Coup de cœur 28/01/2012 à 18h51

Marre du supermarché ? Bienvenue dans La ruche qui dit oui

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Voisins ou amis, ils passent commande collectivement chaque semaine des produits aux paysans du coin. S’assurant des menus plus variés que par une Amap.

Eux ne parlent pas du « made in France », mais se sont organisés pour manger local. Grâce à une plateforme internet, ils commandent en groupe de la nourriture de qualité, le plus souvent bio. Bienvenue dans le monde merveilleux de La ruche qui dit oui.

Ras-le-bol des les escapades familiales sous les néons des supermarchés qui finissent souvent avec les gamins qui chouinent, les mamans qui songent secrètement au divorce et les papas qui serrent les dents ? Pas assez militant pour manger tout l’hiver les choux de votre Amap ? La ruche qui dit oui – OK, le nom est bizarre – est peut-être faite pour vous.

Commande groupée à un producteur local

Un samedi sur deux, producteurs et consommateurs ont rendez-vous, de 11 heures à 13 heures, dans ce qui ressemble plus à une joyeuse foire qu’à un marché. Généralement, le moment se prolonge par un déjeuner improvisé entre voisins. Le contraire de la corvée.

La plateforme internet permet à des consommateurs de se constituer en collectifs – ou « ruches » – afin de passer des commandes groupées à des producteurs locaux qui les livrent dès lors qu’une quantité suffisante a été atteinte.

Clip de présentation de la Ruche qui dit oui

Comme dans les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (réseau Amap), une fois votre commande payée (en ligne cette fois), vous venez chercher votre panier à heure fixe sur un lieu de distribution.

Le principe est simple, efficace, et « locavore » – concept né aux Etats-Unis, dsignant ceux qui ont décidé de ne consommer que ce qui est produit à moins de 100 miles (160 kilomètres) de chez eux.

A la différence des sites d’achats groupés qui ont la main sur l’offre des produits mis en vente, le fonctionnement des ruches est interactif. Si vous êtes fan d’un miel produit près de chez vous, vous pouvez le suggérer à votre ruche.

112 paniers distribués à la ruche parisienne

Né il y a moins de six mois, le réseau compte déjà une trentaine de ruches autonomes, et plus de 230 communautés en cours de construction. Les deux ruches les plus importantes se trouvent dans le petit village de Cessy, dans l’Ain, et dans le Xe arrondissement de Paris (au Comptoir général).

Cette dernière compte plus de 700 inscrits, et lors de la dernière livraison, elle a battu son record de distribution avec 112 « paniers ».

A La ruche qui dit oui du Xe arrondissement de Paris

Premier avantage pour l’amateur de légumes, la ruche permet d’éviter ce que j’appellerais « le syndrome du navet », bien connu des habitués des Amap : leurs convictions écolo les plus radicales s’émoussent à mesure qu’ils se voient contraints de manger cette savoureuse racine plusieurs semaines d’affilée durant les longs, très longs mois d’hiver.

Dans votre ruche, vous composerez vous-même le contenu de votre panier selon vos goûts. L’offre proposée y est plus diverse et vous permet de remplir votre frigo avec des légumes, des fruits, des yahourts, des fromages, de la viande, des pâtes, des légumes secs, des condiments, du pain... et même de la soupe en bocal ou de la bière picarde.

Comme le souligne Hélène, coordinatrice de la ruche du 10e, on trouve de tout – « sauf les couches et les Chocapic », note Hélène, qui oublie quand même le café, les produits ménagers... et d’autres produits de première nécessité.

Plus simple et convivial pour les producteurs

Avec ce système, les producteurs prennent leur revanche sur les supermarchés : la vente directe leur assure de meilleures marges que la vente aux centrales d’achat.

Ainsi, le producteur de légumes dit toucher 1 euro pour son céleri rave, qui se retrouve entre 1,69 euro et 1,79 euro en magasin bio. A la ruche, le prix de vente est de 1,59 euros, et il n’a que 10% à reverser à Hélène, la responsable de la ruche et 10% au réseau national des ruches.

Autre avantage, souligne Jean, l’éleveur laitier :

« On sait pour quelle quantité de marchandise on vient, le temps de distribution est moins important que sur un marché, et il n’ya pas la même installation, c’est appréciable. »

Pour les agriculteurs, fini l’anonymat

Et à voir le sourire des producteurs, il est évident qu’ils trouvent dans ce système un peu plus qu’un simple débouché.

Fini l’anonymat, raconte Yves de Rochefort, agriculteur et menunier bio (70 hectares de céréales dans le Loiret), venu avec les pates et radis fabriqués par ses voisins :

« Mon père vendait son blé à la coopérative, qui ensuite le vendait “à Chicago”, au prix fixé sur les marchés internationaux. Moi, je n’ai pas du tout envie de faire ça de ma vie, donc il faut que je crée mon propre réseau de distribution.

La ruche qui dit oui est mon axe majeur de développement. Ça commence petit, mais ça grossit.

Et d’un point de vue comptable, c’est pratique, tout se passe par Internet. Je reçois mon virement sans rien faire, au lieu de passer une journée à encaisser les chèques. »

Enfin, l’un des avantages de ce système est sans conteste la qualité des produits et leur traçabilité. Ici, pas d’aspartame ni de poules en batterie, à la ruche qui dit Oui ! on redécouvre qu’il existe plus de trois variétés de pommes de terre et on comprend pourquoi leur goût diffère.

J’y ai même déniché un vinaigre de framboise et une confiture de mûres déjà rentrés dans le top 10 des meilleures choses que j’ai jamais dégustées.

MERCI RIVERAINS ! bouledegomme
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  • héliotrope
    héliotrope
    Ecocitoyen débutant, chercheur (...)
    • Posté à 12h06 le 29/01/2012
    • Expert 2978
      Ecocitoyen débutant, chercheur (...)

    Cette nuit j’ai fait un cauchemar…
    LE BOURDON QUI DIT NON !
    J’ai cauchemardé qu’un gros bourdon asiatique (« On ») avait massacré mes Abeilles préférées.
    Et comment il les avait massacrées ?
    C’est un peu compliqué parce que les cauchemars n’ont parfois ni queue ni tête, qu’ils nous mettent donc la tête à l’envers, donc.
    Un gros bourdon asiatique n’avait de cesse de courir monts et vaux à la recherche de colonies et d’essaims de-ci delà. Sa quête, pernicieuse consistait à séduire, enjôler, adoucir et dépouiller les Reines du Royaume.
    Son obsession, prélever la dive dîme, coûte que coûte, quoiqu’il arrive.
    Il a envisagé tous les moyens, la séduction, la langue de vipère enrobée de miel, les promesses qui n’engagent que les Abeilles qui les écoutaient.
    De ruche en ruche, de Reine en Reine, il enrôlait à tour de bras et décernait des titres pompeux de « Loto-entrepreneur » afin de ne pas risquer les foudres du Prince si une révolution venait à vrombir, gronder ou bourdonner. Il savait que les tribunaux aurait beaucoup moins de prise à son égard avec des labellisés « loto-entrepreneur » !
    Malin le salopard.
    Puis il a distribué un magnifique grimoire authentique qui contient des formules magiques. Dans ce grimoire, on y trouve comment obtenir des denrées et substances magiques en provenance de toutes les ruches du Royaume. D’autant que le Gros Bourdon « On » Asiatique, sous la férule du Prince « Guihh » vantaient ce grimoire pour indispensable à la prolifération et au développement des stocks de Gelée Royale du Royaume.
    L’avantage de ces substances magiques et autres denrées exotiques c’est que les ruches en sont friandes et elles se damneraient pour en obtenir quelques graines, quittes à en payer 20% plus cher que le prix du marché.
    Qu’importe.
    Ce qui avait échappé aux Reines, c’est qu’elles devaient verser dîme sur dîme pour chaque information, chaque endroit pour s’approvisionner et pourvoir ses abeilles. Que finalement tout ce que contenait le grimoire n’était en fait jamais pourvu par le Gros Bourdon « On » Asiatique ni le Prince « Guihh ».
    Qu’il fallait financer les relations diplomatiques, les voyages, les négociations et même prendre en main la lourde, très lourde tâche de l’organisation commerciales et de la distribution.
    Pire encore, les listes ainsi établies, chaque Reine devait non seulement s’en dépouiller mais de surcroît, malgré l’énergie et le travail dépensés à constituer ses approvisionnements et ses meilleurs fournisseurs, les communiquer aux autres Reines du Royaume.
    Le Gros Bourdon « On » Asiatique et du Prince « Guihh » avaient trouvé là un moyen extraordinaire de ne pas dépenser un seul pot de miel sur leurs réserves tout en continuant à prélever leurs dîmes sur toutes les ruches du Royaume. L’idée c’était de vendre du vent, « Le vol du bourdon », donc…
    Outre ces manigances toutes plus filoutes les unes que les autres, le Gros Bourdon « On » Asiatique et du Prince « Guihh » avaient financé la distribution des grimoires sur leurs réserves de gelée royale mais également sur les emprunts contractés auprès d’investisseurs en communication, auprès desquels elles avaient levés des fonds après des promesses de croissances et spéculation sur les stocks nationaux. Il s’agissait surtout de créer une pseudo-pénurie pour faire grimper les cours en réalisant de scandaleuses plus-values sur la revente. J’y reviendrai (Peut-être…).
    Désormais, au grand dam des Reines du Royaume, comme les grimoires n’étaient pas remis à jour, que les avenants transportés par coursiers coûtaient fort cher (auberges, chevaux, cochers, etc.), le Gros Bourdon Asiatique et le Prince n’ont rien trouvé de mieux que de vendre désormais, non pas les mises à jour des grimoires mais de nouveaux grimoires vendus à prix « de gelée royale », rendez-vous compte !
    Or, pour que chaque Reine soit au dernières et plus récentes offres de mets, denrées et substances magiques, elles devaient renouveler à chaque Nouvelle Lune le grimoire, dernière édition valable, il va de soi…
    Afin d’alléger et de réduire les coûts d’acheminements des grimoires produits dans les lointaines contrées d’origine du Gros Bourdon « On » Asiatique, il a été proposé de « virtualiser » ces grimoires sous forme d’incantations télépathiques.
    Encore fallait-il que toutes les Reines souscrivent auprès d’un des investisseurs institutionnels du projet des Inter-Ruches du Gros Bourdon « On » Asiatique et du Prince « Guihh ». Ce fut donc la bonne et juteuse affaire du consortium NilBeezfree. Il a suffi d’emmieller à coups de contrats bourrés d’astérisques en tous genres, de clauses d’annulation innombrables, d’exclusions tarabiscotées et hop !
    Mais plus vicieux encore, c’est que les grimoires ont cessé d’être édité ! Souscriptions obligatoires au forfait (unique !) d’incantations télépathiques. C’est dire comment le Gros Bourdon Asiatique et le Prince se sont refait une santé financière à coups de stock-options sur les Comptoirs Nationaux de Gelée Royale !

    Et pour ajouter à ma colère :
    Lien
    Article qui commence ainsi : « La Ruche de la Rivalère, qui fait partie du groupement national de la Ruche qui dit Oui, ouvrira ses ... ».
    Il ne s’agit pas d’un groupement national, les fondateurs ne versent aucune aide aux futures ruches, certains investissent des milliers d’euros pour aménager un local, faire la publicité locale, imprimer des flyers, téléphoner, se déplacer, rencontrer les producteurs. Le système est pyramidal en ce sens que 10% prélevés sur chaque vente de ruche constituera une somme conséquente à terme, sans oublier que le système de gestion fera que le chiffre d’affaire de la Ruche (siège parisien) est donc la somme de toutes les ventes réalisées en France (pour le moment). Puisque les animateurs de ruches perçoivent leur « commissions » de courtage (10%) par virement bancaire.
    Circuits courts... de l’argent.
    Prix juste des producteurs majorés de 20%...
    Équitable ? Pour qui ?
    Sans parler des producteurs locaux qui refusent de fournir les ruches parce que celles-ci ne sont pas équipées de chambres froides. Ce à quoi les fondateurs de la Ruche répondent : « Les producteurs de produits frais qui ne veulent pas rester avec leurs camions frigorifiques tout le temps des distribution ne méritent pas de fournir les Ruches. Cherchez donc des fournisseurs qui acceptent. ».
    Ben voyons...
    Le Gros Bourdon « On » Asiatique et du Prince « Guihh » ont fêté récemment leur premier million d’onces de Gelée Royale en compagnie du Maharajah du Matin Calme, actionnaire majoritaire du consortium NilBeezfree.
    Ce que personne ne savait encore, c’était qu’une calamité allait s’abattre sur ces Reines, contrecarrer les desseins du Gros Bourdon « On » Asiatique et du Prince « Guihh », parce qu’une multinationale développait des armes chimiques afin d’éradiquer toute la gente apicole de la planète qui dit « Yes, Mow-Sann-Tôh ».
    Après le Grand Cataclysme promis et provoqué par les faucons de « Yes, Mow-Sann-Tôh », une Fée de retour de la lointaine Constellation du « Cœur », tout près de l’étoile « Ô-nète » a réussi à se poser quelques lunes sur la planète dévastée. Au hasard des chemins faisant, elle découvrit un morceau de parchemin. Une lettre sans doute.
    Elle commençait ainsi : « Mon Cher “ On ”, comme vous le saviez déjà, le Prince “ Guihh ” l’aime… ».
    C’était la toute dernière trace d’une civilisation disparue.
    La Fée se ravit des stocks colossaux de Gelée Royale découverts dans de nombreuses grottes éparses. Elle organisa un immense convoi pour récupérer les précieuses réserves et chaussée de ses escarpins Gobain, repris son épopée fantastique vers la lointaine Constellation du « Cœur », tout près de l’étoile « Ô-nète ».
    Sa fantastique caravane frôla le Pôle N !
    Elle ne se retourna pas.
    Nul création vivante de l’Univers ne sut jamais ce qu’il advint d’elle.

    • viva zebda
      viva zebda répond à héliotrope
      Ni maître, ni croquettes
      • Posté à 12h16 le 29/01/2012
      • Internaute 25029
        Ni maître, ni croquettes

      je me suis bien amusé a lire ta prose ,bravo
      juste un tite remarque ,tes bourdons , chez moi ,ont une gueule de frelons...qui lui est bien un prédateur

  • Jana
    Jana
    bretonne en Normandie
    • Posté à 12h35 le 29/01/2012
    • Internaute 13372
      bretonne en Normandie

    Bonjour
    Mais non, mais non !
    pas tout choux, ni tout navet
    Dans mon panier de vendredi -Amap dans le 61-
    Il y avait, en légumes, pour 10 €
    poireaux
    panais
    oignons
    bettes
    pomme de terre
    potimarron
    betterave rouge

    A mon avis, il n’est pas utile d’opposer Ruche ou Amap. Selon le degré de réflexion.. selon sa situation géographique, selon sa capacité d’adaptation, d’invention, de solidarité locale.. c’est à chacun de réfléchir aux avantages et inconvénients.
    L’acceptation de la production saisonnière, et des aléas climatiques.. ça peut-être aussi.. une petite surprise hebdomadaire...découvrir à nouveau.. d’anciens légumes...et retrouver le bon sens des saisons et des réalités de la vie des producteurs locaux. L’engagement sur 10 , ou 12 semaines, selon les saisons, permet aux producteurs une certaine trésorerie , et à l’adhérent de n’être pas que consommateur...paiement échelonné possible selon possibilité...
    Je peux aussi, sur commande, y trouver , en bio,
    viande(s) boeuf, moutons, agneaux, poulets, poule, oeufs, huile, vinaigre, fromages, miel, pain, glaces.

    J’ajoute que l’ambiance est épatante, que les petites « corvées » ne sont pas pesantes.. sont partagées dans la bonne humeur, dans un local agréable...
    J’ajoute aussi qu’une AMAP , par petite dose, ouvre des horizons sur le vivre ensemble.. pas négligeable dans le contexte actuel...

  • Salaves
    Salaves
    Métallo
    • Posté à 12h45 le 29/01/2012
    • Internaute 5988
      Métallo

    Perso, je commande certains produits alimentaires par Internet sur le site d’un regroupement de 80 producteurs de ma région. Il y a des points de livraison pour récupérer et payer avec la présence d’un interlocuteur et des assemblées où les clients sont invités. Il y a du BIO, mais pas que cela, il y aussi certains produits labellisés et d’autres qui n’ont aucune appellation particulière. Il n’y aucune démarche collective du côté consommateur. De toute façon seule une partie de mes besoins alimentaires sont ainsi pourvus et il y a quand même la nécessité d’aller dans d’autres types de commerces plus conventionnels et « populaires ». Beaucoup de mes proches collègues ont pratiqué les AMAP, déçus par certains aspects, quelques-uns se sont regroupés, comme dans l’article, et passent des accords directement avec des producteurs locaux.
    Dans les conversations autour du repas de midi, toute la discussion est consacrée à cela, c’est exaspérant. On parle de la dernière recette, des légumes qui étaient bons ou pas bons, qui étaient gros ou petits, qui sentaient bon ou mauvais de la tête de la fermière et de celle du fermier, etc.
    Il est évident que le niveau de vie de tous ceux de mon entourage, y compris le mien, peut bien évidemment absorbé sans difficulté, le surcoût économique de ce type d’achat.
    Moi qui suis plutôt porté sur la politique et le social j’essaye de placer dans la conversation un sujet d’actualité autre que la bouffe. Je parle d’un milieu universitaire, d’une université des sciences. On dirait qu’il faut éviter les sujets qui peuvent fâcher, ceux qui font apparaître les clivages, les idées ou pire, le manque d’idées. Même en cette période électorale, en cette période de crise économique, de montée du chômage, de misère sociale, la bouffe fait consensus, comme toujours.

    • Jana
      Jana répond à Salaves
      bretonne en Normandie
      • Posté à 15h21 le 29/01/2012
      • Internaute 13372
        bretonne en Normandie

      Bonjour Salaves
      Votre billet m’intéresse.
      « Il n’y aucune démarche collective du côté consommateur »
      ça pourrait se faire ? le consensus de la bouffe n’est pas nécessairement figé définitivement non ? Lâchez pas pour glisser de multiples sujets autres.. y compris en courant quelques risques de fâcher..
      Les gros légumes, bien installés sur le marché de la bonne pensée.. ont besoin de quelques mauvaises herbes...

      « Beaucoup de mes proches collègues ont pratiqué les AMAP, déçus par certains aspects, quelques-uns se sont regroupés, comme dans l’article, et passent des accords directement avec des producteurs locaux. »

      A mon avis il n’y a pas d’incompatibilité...
      (A.M.A.P : Association Maintien Agriculture Paysanne.)
      La cohabitation est possible avec des accords locaux.
      « le surcoût économique de ce type d’achat » n’est pas toujours réel, j’en ai plusieurs preuves concrètes, à situer dans un ensemble du budget et de manière d’acheter, selon les lieux. Ce n’est que mon simple point de vue, subjectif...

    • Yamede
      Yamede répond à Salaves
       ? ? ?
      • Posté à 15h49 le 30/01/2012
      • Internaute 112460
         ? ? ?

      Bonjour Salaves,

      Pourrais-tu partager l’adresse de ton site ? Ca m’interesse...
      (ne serait-ce que pour voir comment c’est organise / presente).

      Merci (et desole pour les accents - qwerty).
      Yamede

  • leeway
    leeway
    encombreur de routes
    • Posté à 14h07 le 29/01/2012
    • Internaute 156133
      encombreur de routes

    On est vraiment dans le délire ! que feront les frontaliers avec ces 320 km de diamètre , Angleterre , Belgique , Luxembourg , Allemagne , Suisse , Italie , Espagne , juste un demi-cercle ? *
    * Juste les frontaliers de la France .

  • Natalye
    Natalye
    Employée
    • Posté à 13h22 le 29/01/2012
    • Internaute 155218
      Employée

    Une en « construction » pas trop loin de chez moi : je vais suivre l’affaire.
    Super initiative si effectivement les prix suivent.

  • lemiere
    lemiere
    sf
    • Posté à 13h34 le 29/01/2012
    • Internaute 104285
      sf

    C’est quand m^me curieux ces gens qui écrivent un articles pour dire qu’ils font leurs courses ( une partie) mieux que « les autres ».
    Le problème est que ceux ci ont peut être pondu un article il y a peu vantant les amap en jurant de leur être fidèle....
    Et puis le café équitable...
    Ecrirez vous un article dans un an pour dire que bon on retourne à carrefour ? ? ? ?

  • Bretagne
    Bretagne
    Sceptique
    • Posté à 17h08 le 29/01/2012
    • Internaute 74906
      Sceptique

    L’article de Sophie est très bien fait et nous rapproche du concret. Cela suffit à mettre en boule les militants de gauche qui n’aiment pas ces attitudes privilégies limites « petites bourgeoises » et même « bobos ».

    Je trouve les réactions belliqueuses de ces conquérants de l’avenir radieux de la Social-démocratie, tout à fait logiques. On râle, on milite d’une manière institutionnelle : mitinges tracts, bavardages, on fait du prosélytisme, on menace et puis, enfin arrive l’acte sacré du vote, qui est une action très courageuse et vachement risquée (surtout à notre époque)

    Comme l’ont prouvé plusieurs enquêtes, donc celle du Monde du 7 décembre 1011 : « La Colère sourde des français “’invisibles’’ ”, (enquête reprise au bond par le FN quelques jours plus tard avec un opportunisme supersonique) les français sont ignorés de leurs élus, et ils ont fini par ignorer, de leur côté cette démocratie en décomposition avancée qui semblent renvoyer à un individualisme fatal les citoyens.

    On ne parle pas assez de ce qui rapproche encore les gens et des nouvelles structures de bases imaginées pour vivre un peu moins comme des porcs. Le “ décroissants ” et ceux qui se rapprochent du CARE, ont trop été méprisés et moqués, alors que des initiatives d’échanges, de dons, les sels, les AMAP etc. se développent surtout en milieu rurale.

    La vie politique institutionnelle rattachée à un mode d’organisation où le centralisme Démocratique pyramidale tient en main un troupeau de militants est en train de disparaître, les Indignados et les combattants pour une Démocratie Réelle contestent ce mode exténué de gérer les masses et les partis se vident, la vie politique policée est ignorée, les petits idéologies faites pour pour nous faire avaler les couleuvres du néolibéralisme ; comme la Social-démocratie, n’intéressent plus personne, même l’abstention revient malgré la campagne couteuse que l’ump a organisée à nos frais !

    Alors la Ruche, le réseau Amap, le moins consommer, le mieux vivre, l’économie d’énergie, le covoiturage, le refus de la Vitesse Reine etc. C’est pas mal ; mais surtout ça peut provoquer une vraie mobilisation, que monte, qui monte...

  • Mapidama
    Mapidama
    Etudiant en économie
    • Posté à 17h33 le 29/01/2012
    • 179442
      Etudiant en économie

    Très bon article qui m’a convaincu de m’inscrire à une ruche à moins de 3 km de chez moi (ruche d’Ivry sur seine). Donc article très utile.

  • castor74
    castor74
    auxiliaire de vie
    • Posté à 18h51 le 29/01/2012
    • Internaute 76554
      auxiliaire de vie

    tres bonne ideè que cette ruche qui dit oui, mais est elle implanteè aussi en province ? je trouve ce système convivial et bien fait

  • PΛViLLON NOIR
    • Posté à 02h05 le 30/01/2012
    • Internaute 95961
      300

    Pour répondre à « Perso, je commande certains produits alimentaires par Internet sur le site d’un regroupement de 80 producteurs... » !

    Perso (puisqu’il faut être perso visiblement), j’achète la matière première en rayon une seule fois dans le mois, en prenant à date de péremption tardive pour le frais et je fabrique moi-même (les gens oublient que c’est en retournant 3 ou 4 fois dans le mois, voire plus, en magasin qu’ils explosent leur budget car tout est fait pour distraire et tenter le consommateur) ... Une bonne AMAP (« Paniers Garnis » du côté de Nantes) fait le reste. Coût total d’un mois de nourriture pour 5 dont 3 enfants, aux environs de 200 € ...

    Moralité, avant je payais cher, comme tout le monde (enfin comme la plupart, et notre budget « alimentation » dépassait souvent les 800 € ! ! !), mais j’en ai eu assez de filer mon fric aux grandes surfaces bêtement. Pour un coût divisé par 4, pour 5, je considère que c’est plutôt une jolie réussite. Et encore, j’estime que l’on peut encore faire des économies d’échelle !

    PS - A ceux qui pourraient d’ores et déjà émettre de faciles critiques, il faut savoir que ni moi, ni ma femme, n’avons plus de temps que les autres. Le tout est, comme d’habitude une question d’organisation, de volonté et j’imagine aussi de maturité ... Sans compter un brin de « Allez vous faire foutre avec vos conneries de toujours vouloir bouffer tout le temps ! » (contradictoire avec la maturité, mais en parfait accord avec la culture « Supersize Me » - à revoir pour ceux qui ne connaissent pas !)

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à PΛViLLON NOIR
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 14h05 le 30/01/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      «  Pour un coût divisé par 4, pour 5, je considère que c’est plutôt
      une jolie réussite
       ».

      Je crois que vous y allez un peu fort, avec votre ratio à 4 ou 5 fois moins...
      ...car sans le réaliser, vous payez aussi la terre au prix des légumes.

      Et puis nous sommes sous fonctionnement capitaliste (de + en + dur)

      Qui vous dit que les intermédiaires (routiers, conditionneurs, distributeurs) et toutes les petites mains qui travaillent au conditionnement des produits agricoles, aient envie que tout le monde choisisse des filières courtes ?
      POUR CEUX-LA, cela signifie simplement le chômage, à perte de vue.

      N’oubliez pas aussi qu’à chaque étape de ces échanges, une TVA s’applique, qui assure à l’Etat l’essentiel de ses ressources fiscales...qui sont destinées aussi à être « redistribuées » via le budget National.

      Je ne suis personnellement pas contre la filière courte, puisqu’elle me garantit des produits de qualité à des prix défiant la concurrence des hypers, mais je reste réalise : Il y a un énorme manque à gagner pour l’Etat....
      ...et peut-être la perspective de générer du chômage à la vitesse grand V.

      (Ce chômage que globalement, l’ensemble de la société prend en charge)

      ...........................................................................................................................................

      La seule vraie façon de faire selon moi, serait simplement d’obliger les grands réseaux de distribution à payer leurs fournisseurs agricole au juste prix, et donc d’accepter (de gré ou de force) de réduire leurs marges qui sont énormes.
      ...mais là, faut pas rêver : Notre actuel système politique ne fait pas de social.

      PS : Puisque le marché est libre et qu’il n’est pas possible d’imposer une réduction des marges aux grands distributeurs, il ne reste plus qu’à leur forcer la main en récupérant au nom de l’impôt* (donc de la solidarité nationale) ... toutes les sommes qui viendraient en dépassement d’un taux fixé.
      (pr l’alimentaire et produits industriels de première nécessité, disont 10 %).

      Exemple : Supposons que vous soyez un petit transporteur chargé d’aller récupérer les produits agricoles dans les fermes environnantes pour les amener aux rayons, et que vous gagniez votre vie travaillant ainsi...
      Que faire si on annonçait que les clients se passeront de vos services ?

      Vous vendez des tours Eiffel en étain sur le champ de Mars...
      ...ou êtes vous simplement piégé, jusqu’à vous inscrire à Pôle Emploi ?

      Pas sûr que les « réseaux courts » ne soient pas teintés d’égoïsme.

      * Une taxe sévère en tout cas, dissuadant réellement les abuseurs.

      • PΛViLLON NOIR
        • Posté à 18h54 le 30/01/2012
        • Internaute 95961
          300

        Cela n’a rien d’égoïste. Vous répondez à côté.

        Disons que contrairement à votre solution, j’ai arrêté d’être attentiste et de arrêté m’en remettre aux « décideurs » ! Je vous parle de changer d’habitudes de consommation « tout-de-suite-maintenant-avec les moyens-du-bord », ce qui implique aussi un changement de perspectives à titre autant individuel que collectif (appelez cela un changement de paradigme, c’est le terme à la mode en ce moment !).

        Donc évidemment, nous ne mangeons pas moins, mais autrement, et mieux en outre. Par conséquent je ne vais pas me forcer à acheter des produits pour mes enfants dont ils n’ont pas besoin. Ah si ? Il faudrait le faire ...

        Je suis vraiment navré de témoigner qu’il est bien sûr possible de manger en « faisant par soi-même » et puis aussi arrêter de penser à manger en permanence ...

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à PΛViLLON NOIR
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 20h02 le 30/01/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          [ Je vous parle de changer d’habitudes de consommation
          « tout-de-suite-maintenant-avec les moyens-du-bord
           » ]

          Ma remarque était globale, et elle ne visait pas spécifiquement à critiquer votre façon de faire, et surtout pas votre façon personnelle d’appréhender les choses.

          Savez vous par exemple qu’un texte de loi est en prépartation, qui aurait pour objectif de pénaliser financièrement (donc de mettre à l’amende) les petits agriculteurs qui décideraient de semer leurs propres graines, sans passer par la machine infernale du marché des semences ?

          Ils seraient en effet contraints de se pourvoir en semences, d’une année sur l’autre, en fonction des marchés, et à ces semenciers [ comme Monsanto ] qui se prépare à globaliser la culture mondiale sous ses propres labels, à l’exclusion de toute autres.

          Même si l’étude des circuits courts sont séduisants aujourd’hui (par effet de mode davantage que par conviction) je crois que le vrai combat qui défendrait réellement l’agriculture française - voire mondiale - passe par le rejet absolu de cette loi arbitraire et injuste.

          - De fait, ces deux batailles pour le « naturel » doivent aller de pair !

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Yvon le Zébulon
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 20h08 le 30/01/2012
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « Par conséquent je ne vais pas me forcer à acheter des produits pour mes enfants dont ils n’ont pas besoin. Ah si ? ..Il faudrait le faire ... »

            Ne me faites pas dire ce que je n’exprime pas, car je sais moi aussi qu’il m’arrive d’acheter des trucs complètement inutiles, mais il faudrait aller jusqu’au bout de la logique :

            Y’EN A MARRE DES SUPERMARCHÉS, tel est le titre de l’article,
            alors allons y gaiement, et n’achetez pas non plus de lessives et de produits d’entretien, pas de couches pour bébé et encore moins de rouleaux d’essuie-tout ou de PQ.

            Parce qu’il me semble bien que les petits « droguistes » du coin de la rue sont également en voie de disparition totale.

        2 autres commentaires
  • Cloo
    Cloo
    Ici et la
    • Posté à 12h37 le 30/01/2012
    • 180407
      Ici et la

    J’ai un peu de mal à comprendre les réactions…
    Il me semble qu’il ne s’agit pas d’opposer La Ruche aux AMAP, mais plutôt comme le titre l’indique, aux supermarchés… Les clients d’AMAP ont vraisemblablement été vexés, et selon moi, il n’y a pas lieu de l’être. Quand on parle d’une plus grande variété, je crois qu’il s’agit plutôt du type de produits (viande, pâtes, farines, terrines, confitures, … choses qui, en général, ne font pas partie de l’offre dans les AMAP et autres systèmes de paniers). La formulation est un peu réductrice, je suis d’accord, mais de là à ce que chacun balance la liste de son dernier panier… je ne vois pas trop l’intérêt.
    Et s’il existe d’autres systèmes du même genre, sans but lucratif, TANT MIEUX, mais encore une fois je ne vois pas l’intérêt de se bagarrer sur ce point… Les gens qui organisent tout ça travaillent, c’est juste normal qu’ils soient rémunérés. Et ça n’empêche pas qu’à chaque distribution, 4 personnes viennent aider bénévolement (quel médiocre esprit de bobo, non ?).
    Pour rappel, AMAP signifie Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne… Non, ce n’est pas une entreprise… Ce serait beau de pouvoir consommer via des asso à but non lucratif uniquement, mais il me semble que c’est loin d’être le cas aujourd’hui. Je pose la question à ceux qui sont outrés que La Ruche soit une entreprise (à but lucratif !) : vous, comment vous faites ? Quand vous achetez un ordinateur, un appareil photo numérique, une voiture, ou quand vous partez en vacances, … ? Parce que si vous avez des bons filons, n’hésitez pas à les partager ! Il y a certainement plein de gens que ça intéresserait.
    Je suis particulièrement choquée des insultes aux citadins… Quelle ouverture d’esprit, quelle tolérance… ! J’imagine que bien entendu, les membres de vos familles ou amis qui habitent en ville ne sont pas concernés, eux. C’est l’exception qui confirme la règle, c’est ça… ? ! N’êtes-vous pas dérangés d’entendre que les ruraux sont tous des bouseux ? Et bien donc ne faites pas la même chose : ouvrez les yeux !
    Vous l’aurez peut-être deviné, je suis parisienne, et au risque de briser vos belles théories, je peux affirmer que je suis loin d’être une bourgeoise. Et si le fait de vouloir manger de bons produits en étant citadine fait de moi une bobo… je veux bien en être une... Mais dites-moi, si je mangeais de la merde, quel serait le terme pour me désigner… ?
    Et je suis aussi cliente de La Ruche car, contrairement aux 2 systèmes de paniers disponibles près de chez moi, je peux choisir la quantité en fonction de son prix et de sa conservation (on n’est pas le même nombre à la maison chaque semaine). Ça me permet de ne pas avoir de pertes (ou de me faire une journée cuisine si j’en ai envie). Et surtout, je fais en fonction de mes moyens financiers : je peux n’acheter qu’un kilo de carotte, et m’offrir un saucisson de temps en temps. Et ça ne m’empêche pas de manger des navets (les navets, c’est bon, mangez-en !), puisqu’effectivement, l’offre de fruits et de légumes s’amenuise chaque semaine au fil de l’hiver…
    Chacun trouve midi à sa porte avec les différents systèmes qui existent, et tant mieux si tout le monde ne fonctionne pas de la même façon, comme des moutons. Non ?

    • Yamede
      Yamede répond à Cloo
       ? ? ?
      • Posté à 15h55 le 30/01/2012
      • Internaute 112460
         ? ? ?

      Bien vu ! !

      Je me suis fait exactement les memes reflexions en lisant les commentaires aigris et agressifs...

  • dijon-ecolo
    dijon-ecolo
    penser mondial, agir local
    • Posté à 13h01 le 30/01/2012
    • Internaute 54903
      penser mondial, agir local

    Pour ceux que ça intéresse, à Dijon il y a plus d’une dizaine d’AMAP. Toutes les infos sont ici : http://amapdijon.free.fr
    Et il reste près de 850 familles qui sont en attente d’un panier !
    Le système AMAP reste probablement une niche, mais pas d’écolo bobo comme certains le croient. Le « profil type » des AMAPiens est assez vaste.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h23 le 30/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ Marre du supermarché ? Bienvenue dans La ruche qui dit oui ]

    Puisqu’il est est désormais ainsi, il ne reste plus à Sarkozy qu’à surtaxer à 50 % de TVA tous ces produits qui « refuseraient » de passer par la filière des copains.

    C’est le seul moyen de faire revenir les moutons dans la bergerie Hypermarché.
    (Même sans s’en aperçevoir, certains ont encore des touffes de laine à tondre).

  • LaRucheQuiDitOui
    LaRucheQuiDitOui
    Entreprise Locavore
    • Posté à 13h23 le 30/01/2012
    • 180410
      Entreprise Locavore

    De nombreuses questions ont été soulevées. Je vais tâcher d’apporter des précisions sur le fonctionnement de la Ruche qui dit Oui et sur sa philosophie, nous ne tenons pas à entretenir des malentendus.

    Tout d’abord, La Ruche qui dit Oui est effectivement une entreprise. Pour développer des outils efficaces et performants à destination des producteurs et des membres, on ne peut pas se contenter de bricoler, cela demande un gros investissement en temps et en argent. Il a fallu plus d’un an de travail pour que le site voie le jour sous sa forme actuelle.

    Aujourd’hui une dizaine de personnes travaillent à plein temps pour développer le site internet, accompagner les producteurs et les responsables des Ruches, contrôler les certifications des producteurs (hygiène, labels), gérer les paiements et la facturation. En contrepartie, 10% de marge est ajouté au prix fixé par le producteur pour permettre à la Ruche qui dit Oui de poursuivre ce travail au quotidien (7% pour l’entreprise, 3% pour le système bancaire). D’autre part, 10% de marge supplémentaire est ajouté pour rémunérer le travail du responsable de Ruche (trouver des producteurs, un local, assurer les ventes/distributions). A terme, nous espérons que cela deviendra plus qu’un revenu complémentaire pour les responsables de Ruche. Cela porte donc la marge totale à 20%.

    Cette marge est acceptée et comprise par nos producteurs étant donné que La Ruche qui dit Oui les décharge d’un certain nombre de tâches (notamment toute la facturation) et leur offre un véritable service. De plus, elle reste minime par rapport aux marges dégagées dans la distribution classique (pouvant aller jusqu’à 250%). Par ailleurs, nous n’avons jamais cherché à cacher notre mode de fonctionnement. Sur le site, l’existence de cette marge est précisée noir sur blanc lors de l’inscription et figure également dans la FAQ, qui est le lieu traditionnel d’information pour les membres, et la quasi-totalité des articles de presse la mentionnent. Cependant, c’est vrai que cette information n’est peut-être pas suffisamment visible pour les non-membres, nous allons voir comment nous pouvons la présenter de façon plus claire aux personnes qui ne sont pas encore inscrites.

    Enfin, nous ne nous voyons pas comme étant un système concurrentiel à celui des AMAP. Le système des AMAP s’adresse essentiellement à des personnes militantes, dont les convictions sont très fortes et propose une expérience différente. La vocation de La Ruche qui dit Oui est plutôt de démocratiser l’accès aux circuits courts et de permettre au plus grand nombre de pouvoir manger de bons produits, quelques soient leurs moyens, tout en maintenant un niveau de rémunération décent pour les producteurs. Les deux systèmes nous semblent avant tout complémentaires.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h22 le 30/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Dès qu’arrive au supermarché une livraison de fruits et légumes ou de tout autres produits sensibles, les chefs de rayons leur appliquent d’office (et de manière anticipée) un ratio de « profit et perte » (démarque inconnue*) correspondant à la non-vente supposée - suite à détérioration en étalage - d’un montant parfois important, jusqu’à - 20 %.... supposés au final invendus ou invendables.

    Ces ajustements comptables se retrouvent forcément dans les prix de vente client, et ceci, même si la totalité des stocks de produits maraîchers a été vendue.
    C’est tout bonnard, évidemment... mais le fisc n’en voit jamais la couleur !
    (par contre, pour le client consommateur, lui... pas de cadeaux !)

    * Les petits maraîchers sur les marchés n’ont pas cette faculté de décote.

  • Sophie Verney-Caillat
    Sophie Verney-Caillat
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 16h06 le 01/02/2012
      rédacteur
    • Journaliste 50753
      Journaliste

    Suite à vos demandes d’éclaircissements sur l’entreprise Ruche qui dit oui, son fondateur Guilhem Chéron nous a répondu, voici sa réponse :
    - Nous sommes 7 salariés à temps complet.
    Le CA n’est pas encore significatif. Nous atteignons pour le mois de janvier environ 4000 € pour notre entreprise c’est à dire 40 000 € générés par les Ruches en activité.
    - Nous avons 30 ruches ouvertes au commerce. Nous devons en ouvrir un très grand nombre avant d’atteindre notre point d’équilibre. Les ouvertures s’accélèrent de mois en mois. Nous en ouvrons actuellement une dizaine par mois.
    - Nous ne pouvons pas diminuer notre commission dans l’immédiat car si nous voulons vraiment changer la donne sur les modes de distribution, il faut avoir à un moment les moyens humains et financiers pour développer un outil et une organisation performante.
    -Nous avons fait le choix de partir sur une commission pour permettre un accès ouvert, gratuit et sans publicité à notre service.
    La grande différence de notre modèle économique réside dans les deux aspects suivants :

    1. la transparence et l’engagement sur une commission fixe.

    La marge totale sera toujours de 20%. Nous prendrons l’engagement de ne jamais l’augmenter. C’est une petite marge, et rares sont les producteurs qui travaillent avec les Ruches qui nous on fait une remarque sur ce point.
    Nous favorisons le commerce direct mais savons que cette commission est indispensable pour professionnaliser les systèmes de vente directe et développer des outils à la hauteur de ceux utilisés par la distribution traditionnelle.

    2. la création d’une économie locale et ouverte. des revenus répartis de façon plus équitable.

    Notre réseau est entièrement ouvert pour que toute entreprise (individuelle ou collective) puisse ouvrir une Ruche ou distribuer des produits au sein des Ruches.
    Notre réseau favorise donc l’auto-entreprise et permettra à terme à des milliers de familles de bénéficier d’un revenu principal ou complémentaire. Bien entendu, plus le réseau grandira vite, plus nous pourrons baisser notre commission rapidement.
    Enfin, La ruche qui dit Oui ! n’est pas seulement une plateforme de commerce, le réseau est amené à devenir un vrai réseau social et local où les utilisateurs pourront coopérer pour mieux consommer bien sur mais aussi développer des actions de solidarité / coopération locale.

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