ?
      • Posté à 23h42 le 14/04/2008
      • Internaute 7181
        actif et militant ?

      Ok, mais pas Pasqua, ni ses voltigeurs....

      Lien

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 21h33 le 14/04/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    « le budget de l’Education nationale a été multiplié par deux en deux ans » et qu’il est « temps d’utiliser les fonds autrement ».
    Tous les nouveaux budgets sont alloués à l’ Eradication nationale ..

    • kawouede
      kawouede répond à Numerosix
      • Posté à 22h14 le 14/04/2008
      • Internaute 27995

      Plus sérieusement, Chloé Leprince, pourriez-vous expliquer cette dernière affirmation du ministère : « le budget de l’Education nationale a été multiplié par deux en deux ans » c’est évidemment faux ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ?

      • teych
        teych répond à kawouede
        insoluble dans le libéralisme
        • Posté à 22h54 le 14/04/2008
        • Internaute 36309
          insoluble dans le libéralisme

        Ce sont peut être tout simplement les résultats d’un calcul du ministre lui-même.

        J’ai cru remarquer lors de son récent passage chez Denisot que ce pauvre Darcos avait un peu de mal avec les chiffres.

         
        • boissonzyskind
          boissonzyskind répond à teych
          • Posté à 00h21 le 15/04/2008
          • Internaute 14871

          avec le passé antérieur aussi...

          • Lemmy
            Lemmy répond à boissonzyskind
            Headbanger since 1980
            • Posté à 01h35 le 15/04/2008
            • Internaute 24508
              Headbanger since 1980

            ...espérons pour lui qu’il maîtrise mieux le « futur incertain ».

        2 autres commentaires
      • Pascal Riché
        Pascal Riché répond à kawouede
        Redchef Rue89
        • Posté à 23h09 le 14/04/2008
          éditeur
        • Journaliste 7
          Redchef

        C’est une coquille. Il s’agit évidemment de 20 ans. Je corrige.

         
        • Ater76
          Ater76 répond à Pascal Riché
          Militant Gauche Alternative
          • Posté à 09h34 le 15/04/2008
          • Internaute 27505
            Militant Gauche Alternative

          Il semblerait que le gourvernement, paralellement aux coupes faites à l’EN, serait en train de revoir le financement de l’Ecole Privé ? il serait pertinant de faire aussi un papier sur cela, afin de mettre clairement a jour les intentions de ce gourvernement.
          Trouvant déja tres injuste que le financement public assure a une minorité d’enfants un confort d’apprentissage, alors qu’on sait a quel point le public souffre, non seulement d’un besoin pronfond de changement dans l’organisation, mais aussi d’un reel manque moyens pour faire fasse au retard pris dans l’education des le primaire et secondaire.
          Quand est il du privé ?
          Quel sont les financements publics ?
          Quel sont les avantages ?
          Que represente la part du privé dans l’enseignement ?
          etc...

          • TILL
            TILL répond à Ater76
            • Posté à 17h51 le 16/04/2008
            • Internaute 37791

            AH ! a propos de privée , au fait , ça sert à quoi l’école privée ? j’aimerai bien avoir des réponses la dessus.

        2 autres commentaires
  • kawouede
    • Posté à 21h39 le 14/04/2008
    • Internaute 27995

    La question n’est pas seulement de contester les chiffres des suppressions. Ceux qui sont profs vous le diront : quand Darcos parle de remplacer les postes par des heures supplémentaires, c’est un mensonge, et c’est un vrai danger pour notre système éducatif.

    Un mensonge, parce qu’alors il faudra que les profs l’acceptent - ils ne sont, statutairement, obligés d’accepter qu’une heure (en plus de 15 ou 18h, agrégés ou certifiés) - rappelons au passage qu’un prof, agrégé ou certifié, travaille en moyenne (cours + préparation + copies) plus de 40h par semaine.

    Un danger, parce que la multiplication des heures supplémentaires va évidemment diminuer la qualité des cours. Le saviez-vous ? un prof fatigué, même mieux payé, est moins efficace, moins prêt à passer du temps sur ses préparations et ses copies. Surtout avec des classes plus nombreuses.

    Le remplacement des postes par les heures sup est enfin un crime en période de fort chômage des jeunes : les étudiants qui se destinent à l’enseignement seront lésés, les places aux concours seront réduites, alors qu’ensuite, pour boucher les trous (surtout dans les académies « difficiles » comme Créteil), l’Education nationale embauchera des vacataires ni bien formés, ni bien payés.

    • caro
      caro répond à kawouede
      délinquante avérée
      • Posté à 21h48 le 14/04/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      Ce que j’aimerais ajouter à votre analyse, c’est que les heures sup’ coûtent beaucoup moins cher à l’EN que d’embaucher des profs. En effet, les heures de préparation de cours, correction de copies ne sont pas payées, puisque seule sera payée l’heure de face à face (cours).

      Le gouvernement fait des économies sur le dos des élèves et des profs. Il est en train de saborder l’Education Nationale, si nous le laissons faire ...

      • Les Chats
        Les Chats répond à caro
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 22h00 le 14/04/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Des économies sur le dos de tout le monde et dans tous les domaines. Nous serons désormais aussi médiocre que le système anglais.
        J’ai entendu ce soir l’invité du « franc parler » Patrick Devedjian, sur France-Inter.
        Il disait que la moyenne des profs par élève serait inchangée.
        Toujours leurs calculs bidons de moyenne.

        Pour ceux qui veulent l’écouter :
        Lien
        lundi 14 avril 2008

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur répond à Les Chats
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 09h38 le 15/04/2008
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          Sans compter le même traitement du chômage à la machette !

        1 autres commentaires
    • parti
      parti répond à kawouede
      punishment park
      • Posté à 22h25 le 14/04/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      d’accord avec vous sauf que l’on peut être plus fatigué avec une classe de 8 élèves qu’avec une classe de 22 !

      • catapulte
        catapulte répond à parti
        président de la République
        • Posté à 00h56 le 15/04/2008
        • Internaute 37430
          président de la République

        « sauf que l’on peut être plus fatigué avec une classe de 8 élèves qu’avec une classe de 22 »

        Des classes à faible effectif, ce n’est pas juste « moins de fatigue ».

        C’est surtout l’occasion de consacrer plus de temps aux élèves en difficulté :

        - ceux qui ont du mal à comprendre (à qui ça fait du bien d’avoir la présence du prof)

        -ceux qui ont un comportement de défiance à l’égard de l’enseignement et de l’enseignant (parce qu’en voyant qu’un prof prend la peine -le temps- de s’occuper d’eux de façon spécifique, ils changent de regard sur leur enseignant, retrouvent une motivation)

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 21h45 le 14/04/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Les élèves et leurs professeurs savent qu’ils pourraient se retrouver dans des classes de 30 à 35 élèves l’année prochaine. Comment voulez-vous étudier correctement dans ces conditions et avoir un professeur disponible. Darcos annonce une baisse des élèves, mais au contraire il devrait profiter de cette situation pour alléger les effectifs des classes et donner ainsi aux professeurs davantage de temps pour aider les élèves en difficulté. Derrière cette bataille de chiffre, c’est la pérennité de l’Ecole Publique qui est en jeu. Darcos est l’outil dont le privé se sert pour faire venir les jeunes dont les parents aisés peuvent inscrire leurs enfants... ! !

    Lien

    • boissonzyskind
      • Posté à 00h24 le 15/04/2008
      • Internaute 14871

      le conditionnel n’est pas de mise ici : les classes de 30 à 35 existent déjà dans de nombreux établissements.
      Il y a quelque chose que je ne comprends pas : si il y a besoin de 5000 postes en heures sup, pourquoi supprimer les postes de titulaires équivalents ?

      • catapulte
        catapulte répond à boissonzyskind
        président de la République
        • Posté à 01h05 le 15/04/2008
        • Internaute 37430
          président de la République

        « si il y a besoin de 5000 postes en heures sup, pourquoi supprimer les postes de titulaires équivalents ? »

        Parce que ça leur coûtera bien moins cher ! ! !

        il suffit de regarder combien ils paient les vacataires dans l’enseignement professionnel, par ex.

    • catapulte
      catapulte répond à Phil2922
      président de la République
      • Posté à 01h03 le 15/04/2008
      • Internaute 37430
        président de la République

      « il devrait profiter de cette situation pour alléger les effectifs des classes »

      Attention : il n’y a pas dminution du nombre de profs parce qu’il y a diminution du nombre d’élèves.

      Il y a une réelle volonté de diminuer le nombre de profs par élève ! (c’est différent)

      La preuve : là où, dans le primaire, les effectifs augmentent, on a parfois carrément des suppressions de postes d’enseignants !

      (Mais c’est aussi vrai dans le secondaire. Il suffit de comparer le nombre de postes en moins pour parfois un tout petit nombre d’élèves en moins).

      Mais c’est vrai que le ministère ne cherche pas trop à s’en vanter.

      Ils préfèrent laisser croire que les suppressions de postes sont JUSTE la conséquence d’une baisse démographique.

      Plus facile à faire admettre... mais malhonnête.

  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 21h51 le 14/04/2008
    • Internaute 30050
      sans

    « Qui a cru que l’éducation était le problème des États, des enseignants et spécialistes de l’éducation ? Désormais ce sont les lobbies et les concentrations de lobbies telles que l’OCDE ou la Commission européenne qui s’en chargent, mais pas pour garantir un enseignement digne de ce nom et donner une culture aux élèves, non, juste pour répondre aux “ besoins ” des entreprises. Et comme par hasard, le principal protagoniste de cette “ modernisation de l’enseignement ” est un des lobbies les plus liés au Bilderberg, c’est-à-dire l’European Round Table (ERT)... “
    [Bilderberg & Co|Lien

  • Foret22
    Foret22
    réactionnaire mais pas (...)
    • Posté à 21h56 le 14/04/2008
    • Internaute 32259
      réactionnaire mais pas (...)

    Chers Amis,

    Pourriez-vous éclairer ma lanterne sur ce point d’arithmétique :

    En 1960, les élèves avaient +/- 220 jours de classes par an
    En 2000, la moyenne tombe à 170 jours
    En 2008 - 2009, avec la semaine de 4 jours (en primaire et secondaire), la moyenne passera à +/- 140 jours de classe par an

    Pourquoi nos chers enseignants ont - ils si peu de temps pour faire leur mission sacré : transmettre le savoir ?

    Je vous le dit solennellement : Exigeons du gouvernement le rallongement des jours de classes !

    Il en va de la santé mentale de nos chers professeurs- injustement surmenés - par ces réductions drastiques et , à n’en pas douter, sournoises que les gouvernements réactionnaires successifs ont opérées depuis des années pour saper le mental des hussards noirs de la République

    Et ne croyez pas UN MOT de ces suppôts du conservatisme :
    Ils laissent accroire que c’est par esprit de caste que les syndicats d’enseignants hurlent au loup à chaque réforme ! ! ! !
    D’autres rajouteraient que les lycéens ne sont que des marionettes dans les mains de manipulateurs ...

    Mensonges que tout ça ...

    Pour finir : heureux les simples d’esprit

    Et tant pis, si maintenant il n’y presque plus d’enfants d’ouvriers à Polytechnique : vraiment ce n’est pas grave 50 % des places sont pour les enfants de profs ...

    • léo solo
      léo solo répond à Foret22
      • Posté à 22h16 le 14/04/2008
      • Internaute 2483

      Plus simplement :
      suppression du samedi matin ; snuippp, c’est non.
      Après consultatiuon des personnels.

    • kawouede
      kawouede répond à Foret22
      • Posté à 22h18 le 14/04/2008
      • Internaute 27995

      ça paraît con, mais en 1960 la position de l’enseignant, sa capacité à transmettre du savoir, étaient bien différentes. Meilleures, selon certains critères ? Sans doute ; en tout cas, différentes. Comparez avec d’autres professions équivalentes aujourd’hui, les profs travaillent autant de temps par semaine mais sont moins bien payés. Cela dit, encore une fois, ce n’est pas pour « gagner plus » qu’ils ont choisi ce métier, pour la plupart !

      Je suis proche d’un syndicat très peu corporatiste et très peu combattif (comme disent ses adversaires), le Sgen-CFDT : il souhaite lui aussi une meilleure égalité des chances. Mais les profs ne peuvent pas tout dans cette société.

    • mathieu-s2
      mathieu-s2 répond à Foret22
      • Posté à 22h26 le 14/04/2008
      • Internaute 18461

      Il serait assez difficile de trouver un seul enseignant qui considère cette réduction des journées d’enseignement dans le primaire et le secondaire comme une bonne chose...

      Vous insinuez que les enseignants sont responsables d’un état de choses qu’il déplorent...

      Pour ce qui concerne les « réformes »... votre argumentation serait plus convaincante si vous parliez de telle ou telle réforme concrète.

      En tout cas, vous même, ces « réformes » qui, insidieusement, ont peu à peu soumis le temps scolaire aux temporalités de confort des marchands de week end et de sports divers, on note avec plaisir que vous les critiquez.

    • catapulte
      catapulte répond à Foret22
      président de la République
      • Posté à 01h10 le 15/04/2008
      • Internaute 37430
        président de la République

      « Je vous le dit solennellement : Exigeons du gouvernement le rallongement des jours de classes ! »

      C’est exactement la voie inverse, que suit ce gouvernement : suppression des samedis matins, soit 2h de cours en moins, pour presque tous les élèves.
      et ce n’est pas pour plaire aux enseignants, qui savent qu’en moins de temps, on fait moins d’enseignements.

      Mais pour répondre à des sous-entendus malveillants : les instits ne feront pas moins d’heures (ils les effectueront en heures de soutien).

      • Foret22
        Foret22 répond à catapulte
        réactionnaire mais pas (...)
        • Posté à 20h20 le 15/04/2008
        • Internaute 32259
          réactionnaire mais pas (...)

        @ catapulte

        1 ouvrier travaille 210 à 220 jours /an
        1 cadre au forfait 220 jours / an

        Ou sont les sous entendus malveillants sur le travail des enseignants ?

        Les faits sont affreusement durs ...

        Et je n’ai pas vu beaucoup de syndicats se mobiliser contre la semaine de 4 jours ...

        Bonne soirée

  • renini
    renini
    enseignante
    • Posté à 21h58 le 14/04/2008
    • Expert 25216
      enseignante

    Sarkosy n’a t’il pas l’intention de favoriser l’école privée dans les zones prioritaires en en facilitant la création ! Dans quelle optique ?

    • marie 75
      marie 75 répond à renini
      • Posté à 08h33 le 15/04/2008
      • Internaute 3563

      SI... j’ai passé un papier de sud hier , ici, sur un fil sur l’école ... recherche le ! ! !
      Tous les chiffres manipulés par le pouvoir (voir cas lycée voltaire)

      PARIS, MANIF 14 HEURES PL DE LA REPUBLIQUE

      LES INSTITS REJOIGNENT LE MOUVEMENT

      Jeudi : annonce du « nouveau carte hospitaliere, démolition de notre santé publique »

      Et Lundi prochan Le PDG De l’entreprise France, Mari de la Carlitta cause ....

      • Gevrey
        Gevrey répond à marie 75
        • Posté à 15h35 le 15/04/2008
        • Internaute 27897

        entre Devedjian le crypto libéral et SUD l’archaîsme syndical j’espère qu’il reste un peu de place pour la réflexion...

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 22h08 le 14/04/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Sarko n’aime pas les fonctionnaires.
    ça fait grève, ça bloque tout, ça incite les autres, ça dénonce les dysfonctionnements, ça remue les consciences, ça défend le service public, ça empêche de privatiser, ça fiche en l’air des ministres et ça emmerde le gouvernement.
    Vive les fonctionnaires et vive le service public.

    • jac le rat
      jac le rat répond à Les Chats
      aventurier
      • Posté à 23h36 le 14/04/2008
      • Internaute 29819
        aventurier

      Bravo, Les Chats ! A bas la chienlit libérale !
      Voulu te poser 500 boules, mais c’est pas possible.

      Contre l’ambition des nouveaux riches !
      Pour la nationalisation totale de ce pays ! ! !
      Vive le vrai communisme !
      (c’est pas une blague)
      Rendons ce pays au peuple !
      (c’est pas une blague non plus)

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 00h42 le 15/04/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        Ouais Jac !
        Mais il faut pas rendre le pays au peuple.
        Il faut juste que le peuple se rende compte de ce qui lui appartient.

    • cowboysolitaire
      cowboysolitaire répond à Les Chats
      doctorant
      • Posté à 10h41 le 15/04/2008
      • Internaute 31738
        doctorant

      Il a ses chouchous quand même à en croire la création de la nouvelle police de proximité...la boucle est bouclée et la logique cohérente, pas besoin de maîtriser l’histoire ou la géographie pour défendre l’ordre et la sécurité à la sauce sarko

    • leconcombrevert
      leconcombrevert répond à Les Chats
      La vraie vérité > : -))
      • Posté à 15h04 le 15/04/2008
      • Internaute 8843
        La vraie vérité > : -))

      Bravos les chats !

      Vive les fonctionnaires et vive le service public !

      P.S. Et vive les Chats !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h11 le 14/04/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    ENQUÊTE TERRAIN

    Qu’est-ce que c’est que ce laïus sur cette prétendue « bataille de chiffres » ? Déplacez-vous un peu sur le terrain, chers journalistes, et vous verrez que s’il y a « bataille », elle n’est pas, elle n’est plus, sur les chiffres, tellement évidents que rien ne permet de douter des motivations de colère des lycéens et de leurs enseignants.

    (Si encore il n’y avait que dans les lycées...)

    • kawouede
      kawouede répond à Le Yéti
      • Posté à 22h23 le 14/04/2008
      • Internaute 27995

      Bof, faut laisser le temps au temps, Yéti. Il va y avoir montée en puissance, d’ici la manif du 24 mai. Et alors là, bye bye Darcos.

      • Chad
        Chad répond à kawouede
        • Posté à 23h46 le 14/04/2008
        • Internaute 26424

        Là, je crois que tu rêves un peu. Comme pour les mouvements de grève précédents (Retraites, LRU, CNE...), les syndicats vont laisser les manifestants et grévistes s’essoufler dans des manifs et journées d’action sans lendemain et à la fin, après avoir « négocié » au chaud dans le bureau du ministre, ils siffleront la fin de la récré et ce sera fini.
        J’entends d’avance les leaders auto-proclamés des mouvements (ceux que la presse adore et s’empresse d’interroger)appeler à la « responsabilité » des enseignants et des lycéens pour les convaincre de ne pas gêner la tenue des examens.
        J’espère que les lycéens ne resteront pas seuls, qu’ils s’organiseront en coordination nationale, qu’ils ne se laisseront pas voler le mouvement et que les syndicats appelleront à une jonction des mécontentements (là, c’est moi qui rêve) au lieu de saucissonner chaque revendication (tel jour les enseignants du 1er degré, tel autre ceux du secondaire, le lendemain ceux du supérieur...)
        Nous sommes nombreux à avoir des raisons de rejoindre les manifs pour lutter contre la catastrophe qui est en train d’arriver. Ne comptons pas sur les hommes ou femmes politiques (de la « gauche » plurielle par exemple) pour nous montrer le chemin.

  • lenifou
    • Posté à 22h18 le 14/04/2008
    • Internaute 902

    Ce qui est choquant aussi sur ce thème : ce sont les académies elles-même qui falsifient les chiffres afin de faire remonter au ministère des statistiques bien calibrées : ainsi, J’ai un amis professeur de SVT en TZR sur la zone d’Orléans qui a dû signer un « VS » (papier administratif indiquant le nombre d’élèves en cours) mentionnant qu’il n’avait que 9 élève en 4e dans sa classe, alors qu’il y officie devant une 30aine d’élèves !

    Si les profs ne signent pas ce document, pour le contester, alors les heures supplémentaires ne sont pas payées. Ainsi, des statistiques revues à la baisse remontent jusqu’à Xavier Darcos qui pourra aller les brandir sur les plateaux télé.

    Dans son lycée, il est possible qu’une classe de collège n’aie pas du tout de SVT l’année prochaine , faute d’enseignant. La direction compte sur le fait qu’aucun parent d’élève ne protestera. Quand même les matières du tronc commun deviennent facultatives...

  • layote
    • Posté à 22h32 le 14/04/2008
    • Internaute 17790

    A conflans ste honorine 11 postes supprimés sans évaluation sérieuse du nombre d’élèves pour l’an prochain...
    Le probleme de cette réforme : c’est comme la carte judiciaire purement comptable sans criteres objectifs .Pourquoi certains lycées ne sont pas touchés (ex HenriIV à Paris) ?
    .Pourquoi dans une académie certains lycées sont plus touchés que d’autres en étant très proches avec une densité de population comparable ? ? ? ?
    Les recteurs ne justifient pas leur choix.Si tout était transparent , ce ne serait pas difficile de justifier puisque selon X Darcos que cela ne changera strictement rien.Hors impossible d’avoir une explication rationnelle ! ! ! !
    Remplacer un professeur par des heures supp réalisées forcément par plusieurs profs , cela revient à dire que le programme d’une classe est assuré par plusieurs profs ? ? ? ? De pluis les HS sont volontaires non imposées ? ? ? ?
    Quel avenir pour les profs vacataires mal payés en attente de poste ? ? Ejectés parfois après plusieurs années de services rendus en remplacement ? ? ?
    Enfin comment les calculs ont été faits dans des zones sensibles où le niveau moyen des élèves est plus bas et nécessitent des cours de soutien et pour partie des cours en 1/2 groupe ? ?
    Quid des cours de langues non dédoublés pour la pratique de l’oral si défaillante (d’ailleurs on devrait s’interesser aussi à notre pédagogie par rapport aux autres pays)...
    Quid de la disparitionprévue de certaines options dont certaines spécifiques à un lycée garantissait une mixité sociale ? ? ?
    Bref un sentiment de répondre à des quotas sans affinage....
    Pourtant oui il faut réformer mais il eut fallu que les réformes précèdent les coupes comptables et qu’une analyse adaptée à chaque lycée soit faite en toute transparence...

    • sefero49
      sefero49 répond à layote
      Soldat mugissant
      • Posté à 17h55 le 15/04/2008
      • Internaute 12260
        Soldat mugissant

      « .Pourquoi certains lycées ne sont pas touchés (ex HenriIV à Paris) ? »
      Il y a pourtant une logique la dedans...
      Baisser le nombre de prof. permet d’améliorer les résultat d’un lycée (dixit M.le Ministre)
      donc il ne faut supprimer des postes que dans les lycées qui ont de mauvais résultats !
      Et si Henri IV marche bien, n’y touchons pas.

    • TILL
      TILL répond à layote
      • Posté à 17h48 le 16/04/2008
      • Internaute 37791

      Mais la réforme est simple , il n’ est pas question de pédagogie de projet. il s’agit seulement de « moins de profs = moins de dépenses »
      par contre pour les militaires en AFGHANISTAN on trouve bien 150 millions d’euros par an

  • dideix-
    • Posté à 22h57 le 14/04/2008
    • Internaute 16182

    Nous sommes en train de perdre toutes nos valeurs arretons de tortiller du cul pour chier droit .Tous par a volo de plus les italiens qui voyent ce qui se passe en france on voté pour le clone de notre cher et talentueux exterminateur de valeurs republicaines et que penser du foirail qui le soutient ce cher President et ses conseillés ,ses ministres et son U.M.P.QUI DEVIENNENT LES INITIALES D’Un.Monde.Pourri.honte a tout ce systeme qui ne prete qu’aux riches et bien portants et qui sanctionnent les,petites gens ou les profs qui se donnent pour eduquer nos jeunes souvent avec la difficultée d’eduquer en premier leurs parents pour ne pas prendre sur la figure ; honte a ce pays qui perd ses valeurs ...............JE PENSES QU’UNE BONNE CRISE COMME EN 68 VU QUE L’ON EN NOUS PARLE TOUS LES JOURS SA SERAI BIEN ET SURTOUT QUAND ON ENTEND LE BOSSU DE CHARENTES RAFFARIN DEMANDER LA DEMISSION DE ROAYL SUITE A UN JUGEMENT cela me fait rire CAR SI IL FALLAIT FOUTRE A LA PORTE TOUT LES POLITIQUES QUI ONT DES CASSEROLES AU CUL LE CHOMAGE GRIMPERE DE 5 POINTS..........LES 3 QUART SERAIENT A LA PORTE.

    • Les Chats
      Les Chats répond à dideix-
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 23h06 le 14/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      C’est exactement la réflexion que je me suis faite, quand j’ai entendu ça à la radio.
      C’est du n’importe quoi.

    • Compte supprimé 4
      • Posté à 23h18 le 14/04/2008
      • Internaute 37447

      Tu as entierement raison, une bonne revolte, c est ce qu il faut pour arreter cet inergumene a la tete de la France. On se plaint tous ici, mais on n agit pas...
      apres il sera trop tard malheureusement.

  • raoul le magnifique
    • Posté à 23h01 le 14/04/2008
    • Internaute 38441

    Le ministère balance ses chiffres au medias….
    Les syndicats font la même chose aux élèves..
    …Je ne sais pas mais moi entre un ministère de la République française et des syndicats haineux d’ultra gauche ,peu démocrates, qui utilisent la propagande à fond plus …Je crois que le calcul est vite fait…
    Et oui
    On croit que l’endoctrinement et l’embrigadement de la jeunesse est un trait des dictatures. C’est une erreur : c’est aussi une spécialité française….

    Le scénario est toujours le même…..

    Les gauchistes dirigent les syndicats étudiants et enseignants. Ils bénéficient de sympathies dans les milieux médiatiques…..

    De fait, ces mecs la dirigent, en totale illégitimité, le système éducatif français. Les ministres passent, les syndicalistes restent. Qui n’a entendu au long des années l’inénarrable et inamovible et gros crétin Gérard Aschieri tandis qu’on n’arrivait pas à se rappeler du nom du ministre, à peine arrivé et déjà sur le départ ?

    Nous avons donc un pouvoir illégitime qui vit de l’argent des impôts et refuse de rendre compte, d’être tenu responsable, d’être jugé aux résultats.

    La situation vous semble claire : le gouvernement va imposer une organisation et un budget tels qu’il ne sera rien dépensé de plus que nécessaire et pour la meilleure efficacité possible.
    Après tout, si le système éducatif est dit « national », c’est bien la moindre des choses que le gouvernement légitime y règne en maître.

    Comme vous êtes naïf !

    Dés qu’un ministre, généralement de droite, (mais on a eu de bons ministres de gauche), essaie de remettre en cause ce pouvoir illégitime des apparatchiks ou, simplement, de se montrer soucieux de ne pas le nourrir sans retenue de l’argent pris aux contribuables, nos hommes d’appareil agissent, vite et sans scrupules.

    Ils caricaturent une situation complexe pour la réduire à un ou deux slogans, généralement tournant autour de la question « des moyens » (c’est par ce mot pudique qu’on exige que toujours plus d’argent soit pris aux citoyens, pour être dépensé sans contrôle, car toute tentative de vérifier l’utilité et l’efficacité des fameux « moyens » est désignée comme une intolérable intrusion du politique dans la pédagogie, quasiment le début de la dictature).

    Mais le slogan, le simplisme, la caricature seraient inutiles s’ils n’avaient un public.

    Pour ce genre de nourriture de l’esprit fade et sans originalité, il faut des cerveaux immatures, sans recul, peu aptes à la complexité, en rien disposés à réfléchir sur les problèmes de légitimité, d’efficacité de la dépense publique et d’organisation optimale, mais prompts à l’enthousiasme.

    Justement, ces cerveaux existent et, voyez comme la nature fait bien les choses, il se trouve qu’ils sont justement sous la main de nos apparatchiks. On appelle cela des étudiants, des lycéens, voire des collégiens. Ils ont généralement un âge que l’on juge insuffisamment avancé pour leur donner le droit de vote, mais cela n’entre pas en ligne de compte.

    Le terrain est préparé de longtemps…..Haaaaaaaaaaaa

    On a pris la précaution d’éviter tout ce qui pourrait ressembler à l’éducation libérale classique, qui, par une étude assidue et rigoureuse, évoluant du simple vers le complexe, permet de former des esprits aptes à concevoir des jugements personnels….

    Sous prétexte que mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine, on a veillé à former des têtes bien vides, disposées à être remplies de toutes les fadaises, les premières venues, souvent celles inculquées par les profs, emplissant l’espace……

    La méthode, géniale, utilisée à cet effet est la suivante : on a plongé les jeunes élèves dans la complexité du monde (voir par exemple une « méthode » de grammaire moderne) en leur laissant croire qu’ils avaient la capacité à la décrypter……

    En faisant mine de transformer des élèves d’école élémentaire en mathématiciens à la Bourbaki, en grammairiens à la Vaugelas et en historiens à la Febvre, on leur a rendu le monde indéchiffrable et mystérieux, voire effrayant……..

    ….Et voilà nos pauvres agneaux prêts à gober aussi sec toutes les propagandes (sur « le manque de moyens » par exemple, alors que l’éducation est le premier budget de l’Etat). Plus c’est gros, plus ça passe.

    Alors quand j’entend tous ces branleurs (j’en ai été un longtemps, mais je ne manifestais pas ) en train de mué, geindre : mouaiiiiiii Darcos il veut tuer l’école…mouai on vit dans une société dégelasse…Mouaii le ministre il veut nous empêcher d’étudier….
    Bref je pourrais résumer par mouai le bien c’est bien le mal c’est mal…la paix c’est bien la guerre c’est mal, etc….

    …Que les bonnes âmes bien pensantes (un bon paquet : il suffit de voir les notes qu’ils me mettent, mouarff) , posent par exemple ces questions à des lycéens :

    > classer Louis XIV, Napoléon et Henri IV dans l’ordre chronologique.

    > additionner de tête 1384 et 248

    > citer une oeuvre de Stendhal

    ….à mon avis sur une classe de 30 élèves, il n’y en aura pas 5 qui répondent correctement aux 3 questions
    Ca me navre, car il est bien de la responsabilités des adultes, donc la nôtre, de donner aux jeunes une instruction correcte.

    C’est sur que repondre à caes questions ne prejuge pas d’une capacité de jugement politique, mais tout raisonnement se construit sur des bases et non dans le vide. Si les bases n’y sont pas, on peut être d’autant plus inquiet.

    Alors je dirais au gouvernement non pas de faire « fermer sa gueule » (allons y gaiement) à Aschieri et toute sa clique d’abrutis mais de laisser passer et surtout reformer
    Apres tout, ces manif font masse, ils font leur effet médiatique, mais que vaut leur analyse, leur opinion….

    Et un peu de vérité ne ferait pas de mal : des manifestations de lycéens, tous les gouvernements en ont vécu. Ce n’est pas la fin du monde.
    Il ne faut pas rester sourd à leurs inquiétudes, mais la réponse n’est pas la reculade démagogique, mais la pédagogie, l’explication.
    Sans ca, la France va atterrir au niveau du brésil et de l’argentine dans peu de temps…Si on y est pas déjà…

    Bref on est mal barré….Surtout quand je lis certains commentaires…
    Et vous pouvez retenir vos insultes genre liberal ou sarkoziste et tout, car je ne suis ni l’un ni l’autre…à Bon entendeur..

    • layote
      • Posté à 23h12 le 14/04/2008
      • Internaute 17790

      C’est justement d’un manque de pédagogie dont souffre ce projet avec des critères de diminution des postes pour un lycée donné tellements obscurs que les recteurs se refusent à toute justification .S’il s’avère qu’effectivement cela ne changera rien pour les élèves : alors soit pourquoi pas mais le silence des académies pour justifier la sppression d’x postes dans tel ou tel lycée et les disparités peu compréhensibles donnent le sentiment d’avoir voulu boucler cela au plus vite sans cohérence....
      Le ministère raisonne par nombre moyens d’élèves (parait il 29) mais n’a pas tenu compte des disparités.Pourquoi supprimer des postes dans des lycées où la classe tourne à 35 élèves alors qu’il y avait une opportunité de rééquilibrer ? ? ? ?

      • raoul le magnifique
        • Posté à 23h33 le 14/04/2008
        • Internaute 38441

        Pourquoi supprimer des postes dans des lycées où la classe tourne à 35 élèves alors qu’il y avait une opportunité de rééquilibre »

        On vieillit, il y a chaque année moins de lyceen et dans les classes, ils sont plus souvent 25 que 30 ...

         
        • boissonzyskind
          • Posté à 00h27 le 15/04/2008
          • Internaute 14871

          j’aimerai bien savoir où. ma fille élève en première : 34 élèves ! et c’est comme ça depuis qu’elle est au collège.
          et les enfants de mes amis aussi. à moins qu’il n’y ait des élèves virtuels pour faire croire aux classes surchargées ; -)

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